All language subtitles for Murder.Mystery.2019.720p.BluRay.x264.[YTS.MX]-French

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Original subtitles

NETFLIX PRÉSENTE

Je mets le doigt là, et regarde.

La montre me dit que j'ai un problème de cœur.

Un miroir te dirait la même chose.

Oui, mais elle me donne la météo.

D'accord.

Il nous reste une heure avant le dîner avec nos dames.

Tu veux boire une bière ?

Je peux pas. J'ai quelques trucs à faire.

Tu ne veux pas de bière ? Qu'est-ce qu'il y a ?

J'ai reçu les résultats de l'examen d'inspecteur.

Encore raté ? C'est pour ça que je n'ai jamais passé cet examen.

Toute cette angoisse, cette déception.

Il faut savoir accepter quand on ne peut plus évoluer,

et laisser tomber.

Tu devrais faire des discours dans les écoles.

- C'était très inspirant. - Les gamins doivent entendre ça.

Je pige pas.

Je connais les réponses, mais le stress me bloque complètement.

Je ne peux pas repasser l'examen avant trois mois,

je dois encore mentir à Audrey.

Au dîner, ce soir, tu pourrais dire à ta femme...

Arrête, tu sais que je mentirais pour toi.

J'irais cacher des cadavres pour toi.

Mais si je demande à Holly de mentir à ta femme, on ne fera pas de galipettes.

C'est vendredi coquin !

Demande-lui simplement d'ignorer mes mensonges.

C'est tout.

- Bon, d'accord. - Merci.

Tu me le revaudras.

À ce soir.

TU PEUX ME PRENDRE DE LA CLARITYNE ?

De la Clarityne. OK.

Mon Dieu. Regarde.

Il l'a emmenée en hélicoptère ?

Mon mari refuse de me payer une berline Uber.

Je n'arrive pas à me souvenir de la dernière fois

où Nick a fait quelque chose de romantique.

Il me faisait des compilations avec des chansons d'amour.

Des mots d'amour dans la salle de bain.

Fini, les mots d'amour.

Quand mon mari a envie, c'est un SMS avec une aubergine et un beignet.

Aubergine et beignet...

Ha, c'est lui l'aubergine !

On dirait plus une pomme de terre.

Ce n'est pas compliqué.

Il y a des vendeurs de fleurs partout.

Tu achètes un bouquet et tu le ramènes à la maison.

Il n'y a rien de plus facile.

Franchement.

Demain, c'est notre 15e anniversaire de mariage.

J'attends toujours ce voyage en Europe qu'il m'a promis à notre mariage.

- Ça fait 15 ans ? - Oui.

J'aurais pu y aller à pied depuis le temps.

Il faudrait que tu lui dises.

Je ne veux pas avoir à lui dire, je voudrais qu'il le sache.

Ils ne savent jamais.

- Ça n'arrive jamais. - Il faut tout leur dire.

Pour qu'il range la vaisselle, il faut lui dire.

Pour qu'il se douche avant d'aller au lit,

il faut lui demander.

D'où les pancartes dans les restaurants

qui rappellent de se laver les mains.

Elles ne sont là que pour les hommes.

Tu pourrais lui faire un SMS avec "avion, verre de vin,

drapeau italien, aubergine, beignet, beignet, beignet."

JE SUIS FOU DE TOI !

On va prendre 50 $.

Clarityne...

Bonjour.

Merci.

Merci beaucoup.

Tu vas leur parler de ce qu'il y a dans ton sac ?

Occupe-toi de tes oignons. Je vais payer.

Jolis baskets. Elles doivent coûter cher.

C'est pour ça que tu ne peux pas te payer ta boisson ou des chips pimentées ?

- Attends. - Lâche-moi, mec.

J'ai vu juste.

Tais-toi. Je vais te défoncer, papy.

Papy ?

Déjà,

je pourrais te mettre en prison pour m'avoir dit ça.

Mais si tu ramènes tous tes trucs,

je te laisse partir car je suis en retard pour dîner et je suis affamé.

Allez.

- C'est l'heure du paracétamol? - Ce n'est pas fait pour ça.

- Ça dépend à quelle période on y va. - Merci.

- Je peux en avoir un autre ? - Un deuxième ?

C'est nous qui invitons aujourd'hui, tu pourrais faire attention.

- Qu'est-ce que tu as, Nick ? - Désolée.

Interdiction de commander, inspecteur ?

- Prends un autre verre. - Commande ce que tu veux.

- Je rigolais. - Pas drôle.

Je suis de bonne humeur parce qu'on a passé une bonne journée.

- Une journée incroyable. - D'accord.

Un dossier intéressant ?

- Oui, un dossier de chaise. - Très drôle.

Tout se passe bien, je te promets.

Ils me font de plus en plus confiance,

et j'aimerais pouvoir t'en dire plus,

mais c'est confidentiel.

- Attends un peu. - Quoi ?

Mon Dieu.

C'est quoi ça ?

Mon Jimmy me l'a offerte pour mon anniversaire.

- Quoi ? - Jimmy.

- Des diamants de noces. - Et ouais.

Mon Dieu. Elle est magnifique.

- Merci, Audrey. - Très chère.

- Classe. - Pas vrai ?

- J'ai quelque chose qui va te plaire. - J'en suis sûre.

- Vraiment ? - J'ai hâte.

J'ai toujours cru que tu étais du genre à offrir une carte cadeau Amazon,

mais je ne suis pas inspecteur.

J'ai une idée.

Portons un toast à nos amis Nick et Audrey, pour leurs 15 ans.

Bien sûr.

- Quinze. - Au véritable amour.

Quinze.

L'amour véritable.

Le dîner était délicieux, mais je m'y attendais.

J'aimerais enregistrer Holly qui mâchouille ses glaçons

et m'en servir comme réveil le matin. C'est...

certain que je vais me réveiller en entendant ça.

Qu'est-ce qu'il y a ? Tu n'as pas aimé ma blague ?

Je me passe du fil.

Oui, je vois ça.

