All language subtitles for Jerry and Tom 1998 DVDRip

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Original subtitles

On t'enl�ve le sac ?

Non, merci.

Tu respirerais mieux.

- �a va. - Comme tu voudras.

On attend quoi ?

- Le coup de fil. - Appelons.

Faut attendre.

- Sans rien faire ? - Exact.

Butons-le maintenant et ce sera r�gl�.

Et si on nous dit : "Il y a eu erreur,

"changement de programme", on fait quoi ?

Ce sera la faute � pas de chance.

- T'es inquiet. - Et alors ?

Stan, t'es inquiet, toi ?

Pas vraiment.

Stan est pas inquiet.

Je suis inquiet, et alors ?

C'est pas bon.

J'ai pas envie que �a tra�ne.

Fais marcher le juke-box, coupe-toi les ongles,

occupe-toi, merde !

Bon Dieu...

T'as une bonne blague ?

Pas en ce moment, non.

J'en ai une.

T'en as une ?

Un barman dit � un perroquet :

"Une boisson porte votre nom."

Le perroquet r�pond : "Y a une boisson appel�e Kevin ?"

J'ai pas pig�.

Il s'appelle Kevin, excellent.

C'est nul, butons-le.

- J'en ai une autre. - On t'�coute.

Un type consulte avec un canard sur la t�te.

Le m�decin dit : "Que puis-je pour vous ?"

Le canard r�pond : "Virez ce type de mon cul."

"Ce type de mon cul !"

C'est nul ! "Ce type de mon cul ?" A chier !

Une autre, je suis �croul�.

Un pingouin entre dans un bar...

- Un pingouin ? - Oui, un pingouin.

�a pourrait pas, sans te vexer, �tre un Polonais ?

Non, ce jour-l�, c'est un pingouin qui est entr� dans le bar.

Vas-y, on t'�coute.

Toujours est-il que le pingouin entre dans le bar

et commande un scotch glace.

Le barman est sid�r�.

Il va voir son patron et lui dit

qu'un pingouin vient de lui commander un scotch.

- Comment il va le boire ? - Doucement.

Avec quelles mains ? Les canards causent pas

et les perroquets ont pas de pr�nom.

- C'est une blague, merde. - J'ai bien compris !

Mais une blague doit poss�der un semblant de v�rit�.

Il peut boire avec ses nageoires.

Ses nageoires ?

Continue.

Donc, le barman va voir son patron et lui dit :

"Un pingouin vient de me commander un scotch glace."

Le patron r�pond : "Compte-lui 4 dollars."

Le barman revient, sert le verre et annonce : "4 dollars."

- Le pingouin paye... - Avec quel fric ?

Celui de son porte-monnaie !

D'accord, si tu le dis.

Le pingouin est assis et sirote son scotch

doucement, avec ses nageoires,

quand le barman dit...

- Je la connais. - Tu la connais ?

Oui, je la connais.

Le t�l�phone.

Je la termine ?

Tu r�ponds ?

- Tu veux que je r�ponde ? - Je prends.

R�ponds.

- Je la termine ? - Oublie ta blague � la con !

R�ponds, Tom.

D�croche le t�l�phone, bordel !

Dix ans plus t�t

Kovachy Motors. Qui est � l'appareil ?

- Je suis pas l�. - Bruce ?

Je suis pas l�.

Il est pas l� actuellement.

O� sont ces titres, bordel ?

C'est pas lui, c'est quelqu'un dehors.

Actuellement il est sorti.

Dis-lui que je le rappelle.

Il dit qu'il vous rappelle. A son retour.

Il vous appelle d�s qu'il revient.

Entendu.

Je lui dirai, promis.

Les voil�.

Ils �taient devant ma tronche.

Il m'a dit de te dire de l'appeler � propos d'un truc.

- Quoi ? - Il a pas dit.

T'as pas demand� ?

Quand un type veut que je le rappelle pour un truc,

d�brouille-toi pour savoir ce que c'est.

Je pensais que tu savais.

Je suis pas voyante. T'as qu'� demander.

La prochaine fois, je le ferai.

Que Tom m'appelle chez moi quand il aura fini avec le truc.

- Quel truc ? - Le truc.

Arr�te avec tes questions, petit.

Dis-lui, il saura ce que c'est.

Autre chose : tu tiens � ce job ?

Va chez le coiffeur.

Tom ?

Dis, Tom...

Merci, je paierai le prochain.

Oui, Carl.

Tu te souviens de mon neveu, Franky ?

J'�tais en classe avec son frangin.

- Franky... - Budicowski.

Il t'aimait bien, il te suivait partout.

Il attirait les emmerdes. Je me souviens de lui.

Il m'obligeait � porter une brique. Si j'oubliais,

il me giflait et me piquait mon fric, cet enfoir�.

Franky ?

Son frangin �tait dans ma classe.

Franky a un bar en ville et a des probl�mes avec des mecs.

Un soir, ils le chopent et l'emm�nent dehors,

juste devant l'entr�e. Des mecs du Sud.

Ils viennent de Lansing ou Harvey,

quasiment de l'Indiana, bon Dieu. Ils respectent rien.

Ils d�barquent...

O� vous m'emmenez, connards ?

Tu veux ma photo, ducon ?

Deux types le tiennent plaqu� au sol

et le 3e lui arrache le nez avec ses dents.

Il lui arrache le nez ?

Tout juste.

�a se fait pas, un truc pareil !

T'imagines l'ambiance dans ma famille,

le fils de ma s�ur est mutil�. Mutil� � vie !

Qu'est devenu son nez ?

Ma s�ur...

Tu conduis.

Ma s�ur m'appelle jour et nuit. Jour et nuit !

Franky est toujours � l'hosto.

Et le m�decin...

Putain de m�decins ! Tombez jamais malades !

Qu'est devenu son nez ?

