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D'APRÈS UNE HISTOIRE VRAIE
Il n'y a que deux façons de vivre sa vie.
L'une est de ne pas croire aux miracles.
L'autre est de croire aux miracles.
Je choisis d'y croire, et pour une bonne raison.
Ma mère disait toujours :
les apparences sont souvent trompeuses.
Quand on prend du recul,
on se rend compte que la vie a des projets pour nous.
Et si on l'accepte,
le voyage peut être beau, génial et fantastique.
Elle n'a jamais dit que ce serait facile.
Oui, je sais, ce n'est pas toujours tout rose.
Chris.
Difficile de prendre du recul dans un moment pareil.
J'ai du mal à croire que c'était ce que la vie avait prévu pour moi.
Chris ?
Chris, réveille-toi.
Ou pour nous tous.
Je ne voyais pas ce qu'il y avait de positif
dans cette situation.
Mais attendez, reprenons depuis le début.
Cette histoire commence bien avant ma naissance...
Pressing !
Ça y est.
...avec un autre jeune à l'autre bout du monde.
- Faute ! - Du calme !
C'est pas vrai !
Et Jorge ?
- Il a ce qu'il faut ? - Il reste trois minutes.
Bolivar ! Bolivar ! Viens.
Tu vas monter. Reste dans le milieu. Il faut les presser.
On doit marquer. Il faut gagner. Je compte sur toi.
- D'accord. - Je compte sur toi.
Allez, les gars !
Oui ! Montez !
Centre !
Jorge Bolivar et moi n'avions rien en commun.
Je venais d'une famille américaine de classe moyenne.
Jorge avait pratiquement du sang royal cubain.
Qui aurait cru que nos vies et nos familles
seraient liées d'une façon qu'aucun d'entre nous n'aurait pu imaginer ?
L'opération s'est bien déroulée.
Il est transféré aux soins intensifs.
Dieu merci.
On a dû lui retirer le lobe inférieur du poumon gauche.
Il pourra encore respirer, mais je dois vous prévenir,
la maladie est évolutive.
Vous devez vous préparer au fait
que votre fils n'ira pas jusqu'à 20 ans.
On nous a dit qu'il n'irait pas jusqu'à 12 ans.
Ne le laissez pas faire trop d'efforts.
Il n'en a pas la capacité pulmonaire.
Papa ?
On est là, fiston.
Tout va bien se passer.
Tu es un battant.
Je suis un battant.
Tu es un battant.
Et il était un battant.
Il vivait chaque jour...
comme si c'était le dernier.
Le téléphone a sonné tout l'après-midi, George.
- Un appel de Cuba. - D'accord.
Allô ?
Jorge, j'ai essayé de te joindre.
Papa ? C'est toi ?
- Oui. - Que se passe-t-il ?
Tout va bien ?
J'ai besoin que tu ailles à Miami.
- Quand ? - Dès que possible.
Castro devient...
imprévisible.
- Castro est... - On ne sait pas ce qu'il va faire.
Va à Miami. On arrive dès que possible.
- OK. - La révolution...
C'était le moment de prendre du recul.
La vie avait des projets pour Jorge.
Yo !
Qu'est-ce que tu...
Non. Arrête de jouer aux jeux vidéo.
Tu as vu ? Il fait beau dehors.
Allez, mec. Viens, on sort.
Magne-toi. Faut aller chercher Brian, Matt, les Douville.
On doit passer les prendre. Alors, allons-y.
- Et qui conduit ? - Euh, toi.
Quand est-ce que tu passes ton permis ?
Pourquoi je le ferais ? Tu es là pour ça.
Attention !
Yo !
Je l'ai, je l'ai.
Allez, allez !
J'étais sûr que t'allais marquer.
Yo, Chris. Chris, c'est pas drôle.
Chris ! Arrête de déconner.
J'étais trop rapide ?
J'ai cru entendre franchir le mur du son.
- Hé ! - Quoi ?
Maman et papa veulent que tu rentres.
OK, Johnny Boy, je joue encore un peu et j'arrive.
Maintenant.
Purée.
Tu aurais dû venir jouer avec nous aujourd'hui, c'était cool.
Ou pas. Chacun passe son week-end comme il l'entend.
Tu n'entres pas ?
Je dois étudier.
Bon, d'accord. Cool. C'était sympa de discuter avec toi.
Bonjour, chers parents. Votre fils préféré est arrivé.
Merde.
D'accord. Peut-être votre deuxième fils préféré.
- Salut, maman. - Salut, chéri.
Je t'ai fait des sandwichs. Ils sont sur la table.
Merci. Merci.
Vous l'avez ouverte ?
Oui.
Je suis désolée.
Mais tu es admis à Loyola.
Tu seras avec Colin, il va être content.
Oui. Eh bien, je...
Je pensais que John et moi, on irait dans la même fac et...
qu'on serait colocataires, tu vois ?
Oui, je sais.
Tu sais quoi ? Je crois... Je vais descendre un peu.
Merci pour... les sandwichs.
Tu aurais peut-être dû bosser plus dur.
Hé.
C'était pas cool.
Je sais pas. Il a sûrement raison.
Viens là. Ta mère a besoin d'amour.
Ta mère a besoin d'amour.
Je vois clair dans ton jeu, tu sais.
C'est plutôt évident.
Je veux que tu te souviennes
qu'il y a toujours une raison derrière chaque événement imprévu.
On ne le voit peut-être pas sur le moment...
Et quelle raison ?
John pourrait bien enfin sourire si on allait dans la même fac ?
Peut-être.
Et peut-être qu'il y a quelque chose pour toi à Loyola.
Parce que la vie a des projets pour moi, c'est ça ?
Oh ! Regardez ça. Mon fils écoute sa mère.
Oui. Quand tu dis des mots, je les entends, c'est bizarre.
C'est bon à savoir.
Appelle ton frère Colin et annonce-lui la bonne nouvelle.
Oui, madame.
Tu peux y aller.
- Je plaisante. - Je vais écouter ici.
D'accord.
Salut, mec. Quoi de neuf ?
Oui. Non, non. Je vais bien.
J'appelais juste pour te dire
que ton petit frère le plus beau, le plus talentueux et intelligent
vient à Loyola, alors prépare-toi.
Ma mère avait raison.
Il y avait sûrement une raison pour laquelle
les choses ne se passaient comme prévu.
Pareil pour Jorge.
Après tout, il a eu 20 ans. Il a même fêté ses 30 ans.
Et il allait justement rencontrer sa raison.
Le menu du déjeuner.
- Vous voulez le menu ? - Oui, s'il vous plaît.
- Merci. - C'est votre premier vol ?
Oh, non. Je suis toujours comme ça.
- Respirez profondément. - J'essaie.
Faites-moi confiance.
Monsieur.
Je peux faire quelque chose pour vous apaiser pendant le décollage ?
