All language subtitles for Welcome Back - Back to Corsica

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Original subtitles

-Ah, le premier jour en Corse, pour moi, c'est quoi ?

La Corse, c'est vraiment un endroit immuable.

C'est toujours le même rythme, toujours la même ronde.

Toujours le même accueil.

-Eh !

-Aho ! Va en tongs jusqu'à Porto-Vecchio et me casse pas les couilles, toi !

R'garde.

Oh, tu me suces la vie avec tes coups de fil à l'heure de l'apéro.

Tu peux pas prévenir quand tu redescends ? -J'étais trop angoissée hier.

Le retour, ça m'angoisse.

-Ça va, 2 minutes, c'est bon ?

J'ai dû me fader tous les sans-familles de la création

qui veulent voir un pezzu de plage au prix d'un aller-retour à New York.

N'importe quoi. -Je suis désolée, je suis sortie hier.

Je suis toc de mal.

Ça va, ma tête ?

-Oui, c'est bon, te fais pas de mal, va.

Bon, bichon, tu dégages ou je te dégage !

-Dès que l'été arrive,

c'est nécessaire. C'est quelque chose que je dois faire : rentrer.

Je sais pas comment expliquer, mais...

Mais la Corse, elle a quelque chose de sacré, pour moi.

C'est une terre sacrée.

-C'est bien que tu sois rentrée. Je t'attendais pas si tôt.

Qu'est-ce qui se passe ? T'as plus de boulot ?

-Mais non, pas du tout.

Je dois réfléchir à ce que je veux faire.

J'ai besoin de mûrir.

-Alors, attention quand même, hein.

Parce que la maturité, c'est le stade juste avant la péremption, hein.

-De toute façon, je suis de baptême demain. J'avais pas le choix.

-Rassure-moi : c'est pas toi qu'on baptise ?

-Eh ben tu sais quoi ? J'ai pris des bonnes résolutions cette année.

Cet été, je la fais différente.

Je vais chez mes parents, je me couche tôt, je décompresse.

J'arrête de faire l'enfant, je prends mes responsabilités.

-Sage décision. Moi aussi, cet été j'arrête :

les relations pourries, les psychopathes et les connards.

-Eh, vaste programme, hein !

Mais qu'est-ce que tu vas faire, du coup ?

-Je sais pas.

-Faut qu'on change, hein. -Non, mais sans déconner.

On a passé l'âge, non ? -Eh ouais, on a passé l'âge.

-Eh ouais.

On va boire un coup ?

-On va boire un coup.

-Allez.

Eh ben, double !

-Il a pas le droit de doubler, je crois.

C'est la vie, il va attendre

comme nous on a déjà attendu derrière des plombs de cars.

-Tu te les choppes au col, hein.

Ça va, c'est bon.

Ça va !

Ils sont en vacances, non ?

Sérieux, quoi. Et va te faire mettre !

Imagine, là, il te fait un frein à main,

il te sort tous les touristes, là tu es bien.

-Ah, ça fait du bien !

Tu vois, c'est la seule chose qui me manque à Paris : sentir la vie.

Sentir les odeurs, le vent, la mer.

-Tu m'étonnes, ouais.

C'est sûr qu'attendre toute une année pour venir sentir les relents du port...

C'est quelque chose, hein.

-Mais tu as toujours l'art de couper un moment, toi, hein !

-Bon, en parlant de moment coupé...

J'espère qu'il y aura pas Jean.

-Pourquoi ?

On n'est plus ensemble. -Ah ouais ? Pourquoi ?

-Il est trop jeune, enfin...

On n'a pas les mêmes aspirations. -Ouais, mais bon...

C'est pas comme si tu voulais faire des enfants avec lui.

-Enfin, bref ! Si tu le vois, tu viens me sauver, hein ?

Parce que depuis que je lui ai dit, il est en phase explicative.

-Explicative ?

-Ouais, enfin,

il essaie de s'expliquer à lui-même pourquoi c'est une bite.

-Ah OK. -Ouais.

-Ça a pas l'air simple, hein ?

-Apparemment non, non.

-Depuis quand Maxime, il travaille à la paillote ?