Il l'a recrach�,

les flics l'ont r�cup�r� sur le trottoir,

l'ont apport� � l'hosto, ils l'ont recousu...

- Ils ont r�ussi ? - �a n'a pas pris.

- Comment �a ? - Les terminaisons nerveuses.

Il a vir� au vert, au noir, et il a fallu l'enlever.

- Il respire par o� ? - Les trous.

- Quels trous ? - Les passages des sinus.

Il va rester avec deux trous toute sa vie ?

Ils vont lui faire un nez.

Quoi, en plastique ?

- Avec la peau du cul. - Tu d�connes !

Ils prennent de la peau des fesses,

et ils font un nez avec.

Comment ?

Est-ce que je sais ? Ils vont lui en refaire un.

Avec un bout de son cul ?

Nom de Dieu...

�a se remarquera ?

Comment peut-on savoir d'avance ?

Il aura des cicatrices ?

Faudra que ce soit nickel, sinon qui pourra le regarder en face ?

On va se foutre de sa gueule.

Arracher un nez avec les dents, et le recracher ?

�a n'existe pas.

- Qui plus est : devant. - Devant ?

- Son bar. - Quel rapport ?

C'est d�j� dingue en soi,

mais si on doit absolument le faire,

autant le faire derri�re.

Devant, derri�re, jamais je ferais �a.

Mordre un type, n'importe quoi.

Ma s�ur est boulevers�e, elle est sous calmants.

- Je m'en occupe ? - S�rieux ?

- Merci. - Pas de quoi.

C'est quoi ?

Faudra que je fasse le m�nage.

Tu finis les frites ?

Non, vas-y, petit.

- T'as pas mang� ? - Si. Merci.

T'aurais d� rester au bureau.

�a va, j'y ai d�j� pass� la journ�e.

Billy va pas appr�cier.

Que je vienne avec vous ?

Oui, il va pas appr�cier.

Pourquoi �a, Tom ?

- Il est mal lun�. - Dommage.

Je vais lui apporter un shake � la fraise, il adore.

J'ai comme un pressentiment.

A propos de quoi ?

Quoi ?

M�che en fermant... la bouche, tu veux ?

Tout d'un coup j'ai un pressentiment.

Tu vois, Tom ?

Oui, je vois, Carl.

On en parle ?

Non, vaut mieux pas.

Parlons-en, Tom.

- On est amis, r�glons �a. - Je crois pas.

Ecoute-moi au moins une minute.

Ecoute ma version de l'histoire, tu veux ?

D�sol�, Carl.

On joue au bowling, nos femmes sont amies,

on a un pass� ensemble.

C'est vrai. Que veux-tu que je te dise ?

Bon Dieu !

Seigneur, Tommy, c'est pas vrai.

Je d�teste quand ils voient venir.

�a va ?

Regarde-moi.

�a va aller ?

C'est seulement...

Seulement quoi ?

Je crois que je vais gerber.

Pas de probl�me, mais sors d'abord de la bagnole.

Je dois sortir ?

Si tu dois gerber, je pr�f�re que ce soit dehors.

Tu veux que je te tienne la t�te ?

Non, �a va aller.

T'as voulu venir. J'ai essay� de t'en dissuader.

- Je sais. - Je t'aurais apport� � bouffer.

�a va.

Billy va me faire la gueule.

T'as essay� de me dissuader, je t'ai pas �cout�.

Enfonce les doigts dans la gorge s'il faut.

Je vais faire �a.

- Tu te sentiras mieux. - Je veux !

John Hinckley, accus� d'avoir tir� sur Reagan

et 3 autres en 1981,

a �t� d�clar� non coupable pour folie

par la cour de Washington aujourd'hui.

Hinckley va �tre intern�

� l'h�pital psychiatrique f�d�ral de Bethesda...

Salut, Billy !

Pas d'appels ?

Si, Stan a appel�.

Hinckley a �t� d�clar� non coupable pour folie.

C'est des conneries.

Tiens, Billy.

C'�tait aux nouvelles.

Faut �tre fou pour pas tirer sur Reagan.

C'est le Pr�sident !

Me cherche pas, petit.

T'as mis les autocollants sur la Diplomat ?

Va les mettre.

Il se d�brouille bien ?

Oui, c'est un brave gosse.

Il me tape sur le syst�me.

Tu sais ce qui va pas chez toi ?

T'as aucune patience avec les jeunes.

T'as peut-�tre raison.

N'emp�che qu'il me tape sur le syst�me.

Chouette.

Oui, c'est un bijou.

Jetons un �il au Charger l�-bas.

Le Charger ? Tu plaisantes ?

Non, pas le Charger.

Pourquoi ? Il fait sport.

Vous voulez du sportif ?

Visez un peu �a.

Regardez comme ce moteur est nickel.

- Votre nom d�j� ? - Sandra.

Sandra, bien s�r. Vous permettez que j'emprunte votre main ?

Brad, si vous me demandiez mon avis, je dirais :

primo, que Sandra a de superbes mains,

et secundo...

que ce moteur est nickel. Vous �tes d'accord, pas vrai ?

- Je dirais �a. - On est bien d'accord !

Allons au bureau et voyons ce qu'on peut faire.

Allez-y mollo avec mon patron, Billy,

c'est un vrai tr�sor.

- H�, Tom ! - Oui, Jerry ?

La Firebird �tait pour moi.

A mon avis, elle est trop belle pour toi.

Vois plut�t la vieille Pinto qui est derri�re.

La Firebird est pour Jerry.

Alors, faudra en d�coudre avec Brad.

On est venus dans ce trou pour voir un film ?

- S�rement pas. - Quoi ?

S�rement pas. Je d�teste bosser � l'ext�rieur.

On vient pas voir un film ?

Je t'ai dit quoi ?

- On attend quelqu'un ? - Exact.

Quelqu'un en particulier ?

Qui ?

