All language subtitles for Una.Cavalla.Tutta.Nuda.(1972).fr

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Original subtitles

Continue tes cochonneries !

Tu me fais avaler de la poussi�re ? Pendant la guerre, tu m'as fait �a.

On ne voyait que ton cul, tu courais comme les lapins

toi et tes amis les elfes, soyez sages !

Maintenant on voit mieux, Bianca.

Allez, ma belle !

Si je mets une m�che dans ton cul, tu auras l'air d'un f�tiche.

Avez-vous vu comment vous avez perdu la guerre ?

Attrapez-le, c'est un antichrist !

Soyez bons, mes fr�res,

fuyez quand vous voyez un fr�re arm� d'un b�ton !

H�, mes fr�res...! Allez vous faire voir...!

On rentre � la maison, Bella !

Mon Gulfardo est un bon gar�on et travaille dur.

Et maintenant mon ami, pour le prochain bloc

voici les dessins des pi�ces suivantes.

Je viens les chercher dans une semaine.

Ce sont les florins que vous avez gagn�s.

Merci, Monsieur Pisano !

- Dis merci. - Merci, M. Pisano.

Pour travailler, oui ?

Je travaille jour et nuit. Reste calme.

- Dans une semaine, Gulfardo ! - Bien s�r, Monsieur.

Pourquoi fais-tu cette t�te d'enterrement ?

- Je travaille... - Travaille !

Je travaille, je travaille.

C'est trop, je ne peux pas me d�fendre.

Gulfardo !

Tu ne reconnais pas ton ami Folcacchio ?

C'est toi qui as mis un serpent dans ma chemise et qui m'a incendi�.

Tu t'en souviens encore ?

Quelle �poque ! Oh, Folcacchio...!

Oh, Folcacchio ...! Non !

Comment vas-tu, Fulcchio ?

- Tu m'�touffes. - Viens de ce c�t�.

Viens me serrer correctement dans tes bras.

Gulfardo... cela ne semble pas �tre vrai ! Je ne t'ai pas vu depuis sept ans.

- Comment vas-tu ? - J'�tais mieux, j'ai quelque chose dans les yeux.

Viens me faire un c�lin.

Je reviens tout de suite, Torello.

Qui sait ce que tu as travers�... Dis-moi comment c'�tait ?

J'ai tout vu.

Nous avons fait la guerre partout. Au nord, m�me au sud,

m�me au centre. Tout le temps contre le m�me ennemi. Les pr�tres.

Tu aimezs la vie et tu te d�brouilles bien.

J'aurais aim� faire le tour du monde mais je me suis mari�e et... au revoir !

Comment �a, au revoir ?

- Que font-ils ? - Qui ?

- Ceux-l� ! - Lequels ?

- Ceux-l� l�-bas ! - Je ne les vois pas !

- Fais attention ! - Aha, celui-l�...

c'est Torello, il s�me ...

Et toi, l�homme, ne te r�voltes pas?

- Est-ce que tu autorises ta femme ? - J'ai essay�, Folcacchio.

Cette sorci�re fait semblant et tombe sur moi, elle m'�crase, elle p�se 200 kilos.

Je vais m�en occuper.

Attends.

- Ce n'est pas tr�s d�licat... - Pas �a.

J'ai ici un filtre qui fera de toi un lion.

Tu vas voir ce que tu vas faire de la Pampinea. Bois-le !

- Vraiment ? - Oui.

- Alors je le bois. - Bien s�r.

Attention, c'est le dernier.

H�, ne bois pas tout en une seule gorg�e.

Lentement, lentement. Crois-tu que c'est de l'eau froide ?

Lentement.

- Que ressens-tu ? - Rien.

- Continue de boire. - Lentement ?

- Toujours rien ? - Rien.

En attendant, je rentre � la maison.

- J'ai h�te de les voir. - Je te crois, apr�s sept ans...!

Continue � boire.

Comment c'est ?

Je sens une grande chaleur en bas, � c�t� des...

Cela signifie que cela a un effet. Salut, Gulfardo.

H�, de la maison !

Je suis Folcacchio, je suis de retour.

H�, ho !

Que fais-tu, voleur ? Tu voulais voler du crottin ?

Si je t'attrape � nouveau, je te tue.

Tu ne vois pas que je suis de retour ?

Pourquoi es-tu revenu ? N'�tais-tu pas � la guerre ?

Tu as de nouveau des ennuis. Tu as vu comment le voleur s'est �chapp� ?

Si c'est pour le fumier, c'est ma jument.

- Ne t'inqui�te pas, la sienne est meilleure. - Nous verrons �a.

Tiens-toi bien.

- Tu ne me dis rien, Monarda ? - Que veux-tu que je dise ?

- Qu'est-ce que c'est ce que tout le monde fait l�-bas ? - Ils font tous pipi en choeur.

Pour mouiller ce sol merdique.

- Papa, je ne peux pas. - Attends que tu en aies envie.

Tu es fou.

H�, maman !

Maman, tu ne me reconnais pas?

C'est moi, Folcacchio, ton fils !

Toi, mon fils, wow !

Mon fils est un grand leader. Pas un gueux comme toi.

Maman, tu plaisantes ? Je suis de retour de la guerre.

C'est moi, Folcacchio.

Comment dois-je te le dire ? Mon fils est un grand leader.

- Quand tu as mang� pour la derni�re fois ? - Qu�est-ce que tu fais, tu manges tout ?

Donnez-moi le pain.

Voyez-vous �a ! Je le trouve et il le prend !

- Allez, d�gager ! - Regardez-les.

- C'est comme �a que tu traites ta m�re ? - Laisse-moi tranquille.

Je comprends la faim, mais

mais de ce dont je me souviens, un ruisseau coulait ici.

Il ne passait pas par ici ?

La femme de Gulfardo l'a fait d�tourner.

Avec l�excuse du travail de Gulfardo, et nous n'en avons plus une goutte.

La femme de Gulfardo ?

- Gulfardo de Bardi ? - Oui, lui-m�me !

Ne t'inqui�te pas, c'est mon ami. Je viens de le voir, je lui ai rendu service.

Bon l'oncle, viens ici !

�a ne te fait pas mal, Gulfardo ?

Laissez-le tranquille.

H�, o� allez-vous ? Vous n'�tes plus int�ress�s par l'eau ?

Venez ici, imb�ciles !

Maintenant, je vais te donner un coup de main.

Qu'est-ce qui t'arrive ?

Prends �a et �a !

Et maintenant � nous deux !

Ressors la t�te !

Viens ici.

Reste ici, salope !

Regarde ! Je voulais vraiment le mettre quelque part

mais cette fois merci de te couper les cheveux.

Regarde ! Fais-toi une queue, truie !

Maintenant Folcacchierilor, je vais te montrer qui est le cocu !

Regardez, Folcacchierilor !

Viens ici, gueux !

Tiens-toi bien ! Et maintenant c'est ton tour !

Arr�te, Gulfardo ! Je suis Folcacchio !

Arr�te, nous sommes amis !

Tr�s bien, tu en veux !

Ma main ! je ne vois plus !

Maintenant, regardez qui est Gulfardo de Bardi !

Viens ici parce que je te d�gonfle, baril de saindoux !

Baril de saindoux ? Je ne m'inqui�te pas. Comprenez-vous qui est Gulfardo de Bardi ?

Le premier qui dit que je suis cocu, je lui mets une main dans sa gueule et une dans son cul !

H�, Andrea! Je lui ai donn� le filtre.

Lorsque l'effet est termin�, il sera calm�.

Je vois qu'il t'en a mis une bonne.

- Fils de chien, que lui as-tu fait ? - Ce ne sera pas si long.

Cela ne prendra pas longtemps. Je lui ai fait plaisir.

Fais-m'en un et sors d'ici avec ta jument !

Ecoutez !

Ecoutez !

Le R�v�rend Prieur, notre p�re

cherche des hommes pieux et courageux pour les envoyer comme messagers � l'�v�que de Voltera.

J'y vais comme ambassadeur,Gulfardo de Bardi,

un homme de force, de talent et de confiance.

L�homme que nous cherchons est devant nous, Folcacchio ...

Je ne pense pas avoir bien compris, me suis-tu ?

- Tu seras derri�re moi, n'est-ce pas ? - Bien s�r !

- D�guis� dans ce style ? - Oui.

Reste dans la rang, tout le monde va avoir peur ! Allons-y !

H� ! Voici les ambassadeurs !

Pr�sent en service ! Gulfardo de Bardi, le premier ambassadeur !

Silence ! Le R�v�rend Sup�rieur parle � notre ma�tre.

