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...
Musique angoissante
...
Jules,
ton bonnet.
Tu restes bien dans le jardin.
(-Jules !)
Jules ! Psitt ! Jules !
Viens là. Je te ferai pas de mal.
Avec qui ta soeur jouait à se cacher ?
C'est important. S'il te plaît.
-Avec une fille.
-Comment était cette fille ?
Quel était son prénom ?
Tu l'as entendu ? Dis-moi, je...
-Jules !
Viens ici.
Tu te fous de notre gueule !
Barre-toi de là !
Arrête de nous harceler.
T'es plus sur l'enquête. Dégage !
Chut... Ca va aller. Ca va.
Ca va, mon chat.
Allez, viens.
Générique : "La Promesse"
...
-Ton jean, il est où ?
Ton jean rouge avec l'écusson,
il est où ?
-Pourquoi ?
-Bordel ! Il est où ?
-Dans mon armoire.
-Où tu l'as mis ?
Putain.
Il est où ? Putain.
Sarah, t'as fait quoi ?
Il est où ? -Papa, arrête.
-Réponds-moi. Où est ce putain de jean ?
-Arrête ! Tu me fais peur.
-Il est peut-être
au sale.
-Dégage ! -Viens.
...
Musique inquiétante
...
Elle frissonne.
Elle soupire.
L'orage gronde.
-Ca va, je suis calmé.
Je te demande pardon.
-Je sais où il est.
-Quoi donc ?
-Le jean.
Elle l'a prêté à Anaïs,
une fille de sa classe.
Musique inquiétante
...
La voiture ne démarre pas.
-Je t'en prie.
Je t'en prie...
La voiture démarre.
*-Le point positif, c'est vraiment...
...
-C'est quoi, cette écriture ?
Va chercher les cartons de champagne.
-Je peux te parler ?
-Il t'est arrivé quoi ?
-Tu fais quoi avec Anaïs ?
-Je le savais. Tu m'as suivie.
-Bien sûr. Et j'ai regardé dans ton portable.
-Mon téléphone ? -Oui, ton téléphone.
-Tu vrilles, là. Va voir un psy,
putain !
-Pourquoi elle te paie ? -Je donne des cours de maths.
-Dis-moi ou je fais péter ta conditionnelle.
-Te prive pas.
-Je vais le faire. Je suis sérieuse.
-C'était avec elle,
les portables. -Elle trafique ?
-Non. Elle m'a prêté son garage.
-En échange de quoi ? -Tu crois quoi ?
Qu'elle vit avec ce que lui donne la Sécu ?
Elle fait comme tout le monde.
Elle dit pas non à un billet.
-Elle touche de l'argent de la Sécu ?
-Depuis que ses parents sont morts,
Anaïs fait de la dépression. Elle peut pas bosser.
Elle a été en HP. Mais ça, tu le sais pas.
Tu sais plus rien, en fait.
Elle a revendu les portables.
C'est tout. C'est ça, la thune qu'elle me doit.
Si tu veux me balancer, vas-y. -Arrête.
Je vais pas te balancer.
-Quand t'es revenue, j'étais contente.
Je me suis dit qu'on allait faire des trucs de soeurs,
mais j'étais vraiment conne.
-Depuis quand tu veux des fêtes de famille ?
-J'avais arrêté.
C'était une bonne idée.
On va faire un truc très simple.
Je vais aller dormir ailleurs. C'est mieux.
Allez, salut.
Attends.
J'ai oublié l'antivol sur le trousseau.
-Je savais pas que tu étais proche
d'Anaïs.
-Je suis pas proche d'elle.
Elle m'a prêté son garage. C'est tout.
Je peux te dire un truc sur elle ? Sarah acquiesce.
Hier, elle m'a posé des questions sur toi.
Genre hyper insistante.
-Quel genre de questions ? -Elle voulait savoir
où t'en étais de l'enquête, si c'était sûr que c'était Tony.
-Plein de gens se demandent...
-Non, c'était pas de la curiosité. J'ai senti.
De toute façon, j'avais rien à lui dire.