Vous pourriez me tenir la main ?
Ce serait plus facile de respirer pour moi
si vous me teniez la main.
Je pense que ça peut vous aider. Vous permettez ?
Ça va mieux ?
Un petit pas dans la bonne direction.
- Des cacahuètes ? - Ça se rapproche.
Juste... s'il vous plaît. Juste le temps du décollage.
Vous avez un nom, au cas où je devrais appeler un médecin ?
- Jorge. - Jorge.
Êtes-vous à Porto Rico pour les affaires ou pour le plaisir ?
- Pour les affaires. - Les affaires.
Mais c'est en train de devenir du plaisir.
- Quel genre d'affaires ? - Du rhum.
- Du rhum ? - Oui.
Mon père voulait s'assurer qu'on tienne bien l'alcool
- avant d'aller à la fac. - Ah bon.
Et il s'avère que le rhum est mon alcool préféré.
- Vous avez une marque préférée ? - Je dirais Bolivar, sans hésiter.
Bon, c'est...
C'est plus qu'une coïncidence.
Oh ! Vous travaillez pour Bolivar.
Bolivar. Ça y est.
- Vous ne perdez pas de temps, vous. - Je n'ai pas de temps à perdre.
Vous avez survécu.
En effet.
- C'était un plaisir de vous rencontrer. - Pour moi aussi.
Je crois que mon sang recommence à circuler dans mes doigts.
Je suis désolé.
Vous êtes à Miami pour longtemps ?
- Juste ce soir. - Et quand pourrais-je vous revoir ?
Tout ça parce que Bolivar est mon alcool préféré.
Bien sûr, mais quand pourrais-je vous revoir ?
Bien, M. Bolivar.
Prouvez-moi que ce n'est pas le rhum qui parle.
Le plus important, c'est de rester lucide.
Elle s'appelle comment ?
- C'est la future Mme Jorge Bolivar. - Quoi ?
Les garçons !
Restez concentrés !
Mettons-nous au travail.
Les lectures de la semaine prochaine sont listées dans le syllabus,
et n'oubliez pas, les interros-surprise comptent pour 30 % dans votre note.
Compris ?
- Trente pour cent. - À la semaine prochaine.
Excuse-moi. Désolé.
Merci.
Oh ! Désolé. Vraiment désolé.
C'est ma faute. Je...
Je n'ai pas... C'est ma faute. Euh...
Excuse-moi.
Excuse-moi.
Très bien. Installez-vous.
Salut.
Vous assistez aussi à ce cours ?
Oui.
Oui. C'est...
Non.
Non... Celui d'avant.
Je... Je vais y aller.
Désolé pour le...
Excusez-moi.
Je ne sais pas. Ce mec pue, c'est tout.
C'est ça, les colocs.
Attends. Tu lui en as parlé ?
J'ai peur que ce soit un de ces tarés
qui laissent des carcasses de poulet à moitié mangées sous son lit.
- Dégueu. Tu as vérifié ? - J'ose pas.
Mais ça pue tellement, j'y serai bien obligé.
Oui. Soit, priez pour moi.
- Bonne chance. - À bientôt.
De quoi il parle ?
Hé, mec, t'as l'air ailleurs. La rentrée te monte à la tête ?
- J'ai eu une vision. - Hein ?
- Une vision. - C'est quoi, une vision, Chris ?
C'était la plus belle fille que j'aie jamais vue.
Sérieusement, de toute ma vie.
- Ah ouais ? - Je te jure.
Tu n'es pas du genre à être troublé par une fille.
Je sais. Mais elle est angélique.
Elle était juste devant moi.
Je dois la revoir. Je peux pas aller en cours.
Hé ! Doucement, mec.
- Je suis sérieux. - Il y aura d'autres filles, Chris.
Pas comme celle-là.
Mon frère avait raison.
C'était ma première année et il y aurait plein d'autres filles.
Mais elle était juste devant moi.
- Oh ! - Je suis désolé.
Je suis désolé, j'étais perdu.
- Toi. - Toi.
REJOIGNEZ LA PATROUILLE DE SÉCURITÉ !
- Une patrouille de sécurité. - Oui. Qu'en penses-tu ? C'est nul ?
Non, pas vraiment nul.
Mais ce n'est pas très accrocheur.
Ça dépend de ce que tu veux dire.
Est-ce que ça veut dire...
"Nous, la patrouille de sécurité, sommes là pour vous surveiller" ?
Ou plutôt : "Hé ! Ça va, les gars ?
On s'amuse trop.
Les Safety Buddies sont là pour vous ramener en sécurité" ?
OK, j'ai compris. Ça fait un peu trop sérieux.
Juste un peu.
Mais les gens doivent savoir que c'est sérieux.
Absolument, je suis d'accord avec toi. C'est pour ça que si tu...
changeais un peu, les gens pourraient...
- Je vois. - ...faire appel à tes services.
OK. J'ai compris. Merci.
- C'est à toi. - Oui.
Et je m'appelle Chris Gregory.
Enchantée, Chris Gregory.
- Salut. - Merci pour ton avis.
Oui. Ça valait le coup de me rentrer dedans, non ?
- Deux fois. - Deux fois.
Oui. Oui. Deux fois.
- Samantha. - Sam. Seulement Sam.
Sam. Seulement Sam. C'est noté.
Cool. Seulement Sam, c'est ton jour de chance.
- Tu as décroché ton premier membre. - Vraiment ?
- Oui. - Tu veux participer ?
Absolument. Je vois que ça te tient à cœur.
- C'est vrai. Super. - C'est moi, ce type.
Tu es mon premier chauffeur.
- Ah ! - Quoi ?
Je ne sais pas conduire.
- Comment ça ? - Je n'ai pas mon permis.
- Oh. - Mais je vais le passer.
- Oh ? - Oui, et tu vas m'aider.
- Je vais t'aider ? - En attendant, je t'accompagnerai.
- Quoi ? - Oui. Ton partenaire.
Pourquoi j'ai l'impression de me faire arnaquer ?
C'est le cas. Mais sur le long terme, tu le regretteras pas.
- Ah bon ? - Oui. Et...
Ce n'est pas très sûr d'être seule quand on est si belle.
Bon, d'accord.
Super.
Quoi ? Je dois aller en cours ? Oh ! Le devoir m'appelle.
Je dois y aller. OK.
N'oublie pas de changer.
Oh, mon Dieu.
- Vous êtes là ! - C'est bien moi. Oui.
- Et vous allez... - À Seattle.
Oui. J'espérais avoir plus de temps pour parler.
Ce serait bien.
J'adore ma famille,
mais ils sont contents de rester dans la même petite ville,
et j'avais besoin de voir le monde
avant de me poser.
C'est tout à fait compréhensible.
J'arrive pas à croire que vous soyez là.