Tu le passes fort, ce soir.

On ne dort pas avec le ventilateur. Je déteste ce bruit.

Pas besoin de ventilateur. On va mettre l'air climatisé.

Tu vas me crier dessus ? Je le vois venir.

Passe-toi les nerfs sur le fil.

Pourquoi on n'est jamais allés en Europe ?

Il faut que tu m'expliques.

On ne part jamais.

Si, on voyage. On est allés aux Poconos.

Quoi ? C'était pour un enterrement, Nick.

Et quand on est allés en Virginie voir mon oncle mourir à l'hospice ?

Arrête, Nick.

Je te parle de la carte postale.

- Tu ne t'en souviens pas ? - Bien sûr que je m'en souviens.

Ça fait 15 ans, Nick. Qu'est-ce qu'on attend ?

Tu as tout gâché, Audrey.

Qu'est-ce que j'ai fait ?

Je t'ai dit que j'avais quelque chose,

tu n'aurais pas pu attendre jusqu'à demain ?

Non.

On va en Europe, ça y est. Joyeux anniversaire !

Mon Dieu. J'ai des frissons.

Mon Dieu.

Je suis... J'ai gâché ta surprise.

Non, pas du tout.

Tu le mérites. Je t'aime.

- Je t'aime. - C'est toujours une surprise.

- On a les moyens, tu es sûr ? - Oui, bien sûr.

J'ai ma promotion cette année.

- C'est vrai. - Tout va bien.

Bonjour.

Bonjour. C'est notre lune de miel,

et je me demandais si c'était possible d'avoir une meilleure place,

car j'ai des miles.

Je ne sais pas s'ils sont encore valables, ou si c'est pour cette compagnie.

Monsieur, il fallait demander à l'avance. Par ici.

- Désolée. - J'ai essayé avant.

- J'ai appelé mais personne... - Tu as appelé qui ?

- Ça sonnait occupé. - Vraiment ?

- C'était occupé. - Tu as appelé qui ?

MEURTRE À DOUBLE-TRANCHANT

Je ne veux pas tout dire, mais c'est le majordome.

C'est lui, le tueur.

Ce n'est jamais le majordome.

Je ne sais même pas s'ils existent.

On a inventé ce mot pour ces romans que tu adores.

Tu peux laisser mes livres tranquilles ? Laisse-moi lire.

Je les aime bien, ça me rend heureuse.

Tu as l'air grognon. Tu t'ennuies ?

Je vais dormir.

- Fais une sieste. - Tu es d'accord ?

Oui, mais ne descends pas ton siège complètement.

Je ne peux pas le descendre ?

À cause de mon double menton ?

Non, c'est pas ça. C'est malpoli, c'est tout.

Oui.

- Car tu t'étales. - D'accord.

Et ton siège se retrouve sur les genoux de la personne derrière.

- Il faut que tu penses aux autres. - Je reste comme ça.

C'est parti.

Excusez-moi.

Bonjour.

Je pourrais avoir des bouchons d'oreille ?

Oui, pour neuf dollars.

Neuf dollars ? Pour des bouchons d'oreilles ?

Oui.

C'est pas grave. Je vais me servir de mes cacahuètes.

Je vais...

AIR CALLISTO

Une autre insomniaque.

Mon Dieu. Oui.

Je n'arrive pas à dormir dans les avions.

Pourquoi traversez vous l'Atlantique ?

En fait, c'est ma lune de miel.

Félicitations.

- Merci. - Où est votre mari ?

Mort.

Enfin, il dort comme un mort.

On est mariés depuis 15 ans, mais on était très occupés.

Trinquons au tourbillon de votre vie.

Oui.

- Pardon, madame. - Oui ?

C'est réservé à la première classe.

Oui, bien sûr. Pardon.

Je vais retourner dans les cabines des places inférieures,

m'asseoir là où il faut, et je vais pelleter un peu de charbon.

C'est mon invitée.

Malheureusement, il lui faut un ticket première classe.

Je suis Charles Cavendish.

Navrée, Monsieur.

Charles Cavendish.

C'est votre vrai nom ?

J'en ai bien peur.

On dirait que vous sortez d'un roman policier.

Et je serais quel personnage ?

Avec un nom comme ça, vous êtes le méchant.

Trinquons aux méchants.

Donc, votre fiancée...

vous a quitté...

pour votre oncle plus âgé,

- ce qui ferait... - Vous pourriez vous taire ?

Taisez-vous.

Ou je vous dénonce pour votre furet.

Tout cette histoire est vraiment sordide.

- Sordide. - Il désirait ma promise,

et mon oncle Malcolm a toujours ce qu'il veut.

Malcolm. Uncle Malcolm.

- Quince. - Oncle...

Malcolm Quince est votre oncle ? Le milliardaire ?

- Oui c'est lui. - Mon Dieu.

Il ressemble vraiment à ça,

si cette olive avait 70 milliards de dollars.

Soixante-dix milliards.

Je vais à Monaco avec les nouveaux mariés, sur son yacht,

pour le Grand Prix ce week-end.

Pourquoi vous faites ça ?

Après ce qu'ils ont fait ?

Parce que je suis Anglais, Mme Spitz.

J'adore le masochisme social.

Et j'ai aussi l'intention d'être ivre mort et de gâcher la fête.

Je suis d'accord avec ce plan.

Audrey,

avez-vous des projets avec votre mari ce week-end ?

Bonne blague.

Bon sang. Il y a un bar dans cet avion ?

Monsieur, c'est réservé à la première classe.

Veuillez retourner à votre siège.

Un bar dans un avion ?

Oui, seulement en première classe.

J'aimerais que ma mère soit toujours vivante pour voir ça.

Alcoolique, mais pas méchante.

Si vous ne retournez pas vous asseoir, j'appelle...

Les flics.

Ma femme

est en train de parler avec ce bel homme, qui a un seul menton.

Je vais aller mettre fin à tout ça, prendre une bière,

et un Xanax pour vous.

...le vin qu'ils servent à bord mériterait une lettre.