Bon, j'arrive pas à enlever la clé, donc je garde le tout.
Musique inquiétante
...
Sonnette
Un chien aboie.
Sonnette
Un chien aboie.
...
-Salut, Anaïs.
J'étais par ici. Je me demandais si t'étais là.
-Désolée, j'ai pas entendu. Je dormais.
-Je viens pour le café.
L'invitation tient toujours ?
-Oui, sauf que là, je suis en plein ménage.
-Dommage. Je rentre à Bordeaux ce soir.
-Pour le week-end ? -Non, non. Pour de bon.
-C'est fini, l'enquête ?
-Bientôt, ouais. -Il paraît
que vous avez arrêté Tony.
-Je peux utiliser tes toilettes
2 minutes ?
Waouh !
J'avais oublié que c'était si grand.
-C'est trop grand pour moi toute seule.
J'ai pas le courage de bouger.
Je me reconnais pas sur cette photo.
J'ai l'impression que c'est
quelqu'un d'autre. Tu trouves pas ?
-Il y avait quoi, là ?
-La chambre de mes parents.
Les toilettes, c'est à l'étage.
Et Tony, il a dit pour la petite ?
-Pas encore.
-Charlotte aussi, il doit avouer.
Je croise souvent sa mère.
-Ne pas savoir, c'est horrible.
-J'ai toujours su qu'il était bizarre.
Dire que je suis sortie avec lui !
-Il t'emmenait sur sa moto après les cours.
Toutes les filles étaient jalouses.
-Ma 1re fois, c'était avec lui.
Il m'avait amenée dans un sous-terrain.
Il avait aménagé un coin avec des bougies.
C'était glauque.
-Un sous-terrain ?
-Ouais. Quand j'y repense, j'ai eu du bol.
Peut-être qu'il prévoyait un truc affreux.
T'as eu une histoire avec lui, non ?
-C'était juste un flirt.
Ca compte pas.
-T'as eu de la chance.
Plus facile à oublier.
-Je te laisse tranquille.
-T'as mon numéro, de toute façon. On se fait signe.
-C'est fou, rien n'a changé.
-Il y a eu un court-circuit.
Les cartons ont pris feu, mais j'ai réussi à l'éteindre.
Heureusement, c'était pas quand je dormais.
-A une prochaine.
Merci pour les toilettes.
Musique intrigante
...
Fanny gémit.
-Fanny !
Fanny ! Allez viens, ma chérie.
Viens, ma puce. C'est bien.
C'est bien, ma chérie. Allez, mets-toi sur le lit. Allez !
C'est bien. Tu sais qu'on t'a pas
du tout entendue. C'est bien !
Bravo !
Anaïs embrasse Fanny.
C'est bien. Tu t'es fait pipi dessus ?
C'est pas grave. On va mettre une belle robe.
On va partir à l'île aux fées. Tu sais ce que c'est ?
Il y a plein de princesses.
On va mettre une très belle robe.
Han ! Elle est belle, hein ?
Regarde comme elle tourne !
...
-J'ai pas beaucoup de temps.
-T'as eu mon message ?
-Oui.
-T'en as parlé au proc ? -Non.
On est à fond sur Tony.
Et t'accuses une fille qui sort de nulle part ?
-Je dis que j'ai des doutes.
C'est pas une fille sortie de nulle part.
Elle a pu enlever Charlotte.
-Bien sûr...
Elle a enlevé Fanny aussi.
-Je sais pas tout.
-Et le collier dans la voiture ?
-Elle a pu le déposer.
Je sais que c'est fragile.
Elle a été la 1re à charger Tony alors qu'ils étaient ensemble.
-La 1re qui a chargé Tony,
c'était toi.
-J'ai juste dit
qu'il avait jeté le vélo de Charlotte.
Ecoute, j'arrive de chez Anaïs.
Elle sait des choses.
Je le sens. -T'as été chez elle ?
Dans quel cadre ? -Le labo a trouvé
un ADN féminin sur les bottines de Charlotte.
Je te demande juste une comparaison
avec la brosse à dents d'Anaïs.
