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LA DOUCEUR DE VIVRE
Mais c'est Jésus !
Qu'est-ce que c'est ? Où l'emmenez-vous ?
Ils l'emmènent chez le Pape.
Notre numéro de téléphone.
À la table 16, qu'est-ce qu'ils ont mangé ?
Le prince a mangé des escargots.
Et ils ont bu..?
Pardon... J'ai vu, moi. Les princes ?
Ils ont bu du Valpolicella.
Nous disons : escargots, Valpolicella.
Laisse-moi prendre une photo !
Impossible...
Pourquoi tout ce fric ? Je ne suis pas là, moi ?
Son rouleau !
Il n'y a rien dedans !
Il existe un "veto à l'image" !
Mon joli, viens ici un instant !
Il faut que je te parle.
Assieds-toi.
Il n'y a pas de chaise !
Accroupis-toi.
Quel coquin !
Parce que tu es un coquin. Hum !
Tu sais... Je vais casser ta petite gueule.
Je dois informer l'opinion.
C'est mon métier. Et un peu de publicité...
Tu appelles ça de la publicité ? Et son mari ?
Est-ce que je me mêle de tes sales cornes de cocu ?
T'es pas journaliste !
Ça du "journalisme"...
Tu sais à quoi t'en tenir.
Tu me tueras...
On ne l'a pas encore vu...
Dis-lui qu'il est un crétin.
Qu'est-ce que vous attendez pour fermer cette baraque ?
Tout va de travers, ce soir. Je m'en vais.
Vos amis attaquent !
Laissez-moi ce soir...
Tous les soirs...
Ils n'en ont donc jamais marre ?
Vous devriez y être habituée. Vous êtes un personnage...
Je voudrais vivre dans une autre ville.
Moi, j'aime Rome. C'est une espèce de jungle...
tiède, paisible, où l'on peut bien se cacher.
Moi, je voudrais me cacher, mais je n'y arrive pas.
Qu'est-ce qu'on fait ?
Faisons un petit tour...
Encore Rome, quel ennui !
Je voudrais une île.
Achetez-en une.
Mais est-ce que j'irais ?
Votre malheur ? Avoir trop de fric...
Et le tien, de ne pas en avoir assez.
Bref, nous sommes là, tous les deux.
Tant mieux...
nous sommes si peu à être mécontents de nous-mêmes !
Ne vous en faites pas.
Avec votre fric ! En tombant, vous tombez debout.
Je ne me tiens même pas debout.
Il me faudrait une "charge de vie" que je n'ai pas...
Quand je fais l'amour... Oui, je trouve cette tension.
Seul, l'amour me donne cette force.
Alors, vive l'amour !
C'est pas une voiture, c'est une piaule !
Venez.
Y'a une dame qui me demande si je veux faire une balade.
J'y vais ?
Faisons un tour avec la fille.
Que voulez-vous faire ?
Rien d'autre qu'un tour.
Nous la reconduirons. Tu la connais ?
Il ne me semble pas.
Ces gens-là ont plus de flouze qu'Onassis.
Si vous me raccompagnez, vous me rendrez service.
J'habite en banlieue...
À qui est cette bagnole ? À vous ?
C'est pas toi qui lui as acheté ça...
C'est son père.
Ça c'est un père ! Le mien, c'est des baffes qu'il me donnait.
Et vos parents... Où habitent-ils ?
Comment ça va ?
Comment ça doit aller ?
Ça n'a pas bien marché, ce soir ?
Je suis tombée sur un drôle... Mille balles, un paquet de "bleues".
Comment est-il ? Jeune ? Vieux ?
Est-ce que j'ai vu ?
Vous iriez avec une... comme ça ?
Pourquoi ? Elle n'est pas pire que tant d'autres.
Vous n'en fréquentez pas ?
Si, parfois.
Gregory Peck. Permettez que je pige moi aussi !
Où va-t-on ?
Tu voulais qu'on te ramène chez toi ?
Nous te ramenons chez toi ?
Qu'est-ce que tu croyais ?
J'ai pas à croire, moi !
Doucement... tout le monde dort. Baisse la radio.
Il y a quelqu'un chez toi ?
J'ai bien un cousin... mais il est loin.
Tu nous offres une tasse de café ?
Moi, le café, je sais le faire !
Vous ne trouverez pas un palais !
Quelle saloperie ! C'est encore inondé !
Allez dans ma chambre à coucher...
Installez-vous, et pendant ce temps,
je vais faire le café.
Faudrait connaître quelqu'un pour être pistonné...
Tu pourrais fermer...
Tu veux faire l'amour ici ?
Je mets votre café ici.
Tu ne t'es pas mise d'accord avant ? T'es un peu dingue ?
C'est eux qui ont tout décidé.
Espérons qu'ils me donneront deux sacs...
Dis donc, c'est à moi de faire les prix.
Mari et femme ?
Penses-tu !
Je peux t'embrasser ? Merci beaucoup...
N'allez pas trop vite !
Qu'est-ce qu'il y a ? Réponds-moi !
Qu'est-il arrivé ?
Qu'as-tu fait, malheureuse, folle !
Ce n'est rien.
Je t'emmène.
Pourquoi es-tu aussi folle ?
Qui veux-tu couler ? Moi ?
Mais je te laisserai crever un jour ou l'autre !
Emma, réponds-moi. Ça suffit...
Cette femme qui s'est empoisonnée ?
Rends-moi un service : n'écris rien.
J'ai déjà la police...
Qu'est-il arrivé ? Raconte-moi.
Je ne peux pas te le dire. Laisse-moi tranquille.
Vous pouvez entrer.
Ne la fatiguez pas...
Vous pourrez bientôt la ramener chez elle.
Allez chez le commissaire pour votre déclaration.
Pourquoi as-tu fait ça ? Dis-moi... pourquoi ?
Et voici le producteur Toto Scalise qui a engagé la grande star
pour une colossale coproduction historique,
en couleur...
C'est la Suédoise ?
Faut pas que je la voie, sinon je bute ma femme !
...pizza qu'il offre à la splendide star...
découvrant ses belles dents...
Sylvia mord dans ce typique mets italien...
dont l'arôme résume la joie
de vivre de notre pays...
Quel beau morceau !
...le producteur accompagne la vedette vers la douane.
Vous vous baignez nue dans de la glace ?
Pratiquez-vous le yoga ?
Quel personnage aimerait-elle incarner ?
Aimez-vous les hommes barbus ?
Et les vedettes italiennes ?
Que pensez-vous de la cuisine italienne ?
Vous dormez en pyjama...
ou en chemise de nuit ?
Seulement avec deux gouttes de parfum français.
Le néoréalisme est vivant ou mort ?
Croyez-vous à l'amitié des peuples ?
De la vie, qu'aimez-vous le plus ?
Plusieurs choses, mais j'en aime spécialement trois :
l'amour, l'amour et l'amour.
Alors, nous vous attendons en Angleterre.
Je n'ai pas téléphoné parce que je n'ai pas pu.
Ce que je fais ? Je travaille.
Tu es seul avec elle ?
Nous sommes cinquante !
Jure-le sur la tête de ta mère !
Belle ? Oui, pour ceux qui aiment ce genre américain.
Une poupée... tu vois ça... une grosse poupée.
Quel a été le plus beau jour de votre vie ?
Quelle est la réponse, Edna ?
"Cela a été une nuit."
Qu'est-ce qui vous pousse au cinéma ?
On a vu que j'ai un grand talent.
Si je viens, je t'arrache un il !
Pourquoi ne viens-tu pas tout de suite ici ?
Je veux faire l'amour.
Où va-t-on l'emmener ?
On va à Saint-Pierre, au Quirinal avec la Garde...
Pas mal du tout !
Voici enfin notre Robert.
Le fiancé...
Pourquoi n'es-tu pas venu à l'aéroport ?
Je dormais.
Je t'attends ici... toute la journée.