C'est un interrogatoire ?

Simple curiosit�.

Tu connais le proverbe : "La curiosit� est toujours punie" ?

Je croyais qu'on disait : "Un vilain d�faut".

- Dieu est partout. - Quoi ?

Vire ton casque fourr�, t'entendras mieux.

Tom...

Tu permets une question ?

Laquelle ?

Tu fais combien... de boulots en moyenne, dans l'ann�e ?

Je sais pas, un, deux,

voire trois, les grosses ann�es.

C'est tout ?

C'est beaucoup, crois-moi.

Reste ici.

Je peux pas voir le film ?

On n'est pas venus voir un film.

J'ai compris, mais j'aimerais venir avec toi.

Il fait froid dehors.

R�chauffe-toi dans la voiture.

Comme tu voudras.

Mais j'aimerais venir.

Tu r�alises ce que tu demandes ?

Tu feras pas d'embrouilles ?

Je le jure.

On va pas voir un film.

Je sais.

T'as du sucre plein la bouche.

On y va.

Ne me regarde pas comme �a.

- On s'est disput�s avec Susan. - Classique.

- M�chamment. - Genre ?

Elle m'a balanc� le t�l�phone.

- Elle t'a eu ? - �a a failli.

Faut s'inqui�ter quand elles jettent plus rien.

- Tu crois ? - S�r.

- T'as fait quoi ? - Quand ?

- Quand elle te l'a balanc�. - J'ai plong�.

Et apr�s ?

Je suis all� faire un tour.

Tu lui en as coll� une ?

Non.

Bien.

Je me suis tir�, j'ai fait un tour.

T'as bien fait.

La ferme !

Tu veux mon avis ?

Quoi ?

Epouse-la.

Vous �tes compl�mentaires :

elle lance, tu plonges.

C'est �a, la vraie passion.

Vraiment ?

Rom�o et Juliette se disputaient sans arr�t.

Je la demande en mariage ?

Fais-en une femme honn�te, fonde une famille, ta vie changera.

Vous allez bient�t la fermer ?

Excusez-moi.

Vous voyez cette femme ?

Pardon ?

Celle qui est � l'�cran.

La rousse ?

Non, la blonde, Vicki Corners.

- S�duisante. - C'est ma Vicki.

Elle a le premier r�le.

Regardez ce qu'elle lui met.

Quelle actrice !

Et elle est pas doubl�e.

Vous la connaissez ?

Elle a �t� ma fianc�e.

Qu'est-ce qui est arriv� ?

On est tomb�s amoureux.

On allait se marier quand on a connu ces types,

peu recommandables.

On a d�raill�, avec ces types.

On a pr�venu les flics mais ils l'ont eue.

Vicki, c'est � toi.

Merci, David.

Il y a eu un accident sur le plateau

de "Sudden Extreme Justice 2".

Ils ont mis un vrai lance-flammes � la place du faux.

Accessoiriste, apporte le lance-flammes.

Pr�parez-vous pour la r�p�te.

Am�ne le lance-flammes.

Vise plus haut.

Voil�.

Vas-y.

C'est coinc�.

Je vous raconte pas.

Ils m'ont fil� une nouvelle identit�

et un nouveau job, comme ils ont fait avec Elvis.

Il s'�tait acoquin� avec des voyous,

comme Vicki et moi.

Mais lui, il s'est retrouv� � P�taouchnock.

R�sultat des courses :

la vie sans le King...

La vie sans ma Vicki.

Ils finiront bien par me retrouver.

�a peut m�me �tre vous.

Vous savez quoi ? Je m'en tape.

Regardez-la.

C'est son dernier film. Je l'ai vu 37 fois.

Parfois, en le regardant j'arrive � oublier.

Comme si elle �tait en vie.

Dans sa sc�ne avec le lance-roquettes,

mon c�ur fait des bonds dans ma poitrine.

Je n'ai plus que �a d'elle.

Vous savez ce qui me fait mal ?

Pas la sc�ne sous la douche.

Et elle est pas doubl�e.

C'est sa cicatrice, ses grains de beaut�.

Ce qui me fait mal, c'est la sc�ne du sous-sol.

Quand elle est assise et nettoie son Uzi.

Il y a ce gros plan

o� elle l�ve la main pour s'essuyer le front.

On voit le duvet sur la peau de son bras.

�a me fait mal � chaque fois.

C'�tait l'amour de ma vie.

Elle me manque.

J'en ai plus rien � foutre de quoi que ce soit d�sormais.

Tom, tu seras mon t�moin ?

- Tu me le demandes ? - C'est ton id�e.

- Je serais honor�. - Tu acceptes ?

Ce serait un putain d'honneur.

Faisons-le ce soir.

Bien.

Fichons le camp.

T'as un probl�me ?

Je sais pas.

En principe, c'est pas bon

de discuter avec un type qu'on conna�t pas.

On peut pas �couter les malheurs de tout le monde.

Faut pas approfondir,

sinon, tu risques d'h�siter et de finir par t'apitoyer.

�a peut finir par �tre g�nant.

T�che d'y penser

la prochaine fois.

�a va ?

Je le trouvais sympa.

La premi�re fois, c'est toujours fortuit.

T'es l� quand �a se passe.

C'est peut-�tre d� � ta jeunesse.

T'es jeune, quoi.

Billy entre dans son bureau avec Vic et...

un autre type.

Un type inconnu, que t'as jamais vu.

Quand tu les vois emmener ce type vers le parking,

naturellement, tu bondis pour les suivre.

Billy dit quelque chose, genre :

"Non, Tom, reste ici.

"On fait juste un tour l�-bas pour voir une voiture.

"Reste ici et r�pare ces odom�tres."

Comme t'es curieux, tu les suis quand m�me.

Tu les vois s'approcher

de la vieille Chevy Impala 59,

noire, int�rieur rouge.