-Tu l'as saisie
dans les règles ?
T'as un PV pour ça ?
-On peut habiller la procédure après coup.
C'est pour une gamine,
Jérôme !
-Jérôme ?
Tout va bien ?
-Oui, ça va. C'est bon.
Sarah...
T'es pas fatiguée par cette histoire ?
Elle t'a pas assez coûté ?
Je vais pas te faire la morale. Mais regarde-toi.
Tu fais peur. T'enfreins toutes les règles.
T'as un rapport avec un suspect.
-Tu fais pas la morale ?
-T'inventes une histoire sur ton ressenti,
sur la parole de ta soeur, qui sort de prison.
C'est pas du travail de flic.
-Le travail de flic,
c'est de jamais lâcher.
-T'as rien retenu de ce qui est arrivé
à ton père.
Pour n'importe qui d'autre, j'aurais fait un rapport
à la hiérarchie.
En mémoire du passé, je m'abstiens.
Mais tu pars. Maintenant.
Tu prends ta voiture, tu rentres.
Tu retrouves ta vie et t'acceptes
que parfois, on n'a pas toutes les réponses.
Allez...
Musique triste
...
Il claque la porte.
-Il revient quand, papa ?
-On a encore besoin d'un peu de temps.
Je supporte pas qu'il s'énerve contre vous.
Il reviendra une fois calmé.
-Ca fait 3 jours que tu dis ça.
-Il y a rien de grave. On prend juste du recul.
C'est pas facile pour papa. Et tu le vois bien.
-Mais c'est vos histoires.
Nous, on est ses filles.
Pourquoi il vient pas ?
-Il pense à vous
tout le temps.
-En tout cas,
s'il ramène pas la voiture, je veux un scooter.
J'irai pas toujours au collège à pied.
-Viens, ma chérie. Allez !
Regarde. Je t'ai mis une couverture.
Allez, viens.
Allez, je te dis. Tu montes.
-Je le dirai !
-Allez, vas-y.
Vas-y. Hop !
Fanny sanglote.
Dépêche-toi. C'est trop long.
-Laissez-moi sortir !
Fanny tape contre le capot du coffre.
...
Laissez-moi sortir !
Je vais tout raconter.
...
-Tu crois que papa est rentré ?
-Je sais pas.
-S'ils divorcent, je veux vivre avec lui.
-Tu crois que tu peux choisir ?
-A partir de 13 ans, ils demandent notre avis.
-N'importe quoi.
-Bah si !
Ils sont obligés. C'est la loi.
-Tu vas avoir une amende car tu pues.
-T'iras en prison car t'es conne.
-Ferme-la. Tu me soûles. -Toi, ferme-la.
Des équipes de secours discutent.
Regarde.
C'est la voiture de papa.
-Papa !
-Maman !
-Il est où, papa ? Il est où, papa ?
Dis-moi !
-Il est parti, papa.
-C'est pas possible. Je te crois pas.
Laisse-moi. Je veux le voir. Papa !
-Non, Sarah ! Sarah !
Musique triste
...
-Le carnet !
...
Oh, putain !
Musique inquiétante
Il en manque un.
...
Sonnette
...
*-Oui ?
-Maman, c'est moi.
La porte se débloque.
Nouvel appart, nouvelle vie...
Tu t'installes là...
-C'est bien, une nouvelle vie.
Tu devrais essayer.
J'ai une chambre d'amis, si tu veux venir me voir.
-Pourquoi pas...
Demande plus de vacances à mon boss.
-Je suis désolée pour le bazar. Tu m'as pas prévenue...
-Ca concerne les affaires
de papa.
-J'ai tout laissé à ta soeur.
-Tout, sauf un carnet.
Il y avait un carnet dans la voiture.
Il est sur la liste de la morgue.
Je le sens encore dans la main.
Il est où, ce carnet ?
-Je l'ai brûlé.
-Pourquoi t'as fait ça ?
-Pour pas que tu le lises.
Ca te va comme réponse ? -Non.
Il y avait quoi dedans ? Pourquoi tu l'as brûlé ?