Il fait des extras depuis qu'il est rentré de Londres. Il essaie de se réadapter.

-Non, mais écoute-moi, fradè.

-Ne m'appelle pas fradè, Maxime. On est au boulot.

-Écoute, imagine...

Là, on sort les tables, on les met sur la plage. C'est gagné.

-J'ai pas l'autorisation pour un comptoir sur la plage. Je te l'ai déjà dit.

-Bon, pas de comptoir. Écoute, Jean-Charles. Le plus important, c'est le son.

Laisse-moi organiser la soirée. Je connais des jeunes, ils font de l'electro...

C'est la folie.

Chi tanti capo, Jean-Charles. Je t'assure. Ça va être plein de femmes.

-Y aura pas de femmes, il va y avoir que des drogués.

-Mais c'est pas des drogués, Jean-Charles.

C'est des mélomanes.

-Arrête de rêver et va servir les clients.

-T'es un petit peu réticent. Je comprends. Mais réfléchis et on en reparle. D'accord ?

-Comment ça se passe avec Jean-Charles ? -Eh bah...

-S'il continue de me parler de soirée, ton cousin,

je vais l'enterrer dans le sable.

-Bah voilà, comme ça.

-Alors ! On est de retour ?

-On peut dire ça. -Je parlais pas à toi.

Je parlais à l'alcoolique à ta droite, là.

Qu'est-ce qu'il y avait ? Il y avait un barrage de flics, ou quoi ?

-C'est ta mère le barrage. Ça va ?

-Ma mère... La sœur de ta mère. -Oh ça va, là. Sers-nous, là,

au lieu de faire une analyse freudienne approximative.

-Allez ! C'est parti. Aujourd'hui, c'est cadeau.

C'est moi, la thérapie.

-Voilà.

Et ça se passe bien avec Jean-Charles ? Parce que...

Il a pas l'air à l'aise, là.

-Y a pas trop de touristes cette année, tin tatche.

Aho Jean-Charles ! C'est pas le Cap d'Agde, là, hein ?

-Et Flora, elle est où, là ?

-Elle fait la sirène, là-bas.

-Allez, on respire !

Fort !

Doucement.

Fort !

Doucement.

On ne lutte pas contre la vague.

Votre sexe est un tout.

Votre point d'ancrage.

Sentez votre sexe contre la mer.

On n'abandonne pas, même dans le déséquilibre.

Allez Flora ! Remonte sur ta planche.

On sait toutes que tu en as le courage.

-Bon...

J'abandonne ! J'abandonne.

Je vous laisse entre gouines. Le tribadisme aquatique, c'est trop pour moi.

-Ce que j'aime, c'est le calme.

La sérénité des gens de là-bas.

-Oh putain, la touche !

-C'est pas vrai... J'ai l'impression que cette combinaison essaie de me féconder.

Ça va, toi ?

Alors, Paris ?

-Ça va. Très bien même.

-T'en as pas marre, des fois ? Tu te dis pas que t'as envie de rentrer, là ?

Oui, c'est sûr, à Paris, tu peux faire des expos. Mais bon...

On est quand même mieux ici, non ?

Pas de foule, pas de queue.

Pas de métro.

Je sais vraiment pas comment tu fais, hein. -Je sais pas, je fais pas d'expos.

-Je vois qu'elle est toujours aussi vive, elle, hein.

-Non, mais laisse-la. Elle vient de rentrer.

Le temps que les synapses se remettent en place.

-Putain !

Bon, je vais lui répondre, sinon il va pas lâcher l'affaire.

-Toi, t'es sûre, ça va ? Tu vas pas du tout enlever ta combinaison de calamar ?

-Non.

-Putain, je suis pas aidée.

-Je sais pas, c'est...

J'ai un peu l'impression de renaître, en fait.

J'ai l'impression de renaître.

Petru Anto, je suis pas obligée de rentrer à la seconde à la maison

au moment où je rentre !

Putain !

Tu me laisses vivre ! Voilà ! Tu me laisses vivre ! Allez, basta !

Quoi ? Non,

rien, j'ai dit basta. Allez, c'est bon, je raccroche.