Les gens n'écrivent plus de lettres.

- C'est tellement dommage. - Tout est devenu tactique.

Oui, c'est vrai.

Salut, Nick.

- Tu vas bien ? - Coucou chéri. Tu es réveillé.

Tu as bien dormi ?

- Je te cherchais. - Je sais.

J'ai rencontré ce charmant gentleman.

Je te présente Charles Cavendish.

- C'est un Lord. - Enchanté.

- C'est ça ? - Plutôt un vicomte.

Mais on appelle les vicomtes "Lord",

ce qui explique la confusion de la charmante Audrey.

Ça lui arrive aussi avec moi.

Parfois, je suis le roi, parfois je suis papa.

Je peux avoir une Labatt, mon pote ?

C'est 17 euros.

Non, s'il vous plaît.

Je vous offre la bière.

Je ne peux pas accepter une bière de la part d'un inconnu.

Mon Dieu.

J'espère que vous allez profiter de mon autre proposition.

Je vais pas rester là à vous écouter

me proposer de me payer pour coucher avec ma femme.

Mais par curiosité, vous pensez à combien ?

- Génial. Écoute-moi. - Je ne le ferais pas... Quoi ?

Il nous invite à passer le week-end sur un yacht avec sa famille.

On a déjà notre programme.

Un trajet en bus.

Un bus qui doit aller au village idyllique de San Grigio,

où on va nous montrer comment faire vieillir le jambon.

- Je t'explique. - Vas-y.

Tu plaisantes ?

On naviguerait dans les ports d'Europe.

- Oui. - On mangerait du poisson frais.

- D'accord. - On boirait du bon vin.

On serait ensemble.

C'est sympa.

- Ils ont même un chef à bord. - Et oui.

Il s'appelle Maurice. C'est ça ?

- Oui, Maurice. - Maurice.

"Certains m'appellent Maurice."

Ça ne vous dit rien ?

- Je peux te parler ? - Bien sûr.

D'accord, j'ai compris.

Écoute... Tu fais quoi ?

Pourquoi deux adultes vont dans les toilettes d'un avion ?

Pour avoir une conversation privée.

C'est marrant.

Écoute. Je voudrais juste comprendre

pourquoi tu refuses une occasion pareille ?

Je ne fais pas confiance à ce type.

- Pourquoi ? - C'est mon instinct.

Ton instinct ?

Le même qui t'a fait croire qu'on allait coucher ?

- On ne va pas le faire ? - Allez.

On aura pas d'autres occasions d'aller sur un yacht.

À chaque fois qu'on mange un sandwich au jambon,

tu demandes comment ils le vieillissent.

- On aura la réponse à San Grigio. - Je n'ai jamais demandé ça.

- Ils nous expliqueront. - De quoi tu parles ?

- Tu me brises le cœur. - Pourquoi ?

Je me sens nul,

alors que j'ai travaillé comme un fou pour économiser plein d'argent.

C'était pour ce voyage, même si je ne suis pas un duc.

Je comprends. Il est vicomte, mais...

- Je sais pas ce que c'est. - Je sais.

Je suis désolée.

Je t'aime.

Je me suis perdue, je me suis fait embarquer.

- On va prendre le bus, ce sera génial. - Tu vas adorer.

ESPAGNE

Gonzales, où est notre verre de champagne de bienvenue ?

- Le fascicule... - Papa, tope-là !

...promettait un verre de champagne.

Taisez-vous ! Tous les deux ! Vous allez arrêter ?

- Je sais que vous m'entendez. - Frappe.

Maman !

- Oui. - La ferme !

On va... on va prendre le yacht.

- Merci. - Très bien.

Cavendish, on a changé d'avis.

On vient avec vous.

Parfait.

- Bonjour. - Bienvenidos.

Merci.

- Merci. - De nada.

- C'est génial. - Señor.

Je le voyais plus grand.

- Quoi ? - Oui.

- Plus grand que ça ? - Je te jure.

C'est sûrement l'ex-fiancée de Cavendish, qui l'a quitté pour son oncle.

Je meurs de faim. Où est ce Maurice ?

Je ne pense pas qu'on lui parle directement.

- Attendons le dîner. - À quelle heure ?

Je ne sais pas chéri, plus tard. On est en Europe, tu sais.

Dans le bus, c'était une heure de dîner pour les Américains.

Tu as vu, mon chéri, on dirait une peinture.

- C'est très joli. - Ça n'a pas l'air vrai.

- C'est... - Mon Dieu.

- Regarde, elle est tellement belle.

Très belle.

Elle est si jolie

qu'on ne sait pas vraiment d'où elle vient.

Je ne pourrais pas le dire. Tu pourrais, toi ?

Du Japon.

Tu vois ? Elle nous entend.

Elle n'est pas à la télévision.

C'est une vraie personne.

Tu ramènes des gens ordinaires.

Tu es soûl ?

Suzi, très chère, il n'est que midi. Bien sûr que je suis soûl.

Où est ton cher et tendre, M. Taches de vieillesse ?

Malcolm n'est pas là. Tu sais qu'il aime faire son entrée.

Maintenant, tu es la mieux placée pour savoir comment entre Malcolm.

- Ravi de vous rencontrer. - C'est un plaisir, enchantée.

Navré que vous ayez assisté à ça.

- J'ai apprécié. - Elle le méritait.

- Très bien. - Elle est désagréable.

- Elle vous a blessé. - Charles.

Je suis content que tu sois là.

Et tu as amené des invités.

Je vous présente mon cousin Tobey.

Le fils unique de Malcolm pour qui Suzi m'aurait quitté

s'il n'était pas aussi gay.

- D'accord. - Merci de nous accueillir à bord.

Ouais, c'est très sympa.

C'est le bateau de mon père.

Chanceux.

Son père m'a laissé utilisé sa tondeuse une fois,

- donc je sais ce que c'est. - Ouais.

Comment vous connaissez Charles ?

On s'est rencontrés il y six heures, dans l'avion.

Il nous a gentiment invités.