La rouille commence � v�roler la carrosserie.

Tu vas adorer cette caisse.

Billy est pas emball� de te voir l�.

Tu sais ce que j'ai pens� en la voyant ?

"C'est une bagnole pour Eddie."

Curieusement, ta pr�sence ne g�ne pas Vic.

Attends de voir l'int�rieur.

Il est pas marron, pas bleu...

il est rouge.

Tu observes Billy et l'autre qui tchatchent.

Branche la radio.

Tom, je t'ai dit...

Puis, Vic sort son p�tard,

sans crier gare.

Eddie, viens voir.

Et il l'assaisonne.

Vic se tourne vers toi

pour voir comment tu r�agis.

Et c'est tout, l'affaire est class�e.

Je t'ai dit de rester au bureau !

Laisse-le tranquille.

- Pauvre Eddie. - T'inqui�te.

- Il �tait r�glo en g�n�ral. - Oui, en g�n�ral.

- Mon estomac me br�le. - Prends du bromure.

T'es pas couvert, rentre � l'int�rieur.

T'es bien, petit.

Fortuit...

Tu te trouves simplement l�.

La 2e fois, c'est une co�ncidence.

La 3e fois,

c'est que tu l'as voulu.

Apr�s �a, t'es sur le coup avec les autres types.

T'observes, t'�coutes, t'apprends les ficelles.

T'apprends un m�tier.

- Reprends du riz. - Non.

- Reprends du riz. - J'en veux plus, bordel.

- Un biscuit chinois. - Non, merci.

Ton avenir t'int�resse pas ?

T'as peur de lire : "Mauvais jour pour buter un type" ?

J'ai pas peur des biscuits. J'ai la t�te ailleurs, c'est tout.

Regarde-moi.

T'es nerveux, c'est pas bien.

Pense plus � ce truc ou va m'attendre dans la bagnole.

�a dit quoi ?

- "L'amour va te sourire." - Super !

Garde-le et ram�ne-le � Debbie. �a peut servir.

Ce type l�-bas,

tu penses que c'est un flic ?

Lui ? C'est pas un flic, c'est le serveur.

Il a pas l'air d'un serveur.

Il s'appelle Jimmy, c'est un demeur�.

Pas demeur�, il a l'air fut�, comme un flic.

Tellement fut� qu'il est pas foutu de lacer ses pompes.

N'emp�che...

- Vise ses pompes. - Et alors ?

T'as d�j� vu un flic avec des mocassins ?

C'est une couverture.

Il joue au d�bile pour mieux te coincer.

- Et alors ? - Rien.

Tu vas dans la bagnole ?

T'as l'air secou�. Je te ram�ne chez toi ?

- J'ai rien dit. - T'es pas pr�t.

Je suis juste un peu secou�.

T'es s�r ?

- T'as demand� � le faire. - Oui.

Je vais le faire � ta place. Tu feras le prochain.

- Je le fais. - T'es s�r ?

D'accord, �a marche.

Tout va bien, Jimmy ?

�a va.

Tant mieux. Assure-toi qu'on te fait pas payer �a.

C'est fini, ton tic avec la t�te ?

- Quel tic ? - Comme en ce moment.

Tu la secoues de haut en bas comme �a.

Comme Reagan. Tu l'as jamais vu ?

Il a la paralysie agitante.

- Trouble nerveux. - Je connais.

C'est les nerfs. Un grand type comme lui,

qui ment effront�ment, �a finit par le secouer.

C'est la paralysie agitante.

- Tu connais son dernier film ? - Grease ?

A bout portant. Et il jouait quoi ?

Je sais pas... le sh�rif ?

- Un tueur. - Tu d�connes.

Je te jure.

Il gifle Angie Dickinson � tout va, vole un fourgon blind�,

double John Cassavetes,

sort son p�tard �quip� d'un silencieux,

le plombe et, pour parachever le tout,

d�gomme Gulager et Marvin � la carabine.

Lee Marvin, � la carabine ?

- C'est dingue. - Il est de quand ?

D�but des ann�es 60. Puis il est pass� � la politique.

Y a-t-il un lien ? Va savoir.

J'ai pas la paralysie agitante.

Peut-�tre pas encore, mais...

si j'�tais toi, je ferais gaffe. Ton tic, c'est pas normal.

- Tu le surveilles ? - Qui ?

Le type, notre type.

Il s'en va ?

Tenez.

Excusez-moi.

Tu te l�ves, tu vas aux toilettes...

passe par la cuisine, va au parking,

et quand il se pointe, pique-lui ses cl�s.

Un pruneau dans la t�te.

Prends ses cl�s,

mets-le dans le coffre,

et reviens par le m�me chemin.

La bagnole, on verra apr�s. �a te va ?

Oui, �a baigne.

T'es s�r ?

C'est parti.

Tout a bien march� ?

Au poil.

Pas de probl�me ?

Que dalle.

T'as envie d'un dessert ?

Pas vraiment.

- Mais tu vas bien ? - Oui, �a va.

Montre ta main.

- T'es super. - Merci.

On s'occupe de la bagnole et on en finit ?

�a me va.

Saloperie !

Salope !

- Y a de l'essence ? - Oui.

- T'as v�rifi� ? - Y a un demi-plein.

Merde !

- V�rifie le r�servoir. - Y a plein d'essence.

- L'huile ? - C'est bon.

- T'as v�rifi� ? - Oui.

C'�tait pour dire.

Fallait la Black & Decker.

Black & Decker peuvent venir me la sucer.

Quelle merde !

Black & Decker, c'est pas des types, c'est une bo�te.

J'en ai rien � foutre.

T'as le re�u ?

Je dois l'avoir quelque part.

Tu l'as ou tu l'as pas ?

J'ai pu le balancer.

T'as pu le balancer...

Oui, avec la bo�te.

Fallait aller chez Sears.

