Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Cette histoire est inspir�e du r�cit biblique de la vie et du temps de J�sus.
Elle inclut des images crues qu'il peut �tre contre-indiqu� de regarder.
J�RUSALEM
� LA NAISSANCE DE J�SUS
PALAIS DU ROI H�RODE
Faux roi...
Dieu est sans piti� pour toi.
Il te couvrira de furoncles...
cr��s par tes nombreux p�ch�s.
Un enfant n� en Isra�l...
sera un plus grand roi que toi.
Il est n� pour te d�truire...
toi et ta prog�niture.
La col�re de Dieu...
s'abat sur toi.
L'as-tu vu ? As-tu vu Isa�e ?
L'as-tu vu ? L'as-tu vu ?
P�re, c'est moi, Antipas.
Antipas.
R�veille les pr�tres du sanh�drin.
Tr�s bien, p�re.
Maintenant. Je veux les voir maintenant.
Votre Majest� tient-elle � la v�rit� ?
Car il y a une dure v�rit� dans votre r�ve.
Je veux l'entendre.
Hors de ces murs...
on m�prise le roi H�rode.
Les z�lotes vous accusent d'�tre un fantoche...
plac� sur le tr�ne par l'empereur romain...
contre la volont� du peuple juif.
Les z�lotes ne peuvent pas p�n�trer les r�ves de mon p�re.
� moins d'�tre dot�s de sorcellerie.
- Sorcellerie ? - Vous n'avez pas vu Isa�e.
Vous avez vu un spectre...
une invention.
- Une invention. - La cr�ation d'un sorcier.
Mais par la pri�re...
elle peut �tre vaincue.
Vous �tes un roi guerrier.
Votre voix peut �vaporer les fant�mes.
Oui.
- Une vapeur. - Venez au temple.
Par la pri�re, votre force ne cessera pas de cro�tre.
Faites place au grand pr�tre !
Bien fait.
Pour vaincre les fant�mes, il prie.
Quelles que soient ses fautes, le lien entre le tr�ne et le temple sert l'ordre.
Et l'ordre sert la pr�servation de notre peuple.
Permettez.
Je vous en prie, monsieur.
Salutations.
- Salutations. - Salutations, monsieur.
Salutations � vous.
P�re, les nobles qui sont servis par ces hommes...
vous offrent des cadeaux de la terre de l'Inde.
Que disent-ils de leurs ma�tres ?
Qu'ils sont d'au-del� de la Parthie.
Que me veulent-ils ?
Ils demandent � �tre entendus.
Organise des divertissements.
Majest�...
un alignement d'�toiles nous a guid�s jusqu'ici.
Ces �toiles...
Elles pr�disent un grand �v�nement.
Un enfant, n� dans votre royaume, est l'�lu du Dieu d'Isra�l.
- Le Messie. - Le Messie ?
Un roi de la lign�e de David pour restaurer la gloire d'Isra�l...
comme dans la proph�tie d'Isa�e.
Isa�e.
Allez !
De tous les nouveau-n�s de mon royaume...
comment trouverez-vous celui...
destin� � �tre le Messie ?
La connaissance du jour et de l'heure de sa naissance...
correspond � la position des �toiles.
Et l'enfant nous donnera un signe.
Quelle b�n�diction ! Oui.
Trouvez cet enfant.
Faites-moi savoir...
pour que j'aille le v�n�rer.
J'encourage votre sainte mission.
Majest�.
BETHL�EM
Joseph ?
Qu'y a-t-il ?
Cette attention, cette adulation pour notre gar�on.
- Nous devons partir. - Partir ?
- Pourquoi ? - H�rode.
Aucun roi ne tol�re de rival � son tr�ne.
- Mais notre demeure. - Suffit.
Je sais ce que je ressens.
Vous partez ?
C'est dangereux ici.
- O� irez-vous ? - O� H�rode n'est pas.
�lisabeth, emballe nos affaires.
Nous irons aussi. Allons.
Nous voulions visiter ta cousine et nous n'avons plus de raison d'y �tre.
Aujourd'hui, ne pensez pas � ce que vous faites.
Sur l'ordre du roi H�rode, tous les b�b�s m�les !
Vous sept de ce c�t�, les autres avec moi.
L�-dedans.
Vous deux.
- Est-ce un gar�on ? - C'est une fille !
Faites voir.
Je vous en prie !
Non.
- O� sont vos enfants ? - Non ! Non !
Non. Je vous en supplie. Ne tuez pas mon fils !
Qui va l� ?
Antipas ?
Mon c�ur.
Au secours.
Antipas, Antipas.
Antipas.
Tu trouveras r�confort ici o� ton p�re r�gnait.
R�confort.
Lamentation plut�t.
Moi aussi. Je me suis mari�e pour �tre reine.
Dis-moi, Antipas...
t�trarque de Galil�e...
suis-je sotte de vouloir davantage ?
Si c'est le cas, nous sommes tous deux sots.
Promets-moi que...
je te trouverai un jour ici...
non pas te lamentant...
mais r�gnant sur tous les Juifs...
comme ton p�re autrefois.
Tout puissant, pas un fantoche des Romains.
Je n'aurai de repos que lorsque je serai roi.
Avec toi � mes c�t�s.
�GYPTE ORIENTALE
DIX ANS PLUS TARD
Salutations. La roue de mon chariot s'est bris�e en route pour chez moi.
Je suis commer�ant de J�rusalem. Pouvez-vous m'aider ?
J�rusalem ?
- Shalom. - Shalom.
Il y a quelques ann�es, j'ai appris la mort du vieil H�rode.
L'un de ses fils lui a-t-il succ�d� ?
Non, aucun fils d'H�rode ne r�gne maintenant.
Rome envoie des gouverneurs.
Et il y a de l'ordre. Ce qu'appr�cient les Romains.
- Que sont devenus les fils d'H�rode ? - Ils sont t�trarques.
Chacun a une autorit� limit�e sur une partie du royaume.
Comment est la vie pour les Juifs ?
Nous sommes lourdement tax�s, mais nous nous d�brouillons.
Ici au pays des dieux canid�s...
j'ai fait de grands efforts pour enseigner l'�criture � mon fils...
r�vant qu'il retourne un jour en terre sainte.
Il est peut-�tre temps de rentrer.
J�RUSALEM
VINGT ANS PLUS TARD
C'est la ville sainte des Juifs ?
Pourquoi n'acclament-ils pas leur nouveau gouverneur ?
Je ne cherche pas leur amour, Claudia, simplement leur respect.
Comment dois-je m'habiller pour voir le dieu des Juifs ?
Personne ne le voit.
Ils croient qu'il est partout.
Partout ? Mais ne peut �tre vu ?
Comment savent-ils qu'il existe ?
Peut-�tre qu'il n'existe pas.
Venez, les enfants.
Il est ici. J�sus.
Notre cousine �lisabeth ne t'a pas vu depuis que tu �tais b�b�.
J'ai tant entendu parler de vous.
J'avais perdu espoir...
mais un commer�ant a parl� d'un Joseph de Nazareth rentr� de loin.
J'ai tout de suite pens� que c'�tait ton Joseph.
Il nous a donn� six ans avant de mourir.
Puis, Dieu soit lou� !
Il t'a l�gu� une bonne vie.
Jean est-il pr�tre au temple, comme Zacharie ?
Mon fils, le Baptiste, n'est pas entich� du temple ni l'est-on de lui.
Jean a trouv� Dieu dans le d�sert.
Comme Isa�e.
Parle � J�sus des proph�tes et il les citera tous.
Tu es b�nie avec un tel enfant.
J�sus aussi. Il est vers� dans les Saintes �critures.
Il se dispute avec les scribes et les pharisiens � la synagogue.
Toi et Jean auriez des affinit�s alors.
Je dois d'abord le trouver.
Tu devrais.
PALAIS DE PILATE, J�RUSALEM
Cette attaque contre moi... C'�tait plus qu'une insulte, pire qu'une menace !
Colle-la � leur nez.
Dis-leur ce que j'ai souffert.
Humez l'odeur f�tide de votre peuple...
qui m'a lanc� des salet�s !
Sans les braves l�gionnaires qui ont entour� ma liti�re...
me prot�geant...
je serais morte sous une pluie de pierres.
Ma femme attaqu�e dans vos rues.
- Gouverneur... - Je devrais raser cette ville sainte...
et inonder les ruines de sang.
Gouverneur, bien que certains s'opposent � votre autorit�...