On doit avoir une cabine pour eux.

Oui, on doit avoir une chambre pour des amis aussi proches que vous.

Merci pour cet accueil chaleureux. Après toi.

- Ça monte encore ? - C'est vraiment sympa de votre part.

- Des escaliers en marbre ! - Il y a un autre pont.

"Malcolm Quince, vieillard accro au sexe,

vient d'épouser Suzi Nakamura, une professeur de ski de 23 ans.

Pourquoi cette native de Tokyo abandonne les pistes au profit d'un dentier ?

Peut-être pour les 70 milliards de dollars dont son fils Tobey devait hériter."

Mon Dieu, chéri.

On est en plein milieu d'une histoire de magazine people.

Tu avais raison pour le yacht. La crème de rasage sent la noix de coco.

- C'est incroyable. - Désolée.

Tu es allergique aux riches ?

Non, à plein de trucs, c'est tout. Tu peux me donner la Clarityne ?

Oui, tiens.

C'est de l'Allegra. Tu m'avais dit avoir acheté de la Clarityne.

C'est la même chose.

Non. Le générique ne me fait rien.

Bon, quand on sera à Monaco, je t'achèterai de la Clarityne.

Je suis sûre que ça aura un autre nom là-bas.

Ce n'est pas dur, c'est une boîte bleue.

Allegra, en français, ça veut dire : "la même chose que Clarityne."

- Souris. - Oui.

Il faut que tu arrêtes de boire. Tu es alcoolique.

Regarde-le.

Pourquoi il se fait du mal ? Elle est déjà mariée à Malcolm.

Je ne sais pas ce qu'il attend d'elle.

Elle le traite de goujat,

et il la traite de traînée.

Et ils ont chacun raison.

Je vous connais, non ? Vous n'êtes pas actrice, par hasard ?

Toutes les femmes sont actrices.

Je me fais juste payer.

Grace Ballard.

C'est pas vrai !

C'est incro... Je suis un de vos plus grands fans.

Le numéro un.

- Ce n'est pas... - Je sais, c'est fou.

Je m'appelle Nick Spitz. Voici ma femme, Allison.

- C'est incro... - Moi, c'est Audrey.

- J'ai dit "Audrey." - Non.

Non, Allison est le personnage qu'elle a joué dans...

Un film qu'on a vu ensemble,

une belle femme qui est un robot ?

C'est elle, le robot !

Les pistolets qui sortent du soutien-gorge !

- Oui ! - Sex Machina.

- Le rôle qui m'a révélée. - Génial.

Elle est juste en face de nous.

J'ai l'impression qu'on m'a frappé à l'estomac.

Je ne sais plus où je suis.

On va aller mettre de la crème solaire.

Tu m'en as déjà mis tout à l'heure.

Non, il faut en remettre.

- Il faut en mettre plus ? - Oui.

D'accord, allons-y.

- C'était un plaisir. Il est tout fou. - C'est génial. On est sur le même bateau.

Apparemment, son vrai nom n'est pas Ballard.

Et alors ?

Comment on peut être aussi belle ?

- Elle s'est tout fait refaire. - Quoi ?

Les lèvres, le nez, le menton.

Non.

Les gens se font refaire le menton ?

Tu me visais en disant ça, c'est dégoûtant.

Tu veux que je me fasse refaire le menton.

Je t'aime tel que tu es, mais l'option existe.

Je peux vous laisser un instant ? Je vais saluer le Maharaja.

Bien sûr. Tout le monde dit ça.

On est sur un bateau, et le gars vient de dire

"Je vais aller discuter avec le Maharaja."

- C'était énorme. - C'est la réalité ?

Excusez-moi.

Il y a un Maurice, ici ? Je meurs de faim.

Il prépare.

Mais quand est-ce qu'il termine ?

Vous pouvez lui demander de se dépêcher ?

Chéri.

Ne te retourne pas,

mais il y a un type qui fait très peur avec un bandeau...

qui est en train de nous fixer.

Tu n'as pas pu t'empêcher de regarder.

Tu me dis bandeau et effrayant, c'est impossible de ne pas regarder.

- Il vient vers nous. - Il fait peur.

- Chéri. - C'est bon, reste cool.

- Salut, les gars. Tout baigne ? - Bonjour.

- Qui vous a laissés monter ? - Pardon ?

Qu'est-ce qu'il se passe ?

- Nos passeports... - Ce sont mes invités.

- Ce week-end est réservé à la famille. - Vraiment ?

Vous n'êtes pas de la famille, il me semble.

Et le Chewbacca soviétique non plus.

Nick, Audrey.

Toi, tu n'es pas de la famille.

Il y en un des deux qui est armé.

- J'aurais dû m'armer ? - Il ne doit pas être chargé.

C'est le Colonel Charles Ulenga, des forces armées de Namibie.

Le meilleur ami de Malcolm. Il lui a sauvé la vie pendant un attentat.

- C'est là qu'il a perdu son œil et... - Et sa bite ?

- Chéri, pourquoi ? - Ça aurait pu être sa bite.

Et lui, c'est Sergei Radjenko, son garde du corps et un ancien Spetsnaz.

Le fou au bandeau a un garde du corps ?

La main ! Il y a une main. Elle n'est plus sur son corps.

Regarde. Il fume sa bite, maintenant.

- Il fume sa bite. - Tu vas arrêter, oui ?

Je m'amuse, c'est tout. C'est un bateau.

J'ai une question.

Qu'est-ce que c'est un Maharaja, exactement ?

Demandez-lui directement.

Non.

Vik ! Je voudrais te présenter mes invités.

Voici Nick et Audrey Spitz.

Je vous présente le grand Maharaja

Vikram Shivan Govindan de Bombay.

- Bonjour. - C'est incroyable.

C'est un plai...

- Enchan... - Nous sommes...

Yo, c'était trop drôle.

Vos petites courbettes et tout.

Cette blague marche toujours sur les blancs.

- Tope-là. - Je suis désolée.

Très marrant. Respect.

- C'était vraiment drôle. - C'était une blague.