J'y suis all�, mais elle valait 6 $ de moins chez Big Buy.

L'int�r�t avec Sears...

C'est quoi ?

- T'as pas besoin de re�u. - J'emmerde Sears !

Il peut venir se faire taper ici.

C'est pas un type, Jerry.

Sears est une soci�t�, comme Black & Decker.

Bien qu'il y ait eu un type qui s'appelait Sears,

et un autre, Roebuck.

Mais ils se sont pas entendus.

Et Sears a voulu racheter Roebuck.

Mais Roebuck voulait pas vendre.

Sears a engag� deux types...

Adam attendait quelque chose d'Eve.

Il voulait qu'elle peuple la terre.

- Pour une pomme ! - Oui, une pomme.

Tu l'aurais fait pour un peu de gin.

- C'est pas arriv�. - �a aurait pu.

- Sois patient. - Merde !

Qu'on en finisse avec �a et qu'on se tire !

�a a �t� pareil avec Tom junior et la tondeuse � gazon.

Jerry,

t'es �nerv� et tu tiens une tron�onneuse.

Fais gaffe, c'est �crit sur la bo�te :

"Ne pas utiliser sous l'emprise de l'alcool,

"ou de la col�re."

- Y a pas �crit �a. - Mais si.

Sur le c�t�, en petit.

Je te l'aurais lu, si t'avais pas

balanc� la bo�te avec le re�u.

Tas de merde � la con !

T'as v�rifi� la bougie ?

La bougie ?

Parfois, sur ces mod�les bas de gamme,

elles sont pas bien viss�es.

Faut prendre son temps.

Inutile de s'�nerver et de se bagarrer avec.

Faut lire la notice et s'assurer

que tout est en bon �tat de marche.

Tu dois faire corps avec ta tron�onneuse.

Voil�.

Et au cas o� t'aurais achet� une machine d�fectueuse,

il faut toujours garder le re�u.

La bougie ?

Elle �tait mal viss�e.

Mets tes lunettes, Jerry.

Au boulot !

Voil�, vous �tes bien install�e.

Allez-y, d�marrez.

Recommencez.

Ce gosse est idiot.

- Debbie est enceinte. - Tu d�connes ?

Le test a vir� au bleu. Sauf erreur, elle attend un enfant.

C'est g�nial !

- Je ferai un bon p�re ? - T'es inquiet ?

- A mort. - C'est bon signe.

C'est vrai ?

Junior va avoir 13 ans. J'ai de l'exp�rience, non ?

- On peut dire �a. - Tu seras formidable !

Billy va m'augmenter ?

Si tu demandes gentiment et que Vic est pas l�.

Pourquoi Vic m'aime pas ?

T'inqui�te, il aime personne.

Vic est un con.

T'as quoi ?

- Prends-le. - T'es s�r ?

J'essaie de maigrir.

Merci, Tom.

Je vais te dire un truc sur Vic.

De son temps, il �tait le meilleur dans notre partie.

Ce que je sais, il me l'a appris.

- Il avait aussi du c�ur. - Qu'est-il arriv� ?

Il a arr�t�. Billy l'a mis � la gestion,

et il a perdu le go�t pour les choses.

�a l'a d�branch�, si on peut dire.

Vic �tait une pointure.

Mais encore ?

Deux mots...

Je l'avais encore jamais dit � personne.

Deux petits mots, deux petits mots �normes.

Lesquels ?

Deuxi�me tireur.

Va chier !

- Si tu veux, mais il y �tait. - S�rieux ?

Dallas, novembre 1963, il y �tait.

Comment tu sais �a ?

- T'as vu le film amateur ? - Et alors ?

Il y a un plan de Vic, plus jeune,

qui court sur l'herbe avec ce qui ressemble

� un carton de fleurs.

Sans d�conner ?

- Tu sais pourquoi ? - Pour un contrat ?

Pour se venger, putain.

De quoi ?

Marilyn Monroe.

- Ils ont �t� intimes. - Vic et Marilyn ?

Vic devait la rectifier.

La rectifier, elle ?

Oui, mais quand il �tait sur le point de le faire...

il a pas pu.

Pire, ils sont tomb�s amoureux.

Ce con de Vic et Marilyn Monroe ?

JFK a engag� un autre "suicideur".

Du coup, Vic a p�t� les plombs.

JFK a engag� Vic ?

- Sur le bateau de Frank. - "Frank" ?

- T'en connais d'autres ? - Sans d�conner ?

D'apr�s Vic, ils allaient se marier.

Mais quelqu'un l'a farcie de pilules.

Vic, c'est clair, savait qui.

Il a pris le train pour Dallas...

et voil�.

Deux ans apr�s, il a rectifi� Bobby.

- Bobby ? - Il a voulu buter Ted aussi.

Mais la balle a �clat� le pneu et la bagnole a vers�.

Vic a une s�rieuse dent contre cette famille.

Il suffit d'en parler

pour que les veines de son cou saillissent.

Bon Dieu !

C'�tait le meilleur dans notre partie.

Voil� notre type.

Je m'en occupe ?

T'en as envie ?

J'aimerais bien.

A pile ou face.

Annonce la couleur.

C'est bon, occupe-t'en.

Je peux vous aider ?

Qu'est-ce qui se passe ? Que faites-vous l�, messieurs ?

On vous a engag�s ?

Un peu de s�rieux. Tu vas filmer comme �a ?

Je dois jouer au P�re No�l ?

Nesbett, am�ne-toi et mets-lui un peu d'ombre.

C'est agr�able.

Tu me passes le miroir ?

Trop de rouge.

Le dernier pare-brise a mal �clat�,

ce n'�tait pas parlant.

Il gaspille notre bon argent avec ses foutues pubs.

Je vois, absolument.

A mon avis...

�a n'int�resse personne.

Je comprends votre inqui�tude.