Qu'est-ce que tu veux manger ?
Je vais te faire un bon petit plat de raviolis.
Comme tu voudras... tu m'aimes ?
Que de noms sur le mur !
Il y a plus de sept cents marches.
Chut ! Nous sommes dans une église.
Moi aussi, je veux écrire mon nom.
Elle ne s'arrête jamais !
La cure idéale pour garder la ligne !
Je le rappellerai à Marilyn.
Voilà que mes rouleaux sont finis ! Je vais en bas...
Elle est un ascenseur !
Et le campanile de Giotto ?
Mais il n'est pas à Rome.
Il est à Florence.
Tu es tout, Sylvia. Sais-tu que tu es tout ?
Tu es la première femme du premier jour de la création.
Tu es la mère, la sur, l'amante, l'amie...
l'ange, le diable, la terre, le foyer...
Voilà ce que tu es : le foyer.
Pourquoi es-tu venue ici ?
Retourne en Amérique.
Tu comprends ? Qu'est-ce que je vais faire ?
Il est peintre aussi, notre Robert !
Il faut que je te voie... que je te parle...
Qui est ce fou ?
Frankie Stout, un acteur divin.
Qu'est-ce que tu fais ici, à Rome ?
Un film.
Est-elle belle...
ma barbe d'empereur ?
C'est ressemblant ?
Attends, il manque, des moustaches.
Des moustaches t'iront mieux !
Demain matin, tu dois travailler.
Tu as raison, tu as toujours raison.
Bravo, ce danseur !
Du miel !
Les chaussures de Madame...
- Je les ai trouvées par terre... - On a compris. Merci.
C'est un étrange mélange de romain et phénicien.
C'est raté. Le bord...
Quelle classe, madame ! Divin !
Dangereux, mais si beau !
Il faut faire un tour avec votre chapeau.
Donne-moi du champagne, allons...
Tu te souviens de Frankie ?
Tu es le seul Américain que je n'ai pas encore vu à Rome.
Tu ne travailles plus
avec les riches veuves ?
Ce Romain douteux a déjà rapporté tes chaussures.
On attend quelques objets plus intimes...
Ivrogne stupide ! J'en ai assez de toi !
Mesdames, messieurs : bonne nuit ! Amusez-vous bien !
Je vais la chercher... Restons calmes...
Je reviens.
Reste, j'en fais mon affaire !
Il n'est rien arrivé !
Ça, c'est une idée !
Sylvia, reviens !
Non, je ne reviendrai pas.
Je plaisante pas, descends !
On tient un reportage sensas !
Je me fous de ton 50%. Ôte-toi de là !
Je n'en peux plus.
Robert n'est pas gentil.
Il est méchant, cruel.
On les a semés !
Où m'emmenez-vous ?
Pas à mon hôtel !
Tout est si difficile !
Descendons.
Écoutez.
C'est plein de trous, ici !
Il vaut mieux partir, maintenant.
Serge est sorti. Que dois-je lui dire ? Je suis sa mère.
Et sa clé ?
La clé, il la garde toujours sur lui.
C'était pour du travail ?
Cette dame ne serait pas la grande vedette ?
Je ne peux pas t'emmener chez moi ! Cette folle
ne comprendrait pas...
Attends un instant. J'ai une idée...
Tu es sûr de ne pas t'être trompé de numéro ?
Est-ce que je peux venir avec une personne ?
Quelle personne ?
Une personne.
Tu n'es pas seule ?
Je joue aux cartes avec mon père.
Que veux-tu au juste ?
Rien. Je t'appellerai un de ces jours.
Il faut du lait.
Où est-ce que je vais trouver du lait ?
J'ai vu un bar, là-bas.
Où vas-tu avec ce chat ?
Attends-moi dans la voiture, je vais y aller...
Savez-vous où il y a une laiterie ?
Oui, Sylvia, j'arrive...
C'est elle qui a raison et moi qui me goure...
Nous nous trompons !
Qui es-tu donc ?
Il faisait Tarzan !
Remets-le en place.
Encore dans le rétroviseur...
Réveil !
Pourquoi n'es-tu pas venu avec nous ?
J'ai vu une merveilleuse fontaine...
Tu ne devrais pas me traiter ainsi devant les photographes !
Je n'ai rien fait !
Comment dit-on : "Courez après" ?
Je peux te comprendre...
pourtant...
Lève la tête un instant !
Celle-ci est faite. Et maintenant ?
Mets le cheval sur la table, elle par terre.
Il me semblait bien que je t'avais vu. Comment vas-tu ?
Comme je suis content de te revoir !
Ici, je suis un peu chez moi...
Le père Franz m'a enfin trouvé ce livre que je cherchais.
C'est une vieille grammaire sanscrite.
Un bout de temps qu'on ne s'est pas vu !
Et ton livre ?
Oui, il avance... J'ai même fini...
et dès que tu auras un moment, je te le ferai lire. Et toi ?
J'ai lu un de tes articles... Sais-tu qu'il m'a plu ?
Et pourquoi ? Il était très bien...
clair, passionné. J'y ai retrouvé ce qu'il y a de meilleur en toi.
Ces qualités que tu caches et qui sont tiennes.
Je crois que je ne sais pas écrire.
J'habite par ici. Viens chez moi, un de ces soirs...
Peux-tu rester encore ?
Puis-je monter avec un ami ?
Tu vois, ces abbés n'ont pas peur du diable.
Ils me permettent même de jouer...
Ne faites pas trop de bruit !
N'ayez pas peur ! Tout au plus, vous entendrez du jazz.
Si c'est du jazz... moi aussi je l'aime.
Je vous promets que je ne le ferai plus.
Veux-tu essayer ?
Ces sons, nous les oublions...
Une voix sort des entrailles de la terre.
Qu'est-ce qu'on t'avait donc dit ?
C'est au 47ème km...
Arrête. Je n'ai pas envie d'uf dur...
Mange...
et mâche.
Il aurait fallu venir hier ! Les reporters sont déjà là !
Il n'y aurait pas une goutte de café ?
Si, mais ce peu qui reste est pour lui.
Ta banane, je n'en veux pas !
Les enfants de la Madone ?
La plaine du Miracle, où est-ce ?
Il vaut mieux que tu attendes ici...
Où sont donc les enfants ?
Ils sont au poste des carabiniers...
Emmène-moi avec toi ! Après je te tuyaute sur les communistes !
C'est l'arbre du "miracle" ?
Soyez maudits ! Maudits ! Maudits !
Vous n'avez pas le droit de garder ces deux enfants.
Où a-t-on mis les enfants ?
Il m'a rien donné.
Mais les autres 500 lires...
Voici le père et la mère.
Je peux rentrer ?
Je me sens tout endolorie... j'ai attrapé froid.
Regardez là-bas, comme si vous voyiez...
Il y a le grand-père !
Contente d'être la mère des petits saints ?
Dario et Maria ? Jolis noms ! Bravo, pleurez !
C'est réellement un miracle. La Madone se souvient...
Je suis bien ?
Tu es très bien.
Un cigare !
Le cigare après... chante !
Il ne s'agirait pas d'un miracle.
Je n'y crois pas. Les miracles, le Seigneur
peut les accomplir n'importe où, chez les plus humbles.
- Mais une fois sur mille ! - Et si c'est la bonne ?
Ces enfants sont de mauvaise foi.
Qui a vu la Madone a un autre visage, un autre regard, et ne spécule pas.
Les miracles naissent dans le recueillement...
et non au milieu de cette foire.
Vous alliez en classe quand, près de l'arbre, vous avez vu..?
Qui l'a vue le premier ?
Tous les deux en même temps.
C'est d'abord lui qui l'a vue.
Mes neveux...
Nous nous sommes mis à genoux, la Madone souriait...
et ne touchait pas terre.
Comment avez-vous compris ? C'est Elle..?
Ils ne veulent pas y croire.