Et qui sont-ils ? Vous pr�tendez avoir autorit�. Le savez-vous ?
Sinon, de quelle valeur �tes-vous pour Rome ?
Gouverneur, mes gardes du temple ont appris que...
l'attaque contre votre noble femme �tait dirig�e par un z�lote...
Samuel de P�r�e.
Et pourquoi n'est-il pas ici encha�n�...
tortur�, souhaitant �tre tu� pour �tre lib�r� de son agonie ?
Pourquoi ?
Lui et ses disciples ont fui dans la r�gion sauvage de Galil�e.
Votre domaine.
J'offrirai des r�compenses. Il sera trahi.
- Vite trouv�. - Trouv� et tu�.
Avec ses disciples.
- Tu�s par vous. - Par moi ?
Est-ce que je sens une h�sitation ?
Dirai-je � l'empereur que l'ennemi trouve refuge dans votre royaume ?
Non.
Je le trouverai et le tuerai.
Mis en pi�ces.
Tous.
Gouverneur, votre furie est justifi�e et nous la partageons.
Les ennemis de l'ordre sont nos ennemis.
Prouvez-le, alors.
Les corps de ceux qui ont manqu� de respect � ma femme et mon poste...
que je puisse les voir...
et bient�t.
Qui �taient ces gens ?
Des z�lotes.
Au lieu de se soumettre, ils se sont tranch� la gorge.
Entends, Isra�l, le Seigneur ton Dieu.
Que le Seigneur te b�nisse et te guide.
Que le Seigneur t'�claire...
et soit bienveillant envers toi.
Avec cette eau, purifiez votre �me.
FLEUVE JOURDAIN
Hosanna !
Que le Seigneur te b�nisse et te donne la gr�ce.
Que cette eau efface ses p�ch�s.
Hosanna ! Hosanna !
Puisse le Seigneur l'�clairer.
C'est l'aube d'un jour nouveau.
Viens. N'aie pas peur.
Tu rena�tras.
Viens � moi.
Puisse notre Seigneur t'�clairer.
Que cette eau purifie ton �me.
Es-tu pr�t, mon fils ?
Hosanna ! Hosanna !
Bienvenue.
Tu es pr�t pour une aube nouvelle.
J�sus.
�coutez. Voici l'agneau de Dieu qui vous �clairera de ses lumi�res !
Voici celui qui supprimera le p�ch� du monde.
J�sus ! J�sus !
Cousin.
Comment pouvais-tu me conna�tre ?
Comment ne pouvais-je pas ?
Mon cousin J�sus, c'est toi.
Je connais la proph�tie et maintenant elle se r�alise.
Viens.
Hosanna !
Peuple !
La nouvelle lumi�re est ici !
Tu es si certain de ta foi en moi ?
Cousin, j'ai trouv� dans le d�sert la communion avec notre Seigneur.
Les voix sont venues.
- Elles t'ont dit que je venais ? - Oui.
Mais je ne dois qu'ouvrir la voie.
- Dieu parlant de moi ? - Oui.
Cousin, jusqu'� ce jour...
tout en �tant homme de foi...
j'ai exerc� un m�tier... charpentier. Rien de plus.
La proph�tie ne peut �tre ni�e.
La coupe sera port�e � tes l�vres, J�sus.
Baptise-moi.
Et j'irai aussi dans le d�sert...
�couter la voix de Dieu.
Je te baptiserai. Mais c'est toi qui devrais me baptiser.
Tu as raison. Viens.
Que le Seigneur t'�claire.
La nouvelle aube...
est avec toi, mon cousin.
Viens. Viens.
MER DE GALIL�E
Cette barque �tait � mon p�re.
Peut-�tre � ses p�res avant lui.
Elle a �t� faite avec des clous en fer. Les clous ont une valeur.
Chapeaut�s de gournables. Je peux les retirer.
Nous partageons. Moiti�-moiti�.
Je pr�pare mes filets. Il est plus facile de p�cher des clous que du poisson.
Depuis des mois, la cale est vide.
Demandes-tu la b�n�diction de Dieu ?
Je te connais, J�sus de Nazareth.
Mon fr�re Andr� suit le Baptiste.
- Il m'a dit comme il t'a accueilli. - Oui, je me souviens de lui.
Pr�ches-tu comme l'avaleur de moustiques ?
Ou pries-tu comme nous ?
Emm�ne-moi.
Qui refuse une main sur le filet ?
Prions.
Remercie le Seigneur.
Ceci...
D'un seul coup.
Je p�che depuis des ann�es et je n'ai jamais vu rien de tel.
Nous avons pri�.
Oui, mais...
je suis un homme simple...
un p�cheur...
je ne m'attendais pas � �a.
Suis-moi, Simon.
Je te ferai p�cheur d'hommes.
Jean et Jacques sont les fils de Z�b�d�e. Vous devez voir �a.
N'est-ce pas une merveille ?
Une merveille apport�e par J�sus...
le charpentier de Nazareth.
Ce n'est rien... qu'un signe.
Et il y en aura plusieurs.
Suivez-moi.
Sondez vos c�urs...
et vous verrez que c'est la volont� de Dieu.
Je d�nonce tous ceux qui font honte � cette terre.
Antipas, le t�trarque...
qui couche incestueusement avec la femme de son fr�re...
tout en r�primant les justes.
Dehors !
Et ces... espions...
du conseil du sanh�drin.
Hypocrites. Hypocrites tous.
Du haut de leur grandeur, ils r�primandent les pauvres...
- Mensonges ! Mensonges ! - vous traitant d'impurs.
Ils vous font honte � dessein.
"Peuple, viens au temple", disent-ils.
"Venez. Achetez un agneau, une colombe...
"un b�uf pour sacrifice.
"Rachetez vos p�ch�s avec la mort d'un animal...
"achet� des fermes de nos grands pr�tres."
Ils ont fait une foire de la maison de Dieu.
Je dis � ces espions...
dites � votre g�n�ration de vip�res d'�tre sur ses gardes.
Levez les yeux au ciel. Fuyez la col�re du Seigneur.
- Espions ! - Vip�res !
Fuyez.
Le jour du jugement est arriv�. Peuple, soul�ve-toi !
Soul�ve-toi. Soul�ve-toi !
Arr�ter le Baptiste, un lunatique ?
Le d�sert en est plein.
Pouvez-vous tol�rer plus de discorde dans votre domaine ?
Pourquoi moi ?
Il attaque le temple et vous.
Vous et votre femme, majest�...
avec de viles accusations d'inceste.
Je dois consid�rer les paysans...
qui l'acclament comme l'av�nement du proph�te �lie.
Votre p�re a servi Rome par la fermet� de son r�gne...
et on l'a fait roi.
Les Romains comptaient sur lui pour pr�venir l'invasion des Parthes.
Et maintenir l'ordre chez les Juifs.
Ce pour quoi il �tait ha�.
Certains ha�ssaient David et Salomon.
Certains ha�ssaient Mo�se. O� voulez-vous en venir ?
Mon but...
mettre fin paisiblement � la domination romaine.
La restauration d'un roi juif...
qui donne aux Romains l'ordre qu'ils exigent.
Et Pilate appuierait-il ce qui lui co�terait son poste de gouverneur ?
Bien s�r. �a lui serait favorable.
Gagner pour Rome un royaume juif vassal qui maintient l'ordre...
et tient la Parthie � distance sans frais d'occupation militaire ?
Ponce Pilate rentrerait � Rome en triomphe.
Traiter fermement avec de dangereux fanatiques...
serait un pas dans ce sens...
vous laissant roi des Juifs.
Shalom.
Vous savez, il est �crit...
si votre ennemi vous veut du mal...
Dis-moi, l'ami, si ton ennemi te veut du mal, qu'est-il �crit ?
�il pour �il, dent pour dent.
Oui. �il pour �il, dent pour dent.
Mais maintenant je dis que si Dieu est amour...
aimer est servir Dieu.
Et cela veut dire que tu dois aimer ton ennemi.
- Tu pr�ches la faiblesse. - Non, la force.
Si on te frappe � la joue, la force de tendre l'autre joue.
S'il prend ta cape, tu lui donnes ta tunique.
Peux-tu faire ce que tu nous demandes ?
J'essaierai de tout mon souffle chaque jour.
Estimant que notre effort r�v�lera � Dieu ce qui est dans nos c�urs.
Sachant que Dieu est amour...
au royaume de Dieu, nous aimerons nos ennemis.
Il est fou. On ne peut aimer son ennemi.