Oui, salut. SA-LUT !

Putain,

quel con de merde.

-Un ex un peu relou ?

-Non, pire que ça. Mon frère.

-Ouh là là, c'est un peu incestueux ça, non ?

-Techniquement, non.

-Dommage.

J'aime bien les histoires sordides.

-Je m'att... -Je m'attendais pas à te voir.

Ça fait longtemps que t'es rentrée ? -À l'instant.

-Je comprends pas exactement ce que tu veux faire, là.

Enfin, je sais pas.

T'as quand même conscience qu'on peut pas monter un festival en 2 secondes.

-Mais c'est pas un festival, enfin !

C'est juste le nom. Le but, c'est de faire une toc de soirée.

Je connais des jeunes, ils font un toc de son, ils s'appellent Indeep'ndance.

-Non, mais je te suis plus, là.

Je croyais que tu voulais faire une soirée electro.

-Oui. Une deep ! Deep comme de la deep and dance.

Qu'est-ce que tu en penses, Marie-Luce ?

-Hein ? Ah non, moi je comprends rien en electro.

Ça me donne l'impression d'avoir des bourdonnements dans les oreilles

et que je vais décompenser, tu vois ?

Bon, allez. Je vais pisser. Vous me resservez un verre ?

-Ah non, non. Moi, je vais y aller de toute façon.

Je crois que la combinaison iode et mojito a eu raison de ma virilité.

-Tu vas rentrer voir ta femme ?

Dis, tu lui diras qu'il m'appelle parce que j'ai besoin de bras pour la soirée.

-D'accord, mais viens déjà récupérer ta table de mixage.

Parce que mon salon ressemble

au backstage du Queen, les tapins en moins.

-Bon. Ben je vous laisse à vos commodités, hein.

-T'as entendu ce qu'elle a dit ? Elle a dit que t'étais pas commode.

-Et toi, t'es pas con mode.

-"Et toi, t'es pas con mode".

-Bah quoi ? -Bah, tu trouves ça rigolo ?

-T'es rigolo, toi ?

-T'es rentrée depuis quand ?

-Je suis rentrée là. Définitivement.

-Définitivement ?

Comme quoi, s'installer en Corse, c'est vraiment une maladie incurable.

-Tu rigoles ou quoi ?

T'en as pas marre, là, sérieux, de prendre le métro avec les gens qui puent

et qui sont moches ?

Je sais pas, de vivre dans un 30 m² qui coûte une blinde,

d'attendre que ta vie commence, quoi.

-Je prends pas le métro.

-Ah ouais ? Tu fais comment, alors ?

-Je marche.

Je marche très, très fort contre le vent.

-À quoi ça sert ?

-Je sais pas encore.

Des perspectives amoureuses ? C'est-à-dire ?

T'as déjà mis les pieds en Corse, toi ?

Parce que vraiment, au niveau des relations, nous, on est encore au niveau de la mer.

On explore, on nage.

-Qu'est-ce que tu fais là ?

-Oh putain... Pas toi.

-Je peux m'asseoir à côté de toi ? -Non.

Non, mais vas-y, je t'en prie. -On peut se parler ?

Pourquoi tu réponds plus à mes messages ?

Des messages, c'est quoi ? C'est rien, c'est juste des messages.

-Jean, qu'est-ce qu'on a dit ?

On était d'accord, hein. Il vaut mieux que ça s'arrête. D'accord ?

-Oui, je sais ça,

tu me l'as déjà dit. Mais je sais pas... Je te vois, là.

Déjà, pourquoi tu es là ? Hein ?

Tu le sais que ça me met mal de te voir.

Ça me met mal.

-Où tu veux que j'aille ? Où tu veux que j'aille ?

Y a trois bars. C'est pas comme si j'avais l'embarras du choix. Trois.

-Tu t'es pas dit que tu pouvais me croiser ?

-Oh putain. Essaie de te le rentrer dans le crâne une bonne fois pour toutes, d'accord ?

Je vais pas aller m'exiler en Balagne pour toi.

-Tu as aucun respect pour moi !

Ça y est, tu es une nouvelle femme.

Genre c'est fini, tout va...

