All language subtitles for Famidda Bedda - Back to Corsica

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Original subtitles

-Pourquoi j'ai fait le choix de vivre en Corse ?

Bah tout simplement parce que...

Parce que je pense que c'est important de rester près de sa famille, voilà.

Moi, j'ai fait le choix de rester ici

parce que c'est là que je suis le plus heureux.

J'ai mes responsabilités.

-Où tu vas, endimanché comme ça ? -Comment ça, où je vais, Papa ?

Tu sais très bien que je suis de baptême cet après-midi.

-Mais c'est quoi, cette manie de baptiser ?

Tu vas pas m'aider cet après-midi pour les cabris ?

-Quels cabris ? Je t'ai dit que je pouvais pas, cet après-midi !

Je vais être en retard et je suis le parrain, en plus !

-Si tu m'aides pas,

je considère que j'ai pas à te donner la moitié de ce que ça va me rapporter.

-Ouais, c'est ça. Tu te fous de moi, là ?

Vous savez, après, la bonne entente en famille,

pour moi, c'est la clé du bonheur.

C'est ça qu'on dit, non ?

Viens ici !

Viens ici, putain de chèvre à la con !

Veni qui, ô salopa !

-Qu'est-ce que tu fais, là ? Tu devais pas être

à ton baptême ?

-Tu te fous de moi ?

-Je disais ça pour t'emmerder. -Ouais, ouais.

-Si tu savais ce que tu faisais, tu ne le prendrais pas comme ça.

Et puis fais attention,

tu vas te salir.

Tu diras le bonjour à ta sœur.

-Comment tu sais qu'elle est là, toi ?

-Je lui ai coupé les vivres il y a deux semaines.

-Tu m'expliques pourquoi on rentre pas ?

-Je déteste rentrer en retard à l'église, OK ?

De toute façon, je vais faire comme d'habitude,

je vais dire à tout le monde que j'étais derrière.

Et en même temps, la moitié de l'église a déjà Alzheimer...

-Mais dis-moi, le curé, c'est le beau gosse ?

-Je vois pas de quoi tu parles.

-Celui avec qui j'étais au collège, là. Il paraît qu'il est devenu curé.

-Ah bon ? -Ouais, ouais.

-Bah écoute, hein...

Tu viens de me faire quoi, là ? -Rien.

Je le kiffe !

-Non mais dis-moi,

pourquoi ils choisissent toujours Petru Anto comme parrain ?

-Parce qu'il a des attributs que tu n'as pas, ma petite fille !

-OK, bah si ses attributs,

c'est d'être le plus conformiste des conformistes

dans un nid de conformistes...

OK, banco !

-Hou là là ! Il est pas si conformiste que ça, hein !

-Ayo, parle moins fort, on est à l'église !

-Et alors ? Enfin, il faut que tu saches... -Non !

-Si, il faut que tu saches, Andréa, à un moment donné...

Ton frère est très généreux. -Non, non, non !

-Si, si, si ! -Non !

-Et ça donne ça.

Une... -T'es une garce.

-Eh ! À un moment donné, hein...

Vous êtes pas armés pareil, quoi. -Ça, c'est sûr.

T'inquiète pas. Moi, j'ai mes petits attributs qui font sensation.

-Ne me montre pas, va !

-Tu fais moins la maligne, maintenant ! Et voilà, on y vient !

-Eh oh, arrête ton cinéma, là.

-Tu as pris un peu des fesses, quand même.

-Ne bisque pas comme ça !

Je me fais plus draguer, moi, par des femmes que toi !

Eh, attends !

-Fais la maligne.

-Oh, dis-moi. Tu pourrais prévenir, un peu, avant de débarquer ici comme une fleur.

T'étais où, hier ?

-Qu'est-ce que ça peut te faire, où j'étais hier ?

-J'ai essayé de t'appeler dix fois ! -Ouais, t'inquiète pas, j'ai vu.

Et quoi ? -Quoi ?

-Je suis là au baptême, comme prévu.

Arrête d'être sur mon dos comme ça, s'il te plaît.

-Bon, moi, je vais chercher la voiture, hein.

-Je pense qu'être grand frère d'une fratrie...

Enfin, quand on l'est, bien sûr.