Aimez-les et pardonnez-leur pour pouvoir �tre pardonn�s.
Et ne jugez pas pour ne pas �tre jug�s.
Le royaume de Dieu est en vous.
- Un autre de ces fous. - Chacun de vous.
Ceux qui regardent en eux le trouveront.
Ils s'�loignent.
Il est b�ni. Je l'ai vu.
Une p�che abondante, peut-�tre rien de plus.
Rabbin ?
Rabbin, aidez-moi.
Je suis maudite.
Pourquoi dites-vous cela ?
Mon fils est poss�d� du d�mon.
Conduisez-moi � lui.
Les d�mons sont au repos, mais ils s'�veilleront.
- Comment s'appelle-t-il ? - David.
David, tu m'entends ?
Je te parle, David.
Pas au d�mon qui te poss�de, mais � toi.
Je te parle, David.
�coute-moi, David. �coute-moi, David.
C'est �a.
Calme-toi. Calme-toi.
- Va-t-il voir l'enfant ? - Qu'est-ce qu'il va faire ?
- Arri�re, je vous prie ! - Que fait-il ? Que fait-il ?
Il chasse les d�mons !
Calme-toi. David.
David.
Oh, non.
Je vous en prie, arri�re.
�coutez.
L'enfant est mort.
De l'eau.
David.
Mon fils.
J'ai soif.
Oui.
Merci.
Merci.
J�sus soit lou� !
J�sus soit lou� !
L'agneau de Dieu soit lou�.
FORTERESSE DE MACHAERUS, P�R�E
Le Baptiste, comme promis.
M�re, c'est lui qui calomnie notre maison ?
Salom�, ne regarde pas.
Emmenez-le.
Qu'il pourrisse et sa proph�tie avec lui.
Dis-moi, rabbin.
� J�rusalem, d�nonceras-tu les Romains et ceux qui se liguent avec eux ?
Je ne suis pas z�lote.
Je ne viens que faire part de l'amour de Dieu...
et dire que tous doivent rena�tre.
Rena�tre ?
On ne peut r�int�grer le sein, rabbin.
Ou est-ce l'une des merveilles que tu es cens� avoir apport�es ?
Es-tu scribe ou pharisien ?
Tes paroles ne s'adressent-elles pas � tous ?
Oui, � tous.
Je parle d'une lumi�re qui point dans le monde.
Et ceux qui agissent selon la v�rit�...
viennent � la lumi�re...
afin que leurs �uvres soient manifest�es...
parce qu'elles sont faites en Dieu.
As-tu compris ?
Oui.
Rabbin !
Jean. Est-ce Jean ?
Le t�trarque l'a arr�t�...
et on l'a emmen� � la forteresse appel�e Machaerus.
C'est dans le d�sert, de l'autre c�t� du Jourdain.
Impossible de lui porter secours.
Comment puis-je maintenant parler d'amour...
de pardon ?
Comment ?
Je suis hant� par l'id�e de corriger cette injustice.
Je sais que mon p�re est furieux que nous l'ayons n�glig�.
Je sens que je ne viens pas apporter la paix, mais l'�p�e.
Quels immeubles magnifiques !
Qui n'en serait pas intimid� ?
Regardez-les.
Gravez-les dans votre m�moire...
car je dis qu'il n'en restera pas une pierre.
Tout sera d�truit. Tout ce que vous voyez.
Il est �crit dans le livre du proph�te Malachie.
"Avant que le jour grand et terrible de l'�ternel arrive...
"je vous enverrai le proph�te �lie."
Je dis qu'�lie est venu...
nous appelant � la r�demption dans les eaux du Jourdain.
Car le Seigneur pardonne � tous les p�cheurs de c�ur.
Il parle de Jean le Baptiste.
J'ai �t� rachet� dans les eaux du Jourdain par Jean le Baptiste.
Oui. J�sus parle de Jean le Baptiste...
qui a �t� emprisonn� par ses ennemis.
Oui. Comme �lie, Jean est venu.
Mais ils ne le connaissaient pas et ont fait de lui ce qu'ils voulaient.
- Lib�rez-le ! - Lib�rez-le !
Ceux du conseil du sanh�drin sont d'une g�n�ration de vip�res.
- Vip�res ! Oui ! - Vip�res.
Vip�res !
- Je dis de d�truire ce temple ! - Oui !
Et en trois jours, je le reb�tirai.
D�truisez ce march� qui fait honte � notre Seigneur.
D�truisez-le ! D�truisez-le !
- Hosanna ! - Hosanna !
Je partage ta col�re, rabbin.
Laisse-moi te suivre.
Comment t'appelles-tu ?
Judas Iscariote.
Sois b�ni, Judas.
J�sus nous conteste, mais je n'ai pas entendu de blasph�me.
R�clamer la destruction du temple, l'appeler un march�...
qu'�tait-ce sinon un blasph�me ?
Beaucoup de Juifs d�vots critiquent les marchands et les pr�teurs.
Il se moque de cette beaut�...
et de cette grandeur et la menace.
Il rit d'une place o�, pour moi...
chaque pierre est sacr�e.
Une place o� chaque jour 700 de nos pr�tres...
c�l�brent des rites pour les fid�les...
pour qui c'est la maison de Dieu.
� prot�ger de notre vie, notre sang.
J'ai entendu les paroles du Nazar�en...
et elles �taient blasph�matoires.
FORTERESSE DE MACHAERUS, P�R�E
- Josu�. Peut-on le voir ? - Oui. Peut-on voir le Baptiste ?
Arri�re.
- Pouvons-nous le voir ? - Impossible.
Il sera captur� et tu�.
Passe ton mot et apporte sa r�ponse.
- Josu�. - Ils sont venus.
Thomas et Andr� avec des nouvelles de J�sus.
Dieu m'a b�ni alors.
Ils disent que J�sus parcourt maintenant le pays...
pr�chant comme tu as pr�ch�.
Dieu offre son fils...
et J�sus prend la coupe.
Et tu seras r�uni avec lui ?
Non.
Son sentier sera solitaire.
Je serai martyris� ici, sur cette place.
Sans tristesse.
Dieu soit lou� pour le fils qu'il offre en J�sus.
Prie.
Prie, Josu�.
Dieu soit lou�. Dieu soit lou�.
- Mon fils. - M�re.
On dit que tu as attir� des p�cheurs de Galil�e...
qui faisaient un travail honn�te pour te suivre dans ta pr�dication.
Pr�cher ce qu'on dit contraire.
Pas contraire � la parole de Dieu.
Qui sait ?
Ma vie, c'est de mettre du pain sur la table.
Nous ne vivons pas que de pain.
Ce que Jacques veut dire...
On dit que tu gu�ris les malades par...
Elle ne dira pas le mot, mais je le dirai.
"Sorcellerie."
Je r�conforte les malades.
Lorsqu'ils sont gu�ris, c'est par la main de Dieu.
Aie en t�te que ce que tu dis et fais...
nous affecte aussi.
M�re. Jacques.
Ceux que j'appelle ma famille, comme je vous aime...
et vous aimerai toujours.
Vous ne pouvez pas comprendre la voie que j'ai prise.
Mais l'appel de Dieu passe avant tout.
Pour vous, je ne suis que J�sus.
Pas le meilleur charpentier.
Et h�las, aucun proph�te n'est accept� chez les siens.
Je ne peux qu'esp�rer qu'un jour...
Qui sait ?
Les fianc�s ne sont-ils pas adorables ?
Salom� a �t� �lev�e selon les lois de l'alliance.
Quelle joie de savoir que l'�lue de mon fils...
est d'une famille soumise � nos lois.
Nous vivons selon la parole de Dieu.
Nous aussi.
Parmi nous se trouvent des disciples d'un proph�te.
Un proph�te ?
Qui a parl� comme �lie...
et a effac� le p�ch� dans les eaux du Jourdain.
Et a enfreint l'ordre des choses.
Beaucoup sont offens�s par son emprisonnement.
Comme dot de Salom�, je demande sa lib�ration.
Nous offrons du b�tail...
nos meilleurs vins, et des huiles pour enrichir votre maison.
Les richesses ne valent pas la vie d'un proph�te.
Le gouverneur romain et les pr�tres du temple favorisent son arrestation.
Est-ce que J�rusalem dicte ce qu'on fait ici ?
Ceux qui taxeraient l'air que nous respirons.
Ce que vous demandez est d�raisonnable.
Le Baptiste ne peut �tre rel�ch�.