Tout a changé. -Ouais. Jean, écoute. On était d'accord.

C'est pas parce qu'on n'est plus ensemble que je vais arrêter d'aller dans les bars.

Les bars, ils sont pas à toi.

Moi, je suis pas à toi. Ta propre voiture, elle est pas à toi.

Alors, essaie de m'éviter le côté pathétique de la soirée, t'es gentil.

-Attends, Marie-Luce, attends ! Tu fais vraiment comme si y avait rien ?

Tu vas jeter quatre ans passés comme ça ensemble, comme si j'existais pas.

Hein ?

Normal, comme si j'existais pas.

Tu comprends pas que si je te vois avec un autre type, je me tue ?

-Non, mais t'es un grand malade !

Je vais pas le supporter si je te vois avec un autre type.

-Quel type ? Quel type ?! Où tu vois un type, là ?

-Ouh là, tu veux pas retourner voir ta pote, là ? Elle a pas l'air bien.

-Non, non, t'inquiète pas. Elle va s'en sortir.

-Putain, tu m'as gavée, là. C'est bon, je me casse.

-Non, mais dans les pires moments, c'est vrai que...

Bah, on a les amis.

Et ça, c'est une valeur sûre.

-Bon, Andréa,

j'en ai marre, on se casse. -Je suis en train de discuter, Marie-Luce.

On attend 2 minutes et on remonte.

-Attends, je m'en fous, moi. Je suis pas ton taxi, là.

-Bon, moi, je vais vous laisser.

-Non, attends, reste. -Non,

mais c'est bon, t'inquiète. On m'attend. Je suis pas seule.

-Pourquoi tu me casses toujours mes coups ? -Laisse tomber.

Tu me remercieras demain, va. Bon, tu te bouges, là ?

Sérieux, quoi !

-Oh !

Qu'est-ce qui te prend, putain, Marie-Luce ? J'ai même pas dit au revoir aux autres.

-Dis-moi, on est censées passer la soirée ensemble. Toi, tu te casses, tu reviens pas.

Tu discutes avec cette conne.

Hein ? Qu'est-ce que tu crois que tu vas faire, de toute façon ?

Non, mais... Je t'ai vue, là. Ton manège, ça marchera pas.

Oublie-la cette fille, je t'assure.

-Oh ! C'est pas à toi de dire si ce que je fais c'est bien ou pas.

-Non, mais moi, je fais ça, c'est pour toi.

Cette conne, elle s'intéresse à toi juste parce que tu t'intéresses à elle, d'accord ?

Alors, réfléchis deux secondes. Hein !

Ils sont où tes amis, là ?

Tu rentres, c'est pour passer du temps avec les gens que tu aimes, non ?

Essaie de penser deux secondes à autre chose qu'à toi. Juste pour voir.

-Mais qu'est-ce que j'ai fait de mal ? Rien !

-Non, mais chaque fois que tu rentres, tu me casses les couilles, c'est dingue !

Comment tu fais, sérieux ?

Non, mais, c'est du classique Andréa : "J'ai jamais rien fait". Tu changeras jamais.

-Putain ! Tu me soûles, Marie-Luce.

C'est pas de ma faute à moi si tu sais pas gérer ta vie avec Jean,

si tu trouves pas un type qui te convient, c'est pas ma faute !

Alors tes nerfs, tu les passes pas sur moi, d'accord ?

Et tu as pas à me dire ce que je dois faire de ma vie, à qui je parle et tout le reste !

-Non, clairement pas. Mais c'est encore moi qui décide quand je rentre ou pas, d'accord ?

Et là, c'est maintenant. Donc c'est maintenant. Et puis démerde-toi !

-Putain !

Bon, bien sûr, c'est vrai, parfois c'est intense.

Mais le plus important,

c'est qu'on soit soudés.

Elle est où, Flora ? -Elle est partie se changer.

-Partie aussi...

-Qu'est-ce que tu as ?

Bon, je vais prendre ma pause. Tu viens avec moi ?

Hein ? Allez, viens.

-Comment je vais faire pour remonter au village maintenant ?

-En soi, c'est pas très loin à vol d'oiseau.