-Un charabia sans queue ni tête, bourré de fautes d'orthographe.
J'ai pas envie d'en parler.
La disparition de Charlotte a rendu ton père cinglé.
-Non. Il était déprimé.
Il était fragile. Il avait besoin de nous.
Et tu l'as foutu dehors.
-Je t'interdis.
Je l'ai protégé. Jamais j'aurais imaginé
qu'il allait se...
-Qu'y avait-il dans ce carnet ?
-Tu veux vraiment
le savoir ? -Oui.
-Vraiment ? -Je veux savoir.
Ca me regarde.
-Tu crois pas si bien dire.
Il disait que c'était toi.
Il disait que c'était toi qui avais tué Charlotte.
-Impossible.
C'est impossible.
Il aurait jamais dit ça.
-C'est ce que j'essaie de te dire.
Ton père était devenu dingue.
J'ai brûlé ce carnet pour te protéger. Toi et ta soeur.
Et voilà comment tu me traites.
J'ai plus de famille, de filles.
-Désolée de ce que je t'ai dit.
C'était maladroit.
Pardon.
-Arrête, tu vas me faire
pleurer.
Musique émouvante
...
Quand on m'a rendu ses affaires, on a trouvé ça.
Ca t'appartient.
Je l'ai gardé.
Musique inquiétante
-D'où ça vient, ça ?
Pourquoi il avait ça ?
Sonnerie d'école
...
...
Musique inquiétante
...
-Je veux que tu sois rentrée avant 23h.
-Oui, oui.
Musique terrifiante
...
-Tu vois qui je suis ? -Oui.
-Tu sais pourquoi je suis là ?
-Non. Laissez-moi. Sinon, je crie.
-Je sais ce que t'as fait. -J'ai rien fait.
-J'ai des preuves, tu m'entends ?
-Alors, pourquoi
vous êtes seul ? Pourquoi on n'est pas au poste ?
Je sais qu'on vous a
viré de l'enquête.
Vous pouvez rien. -Je t'explique.
C'est le contraire.
Je suis hors procédure. Je fais ce que je veux.
Je fais ce que je veux.
T'as fait quoi à Charlotte ?
Je sais que c'est toi qui l'as tuée.
T'as perdu quelque chose ce jour-là.
Regarde !
Regarde, putain.
Tu reconnais ce truc ?
-C'est pas à moi. -C'est toi qui l'avais.
C'est toi qui l'avais, putain. Je sais.
Soulage ta conscience.
Je sais que c'est toi qui l'as tuée. Tu l'as tuée.
Tu veux attendre que les flics frappent à ta porte ?
C'est ça
que tu veux, putain ?
-J'étais pas toute seule.
-Comment ça ?
-On l'a fait ensemble.
-Qui "on" ?
Qui "on" ?
Qui "on" ?
-Sarah.
Musique inquiétante
...
Si je vais en prison, elle aussi.
-Dégage.
Dégage !
-Bouge pas. Reste là.
Tu fais quoi, là ? On devait se laisser du temps.
-Je veux parler à Sarah.
-Non, ne t'approche pas.
-Laisse-moi lui parler. Je veux savoir.
-Tu veux savoir quoi ?
-Ce qu'elle a fait à Charlotte.
Je veux savoir si c'est elle qui l'a tuée.
-Mais t'es malade !
Mais tu t'entends ?
-Laisse-moi passer. Sarah !
-Je ne te laisserai pas utiliser
notre fille pour régler une enquête foirée.
S'il te plaît, va-t'en.
Tu bousilleras pas notre gamine
parce que t'as tout flingué.
-Arrête, Inès !
Tiens !
-Va-t'en.
-Je voulais pas. -Va-t'en.
Ou j'appelle la police.
-Mais c'est moi, la police, putain !
Qu'est-ce que tu racontes ?
-Toi, t'es la police ?
T'es plus rien, Pierre.
Regarde-toi.
Mais regarde-toi, Pierre.
T'es plus un flic.
T'es plus un mari.
T'es même plus un père.
Alors, va-t'en, s'il te plaît.
Dégage.
Dégage !