Un flingue dans le casier de mon fils,

c'est inqui�tant, c'est vrai.

Mais �a pourrait �tre pire.

Il aurait pu faire un carnage dans la caf�t�ria.

Ou d�gommer tous les gens pr�sents dans votre bureau.

Lucille Ball, morte � 77 ans ?

Je vous assure, je ne prends pas �a � la l�g�re.

Elle �tait vachement sexy. Tu sais ce qui la rendait sexy ?

Oui, il est � mon nom.

Pas ses jambes, bien qu'on puisse le penser.

Le quartier est dangereux.

Je vais te dire quoi.

C'est la zone.

Elle �tait dr�le.

Quartier ouest, vous connaissez ?

�a t'�tonnera peut-�tre, mais je trouve �a sexy.

Je suis dans la vente chez Kovachy Motors.

Billy Kovachy, oui. Vous connaissez ?

Vraiment ?

Alors, c'est que vous avez achet� une voiture chez nous

par le pass�, non ?

Chez Kovachy, on reprend aussi les voitures �trang�res.

Pourquoi ?

Change de panneau, bon Dieu.

Parce qu'on aime les voitures �trang�res.

Oui, c'est un brave petit, mais...

les hormones le travaillent en ce moment.

A qui le dites-vous !

Sa pub � la con passera qu'� 4 h du mat'.

Pire encore,

il est pas photog�nique.

Je le prendrai en rentrant.

A mon avis...

Non, j'ai �t� enchant�.

Mais tout le monde s'en fout.

Des probl�mes � l'�cole ?

Le plus jeune, rien de grave.

Oui, Vic.

N'oublie pas que la ceinture, �a sert pas que pour le pantalon.

Les coups sur les fesses, �a aide � r�fl�chir.

- T'entends ? - Oui, j'entends.

A Chicago, j'ai boss� dans un magasin

Pour toi.

A Chicago, j'ai boss� jusqu'� un beau matin

Une cliente est entr�e pour acheter un sautoir

Je l'ai saut�e et je suis all� me faire voir

Tiens, prends �a.

Avec du fromage.

U n peu d'oignon et du paprika.

Vic est le roi des boulettes.

A propos, Vic...

Billy dit que tu veux �crire un bouquin ?

Je vais pas l'�crire moi-m�me, j'ai un agent.

Elle va trouver quelqu'un qui va m'aider.

T'as un agent ?

Une petite arriviste de New York.

Ton histoire de bouquin panique un peu Billy.

Il s'en remettra.

Il a aucune raison de paniquer.

Ce sera pas une confession.

Quand m�me.

- On est ferm�s ! - La porte, bordel !

Je citerai pas de noms.

Pas ceux des gens qu'on conna�t.

Juste quelques c�l�brit�s d�funtes

avec lesquelles il m'est arriv�, pour diverses raisons,

d'�tre en relation intime.

Tom dit que t'as but� JFK.

Tu lui as dit �a ?

Il se peut...

que j'aie dit �a, en passant.

C'est pas vraiment le genre de truc

� dire en passant.

Pas � n'importe qui.

Je l'ai pas dit � n'importe qui, mais � Jerry.

C'est vrai ?

Peut-�tre que oui, peut-�tre que non.

Faudra que t'attendes de lire mon bouquin.

Super.

Tu connais le titre ?

"L'homme de l'ombre, portrait d'un tueur."

Pas mal, non ?

- Tu signeras mon exemplaire ? - S�rement pas !

Je signerai X. Id�e de mon agent pour �viter les probl�mes.

On appelle �a comment d�j� ? Un pseudonyme.

Quant � moi, j'avais trouv� "Tony Goulet".

Parce que je suis fou de Robert Goulet et de Tony Bennett.

Mais elle a refus�. Trop ethnique.

Billy trouve que c'est une mauvaise id�e,

m�me avec ton X.

Je l'emmerde !

C'est l'histoire de ma vie.

On a le droit de raconter sa vie, non ?

Je sais pas, Vic.

Dis-moi...

t'as rectifi� d'autres c�l�brit�s ?

J'en ai deux ou trois � l'esprit.

Qui, Jimmy Hoffa ?

Non, pas Jimmy Hoffa.

Pourtant, je connais un type...

Qui ? Quelle autre c�l�brit� en dehors de JFK ?

Quatre mots, quatre petits mots.

T'ach�teras le bouquin ?

Tu rigoles ? D�s qu'il sera publi�.

Quatre petits mots � la con.

"Hunka, hunka, burning love"

Arr�te, je te crois pas ! T'as rectifi� Elvis ?

Peut-�tre que oui, peut-�tre que non.

Il est mort d'overdose aux chiottes en se cognant la t�te.

�a se peut.

�a se peut aussi... que ce soit bidon.

Et qu'il ait �t� un t�moin prot�g�.

Parce qu'il bossait pour Nixon

et que �a chauffait un peu.

�a se peut aussi qu'il ait refait surface r�cemment

du c�t� de P�taouchnock.

Vivant sous un nom d'emprunt...

�a se peut aussi

que j'aie fait un tour dans le Michigan,

il y a quelques ann�es,

sans raison valable.

Tout est possible.

T'as but� Elvis ?

Peut-�tre que oui, peut-�tre que non.

T'as qu'� attendre...

Ton bouquin � la con.

Ou peut-�tre pas.

J'en parlerai peut-�tre chez Oprah.

Pardon ?

On m'a demand� de participer � son �mission.

Avec d'autres tueurs � gage

qui ont �crit des bouquins.

C'est d�ment.

C'est pas une bonne id�e.

Mon agent la trouve excellente.

Pour l'avance sur les ventes et �a fera peut-�tre un film.

On sera cagoul�s. O� est le probl�me ?

�a inqui�te Billy.

Qu'il prenne des calmants !

Tu sais qui je vois dans mon r�le ?