Citoyens ! Parce que la faim et la pauvret�

hantent notre r�gion,

j'ai �t� oblig� d'envoyer des ambassadeurs � notre �v�que et deux d'entre vous

se sont avanc�s. Mais ! C'est un cadeau".

Cela ne nous surprend pas que Gulfardo de Bardi

se soit offert d'�tre ambassadeur.

Seul un homme comme lui, avec talent et foi

pouvait entreprendre une mission aussi courageuse.

Folcacchio s'est �galement pr�sent� et est revenu

d'une guerre contre le pape.

Cela me surprend vraiment. C'est juste que

vous venez de changer d'avis, c'est ce que vous vouliez dire.

Vous l'auriez bien dit si vous l'aviez dit.

Je ne participerai � aucune guerre.

Il y a encore la famille, la maison, le village.

Ce sont mes seules consolations.

Folcacchio Folcacchieri, avez-vous des remords

pour votre pass� d�shonorant ? R�pondez !

C'est de ma faute !

R�v�rend Monsieur, il est le meilleur d'entre nous pour nous repr�senter.

Et maintenant, �coutez attentivement le contenu du message !

Nous sommes d�vou�s � notre bon �v�que Guido.

Mais la situation est grave.

Pourquoi suis-je � cheval ?

Ma m�re, que tu es laide !

Il faut partir vite, il fera bient�t nuit.

Il y a de plus en plus de dangers.

Avez-vous compris ? Tout est-il clair ?

Pensez-vous qu'un ambassadeur comme Gulfardo de Bardi perdrait un mot de vous ?

Maintenant que vous �tes ambassadeurs ...

- Merci, Monsieur Pissano. - C'est l'argent pour le voyage.

Tiens, Pampinea !

Dites-lui toutes les lacunes !

Oui ! Qu'est-ce que c'est ?

C'est le poulain de ma jument.

Nous partons, r�v�rend ! Que Dieu nous aide !

Et pas de vent !

Quand j'aurai de l'argent, je veux acheter un ch�teau comme �a !

- Folcacchio, je me sens un peu... - Qu'est-ce que tu as ?

- O� allons-nous? - La Voltera, chez l'�v�que.

- Tu ne voulais pas �tre ambassadeur ? - Moi ?

- Quand tu �tais un lion, tu ne te souviens pas ? - C'est vrai, le filtre.

- Oui, celui-l� m�me ! - Donne-m'en un autre !

Je t'ai dit que c'�tait le dernier. J'en avais achet� beaucoup mais je n'en ai plus.

Je ne vais pas � Voltera, je rentre � la maison.

Reviens ! Sais-tu ce que tu trouveras chez toi ? Sur la Pampinea...

Tu te souviens de Pampinea ? Avant de partir, tu l'aa battue.

- Moi ? Est-ce que je l'ai gifl�e ? - Qui moi ?

Comme c'est mignon ! Je l'ai gifl�e pour la premi�re fois de ma vie.

Folcacchio ! Je ne peux plus rentrer � la maison.

Eh bien, viens, on s'en va !

- Allons-y. - Allez la jument blanche.

Que c'est beau de marcher ! Je veux vraiment voir le monde.

Mais surtout, je suis content de ne plus voir Pampinea.

- Cela semble petit ? - J'imagine...

Regarde �a ! Une cape d'ambassadeur !

C'est comme tu l'as dit, les gens m'ont applaudi.

- Oui, ils t'ont applaudi. - M. Priore nous a donn� l'argent

que tu gardes, c'est plus s�r. je n'ai pas compris �a.

Quoi qu'il en soit, c'est agr�able de se promener dans le monde.

Nous devons �tre de bons ambassadeurs si nous voulons devenir des ambassadeurs permanents.

C'est beaucoup d'argent, nous serons bien pay�s. Je te dis.

Nous devons avoir des recommandations pour devenir des ambassadeurs permanents.

Bien s�r, nous devons faire du bon travail, dans tous les sens.

Nous devons obtenir, demander quand nous sommes devant l'�v�que.

- Et si n�cessaire, insistons ! - Insistons !

Que devons-nous lui dire ?

- � qui ? - L'�v�que.

Comment �a, lui dire ?

- Ce que nous devons transmettre � l'�v�que. - Comment, tu ne sais pas ?

Moi ? J'avais le liquide dans mon corps et je pensais que j'�tais un lion.

- Es-tu s�rieux ? - Oui.

- Chien stupide... ! � qui parlait le doyen ? - Tu ne faisais pas attention ?

Dois-je faire attention ? J'ai fait attention � ne pas tomber du cheval.

Imb�cile !

- Pauvres de nous ! - Tu parles !

Pauvre toi ! �a ne te concerne pas !

Je ne prendrai mes fonctions que si tu es tu�.

Sors d'ici, voyou !

Je n'ai pas de temps � perdre avec des gens comme toi.

- Que se passe-t-il ici ? - Laissez-les tranquilles, que faites-vous ?

Et maintenant que faisons-nous, Folcacchio ?

Ce sont tes affaires ! N'oublie pas �a, je ne veux rien savoir.

Pauvre homme ! Qu�est-ce que t�as fait ?

- �a suffit ! Je pars ! - H�, o� vas-tu ?

- Que voulait-il ? - Ils m'ont jet� des pierres.

Allez, viens ici !

Non, je ne te fais pas confiance.

- Nous sommes des ambassadeurs. - Des ambassadeurs ?

Viens plus vite, nous sommes occup�s !

Souviens-toi du message que le r�v�rend n'a pas dit,

Sinon, je te frappe la bouche et tu mangeras de la chapelure.

Je ne suis pas int�ress� � me battre, mais la chapelure me fait peur.

- On arrive. - O� ?

- C'est ma maison. - Celle l�-bas ?

Il n'y a que des pierres ici. Laisse-moi t'aider.

Merci, messieurs ! Dieu vous aide !

Tiens, tes paniers !

- Attention, que l'�ne ne s'enfuit pas ! - Il ne fuit pas.

- Pourquoi on ne s'arr�te pas ? - Cela ressemble-t-il � un endroit pour les ambassadeurs ?

Nicolo, ils t'ont donn� le cheval ?

Non Gemmata, ils m'ont jet� des pierres.

Qu'il soit maudit lui et ses serviteurs !

Je suis revenu avec ces messieurs, ils m'ont emmen� avec eux.

Maman, que tu es belle.

Tu n'as pas besoin d'�tre contrari�, tous ces messieurs ne sont pas mauvais.

Quel morceau.

- Que disais-tu, Gulfardo ? - �a ne ferait pas de mal de dormir ici.

Notre hospitalit� est mis�rable, mais offerte de bon c�ur.

Une soupe vous revigorera !

Je vois que vous insistez,nous allons rester.

Mais seulement moi, mon ami doit rentrer.

Je vais faire le repas.

Qu'est-ce qui t'arrive, t'as p�t� un c�ble ?

D'abord tu as dit que tu ne voulais pas que nous restions et ensuite ton ami doit rentrer.

Pourquoi devrais-je rentrer ?

- �coute, tu retournes au village. - Dans le village ou chez le r�v�rend ?

Le r�v�rend, imb�cile !

Si tu lui dis que tu ne connais pas le message, nous ne serons pas des ambassadeurs.

Alors que faisons-nous?

Demande au meunier quoi faire � Voltera !

- Si tu avais �t� prudent, tu aurais compris. - Dois-je y aller maintenant ?

Il fait presque nuit, il y a des animaux, des voleurs dans la for�t.

Je vois que tu es press�, tu sais que tu es le premier ambassadeur.

- Pauvres de nous ! - Vas-y !

- Tu me le paieras. - Bouge-toi !

Je ne m�ritais pas �a, j'ai quitt� Pampinea et j'ai trouv� �a...

H�, monsieur Nicolo !

C'est quelque chose d'�tre ambassadeur.

Nous combattons

l'art sublime de la guerre,

le plaisir de la victoire,

n'ont pas d'�gal.

Je te le dis !

Tu crois que je vais au village ?

Quel rigolo ! Qu'est-ce qu'il croit ?

Ils ne sont pas entam�s, Monsieur, oublie comme ils sont bons !

- Ils sont probablement un peu aigres. - Je vais en choisir un pour toi.

Tu vas aimer.

Bon, aqueux et sucr�.

Dis-nous comment c'�tait avec l'huile chaude.

L'huile ? Ah, l'huile...

Quand je suis arriv�, le si�ge avait d�j� commenc� il y a six mois.

J'�tais entre les murs, je prends l'�chelle et je la mets juste sous la tour.

Les ennemis avec des seaux fumants jetaient de l'huile bouillante.

Ils ont jet� un seau sur mon �paule, un autre sur cette �paule.

Un autre seau m'a �t� jet� au visage.