Musique triste
...
Il sanglote.
...
Musique triste
Pierre pleure.
Musique inquiétante
...
Sonnette
...
Il frappe à la porte.
-Finis ta bouchée ou tu vas t'étouffer.
On a trouvé de l'ADN sur le collier.
C'est pas celui de Tony. -Un ADN répertorié ?
-Non. C'est un ADN féminin, le même
que sur les bottines de Charlotte.
-C'est quoi, ces conneries ?
-Du coup, j'ai repensé à Sarah...
-Laisse-la où elle est.
-Anaïs Delaire, c'est une piste jamais creusée.
-On l'avait interrogée, comme tout l'entourage de Charlotte.
Ca avait rien donné.
-Elle est pas passée pour demander
où en était l'enquête ? -Il y a longtemps.
Quand Tony a eu son non-lieu. Elle comprenait pas.
C'était pas la seule. -Mais elle flippait.
Tony libéré,
on pouvait s'orienter vers elle.
-Un ado de 15 ans qui enlève une petite
et qui remet ça ?
-Comment t'expliques le même ADN ?
-Rien ne prouve que c'est Anaïs.
-On n'a qu'à faire passer un test aux femmes du coin.
-Ca va prendre des plombes.
Faut aller lui parler.
-Je préviens Sarah ?
-Non, pas la peine.
Elle est repartie.
Elle force la porte-fenêtre.
-Fanny.
Fanny !
Fanny !
Fanny !
Une boîte à musique joue "Vive le vent".
...
C'est pas trop tôt !
Sonnette
Anaïs séquestrait Fanny à l'étage.
-Comment t'es entrée ?
-J'ai forcé la baie vitrée.
-Tu le fais exprès !
Tu sabotes l'enquête avec tes méthodes.
Les preuves seront pas valables.
-Je sabote l'enquête ?
Qui vous a mis sur cette piste et permis d'arrêter Fouquet ?
-J'ignore pourquoi je discute.
Tu fais plus partie de l'équipe.
Dégage et laisse-nous bosser.
-Anaïs a pris sa voiture, une Peugeot.
Lance l'alerte enlèvement.
-Je te croise sur le chemin, je te fais évacuer.
Denis.
-Putain !
Dis-moi où t'es, je t'en prie.
Dis-moi où t'es.
L'orage gronde.
Musique inquiétante
...
Son portable vibre.
-Oui, Denis.
*-Je voulais m'excuser...
-Venez à la croix de l'Adour avec du renfort.
Anaïs a emmené Fanny.
Sa voiture est là. Merci.
-J'en ai marre. Je veux rentrer !
-Tu veux pas voir les fées ? -Ca existe pas !
-Bien sûr que si. T'y connais rien.
-T'es pas maman.
-Tu la fermes, maintenant !
-Fanny !
Une branche craque.
...
Fanny !
-Méchante ! Je t'aime pas !
Je le dirai !
-Tu pourras pas, tu seras morte.
-Laisse-moi. -Bon, écoute ! Arrête !
-Je veux rentrer.
-Tu me fais mal, sale peste !
Si je te mets le cutter ici...
Calme-toi ou je te coupe la langue.
-Lâche-moi !
Anaïs crie.
-Putain !
Fanny !
Musique de tension
Fanny !
Reviens !
Reviens, Fanny !
Fanny, reviens !
...
Fanny !
Les chiens aboient.
...
-Papa !
Quelqu'un,
s'il vous plaît !
Je suis coincée.
Au secours !
Les chiens aboient.
Musique inquiétante
...
Au secours !
...
...
Musique émouvante
...
-Sarah, tu fais quoi ?
-Viens m'aider !
-Les secours.
-Oui.
-Elle respire.
C'est bien, ma puce.
C'est bien.
-Là-bas.
Regardez.
-Fanny...
Respire doucement.
-J'ai besoin d'une ambulance au lac.
Les chiens aboient.
...
-Anaïs !
Arrête-toi !
...
Arrête-toi !
-Reste où t'es.
Bouge pas.
Bouge pas.
Laisse-moi partir.