Ernst Borgnine.

Il est super ! C'est un bon acteur. Il est mort ?

J'esp�re que non.

Il a pas int�r�t � �tre mort, je te le dis.

Il doit jouer dans le film de ma vie.

Qui jouera Tom ?

Mon r�le ?

Dans le film de Vic.

Y aura pas de film.

Charlton Heston.

Trop vieux.

Trop vieux ? Tu dis n'importe quoi.

En ce qui me concerne, je verrais bien Burt Reynolds.

Burt Reynolds ?

- Je l'aime bien. - Il serait parfait.

Je suis pas contre.

Peu importe, y aura pas de film.

Et moi ?

Ton r�le dans le film ? Aucune id�e.

Qui te dit que t'y seras ? C'est mon film !

Attendez, je sais qui.

- Qui ? - Don Knots !

Don Knots de mes deux ?

C'est ton portrait crach�.

Tu te fous de moi ?

Don Knots, jeune.

Tu me vexes. Je t'en ai trouv� un bon, fais pareil.

Don Knots est g�nial.

G�nial !

Il a pas de menton.

Il est quand m�me g�nial.

Peu importe, trouves-en un jeune, et avec menton.

Je connais pas les jeunes acteurs.

C'est mon film et t'es pas dedans. On s'en tape !

Ecoute, Vic...

- Pas moyen que tu changes d'avis ? - Jamais.

Va pas te faire des id�es, Tom.

Tu vois ce que je veux dire.

- C'est quoi ? - Mon insuline.

T'es diab�tique ? Depuis quand ?

Depuis que je suis gamin.

Tu peux pas faire �a ailleurs qu'ici ?

�a urge.

Ton aiguille est �norme.

C'est que je suis gravement atteint.

J'ai horreur des aiguilles.

Ce sera vite fait, y a qu'� trouver le bon endroit.

Va le trouver aux toilettes.

C'est pas grand-chose.

On fait coulisser le piston comme �a...

Va te faire foutre,

petit enfoir� !

J'ai oubli� de vider l'air de la seringue.

C'est pas bien.

Tom ! Aide-moi !

Aide-moi !

Qu'est-ce que t'as foutu ?

L'air circule dans le sang jusqu'au c�ur,

et fait p�ter le ventricule.

�a passera pour une attaque cardiaque.

Tu devais attendre qu'on soit au parking.

Qu'on l'ait emmen� l�-bas.

J'ai voulu changer pour une fois.

La prochaine fois, parle-m'en d'abord.

D'accord, comme tu voudras.

Regarde-moi !

C'est Vic que t'as refroidi. Un ami � moi.

Un ami intime. Il m�rite du respect.

Pas une aiguille plant�e dans le cou

alors qu'il est en train de manger.

D�sol�, Tom.

Appelle une ambulance.

Faut maquiller �a bien.

Il a refroidi Elvis avec �a ?

C'est pas bon, hein ?

C'est mieux comme �a ?

C'est r�gl�.

- Bon Dieu, Jerry... - Quoi ?

On n'est pas venus pour elle.

Ah bon ?

Le type qu'on doit buter n'est pas l�.

Elle �tait l�. J'aurais d� faire quoi ?

Fallait attendre que j'arrive.

On pouvait partir et revenir plus tard.

On fait quoi maintenant ?

On attend.

On attend le type.

J'avais jamais but� une femme.

Moi non plus.

Elle est belle, tu trouves pas ?

Tu veux la baiser ? Belle ou pas, c'est pas le probl�me.

Je constate, point.

J'y vois aussi. La beaut� entre en ligne de compte ?

Alors, �crase sur sa beaut� !

Elle devait pas �tre l�, t'as merd�,

alors, ta gueule !

- T'es f�ch� ? - Oui, je suis un peu f�ch� !

J'ai fait mon boulot.

La prochaine fois, laisse-moi faire !

- Elle �tait l�. - Elle y est plus, bordel !

Je suis d�sol�.

D�sol�, Tom. Je suis vraiment d�sol�.

Tu m'en veux pas trop ?

Te prends pas la t�te.

Ce qui est fait est fait.

Je me suis toujours demand� ce que je ferais si...

quelqu'un d'innocent se trouvait impliqu�.

Tu sais maintenant.

Hier soir, quand on s'est couch�s,

j'arrivais pas � dormir et Deb s'est mise � ronfler.

Une machine � scier du bois.

Puis le b�b� s'est mis � crier dans son berceau.

Deb �tait dans les vapes comme si on l'avait assomm�e.

Je me suis lev�,

c'�tait mon tour. J'ai donn� le biberon

et je l'ai promen� dans la maison.

J'ai chant�, mais pas moyen de l'arr�ter.

J'ai fini par le poser, je suis all� � la bagnole,

j'�tais en cale�on,

j'ai pris mon p�tard et je l'ai braqu� contre sa t�te.

Je suis rest� l� quelques secondes,

m'imaginant que je butais mon fils.

Tout le monde se voit, � un moment ou un autre,

tuant sa femme et son propre gosse.

Mais c'est qu'une pens�e.

Y a de la marge entre la pens�e et l'acte.

Je sais.

Mais j'�tais l�, mon arme braqu�e sur la t�te du petit,

fig� dans cette putain de zone grise

o� on sait pas si on est dans le r�ve ou la r�alit�.

Franchement...

je savais pas.

Quand tout d'un coup...

il s'est endormi.

J'ai remis le p�tard dans la bagnole

et je me suis recouch�.

Il ne faut jamais, jamais,

jamais...

braquer une arme sur quelqu'un qu'on aime.

Jamais, quoi qu'il arrive.

Faut laisser son boulot au bureau.

Ou, dans ton cas,

dans le coffre de ta bagnole.

J'ai besoin de vacances.

Des vacances, c'est pas assez.

�a veut dire quoi ?

Merde !

�a y est ?