Ce qui est important,

c'est de bien comprendre ses frères et sœurs.

Enfin, ma sœur, en l'occurrence.

Comment tu as su pour le baptême que c'était aujourd'hui

alors que ça fait quatre mois qu'on n'a pas de tes nouvelles ?

-Bah c'est Maman qui me l'a dit. -Ah, parce que tu réponds à Maman ?

-Oui.

Enfin, elle me donne l'info en continu, quoi,

comme un petit Twitter personnalisé, mais avec la météo en plus !

-D'être un bon modèle, aussi.

Ouais.

D'écouter et de donner l'exemple.

Mais surtout écouter.

Ouais, je vois.

Tu vas me dire que t'es rentrée ici juste pour le baptême,

pas parce que t'avais plus d'argent ? -Non, absolument pas !

C'est juste que vous me manquiez tellement ! Surtout toi et ta bonne humeur !

Mais dis-moi,

c'est bien que tu me parles d'argent,

parce que j'imagine que t'as rien à voir avec le fait que je sois à découvert.

-Ah ouais, et qu'est-ce que je pourrais bien avoir avec ça, moi ?

-Je sais pas.

Le plaisir sadique de savoir que je peux pas payer mon loyer ?

-Mais si t'as plus d'argent pour le payer, ton loyer,

t'as qu'à rentrer un peu et travailler.

-Putain, je travaille ! -Tu travailles ?

Tu parles de quoi ? Ton court-métrage raté ?

-Non, je parle pas de mon court-métrage, je parle de mon roman.

-Ah oui, je l'avais oublié, celui-là,

le roman que tu as écrit en soirée lesbienne, évidemment.

Tu sais quoi ? Papa, il a bien fait de te couper les vivres,

comme ça, tu redescends un peu sur terre.

-J'hallucine !

Et désolée si tout le monde n'a pas envie de rentrer dans ta terre

et de s'enfoncer les pieds dedans !

Tu me soûles ! -Qu'est-ce que tu dis, là ?

-Salut !

Ça va ? Je vous dérange ?

-Non, pas du tout.

Ça va très bien, comme un mois de juin chaud et collant.

-OK...

-Ça va ? -Ouais, ça va nickel.

-Tu viens de rentrer de Paris ?

Tu joues toujours au Théâtre de Poche, d'ailleurs ?

-Non. -Dommage.

T'étais vraiment bien,

même si les autres étaient très mauvais. -Ouais, merci.

Enfin, en tout cas, c'était sympa d'être passée.

-Avec plaisir. -Et d'ailleurs,

je me rappelle plus.

On est sortis, après.

Et y a une fille, elle arrête pas de me rappeler...

-Ouais, c'est Félicia. Oublie, de toute façon.

-D'accord.

-Et donc là, t'as...

T'as pas de projet en route ? -J'hésite, en ce moment.

Des fois, je me demande si je devrais pas rentrer, tiens.

-Rentrer ? Ouh là...

Dis pas ça devant lui, il va ressortir son costume

de Scarlett O'Hara ! -Enfin bref,

faire quelque chose ici, c'est un peu bizarre, y a rien.

Enfin, je vais pas vous faire chier avec mes questionnements d'actrice frustrée.

-Tu nous fais pas chier, c'est un plaisir de te voir.

Tu es rentrée quand ?

-Je suis rentrée la semaine dernière.

Et du coup, j'ai croisé ta mère jeudi

et elle m'a gentiment dit de venir, donc forcément j'ai dit oui.

Mais par contre, j'ai pas très bien compris. Vous allez le faire où ?

-À la maison. -Chez Maman.

-Bon bah

je te vois là-bas,

alors ? -Bien sûr.

-Très bien. -Très bien.

-À plus. -Salut !

Ferme ta bouche,

on dirait un gros veau.

-Merci. Tu niques toujours tout. -Mais quoi, "merci" ?

-Quoi, "quoi merci" ?

-Mais quoi, je sais bien que t'es encore amoureux d'elle !

Et alors, tu crois quoi ? Tu crois qu'elle va rentrer pour toi, sérieusement ?

Sacrée Scarlett !

Je retournerai à Tara

et je jure, je jure que jamais, jamais je ne connaîtrai la faim !