-Anaïs,
ne fais pas ça.
Donne-moi ça.
-Dégage.
Foutez-moi la paix !
-OK.
Vas-y.
T'es pile sur la carotide.
Si t'appuies plus, tu vas la sectionner.
Tu vas saigner. Ton cerveau ne sera plus irrigué.
Ton coeur va ralentir. Tu vas te sentir partir.
Tu vas avoir peur.
Tu m'appelleras à l'aide, mais je pourrai plus rien,
alors que je pouvais t'aider.
Si c'est ce que tu veux,
vas-y, fais-le.
Anaïs halète.
...
Elle sanglote.
Anaïs respire fortement.
...
...
Sarah pousse un soupir.
-T'es prête ?
-Non.
-Tu vas t'en sortir.
C'est à toi de le faire.
Elle te parlera plus facilement.
Je suis là si besoin.
Je bouge pas.
...
-T'es en garde à vue pour enlèvement et séquestration de mineur.
On t'a lu tes droits.
Tu veux pas d'avocat ?
-Je vais être filmée ?
-C'est la procédure.
-Mais je suis pas maquillée, là...
Je dois être moche.
-C'est pas important.
-T'as jamais eu besoin
de te maquiller.
J'étais jalouse de toi
au collège.
Pas juste parce que tu m'avais piqué Tony. T'avais tout.
-Dis pas de bêtises.
C'est toi qui avais tout.
Bon...
On va tout reprendre.
Fanny Vidal...
Tu la connaissais
avant de la prendre ? -Je l'ai vue une fois.
-Pourquoi tu l'as prise ?
-Ca s'est fait comme ça.
Elle était sur le bord de la route.
Je lui ai proposé de la raccompagner.
-En laissant son chien ?
-Je l'ai peut-être forcée. Je sais plus.
-Tu comptais en faire quoi ?
-Rien. La garder.
-Chez toi ?
-Je peux m'occuper d'un enfant.
-Elle était séquestrée, attachée, enfermée dans le noir.
C'est s'occuper d'un enfant ?
-Ca a pas duré.
On commençait à s'entendre.
Elle m'aimait bien, en plus.
-Tu reconnais ce collier ?
-Non. -Il est à Fanny.
Elle le portait à sa disparition.
-Jamais vu.
-Et ces bottines ?
Ca te dit quelque chose ?
-Non plus.
-Elles étaient à Charlotte.
Elles les portaient en 99, le jour de la tempête.
-Quel rapport avec moi ?
-Le rapport avec toi, c'est ton ADN.
Il est présent sur le collier et les bottines.
-Où tu veux en venir ?
-A la vérité.
-J'ai dit la vérité.
J'ai rien à ajouter.
-T'as pas pris Fanny par ennui.
Tu voulais jouer à la maman
et faire accuser Tony.
Il s'occupait du jardin des Vidal. Vu son passé, on le soupçonnerait.
Pour l'enfoncer, t'as déposé le collier.
-Pourquoi j'aurais fait ça ?
-Tu fais payer les autres
pour tes conneries.
-OK...
-Et ça, tu te souviens ?
Il était sur le jean que tu m'as pas rendu.
Mon père l'avait trouvé.
N'essaie pas de gagner du temps. Je sais que c'est toi.
Je veux savoir ce qui s'est passé
avec Charlotte.
-Sans ton retour, j'aurais pas pris Fanny.
-Quoi ? -J'ai compris que t'étais là
pour Charlotte,
que tu voulais rouvrir l'enquête
et j'ai eu peur.
-Que je remonte à toi ?
Elle acquiesce.
-T'as de la chance d'avoir eu un tel père.
Aimant, protecteur...
Le mien se serait pas sacrifié.
-De quoi tu parles ? -Du sacrifice qu'il a fait.
C'était pour toi, pour te sauver.
-Son suicide ?
Elle acquiesce.
Mon père s'est suicidé car il a été viré de l'enquête.
Ca l'a rendu fou de pas la retrouver.
-Non, tu te trompes.
Je lui ai dit que c'était nous.
-Nous quoi ?
-Nous qui avons tué Charlotte.