- Vous êtes sorti de nulle part. - Oui, on peut dire ça.
Je pensais que vous alliez appeler.
Vous auriez préféré que j'appelle ?
- Non. - Non ?
Non. J'aime comme vous...
Vous m'avez surprise.
Vous pouvez me poser une autre question ?
Histoire que j'arrête de rougir si fort ?
- Ça vous plaît, hôtesse de l'air ? - Oui.
Ça m'a donné le sentiment d'indépendance dont j'avais besoin.
Vous vous sentez libre. J'adore.
- Oui. La plupart du temps. - La plupart du temps ?
Je n'aurais pas pu voir tout ça sans mon travail.
Quoi, Seattle ?
Oui. Je n'aurais pas pu voir... Seattle.
Je ne sais pas pour vous, mais je préfère un peu plus de soleil.
- Moi aussi. - C'est bon à savoir.
Quelle heure est-il ?
Oh, déjà. Je dois y aller.
Ça va ?
Ce n'est rien... Oui.
Vous êtes sûr ?
C'est juste de la poussière. Je vais bien.
Très bien. Merci de...
d'être passé.
Avec plaisir.
Oui. Je dois voler.
- OK. - Littéralement. Très bien. Au revoir !
Oh ! Waouh.
Tu es là depuis combien de temps ?
J'ai vu toute la danse. Tout...
Oui, j'ai ce truc de procrastination
où je dois tout ranger avant de pouvoir me mettre à étudier.
Ça a l'air cool.
Si tu veux passer chez moi quand tu as fini ici,
ce serait super parce que j'ai vraiment besoin de tes services.
- Laisse-moi y réfléchir. Non. - Non ? OK, alors...
- Salut. - Waouh.
Sacrée chemise.
Merci. Je t'ai apporté ça.
- Quoi ? - Ton t-shirt Safety Buddy.
- On va les porter, comme des jumeaux. - Mon t-shirt Safety Buddy ?
C'est rassurant, hein ?
- Tu es tellement ringard. - Oui, je suis un gros ringard.
Oh.
- Faut que je réponde. - Vas-y.
- Mais appelle-moi samedi. - Oui.
Oublie pas de le mettre.
- Compte sur moi. - Bon, d'accord. À plus.
Allô, Brad. Oui.
Je parlais à un étudiant qui va m'aider avec Safety Buddies.
Merci.
Vous aimez le soleil, non ?
- C'est vrai. - Oui ?
- Waouh. - Vous êtes heureuse ?
Oui.
Oh, Jorge.
- Je n'ai que dix heures d'escale. - Ne traînons pas, alors.
Voici Hawaï.
Qu'en dites-vous ? On va nager ?
- Hein ? - D'accord.
- Allez. - Elle est froide ?
Je suis juste un peu frileuse.
- Elle est bonne. - Vous êtes sûr ?
- Mais oui. - Je suis un peu frileuse.
C'est pas gentil.
C'est vraiment pas gentil.
Je vais vous attraper !
- Vous avez gagné. - D'accord.
Vous avez gagné haut la main.
Est-ce que je suis au paradis ?
- Non, c'est réel. - Ça n'a pas l'air réel.
Non !
- Vous nagez comme un poisson. - Oui. J'adore l'océan.
Oui. J'ai cru comprendre.
Vous savez beaucoup de choses sur moi.
Dites-m'en plus sur vous.
Hormis le fait que j'aime l'océan et que je vous trouve incroyablement belle ?
Oui. Je veux tout savoir.
Je travaille pour l'entreprise familiale de rhum, comme vous le savez.
On a dû quitter Cuba quand j'étais à l'université,
et depuis, je dirige le marché portoricain.
Ça vous plaît ?
Diriger le marché portoricain ou travailler avec ma famille ?
Les deux.
J'aime bien aller à Porto Rico.
En ce qui concerne travailler avec ma famille, je...
Je ne connais rien d'autre.
Mais je ne changerais ça pour rien au monde.
J'adore ma famille. La famille, c'est tout pour moi.
Je suis fier de faire partie de l'héritage Bolivar.
La famille compte beaucoup pour moi aussi.
- Vraiment ? - Je veux une grande famille.
Je veux des dizaines et des dizaines de bébés.
Leslie, on vient de se rencontrer.
Vous parlez déjà de nos bébés.
J'ai remarqué que vous toussiez beaucoup.
- Ah oui ? - Oui. C'est déjà arrivé quelques fois.
J'espérais que ça passerait inaperçu. Ce n'est rien.
Est-ce ça a un rapport avec la cicatrice dans votre dos ?
Désolée. C'était trop personnel ?
Non. C'est...
C'est peut-être une de ces choses...
vous savez, je n'ai connu que ça.
Je n'en parle pas beaucoup.
Jamais, en fait.
- Pourquoi ? - Peut-être mon côté macho.
Je ne veux pas montrer mes faiblesses. Surtout avec vous.
Ne vous inquiétez pas pour ça.
Je sais.
Je me sens très à l'aise avec vous.
J'espère.
Je n'arrive pas à croire que cette journée soit déjà terminée.
- C'était une bonne surprise, alors. - Je ne veux pas que ça finisse.
Moi non plus.
Écoutez, je ne sais pas ce qui se passe, mais je me sens si proche de vous,
et après avoir entendu tout ce qui vous est arrivé étant enfant
et tout ce que vous avez traversé,
je ne veux pas qu'on se quitte.
Et s'il vous arrive quelque chose ?
- Vous savez ce que vous êtes ? - Quoi ?
- Une cacahuète. - Quoi ?
La plus belle cacahuète que j'aie jamais vue.
- Une cacahuète ? - Oui, ma cacahuète.
Et il ne faut pas vous inquiéter pour moi.
- Il nous reste encore plein de temps. - Promis ?
Je vous le promets.
Une minute.
Avant de partir, juste une chose.
Les gars.
Aujourd'hui, je n'ai peut-être
Rien du tout
À part un rêve ou deux
Il faut bien admettre...
Mais j'ai beaucoup de projets...
Jorge avait beaucoup de charme.
Et tous mes lendemains...
Enfin, moi aussi.
J'aurais juste aimé que le mien soit aussi classe et particulier.
Désolé. Je viendrai pas ce soir.
Comment ça ? T'es occupé ?
J'ai ce truc, Safety Buddies. C'est comme...
- Quel truc ? - Safety Buddies.
Je vais chercher des gens qui nous appellent
et on les ramène chez eux en toute sécurité.
Chris ?
- Tu n'as pas le permis. - Je sais. Merci de me le rappeler.
C'est pour cette fille, pas vrai ?
C'est la bonne, mec.
Sérieusement. Je ne t'ai jamais vu comme ça.
Elle est spéciale. Je ne peux pas l'expliquer.
Très bien.
-Bonne chance. - Merci.