Je les ai regard�s et j'ai continu� � grimper, plus haut, plus haut.

- Quelle fatigue... - Non, j'ai atteint le sommet.

Je veux dire, tu dois �tre si fatigu�e apr�s si longtemps.

Tu as avez besoin de dormir, monsieur.

mais comme tu peux le voir, nous n'avons que ce lit.

Au-del� c'est l'�curie, alors ...

Ce n'est pas possible, on va � l'�curie, on va lui offrir le lit.

Non, je ne peux pas accepter.

J'aime dormir dans l'�curie.

Je peux te rendre belle.

Je ne l'ai pas fait depuis longtemps Un enchantement qui fait de lui

un miracle.

Un miracle que je fais � chaque fois que nous sommes dans une �table.

- Quel miracle, monsieur ? - C'est un enchantement oriental.

Je suis d�sol�, mais on ne peut pas vous le dire, n'est- ce pas, Bianca ?

Dites-nous. Nous ne le dirons � personne. N'est-ce pas vrai, Gemmata ?

- Personne ... - Tu ne veux pas que je leur dise ? Je ne leur dis pas.

Un magicien du Levant nous l'a appris.

Je transforme cette jument en une femme magnifique quand j'en ai envie.

La jument en femme ? C'est ce que tu dis, monsieur ?

C'est vrai ! En la femme la plus splendide jamais vue.

Oh mon Dieu !

- A chaque fois que tu veux ? - Quand j'ai envie.

La nuit, je la transforme en femme, seulement quand je trouve une �table.

Et pendant la journ�e, retour � la jument

et nous allons dans le monde.

Bonne nuit, monsieur. Sois heureux !

- Une bonne nui! - Et vous aussi

une bonne nuit.

�coute, Nicolo.

Si ce monsieur sait transformer sa jument en femme,

il sait comment faire et vice versa, c'est s�r !

Nicolo.

Si une jument peut �tre transform�e en femme, et une femme peut �tre transform�e en jument.

N'est-ce pas vrai ?

N'avons-nous pas besoin d'une jument ?

Monsieur.

Monsieur l'ambassadeur.

- Je veux te parler! - Qui est-ce ?

- C'est important. - Que veux-tu � cette heure ?

- Tu d�ranges un ambassadeur � cette heure ? - S'il te pla�t, monsieur !

Transforme ma femme en jument !

C'est tr�s important pour moi.

Il est tard. Je ne l'ai pas fait ce soir non plus.

- Ce n'est pas la nuit. - Fais-en une jument.

- C'est difficile. - Apprends-moi.

Bien. Si tu veux �a.

Mais, cher Nicolo, apr�s cela, ta femme t'apprendra le rituel.

Il faut avoir une bonne dose de courage, une bonne dose de patience

et surtout, beaucoup d'intelligence.

Tu as raison, tu es g�nial, mais je ne suis pas un imb�cile.

- �a se voit ! D'accord, nous le faisons. - Merci.

- Donne-moi ta main. - Dieu te prot�ge !

Que Dieu te b�nisse, monsieur !

Tout d'abord on vous demande de sortir par les fen�tres.

Deuxi�mement, Nicolo, tu as besoin d'une bougie.

Garde-la allum�e pendant toute la dur�e du sort.

Laisse l'huile et le sel dans la soucoupe.

Attention � ne pas couler,!

Que le silence absolu soit. Le silence absolu.

J'�teins la lumi�re.

Dona Gemmata, tu dois te d�shabiller. Tu dois �tre nue

comme Dieu t'a fait.

Comment, nue, sans v�tements ?

J'ai dit que c'�tait un enchantement oriental.

Soit nous faisons cela, soit nous ne faisons plus rien.

- Je vais prendre la bougie. - Non ce n'est pas �a !

Nicolo, je t'ai dit, il doit y en avoir une sur une soucoupe de sel et d'huile.

Allez, sors.

- Tu dois rester dehors ! - � l'ext�rieur ?

Tu apprendas l'enchantement de ta femme.

Je ne pars pas d'ici, aies piti�.

D'accord, retourne-toi ici.

Ne fais pas de bruit, l�ve la bougie !

Ne te retournes pas pour rien au monde ! Compris ?

Viens ici, dona Gemmata !

Agenouille-toi !

Vers le bas. Comme si tu �tais d�j� une jument.

Et toi Nicolo, laisse entrer dans ta t�te la formule que je vais prononcer.

Maintenant ferme les yeux ! Retiens �a...

Mocolo rato, macho non goccioli.

Le pape Satan est beau...

La femme a chang�, Zoltan Zoltan...

Zoltan zoltanus... colazanus...

La Kabbale a fait...

Comment ces cheveux blonds, pour devenir une belle crini�re de jument...

Non, �a ne marche pas !

Essayons de nous lever.

Comme une jument � deux pattes.

Cette splendide chevelure pour devenir la crini�re d'une jument...

Ces belles �paules pour devenir des �paules de jument fortes...

Et ces bras... Et ces cuisses...

devenir de longues jambes de jument...

Je sens une pr�sence ind�sirable ! L� derri�re !

Ces mains... ces poignets, les genoux et les pieds...

devenir les pieds de jument...

Comme tu es belle, Gemmata ! Maman, que tu es belle !

Allez maintenant, le prodige de celebamus.

Non, non, ce n'est pas �a !

Bravo ! Tu as bris� le charme ! Cela ne peut plus �tre fait.

La magie ne peut plus �tre accomplie. Je viens de te dire !

Regarde ma jument ! Ce n'est pas la bonne nuit.

Va te coucher, je veux dormir !

Attends ! On peut tout voir !

Ma belle jument.

Tu arrives � pied et je dois attendre.

Tu as deux chevaux, utilise au moins un.

J'ai mis pied � terre pour la laisser boire de l'eau. Et le poulain, le pauvre...

- As-tu parl� au meunier ? - Je suis all� le voir imm�diatement.

Le moulin va bien, la farine... nous avons mang� ensemble.

- As-tu fait avancer les choses ? - Oui, ce soir je...

- Avec Gemmata. - La ferme.

Nobles seigneurs.

- Allez ! - Apr�s vous, messieurs.

J'insiste.

- Le voleur ! Il a vol� mes v�tements ! - Qui ?

Lui ! Il a aussi vol� notre cheval !

Arr�te-toi !

Tue-le !

Vas-y plus fort !

O� es-tu ? Je ne te vois plus.

Il est l�.

- Tu es un homme d'un grand courage� - Merci.

- Gulfardo ! Ne dis rien ? - Sur quoi ?

Manti mantia ...

Un moment !

Attends une minute! Je pense que tu as perdu du poids un peu vite.

Peux-tu m'expliquer ce miracle ?

Devant un homme talentueux, je dois enlever mon casque.

Laisse-moi me pr�senter.

Je m'appelle Mattias, un voleur de Tol�de, populaire dans toute l'Europe.

Homme multilat�ral, pour moi voler est une forme d'art.

Tr�s ing�nieux et un peu chanceux.

- Alors enl�ve ta cape ! - Il reste le m�me.

Oh, quelle malchance j'ai !

Pour arranger le travail, je vous sugg�re de devenir mes associ�s

Ensemble, nous ferons tous les trois de grandes choses.

Pauvre mis�rable ! As-tu vu ces capes ? A qui crois-tu parler ?

Nous sommes deux ambassadeurs estim�s.

Oh, mes nobles seigneurs !

Je sais que je suis un mis�rable, mais s'il vous pla�t, les anciens

Prenez-moi comme �cuyer.

J'ai toujours r�v� de servir des personnes talentueuses comme vous.

Qu'en dis-tu ?

Si j'y pense, un �cuyer serait utile.

D'accord, suis-nous. Mais � une distance respectable.

- Et vous ne t'approche jamais trop. - Oui, monsieur.

- Gulfardo, d�barrasse-toi de lui ! - Crois-tu que je suis stupide ?

Ce n'est pas un mouton, c'est un guerrier.

Si je le d�tache, il nous fouette tous. Quelqu'un passera par l� ...

Tu as raison.

Quelle honte de quitter ces magnifiques v�tements.

Laissez-moi vous dire.

Vos manteaux sont beaux mais les v�tements en dessous sont de la merde.

Regarde-le s! Ils ont l'air bien.

Tu crois ?

- Allons-y. - Aux voleurs !

Aidez-nous... aux voleurs !

Aux voleurs !

Arr�te-les !

Aux voleurs !

H� ho !

Vous n'avez pas de sang dans les veines ?

Vous voyez trois chr�tiens qui appellent � l'aide et vous regardez ailleurs.

� quel point vous �tes bien ! Je vous dis que ce sont des voleurs !

- Ou pensez-vous que ce n'est pas vrai ? - Bien s�r, ce sont des voleurs.