-À vol d'oiseau ? Mais pourquoi vous dites toujours à vol d'oiseau ?

T'as l'impression que je suis une putain de mouette, moi ?

Tu sais quoi ?

Je crois que j'ai envie de vivre différemment.

Pas être constamment obligée de rentrer, de faire bonne figure,

de s'adapter aux autres.

J'en ai tellement marre de devoir m'empêcher d'être moi-même.

Tu vois ce que je veux dire ?

Est-ce que toi, tu t'empêches d'être toi-même ?

-Non, mais par contre, vas-y mollo

parce que je l'ai ramenée de Londres, elle est un peu forte.

Merci.

-Je crois que j'ai envie d'être ce que j'ai envie d'être.

-Ben te retiens pas.

Lâche-toi. Est-ce que tu connais les 4 accords toltèques ?

-Non. C'est quoi ? -C'est génial !

C'est une philosophie d'Amérique du Sud.

Ça t'apprend à te dégager de tes barrières,

à comprendre l'importance de ton vocabulaire

et à prendre conscience que tes suppositions sont des créations de ta pensée.

"Je suis content que tu sois rentrée, mais...

ça veut pas dire que j'ai envie de coucher avec toi,

parce que je te respecte, et te respecte profondément comme une sœur."

Tu comprends ? -Non.

-C'est pas compliqué.

Enfin, c'est pas grave.

Faut que j'y aille parce que sinon Jean-Charles, il va me tuer.

Par contre...

Lâche prise, vois positivement.

Ça fait du bien à l'âme.

Mais que ta parole

soit impeccable.

-Impeccable !

Impeccable.

Ouais. Au début, quand on rentre, on est plein de bonnes résolutions.

Après, des fois...

Quand le temps passe...

Ouais, ça peut faire remonter quelques émotions, ouais.

Je peux te parler ? -Quoi ?

-Faut que je te parle. -Qui c'est, elle ?

-Non, non, rien. C'est juste une pote de Paris.

C'est pas le moment. -Mais c'est jamais le moment !

-Fais un effort, s'il te plaît.

-Non, mais c'est pas une question d'effort. C'est juste que t'as pas compris.

-Si, si, j'ai compris.

-Putain, t'es trop gentille Marie-Luce, quoi.

-Comment ça, je suis qui moi ? Et toi, t'es qui ?

Tu veux mon état civil, peut-être ? -Je m'en fous de ton état civil !

-Elle est un peu bourrée. -Non, non, pas du tout,

je suis parfaitement sobre. Qu'est-ce qu'il y a ? Tu me montres tes muscles !

C'est bien, ils sont saillants ! -C'est bon, elle est avec moi. Désolée.

-Qu'est-ce qu'elle veut, elle ?

-Qu'est-ce que tu fous là ? Je croyais que tu m'avais laissée.

-Il y avait vraiment un barrage de flics.

Allez, viens boire de l'eau un peu.

-Tu sais ce que j'en pense ?

C'est que le premier jour de l'été, c'est déterminant.

Tu sais, un peu comme l'expression qui dit :

"Comment tu commences l'année, tu la finis." Tu vois ?

Je suis désolée, Marie-Luce.

J'aurais dû t'écouter.

J'arrête de boire, j'arrête les histoires foireuses.

-Tu peux pas faire ça ici, Andréa.

-J'aime pas vomir en public.

-Je parle pas de ça. Je parle de ta scène tout à l'heure.

Pourquoi tu fais ça ? Tu sais bien que j'aime pas me donner en spectacle.

J'aime pas ça, en fait.

Pourquoi tu le fais ?

Par contre, n'hésite pas à te rincer la bouche avant.

-Comment ça a commencé pour moi ?

Tranquillement.

-J'ai l'impression que j'ai un radar.

Tu vois, le soir, je sors, j'ai le radar à écorché.

Quand tu aimes quelqu'un, il paraît qu'il faut aimer le grain de folie.

Enfin, il faut pas non plus que ce soit un bloc de béton.

-Ce n'est pas la planche qui vous domine.

Vous êtes la planche.

-C'est beau la "Keurse" !

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