Isaac.
Isaac !
Viens !
Nous n'aurons pas de place dans cette maison.
Tu as vu sa honte.
Jusqu'ici, j'ai per�u le Baptiste comme une menace pour moi...
et notre pouvoir futur.
Dois-je maintenant souffrir la disgr�ce de ma fille ?
Il y aura d'autres pr�tendants.
Tue-le.
Dis qu'il s'est �touff� avec une ar�te de poisson.
Si j'avais le pouvoir, je le tuerais avec tous ses disciples.
Je connais cette voix. Mon p�re.
Je souhaiterais que tu sois lui.
Comment vais-je manger ?
Paye. Paye !
H�, cet homme.
Et toi... allez.
Allez.
- Dis-lui que je veux souper chez lui. - Il refusera.
Un percepteur d'imp�t n'a pas de place avec Dieu.
Il ne refusera pas.
Mon ma�tre voudrait manger chez toi ce soir.
Moi ? Pourquoi ?
Demande-lui.
Ma r�ponse offenserait.
Pourquoi lui ?
Pourquoi lui ? Dieu n'aime pas ceux qui nous taxent.
Je ne suis pas digne de vous inviter � ma table.
Qui admet sa faute et demande pardon...
trouvera la r�demption.
Cherchez dans vos c�urs et vous le saurez.
J'ai faim. Invite-moi chez toi.
O� as-tu trouv� cette �pice ?
Tu es jeune et souple.
Tu es ce que d�sirent les hommes.
Aucun ne demande ma main.
Allez.
Nous devons �tre prudentes.
Le Baptiste a des disciples m�me ici.
Il est une mal�diction pour nous.
La faiblesse de mon mari en est la faute.
� moins que notre faiblesse ne sache profiter de la sienne.
Quand on me pr�pare au lit...
ton mari tra�ne � la porte de ma chambre.
Alors qu'il a un jour promis de te traiter comme sa propri�t�.
C'est la beaut� que tu es devenue.
- Je lui en parlerai. - Non.
Son d�sir est r�pugnant...
mais peut-�tre utile.
C'est une l�preuse !
- Rabbin ! - Rabbin.
- B�nissez-moi, rabbin, de gr�ce ! - J'�tais ici avant toi !
- Jean, donne-leur de l'eau. - Ce sont des l�preux.
De l'eau.
- Bois. Bois. - Non, non. Ne bois pas cela.
Apporte-leur de l'eau.
- Judas. - Laisse-moi te regarder.
- Comme t'appelles-tu ? - Je m'appelle Marie.
Le nom de ma m�re. Viens. Assieds-toi, je t'en prie.
- Quel est le nom de ton fils ? - Il s'appelle Judah.
- Judah. Quel �ge a Judah ? - Qui est-elle ?
- Douze ans. - Puis-je te toucher, gentiment ?
Tu es sans peur, Marie ?
Je ne crains pas les maladies de la peau ou de la chair.
Seules les maladies de l'esprit.
Quelque chose que tu as connu.
Je suis de Magdala.
Connais-tu Magdala ?
Un camp de troupes romaines.
O� les Juives sont r�duites en esclavage pour payer les taxes de leur famille.
Tu voudrais voir la fin de cette souffrance.
On me dit que c'est ton but.
Sois-en certaine, Marie la Magdal�enne.
Mon but alors doit �tre de te servir.
Merci.
Heureux les pauvres en esprit...
car le royaume des cieux est � eux.
Heureux les afflig�s...
car ils seront consol�s.
Heureux les d�bonnaires, car ils h�riteront la terre.
Heureux ceux qui ont faim et soif.
- Est-ce le Nazar�en qui parle ? - Oui.
Ceux qui devraient cultiver mes champs sont ici envo�t�s par lui.
Heureux les pers�cut�s...
pour la justice...
car le royaume des cieux est � eux.
Votre P�re conna�t vos besoins.
Il les conna�t avant que vous le lui demandiez.
Voici comment vous devez prier.
Notre P�re qui es aux cieux...
que ton nom soit sanctifi�.
Que ton r�gne vienne, que ta volont� soit faite...
sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses...
comme nous pardonnons aussi � ceux qui nous ont offens�s.
Et ne nous soumets pas � la tentation...
mais d�livre-nous du mal...
Car c'est � toi qu'appartiennent...
le r�gne, la puissance...
et la gloire...
dans tous les si�cles.
Amen.
Amen !
Gouverneur, j'ai vu de grandes foules ravies du r�cit...
de ses platitudes dans l'accent grossier d'un paysan de Galil�e.
Ils priaient, �taient muets de saisissement...
croyant qu'il est le Messie venu d�charger sur Rome la fureur de Dieu.
Qui plus est, nous avons appris qu'il est cousin du Baptiste.
Nous sommes menac�s par une famille de lunatiques.
Il y a un r�el danger ici.
S'il peut rallier les z�lotes pour lib�rer le Baptiste...
la Galil�e risque de se soulever.
- Quel est le nom de cet homme ? - J�sus de Nazareth.
Son cousin le Baptiste doit �tre tu� sans d�lai.
Cela couperait court � toute id�e de le lib�rer...
et alerterait J�sus au sort qui pourrait bien l'attendre.
Partez.
- Enfin. - C'est-�-dire ?
La b�n�diction de Pilate.
Tue le Baptiste.
Le tuer ferait l'affaire du Romain...
pas la mienne.
Je suis d�j� diffam� pour avoir emprisonn� le Baptiste.
Tue-le et toute la Galil�e se retournera contre moi.
L'�loge que Ponce Pilate ferait de toi � C�sar te ferait roi.
Je vois Pilate faisant des �loges qui servent Pilate.
S'il veut tuer le Baptiste, qu'il le tra�ne � J�rusalem et le crucifie.
Tu es donc r�solu � ne rien faire.
Salom� me dit que tu lui as demand� de danser � ton festin d'anniversaire.
T'a-t-elle aussi dit qu'elle a refus� ?
Ce n'est pas une danseuse du march�.
Tu dois lui offrir quelque chose.
Elle est la fille de sa m�re.
Nous aimons nos r�compenses.
Quelle serait la sienne pour divertir mes invit�s ?
Suppose que je lui dise que tout ce qu'elle demandera...
tu l'accorderas.
Elle doit danser � ma satisfaction.
Sois assur� qu'elle le fera.
Tu te souviens de ta promesse.
Salom�, dis-lui.
Montre � C�sar que tu es un homme.
Et montre-nous-le aussi.
Salom� !
Rabbin !
Thomas et Andr�, bienvenue.
Ils l'ont assassin�. Ils l'ont d�capit�.
D�capit� ?
Vous �tes avec nous maintenant. Venez. Mangez avec nous.
Comme Jean a dit...
la coupe est port�e � mes l�vres.
P�re, je crains qu'elle soit am�re.
Donne-moi la force de la prendre.
Qui suis-je ? Que suis-je ?
Comment appelle-t-on le Fils de l'homme ?
Dites-moi. Dites-moi.
Pour moi, tu es source de courage...
d'agir comme je n'avais jamais imagin�.
Tendre la main au malade, � l'impur...
sans crainte.
Judas, comment m'appelle-t-on ?
J'ai entendu dire que tu �tais l'av�nement d'�lie.
Un proph�te. Que dit-on d'autre ?
Beaucoup croient que tu es le Baptiste ressuscit� des morts.
Il n'y avait pas plus grand proph�te que Jean.
Mais vous qui me voyez manger, dormir, me laver...
qui connaissez tous mes gestes, toutes mes humeurs...
qui dites-vous que je suis ?
Tu es le Christ.
Le Fils du Dieu vivant.
Sois b�nit, Simon, fils de Jonas.
Personne d'autre ne l'a dit.
C'est mon P�re qui est dans les cieux qui te l'a r�v�l�.
C'est simplement ce que je crois.
Je te dis que tu es Pierre.
Pierre ?
En grec, Pierre veut dire "roc".
Et sur cette pierre, je b�tirai mon �glise...
et te donnerai les cl�s du royaume des cieux.
Je dois �tre seul maintenant.
- Tu crois qu'il est... - Le Messie.
Prends garde quand tu le dis.
Quel mal arrivera � l'�lu de Dieu ?
Avant que ce conseil du sanh�drin proc�de au jugement...
je devrais vous dire que nous avons �t� pr�venus...
que J�sus le Nazar�en est arriv� � J�rusalem.
On propose de lui interdire...
l'entr�e de notre maison de Dieu.