- Alors vous les connaissez ? - Ce sont eux qui ont les imp�ts.

Mattias ?

- Tu veux voir qu'il nous a tromp�s ? - Tu crois ?

Oui, je te le dis. Allons voir.

Ne partez pas d'ici.

Je ne fais pas confiance � celui-l�.

Pour �tre un damn� en qui j'avais confiance. Il a pris ma jument.

Et la mienne. Il a �galement pris mon poulain.

Si je l'attrape, je le briserai. Je vais lui mettre la main dessus.

- Tu vois ? Il y a des v�tements. - Qu'est-ce que nous faisons ?

Ecoute !

Ce sont des femmes effray�es. Elles s'enfuiront si elles nous voient nus

et nous prendrons les v�tements.

- Tu es en train de dire que cela fonctionnera ? - Je suis s�r.

Joyeuses f�tes !

Jetez un �il � deux exemplaires masculins !

Tu es pr�t, Folcacchio ? Un deux trois.

Le plus beau... Qui voulez-vous impressionner ?

Mon mari en a un.

- Regardez plus attentivement. - N'auraient-elles pas d� s'enfuir ?

- Esp�ce de salauds ! - Nous ferions mieux de courir.

Soyez braves, il ne s'est rien pass� !

Attends-moi, Gulfardo !

Plus de femmes, qu'est-ce qui vous a travers� l'esprit ?

Mets-lui une aur�ole.

J'ai faim. Le mangerai une vache morte de la variole.

Il y a un monast�re l�-bas, quelque chose pour te remettre sur pied. Et quelques v�tements des fr�res.

Soyons clairs. Je suis un profane et je ne veux pas entendre parler d'eux ou de leur odeur.

Nous trouverons quelque chose, les fr�res collectent des v�tements gr�ce aux dons.

Comment �a ! Ensuite, je les vends. Je connais ce truc !

Quels v�tements peuvent �tre ici. Il n'y a m�me pas un toit.

- Et s'il pleut ? - Cela signifie que nous serons sous la pluie.

�a a son avantage.

- Adam et Eve sont venus. - Mieux vaut tard que jamais.

Viens s'il te plait ! Oui, toi, courage !

- Le ma�tre peintre vous attend. - Ils nous attendent ?

L'un de vous ne devrait-il pas �tre une femme ?

Hier soir, ma copine est tomb�e malade. Elle �tait toute enfl�e.

Je l'ai amen�, il n'est pas si gros.

- D�p�chez-vous ! - H�, qu'est-ce que tu as ?

- Bouge, clochard ! - H�, c�est quoi cette h�te ?

Ma�tre ! Adam et Eve sont venus.

- J'ai compris. - Le repas n'est-il pas servi ?

Plus vite !

- Ma�tre, est-ce que �a va ? - Disposez-les.

Eve l�-bas. Et toi, Adam, ici.

Une main ici et l'autre comme �a. Tr�s bien, bravo.

Eve, reste d�tendue. Alors ...

- Ma�tre, est-ce que �a va? - Tu m'as apport� une Eve barbue.

- Au moins change-les. - Imm�diatement, ma�tre.

- Elle n'aime rien. - Merci Ma�tre.

- Viens � ma place. - Je ne vois rien.

D�p�chons-nous. Laissez l'ange avec l'�p�e se tenir plus pr�s d'Eve.

L�ve ton �p�e. C'est... C'est bien, ma�tre.

Que devrions nous faire ?

- Celui l�-bas. - Lequel, ma�tre ?

- Qu'est-ce que c'est, un condamn� ? - Oui, ma�tre.

- C'est trop statique. - Tu as entendu ?

Donnez-moi la pomme ! J'ai faim d'un loup, je suis ici depuis deux heures.

Tais-toi, Gulfardo ! Une id�e m'est venue.

- Oui, mais d�p�che-toi ! - Imm�diatement.

H�, mon ange. Assure-toi que ton voisin ne t'entend pas.

Personne ne sait... mais nous...

nous �tions suivis. Mais ne le dis � personne.

Nous sommes recherch�s. J'ai fui un endroit laid

l� o� est la peste.

Oui, mais notre fl�au est presque b�nin, il attaque un peu. C'est vrai.

Rien ne se passe, m�me si je te touche.

Adam et Eve sont tourment�s !

Ils sont tourment�s.

Allez, ne reste pas l� comme un imb�cile !

Ce sont les bons.

- Ma�tre, Adam et Eve ont vol�. - Laissez-les voler ce qu'ils veulent.

- Mais ils volent nos v�tements. - Laissez-les voler, ils sont tourment�s.

Je te l�ai dit, laisse-les voler !

Ne vous approchez pas, nous sommes tourment�s !

- Enfin, je peux bien faire. - Tu as eu une excellente id�e avec la peste.

La prochaine fois, nous dirons chol�ra. Maintenant, nous prenons les chevaux.

Je ne veux pas de ce blanc avant d'avoir la mienne.

Comme tu es prudent !

Folcacchio, regarde un ch�teau. Ils nous h�bergeront certainement.

Si �a va, on peut s'arr�ter pendant quelques jours.

Cela nous prendrait un peu de repos, avec ce que nous avons v�cu.

Si nous allons aussi loin que la lumi�re jusqu'� ce soir, nous atteindrons Voltera.

Si l'�v�que nous re�oit rapidement, nous irons aussi vers les femmes.

Cela conviendrait bien...

- Quel est le probl�me ? - Qu'est-ce qui t'int�resse ?

O� vas-tu, Gulfardo?

- Qu'est-ce qui se passe braves gens ? - Ce sont nos enfants.

- Ils se sont mari�s aujourd'hui. - Ils ont tout de suite compris qu'ils avaient fait quelque chose de stupide.

Je pleure comme du b�tail pour l'abattage.

Et maintenant la mari�e, ma fille, doit passer la premi�re nuit avec le castillan.

Avec le castillan ? Comment �a ?

Cela signifie qu'il la tire d'abord et la renvoie ensuite � son mari.

C'est une coutume ancienne : lo ius prime noctis.

Mais pour nous les hommes, c'est vraiment dommage.

C'est une chose incroyable. Pourquoi ne vous r�voltez-vous pas ?

Allons-nous nous r�volter ? Cela fait des si�cles que les femmes n'ont pas �t� trait�es ainsi.

Ce castillan est jeune, juste de retour de la guerre.

Nous ne pensons pas qu'il sera meilleur que ses anc�tres.

Pour quel camp ce castillan s'est-il battu pendant la guerre ?

- C'est un pacifiste convaincu. - C'est bon.

Mon ami, Folcacchio Folcacchieri, est un grand guerrier.

Il interviendra pour cette fille.

Nous l'emm�nerons au ch�teau, et il demandera une faveur au grand f�odal.

Ce soir, je veux �tre � Voltera chez l'�v�que.

L'�v�que peut attendre quand il s'agit d'une belle jeune femme.

Bien s�r, ce serait un grand p�ch�.

C'est bon mec, ne t'inqui�te pas, je vais intervenir.

Merci, monsieur.

- J'ai peur. - Monte !

Et s'ils ne vous laissaient pas entrer ?

- Il n'y a pas de porte ferm�e pour Folcacchio. - S'il ne re�oit pas le public ?

- Si n�cessaire, on sait attendre. - Je ne trouve pas de mots pour vous remercier, monsieur.

Allez les chercher !

Hue !

- Je t'attendrai patiemment. - Bien jou� ! Attends patiemment.

H�, toi du ch�teau, ouvre !

Le noble Folcacchio de Folcacchieri est ici. Ouvre !

Regardez, c'est ouvert !

Ecoutez ! Le noble, Folcacchio de Folcacchieri.

Le noble, Ful... Vous n'�tes pas int�ress�, n'est-ce pas ?

Venez.

- Gulfardo, tu nous l'avais dit. - Oui.

- Et qu'est-ce qu'ils t'ont dit ? - Rien, c'est un personnage r�serv�.

Regarde-le !

Cher prince, mon camarade de glorieuses batailles...

Moi, Folcacchio de Folcacchieri, guerrier de Bellino,

je suis ici pour intervenir pour cette jeune mari�e.

Je ne suis pas prince.

Je m'appelle Cappelle Marco.

Alors, c'est lui ?

- C'est d�finitivement lui. - Non ... je reconnais celui-ci � son manteau.

- Chef de c�r�monie. - Non, c'est le prince Ludfried.

Ah, oui ?

Qui es-tu et que veux-tu ? Pourquoi es-tu venu dans mon ch�teau ?

Alle , parle, j'�coute !

Mon noble et pr�cieux ami, camarade de centaines de batailles

je te demande, comme on dit, d'�pargner cette jeune mari�e.