Qui prouve que c'était la Madone ?
Mais que ce soit la Madone ou non ! Quelle importance !
Comment, "aucune importance" ! Pourquoi dire cela ?
Ça n'a pas d'importance. Votre pays est une terre aux cultes anciens.
Naturel et surnaturel s'y enchevêtrent...
et chacun en subit l'influence.
Du reste, qui cherche Dieu le trouve... où il veut.
Vous êtes venue pour une grâce ?
Je suis ici avec mon fiancé, journaliste. Il fait un reportage.
Mais tous ces gens, ces cris m'impressionnent.
Vous trois, restez toujours à cet endroit, ne regardez pas l'appareil
Et ne riez pas !
Voici mon fiancé.
Madonnina, accordez-moi cette grâce !
Toi, là-bas, pourquoi ne demandes-tu pas une grâce ?
Soyez plus implorantes !
Il est 7 h ; on se verra dans deux heures.
Allez casser la croûte. Merci et à ce soir.
Bon appétit à tous.
Sainte Vierge bénie, Madonnina, faites que mon petit guérisse !
Délivrez-moi de cette croix...
Il va mourir ! Il va mourir ! Mon trésor chéri !
Une foule énorme s'est réunie sur ces lieux...
jadis presque inconnus. Nombreux sont les croyants et les curieux.
Parmi ces derniers on remarque la Presse, les photographes
et les correspondants des grands journaux...
Les deux enfants sont encore chez les carabiniers.
Aucun ordre n'est encore arrivé de Rome.
Nous allons tâcher d'interviewer l'oncle des enfants.
Quand, pour la première fois, si j'ose dire, ils ont vu le...
le miracle.
Mes... mes neveux ont vu l'apparition... Image de la Madone...
le 15 mars de l'année... prochaine...
de l'année en cours.
Les enfants vont arriver. On vient de téléphoner !
Ils arrivent. On les a libérés !
À présent, ne bouge plus d'ici.
Je reviens tout de suite.
Je monte voir...
Non, mon chou, reste ici avec madame. Allons !
Je monte moi aussi.
Branchez les groupes sur le réseau, gardez-les au maximum.
Pourquoi as-tu tellement changé !
Pourquoi tu ne m'aimes plus ?
Sainte Vierge, s'il m'épousait...
je viendrais tous les jours ici vous remercier...
Je ne vous demande même pas cela...
Je voudrais seulement qu'il soit à moi comme avant.
Les voilà !
Dès que les enfants seront arrivés, tourne vers eux...
Je te donne le signal avec mon mouchoir.
Elle y est aussi ma femme, par là...
Guéris-moi ! Guéris-moi !
Faites-moi gagner à la loterie !
Ça devient dangereux.
On ne voit plus rien. C'est gai !
L'eau fait sauter les lampes. Éteins tout !
Éteignez immédiatement...
Nous sommes à l'abri...
la pluie s'est mise à tomber, et plutôt dru.
Voilà la Madone !
Et voici que les deux enfants se lèvent.
Ils courent dans une autre direction.
Ils disent qu'ils voient la Madone.
La foule les suit... des fous !
Ils se dirigent vers un autre point.
La voilà !
Laissez-moi passer, ces deux petits, ils vont attraper une pneumonie.
La Madone dit que si on ne bâtit pas une église...
Si on ne lui élève pas une église ici, elle ne reviendra plus.
Bonne nuit. Rentrez à la maison !
Mais lâche-moi !
Ça suffit. Tu t'y mets toi aussi...
Vous n'avez pas le droit de faire ça !
Vous êtes pires que des hyènes !
Lâche ! Salaud !
Il est mort !
Je suis la femme de Steiner. Entrez... Nous vous attendions.
Je voulais vous connaître...
Merci d'être venue.
Et ce livre ? Tu connais sa peinture...
Tu n'es pas venu à mon exposition !
Une de tes admiratrices... ça n'est pas vrai...
car elle ne connaît pas l'italien. Elle le trouve "décoratif".
J'ai l'impression que je vous connais bien.
Le jour où vous aimerez Marcello plus que lui-même...
vous serez heureuse.
L'unique, l'authentique femme, c'est l'Orientale.
D'ailleurs, où étais Eve ? Au Paradis terrestre...
Et où se trouvait ce Paradis ? En Orient !
Là-bas, l'amour a une valeur...
Et tu m'as épousée ?
J'ai commis une grave erreur...
Mystérieuse, maternelle, amante et fille à la fois...
l'Orientale reste à vos pieds, comme une petite
tigresse amoureuse...
Ça fait quinze ans qu'il nous parle de l'Orient ! Qu'il y reste !
Veux-tu me présenter ?
Quel joli visage ! Tenez bon avec ce cabotin-là !
Je vous le dis dans son intérêt à lui, et non dans le vôtre...
Elle est soumise, dans son esprit et dans sa chair.
Entièrement.
Je vous présente mon ami... dont je vous ai parlé.
Et sa fiancée...
Je partage vos idées sur la femme...
Nous avons à apprendre de ces femmes de l'Orient,
elles sont restées près de la nature, contre des siècles de civilisation.
"Civilisation" ! À quoi elle vous sert ?
Quoi encore ?
Elle sert à ne plus savoir faire l'amour.
Chacun parle de ce qu'il connaît !
Je vous envie énormément.
J'ai lu vos récits à travers le monde.
J'aimerais beaucoup voyager ! On a la possibilité
de rencontres exceptionnelles...
J'aimerais avoir des enfants de toutes les couleurs...
comme un bouquet !
C'est tout ce que tu as à dire ?
Quelle galerie aux souvenirs !
Croyez-vous qu'on puisse se contenter de souvenirs ?
J'ai des projets !
C'est la fiancée de notre ami ?
Vous êtes méridionale ?
Il est admirable !
Il a écrit des dizaines d'ouvrages...
et il garde sa candeur d'enfant.
D'où lui vient tant d'optimisme, tant de foi ?
J'aime bien qu'il vienne ici...
Je me demande même si je ne l'envie pas.
Tu as un très beau Morandi.
Je l'aime beaucoup.
Les objets baignent dans le rêve...
et cependant ils sont peints avec une matière qui les rend...
presque tangibles.
C'est un art où rien n'a été laissé au hasard.
Tu as deux amours...
et tu ne sais pas choisir :
journalisme ou littérature.
Méfie-toi de la prison !
Reste libre ! Disponible. Comme moi.
N'épouse rien, ne choisis jamais.
Même en amour, il vaut mieux être choisi.
J'ai lu vos poèmes... je rêvais d'en écrire.
Je les aime : forts, clairs...
Pas d'une femme.
Qu'est-ce que tu sais des femmes ?
C'est l'art que je préfère, qui servira demain.
Art clair, net, sans rhétorique.
Qui ne ment pas. Qui ne flatte pas.
J'ai un métier qui me déplaît mais... je pense à demain...
Nous devons songer au lendemain... sans oublier de vivre aujourd'hui.
Si on vit intensément...
dans la plénitude de l'esprit,
chaque instant compte pour une année,
et chaque année nous rajeunit de cinq ans !
Ce soir, vous êtes un oracle !
Un oracle... alcoolique !
Vous pensez trop à l'avenir.
Mais toi, si différente, que fais-tu de tes jours ?
Je veux dire : qu'est-ce que tu aimes faire le plus ?
Mais... je ne sais pas. Et vous ?
Moi, je le sais fort bien. Trois grandes évasions :
fumer, boire, coucher.
C'est ça, ta sagesse !
Tu lis mes vers, mais tu ne m'as pas comprise.
Tu es un primitif. Aussi primitif qu'une flèche gothique...
Tu es si grand que tu ne peux plus entendre aucune voix de là-haut.
Tu te l'imagines ! À ma véritable taille...
je ne suis pas plus haut que ça...
Aussi primitif qu'une flèche gothique... Tu es si grand
que tu ne peux plus entendre aucune voix de là-haut.