D'accord, mec. Cool. Amusez-vous bien. Je t'aime, mec.
Au revoir.
- Salut. - Hé... salut.
- Depuis combien de temps tu es là ? - "Je t'aime, mec. Amusez-vous bien."
- C'est tout ? - Oui.
- Cool. - Super.
Super. Super. Euh...
Sache, pour ta gouverne,
que c'est acceptable d'aimer son frère, alors...
Je sais. C'est bon, ne t'inquiète pas. Je le dis à mon frère tous les jours.
C'est gentil de dire ça. Bien.
- Oui. - Tant mieux pour toi.
Euh... Tu portes la chemise.
- Ça te va bien. - Safety Buddies.
Je suis tout nu, là, donc...
- Je vais me changer parce que... - OK.
- Je t'attends. - Je vais mettre la mienne.
- OK. - Parce que je ne...
- Dépêche. - Ce n'est pas... Super. Au revoir.
- OK. - Au revoir. Au revoir.
Je suis trop con.
- Regarde. - Merci.
J'ai peur.
Pourquoi ? Parce que ton iPod est la fenêtre de ton âme ?
- Quelque chose comme ça. - Quelque chose comme ça.
OK. Voyons voir ce qu'on a.
Oh, non. Tu vas où ?
Céline, "My Heart Will Go On".
- Oui. - Un classique.
- Kelly Clarkson, "Because of You." - Oui.
Elle est triste.
- Oui. - John Mayer. Très onirique.
- Il est beau. Je comprends. - Trop.
C'est un bel homme. Oh, Queen B.
Waouh. Quel déhanché !
Une femme forte, indépendante... J'adore.
- C'est une bonne playlist. J'aime bien. - Oh, merci.
Quoi ?
- You... - Oh.
- Soulja Boy, "Crank That". - Évidemment.
Je parie dix dollars que tu as dansé sur cette chanson
dans ta chambre quand personne ne regardait.
- Et toi non, peut-être ? - Oh que si.
J'ai beaucoup de couches.
- Il faut les éplucher. - Ah oui ?
Comme ça, puis comme ça.
- C'est quoi, ça ? - Aucune idée.
Alors, alors...
MARIAGE FÉÉRIQUE 15 CHANSONS
"Mariage féérique".
Oh ! J'avais oublié. Je vais reprendre ça. Merci.
OK. Je suis tombé sur un rêve d'enfant ?
Quoi ? Tu n'as jamais eu de rêve d'enfant ?
Et quoi, ton copain est au courant ?
Mon qui ?
Le type à qui tu téléphonais, il s'appelait comment ?
Billy ou Boris ?
- Brad, Bradley. - Brad.
- Bradley. - Brad. Ce n'est pas mon petit ami.
OK.
Je ne sais pas, je crois qu'on sort ensemble.
Tu crois ?
Il est très occupé en ce moment et j'entame ma dernière année,
donc on se prend pas trop la tête.
- Vraiment ? - Oui.
- Ce sont tes mots ou les siens ? - Comment ça ?
Tu as une playlist "Mariage féérique".
Et ? Quoi, tu n'as pas de sœurs ?
C'est peut-être un truc de fille ou... c'est juste moi.
J'ai une imagination débordante, OK ?
Oui, une imagination débordante, si tu veux, mais je dis juste que...
playlist de mariage féérique,
Brad l'ennuyeux, est-ce que ça... ?
Je ne veux que ton bonheur.
Passe-moi le téléphone.
Allô. Safety Buddy. On te ramène chez toi en toute sécurité.
Ouais. Bien sûr. On y sera. Très bien.
OK, on arrive.
Au revoir.
Allez !
- Retiens-toi. - Une seconde. C'est bon.
- Arrête-toi. OK, super. - Ça va.
Ah, tu rampes, comme une grande.
- Tout va bien. - Tiens-lui les cheveux.
- Tiens ses cheveux. - Oui.
- OK. Regarde. - Tu te débrouilles bien.
On a atteint le trottoir. C'est une réussite.
Merde !
Voilà, c'est fini.
- Tu es si courageuse. Ça va mieux. - Je suis désolée.
- Non, non. - Non, tout va bien.
C'est bon, il fallait que ça sorte.
- Ne te retiens pas. Vas-y. - Prends ton temps.
Je suppose que c'est pas le genre de soirée que tu passes avec Brad.
Oh, non, OK.
Monte dans la voiture. Donnons-lui de l'eau.
Safety Buddies. On te ramène chez toi en toute sécurité.
Oui, on n'est pas trop loin. On arrive dans une seconde.
C'est vraiment génial que vous fassiez ça.
Mes amis m'ont lâché,
et ça m'aurait fait chier de rentrer en béquille.
Oui, ça craint. Pas de problème.
Alors...
tu as passé la soirée à étudier ?
Bon, d'accord.
Super.
Tu sais quoi ? Je vais porter...
Non, ça va aller. Je vais la porter. C'est bon.
Je m'en occupe, crois-moi. OK ?
Waouh ! Non, oui, par là.
J'ai la dalle.
Oh. Je me prendrais bien des nuggets.
D'accord. Qu'en dis-tu ?
- Allons-y. - Très bien.
- En avant les nuggets ! - En avant les nuggets.
C'est parti !
Tu adores ça, pas vrai ?
Quoi, regarder les gens manger ?
Non. Aider les gens.
Ton visage s'illumine quand tu le fais.
- Ah oui ? - Oui, crois-moi.
Toi aussi, ça a l'air de te plaire.
Et tu m'as énormément aidée.
Je ne sais pas, je suis juste content de participer.
Quel était le facteur décisif pour toi ?
Comment tu as su que c'était ce que tu voulais faire ?
Eh bien...
c'est assez personnel pour moi.
Je te préviens. Elle va bien, Dieu merci.
Mais...
Il y a deux ans, ma mère a failli mourir dans un accident de voiture.
Elle allait nous chercher à l'aéroport, mon frère et moi,
quand un type
qui rentrait de soirée est arrivé à contresens
et l'a percutée de plein fouet.
Elle est tombée dans le coma et... on ignorait si elle allait s'en sortir.
On est restés à son chevet et ça a semblé une éternité.
Et en priant pour qu'elle se réveille, j'ai passé un marché avec le big boss :
si elle s'en tirait,
je ferais tout pour m'assurer que les autres soient en sécurité.
Et nous voilà.
Waouh.
C'est...
c'est très touchant, Sam.
Elle est belle.
Vous êtes magnifiques.
Le surfeur avait raison.
C'est beau de trouver une cause qui nous passionne.
- C'est bien. - Pas devant ton visage.
- Là ? - J'inspire plus confiance.
Ou la personne qui nous plaît vraiment.
Quoi ?
Je ne savais pas que tu serais là.
Comment ça va ?
- Tu vas y arriver. - OK.
Vas-y, fonce, fonce !