Monsieur, c'est inutile.

Si j'ai bien compris, voulez-vous que je renonce � mon droit, lo ius prima noctis ?

Comme tu dis.

Je peux vous dire que votre demande est inutile et scandaleuse.

En fait, j'ai depuis longtemps renonc� � mon droit.

Et j'ai jur� que mon nom ne serait plus jamais terni

d'un privil�ge si barbare.

Non monsieur, s'il vous pla�t, non.

- Exercez votre privil�ge sur l'humble vassal. - Que fait-elle ?

Vous pouvez faire ce que vous voulez avec moi. S'il vous pla�t...

Recule, satan !

Je ne veux pas de satan, mais je continue � courir.

D�mon dangereux ! Sortez de cet endroit.

Attends-moi !

Oui, c'�tait comme tu le dis, mon camarade d'armes.

Comment pourrais-je oublier un jeune homme audacieux et beau comme toi ?

Parce qu'avant, j'�tais habill� diff�remment

J'avais une veste polie et un pantalon moul� sur moi, fabriqu� � Pise.

Maintenant que j'ai pardonn� � la mari�e pour laquelle tu es intervenu,

pourquoi ne viens-tu pas avec moi discuter et me parler de toi.

Prince, je te dis tout ce que tu veux, mais on ne monte pas.

Pour une raison d'oreille, j'aimerais que tu montes en priv�.

Je sais, mais il vaut mieux rester ici, il vaut mieux parler ici qu'� l'�tage.

- Allez, viens soldat timide. - Ne tire pas !

- Je vais tout te dire ici, non� - N'aies pas peur.

- H� que fais tu ? Allez-vous en ! - Je pars imm�diatement.

Foutez-le dehors !

Gulfardo, la guerre est finie.

Vous �tes � la maison maintenant.

Vous n'irez pas avec le premier soldat sur votre chemin.

Guti...

Je t'ai dit de ne pas t'arr�ter. Je veux arriver � Voltera, mais tu ne l'as pas fait.

L'�v�que peut attendre, d'abord la vertu d'une �pouse.

Comment savoir qu'il y avait un pr�tre un peu fou ?

Comme si le prince allait mieux. Va manger ...

- Qu'est-ce que tu fais � pleurer ? - Comment puis-je savoir ?

- Je pense qu'elle a un d�faut. - Pourquoi vous m�lez-vous de mes affaires ?

Pourquoi nous sommes-nous impliqu�s dans ses affaires ?

Messieurs, je ne sais pas comment vous le dire.

Comment? Tu peux t'ouvrir avec nous.

Ses yeux �taient bleus comme ciel. C'�tait un amoureux blond.

Il m'a dit : "viens ma belle" !

On peut le dire depuis le d�but. Pourquoi on a fait tout �a ?

C'�tait la premi�re nuit du castillan. Il aurait pu me sauver avec mon mari.

Pour ainsi dire, tu as bien choisi ton sauveur. Il voulait m�me passer une premi�re nuit avec moi.

- Avec toi ? - Oui avec moi.

- Il voulait... - Oui, il voulait.

- Rigole. J'aurais aim� te voir � ma place ! - Avec ton aide, je pourrais me sauver.

Comment �a ?

L'un de vous fait le bandit et me saute dessus, mon fianc� ne nous voit pas...

- Bandit ou castillan, c'est la m�me chose. - Elle a raison.

- Je suis le bandit! - Arr�te �a !

Rel�ve ton pantalon ! Retourne-toi ! Ne regarde pas !

- Je vais lui montrer un truc. - Ne le regarde pas.

C'est assez ! Un peu d'�ducation ! Tu es un ambassadeur.

Nous devons juste faire semblant, elle a dit.

Deux minutes de travail et j'ai termin�.

- Vous faites juste semblant... bien s�r ? - Est-ce que je t'ai dit d'autres mensonges ?

Aide-moi Seigneur ! Que les deux ambassadeurs m'apportent une mari�e pure et chaste !

Ton mari a dit qu'il t'attendait l�-bas, il �tait � deux pas.

Tu peux commencer. Crie ! Allez, allez !

Je suis en col�re !

Plus de force, il ne peut pas t'entendre.

- Allez ... - J'appellerai apr�s...

Oui, mon Dieu.

O� es-tu, Folcacchio ?

Vous voil� ! Comment crier si tu lui fermes la bouche ?

Plus qu'une bouche... un menteur ! N'as-tu pas dit que tu faisais semblant ?

Tu es un grand menteur.

Je vais te montrer qui je suis ! Chaque fois que je craque pour le barbier ! Non...

Oh, ma femme !

Mon mari, je vais subir une extr�me indignation !

Un bandit, un diable m'a saut� dessus.

- Qu'est-ce que tu fais, connard ? Garde le silence ! - Je souffre !

- Je le vois venir, fais attention ! - Aidez-moi... !

Garde le silence ! Nous devons finir !

- Au secours ... - Mon amour ...!

Tu es le mari ? Prends �a !

C'est bon Folcacchio, je l'ai arrang� ! Je lui ai gentiment dit de ne pas ruiner la mari�e.

Je suis d�sol�, je ne pourrais pas faire plus !

- Dommage, elle �tait belle! - Si tu n'as pas cri�.

Mon mari ! Que t'ont-ils fait ?

Gulfardo !

Pourrais-tu me laisser dormir pendant au moins une heure ?

Tu as murmur� le nom de Gemmata toute la nuit.

- Je pense que �a t'a marqu�. - Que dis-tu ?

Je ne suis tout simplement pas stupide ! �coute, Gemmata ...!

Nous allons � Voltera !

- Nous sommes � mi-chemin ... - Voltera, o� est-elle ? Je ne vois pas !

- L�. - Je ne vois pas !

C'est juste l�.

Oh, oh, comme c'est proche. Cette fois c'est vrai.

Es-tu content qu'on soit arriv� ?

Oui, oui, ma t�te me fait mal avec tant de joie.

H�, Gulfardo ! Regarde comme ces gens sont enchain�s.

C'est bon signe.

H�, l'ami,

- Sont-ils tous des voleurs et des assassins ? - Non. Ils ont manqu� de respect � l'�v�que.

- Qu'ont-ils fait � l'�v�que ? - L'�v�que est un gars exigeant.

Oui ? Nous n'allons pas manger � la campagne ? J'ai peur.

N'aies pas peur, nous sommes deux ambassadeurs, nous dirons la bonne chose.

C'est mieux ...

H� mec ! Comment arriver chez l'�v�que ?

- L�-bas, la rue � droite. - Merci.

- Beau, beau... - Folcacchio, je dois te dire quelque chose.

- Je ne sais pas si... - Rebelle !

- Je... je... - Certaines femmes passent entre les mains des pr�tres.

... qu'est-ce que je ne donnerais pas...

Mesdames et messieurs, attention ! Les audiences commencent.

L'�v�que vous attend.

Que disais-tu, Gulfardo ? Tu avais commenc� � dire quelque chose.

- Dis-le ! - Rien.

Je disais que la nuit o�... tu �tais �...

Je pense que j'ai eu froid et...

- Qui est le suivant ? - C'est notre tour.

Excusez-nous, mes fr�res ! C'est notre tour. Folcacchio et Gulfardo, ambassadeurs de Boldobersa.

- Je me suis fait... - Serre les fesses et bouge !

Qui est le suivant ?

Les ambassadeurs de Boldobersa demandent � Votre Excellence d'�tre entendus.

Ils ont perdu leurs informations d'identification sur la route dans un accident.

Votre Eminence !

Voici Gulfardo de Bardi, le premier ambassadeur

qui vous enverra le message de notre bourg.

- D�tes-moi! - Dis-lui !

- Dis-lui ! - Dis-lui...

- Comment �a moi ? - Parlez !

Voil�...

C'est Gulfardo de Bardi, le premier ambassadeur, un homme de grand talent,

sculpteur de pierres et de marbres.

Il a une sensibilit� et une �me mis�ricordieuse en tant qu'artiste.

- Qui me les a envoy�s ? - Envoie le message imm�diatement !

Il est un peu timide, il est un peu comme �a. Maintenant, il va vous dire.

Que puis-je lui dire ? Cette nuit-l�, je n'ai pas �t� au bourg, j'ai dormi sous un arbre.

Tu ne pourrais pas me le dire avant ?

J'ai essay�, mais tu m'as interrompu avec tes discussions.

Si tu me l�avais dit avant...

Votre Eminence...

- Parlez, bon sang ! - Votre Eminence, je suis un peu confus.

- Comment tu t'appelles ? - Moi ?

- Quel est mon nom ? Folcacchio, Eminence. - Comment osez-vous ?