Audrey aimerait te poser une question.

J'écoute.

Je voulais savoir ce qu'était un Maharaja exactement.

Il faut aller à l'école pour ça ?

Non, je suis né comme ça.

Vous êtes né comme ça. D'accord.

Tu fais quoi, Nick ?

- Je travaille pour... - Nick est inspecteur.

Cool. Tu as déjà refroidi quelqu'un ?

C'est-à-dire ?

Tu sais, dégommé, dézingué, explosé, zigouillé...

Je n'ai jamais tiré sur personne.

Heureusement.

C'est surtout que tu ne sais pas manier un pistolet.

Il ne sait pas viser.

Il a failli rater l'école

car il n'avait pas les compétences minimum pour l'épreuve d'habileté au tir.

Audrey est intolérante au lactose.

Et elle rote dans son sommeil.

Je pensais qu'on parlait de nos défauts respectifs,

que tu voulais tout déballer.

Je suis désolée, je ne pensais pas que c'était un sujet sensible,

je répondais seulement à sa question.

N'en parle pas à n'importe qui.

Je suis désolée d'avoir parlé de ça.

Mon Dieu, regarde ça.

- Regarde, c'est fou. - Magnifique.

Cette pièce est aussi belle que toi.

- Tu es resplendissante. - Merci, chéri. C'est trop chou.

Quoi ?

- Tout le monde a un costume. - J'aurais dû mettre des chaussettes.

- Juan Carlos ! - Salut.

Bonne chance, mec.

Bonsoir. Pourquoi est-ce qu'il faut lui souhaiter bonne chance ?

Il participe au Grand Prix de Monaco demain.

C'est génial.

Juan Carlos Rivera. Je te présente...

Steve et Mme Steve.

- Quoi ? - Non.

- Si vous voulez. - C'est pas grave.

- On ne le connaît pas. Je suis Audrey. - Bon, je vais recommencer.

Nick, et nous sommes les Spitz.

- Oui. - Juan Carlos.

Bonsoir, Juan Carlos.

Vous êtes pilote de course.

Bien, oui.

Comment est-ce qu'on devient pilote de course ?

Numéro un, oui.

Vous ne parlez pas anglais ?

Très rapide.

- Bienvenue. - D'accord.

MER MÉDITERRANÉE PRÈS DE LA CÔTE FRANÇAISE

Qu'est-ce que c'est ?

La dague des Quince.

De l'acier chinois, des bijoux venus de tout l'Orient.

Marco Polo l'aurait offerte à notre famille,

selon la légende.

Mon Dieu.

La grand-mère de Nick nous aurait offert un grille-pain,

selon la légende.

Et voilà, Papa arrive.

C'est quoi ce bruit ?

Capitaine Wong.

J'aimerais parler à mes invités en privé.

Bien sûr.

Mes amis,

bienvenue sur la Reine de la Méditerranée.

Je ne peux pas vous dire à quel point je suis touché

que vous ayez fait le voyage jusqu'ici pour célébrer mes noces.

En vieillissant, vous vous rendrez compte

que vous commencez à faire le bilan de votre vie,

sur vos réussites...

comme sur vos échecs.

Sur les gens que vous avez déçus.

Suzi, ma chère épouse,

qui a toute la vie devant elle.

Grace, qui resplendit sur le grand écran.

Juan Carlos, mon filleul,

qui s'efforce de mener mon équipe à la victoire.

Vous...

Qui êtes-vous ?

Bonsoir, nous sommes les Spitz.

Les qui ?

Je suis Audrey, et voici Nick Spitz.

Nous adorons votre bateau.

- C'est un navire. - Je n'ai jamais...

- rien vu de tel. - Eric a un bateau.

Il nous emmène pêcher sur son bateau.

C'est gigantesque, ici.

Ce sont mes invités, mon oncle.

Tu as des invités ?

À défaut d'avoir pu amener ma conjointe.

Je suis désolée. Vous aimeriez qu'on parte ?

Mais je ne sais pas comment on sort d'ici.

On est en pleine mer. Il y a des Uber pour les bateaux ?

- Sortir de la pièce, Nick. - De cette pièce ?

- Nous pourrions quitter la pièce... - Non.

Ce ne sera pas nécessaire.

Nous allons rester, alors.

Mon neveu Charles trouve toujours un moyen de me surprendre.

Mon ami le Colonel, qui m'a protégé pendant toutes ces années.

Vikram, dont la fortune familiale a toujours été liée à la mienne.

Et mon Tobias.

J'ai toujours rêvé d'un fils, et te voilà...

mon garçon.

Je vous ai tous parlé de votre position dans mon testament.

J'ai beaucoup réfléchi à la valeur de chacun d'entre vous,

et j'en suis venu à cette conclusion.

Vous êtes tous des sangsues,

répugnantes, gorgées de sang,

qui pompez les fruits de mon travail depuis des années.

Vous me répugnez.

On ne peut pas voir ça dans le bus, chérie.

- C'est génial. - Je sais.

- Merci. - Je t'en prie.

C'est pour cette raison que j'ai rédigé un nouveau testament.

Il stipule que toute ma fortune ira à Suzi.

À partir de cet instant,

vous êtes tous déshérités.

Abandonnés, et peut-être qu'après vous avoir fait cette faveur,

vous serez enfin capables de faire quelque chose par vous-mêmes.

Apparemment, elle en a assez de mon caviar.

C'est drôle.

Ma chérie.

Vous auriez pu le signer chez vous. Mais vous préférez nous humilier ?

Oui, et vous êtes venus en courant.

Père, ne faites pas ça.

Sinon quoi ?

Voilà.

C'est bien ce que je pensais.

Ne tirez pas ! S'il vous plaît !

Papa !

Tu lui as tiré dessus !

Non, j'ai vu quelqu'un le poignarder.

- Qui ? - Je ne sais pas.

Tout va bien ? J'ai entendu cri...

Malcolm !

Mon Dieu !

Quelqu'un a essayé de le réanimer ?