-Mon père n'a jamais pu croire ça.
-Il s'est suicidé, car il voulait pas savoir.
Je savais qu'il me foutrait la paix.
-Que s'est-il passé avec Charlotte ?
-Il va m'arriver quoi ?
-Rien de pire que 20 ans de mensonges.
Musique dramatique
...
-C'était juste avant Noël.
On avait reçu les bulletins du 1er trimestre.
C'était la cata.
J'avais 7 de moyenne générale.
Mes parents m'en voulaient.
Ils m'ont rien offert.
Le jour de la tempête, ils sont partis
déjeuner en famille.
Elle crie.
Ils m'ont laissée seule à la maison.
Celle qui m'a le plus saquée, c'est Mme Meyer.
J'en voulais à toute la terre.
Fallait que quelqu'un paye.
Je suis allée chez eux pour foutre le bordel.
...
-Je garde ton vélo. Je te le ramène réparé.
-Merci beaucoup.
-Je t'en prie. Dépêche-toi. Fais attention.
Dépêche-toi.
L'orage gronde.
Une porte s'ouvre.
-Maman !
Je suis rentrée.
Maman ?
...
T'es là ?
La tempête fait rage.
Charlotte crie.
-Ferme les yeux !
Je vais rien te faire.
Ferme les yeux et compte jusqu'à 100.
Ne les rouvre pas avant. D'accord ?
T'as compris ?
Compte.
-Un...
Deux...
Trois...
-Tu vas où ? Tu fais quoi ? -Lâche-moi.
-Arrête.
Arrête de crier.
-T'as pas le droit d'être là. -C'était une blague.
Stop ! -Non. Lâche-moi !
-Stop !
Je te laisse si tu cries pas.
Tu promets ?
Reviens là.
Charlotte crie.
Charlotte.
Charlotte, ça va ?
Charlotte, réponds-moi.
Charlotte !
Non, Charlotte, me fais pas ça !
Charlotte, réponds-moi !
Charlotte !
Elle respirait plus, bougeait plus.
Tout s'est passé si vite.
Ses parents allaient arriver et je pouvais pas
la laisser là.
Je voulais pas qu'ils la voient.
La tempête fait rage.
...
Je pouvais presque plus marcher.
Des arbres tombaient autour.
Je l'ai recouverte comme j'ai pu,
avec des branches, de la terre.
Là, j'ai réalisé
que j'avais oublié ses bottines.
Je les ai ramenées chez moi.
J'arrivais pas à les brûler.
Je suis allée les jeter et...
La tempête était énorme. Tout s'envolait.
Quand ça s'est arrêté, on reconnaissait rien.
Tout avait disparu : les maisons...
C'est pour ça qu'on l'a pas retrouvée.
Moi, je la voyais partout.
Je dormais plus.
Les crises d'angoisse,
c'était tous les jours.
Tous les jours.
Mes parents m'en voulaient,
car leur fille parfaite devenait dingue.
Je leur faisais honte.
Ils m'ont mise dans un centre pour débiles.
-Tu leur as jamais dit ?
-J'ai essayé, mais ils voulaient rien entendre.
Je suis sûre qu'ils savaient,
mais ils préféraient croire que j'étais folle.
Ma vie s'est arrêtée
il y a 20 ans.
-Il y a pas que la tienne.
-Je suis désolée.
Si je pouvais avoir une 2e chance,
revenir en arrière...
Musique triste
...
-Personne ne peut revenir en arrière.
Mais tu peux faire quelque chose.
Me dire où est Charlotte.
-Je retrouverais pas l'endroit.
-On va y aller ensemble.
Et je vais t'aider.
Musique émouvante
...
-Stop !
-Commandant !
-De là où il est, ton père est fier de toi.
Cloches
...
...
...
Musique émouvante
...
-Merci.
...
Merci pour tout.
*-Allô ?
Allô ?
Sarah...
T'es où ? T'es rentrée ?
-Non.
*-Tu veux que je vienne ?
-Oui, s'il te plaît.
...
Sous-titrage : Nice Fellow
...
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