Ma m�re le voulait ainsi. Je ne voulais pas, mais elle a beaucoup insist�.

Je vais vous mettre en prison pendant dix ans !

- Il s�appelle Folcacchio, pas moi. - Je n'ai rien � voir, Votre Eminence.

- Arr�tez �a ! Evacuez-les imm�diatement. - Votre Eminence, je n'ai rien � voir...

Il est le premier ambassadeur. Sans gardes, Eminence !

Pardonnez-moi, Votre Eminence. Je me suis souvenu du message !

Puis-je le dire? Eminence, vous ne voulez pas consid�rer le peuple ?

Vous n'avez pas � en tenir compte, Votre Eminence.

H�, Folcacchio, on est en train de mourir comme �a, sans personne ?

Qui viendra nous voir ? Ils en br�lent 20 par jour.

Quel bon gar�on est cet �v�que !

- Qui sera le troisi�me? - Pourquoi es-tu si curieux ?

Les flammes sont laides ...

- Mourir tu� sur le feu. - Mais �a ne prend pas beaucoup de bois.

Tu es un nain.

Je sais. Pour moi, une petite flamme suffit. Mais je ne supporte pas le feu.

Maman, je connais celui-l�. Faites comme si je ne suis pas l�.

Je ne veux pas y aller Ils sont pires que le feu !

- Voici le troisi�me . - Regarde qui c'est, le voleur !

Le voleur de chevaux ! O� est Bianca ?

Pardon.

Maudit voleur.

Si je trouve ma jument et d�couvre que tu l'as bless�e...

Ne vous inqui�tez pas, elle va mieux que nous.

�a va, je te pardonne ! Viens ici.

Remercie, Folcacchio.

�a fait mal !

- Paix mes fils en pr�sence de la mort ! - Il a raison.

- La mort vous impressionne-t-elle ? - Non..

Encore plus, c'est quelque chose de nouveau pour nous

Le feu a pris.

Prions mes compagnons jusqu'� la mort.

- Sainte Lucie... - �teignez le feu et sortez-nous d'ici.

- Saint Modesto... - Eteignez le feu, vite, vite !

- Saint Ignace... - �teignez le feu, j'en ai marre.

Tous ensemble...

Saint Giulive, �vadons-nous vivants.

Il devrait commencer � pleuvoir.

Pendant que le feu recouvre le fid�le, que la pluie vienne nous sauver !

- Quelle pluie, je pars. - O� allez-vous ? Reste ici !

Folcacchio, nous sommes sauv�s ! La pluie a commenc�.

Merci mon Dieu pour la pluie !

Allez, attendez ...

- O� allez-vous ? Restez ici. - Nous allons attraper un rhume de cette pluie ...

- Et si la foudre nous frappe ? - Ne t'inqui�te pas, je vais me d�barrasser de toi !

Voici comment il pleut, Folcacchio.

Ce temps est si instable.

- Je connais celui-l�. - Lequel ?

Celui de droite. C'est mon ouvrier Borgodese.

Gulfardo !

Arr�te de pleurnicher, il n'y a plus de feu, tu es vivant !

- Qu'as-tu fait, Gulfardo ? - Je suis innocent.

J'ai les mains li�es, je suis innocent.

J'ai les mains libres. j'enl�ve mon chapeau, monsieur Pisano.

D�tachez-moi, messieurs.

- Je suis libre. - D�tachez-moi.

- Merci, monsieur. - Que va dire l'�v�que ?

Je ne suis pas int�ress� par l'�v�que, il doit payer ma chaire

de l'�glise de Graciano. Voil� comment nous sommes.

Aide-moi � retirer les cha�nes.

Attendez-moi. Je ne peux pas courir comme vous.

Aidez-moi ! Je suis dans la merde.

H�, Folcacchio, attendez-moi !

Attends-moi ! Assassins ...

C'est dur d'�tre dans la merde !

J'ai eu de la chance, elle p�se pas beaucoup.

- Il est tomb� dans la merde. - C'�tait de la merde ?

- Comme la merde pue ! - Si tu dis, jele sens.

Ne t'approche pas. Tu pues comme une b�te.

Attendez-moi. �a craint mais ce n'est pas la l�pre.

D�p�che-toi, Gulfardo. Tu te nettoies avec des feuilles.

Voici un monast�re. Les fr�res me donneront des v�tements.

Maxim t'accompagne jusqu'aux murs, tu connais bien mes id�es.

- Je n'y vais pas. - Et qu'est-ce que je dis aux fr�res ?

Que je sens la merde ?

J�sus, Joseph, Marie, Nicolas.

Lorsque vous avez termin�, secouez la cha�ne et levez-vous.

N'�tait-il pas pr�f�rable de prendre un seau d'eau au lieu d'aller l�-bas ?

- Quelle obscurit� ! - Allez, descends.

- Doucement. - Descends !

- Attends que je m'accroche. - Merde, comme tu es difficile !

- Attends. - On dirait un �l�phant.

- Es-tu arriv� ou pas ? - Oui, je commence maintenant.

Les fr�res arrivent, au revoir mon ami !

Pourquoi tu m'as jet�, merde ?

Bouge, bouge !

Maintenant que faisons-nous ? Et s'ils l'attrapent ?

C'�tait cens� arriver aujourd'hui.

Maintenant il est en col�re contre moi.

Pauvres fr�res.

- Tu es s�r ? C'�taient des florins, n'est-ce pas? - Comment nai-je pas pu... Je les ai entendus sonner.

Gulfardo !

- Pourquoi ne r�pond-il pas? - Pourquoi ne vas-tu pas voir, Folcacchio ?

- Moi ? Pourquoi ne pas y aller ? - Non, non, c'�tait ton ami.

- Je pense qu'il est mort. - Va voir.

- Gulfardo, tu es mort ? - Allez, allez...

- Tu me r�cup�res. - Bien s�r.

- Si tu me laisses tomber, je viendrai te fouetter. - Je sais. Allez, descends.

Gulfardo, tu vis ! Merde, tu es vivant.

R�veille-toi, Gulfardo. Peut-�tre que nous sommes devenus riches.

- Je suis tomb� sur le cul. - Mieux vaut sur le cul que sur la t�te.

- Qu'y a-t-il ? - De l'or.

- Mattias! Je m'attache et tu me l�ves ! - D'abord la bo�te.

- Pour la d�votion. - Attends.

Donne-moi ton chapeau !

Es-tu stupide ? Donne-moi ton chapeau !

- C'est bon. - Je l�ve.

- Sors-nous d'ici ! - Apr�s, ne t'inqui�te pas.

- Tu l'as attrap�e ? - Comment non...

L�che la cha�ne.

Attendez ici. Je vais cacher �a. Je reviens tout de suite.

- Matthias ! - Bougez pas !

Tu as vu, imb�cile ? Maintenant je suis ici.

e savais bien que d�s que la cassette �tait en place, on verrait... stupide !

Imb�cile ? Moi ? Je dois te dire que vous �tes stupide.

Pas une fois, cent fois.

Si tu �tais un voleur, les laisserais-tu ici ?

Peut-�tre qu'il ne revient pas parce qu'il a peur, peut-�tre qu'il s'est cass� une jambe.

Regarde...

Regarde-le ! C'est le voleur de tr�sors !

Voleurs ! Faites confiance � vos amis !

Bravo salauds. Voleurs !

D�p�chons-nous. Viens par l� !

- Donnez-moi mon chapeau ! - Non. Le chapeau, non !

- Alors viens m'aider. - C'est vrai.

Allez, avance plus vite, je vois des maisons.

Tu ferais mieux de me faire confiance. Mets-le sur une jambe.

O� voudrais-tu aller? Nous avons du bl�.

Florence ou Venise ? O� on va ?

C'est bon pour moi partout mais pas Pampinea.

Mais j'irais volontiers � Venise. J'ai entendu dire qu'il y avait des filles.

Qu'est-ce que tu fais ?

- Cochon ! - Que faites-vous ?

- Tu mets ta main sur son cul ? - Si elle aime...

Regardez �a... Bats les pattes !

Va � c�t�. Je le sers.

Qu'est-ce que vous voulez ?

Gulfardo, la fille de l'aubergiste ? Belle...

On s'embarque... ?

- Mademoiselle ! - Nous...

Il n'y a pas besoin. Je les sers.

De toute fa�on je voulais te parler.

Mon ami et moi voulons dormir ici. Avez-vous un lit ?

Il n'y en a pas. C'est plein d'yeux, tu ne vois pas ?

- Je cherche ! - Quoi ? C'est plein et plus encore.

Je te donnerai �a si tu nous trouves un lit.

- Ce serait pour un lit... - Oui ?

- Mais dans ma chambre. - Oui.