Avec un couteau dans le cœur, la réanimation me semble délicate.

Il faut l'enlever ?

Non, le couteau fait 30 cm. Ce serait comme tirer un...

Doux Jésus !

Colonel, il fallait laisser le couteau où il était pour les flics.

- Je vais le remettre. - Non.

Vous allez écouter mon mari ? Il est inspecteur.

Qu'est-ce qu'il faut faire, M. l'agent ?

Pour commencer, il faudrait arrêter d'enlever et de remettre l'arme du crime

dans la poitrine de la victime.

Il faut arrêter de toucher le corps, point barre.

Il allait tout nous prendre.

Pour toi.

Au fait...

il a signé ?

Non.

Il faudrait s'assurer qu'il n'ait pas de copie.

Fouiller les poches d'un cadavre, c'est aussi le toucher.

Désolé, Mme Ballard.

Vous êtes magnifique ce soir.

Bon. Et ensuite ?

Il faut garder la scène du crime intacte.

Capitaine Wong, c'est possible de verrouiller cet endroit ?

Bien sûr.

Il faudrait commencer à interroger les suspects.

Les suspects ?

Personne n'est mis en cause.

Quand vous aurez verrouillé, apportez-moi les clés.

Ensuite, appelez Interpol et donnez-leur rendez-vous aux docks de Monaco.

Pendant ce temps, je vais aller voir les crevettes d'un peu plus près.

Pour l'enquête ?

Non, Wong, parce que je meurs de faim.

Et je conseille à tout le monde de s'enfermer dans sa chambre,

car l'un d'entre nous...

est un meurtrier.

- Audrey. - Oui ?

Va chercher la sauce cocktail.

Attends un peu.

Il y a quoi sur ces crevettes ?

Je ne sais pas. Ce Maurice doit les allaiter une par une.

Elles ont une belle vie.

Mon Dieu, oui.

Bon, on en était où ?

Je pense que deux personnes sont impliquées dans le meurtre.

Comment savoir pour la lumière sinon ?

- C'est pas bête. - Pas vrai ?

Je suis crevé. Je vais aller me coucher.

- Tu rigoles ? - Quoi ?

Tu ne sens pas le décalage ?

Nick.

Chéri, sérieusement.

Tu penses que c'est qui ?

Je ne pense pas, je sais.

C'est qui ?

C'est son fils.

- Tobey. - Non.

Non, ce n'est pas possible. C'est trop évident.

Le suspect le plus évident n'est jamais le meurtrier.

Le suspect le plus évident est toujours le meurtrier.

Quand une femme se fait tuer, 90 % du temps, c'est le mari.

Pourquoi tu as pris ça comme exemple ?

Et je ne suis pas d'accord. Je pense que les gens sont plus complexes.

Qu'est-ce qui te fait dire ça ? Les livres que tu lis ?

Les gens sont simples, d'accord ? C'était Tobey.

Il avait le plus à gagner et le plus à perdre.

C'est pour ça que ce n'est pas le meurtrier.

Tu as déjà fait des galipettes sur un bateau ?

Ça pourrait être très amusant.

Je m'allonge et le bateau fait le boulot.

- C'est pratique pour toi. - J'ai le dos fragile.

Ça t'arrange bien.

Et la lumière ?

Tu peux la laisser allumée, je m'en fiche. C'est toi qui choisis.

Mais non, qui a éteint la lumière ?

Quoi ?

Ne me regarde pas comme ça, je le sens.

Je suis désolée. Pardon.

Prends l'Allegra, c'est la même chose.

- Je ne veux pas en parler. - Bon Dieu.

Et voici le inspecteur brillant, mais torturé,

qui entre en scène.

Je suis l'inspecteur Laurent Delacroix.

Je vais vous appeler un par un au salon pour vous interroger.

Comment il arrive à faire un anneau de fumée aussi beau ?

Tu l'as cassé.

Parlez-moi de Malcolm Quince.

C'était le plus merveilleux des...

Porc.

C'était l'amour de ma vie.

C'était un homme compliqué.

Décrivez-moi ce qu'il s'est passé.

M. le policier français. C'était un truc de ouf, mec.

On a éteint a lumière.

J'ai cru voir quelque chose bouger, et j'ai tiré.

Oui. Ligne d'arrivée.

Le vieillard a eu ce qu'il méritait.

Code meurtre, 187.

Quelqu'un a touché le corps ?

Non.

Il n'y avait rien d'autre d'anormal ?

- Les Américains. - Oui, numéro un. Oui.

Vous n'allez pas nous...

séparer ?

Pour l'interrogatoire.

- Nous séparer pour voir si... - Tu fais quoi ?

...nos réponses correspondent.

Quoi ? Je dis simplement

qu'on aura les mêmes réponses car on est innocents.

Oui, tout à fait.

- C'est parti. - Vous êtes vraiment très doué pour ça.

Nous avons trouvé ça dans la suite de Tobey Quince.

Une lettre d'adieu tapée à la machine,

dans laquelle il avoue avoir tué son père.

Tapée à la machine ? Ce n'est pas très courant.

- C'est très suspect. - Oui.

Quelqu'un essaie d'accuser Tobey du meurtre de son père.

- C'est génial. - Je suis trop contente d'entendre ça.

Que pensez-vous de cette histoire ?

Qui sont vos principaux suspects ?

Vous.

- Oui. - Bien sûr.

- Tout le monde est suspect. - Surtout elle.

C'est un groupe de proches qui se connaissent depuis des années.

Vous arrivez, et dix heures plus tard, deux d'entre eux sont morts.

Une coïncidence ?

- Oui. - Évidemment.

- Coïncidence. - Attendez.

Vous êtes en train de dire

qu'on se serait introduit sur un bateau d'inconnus à la dernière minute

pour commettre un meurtre prémédité qui ne nous rapporte rien ?

- C'est ça votre théorie ? - On aurait pu vous payer.

- Non. - Nous payer pour le faire ?

J'aimerais voir ça. Montrez-moi l'argent.

On n'a pas...