Tu te l'imagines! À ma véritable taille,
je ne suis pas plus haut que ça.
C'est une vieille bande. Excusez-moi. Je la change.
Pourquoi ne peut-on pas l'entendre ?
Je ne voudrais pas... Ce sont des bruits sans importance.
Ce sont des bruits de la nature...
Dites-lui de nous les repasser.
Pourquoi les as-tu enregistrés ?
Je les ai trouvés beaux.
Vous y tenez ?
Je les connais déjà. Très stimulants...
Les oiseaux !
C'est comme ça !
La forêt.
Qu'est-ce que vous faites là ?
Pourquoi levés ?
Ces petits pieds nus ! Tu vas attraper un rhume.
Il a entendu ton orage...
Tu voulais me donner un petit baiser ?
Papa caboche !
Papa "caboche" ? Tu n'as pas honte ?
Tout le monde le sait :
Papa caboche !
Quels beaux enfants !
Quels yeux intelligents il a !
Quand on lui dit quelque chose qui le touche,
il se met à réfléchir, l'air sombre.
Et puis il rit tout d'un coup, tout heureux.
Si on lui donne une fleur, il la regarde dans tous les sens,
et puis il comprend qu'elle est belle.
Exactement comme tu souris à la musique...
Il faut être sages et vous coucher.
J'irai vous dire bonsoir plus tard.
La petite, elle, est tout à fait différente.
Elle aime les assemblages des mots.
Une phrase nouvelle l'émerveille.
Parfois elle en invente, et de très belles.
J'en ai noté... Par exemple :
"Qui est la maman du soleil ?"
Elle est vraiment belle ! C'est déjà une phrase de poète.
Vous les prenez dans votre lit ?
Ils voudraient bien, mais on ne leur permet pas.
Le petit arrive à se faufiler dans notre chambre,
et à sauter dans le lit, entre sa mère et moi.
Il me prend le doigt et le serre...
la douceur qu'il y a à s'endormir ainsi...
à côté d'un petit enfant...
Il y a longtemps que vous le connaissez ?
Oui... Mais nous ne nous sommes vus que trois ou quatre fois.
Toi aussi, un jour tu auras une maison comme celle-ci.
Tous les deux !
Fais-moi venir plus souvent...
Viens quand tu voudras... Qu'y a-t-il ?
Je devrais changer de cadre... changer pas mal de choses.
Ta maison est un refuge,
tes enfants, ta femme, tes livres, tes amis...
Je suis en train de perdre mon temps...
J'avais des ambitions mais...
Je vais tout perdre, tout oublier...
Se refermer n'est pas le salut. Ne fais pas comme moi.
Trop sérieux pour être un amateur, pas assez pour être un professionnel.
Mieux vaut une vie dure, qu'une existence...
protégée par une société... organisée...
où tout est prévu, parfait.
Je ne peux être pour toi qu'un ami : donc, pas de conseils.
Pour changer, je pourrais te présenter à un éditeur...
qui t'assurerait un travail intelligent qui puisse t'intéresser
au lieu d'écrire dans ces canards à moitié fascistes...
Veux-tu y réfléchir ? Puis on en reparlera.
Parfois, la nuit, cette obscurité, cette tranquillité, me pèsent.
C'est la paix qui me fait peur. Je la redoute par-dessus tout.
J'ai l'impression qu'elle n'est qu'une apparence,
qu'elle cache l'enfer.
Je crains ce que connaîtront mes enfants.
On dit que le monde sera merveilleux.
Comment ?
Alors que la sonnerie d'un téléphone peut annoncer la fin de tout..?
Il faut vivre en dehors des passions, des sentiments...
dans l'harmonie d'une uvre d'art réussie.
Un ordre magique.
Il faudrait tant s'aimer...
et vivre ainsi en dehors du temps, détachés,
détachés...
Je ne peux passer ma vie à te téléphoner !
Je désire travailler en paix. Je ne sais pas.
Non. Je ne te dis pas où je suis, ni quand je rentrerai.
Va au diable !
Tu veux pas arrêter ta jolie chanson ?
Vous déjeunez ?
Non. Si. Je n'en sais rien.
On mange bien, vous savez !
C'est difficile d'apprendre à taper ?
Être dactylo ?
Ça me plairait bien.
Tu es mignonne !
Oh ! Mignonne, faut pas exagérer.
Allons donc ! Tu le sais très bien...
Tu n'es pas Romaine... Doù es-tu ?
Près de Pérouse.
Comment es-tu ici ?
Mon père travaille tout près.
Après Noël, j'irai à Ostie
ou à Rome.
Ton frère ?
Mon assistant !
Tu es bien tombée, ici.
Oui, on est gentil, mais ça ne me plaît pas tellement.
J'ai hâte de retourner à la maison.
Une voiture immatriculée "Pérouse"
m'a fait regretter la maison : j'avais envie de pleurer.
Tourne-toi donc...
Allons un instant !
On dirait un de ces angelots
des églises ombriennes...
On te l'a déjà dit...
Pourquoi ris-tu ?
Fiancée ?
Moi, fiancée !
Vous n'écrivez plus ?
Je peux remettre la musique ?
Ton père est là.
Il te cherche et dit être ton père.
Ne fais pas l'idiot !
Mais il est là. Il dîne.
Regarde, il y a deux heures qu'il te cherche.
C'est vrai. Il est à cette table, là-bas.
Je t'ai cherché, chez toi, au journal...
J'allais repartir.
Un de tes amis m'a dit de t'attendre ici.
Mon travail m'oblige à être dehors toute la journée.
Pourquoi à Rome ?
Une démarche... cette vacherie de dommages de guerre.
Ici, tout traînasse.
Et toi ? Tu as bonne mine.
Toi, tu es en forme !
Et maman ?
Elle m'a donné une lettre...
Elle va bien. Un peu essoufflée, comme toujours...
avec l'âge, ces choses-là s'accentuent. Tiens...
Tu pourrais écrire un peu plus souvent,
et même faire un saut...
Ici, c'est une corrida !
Elle t'a dit bonsoir ? Une actrice ?
Elle voudrait bien !
Ce n'est qu'une figurante de quatre sous !
Veux-tu boire ? Un gin-fizz ?
Un "gin Fritz" ? Ma bière est excellente !
Sacrebleu ! Quelle vie, ici ! C'est comme ça toutes les nuits ?
Chez nous, tout est dans le noir. C'est d'une tristesse !
Pour toi, ça marche..? Tu es acclimaté.
Ton travail, il te rapporte ?
Si on se débrouille, le journalisme rapporte...
J'ai eu de la chance... sûrement.
Je vais partout... Ministère, Vatican.
J'ai une voiture... là, un appartement...
Au fait : au téléphone, chez toi, c'est une femme qui m'a répondu.
Qui est-ce ?
Je ne te dis rien... tu es un homme. Mais pas de bêtises...
S'amuser, d'accord. Mais le mariage, c'est sérieux.
Ce sont là des liens...
Penses-tu, papa. J'ai compris :
tu as dû parler avec ma femme de ménage.
Vous l'avez enfin trouvé ?
Tu connais déjà mon père...
Nous sommes déjà amis.
Vous êtes photographe ?
C'est un travail intéressant, artistique, en un certain sens.
Vous travaillez... avec lui ?
Oui... j'ai cette déveine !
Sais-tu où niche notre prince ?
Je le tenais presque, et zut ! Il a filé...
Je vais voir...
Vous avez peut-être du travail...
Vous avez peut-être à faire ? Un rendez-vous...
On travaille... aussi.
Ici vient notre "gibier"... une nouvelle, une photo !
Mon journal perche là-haut...
En somme, vous restez assis ici ?
On va au cinéma ?
J'y vais bien assez souvent,
là-bas, il n'y a pas autre chose à faire.
D'ailleurs... je vous laisse votre liberté.