Putain, dommage qu'on soit sur le goudron !

-Bon, c'est pas que, mais il est où, le baptême, là ?

Je suis pas venue pour beurrer les sandwichs, moi !

-Méfie-toi !

-Sérieux, ça se passe toujours

comme ça chez vous ? À la démerde ? -Ouais.

On est très autonomes en matière de bouffe.

C'est un modus operandi culinaire très après-guerre.

Ça va, tu t'en sors bien, tu as au moins trouvé du beurre !

-Attends, je mange jamais le prisuttu sans beurre, moi !

-Heureusement que vous y êtes !

J'ai tout préparé, mais avec cette chaleur, j'ai pas eu le temps.

Et maintenant, c'est l'heure du champagne ! -Oui.

-Dépassée par les événements, je connais. -Voilà !

Bon, en tout cas, les filles, merci beaucoup.

-Allez !

Dis-moi, l'autre, là, jamais il lâche l'affaire ?

-Jamais.

-Et vous tenez ça de qui, vous ?

-Je sais pas.

-Elles vont descendre, elles descendent toujours.

Les chèvres, c'est un peu comme les femmes.

S'il faut aller les chercher, c'est qu'on n'a pas bien fait son boulot.

-Ça me fait plaisir que tu sois venue, quand même.

-Mais y a pas de problème. Tu sais, j'adore...

J'adore la petite, j'adore être avec vous, vraiment.

-Merci, ça fait plaisir. -Mais moi aussi,

ça me fait toujours plaisir de te voir. Tu le sais, ça.

-Tu sais que tu fais toujours un peu partie de la famille.

-Non, non, non, par contre, dis pas des trucs comme ça,

j'ai toujours l'impression que c'est consanguin

et c'est assez perturbant. -Je suis désolé.

-C'est pas grave. J'ai l'habitude que tu me perturbes, toi.

Bon, et sinon, toi, ça va ?

Les vaches, les chèvres, tout se passe bien, elles t'emmerdent pas trop ?

-Non, ça va ! Tu sais, c'est toujours pareil.

Comme d'habitude, une vache qui naît, un cabri qui meurt...

Enfin, peu importe,

c'est pas important.

Et toi, alors, Paris, comment ça se passe ?

Tu joues toujours dans la série dont tu m'avais parlé ?

-Ah, la websérie,

c'est ça ? -Ouais.

-Non, ça a dû s'arrêter là.

Apparemment, y a pas trop d'argent pour de l'heroic fantasy sur le Net.

Et puis c'était...

-C'était un peu... -Ouais, porno, tu peux le dire.

-Non, franchement, c'est pas ce que je voulais dire.

T'étais bien, en plus, avec ta robe en cuir et ton armure.

T'étais bonne... bien !

Belle.

-Tu voudrais pas venir m'aider à apporter les caisses de champagne ?

Y en a presque plus.

Salut.

-Regarde, c'est bon ! Y en a sur toutes les tables, du champagne.

-Je suis pas en train de te demander s'il te reste du champagne personnellement

pour profiter des retrouvailles.

Juste que les gens en réclament

et que je compte pas me casser le dos toute seule.

-C'est bon, une caisse, tu peux la porter seule.

-Non. -Mais vas-y, Petru Anto,

va l'aider, si elle a besoin d'aide.

On se voit tout à l'heure ? -On n'est pas à une minute près, hein.

On est à une minute près ?

-Bah je sais pas !

On est au temps que tu penses que ton oncle va supporter de boire de l'air !

-Bon, je...

Je vais vous laisser régler vos affaires de famille, hein !

-Qu'est-ce qui t'arrive, là ? C'est quoi, ce harcèlement ?

-Je vois pas de quoi tu parles. Pourquoi ? Je vous ai dérangés ?

-Tu te fous de moi, là ?

Ma vie amoureuse en Corse ? Ouais...

Ben en Corse, oui...

Bah moi, enfin, c'est dans la continuité de ce que je disais, après...

Je pense que les femmes, il faut les aimer et les écouter, voilà.

C'est quoi, ton problème, concrètement ?

-Moi, j'ai pas de problème ! Par contre, toi, si !

-De quoi tu parles ? -C'est quoi, ton petit manège avec Léa ?