Vous voulez voir nos relevés de comptes ? On est fauchés.

Vous avez besoin d'argent. Je vois.

- Tu lui as donné un mobile, maintenant. - Je sais.

- Tu lui dis qu'on n'a rien. - C'est pris hors de contexte.

C'est tout ce qu'on a, rien.

Écoutez, je vais vous parler d'inspecteur à inspecteur,

ce n'est pas nous.

Vous pouvez le voir dans mes yeux.

Tout compte fait, on va vous prendre séparément.

Hé !

Je peux me lever.

Ça va aller.

Je serai sorti dans une minute.

Je t'aime.

Je suis désolé. C'est un jeu pour elle. Elle adore les romans policiers.

Vous aimeriez que je crois à votre innocence.

Malheureusement, je ne crois pas les menteurs.

Je vous dis la vérité.

Vous mentez depuis quand à votre femme ?

Pardon ?

Vous ne pensiez pas qu'on allait enquêter sur votre passé ?

Sergent Nicholas Spitz, police de New York.

Vous avez raté trois fois l'examen pour devenir inspecteur.

Vous êtes un simple agent de police, pas un inspecteur comme vous le prétendez.

D'accord, je dis aux gens que je suis inspecteur.

Ce n'est pas un crime.

Se faire passer pour un inspecteur est un crime.

Je pensais que ce n'était pas un crime ici, que la loi était différente.

Ça ne fait pas de nous des meurtriers.

Un homme fauché, raté, qui ment à sa femme ? Ça fait un bon meurtrier.

Il n'y a pas de preuve. Vous ne pouvez pas nous garder.

Non, mais je peux garder ça.

Je crois que M. Cavendish a réservé une chambre pour vous

à L'Hôtel de Savoie, donc vous ne serez pas à la rue.

Mais écoutez-moi bien, agent Spitz.

Je ne dormirai pas avant d'avoir prouvé que vous avez commis ces meurtres.

Et moi, je suis crevé, donc je vais aller dormir à cet hôtel.

Il a l'air excellent.

Mais une fois reposé, et après un bon petit-déjeuner,

j'espère que le gars cuisine aussi bien que Maurice,

je ne me reposerai pas avant d'avoir prouvé notre innocence.

Juan Carlos !

Charles a dit que tout le monde sera là.

Donc le meurtrier sera forcément ici. Il faut juste trouver qui c'est.

Il faut vraiment le trouver. On n'est pas dans tes livres, chérie.

Enfin si, mais pour de vrai.

Deux personnes sont vraiment mortes.

Il y a vraiment un meurtrier en cavale.

Chéri, calme-toi. Qu'est-ce qu'il y a ?

Allez, concentre-toi sur l'affaire avec moi.

D'accord.

Il y a trois mobiles classiques pour chaque meurtre.

Le premier, c'est l'argent.

Exact.

Ils étaient tous dans le testament sauf Suzi.

Très bien. Le deuxième, c'est l'amour.

On sait que personne ne l'aimait, c'était un con.

Peut-être Suzi.

- Je ne crois pas... - C'est quoi le troisième ?

- La vengeance. - Exact.

Focalisons nous dessus.

Si on trouve qui détestait le plus Malcolm,

on tient notre meurtrier.

Elle est superbe, votre barbe.

Vous mettre de l'huile, ou un masque ?

Vous ne tirerez rien de lui.

Mon Dieu.

Il a travaillé toute sa vie pour des hommes comme Malcolm et moi,

alors qu'il pourrait hériter de millions.

Il est riche aussi ?

Il devrait l'être, mais il a 15 frères et sœurs,

et il est à moitié Français.

Vous connaissez la loi française sur l'héritage ?

Vaguement.

Il m'énerve vraiment, ce Colonel.

Ouais...

Il se balade en racontant que tu as tué les deux.

- Ouais. - Quoi ?

J'arrête pas de lui dire que non, mon pote ferait jamais...

Yo, mec, j'ai rien fait, moi.

Quelque soit le testament,

la fortune doit être divisée équitablement entre chaque enfant.

Pourquoi les Français ont cette loi ?

C'est pour empêcher les hommes français de faire comme Malcolm,

en laissant toute leur fortune à leurs maîtresses.

Selon moi...

c'est Juan Carlos.

Pourquoi il ferait ça ?

Le père Juan Carlos courait aussi pour Malcolm.

Malcolm a essayé de gratter sur la sécurité,

et ils ont mal vérifié la voiture.

Tu me suis ?

Le père de Juan Carlos a perdu ses deux jambes.

D'un coup.

Plus rien.

- Donc, c'est l'heure de la revanche. - Sans aucun doute.

Quoi ?

Juan Carlos, c'est ton homme.

Tu es certain ?

Sûr et certain.

Respect, mec.

Ou c'était peut-être Sergei.

- Ouais. - Donc, tu n'es pas certain ?

Non, pas à 100 %.

À vos souhaits.

Vous voulez de l'Allegra ?

- Ça ne servira à rien. - Je sais.

Ça ne marche pas. J'ai essayé de le dire à Nick.

Vous voulez quelque chose ?

Non.

Celui qui me trouble le plus, c'est Cavendish,

j'ai l'impression qu'il compense quelque chose

avec ce look à la Gatsby, son menton,

et son air de "Je suis tellement beau", pas vrai ?

Charles Cavendish est absolument parfait.

- Justement... - Hormis le fait...

qu'il a sans doute tué son oncle.

Ce n'est pas une qualité.

Il passe le drapeau d'arrivée ! C'est Juan Carlos !

Le vainqueur du Grand Prix de Monaco !

Je trouve Suzi Nakamura très suspecte.

C'est la seule qui n'avait aucun mobile.

C'était Cavendish, tu le sais.

- Tu ne l'aimes pas, c'est tout. - Non.

Je le déteste, mais ça ne suffit pas.

- Tu as volé ça ? - C'est l'unique héritier.

Il est le mieux placé pour revendiquer l'héritage.

J'en veux une.

Malcolm lui a piqué sa fiancée, d'accord ?