- Non ! Non ! - Non. Non.
Nous pouvons contester ses paroles...
mais nous ne pouvons pas refuser � un Juif d�vot d'entrer au temple.
J'ai entendu J�sus parler...
et il doit �tre accueilli, pas rejet�.
Laissez-le entrer.
- Laissez-le entrer. - Laissez-le entrer !
Le Nazar�en entre donc dans cette salle.
O� son nom est prononc�...
la dissension suit.
- Laissez-le entrer ! - Il doit �tre autoris� � entrer.
Il est Juif comme nous.
Mais je n'insisterai pas pour qu'on lui interdise d'entrer.
Je rappellerai l'avertissement de J�r�mie sur les faux proph�tes.
Ils vous remplissent de faux espoirs.
Ils parlent de visions de leur esprit...
non pas de la bouche du Seigneur !
Quand J�sus dit que les d�bonnaires h�riteront la terre...
il n'a rien de d�bonnaire, ni ceux qui le suivent.
Il a raison.
Mais il est vrai qu'ils h�riteront la terre.
- Laissez-le entrer ! - Laissez-le entrer !
C'est la loi.
- Nous avons perdu. - Laissons entrer le Nazar�en.
Avec un peu de chance, il peut se condamner lui-m�me.
Emmenez la femme.
Nous entendrons maintenant la cause d'une femme...
qui a profan� l'alliance sacr�e du mariage...
et a ainsi d�shonor� la maison de son mari.
Lapidez-la !
Soyez sans piti� !
Lapidez-la � mort !
Menez-la � la fosse !
Catin !
Demandons-nous aux gardes de l'emmener ?
Nous ob�issons � une loi. Je veux que tu le provoques.
Nous sommes ici pour ex�cuter la loi de Mo�se.
Une femme adult�re est condamn�e par la cour du temple � �tre lapid�e.
Un ch�timent r�clam� par Mo�se.
Rejettes-tu la loi r�v�l�e sur le mont Sina� ?
Elle a p�ch� et a �t� jug�e.
T'opposes-tu � la loi de la Torah ?
Son silence est-il une d�fense de ses fornications ?
De ses p�ch�s de chair ?
Je te connais, J�sus de Nazareth.
Tu as des opinions sur tout.
Quelle est son opinion l�-dessus ?
Que celui de vous qui est sans p�ch�...
jette le premier la pierre contre elle.
L'un de vous est-il sans p�ch� ?
Dieu a �tabli la loi, pas lui.
La loi doit �tre appliqu�e.
Tuez-la.
Tiens, tue-la.
Tue-la toi-m�me.
Je ne peux pas.
Moi non plus alors.
J'ai demand� pardon.
Va et ne p�che plus.
Nous sommes la loi.
Nous verrons � ce que tu sois accus�, jug� et puni pour ceci.
Pour maintenir l'ordre que votre fonction exige...
il faut qu'on ob�isse � nos lois.
Cet homme, ce faux pr�tendant � la stature religieuse...
a contrari� l'ex�cution l�gale d'une femme adult�re.
Vous avez une cour. Jugez-le. Lapidez-le.
Ce serait ma premi�re pens�e...
mais je dois dire � ma honte que m�me parmi nous...
m�me chez le sanh�drin, il en a corrompu.
Mes lois sont romaines.
Son crime n'est pas la s�dition.
Non ? Il s'�l�ve contre les imp�ts romains.
Si je devais crucifier tous les Juifs qui sont contre nos imp�ts...
je devrais raser tous les c�dres du Liban pour du bois.
Son crime doit �tre une attaque contre notre empereur, notre loi.
Il attaque ceux qui vous appuient. N'est-ce pas source d'inqui�tude ?
Inqui�tude, mais rien qui justifie une intervention.
Accusez-le de s�dition, avec des preuves.
D�couvrez o� il parle et avec qui.
Prouvez qu'il menace l'Empire romain...
et je le ferai crucifier.
Chaque jour, j'entends les domestiques parler de lui.
Quel est le message de ce J�sus ?
Beaucoup de choses. Rien qui nous touche.
Quoi ?
�a ennuiera les esclaves.
La mal�diction d'�tre esclave, c'est l'ennui dans tout ce que nous faisons.
Pas tout ce que nous faisons.
Suffit !
Que pr�che-t-il ?
Que Dieu veut que les d�bonnaires h�ritent de la terre...
que les pauvres soient riches...
que les faibles soient forts.
Des platitudes d'attrait populaire.
Rien de cr�dible ?
L'histoire le d�montre.
C�sar�e porte le nom d'un conqu�rant.
Au sud se trouve Alexandrie, fond�e par un autre conqu�rant.
S'il y a vraiment un seul Dieu...
tout puissant...
comme le proclament J�sus et ces Juifs...
il favorise nettement le fort contre le faible.
C'est l'ordre voulu par les dieux.
Les d�bonnaires, comme cette adorable cr�ature...
n'h�riteront jamais de la terre.
PALAIS D'ANTIPAS
Cet homme, J�sus...
en a amen� plusieurs � renoncer � leur richesse pour le suivre.
Il persuade des hommes sains de renoncer � leur richesse ?
Il parle d'un temps � venir...
o� les riches seront pauvres...
les puissants seront abattus...
et le temple lui-m�me sera d�truit par la col�re de Dieu.
Les pr�tres ont raison. Ce Nazar�en est une menace.
Fouille tes rangs, Chuza.
Trouve ceux qui sont les plus dignes de confiance.
Je veux tout savoir de ce Nazar�en.
Matthieu !
Loin des jours o� tirer des imp�ts des paysans...
�tait comme extraire de l'eau des pierres.
J'ai �t� �tonn� que tu c�des toutes tes richesses...
pour suivre le Nazar�en.
Qui est-il ?
Un percepteur d'imp�t qui, comme Matthieu un jour...
regrettera ce qu'il doit faire.
- Et tu es ? - Judas Iscariote.
Je m'appelle Asher.
Ton avertissement est bien avis�.
La renomm�e du Nazar�en engendre l'envie, m�me la haine.
J'admire le choix que tu as fait.
Change ta vie et suis-nous.
Je voudrais bien, mais le fardeau de bouches � nourrir.
Et le fardeau d'un beau cheval ?
Oui.
Je reconnais ma faiblesse.
N'est-ce pas un pas vers la r�demption ?
On dit que le rabbin va � J�rusalem pour la P�que.
C'est son intention.
Je connais un endroit o� loger. J'ai des amis haut plac�s.
On offre une place.
Est-ce � l'int�rieur de la ville ?
� plus tard, Matthieu.
� distance de marche des portes.
La maison d'un propri�taire terrien... Lazare.
Bonne route !
J'ai des nouvelles pour l'intendant du t�trarque.
Ouvrez.
- Asher. - Passe le mot au t�trarque.
J'ai des nouvelles du Nazar�en. Sois pr�t � ouvrir ta bourse, Chuza.
Ce que j'apporte est de grande valeur.
J�sus loge aux portes de la ville chez un propri�taire appel� Lazare.
Il ne peut pas �tre arr�t� l�. Il y a trop de monde.
Nous devons savoir o� il va durant son s�jour � J�rusalem.
Il nous faut un lieu paisible.
Je surveillerai la maison.
As-tu vu quelqu'un sortir ?
Attends ici le temps qu'il faudra.
Hors des murs v�tus en p�lerins, des espions nous surveillent.
Pour faire rapport de notre ivrognerie, Lazare ?
Ma d�bauche.
Que je fr�quente des p�cheurs et des percepteurs, Matthieu ?
Ancien p�cheur et percepteur.
Je sais les �tiquettes qu'on me colle.
- Nous les ferons passer en jugement ? - Passer qui en jugement ?
- Eux. - Ceux qui sont contre nous.
Quand tu seras roi...
Jacques et moi voulons �tre pr�s de toi lorsque tu les condamneras.
Nous voulons te voir les condamner aux flammes �ternelles.
C'est ainsi que vous imaginez le royaume de Dieu ?
Moi sur un tr�ne ?
Est-ce que je porte une couronne d'or ?
J'imagine une couronne en or le plus pur.
Comme un roi terrestre ?
Suis-je entour� de laquais et de l�che anneaux ?
Vous voyagez avec moi.
Vos oreilles sont ouvertes, mais vous n'entendez rien.
Rien.
N'avez-vous pas compris qui je suis et ce que je dois faire ?