Maintenant, oui.

Tout va bien ?

�a va.

J'aimerais qu'il se pointe vite fait.

Cette chaleur en d�cembre, j'adore !

- Deb appr�cie l'h�tel ? - Oui.

Peg aussi.

Elles vont cramer � la piscine et on pourra plus les approcher.

Oui, comme des �crevisses.

Tu te souviens du type qu'on a but� � Wakigan ?

- Celui du parking ? - Exact.

J'�tais dans le parc naturel,

en train de verser de la chaux sur le type.

J'allais finir,

je l�ve les yeux...

et je vois un daim.

Un daim ?

A 15 m�tres. Tout jeune,

avec des taches blanches, tout tremblant.

- Comme Bambi. - Exact.

Et pendant un moment interminable,

on est rest�s l�... � se regarder.

Tu l'as abattu ?

Non, c'�tait un moment privil�gi�.

Puis soudain, il a bondi vers les arbres,

et il a disparu.

Il �tait entier ou en morceaux ?

Le type ?

Jambes et bras coup�s.

C'est beau, Tom.

T'as rien compris.

Comment ? T'es dans les bois, tu couvres le type de chaux,

il est en morceaux,

et tu te retrouves face � Bambi. C'est beau.

J'essaie de t'expliquer un truc.

Je me fais trop vieux pour �a.

J'en peux plus de ce boulot.

T'es s�rieux ?

Je pense � la retraite.

J'ai du mal � l'imaginer.

Je rumine, c'est tout.

Si tu le dis...

- Voil� notre type. - Il est l� ?

L�-bas.

Je viens de le rep�rer.

Gardez la monnaie.

Le type en costard ?

A gauche du type en costard.

Avec les lunettes de soleil ?

A c�t� du type � lunettes.

Avec la... casquette de golf ?

Oui, il parle au chauve.

- T'es s�r ? - C'est lui.

- Il a l'air plus vieux. - Comment �a ?

- On dirait pas lui. - C'est lui.

- T'es s�r ? - Oui !

On le bute quand il va aux toilettes.

Essayons autre chose pour une fois.

Autre chose ?

C'est-�-dire ?

Butons-le ici, dans la caf�te.

Y a trop de gens.

Ils d�gageront vite.

C'est pas une bonne id�e, on nous identifiera.

Crois-moi, personne ne nous identifiera.

Attendons les toilettes.

Faisons �a ici, en plein jour.

Au soleil de la Floride.

Non, Jerry !

Pas question, merde !

Tu fais quoi ?

Tu fais quoi ? L'ouvre pas.

Je vais le faire.

Arr�te, je suis trop vieux pour �a.

Tu vas rajeunir, garanti.

Le bute pas comme �a.

Je t'ai jamais donn� de meilleur conseil.

T'es un pro, agis comme un pro.

Relax, Tom.

D�coince !

Kovachy Motors.

Qui est � l'appareil ?

Je suis pas l�.

Lou ?

Dis-lui que je le rappelle dans la soir�e.

Il vous rappelle dans la soir�e.

O� sont ces cartes grises, bordel ?

Non, c'est pas lui, c'est quelqu'un dehors.

Il vous appelle d�s qu'il arrive.

Les voil�.

Elles �taient devant ma tronche.

Il veut que tu rappelles � propos d'un truc

dont vous avez parl� l'autre soir.

Quel truc ?

- Il a pas dit. - T'as pas demand� ?

Je pensais que tu savais.

Tu me prends pour une voyante ?

T'as id�e de tout ce dont on a parl� ?

Aucune.

De tas de trucs.

Je parle de tas de trucs � des tas de gens, toute la semaine.

A propos, toi et moi on a discut� d'un certain truc

ce matin, je me trompe ?

Exact.

Bien, je veux que tu r�gles �a cette semaine.

Je m'en occupe.

Le truc avec Stan.

D'accord.

La prochaine fois qu'on appelle, pose des questions.

Entendu, je demanderai.

Parce que je me fais vieux

et j'ai du mal � me souvenir de tout.

R�ponds, Tom.

R�ponds, bordel !

Oui, il est l�.

Je comprends.

C'�tait Billy ?

- Oui. - Il a dit quoi ?

A ton avis ?

Je m'en doutais.

Stan...

tu finis ta blague avant ?

Le pingouin est assis, il boit son scotch...

Le barman lui dit qu'il voit rarement des pingouins.

Le pingouin le regarde et dit :

"A 4 $ le verre, ils vont pas se bousculer."

C'est la chute ?

Exact.

D�sol�, ta blague est � chier.

Ferme-la et fais-le.

Une seconde, Jerry.

Quoi ?

D�sol�. J'ai rien contre toi.

D�tache-moi, merde !

Va te faire foutre ! Pauvre con !

D�sol� d'avoir d� serrer si fort. Fallait que �a fasse vrai.

Je t'emmerde !

On aurait d� faire �a depuis longtemps.

Je sais.

Je me fais vraiment trop vieux.

Moi aussi.

Je vais peut-�tre emmener Peg au lac.

On va se chercher un appart.

Si �a se trouve, Billy...

va me confier la gestion.

D�sol�, Tom, l'ordre vient de Billy.

Je t'en veux pas.

T'as pas une blague ?

Un gorille entre dans un bar

et commande une bi�re.

Il va s'asseoir au fond.

30 mn plus tard, un ours le rejoint.

Un ours ?

Un ours comment ?

Comment on dit d�j�... un ours brun.

Continue.

Le gorille et l'ours sont assis.

30 mn plus tard, un �cureuil les rejoint.

Ils passent la soir�e ensemble,

et, environ 10 minutes avant la fermeture,

No� arrive.

Il commande un cocktail et s'installe au bar...

La meilleure �quipe, les meilleures affaires

Sous-titres : Alain Delalande

Sous-titrage vid�o : C.M.C.

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