- Un cochon... - Goûte ça.
Un cochon d'Inde ?
La personne qui illumine votre vie et pour qui vous iriez n'importe où.
Arrête de lever le pied tout le temps.
J'essaie ! C'est la voiture qui décide où aller, pas moi.
Cette personne qui rend votre vie encore plus belle qu'elle l'est déjà.
Celle qui transforme l'ordinaire en extraordinaire.
Qui vous fait faire des choses que vous n'imaginiez pas faire.
Et qui vous empêche de faire d'autres choses plus importantes.
Papa.
Trois C et un D.
Ce n'est pas vraiment ce que tu crois, parce que...
Tu réalises que tu es sur le point de rater ton premier semestre ?
Je n'irais pas jusque-là.
Et ne parlons même pas de ta facture de téléphone.
Tu as été jeune et amoureux avant moi, pas vrai, papa ?
- Chris... - Je prends du bon temps, papa.
- Hé, je suis sérieux. - Moi aussi, c'est responsable.
T'as intérêt à améliorer ces notes, sinon on te coupe les vivres.
- C'est bien clair ? - Oui. Très clair. J'ai compris.
Papa.
Tu voulais me voir ?
Assieds-toi.
Jorge...
Qu'est-ce qui t'arrive ?
Tu voyages partout.
- C'est qui, cette Américaine ? - Tu connais son nom.
- Ce n'est pas une bonne idée. - Elle n'est pas assez bien ?
Bien sûr que non.
- Parce que c'est une gringa ? - Je n'ai jamais dit ça.
- Tu n'approuves pas. - Ne dis pas ce que je n'ai pas dit !
Elle est américaine, et alors ?
J'ai étudié à Stanford. On vit à Miami, bon sang.
Ta maladie.
Elle est au courant ?
Oui.
- Salut. - Bonjour.
- J'ai ronflé ? - Non.
Vraiment ?
Je t'aime.
Quoi ?
J'aime tout chez toi.
Moi aussi.
Tu sais, j'ai beaucoup réfléchi.
Je veux qu'on passe plus de temps ensemble.
Si seulement on vivait dans la même ville.
Je veux dire, beaucoup plus de temps.
- C'est quoi, ça ? - Quoi ?
Quoi ?
- Veux-tu m'épouser ? - Oh, mon Dieu.
Et devenir ma femme ?
- Et ton père et ta... - Non, il s'agit de nous.
Je t'aime.
Je ne peux pas vivre sans toi.
Alors, épouse-moi.
Oh, mon Dieu.
Je t'aime tellement.
Oui.
Dis-moi ce que t'en penses.
"Cher papa, je veux vous remercier, maman et toi,
de m'avoir donné l'occasion de revenir et de prendre un nouveau départ.
J'ai enfin l'impression d'être sur la bonne voie
et je tire pleinement profit de cette opportunité."
Mademoiselle, bonjour.
"Je vous remercie d'avoir été patients tous les deux pendant des années..."
"...et d'être des parents qui ont cru en moi,
même quand je ne croyais pas en moi."
"Merci pour tout ça."
"Je vous aime. Chris."
C'est la nouvelle copine qui est derrière ça, non ?
- Probablement. - Oui.
Tu as bien fait.
Bon, "Seulement Sam", c'est le moment de vérité.
- C'est un grand moment. Tu es prêt ? - Un peu stressé.
Donneur d'organes ?
Oui. Pourquoi ? Je n'en aurai pas besoin quand je serai mort.
C'est pas faux.
M. Chris Gregory.
- C'est toi. - C'est moi. Oui. Une seconde.
- Une seconde, désolé. - Tu fais quoi ?
Si je réussis, tu dois sortir avec moi.
- Quoi ? - Dis juste oui. S'il te plaît.
- Oui. - Oui.
- Oui ! - Oui ?
- Oui ! - Charmant.
Oui.
- Waouh. Tu as mis le paquet, hein ? - Oui.
Je me suis dit qu'on avait beaucoup à fêter.
- Ma nouvelle liberté. - Oui.
Ton presque diplôme.
Oui.
Notre premier rendez-vous officiel.
Oui, tu as raison. Ça justifie tous ces efforts.
- Oui. Évidemment. - Oui.
Tu vas faire quoi de ta nouvelle liberté ?
Tu sais quoi ? Je crois que je...
Je vais profiter de ce rencard avec toi.
Je veux dire, dans la vie.
Oh.
Est-ce que tu y as pensé ?
- À quoi ? - La vie.
- Oh, la vie... - Tu sais, genre, ton avenir.
Oh. Non, pas du tout.
- Chris, sérieusement. - Quoi ?
Sérieusement. Tu n'y as jamais pensé ?
Je ne sais pas, je...
J'aime profiter de l'instant présent, ici avec toi.
Je ne veux pas penser au passé ou au futur.
Oui, je comprends.
J'aime vraiment aider les gens.
J'aime les voir heureux. Ça me rend tout aussi heureux, alors...
peut-être continuer sur cette voie.
- Tu vois. - Oui.
Utiliser ma beauté et mon charme pour sauver le monde.
Waouh.
Ma mère étudie pour être infirmière, mais...
C'est vraiment quelqu'un de spécial.
Je ne pense pas avoir ce qu'il faut pour aider les gens.
Je ne pourrais jamais sauver la vie de quelqu'un.
Ne dis pas ça.
Tu as été un super Safety Buddy.
- Oh. - Oui.
Vraiment ? "Super" ?
- Oui. - Je suis super.
Chris Gregory est super.
C'est très naturel chez toi.
Je suis donc naturel.
- Je suis naturellement super. - Oh.
- Je suis naturellement super. - Oh, bon sang. Tu ne t'arrêtes jamais.
Non ! Ça se passe mieux que prévu.
- Mon Dieu. Tais-toi. - J'adore.
Ça se passe si bien que tu devrais rencontrer ma famille
quand elle viendra pour les vacances de Pâques.
- Ah oui ? - Oui.
- La passe ! - Attrape !
- Waouh. - Qu'est-ce que... Que se passe-t-il ?
Oh, mon Dieu.
Ils font quoi, là ?
Mes garçons me manquent !
Ça te manque que Chris et moi, on domine John et papa ?
Ne parle pas trop vite, Col.
Très bien, je vais sur grincheux.
- Je vais sur papa. - Ça va mal finir !
Tu es sûre de pouvoir gérer ça ?
J'ai un frère.
Non, je veux dire Chris. Il n'est pas toujours facile.
Ne vous inquiétez pas pour moi.
- Qu'est-ce qui t'arrive ? - T'as un peu perdu.
Au fait, les gars, regardez ça.
C'est quoi ?
Oh ! Tu veux le voir ? Je suis désolé.
Regarde... et pleure.
- Ça ne t'a pris que trois ans. - Merci.
C'est grâce à sa copine.