Concrètement, tu me prends pour une conne ?

-On fait que parler, c'est tout ! -"On fait que parler, c'est tout" ?

Ça a rien à avoir avec ton comportement de connard de ces derniers jours, non ?

De toute façon, c'est toujours pareil !

Tu passes l'hiver avec moi, et puis après, dès que Madame débarque, c'est fini,

je suis plus qu'une bonniche qui sert à rien et qui t'emmerde !

-Tu m'emmerdes pas ! C'est juste que là, j'ai besoin de respirer un peu, tu vois !

De prendre l'air.

-Respirer ? -Ouais.

-Non mais là, tu te fous vraiment de ma gueule !

Tu respirais cette année,

quand tu venais frapper à la porte de chez moi tous les soirs !

Tu respirais aussi quand tu m'as dit que j'étais la femme de ta vie !

C'est juste que ta bite a envie de prendre l'air !

-Parle doucement, s'il te plaît ! On n'est pas à la maison, là !

-J'en ai rien à foutre qu'on nous entende !

Qu'est-ce que tu crois, avec Léa ? Qu'est-ce que t'attends ?

Tu crois vraiment qu'elle s'intéresse à un type comme toi ?

-Pourquoi elle s'intéresserait pas à un type comme moi ?

Toi, tu t'intéresses bien à moi !

Je suis pas assez bien pour elle, mais je suis assez bien pour toi ?

Mais tu t'entends ? -Vas-y, lâche-moi, s'il te plaît.

-Attends ! C'est pas ce que je voulais dire !

C'est pas ce que je voulais dire !

Moi, je trouve mon bonheur ici, hein.

Qu'est-ce que vous voulez que je trouve de mieux qu'une femme corse ?

Non, c'est pas moi qui vais vous dire le contraire.

-Franchement, c'est pas mal, ce concept de miniature !

C'est assez décomplexant.

Je pourrais en manger huit voire dix,

j'aurais toujours pas la culpabilité d'avoir mangé un millefeuille en entier.

-Enfin, décomplexe pas trop quand même !

Dis-moi, qui c'est,

le type là-bas qui me fait de l'œil ? Tu le connais ?

J'ai rien entre les dents, là ?

Oh, tu m'écoutes ?

-Oh putain, fais gaffe ! -T'es partie où, là ? Je t'avais perdue.

Non mais écoute,

laisse tomber ce téléphone deux secondes, j'ai besoin d'aide.

-Je voulais juste envoyer un message à Alice.

-Alice ?

Qui c'est, Alice ? La fille de la plage ? -Mais je sais pas quoi lui dire.

-Bah c'est très bien, ça. Dis rien, ça va faire son effet.

Non mais laisse tomber deux secondes Canary Bay

et dis-moi qui c'est, le type là-bas avec sa chemise blanche.

Le regarde pas comme ça !

-Comment tu veux que je le voie si je regarde pas ?

-Je sais pas, tu te démerdes, tu regardes dans le reflet de ton verre, t'improvises.

-Lequel ? Le gros ?

-Aho le gros !

Tu m'as vue un peu ou quoi ?

Non, le type bien mis, là.

Grisonnant, un peu charmant.

-Moi, je vois rien.

-Il est plus là. -Eh ben voilà,

encore une romance éclair. On est vraiment une génération sacrifiée.

-Tu peux parler toi, avec tes plans plage, bouffage de chattes et crustacés, hein.

Non, la seule chose que tu risques de choper cet été, c'est une mycose, ma fille !

-Bah merci ! Moi aussi, je te souhaite le meilleur, Marie-Luce.

-Non mais sans déconner, franchement ! Tu crois aller où avec elle ?

Moi, je la sens pas, hein.

Tu peux pas trouver une petite du village, sympa, mignonne, une fille d'ici ?

Non, il te faut toujours la fille...

-La plus belle. -Non, la plus hétéro.

-Mais elle est pas hétéro, putain ! J'ai déjà couché avec elle.

-Enfin, elle est avec un type, qu'est-ce que tu crois qu'elle est ?

-Je sais pas. Bi, par exemple. -Bi, ça existe pas.

-Comment t'appelles les gens qui couchent avec des hommes et des femmes, alors ?