- Es-tu d'accord avec �a ? - Oui.

- Alors, c'est bon. - Oui.

Un instant, voyons si la pi�ce est propre.

Ma femme est de la V�n�tie.

Nous sommes nombreux : moi, ma femme, ma fille, ma belle-m�re.

Il y a mon fils, mais il dort ailleurs.

On ets arriv�. Entrez !

Aie, aie, aie ! Je ne me sens pas bien. J'ai mal � la t�te, j'ai vu deux croupes.

Excusez-moi, messieurs. Ma femme et ma fille prennent un bain.

Cela signifie qu'il y avait deux vrais culs.

Avez-vous termin� ou jetez-vous de l'eau ?

- J'ai fini. - Sois calme.

- Vous pouvez entrer. - Sois calme, sois calme.

Bonsoir !

- Quel est notre lit, monsieur ? - C'est votre lit.

Merci.

C'est une vraie auberge, et le lit sent la nourriture.

O� vas-tu ?

Je vais me promener, je ne peux pas dormir.

- Nous sommes dans un march� commun. - La ferme !

Je dois choisir une fleur � partir de l�.

Fais attention au pistil, si ton b�b� se r�veille et la coupe

et que �a ne pousse plus. Je te dis...

C'est satanique. Malheur � nous !

Ne crie pas. Je ne veux pas te faire de mal.

Au contraire.

- Comment tu t'appelles ? - Je ne te le dis pas, �a a l'air moche.

Et tu es si belle ...

Comme tu le souhaites, si tu pr�f�res.

Je veux que tout soit beau ce soir comme dans un conte de f�es.

Je veux que tu te souviennes de ce soir quand tu te r�veilles demain.

Comme un beau r�ve ...

Micio, viens ici.

Viens et soyis sage.

O� es-tu, mon petit ?

Alors mon petit, dors. Sois sage.

Et tu t'es r�veill�, Cico ?

Heureusement que la petite fille ne s'est pas r�veill�e.

Non pas maintenant, Cico !

Tu as des fantasmes ce soir. nous avons des invit�s.

Non Cico, sois sage !

Quelles forces as-tu attrap�es !

Je tai dit que du pain de bl� te ferait du bien.

- Mais pas dur, lentement. - D'accord, juste un peu...

Ma belle, bonne comme un muffin.

Quoi ? C'est un tremblement de terre.

Je suis tomb�, �a fait mal.

Qui est l� ?

C'est le vin.

O� est mon lit ?

C'est l�. Est-ce que c'est �a ?

Dans les environs ?

Je pense qu'il �tait l�.

J'ai fait un travail ... super. Elle �tait magnifique.

Mama mia, l'aubergiste a une fille... v tu ne t'en doutes m�me pas.

Elle a une peau douce et d�licate.

Je l'ai prise dans mes bras, j'ai pass� ma main dans ses cheveux soyeux.

Mais pas seulement les cheveux, je suis descendu...

- H� toi ! Je suis... - Moi aussi, je suis !

Et tu quoi ?

- Qu'as-tu fait � ma fille ? - Dis-le encore !

C'est mon mari. Qui es-tu ?

Madame, je suis l'ambassadeur. As-tu �t� satisfaite ?

Et sans pain au bl�.

Je suis d�sol�, je dois aller � Venise, sinon je l'aurais fait une fois encore.

Tu ne veux pas parler ? Laisse-moi te faire parler !

Je vais te faire des morceaux, je vais en faire des tranches comme du salami.

Vous n'�tes qu'un porc ... Attends ! O� est ma femme ?

Piamante ... O� es-tu? On n'y voit rien.

On est rest�es ici, c'est convenu ?

Depuis quand y es-tu ?

Depuis que tu as �teint la bougie.

Avec ces deux hommes dans la maison, il faut faire attention avec notre fille.

Tu as bien fait.

Que fait-il ?

- Ne le r�veillez pas, c'est un somnambule incurable. - Qu'est-ce que cela signifie ?

C'est celui qui vous dit tout ce dont il r�ve.

Il est un somnambule sp�cial, appartient � la race menga.

S'il se r�veille soudainement, il meurt.

Seulement je connais la formule magique qui le fait revenir � la normale.

Jumarica, jumarica. Viens � moi. je te donnerai le pain du roi.

Pain de prince, prince, viens � moi lentement.

Comme il est stupide !

- C'est bon. - Riez, riez !

- Je veux refaire ma garde-robe pour la premi�re fois. - Je reviendrai pour faire une sieste.

Dieu, comme tu es doux. Je suis aussi fra�s qu'une rose.

- �a se voit. - Y a-t-il un tailleur dans ce village ?

- C'est mon poulain. - Le tien ?

- Le poulain de ma jument. - Je le pense...

- C'est lui... La beaut�... - O� est ta m�re ?

- Comment tu vas ? - Tu sais ce que nous allons faire ?

On va chez le marchand, il doit y avoir sa m�re.

- Viens, Folcacchio, viens ! - C'est l� ?

H�, marchand !

Bonjour messieurs !

- Est-ce que le poulain n'est pas � vous ? - Oui, bien s�r !

- Vous me le vendez ? - Avec sa m�re, d'accord ?

- Avec ma m�re c'est possible. - Oui, donne-le-moi avec sa m�re.

- Je suis un peu bizarre. - Oui, oui, oui...

Je ne vais pas y gagner plus, mais ils ne seront pas s�par�s.

Ce n'est pas bon de s�parer un fils de sa m�re.

C�est un homme bien.

On ne voit pas des gens avec une telle fille tous les jours.

Merci.

Tu n'as pas de jument blanche ?

Sans aucune tache noire ici sous le cou.

Et un g�missement comme celui qu'onentend maintenant.

- Pousse-toi d'ici ! - Quelle ingratitude !

- Je voulais te montrer la jument. - Bianca ...

Je t'ai enfin trouv�e ! O� �tais-tu jusqu'� maintenant ?

- J'ai retrouv� ton poulain. - Maintenant je vais t'emmener avec moi.

Bravo ! Et vous avez trouv� ces chevaux comme �a, par hasard, n'est-ce pas ?

C'est normal, messieurs, j'ai aussi pay� le foin.

- Comme nos manteaux... - Ce sont les n�tres.

Ce marchand est un bon gar�on, il les a mis de c�t� pour nous.

C'est la cape de mon ami, Gulfardo.

C'est son chapeau ...

C'est � moi. Les doigts dans le nez !

Maintenant que nous les avons trouv�s, cherchons autre chose...

- C'est petit. - Je vais le prendre.

C'est magnifique. Allons-y !

Tu vas le d�chirer !

Tu sais quelque chose, Folcacchio ? Je ne pourrais pas vivre dans une ville.

- J'ai besoin d'un endroit ouvert. - Parce que tu es rest� paysan.

Que veux-tu. J'ai vu beaucoup de villes, ce n'est pas la premi�re.

D'apr�s ce que j'ai vu, Sienne est la plus belle.

Voici Folcacchio d'une rare beaut� qui admire les �glises.

Tu sais quelque chose, Gulfardo ? Quand quelque chose est beau, c'est beau m�me si c'est pour les pr�tres.

- C'est beau ? - Oui, c'est magnifique.

Je suis tellement fatigu� que quand je m'assois, j'ai envie de me rasseoir,

mes oreilles sont fatigu�es aussi.

- On fait quoi maintenant ? - Ce que j'ai dit.

Nous allons � Venise, � Naples. Nous allons o� nous voulons.

- Que faire ? - Comment, que faire ?

- Comment �a, tu n'es plus d'accord ? - Je suis d'accord, mais je pensais...

A quoi tu pensais ?

Peut-�tre devrions-nous faire une escapade dans notre ville.

Habillez comme �a, nous aurons une entr�e triomphante

et maintenant nous sommes riches.

- Que leur dit-on sur le message ? - Comment �a, on leur dit quoi ?

Nous leur dirons quelque chose. Nous r�fl�chissons en cours de route.

Tu vois quelle impression nous faisons.

- Tu connais celui l�-bas ? - Oui, c'est Torello.

Ma m�re, comment en est-il arriv� l� ? Il la voulait, elle l'a eu !

Je ne sais pas travailler le marbre et �a m'en fiche un coup.

Je le reconnais, c'est mon fils. C'est Folcacchio.

- Tu ne peux pas la fermer ? - C'est mon fils !

Gulfardo !

Tu eses enfin de retour. Comme tu m'as manqu� !

Va-t'en ! Tu ne vois pas que tu effraies aussi le cheval ?

Mets-toi au travail avant que je te gifle ! Tes oreilles vont la sentir.

Ne me dis pas tout le temps, oui ! Je n'aime pas la servitude.

Au travail ! Monsieur Pisano attend les pi�ces.