J'ai même survécu à toutes les leçons, alors...
Oh, merci. Merci.
- Je suis impressionné. - Félicitations.
- C'est super. - Il l'a eu en combien de fois ?
- Du premier coup. - Allons manger.
"Il l'a eu en combien de fois ?" "Il l'a repassé trois fois."
"Tu as repassé ton permis combien de fois, Chris ?"
Sois sage, d'accord ?
- Oui, bien sûr. Toujours. - Je t'aime.
- C'est pour toi. - C'est quoi ?
- C'est un petit... - Quoi ? Non.
- Prends-le. - Je n'ai pas besoin de ton argent.
Merci, maman.
Maman.
- Je t'aime. - Je t'aime aussi.
- Prends soin de ton frère. - J'essaierai.
Prudence au volant.
On y va. Je t'aime.
- Au revoir. - Au revoir.
- C'était un plaisir de te rencontrer. - Merci.
Merci pour tout, papa.
Je t'aime.
- Étudie bien. - Oui.
T'as compris ?
- Amusez-vous bien. - Oui.
- Pas trop. - Bien sûr que non.
- Soyez sages. - Toujours.
Au revoir.
Je vous aime.
- Je t'aime encore plus. - Je t'aime.
- Au revoir. - Attention !
Attendez ! Revenez !
Ne me laissez pas !
C'était une super journée.
Moi, Jorge Bolivar...
Moi, Leslie Folk...
...je te prends, Leslie Folk...
...je te prends, Jorge Bolivar...
...comme légitime épouse...
...comme légitime époux...
...pour le meilleur ou pour le pire...
...pour le meilleur ou pour le pire...
...dans la santé comme dans la maladie...
...dans la santé comme dans la maladie...
...jusqu'à ce que la mort nous sépare.
...jusqu'à ce que la mort nous sépare.
Ma femme ?
Mon mari.
Santé.
Quelle journée, hein ?
- C'était magique. - Oui.
Désolée que tes parents ne soient pas venus.
Non. Ne t'en fais pas. Ça nous a épargné une scène.
Aujourd'hui, il s'agissait de nous et de notre vie ensemble.
Ils tomberont amoureux de toi, tout comme moi.
Tu me le promets ?
Je te le promets.
Ma petite cacahuète.
Bien.
OK.
Tu es sérieux ?
Il est temps de s'y mettre si tu veux des dizaines de bébés.
Qu'ai-je fait pour être si chanceuse ?
Tu as bientôt fini, Sam.
- Oui. - Tu as des projets après le diplôme ?
Probablement être stagiaire dans une association que j'aime.
Et oui, ma copine est intelligente.
Est-ce que ça déteint sur toi ?
Oui, justement. Je pense postuler en tant que pompier.
- Pour jouer avec la sirène. - Oui, absolument.
Tu en as déjà entendu une ?
Et j'espère qu'on voyagera un peu, aussi.
- Oui, ce serait super. - Oui.
- Je nous y vois déjà. - Oh !
L'océan bleu, toi et moi, sur un yacht comme celui-là.
ALOHA ! DE HAWAÏ
Je regarde l'horizon et tu me serres dans tes bras
devant plein de poissons tropicaux et...
tous ces incroyables...
Ignore-le. Il fait ça souvent. Chris, mec, arrête.
Oui, Chris.
- Chris ! - Chris, c'est pas drôle.
Pourquoi il ne se lève pas ? Chris ? Que se passe-t-il ?
- Chris ! - Hé !
- Chris ! - Chris ! Réveille-toi, Chris !
- Allez, mec ! - Arrête de plaisanter !
Merde. Va chercher ta voiture ! Va chercher ta voiture !
Allez, mon grand.
Allez, reste avec nous.
Ça va aller.
Chris !
Chris.
Non !
Docteur.
L'IRM montre une hémorragie dans le lobe frontal de son cerveau.
Il n'y a aucun signe de traumatisme,
il a pu être victime d'un type d'anévrisme
ou a une malformation artérioveineuse.
S'il te plaît.
Ne me quitte pas.
Je t'aime tellement.
S'il te plaît.
Reviens-moi.
Sam.
Chris ? Chris ?
John. John.
Chris ? Les gars.
- Hé. - Chris.
Ça va ?
Je ne me suis jamais senti aussi bien.
Je n'exagère même pas.
Oui, il va mieux.
On pensait t'avoir perdu.
J'ai fait un rêve...
J'étais une chenille coincée dans un cocon.
Il faisait très sombre à l'intérieur.
Je grattais le cocon, pour essayer de sortir,
mais je n'y arrivais pas.
Comme si j'étais coincé. Je ne pouvais plus bouger.
J'avais si peur.
J'ai cru que je n'allais jamais pouvoir rentrer.
Puis j'ai entendu ta voix.
J'ai commencé à voir...
une lumière, et j'ai vu une issue.
Et... j'ai réalisé que j'étais plus que ce que je pensais être...
J'étais un magnifique papillon.
Et je pouvais voler.
Il y avait un petit chien qui s'appelait Toto ?
Une vilaine sorcière ?
Oui. Oui, il y en avait une.
Et la sorcière était ta femme.
Ton frère vient de sortir d'un coma.
Ne le brusque pas.
Je suis soulagée que tu ne te sois pas envolé.
Moi aussi.
Doucement.
Parce que je voulais te demander quelque chose.
- Salut. - Salut.
Très chers amis,
nous sommes réunis aujourd'hui pour voir cet homme, Christopher,
épouser cette femme, Sam, par les liens sacrés du mariage.
Tu es magnifique.
Toi aussi.
Chris.
Oh, euh...
Moi, Chris, je te prends, Sam,
comme légitime épouse.
Et moi, Sam, je te prends, Chris, comme légitime époux.
De rester à tes côtés, dès aujourd'hui...
jusqu'à ce que la mort nous sépare.
Par le pouvoir qui m'est conféré,
je vous déclare mari et femme.
Chris, vous pouvez embrasser la mariée.
Et d'un coup, l'avenir dont parlait Sam
a commencé à se dessiner.
Ce n'était pas si différent
de la vie que Jorge et Leslie ont vécue avant nous.
Notre histoire était similaire, juste à une époque différente.
En avant. Ferme la porte. Home sweet home.
- Attends. - C'est bon ?
Home sweet home, regarde-moi ça. Pas mal, hein ?
- Elle te plaît ? - Oui.
Il y a quelques chambres vides à remplir.
Mais il y avait quelques différences entre nos vies.
Des différences tragiques.
Tu as eu le poste ?
J'étais sûre que tu y arriverais.
Je suis si fière de toi.
Merci.
- Tu aimes ma chemise ? - Oui. Jolie chemise.
- Pas vrai ? - Oui.
Oui, maintenant qu'on va se faire du fric,
on va pouvoir faire quelques changements ici.