Vous êtes jeunes !
Je t'assure... nous n'avons rien à faire !
Qu'est-ce qu'on pourrait faire, à ton avis...
pour passer deux heures...
Il y a les boîtes de nuit...
Il y a un endroit pas mal...
une espèce de cabaret... un cicia... kitcat...
Le "Cha-Cha" ! Une vieille boîte.
Le "Cha-Cha" : c'est bien ça.
Tu veux y aller ?
Juste un coup d'il...
Tu sais ça ne m'arrive pas si souvent !
Invite donc aussi ton ami. C'est moi qui paie...
Ici, c'est moi qui vais régler...
Où allons-nous ?
Ici, on paie tout à la fois.
Rien n'a changé... comme je me le rappelais.
Mais dites-moi, vous étiez ici en 1922 ?
Non, j'étais à Turin.
Tu veux boire quelque chose ?
Mais bien sûr !
Oui, prenons du whisky.
Un reportage ici... On se croirait dans un sépulcre !
Quelle belle femme ! Longue de cuisses.
Vous êtes déjà allé à Paris ? J'y suis allé deux fois.
Une fois, je suis entré dans un cabaret...
Une belle fille...
aux cuisses longues, comme celle-ci.
Elle commence son effeuillage... Et toute nue...
c'était un homme, le salaud !
Et votre père ?
Je l'ai encore.
Il doit être très jeune... Et que fait-il ?
Rien ! Le truand !
Du matin au soir, il ne fait qu'embêter ma mère et ma sur.
Il chante, il siffle... il se querelle pour aller au cinéma.
Ça n'est pas vrai !
Je pouvais toujours attendre ma photo...
Tu la connais ?
Il la connaît...
Sympathique !
Française ?
Menteur !
Bonneteur !
Vous pouvez rester avec ce type ?
Attention ! C'est mon père !
Incroyable ?
Vraiment ?
Je lui avais promis une photo... C'est une bonne fille.
Je n'en doute pas, crois-moi !
On l'invite ?
Invitons-la. Et alors, mes enfants...
commandons une bouteille de champagne.
Une orangeade, c'est encore trop !
Du champagne. D'accord.
De la Veuve Cliquot.
Laisse-moi faire. Je m'y connais.
J'en ai vendu à la moitié de l'Italie.
En attendant, buvez votre whisky.
Le voilà. Et aussi la serveuse. Que voulez-vous de plus ?
Toi, je ne te salue pas ! Toi non plus.
Vous avez vu le travail de votre fils ?
Du beau travail n'est-ce pas. Du vent !
Ce n'est pas possible que vous soyez son père ?
Vous êtes trop jeune.
Ne parlons pas de mon âge.
Ne soulignez pas "des ans l'irréparable outrage"...
Vous savez ce qui nous vieillit ? C'est l'ennui.
Je voyageais, quand j'étais jeune.
Alors je me sentais comme un lion.
Même à présent, dès que je bouge,
je ne le cède en rien à ces deux garçons.
À la maison, c'est comme si j'avais 80 ans.
Montrez-nous votre adresse pour le Coca-cola.
Le champagne, c'est mon rayon !
Silence ! Regarde !
C'est si beau ! Il me fait toujours pleurer.
Parfaitement : pleurer !
À vos splendides jambes que j'ai eu la chance d'admirer !
Il faut encore en boire un doigt parbleu !
J'ai trinqué à vos belles jambes.
Maintenant il faut que je trinque à...
Rien de scandaleux !
Ton père est beaucoup plus sympathique que toi.
Mais non... n'en parlons plus, ne jurez pas comme ça !
Tenez, je vais vous montrer un petit tour...
Voyons si vous le réussissez vous aussi.
Il faut mettre une pièce sur son front,
et la faire tomber sans toucher le nez.
C'est très facile ! Un jeu d'enfant !
Je prends ma pièce, je vous la mets sur le front.
Tu m'as eue, hein ?
C'est moi qui vais te raconter une blague...
Une dame envoie son mari au marché
pour acheter trois chemises,
six paires de mouchoirs et puis...
comment ça s'appelle ? Pour les femmes...
Soutien-gorge.
Notre homme s'en va, et puis en chemin...
il boit et oublie tout.
Quand il rentre, sa maîtresse...
pardon, sa femme. Sa femme lui dit :
"Alors, mes affaires ?"
"Je les ai !" Et il prend son mouchoir comme ça...
"Et les mouchoirs, où sont-ils ?" "Les voilà !"
"Et les chemises ?"
"Elles sont ici, chérie !"
"Et le soutien-gorge, où est-il ?"
"Je l'ai, je l'ai ! Le voilà !"
Vous n'en avez pas besoin !
Bourricot triste !
Il ne reste plus de champagne. Il faut en commander.
C'est une valse. C'est tentant...
Si vous me permettez... Voulez-vous danser ?
Je m'en tire !
Quand j'étais petit, Paparazzo...
quand j'étais petit... papa n'était jamais à la maison.
Il partait pour une semaine, vingt jours...
Si tu avais vu les larmes de ma mère !
Je ne le connais pour ainsi dire pas.
Ça m'a fait plaisir de le revoir ce soir.
Il est sympa... non ?
Oui, très. Ce soir, il faut qu'il s'amuse.
Cela ne se danse pas comme ceci !
Mais non ! Moi, je l'aime mieux ainsi.
Alors... alors, dansons.
Quels yeux magnifiques !
Comment dois-je prendre ce compliment ?
Hommage de mon immense admiration.
J'ai peur que tu ne sois comme lui !
Comme mon fils ?
Peut-être on est de la même race.
Ton père vient avec moi.
Tu me suis...
Tu tiens à aller chez elle manger des spaghettis ?
Il veut goûter mes spaghettis à la bolognaise !
Tu es bien dans mon carrosse ?
Écoute, papa... Tout va bien ?
Tout va très bien, en excellente compagnie, laisse-moi tranquille !
Si tu fais l'amour comme moi je conduis...
C'est encore un bel homme, mon père...
Tu as choisi la route la plus longue !
Pourquoi tout ce détour ?
Tu ne descends pas ?
Je suis fatigué.
Je te laisse la voiture... tu raccompagnes mon père.
Dis-lui que j'ai été obligé de passer à l'imprimerie...
Demain matin, qu'il me téléphone avant de partir.
Je vais faire un petit tour, ça me réveillera.
Où étiez-vous ? Ça fait une demi-heure...
Ton père se trouve mal.
Un malaise ? Je ne sais... Il a trop bu ?
J'allais à la pharmacie.
Il est seul ?
Cours à la pharmacie !
Pas de bruit, c'est une maison bien...
Éteins la lumière.
Ce n'est rien ! J'ai peut-être trop bu !
Sûrement, ce n'est rien.
Dis, tu veux un verre d'eau ?
Non. Ça va passer.
Qu'est-il arrivé ?
Un malaise. Il m'a fait une de ces peurs !
Marcello est avec lui.
Je peux me faire du café ?
Non ! Il m'a dit d'attendre ici.
Où sommes-nous ? Dans quel quartier ?
Connais pas !
C'est loin ?
Quand je venais à Rome,
je descendais toujours dans un petit hôtel Place Fiume.
Quelle heure est-il ?
Presque 4 h...
À 5 h 30 j'ai un train. Il faut que je le prenne.
J'ai le temps. Si, j'ai le temps.
Pourquoi ne viens-tu pas un peu chez moi ?
Tu te reposes un peu...
Je préfère partir : je serai rentré à 10 h.
Ma montre !
Pars plus tard !
Je me sens mieux...
Pourquoi est-ce que tu ne resterais pas encore demain ?
Chez moi, ou si tu préfères rester à ton hôtel...
Je garderai ma journée libre. On pourra rester ensemble...
Nous bavarderons.
On ne se voit jamais...
Il faut que je parte.
C'est moi qui l'ai fait appeler.