Je vais au bourg.

Les gens du bourg ! Nos amis retrouv�s !

Mgr Guido nous a r�serv� un accueil extraordinaire.

Aucun message n'a �t� entendu plus que celui-l�.

- C'est vrai que tout a �t� obtenu. - C'est �a.

- Allons-nous avoir cette eau ? - L'eau...

Si nous sommes bons, ils nous fabriqueront une conduite, comme �a !

Pourrons-nous enfin arroser nos champs ?

- Vont-ils nous faire des canaux ? - Ce sera fait en premier.

- C'est vrai, non ? - Oui.

- Ils ont dit qu'il y aurait un canal, d'accord ! - C'est �a.

Maintenant je te reconnais, mon fils.

Que tu es beau Folcacchio ! Et quels beaux v�tements tu as.

Pour Gulfardo de Bardi et Folcacchio Folcacchieri

toute notre gratitude !

Ce qu'ils ont obtenu de notre bien-aim� �v�que

une conduite et un canal !

Bravo !

Merci, mes concitoyens.

Regardez !

- C'est de l'or. Mon fils est riche ! - C'est de l'or !

Nous sommes riches. Mon fils est un grand leader, il a apport� de l'or.

Qu'est-ce que j'aimerais te frapper la t�te !

- Tu sais que ... - Et ta m�re...

Nous sommes riches. Regardez, c'est de l'or !

Un moment. Ecoutez !

- Je vais t'expliquer. - Folcacchio, mon fils b�ni ...

Donne �a, tu ne fais des b�tises !

- Je pensais que c'�tait le n�tre. - Qu'est-ce que vous regardez ?

Citoyens. Ne pensez pas que Gulfardo et moi voulons �tre des malhonn�tes.

C'est vrai, oui, c'est vrai.

Notre bon Mgr Guido a �t� g�n�reux et nous a donn� un sac de florins

pour nous commencions � construire un canal nous-m�mes.

Pour amener l'eau de la rivi�re sur nos terres.

Pour les humains et les animaux.

L'�v�que a dit que certains de ces florins �taient pour nous.

Soyez braves. Regardez mais ne touchez pas !

Nous devons recevoir la r�compense de notre mission d'ambassadeurs.

Merci pour les applaudissements.

Ce sont de vrais florins en or.

Les amis. Notre ami Folcacchio de Folcacchieri

nous a apport� ce tr�sor que notre �v�que nous a donn�.

Maintenant, au nom du bourg, je vais m'occuper de �a.

D�gage, imb�cile !

Tu devrais �tre notre prieur, Folcacchio.

- Vive Folcacchio ! - Oui, d'accord.

Je vois que vous �tes tous d'accord. Je deviendrai donc votre prieur.

Beaucoup de choses sont n�cessaires ici et je les ferai.

Tout ce qui peut �tre fait et ce qui ne peut pas �tre fait.

Tout sera fait.

Saint Guirlande faites que les fr�res aient beaucoup.

- C'est ton tr�sor, fr�re. - Nous voulons r�cup�rer le tr�sor !

Non. Il est � nous, l'�v�que les a envoy�s chercher de l'eau.

Pas vrai.

Au diable ton �v�que ! Ils nous ont �t� vol�s, nous les reprenons.

Prenons les florins !

Je vais t'en donner des florins !

Il n'y a rien ici !

Aidez-moi !

H� fr�re, tu ne me d�fends pas ? Ils me tuent.

Je pense qu'ils ont de bonnes raisons, mon fr�re !

Qu'est-ce que tu fais ? Laisse-moi ! Je suis un fr�re.

Tu es un enfant. je vais ten donner...

- Arr�te �a ! Ne me touche pas ! - Cette fois, tu ne peux pas t'�chapper.

Pardonne-moi ! Ce n'�tait pas moi.

Excuse-moi.

Merci. Pardonne-moi !

C'est la derni�re fois. Compris ?

Parce que la prochaine fois, je te briserai.

- Casse-toi ! - Merci, monsieur !

- Qu'est-ce que tu fais ? - J'ai toujours dit que les gens talentueux

comme vous, on ne les rencontre pas partout en Espagne. Je dis toujours �a !

Parle de la fa�on dont ta m�re t'a fait, tu es de Pise.

Qu'as-tu dit, Pise ?

- Je viens de Santa Croce, imb�cile ! - Comment �a Santa Croce ?

- De Larno ? - Bien s�r.

H�, qu'est-ce que vous me faites ? Laissez-moi !

Non, fr�res !

Est-ce que �a fait mal ? Regarde maintenant. Laisse-moi !

Viens m'aider, Gulfardo !

Toi, mon fils! ? Mon fils est un grand leader, pas un poussi�reux comme toi !

Regardez comme elle est.

- O� vas-tu maintenant, Folcacchio ? - O� veux-tu que j'aille ?

- Tu retournes � la guerre ? - Ce que vous voulez que je fasse ?

Oui, je retourne � la guerre, cet endroit est fini pour moi.

Regarde Folcacchio, j'ai gard� quelques florins.

Tu as bien fait, donne-les � ton stupide mari.

Pour payer le fumier qu'ils lui ont vol�s quand je suis arriv�.

Que ces deux messieurs sont beaux.

Cela finira-t-il toujours ainsi ?

Comme toujours, ils seront ceux qui donnent.

Hein, Folcacchio.

Gulfardino, ch�ri ! J'ai fini. Puis-je me reposer ?

Non. Tu as trois autres blocs � pr�parer.

Quoi ? Elle t'aide maintenant ?

Comment �a elle ne pourrait pas m'aider ? �a ne semble pas vrai.

Depuis que nous sommes revenus, elle a fait le gros du travail, je fais la touche finale.

J'ai trouv� un filtre, j'en avais un autre dans le sac.

- J'ai pens� � l'amener avec moi. - Cela n'a plus d'importance d�sormais.

J'ai trouv� le filtre... ici.

- O� vas-tu maintenant, Folcacchio ? - O� aller ?

Partout dans le monde, je trouverai une guerre quelque part.

Qu'est-ce que tu veux ? La seule chose que je sais faire, c'est la guerre.

Dis-moi quelque chose, Folcacchio ? As-tu vraiment fait la guerre ?

Est-ce que tu plaisantes ? Pas une seule fois. je l'ai faite deux fois.

C'est beaucoup plus facile de faire la guerre que de faire la paix.

Si tu as besoin de quelque chose, Gulfardo est toujours l�.

Tu as bien fait de me le dire, je m'en souviendrai.

Adieu, Gulfardo !

Va doucement.

Monsieur l'ambassadeur ! La Providence vous a envoy�.

Arr�te- toi !

Pourquoi cries-tu, pauvre chose ?

Mon �ne est mort, monsieur. Que puis-je faire ?

Tu me le demandes ? Pousse-toi !

- Est-ce que tu m'aides avec cet enchantement ? - Non.

Je t'en supplie, messieur ! Transforme ma femme en jument !

- Nous allons mourir de faim. - J'ai dit non !

Je ne lance plus de sorts. Je suis de nouveau un guerrier, et en tant que tel

je retourne � la guerre.

Faites-le pour nous, une fois.

Pardon.

Tu ne veux pas vraiment essayer de me transformer en jument, monsieur ?

Si vous mourez de faim...

- Tu resteras dehors sans parler ? - Oui.

- Sache que c'est la derni�re fois. - Merci, monsieur.

Allons plus vite. Je dois y aller.

Et tu me donnes Gemmata, ne me fais pas perdre trop de temps.

Mais sans enlever ma chemise, j'ai honte.

Bien. Garde � l'esprit que c'est la seule chose que j'accepte de votre part.

Avez-vous compris ?

Faites tout correctement, monsieur l'ambassadeur.

- Avez-vous du foin dans l'�curie ? - Il en reste un peu de l'�ne.

Bien. Ma jument a besoin de manger pendant que je lance le sort.

- Laisse -moi passer ! - Entrez.

Fais ce qu'il veut, Gemmata.

Je m'en fiche de la nuit.

H�, Nicolo ! Voici Gemmata ! L'enchantement a r�ussi.

- Aimes-tu ? - Enchantement oriental.

Tout s'est bien pass�. Regarde �a.

Mon bijou, ma femme ! Comme tu es belle !

Quel beau cou. Quelles belles jambes. Quels beaux yeux !

Es-tu satisfait ? J'ai �galement respect� le souhait de ta femme,

la chemise est rest�e dessus.

Cet enchantement est g�nial pour moi.

Ma belle douce ...

C'est � moi pour toujours.

Folcacchio! Est-ce vrai que tu ne veux plus partir � la guerre ?

Oui, oui, oui !

C'est vrai !

Je n'irai plus !

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