On pourrait commencer par une douche assez grande pour moi.
En fait, la priorité,
ce serait de repeindre la chambre...
- D'accord, tu veux quelle couleur ? - ...papa.
- Et oui. - Moi ?
- Oui. - Non.
- Si. - Non.
- Oui. - Non.
- Non, tu rigoles. - Oui. Oui !
Oui ?
- Quoi ? - Oui.
Non, c'est pas vrai.
Waouh.
Waouh.
- Tu es... - Oui.
J'y crois pas.
- J'y crois pas. - C'est fou.
- Je t'aime. - Je t'aime.
- C'est son... - Non.
Non, c'est son cordon ombilical.
Oui, bien sûr.
J'ai reçu vos résultats et je les ai examinés,
et j'aimerais vous donner de meilleures nouvelles, mais...
vu vos antécédents médicaux, nous ne sommes pas très optimistes.
Je suis désolée.
D'accord. Merci pour votre temps.
C'est ma faute. Tu n'aurais jamais dû m'épouser.
On n'en sait rien.
Je ne peux pas te donner ce que tu veux.
Je ne peux pas te donner ce que tu mérites.
Non, mon amour.
Tu voulais une grande famille, avec des dizaines et des dizaines...
des dizaines de bébés.
Je t'ai déçue.
Écoute-moi.
C'est toi, ma famille.
Tu es tout ce que je veux et tu es tout ce dont j'ai besoin.
Tu es la meilleure chose qui me soit jamais arrivée.
Et je ne changerais ça pour rien au monde.
Je suis désolé.
Je suis désolé.
Prenez votre bolster et asseyez-vous confortablement.
Maintenant, fermez les yeux, mettez vos mains sur votre ventre
et visualisez le lien avec la vie intérieure.
Tío !
Tío !
Ça s'aggrave, non ?
On veut profiter de chaque instant.
À l'Aliento de Vida.
Le souffle de vie.
On va y aller. Merci à tous d'être venus.
Il est parfait.
Je t'aime tellement.
Salut. C'est maman ?
On devrait vraiment retourner à terre.
Non.
On veut que tu te sentes bien.
Non. Je ne veux pas qu'on s'inquiète pour moi.
Tío ! Tío, viens nager !
Oh ! Jorge !
Non. Vérifie son oxygène. OK, ça va aller.
Oncle Jorge va bien.
Tout va bien.
J'ai contacté la Mayo Clinic.
Je vais essayer de programmer une greffe pour vous.
Une greffe ?
Sans nouveaux poumons, il en a pour un an,
peut-être même un mois.
Pour bénéficier de l'opération,
il faut être assez malade, ce qui est clairement votre cas,
mais en assez bonne santé pour survivre à l'opération.
C'est super.
Tu ne dors pas ?
Je n'y arrive pas.
Tu devrais être au lit, mon amour.
J'ai quelque chose pour toi, Cacahuète.
Joyeux anniversaire
Joyeux anniversaire
Joyeux anniversaire, Cacahuète...
Non, c'est le mois prochain.
Joyeux anniversaire
Cacahuète.
Au cas où ?
Vas-y, mon grand !
C'est quoi ?
Un camion ?
C'est un camion de pompiers.
Merci, oncle Colin et oncle John.
LE DERNIER TESTAMENT DE JORGE BOLIVAR
Allô ?
Oui.
Dr Keller ?
Ce soir ?
Oui, on sera là.
D'accord, je vous rappelle. Merci. Merci beaucoup.
Oh, mon Dieu.
Tu ne vas pas le croire.
Ils ont un donneur pour toi.
Jorge, ça va ?
On doit t'emmener à la clinique dès que possible.
Viens là.
J'ai eu une belle vie, non ?
Qu'est-ce que tu racontes ?
Ça n'a aucun sens.
Ils devraient choisir quelqu'un de plus jeune.
Arrête, s'il te plaît.
Quelqu'un qui le mérite plus.
J'adore ma vie.
J'ai été béni et j'ai...
Je n'ai manqué de rien.
Je t'ai eue, j'ai eu ma famille.
On devrait peut-être aller sur l'Aliento
et laisser le destin se produire.
Mon chéri, c'est l'occasion de respirer à nouveau.
Et je suis là, à tes côtés.
Mais tu dois encore te battre.
Et si tu ne comptes pas te battre pour toi,
alors bats-toi pour moi.
On peut le faire.
Voilà, doucement.
Très bien.
- Super. - Merci.
Le Dr Keller arrive avec les poumons.
On dirait un service de livraison.
Tu sais, ça me rappelle notre première rencontre.
Ça irait beaucoup mieux si tu me tenais la main.
Toujours un tombeur.
Ça a marché.
Tu es là.
Tu ne perds pas de temps.
Je n'ai pas de temps à perdre.
Ce n'est pas votre première fois.
Non. J'espère que ce sera la dernière.
Vous ne pouvez pas aller plus loin.
Elle sera là à ton retour.
- D'accord. - Accroche-toi.
OK ?
OK.
Tiens bon.
Qui sont ces gens ?
Des familles de patients qui attendent une greffe.
Ils n'ont nulle part où aller ?
Non.
- J'espère que ce n'est pas trop dur. - Ça va.
- Quelqu'un est rentré. - Papa.
Vous regardez le nouveau lieutenant.
- Vraiment ? - Oui.
- Tu entends ça ? - Papa !
- C'est incroyable ! - Merci.
- Papa ! - Merci.
- Un camion de pompiers. - Oui.
Waouh ! Regardez ça. C'est de l'art.
- C'est incroyable. - C'est pas un camion de pompiers.
- Non, c'est vrai. - Je vais faire couler son bain.
OK.
- Je suis si fière de toi. - Merci.
C'est super.
Hé ? Je veux te regarder.
Oh ! Viens là.
J'adore les camions de pompiers.
Moi aussi, j'adore les camions de pompiers.
Ne le dis pas.
Je ne le dirai pas.
- Dis-le. - Je peux ?
- Oui. - Camion de pompiers.
Oh !
Bon, il faut que je vous dise.
Ce n'est pas vraiment ce qui s'est passé.
Ça aurait été bien.
Ça aurait été vraiment très bien.
Une femme parfaite.
Une famille parfaite.
Tout ce que j'ai toujours voulu.
Et plus encore.
Mais la vie avait d'autres projets pour moi.
Ils m'ont fait passer tous les tests imaginables.
Scanner, IRM, prise de sang,
niveaux d'oxygène, la totale.
Et tout semblait en ordre.
Sauf une petite chose.
Docteur.
L'IRM montre une hémorragie dans le lobe frontal de son cerveau.
Il n'y a aucun signe de traumatisme.
Il a pu être victime d'un type d'anévrisme
ou a une malformation artérioveineuse.
En clair ?
C'est quand un vaisseau sanguin est perforé.