Le taxi, on peut le renvoyer.
Ne pars pas !
Non, je veux rentrer à la maison.
Au revoir, bonne santé et... au revoir.
Bon, mon garçon...
Je suis content de t'avoir vu. Écris-nous !
Ne m'accompagne pas. Je préfère m'en aller seul.
Je te crève !
Tu te figures que tout le monde est cocu...
Il en remet parce qu'il y a des femmes !
C'était formidable. Je me renseigne...
Viens ici, pourri !
Mon petit Marcello, vilain, méchant, tantouse !
Où vas-tu ?
À Bassano... au château de mon fiancé.
Tu ne m'emmènes pas ?
Paparazzo voulait te faire faire un reportage
pour le "Jardin des Modes".
Je ne fais plus de photos de mode. Depuis un an. Assez !
Une place pour mon ami et moi ?
Dans la voiture derrière.
De la place pour deux malheureuses créatures ?
J'ai un ami avec moi. Il peut monter aussi ?
Un de tes gigolos... Mettez-vous derrière.
Suivez-nous !
Espérons qu'on pourra se coucher de bonne heure.
À cette heure-ci, il ne restera plus que les fossiles.
Chez nous, les fêtes...
sont des enterrements de première classe très réussis.
Reprends cette espèce de chien.
Quelle langue parles-tu ?
Esquimau !
Bonne nuit à tous.
Tu vas tout renverser !
Regarde qui je t'amène...
Hé ! Ma pute !
Qui t'a demandé de venir ?
Une magnifique cérémonie, triste et émouvante.
Le vrai peuple portait les fleurs
sur la tombe de son chef bien-aimé.
On ne nous présente pas... Je suis le troisième enfant...
de très loin le moins important.
Voulez-vous connaître ma famille ?
Elle fait semblant de dormir, car elle ne veut parler à personne.
Grimpons sur l'arbre généalogique...
Je te présente M. Rubini,
quelqu'un qui a l'air de travailler sérieusement.
Vous êtes journaliste ?
J'aurais besoin d'une nurse qui me mette au lit.
Qui s'en charge ? Toi ?
Veux-tu me servir de nurse ?
Vous ne les faites jamais laver ? Ils puent !
Ils ont une odeur merveilleuse !
Et voici la plus célèbre "débutante" que je voudrais épouser.
Merci ! Je le connais !
Fais-moi danser !
C'était lui ou toi ?
Moi, bien sûr !
Tu as envie de voir ton nom dans les journaux...
Si nous allions à nos affaires ?
Quelles seraient "nos affaires" ?
Mon mari était journaliste,
mais ses nouvelles étaient exagérées.
Paix à ses cendres ! Je n'ai compris cela que tard...
"Mieux vaut avoir des nouvelles exagérées
"que pas de nouvelles du tout." Mon mari pensait la même chose.
C'est le public lui-même qui exige ces amplifications.
Moi, j'aurais la possibilité de vous donner des nouvelles
pas tellement exagérées !
Je connais ce parfum...
Où t'a-t-on pêché ?
Je suis bien, je suis ivre.
Tu connais Jane ?
Américaine, peintre, qui vit à Rome
comme si c'était une colonie.
On la reçoit pour écouter les ordures qu'elle sort.
Elle est très amusante.
Les Montalban...
Federica, La Louve, adore allaiter les jeunes gens.
Les Gonfaloneiri : la moitié de la Calabre...
La petite Eleonora : 80 000 hectares,
deux suicides manqués.
Les Sanseveri : châteaux en Toscane.
Don Giulio, avec Nico,...
son amie Suédoise, elle sera princesse, lan prochain.
Ne fais pas cette tête-là !
Tu crois que nous valons mieux ?
Eux, au moins, font certaines choses élégamment.
Cette villa là-bas... qui y demeure ?
Elle est inhabitée.
C'est pourtant la plus belle.
Moi aussi, je suis inhabitée, tu le sais ?
Et ce "gynécée", qu'est-ce que c'est ?
Les aïeules... les trisaïeules...
Belles femmes ! Elles ont toutes les mêmes yeux !
Sais-tu que j'ai souvent pensé à toi ?
Je ne te comprends pas.
Moi non plus !
Peu importe.
Si tu veux me parler sérieusement... laisse tomber.
Comment va ton amie ?
Tu as peur des conversations sérieuses ?
Non, mais toi tu ne sais pas ce que c'est.
C'est le salon des conversations sérieuses.
Tu m'entends ?
Tu ne m'as jamais entendue de si près.
Où es-tu ?
Tu m'entends aussi ?
D'où me parles-tu ?
De loin, de très loin.
Si je me tais, c'est comme si je n'existais plus.
Je suis toujours là. Ne bouge pas...
Tu m'épouserais ?
Et toi ?
Moi, oui. Je suis amoureuse de toi...
Depuis quand ?
Tu reconnais ce bruit ?
À présent, devine !
Un baiser ?
Pour toi...
Alors, tu m'épouserais ?
Aurais-tu peur de répondre ?
Pourquoi cette question ?
Je voudrais être ta femme et t'être fidèle.
Je voudrais tout à la fois : être ta femme...
et m'amuser comme une putain...
Ce soir...
il me semble t'aimer, avoir besoin de toi...
Tu m'as parlé sérieusement ou tu te moques de moi ?
Je t'aime... Je voudrais rester près de toi.
Tu me haïrais après !
Pourquoi je te haïrais ?
On ne peut avoir tout à la fois : l'un ou l'autre.
Et je ne peux plus choisir.
Je n'ai jamais été capable de choisir.
Je ne suis qu'une putain... C'est sans remède.
Je serai toujours une putain.
Et je ne veux pas être autre.
Ce n'est pas vrai.
Tu es une fille extraordinaire, moi je le sais.
Ton courage, ta sincérité...
J'ai besoin de toi.
Ton désespoir me donne des forces.
Tu seras merveilleuse, car on peut tout te dire.
Ce jeu a assez duré.
Reviens ici, je veux encore te parler.
Nous allons à la chasse aux fantômes.
À la tête de ma section...
j'ai passé la nuit dans un château...
Au château, nous avons vu une petite fille,
une chandelle à la main...
On a su que ce n'était pas une petite fille...
...et encore moins une chandelle.
Quel silence !
Là-bas une lumière...
Les bougies sur les vitres !
Tu es dénuée d'imagination...
Et l'histoire du bossu que racontent les paysans ?
Pas la moindre lumière électrique, ici ?
Il y a des chauves-souris !
Mais ce sont mes sujets de prédilection !
Prends garde !
Là-dedans "l'excellence" te coincera...
Mon chou ! La clé n'est pas là.
Elle doit être ici, par terre.
Voici la clé.
Vous ne venez pas ici ?
Depuis deux ans !
Je voudrais y faire un magnifique pied-à-terre...
Que va pondre le journaliste...
un article sur l'aristocratie pourrie ?
Je m'intéresse à d'autres sujets.
Et ne vous croyez pas tellement intéressante !
C'est plein de rats, cafards, vipères, chouettes, vampires...
et à présent, plein de putains !
J'éclaire tout le monde...
De quand date cette maison ?
Cinq siècles, en 1500.
Qui l'a bâtie ?
Le pape Jules II.
Vous avez un pape ?
Nous en avons eu deux !
Si tu as peur, sers-toi de moi !
Deux papes, mon amour !
C'est moi qui vous conduirai.
Par-là, par-là. Venez.
On balaye le plancher. Tu nous paieras !
Je sens qu'ici je pourrais t'aimer.
Pitre !
Vous êtes une apparition extraordinaire !
Vous sortez d'un tableau !
Quel désastre !
Il faudrait une poutre, d'un mur à l'autre.
Cela me serre le cur de voir que tout tombe ainsi par pan.
Toi, tu n'es jamais ici... tout le temps à Rome,
tu ne t'occupes de rien.
Que veux-tu que j'y fasse...