Quiconque veut �tre ma�tre doit d'abord �tre esclave.
Quiconque veut �tre servi doit d'abord servir.
Je suis ici pour donner ma vie comme la ran�on de plusieurs.
Au royaume de Dieu, il n'y a pas de tr�ne...
ni de couronne ni d'empire de nations.
La r�compense de mon service sur terre sera la souffrance.
Comprenez-le. La souffrance.
Pour livrer le message de Dieu, je suis la r�surrection et la vie.
Celui qui croit en moi vivra, quand m�me il serait mort.
Si tu pries, je vais me retirer.
Je suis venu ici prier...
pour dominer ma col�re et ma frustration.
Puis, j'ai entendu la voix de mon P�re dans ce chant...
dans la douceur de ce chant.
Ta col�re s'est r�sorb�e.
Sais-tu ce qui attend l'envoy� de Dieu selon les proph�tes ?
On parlait peu des proph�tes dans les casernes de Magdala.
Tu connais mes paroles.
Oui.
�a suffit.
Oui.
Je te laisse prier alors.
Marie.
La coupe que je dois boire...
comme elle est am�re.
Va, Marie de Magdala.
Qu'est-ce ? La b�te a � peine plus d'un an.
- Il nous a dit de trouver un petit �ne. - Proph�tie de Zacharie.
Il entre dans J�rusalem l�-dessus pour la P�que ?
Le Messie arrivera dans la ville sainte � cheval sur un �ne.
- Il vit une proph�tie maintenant. - Pourquoi ne devrait-il pas ?
Qu'y a-t-il d'autre dans la proph�tie de l'arriv�e du Messie ?
Dites-le. Nous partagerons quoi que ce soit.
Le Messie sera faussement accus�.
On le battra, lui crachera dessus. On le tuera.
Ceux qui l'aiment seront t�moins, incapables de pr�venir l'agonie.
Et ceux qui le suivent ?
Je vois.
Hosanna !
Hosanna !
On a demand� � un grand rabbin de r�citer la Torah sur un pied.
Il a dit : "Ne fais pas � autrui ce que tu ne voudrais pas qu'on te fasse."
C'est la vraie sagesse de la Torah. Le reste n'est que commentaire.
Allez l'apprendre.
- Partages-tu sa foi ? - Oui.
Dites simplement : "Aime ton prochain comme toi-m�me."
Mais je place un commandement avant tous les autres.
Le Seigneur notre Dieu est un.
Aime le Seigneur ton Dieu de tout ton c�ur, ton esprit et ta force.
Le dire vous rapproche du royaume de Dieu.
Rabbin.
Malgr� tes ennemis, la sagesse de ta parole ne nous �chappe pas.
Rabbin, que dis-tu des taxes ?
Les Juifs devraient-ils payer des imp�ts � cet homme � Rome ?
Que dis-tu, rabbin ?
R�ponds-lui, rabbin !
Fais voir la pi�ce de monnaie.
- Qui est-ce ? - Tu sais.
C'est Tib�re C�sar.
Que penses-tu ?
Les Juifs devraient-ils payer des imp�ts � C�sar ?
Donne � C�sar ce qui est � C�sar...
et donne � Dieu ce qui est � Dieu.
- Va en paix ! - Agneau de Dieu !
Leur agneau de Dieu sera notre agneau de sacrifice.
Vous lisez encore � la lueur d'une chandelle.
J'envie la clart� de votre vue.
Les caract�res sont flous.
M�me si je connais les saintes �critures par c�ur...
je trouve r�confortant de les tenir dans mes mains.
Il est presque temps...
d'accomplir tes devoirs dans le temple...
et tu n'as pas dormi.
J'ai manqu� � mes engagements envers vous.
Envers le temple.
Apr�s la P�que, le Nazar�en...
partira...
se cacher dans le pays.
Puis il reviendra...
avec un nombre toujours plus grand de disciples...
croyant qu'il est le Messie...
pr�ts � une r�bellion...
qui le portera sur le tr�ne.
Mais je me souviens...
je me souviens comme enfant...
avoir vu... des corps...
des centaines...
de Juifs...
abattus par les Romains.
Les r�voltes de Judas le Galil�en.
Aussi acclam� comme le Messie.
Comprenez-vous ma crainte ?
L'horreur que cet homme peut apporter � notre peuple.
L'as-tu d�fi� ?
En vain.
Il cherche la confrontation, puis retourne nos paroles contre nous.
Il se moque de nous dans notre temple.
La parole de Dieu est claire.
Tout faux proph�te qui incite � la r�bellion contre l'autorit� de Dieu...
sera mis � mort.
Vous �tes la voix la plus respect�e de cette loi.
Le jugerez-vous ?
Trouve moyen de l'emmener devant moi.
Ma s�ur, tu dois te joindre � nous pour souper.
Puis-je entrer ?
Ils payaient pour �tre baptis�s.
C'est Jeanne.
Elle apporte des huiles parfum�es...
et veut oindre tes cheveux.
Tu es un ange, Jeanne.
Tu as un dessein cach�, Jeanne.
Je suis la femme de Chuza...
l'intendant du t�trarque.
Ils parlent de vous tuer... le t�trarque et ceux du temple.
Tu es venue m'avertir. Pourquoi ?
Ma cousine allait �tre lapid�e.
Elle vit gr�ce � vous.
N'allez pas � J�rusalem.
Je dois.
Ceci est une maison de pri�re !
- C'est mon gagne-pain ! - Va chercher Malchus !
Pas un repaire de voleurs !
- � bas les pr�teurs ! - � bas les pr�teurs !
Voici le roi des Juifs !
Appelle la garde.
Oh, non ! Non, non !
Nous suivons J�sus, roi des Juifs !
Nous suivons J�sus, roi des Juifs !
Ma maison sera appel�e une maison de pri�re !
Vous en avez fait un antre de voleurs.
Tu en mourras !
Nous suivons J�sus, roi des Juifs !
Nazar�en !
Ordonne-leur de cesser ce cri blasph�matoire !
S'ils arr�taient, les pierres elles-m�mes crieraient !
- Gardes, arr�tez-le ! - Arr�tez cet homme !
Suffit !
- Gardes, � vos places ! - Gardes, rentrez dans le rang !
Ce que je suis venu faire...
est fait.
Notre impuissance � traiter avec lui nous vaudra le m�pris des Romains.
Il infirme notre autorit� dans le temple et � J�rusalem.
S'il part et revient en chef triomphant...
Pilate peut d�cider de traiter avec lui � notre place.
Jugeons-le ici dans cette salle et lapidons-le � mort.
Comment ?
La foule emp�che son arrestation.
Il est entour� par des centaines qui le v�n�rent.
J'ai vu une faiblesse.
Dis-nous.
La trahison, par l'un des siens.
Impossible. Ils le v�n�rent.
Peut-�tre pas tous.
Judas Iscariote.
Le percepteur d'imp�t.
Je n'�tais pas s�r d'�tre reconnu. Tu vois tant de visages.
Mais peu de chevaux comme lui.
Oui, il est admirable.
Tu devrais avoir un beau cheval.
Une monture digne d'un serviteur du roi.
Tu �tais au temple.
En v�rit�, non.
Je r�ve des r�compenses du ciel, mais je prends la monnaie...
et j'ignore les promesses de royaumes � venir.
Affronter ce que tu affrontes...
entendre les soupirs des mourants sur la colline du Golgotha.
Si j'�tais � ta place...
j'aurais le souffle coup�.
Combien co�te un tel cheval ?
Un �talon de sa trempe peut co�ter 15 pi�ces d'argent.
Mais je connais un homme qui t'offrirait 30 pi�ces d'argent.
En �change de quoi ?
Pour pr�f�rer la vie � la mort.
O� se trouve cet homme ?
Je dois parler � Malchus.
Asher m'envoie.
J'ai peu de temps.
O� et quand pouvons-nous le trouver seul ?
Les autres sont toujours � ses c�t�s.
Les 12.
Ou plut�t, 12 moins un.
Ce soir, nous f�terons la P�que � J�rusalem.
O� ?
Je ne sais pas encore.
Une salle.
La d�cision a �t� prise sans moi.
Jusqu'ici je n'ai rien entendu qui vaille 30 pi�ces d'argent.
Je laisserai ce repas et viendrai ici.
Ce faisant, tu sauves ta vie.
Oui.
C'est sans doute pourquoi je le fais.
On parle de toi partout.
Une auberge nous a nourris et log�s sans frais.