-Des opportunistes !

Non mais franchement,

pourquoi tu te prends pas une petite ?

Regarde, elle ! Elle arrête pas de te regarder.

-C'est ma cousine !

-OK, ouais... Je vais aller boire un coup.

-Yes !

-Ça va, toi ? -Ça va, et toi ?

-Quelle journée de merde !

-À qui le dis-tu ! Je viens de passer une demi-heure avec Tatie Charlotte

à devoir lui expliquer pourquoi j'avais pas de copain, pas de métier...

et pas de robe.

Peut-être que je devrais en tirer une leçon, pour la robe.

-Oui, ou t'as qu'à simplement lui dire que t'as un copain.

-Simplement, c'est-à-dire ? -Je sais pas, moi !

T'es pas obligée de dire la vérité.

-Je te remercie, mais la vérité, je la dis déjà pas.

-Non mais tu vois ce que je veux dire. C'est pas la peine de s'étaler, quoi.

-Non, je vois pas, c'est bizarre.

Je suis pas obligée de lui dire que je bouffe des chattes le dimanche,

c'est ça que tu veux dire ?

-Parle doucement, Andréa, s'il te plaît. -Putain, c'est dingue comme t'es, toi !

-Non, je te demande juste d'être un peu plus discrète, tu vois.

-Parce que je le suis pas assez ? -Non, tu pourrais l'être plus, tu vois.

-Mais plus que quoi ?

Mais tu te fous de moi, toi !

Toi, tu crois que t'es discret, quand t'essayes de récupérer Léa

devant les yeux de tout le monde et devant les yeux de ta meuf ?

-J'essaye pas de récupérer Léa ! Et c'est quoi, ce mot "meuf", là ?

On dirait que tu parles d'un bout de viande. Parle mieux, s'il te plaît.

-OK, alors excuse-moi, je vais dire "ta femme",

comme ça, c'est un bout de viande, mais plus classe.

-Stéphanie, c'est pas ma femme. -OK, alors c'est juste ton bout de viande !

-T'es chiante !

-Non, je suis pas chiante, je questionne un peu ta sémantique.

-Ma quoi ?

-Laisse tomber, va.

-Quoi, "laisse tomber" ? Quoi ?

-Laisse tomber, laisse tomber tout !

Léa, les femmes, les bouts de viande avec des chattes, tout !

-Si je pense que les hommes se comportent bien avec les femmes en Corse ?

Bah ouais, complètement, bien sûr !

Je pense sincèrement qu'ici,

on a une culture où les hommes savent respecter correctement les femmes

et les aimer.

-Ho là là, je sens qu'on a besoin d'aide. -Ah ouais, merci.

-Salut. -J'étais en train de me dessécher, là.

-Vous êtes pas d'ici, vous. -Non.

Enfin, oui. Enfin, pas vraiment d'ici. -Ah.

-C'est peut-être pas la peine de me vouvoyer, hein.

Je sais que j'ai pas l'air très fraîche aujourd'hui,

mais enfin quand même, j'ai pas 40 ans, quoi.

-Qu'est-ce que vous avez contre les femmes de 40 ans ?

C'est sympa !

Une femme qui a un peu de bouteille, j'aime bien, moi !

-OK, je sais pas comment je dois le prendre, là, quand même.

-Non mais parce que... je vous regardais depuis là-bas.

-Ah bon ? -Et je vous trouve superbe.

Dans votre petit ensemble rose...

vous me faites penser à un petit bonbon, vous savez, qu'on a envie de croquer.

-OK...

C'est charmant.

-Non mais tu comprends quand même la nuance ?

Du moment que tu respectes une femme et que tu l'aimes,

t'as même pas besoin de prononcer le mot "ma femme" !

C'est tellement réducteur ! C'est quoi, ce délire sur l'appartenance, sérieux !

-C'est bon, calme-toi !

On n'est pas dans un débat LGBT/queer de mes couilles, là !

-Quoi ? Mais parlons-en, de tes couilles à toi !

-Quoi, mes couilles ? Celles que t'aimerais avoir ?

-Qu'est-ce que t'es en train de dire ? Tu crois que j'ai besoin de couilles, moi ?