Un jour, tu seras le maître ?
Je suis ton ancêtre, mon Giulio !
Fiche le camp, crétine !
Si tu vois un fantôme,
jette-toi tout de suite dans mes bras.
Cela suffit ! Sois sérieux ou va-t'en !
Ta tante, un médium ?
Son mari s'est séparé d'elle parce qu'il trouvait
des fantômes dans son lit...
Je vous ai rencontrée quelque part.
C'est possible. Je travaille dans un bureau.
Vous travaillez ?
Qui devrait venir ?
Christina me fait rire...
Qui es-tu ?
Avec qui veux-tu communiquer ?
Je sens un fluide !
J'ai le contact, j'ai le contact.
- Et ne riez pas ! - Je ne ris pas !
Il y a un message pour l'un de nous ?
Cette lumière dans la campagne qui s'allume et qui s'éteint ?
C'est un tracteur. En été, on travaille même la nuit.
Appelle sur Edwige !
Tous les ans, elle se promène en tenant sa tête sur un plat.
Tu es encore là ?
Laisse-moi en paix ! Va-t'en, je t'en supplie !
C'est le même que l'autre fois ?
Je te sens !
Ton haleine dans ma poitrine, ton sang dans mes veines...
Elle est tout à fait ivre.
Éteignez !
Dis-moi qui tu es.
Avec qui veux-tu communiquer ?
Giulio, il y a un message pour toi.
Cette salope est amoureuse de toi.
Tu ne peux échapper à mon amour...
Nous plaisantons.
Qui es-tu pauvre âme ? Pourquoi pleures-tu ?
Je vais éclairer.
Non, pas ici.
Non, mon amour, qu'est-ce que tu fais ?
Tu es fou ! Fou, mon chou !
C'est la première fois que je vois l'aube.
Tu connais mon fils ?
Allons manger des spaghettis !
Ce voleur ! 45 lires l'uf !
Renvoyez-le et bonsoir !
Vous vous promenez encore ?
Tu as bien dormi, maman ?
Tu te crois un jeunot ? Qu'as-tu fait ?
Nous sommes allés visiter la villa.
Francesca à la messe ! Cela te fera du bien.
La princesse mère.
Être traitée de la sorte ?
On ne ferait pas ça à un chien ! Pour qui tu te prends ?
Si tu m'aimais la moitié de mon amour, tu comprendrais.
Tu n'aimes personne.
Tu ne timagines même pas ce que veut dire aimer.
Tu le sais !
Un égoïste, voilà ce que tu es ! Tu as le cur dur, vide.
Tu cherches les femmes.
Et tu crois que c'est ça, l'amour !
Je sais. Il y a quatre heures que tu me le rabâches.
Je n'en peux plus.
Tous les hommes ne sont pas comme toi.
Il y en a qui sont heureux...
de trouver quelqu'un qui les aime et qui ne cherchent pas davantage.
Il n'y a que toi qui sois comme ça. Quel malheur !
Mon malheur, c'est de t'avoir rencontrée.
J'en ai assez de t'avoir près de moi.
Va-t'en, une bonne fois pour toutes !
Où vas-tu, idiote ? Viens ici !
Non ! Laisse-moi ! Laisse-moi vivre !
Que veux-tu ? Que me veux-tu ?
Tu es un misérable ver, tu finiras seul, comme un chien.
Tu verras !
Qui restera avec toi si je te quitte ?
Que feras-tu de ta vie ?
Qui pourra taimer comme je taime ?
Je peux pas passer ma vie à t'aimer.
Tu dis que je suis folle...
que je vis en rêve, hors de la réalité.
Mais c'est toi qui fais fausse route.
Tu ne comprends donc pas que ce qui importe le plus, tu l'as déjà...
une femme qui t'aime...
qui donnerait sa vie comme si tu étais unique au monde.
Tu gâches tout !
Tu es toujours inquiet, toujours mécontent.
Quand deux êtres s'aiment, le reste ne compte plus.
De quoi peux-tu avoir peur ?
De toi, de ton égoïsme...
de la pauvreté désolante de ton idéal.
Ce que tu me proposes est une vie de ver de terre.
Tu ne parles que de cuisine et de lit.
Un homme qui accepte de vivre ainsi, c'est un homme fini... un ver !
Je ne crois pas à cet amour agressif, collant, maternel.
Je n'en veux pas. Il ne me sert pas.
Ça, l'amour ? C'est de l'abrutissement !
Comment faut-il te dire que je ne peux pas vivre ainsi ?
Je veux être seul.
Descends !
Tu es une ordure, un lâche. Tu me fais de la peine !
Bon ! Je te fais de la peine, et tu me dégoûtes.
Je ne m'en irai pas. Je reste avec toi.
Tu ne resteras plus avec moi. Descends.
C'est fini, fous le camp !
Tu es un salaud.
Je te maudis !
Tu trouveras un camionneur...
Va avec tes putains !
Où allez-vous ? Défense d'entrer.
Passez donc.
C'est monstrueux !
Il a tué ses deux enfants, puis il s'est tué...
Ils te laisseront entrer. Dis que je suis avec toi.
Je refilerai les photos à ton canard... Fais-moi passer.
Je suis un ami...
Il dit être un ami de M. Steiner.
Lui seulement. Plus tard mes enfants !
Du parquet : un mètre cinquante...
Sa femme ne sait rien.
Elle n'est pas là. Elle rentre à 1 h.
Avant le massacre...
il a téléphoné à une voisine,
en la priant d'aller à la rencontre de sa femme.
Recommencez...
Tu es primitif...
aussi primitif qu'une flèche gothique.
Tu es si grand que tu ne peux...
entendre aucune voix de là-haut.
À ma véritable taille...
je ne suis pas plus haut que ça.
J'étais ami de Steiner.
Depuis quand ? Vous étiez un ami intime ?
L'avez-vous vu ?
Pouvez-vous en parler ?
J'étais un ami de Steiner,
mais nous ne nous voyions pas souvent.
Je ne sais rien.
Il n'y avait pas, par hasard,
quelque chose d'étrange dans sa vie ?
Je ne sais pas... des soucis... autre chose ?
Non, je ne crois pas.
Est-ce qu'il pensait au suicide ?
Je n'en sais rien.
Je verrai à la morgue, avec les enfants.
Il est 12 h 15, il faut que j'aille à la rencontre de Mme Steiner.
J'emmènerai avec moi un locataire pour la reconnaître.
Je viens...
Soyez compréhensifs, pour une fois au moins !
Dites-le...
à vos confrères : ils exagèrent vraiment.
Peut-être avait-il peur ?
Vous parlez de Steiner ? Lui avait-on fait des menaces ?
Pas dans le sens où vous l'entendez.
Peut-être avait-il peur de lui-même. De nous tous.
Qu'y a-t-il ? Me prenez-vous pour une star ?
J'aurais besoin de vous pendant un instant.
Qu'est-il arrivé ?
Ayez l'obligeance de me suivre.
Un accident.
Ne vous effrayez pas.
Qu'est-il arrivé ? Vous devez me le dire...
Les enfants sont blessés... Mais je vous promets...
Et les clés ?
Vas-y. Enfonce la grille, vas-y !
À la santé de Nadia qui a retrouvé sa liberté !
À l'annulation de son mariage !
À l'annulation de son mari ! À l'annulation de tout !
L'expérience matrimoniale me rend à mes vieux amis...
chargée de tous mes désirs.
Vierge de nouveau ?
C'est une sensation merveilleuse d'être "annulée".
Il faut d'abord se marier pour pouvoir l'éprouver.
Je confesse Lucia.
Je veux entendre...
Vous avez fini ?
Qui fait l'amour à titre privé m'insulte.
Gare... l'un d'eux est l'amant d'un sénateur.
Qui est-ce qui les a amenés ?
Ils n'atteindront pas Noël. On les butera avant.
Vous n'étiez pas...