Et maintenant ?
On va drainer du liquide et atténuer la pression sur le cerveau.
Je ne comprends pas. Il était en parfaite santé.
On l'a vu la semaine dernière.
Environ deux pour cent de la population a ce genre de problème
et l'ignore.
Même si elle est perforée, ce n'est pas nécessairement fatal.
- La plupart du temps. - Comment ça, la plupart du temps ?
On dirait simplement qu'il dort.
On en saura plus demain matin.
En attendant, vous devriez tous vous reposer.
Il y a un hôtel plus bas dans la rue.
Chris, écoute-moi.
C'est papa.
Je t'aime, mon fils.
Prends la main de Dieu, d'accord ?
Prends la main de Dieu.
- Bonjour. - Bonjour. Il faut qu'on parle.
L'état de Christopher s'est sérieusement détérioré.
Je vais aller droit au but.
Il nous a quittés.
On doit faire un dernier test pour confirmer la mort cérébrale.
Ensuite, nous débrancherons toutes les machines.
Je suis vraiment navrée.
Peut-on attendre que son frère John arrive ?
Oui, bien sûr.
On le fera quand vous serez prêts.
PERMIS DE CONDUIRE DONNEUR
On ne peut pas accepter ça.
Ils vont tout lui retirer.
Comme une vieille bagnole ?
- Chéri. - Non, je suis pas d'accord.
Maman, tu ne vas pas accepter ?
C'est ce qu'il voulait.
Salut, petit frère.
D'habitude, à chaque fois qu'on est à deux, c'est toi qui parles.
Je sais pas ce que je dois faire.
Où sont tes blagues quand j'en ai besoin ?
Je sais que je n'étais pas très sympa...
la plupart du temps.
"Travaille plus dur, étudie plus."
Quelle importance maintenant, hein ?
Je suis désolé...
pour tant de choses.
Tu sais, c'est...
C'est parce que je t'aime.
Tu le sais, ça ?
Chris...
J'espère que tu m'entends.
Je t'aime.
Et je suis fier...
fier d'être ton grand frère.
Au revoir, mec.
M. Gregory, des avions décollent dans tout le pays ce soir
grâce à votre fils.
On a des receveurs pour tous les organes abdominaux et thoraciques.
Le cœur, les poumons, le foie, le pancréas,
les reins et les yeux.
Votre fils va sauver cinq vies.
Est-ce qu'on...
Est-ce qu'on saura qui les reçoit ?
Un jour, peut-être.
Qui sait ?
Vous recevrez peut-être une lettre.
Peut-être pas.
Parfois, les gens écrivent, parfois, les familles se rencontrent.
Ce n'est pas facile.
Mais ça peut arriver.
Mais seulement via l'agence. Aucun nom ni adresse n'est divulgué.
Juste l'âge, le sexe et la région.
Mais... je n'espérerais pas trop.
Ils ont tous mené leur propre combat.
Merci.
Merci.
Merci d'être là.
Ma famille et moi apprécions vos prières pour Chris.
Si vous pouviez faire quelque chose pour nous, c'est...
c'est ça.
Avant de vous endormir ce soir...
appelez quelqu'un que vous aimez et dites-le-leur.
Appelez un ami.
Ou un proche que vous n'avez pas vu depuis un moment.
Et ne leur parlez pas de leurs notes ou de leurs factures de téléphone.
Dites-leur seulement...
à quel point vous les aimez.
Merci à tous d'être venus.
Merci.
Je suis en vie.
Je suis en vie.
Je suis en vie.
Qui respire pour moi ?
Un ange. C'est tout ce qu'on sait.
D'accord.
D'accord.
Oui.
Les âmes des vertueux sont auprès de Dieu.
Et ils sont libres de tout tourment.
Aux yeux des ignorants,
ils sont morts,
leur départ est vécu comme une souffrance
et un effondrement.
Mais ils sont en paix.
Mais si pour les hommes, ils ont été punis,
leur espoir est plein d'immortalité.
Je t'aimerai toujours.
Oh...
Les infirmières le surnomment Superman.
Vous vous êtes rétabli en un rien de temps.
J'ai l'impression de renaître, docteur.
Qui était-ce ?
Je ne peux pas divulguer ce genre d'informations.
On doit savoir. S'il vous plaît.
Je vais me renseigner auprès de l'agence et je verrai ce qu'ils me disent.
Mais je pense que vous devriez rentrer d'abord.
Merci.
Avec plaisir.
C'est écrit à la main et...
ils ont caché son nom et sa signature.
Lis-la.
"À lui et à toute sa famille.
Je suis le bénéficiaire d'un don inestimable
qui provient d'un membre de votre famille.
Je ne peux imaginer le chagrin causé par votre perte
et aucun mot ne peut apaiser cette douleur.
Néanmoins, vous avez partagé avec moi le plus beau cadeau qui soit.
Le cadeau de la vie."
...ON L'APPELLERA "GABRIEL" COMME...
Grace.
Chérie, viens voir.
Quoi ?
Ils ont donné un nom à Christopher.
Lequel ?
Gabriel.
L'archange de la vie et de l'incarnation.
Notre garçon.
Leur ange.
Gabriel.
JORGE ET LESLIE BOLIVAR
Gabriel était Christopher, leur fils de 19 ans.
Il était amoureux d'une fille qui s'appelait Sam.
Les parents ont perdu leur fils
et elle a perdu son amoureux.
Ce n'était qu'un gamin.
Ce n'était qu'un enfant.
Chris est là.
Il est avec moi.
Je vais bien prendre soin de lui.
Merci.
- Bonjour. - Je m'appelle Grace.
Enchanté.
Ravie de vous rencontrer.
Allez-y, prenez mes yeux.
Ils ne me servent plus à rien.
Mais quand ils regarderont des enfants jouer,
je sourirai aussi.
Prenez mon cœur pour que quelqu'un d'autre puisse vivre, aimer et...
avec ce cadeau, mon amour demeurera dans ce monde.
Prenez mes poumons pour que quelqu'un d'autre puisse chanter.
Si vous écoutez bien, vous m'entendrez chanter avec lui.
J'aurais aimé continuer à vous prendre dans mes bras et à raconter des blagues.
J'ai fait de mon mieux pour faire sourire les autres.
Et quand je mourrai, je ne serai pas là.
Je serai partout.
Voilà mon histoire.
Et personne ne s'attendait à ce qu'elle se termine comme ça.
Mais c'était un miracle.
Magnifique, génial et fantastique.
En 2011, pour exprimer leur profonde gratitude,
Jorge et Leslie ont fondé la GABRIEL HOUSE OF CARE
en souvenir de Christopher Gregory.
L'association propose des hébergements et des aides
pour les patients et les soignants en attente d'une greffe.
Sous-titres : IYUNO Media Group Traduction : Thomas De Knop
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