-En tout cas, si tu veux qu'on se revoie, tu sais que je suis patron d'hôtel.

Et j'ai les plus belles chambres de la région.

-Tu crois que j'ai envie d'être toi, trou du cul de connard ?

-OK, je crois que je vais pas tarder à y aller, hein.

Donne-moi ton numéro, tant que je suis encore soûle.

-T'es un putain d'homophobe, Petru Anto, et un sexiste !

C'est normal qu'une fille comme Léa, elle veuille pas d'un type comme toi !

T'es qu'un beauf ! -C'est ça. T'es complètement hystérique.

Tu te ferais baiser, tu serais plus calme.

Tu pars déjà ?

Attends, s'il te plaît, bébé.

Fais pas la gueule ! -Fous-moi la paix !

-Tu veux pas que je passe chez toi ce soir ? -Ne t'avise même pas !

-Mais bébé...

-Non, y a pas de "bébé", c'est terminé. Ça y est, t'es libre !

Mets-toi bien ça dans la tête : toi et moi, c'est fini, tu oublies !

Ça monte au cerveau, là, ou pas ? Je veux plus jamais entendre parler de toi.

-Je t'appelle demain !

Je pense que les femmes, elles savent pas à quel point on les aime.

-Qu'est-ce que tu veux boire ?

-Donne-moi un whisky, s'il te plaît. -Tu m'en mets un par-dessus aussi.

-C'est pour moi.

-Merci.

-À nos femmes !

-Et à ceux qui les baisent !

-Quoi ?

-À ceux qui les baisent !

-T'es un marrant, toi ! -Parfois, ouais.

-Mais t'es pas d'ici ?

-Comment ça, "d'ici" ? D'ici ou d'ici ?

-Il est marrant !

D'ici... D'ici, quoi !

-Moi, je suis de Casalabriva. Pourquoi ?

-Mais ta tête, elle me dit quelque chose, non ?

-Tu sais où je l'ai vu ?

"Plus belle la vie", regarde bien. -Oh putain !

Oui !

Tu jouais pas le flic, là, qui a un frère en prison

qui deale de la coke et tout ?

Alors tu dois bien t'y connaître, toi, non ?

Les femmes, les actrices,

la séduction...

-Moi, c'est simple, tu vois. J'ai pas de technique, je suis comme toi.

Elles parlent, elles parlent, elles parlent,

moi, je les observe, j'écoute, après je me tais...

-Ouais, je vois. Tu connais bien, quoi.

-Essaye, tu verras ! Essaye.

-Tu ferais quoi, toi, si t'étais à ma place ?

-Comment ça, à ta place ?

-Y a une femme que j'aime depuis toujours...

Tout ce que je veux, c'est elle.

Je l'ai largué comme un con, et maintenant, je me retrouve comme un con.

Tu ferais quoi, toi, si t'étais à ma place ?

-Tu vas voir les parents, tu la demandes en mariage.

Après, tu lui mets le voile...

Coincée à la maison, on n'en parle plus ! -Arrête tes conneries !

Je suis sûr que t'es un petit canard, toi. -Moi ?

-À la maison, ça doit filer droit !

-Quoi ? Il est fou, lui ! Il a déjà craqué ou quoi ?

-Tu sais quoi ? Je vais pisser.

Ressers le monsieur galant.

Qu'est-ce que j'aime le plus chez les femmes ?

Je pense que ce que j'aime le plus chez les femmes,

c'est qu'elles savent nous surprendre.

Ouais.

Tu sais quoi ?

Le pire, c'est qu'elles savent pas à quel point elles nous rendent fous !

-"Car le Seigneur habite en moi."

"Comme Marie."

Parce que moi, c'est Marie-Luce. -Ah !

-Je pense que je suis prête pour la confirmation.

-Oui, je pense que vous êtes prête. -On peut fixer ça bientôt ?

On est que deux, dans ces cas-là ? Y en a pas d'autres ?

-Oui, y aura peut-être des enfants.

-Moi, je préférerais qu'on soit que tous les deux,

parce que ça m'intimide un petit peu, quand même.

-Ça vous intimide ? Alors, on fera ça ensemble.

-La danse de joie ! -Oui, la danse de joie.

-Ouais, j'adore, j'adore, j'adore !

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