écrivain ou journaliste, autrefois ?
J'ai quitté la littérature et le journalisme.
Je suis "public relations" à la satisfaction des intéressés.
Je sais : pour vivre, il faut écrire n'importe quoi, mais ça !
Écouter :
"Il a un profil grec.
"La modernité de son expression le rapproche du plus moderne
"des acteurs de notre temps : Paul Newman."
Vous êtes un ver de terre.
Que serais-tu capable de faire ? Pour une interview ?
Tu aimerais que je les écrive pour toi !
Horreur ! Tu briserais ma carrière !
Si au lieu de 250 000, je te donnais 300 000,
qu'écrirais-tu sur moi ?
Tu es Marlon Brando.
Et si je te donnais 400 000 ?
Et un million ?
Passe le million, on verra...
Ça, une plaisanterie ?
Il s'est fait mal...
On lui a fait un croc-en-jambe.
Ordure ! C'est vous qui nous avez amenés ici !
On prend nos affaires et on part.
Quelle belle fête ! Vous allez voir !
Jamais vu de gens plus emmerdants que nous.
Notre "festoyée" s'embête.
Juste ! Pourquoi ne fais-tu pas du strip-tease ?
Mais avec ton torse d'intellectuel...
Si vous jouez "Sur un marché persan",
je vous fais le numéro...
Nous t'avons tous vue à poil !
Laissez-moi le faire !
Je ne t'ai pas vue.
Je propose que ce soit la Panthère qui le fasse.
Voilà : Caterina fera le strip-tease.
Trop de technique... Une professionnelle !
Pourquoi l'héroïne de la fête ne ferait pas du "strip" ?
Très volontiers.
Si tu le fais sérieusement...
je jure que j'arrêterai de fumer.
Effeuillage, inaugural et célébrant...
de notre chère Nadia, et baptême de sa nouvelle vie.
Il faut donner l'exemple.
C'est idiot !
Raison de plus !
Ton vison !
Elle a été ta maîtresse ?
Je ne me rappelle pas.
Je ne comprends pas le "langage étranger".
Elle t'a demandé... si je te plais...
Cela me revient, je le veux !
Dégrafe !
Ça ne suffit pas ? Tu n'amuses personne !
Tu commences à m'embêter ! Je m'amuse, moi.
Tu n'auras pas le courage d'aller jusqu'au bout.
Tu trembles de peur.
Tu vas voir !
Tu ne devrais pas enlever d'abord ton soutien-gorge.
C'est l'avant-dernière pièce à retirer.
Jamais été avec une femme ?
Elle fait ça sérieusement !
Tu ne mérites pas une femme comme elle !
Enlève ton vison...
C'est le moment.
Comment son mari a-t-il pu accepter de divorcer ?
Elle est remarquable !
Merveilleuse ! Au poil !
Voilà...
...le maître de maison !
Enfants de pute.
Ne va pas nous embêter ! Nadia se débarrasse d'un mari...
Je me fous du divorce de cette folle.
Et je ne veux pas de potins... photos...
Tu as dit qu'on pouvait venir !
Quel est le malin qui a démoli la verrière ?
À six heures, je pars...
si vous ne partez pas...
je vous fous dehors à coups de pied.
Je vous ai vue à Spolète.
Dans une demi-heure, de l'air !
Qu'est-ce que ça peut nous faire que tu partes. On ne bouge pas...
On est entre amis. Tu peux partir.
Tu ne pourrais pas trouver de quoi nous amuser ?
J'augmente tes gages.
Nadia nous a donné une preuve de bonne volonté.
Invente quelque chose !
J'en ai mille...
deux mille idées...
je peux vous enfermer pendant une semaine...
sans que vous vous ennuyiez, mais...
Ce que tu voudras !
Fermons ces rideaux.
Restons ici, entre nous, dans l'intimité.
Je propose qu'on fasse l'amour avec notre danseuse américaine.
Quelle bonne idée !
Je parie que tu n'as jamais eu un homme tout à toi.
Un homme qui te tienne entre ses bras, qui baise tes yeux...
Il est saoul.
Cela fait aussi partie des devoirs de l'hospitalité.
Un devoir touristique. Je vais choisir pour toi.
À Tito, la brute, la première étreinte.
On n'a rien fait encore, on manque de courage.
Tito, enlève ton maillot...
Tu crois que c'est un mâle ?
J'ai bien choisi pour toi.
Tu feras en sorte qu'elle soit femme.
Notre Tunisienne s'approchera de l'avocat qui vit de souvenirs...
et elle s'occupera de ses réflexes.
Tous les moyens sont bons. Tu le lâcheras si tu es fatiguée.
Personne ne sort.
Toi, à moitié impuissant comme l'homme et comme l'artiste...
courage, saute la barrière...
Tu t'accoupleras avec Mariuccio.
Lisa qui n'est peintre que pour pouvoir coucher
avec ses modèles...
Tu sais ce que j'ai imaginé pour toi ?
Vous nous avez assez embêtés.
Qui veux-tu faire rire ?
Je te fous dehors à coups de pied...
Qui donc t'a invité ?
Je vais t'amuser.
Cette fête ne doit plus finir. On est tous enfermés.
Belle phrase ! Et originale, avec ça !
Tu crèves d'envie de faire l'amour avec moi...
Parce que personne ne vient sous tes draps,
tu te soulages en te raclant
la gorge sur quatre petits disques !
Même dans les farces napolitaines, on ne trouve pas ça !
Tu es un porc, je ne tolère pas ça.
Demande pardon à Madame, à tous...
Je veux faire un discours à mes amis...
pour la belle carrière que je leur dois.
Toi, ma bonne grosse, rustaude, montagnarde...
Faisons-leur voir à cette bande de châtrés...
Tu es venue à Rome pour faire fortune ?
J'ai tellement de poisse... Je suis malheureuse...
Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce que tu as ?
Et ces petites traites ?
Je ne signe pas.
Mais je fais un film.
Tu as tout bouffé !
Ce n'est pas vrai.
Habillez-vous. Dehors !
C'est une pommade contre les cuites. Il faut se l'étendre...
Ça va te passer, ça te fera du bien. C'est un remède
contre le mal de tête.
Cette fille est malade.
Emmenez-la dans la pinède... un peu d'air.
Je suis malade !
On fait une belle grosse poule ?
J'ai pas envie d'être une grosse poule !
Qu'est-ce qu'ils lui font ?
Ça m'est vraiment complètement égal !
Tu veux danser ?
C'est une blague d'homme !
Je veux rester seul. Ce soir, je me sens mélancolique.
Moi aussi !
Vous avez été méchant avec Odette.
Je lui ai laissé un appartement !
Qui est la pauvre ?
J'ai mal au ventre.
Il fait jour.
Il est 5 h 15.
À 9 h je dois être au tribunal...
Tu ne peux pas me voiturer ?
Mais je ne vais pas à Rome.
Ça a été une belle fête. Mais ça suffit ! Vraiment...
Où peuvent bien être mes souliers ?
Qu'est-ce qu'il y a là-bas ?
L'aube m'émeut toujours...
Je me sens tout gluant.
Ceci ne m'intéresse plus.
J'ai envie de me retirer.
Plus il en part, plus il en revient !
S'il y en a deux qui se retirent, il en sort dix. En 1965 ce sera...
la pourriture complète.
Quelle infection en sortira ?
En arrière. Que venez-vous faire ici ?
Ta fortune est faite avec ce poisson-là !
Mes enfants, venez voir ! Un monstre !
Mais il est vivant !
Il est mort depuis trois jours.
Un mâle ou une femelle ?
Pourquoi ne l'achèterait-on pas ?
D'où peut-il bien venir ?
D'Australie ?
Quel est le devant et quel est le derrière ?
Le pauvre !
Et il vous regarde !
Comprends pas, on n'entend rien !
On n'entend pas...
Sous-titrage TITRA FILM Paris
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