Mon fils est acclam� comme messager de Dieu.
Et ceux de Nazareth.
Croyant que tu es le Messie ? Oui.
Certains.
Et toi ?
Je serai si fi�re...
de t'entendre parler au temple.
Je n'y parlerai plus.
Mais sur la route, beaucoup...
venaient pour t'entendre.
C'est fini maintenant.
Je suis venue jusqu'ici.
Tu me le refuseras ?
La d�cision ne m'appartient pas.
Je ne peux pas t'en parler.
- Mais... - M�re, tu m'as tellement manqu�.
La douleur de l'absence a �t� terrible.
Mais il est trop tard maintenant.
Trop tard ?
- Qu'est-ce que tu veux dire ? - Jacques, emm�ne-la � Nazareth.
As-tu perdu la t�te ?
Je t'en supplie, �pargne-lui ce qui doit venir.
O� vas-tu ?
J�sus.
Viens. Allons-nous-en.
Tu nous laves les pieds. Pourquoi ?
Appelle-moi Seigneur et place-moi au-dessus de toi.
Je te lave les pieds pour montrer qu'aucun ma�tre n'est plus grand...
que son serviteur ni aucun ap�tre plus grand que celui qui l'envoie.
Venez manger ce que Dieu a b�ni en ce soir de P�que.
C'est un festin de roi.
Commence � d�couper, Matthieu.
Oui. Oui.
Fr�res, parlons de ce qui est �crit et que les proph�tes ont dit.
C'est dans le texte sacr�.
Celui qui partage mon pain a lev� son talon contre moi.
Je vous le dis avant que la chose arrive...
afin que lorsqu'elle arrivera, vous croyiez � ce que je suis.
- Personne ne le dispute. - Beaucoup le feront.
L'un de vous me livrera.
Comment peux-tu dire cela ? J'ai �t� loyal. Nous l'avons tous �t�.
Il nous met encore � l'�preuve.
Mes fr�res, je suis pour peu de temps encore avec vous.
Croyez ce que j'ai dit...
qu'en moi vous aurez la paix dans un monde de fureur et de d�sespoir.
Prenez courage, car j'ai triomph� du monde.
- O� je vais, vous ne pouvez me suivre. - Je suivrai.
Je donnerai ma vie pour toi, j'irai en prison, � la mort.
Pierre, ce soir m�me avant que le coq ne chante...
tu m'auras reni� trois fois.
En v�rit�, je te le dis.
O� est Judas ?
Le jardin de Geths�mani. Ils iront y prier.
C'est sombre dans ce jardin.
Comment mes hommes sauront-ils lequel il est ?
Je l'accueillerai avec un baiser.
Plus tard.
Ma ch�rie.
Pas un autre r�ve du Baptiste.
Je trouve le sommeil...
le repos dont j'ai tant besoin...
puis je me r�veille et ce truc est � c�t� de moi.
Non, c'est parti. Ce sont des r�ves.
Un serviteur me dit qu'on ne l'a pas trouv�e. Elle n'a pas �t� enterr�e.
- La t�te ! - Non.
Des chacals l'ont d�vor�e dans le d�sert.
Son disciple apporte cette horreur.
J�sus se venge.
Dis-lui que la sorcellerie du Nazar�en prendra fin.
Dis-moi qu'il mourra aussi.
P�re, �loigne cette coupe de moi.
Cette coupe am�re.
S'il n'est pas possible d'�loigner cette coupe...
que ta volont� soit faite.
Je suis donc trahi par un baiser.
- Prenez-moi. Laissez-les aller. - Ne me donne pas d'ordre !
Laisse-le ! Prends le fou ! Lie ses mains !
Sauvez-vous. Pour moi. Vous devez vivre !
- Allez ! - Allez.
Je vais � J�rusalem.
Non, mon fr�re. On te trouvera. On te tuera.
J'y vais.
- Il fait froid et il est tard. - Et l'affaire est urgente.
L'affaire �tant ?
On dit que les gardes du temple ont arr�t� J�sus de Nazareth.
Une affaire de votre foi.
Une affaire de droit.
Droit au-del� de ma comp�tence.
Nos lois et les v�tres ont �t� viol�es.
Il est emmen� � la maison de Ca�phe...
pas au temple et � la salle de pierre taill�e.
Son proc�s sera injuste.
On agit parfois par opportunisme.
Cic�ron dit � propos du droit romain...
qu'o� il y a de l'immoralit�, il ne peut y avoir d'opportunisme.
- C'est immoral. - Envoyez des troupes. Lib�rez-le.
Des troupes romaines chez un grand pr�tre ? �tes-vous fous ?
Gouverneur...
en Juif d�vot, je demande...
de ne pas permettre que cet homme soit assassin�.
S'il est lapid�, c'est au-del� de ma comp�tence.
On veut qu'il soit crucifi�.
Un ch�timent que je suis seul � pouvoir prononcer.
Le ferez-vous ?
Il est tard et j'ai froid.
Tu es accus� d'actes de sorcellerie...
de r�pandre des fausset�s, d'en corrompre d'autres.
J'ai parl� ouvertement dans les synagogues, un temple...
lieux o� des Juifs sont venus pour entendre parler de Dieu.
Ils sont venus entendre parler de Dieu.
Les paroles que tu leur as servies provenaient de Satan.
Pourquoi ne pas demander � ceux qui m'ont entendu ?
Ils savent ce que j'ai dit.
C'est ainsi que tu r�ponds au grand pr�tre ?
Je vous le commande ! Laissez-nous passer !
Je vous en prie ! Faites place !
Ouvrez !
Tu pr�tends �tre le Fils du Dieu b�ni ?
Je le suis.
Vous avez entendu le blasph�me de ses l�vres.
Ces paroles et d'autres.
Sa pr�tention... il est proph�te.
Bandez-lui les yeux.
Fais-nous une proph�tie, proph�te J�sus.
Qui t'a frapp� ? Les proph�tes voient tout.
Arr�tez !
Arr�tez cette disgr�ce.
Vous osez intervenir !
Hanne, ce que nous voyons nous fait honte.
Si cette cabale doit passer pour un proc�s...
j'exige que nous soyons inclus.
Vous n'�tes que deux.
Ce blasph�mateur sera jug� par une majorit�.
Qu'arrive-t-il ?
J�sus est un criminel qui se fait passer pour le Messie.
Pas un homme qui marche sur l'eau, nourrit des multitudes.
Tu as vu ces merveilles ?
Demandez-vous... les pr�tres mettraient-ils la main sur lui...
s'il �tait vraiment le Messie ?
Les gens sont dupes de la sorcellerie.
Toi... je t'ai d�j� vu avec lui.
Non, je ne connais pas ce Nazar�en.
- C'est trop dangereux. Allons. - Non.
Viens, Simon.
Elle dit que tu es un disciple.
Elle se trompe.
- Nie-le sous serment. - Je le nie. Suffit.
Le vote t'est d�favorable.
- Laissez passer ! - Laissez passer !
Rangez-vous !
Il est le Messie !
Punissez-le ! Il ment !
O� conduis-tu ces ch�vres ?
Au temple.
Pour les sacrifier ?
Il les conduit � la mort. Il les a trahies.
Oui.
Je veux cette corde. Juste la corde.
Je vais payer.
Tiens.
Si je ne le conduis pas, le troupeau va se disperser.
Laisse-le se disperser et sois sauv�.
- J'ai besoin de la corde. - Tiens.
Ach�te plus de ch�vres, 10 fois plus.
Dix fois 10.
Ou un cheval.
Oui. Imagine, poss�der un cheval.
Je connais le sentiment.
Gouverneur, ouvrez-nous.
Nous emmenons un criminel � juger.
Jugez-le selon vos lois.
- Rel�chez-le ! - Rel�chez-le ! Rel�chez-le !
Non ! Punissez-le ! Non ! Punissez-le !
Il entendra l'accusation ! Silence, je dis !
Il devrait �tre ex�cut� pour avoir parl� contre C�sar...
se pr�tendant roi des Juifs.
Es-tu le roi des Juifs ?
Mon royaume n'est pas de ce monde.
Votre accusation ne tient pas.
Sa r�ponse cryptique n'est qu'un stratag�me.
C'est un criminel. Nous avons des t�moins.
Il a commis ses crimes en Galil�e.
En Galil�e ?
Emmenez-le chez le t�trarque de Galil�e alors.
� lui de le juger.
Emmenez-le chez le t�trarque !
Le voil� encore.
Il est l'un d'eux.
Je ne connais pas cet homme. Vous vous trompez.
Tu mens.
C'est comme il a dit.
O� est l'arm�e des anges de Dieu ?
Qu'entends-tu ?
Ca�phe l'emm�ne ici.
Voyant que J�sus est de Galil�e, Pilate veut son sang sur mes mains.
Il veut que mon nom soit maudit par tous les Juifs.
Sillaeus, laisse-nous.
Va !
Je ne traiterai plus avec des saints hommes.
Je suis un mur de pierre, H�rodiade.
Je ne discuterai pas.
J�sus menace les pr�tres...
mais � part une meute qui le proclame roi des Juifs...
il ne te menace pas.
Notre maison n'a pas � porter le fardeau de sa mort.
Je ne peux pas simplement me cacher.
Fais-lui face.
Que la meute voie...
qui est vraiment digne d'�tre roi des Juifs.
Nous te rel�cherons !
B�ni soit le proph�te ! Rel�chez-le !
On dit que tu fais des miracles.
Fais quelque chose.
N'importe quoi d'extraordinaire.
Fais tomber du pain du ciel.
Donne-nous � manger.
J'ai un faible pour l'orge et les lentilles.
Fais quelque chose !
Un miracle pourrait te sauver.
On dit que Simon le Magicien pouvait voler.
J�sus le Nazar�en peut-il voler ?
L�chez-le. Laissez-le s'envoler.
Regardez. Regardez. Il est l�-haut.
Non. Je me trompe.
Un oiseau. Pas J�sus.
Il ne fait pas de merveilles, mais on le proclame roi.
Parons-le comme un roi.
- Allez. Allez. - Faites-le roi !
La robe pourpre de la royaut�.
Aucun roi n'est sans b�ton !
Donnez-lui un b�ton !
Regardez le roi avec son b�ton !
Une couronne ! Donnez-lui une couronne !
- Couronne ! Couronne ! - Donnez-lui une couronne !
Patience. Patience. Rien n'a �t� oubli�.
Voici le roi.
Il est le vrai roi !
Je vous donne une menace royale au r�gne de Tib�re C�sar.
Ramenez-le aux Romains qu'ils le jugent pour s�dition.
Tu ne peux pas nous renvoyer. Il veut que tu r�gles l'affaire.
Ramenez-le � Pilate. J'en ai fini avec lui.
Pourquoi dois-tu te plier � ces pr�tres, t�trarque ?
Sans eux, je ne peux pas gouverner ces gens.
Tue-le et tu encourras les foudres de ses disciples.
Je dois faire quelque chose. Je ne peux pas simplement le rel�cher.
Gardes ! Halte !
Flagellez-le.
Qu'arrive-t-il ?
Laissez-moi passer. Ma�tre.
Son cri.
Mon b�b�.
Mon b�b�.
Non. Tu ne dois pas.
Retenez-la. Retenez-la.
Dites au garde d'arr�ter ! Non !
Je vous en prie !
La flagellation suffit comme ch�timent.
Il ne survivra peut-�tre pas. Plusieurs en meurent.
Mettez fin � cette menace contre l'ordre.
Mettez-y fin.
Que la mort de cet homme pr�vienne celle de beaucoup d'autres.
Crucifiez-le !
- Crucifiez-le ! - Non !
Crucifiez-le ! Crucifiez-le !
Crucifiez-le ! Crucifiez-le !
J�sus, roi des Juifs !
J�sus, roi des Juifs !
Trahi.
Humili�.
Et bient�t une agonie au-del� de ce que tu peux imaginer.
Est-ce la gloire de Dieu dont tu t'es vant� ?
La gloire...
comme je l'entendais.
Non ! Le temple est la gloire de Dieu.
La gloire de Dieu, c'est l'amour.
Conna�tre l'amour...
c'est conna�tre Dieu.
- Relevez-le ! - Escorte !
Aime-moi alors, doux J�sus.
Je t'aime.
Je t'aime.
Quand tu seras clou� � la croix, j'entendrai ta rage !
Tu vomiras une haine...
qui d�mentira tes paroles !
Pourquoi as-tu peur ?
Meurs, faux proph�te !
Punissez le blasph�mateur !
Voici un faux proph�te !
- Emmenez-le au Golgotha ! - Un faux roi !
Moquez-vous de ses mensonges !
Allez !
R�jouissez-vous de sa souffrance !
� grand roi !
- Tuez-le ! - Grand proph�te !
Moquez-vous de lui !
Allez ! Allez !
Bouge !
Bouge !
Honorez le roi des Juifs !
- L�ve-toi, faux proph�te ! - L�ve-toi !
- Faux roi ! - Menteur ! Menteur !
Emmenez-le au Golgotha !
Emmenez-le ! Emmenez-le !
Emmenez-le !
Emmenez-le !
Emmenez-le au Golgotha !
Menteur ! Menteur !
Pardonnez-leur. Ils ne savent pas ce qu'ils font.
Il a parl�. Il t'a maudit.
Non. Il a demand� � son Dieu de nous pardonner.
De tous ses disciples...
seulement toi.
Seulement toi.
Pierre dit qu'il ne peut plus le voir souffrir.
Les autres craignent pour leur vie.
Pourquoi m'as-tu abandonn� ?
Si son p�re l'a abandonn�...
nous sommes tous abandonn�s.
C'est fini.
Il a dit que c'est fini.
Mon fils.
Je suis Nicod�me...
et c'est Joseph d'Arimathie.
Nous offrons un linceul...
et nous avons un tombeau pour J�sus.
J'ai cru que �a prendrait fin comme vous avez dit.
C'est fini. Je n'en veux que l'assurance.
- L'assurance que... - Qu'il ne r�appara�tra pas ?
Bien s�r que non. Tout...
Suffit.
Suffit.
Ne me dis pas que ce pr�tre retarde notre d�part.
Nous serons en route pour C�sar�e comme pr�vu.
- Qu'est-ce qui l'am�ne ici ? - La peur.
L'homme est mort.
Que peut-il vouloir d'autre ?
Il veut que le tombeau soit gard� par des soldats romains.
Lui, entre tous...
s'inqui�te que le Nazar�en ressuscite des morts ?
Il craint que les disciples de J�sus prennent le corps...
pour faire croire qu'il a ressuscit�.
Qu'est-ce que tu crois ?
Je crois que la garde du tombeau est un gaspillage de soldats romains.
Partons.
TROIS JOURS PLUS TARD
Oui. Je suis Simon...
que tu appelles Pierre, le roc de ta foi, et...
je serai ton p�cheur d'hommes.
Il est venu...
il nous est revenu !
Oui.
Selon la tradition chr�tienne...
Simon a port� la mission de J�sus � Rome...
o� il a officialis� l'�glise chr�tienne naissante.
Les Romains l'ont condamn� � mort.
On dit qu'il a demand� � �tre crucifi� la t�te en bas...
pour que sa mort ne soit pas l'�gale de celle de J�sus.
Les Romains ont respect� sa volont�.
D'anciens �crits disent que Jacques...
a pr�ch� la parole de J�sus dans le temple de J�rusalem.
Il aurait �t� lapid� � mort...
pour avoir d�fi� les grands pr�tres du temple.
Le sort d'autres disciples est consign� par la l�gende et des textes apocryphes.
Andr� a �t� crucifi� en Gr�ce.
Thomas a �t� tu� � coups de lance en Inde.
Simon a �t� sci� en deux en Perse.
Matthieu assassin� en �thiopie.
Selon la tradition...
Jean n'a pas �t� martyris�...
mais il a �t� exil� � P�tmos...
et y a v�cu jusqu'� 90 ans.
Des �rudits disputent la paternit� de l'�vangile de Jean...
tenu par certains pour le r�cit d'un t�moin oculaire de la vie de J�sus.
Antipas a continu� de faire pression sur Rome pour �tre nomm� roi...
jusqu'� ce que ses efforts offensent le nouvel empereur, Caligula.
Antipas et H�rodiade ont �t� exil�s en Gaule...
o� ils sont morts dans l'obscurit�.
Ponce Pilate a �t� rappel� � Rome...
tandis que Joseph Ca�phe, sans son alli� romain...
a perdu sa position au temple.
Consid�rant que l'histoire de J�sus, modeste charpentier de Nazareth...
a donn� naissance � l'une des premi�res religions du monde.
Il y a aujourd'hui plus de deux milliards de chr�tiens dans le monde.
Traduction : Nathalie Lesage
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.