Il cumule les trois mobiles. L'argent, l'amour, la vengeance.

On l'a dépassée.

C'est par là. Tu veux pas goûter à ça ?

Non ! Tu sais quoi ?

Tu penses que c'est Cavendish car tu es jaloux.

- C'est pas vrai. - Ouais.

- Jaloux de lui ? - Oui.

Pourquoi je serais jaloux ?

Il est riche, il est beau.

Il sent divinement bon.

Comment ça ?

Il a une odeur de vêtements qui sortent du sèche-linge.

C'est quoi ce...

Non. Attends !

Il faut analyser les empreintes.

Tu as les outils qu'il faut pour ça ?

- Quoi ? - Je n'ai pas pris les miens.

Ils sont dans ton sac ?

C'est bon, arrête.

Dépêche-toi.

C'est complètement fou.

Tu es sérieux ?

Je l'ai.

Va voir un chiropracteur.

Non, ça va aller.

"Venez à la suite 802."

- Il faut aller à la 802. - Hors de question.

- Pourquoi ? - C'est un piège.

La personne aurait pu simplement entrer nous parler.

Peut-être que le meurtrier l'observe. Ou qu'il nous observe nous.

Et s'il était ici ?

C'est peut-être lui qui a volé mes M&Ms.

- Non, c'est moi. - C'est toi qui as volé mes M&Ms ?

Pour voir s'ils ont le même goût en France.

Tu vas reprendre !

Je vais à la 802. Tu viens avec moi ?

Bon, attends. Je voudrais juste...

- Quoi ? - ...vérifier quelque chose.

Bon sang.

- Qu'est-ce que tu fais ? - C'est une arme.

C'est une lampe.

Pas si je frappe quelqu'un à la tête avec.

- Tu peux arrêter de douter de moi ? - Tout ce que tu fais est douteux.

C'est la 808.

Bonsoir ?

L'expéditeur du mot ?

Vous nous avez dit de venir à la 802. Vous êtes là ?

Vous êtes mort ?

Il est peut-être aux toilettes.

Au secours ! On m'a tirée dessus !

Asseyez-vous sur le lit.

Je croyais que vous ne parliez pas ?

La ferme. Sur le lit.

- Je m'assieds. - Tais-toi.

On va s'asseoir ici. Tout va bien.

Je ne peux plus garder ses secrets.

Ceux du Colonel ?

Les secrets du Colonel ? Je sais, c'est dur de garder un secret.

C'est vraiment dur.

J'ai une amie, Gwen, elle garde une boîte sous son lit...

Je me fous de tes conneries de coiffeuse.

Ferme-la. Et écoutez.

Copenhague, 1994.

On quittait un dîner d'État.

Je n'ai pas vu la personne qui a posé la bombe, mais le Colonel, oui.

Il s'est jeté sur M. Quince.

C'était un héros.

Le Colonel était dans le coma pendant neuf mois.

Et quand il s'est réveillé,

il s'est rendu compte qu'il avait perdu autre chose que son œil.

Il a perdu sa bite. Je le savais.

- Sa main, mon chéri. - Il parle de sa bite.

- Il n'a pas de main. - C'est difficile de...

Je ne parle pas de sa bite !

Je parle d'elle.

- Moi ? - Elle ?

Non.

Madeleine Le Majordome,

la plus belle femme que j'ai jamais vue.

C'était la fiancée du Colonel avant l'attentat.

Mais quand il s'est réveillé,

c'était l'épouse de M. Quince.

C'est quoi son problème ?

Il pourrait se trouver une femme lui-même.

Et puis elle est morte.

Non.

En couches.

- Non. - Mince.

L'enfant est mort aussi. Un garçon.

Qui aurait hérité de tout.

Après ça, le Colonel n'a jamais reparlé de Madeleine,

sauf une nuit.

Le jour de l'anniversaire de sa mort,

il est venu me voir, il avait bu.

Il m'a dit...

"Sergei."

Il fait même des imitations.

"Si tu devais tuer M. Quince, tu le ferais comment ?"

Je lui ai dit,

"Trouve un endroit isolé, provoque la confusion,

fais en sorte qu'il y ait d'autres gens avec un mobile."

Je lui ai dit comment tuer cet homme.

- Mais c'est génial ! - Merci.

Donc, le Colonel a tué Malcolm et Tobey à cause d'un amour perdu.

- Parfait. - Dément.

- Vous pouvez répéter depuis le début ? - Elle doit...

Je dois enregistrer. Comment ça marche ?

- Demande à Siri. - Fais glisser.

Je l'ai fait.

Il faut dire, "Siri, j'aimerais faire un enregistrement."

Allez dans le placard. Vous êtes en danger.

- Dans le placard ? - Oui, vous êtes en danger.

- Vite. - Bon sang, je ne sais pas...

Ne sortez pas tant que je ne vous ai rien dit.

- Oui, monsieur. - Oui.

Toi. Qu'est-ce que tu veux ?

Non, ils ne sont pas là.

Tu devrais partir.

Où est la lampe ?

- Je l'ai laissée dehors. - Pourquoi tu ne l'as pas prise ?

- La lampe te plaît maintenant ? - On a bien besoin de...

Laisse-moi ouvrir.

Attends.

Dieu merci.

Le tueur... est...

Quoi ?

Non, mon Dieu, non !

C'est pas vrai !

Il est mort ?

Oui, il est mort.

On prévient l'hôtel ?

- Mon Dieu ! - Chéri, fais attention !

Mets le verrou !

Mon Dieu, mon Dieu !

Vas-y, par la fenêtre.

Bon sang. Chéri, qu'est-ce que tu fais ?

Bon, il y a un rebord.

C'est pas un rebord, c'est une arête.

Oh mon Dieu.

Je te tiens, c'est bon. Doucement.

- Voilà. - Mon Dieu.

N'essaie même pas de regarder en bas.

Ne regarde pas en bas.

- Je t'ai dit de pas regarder. - C'est si haut.

Oh mon Dieu.

Il est pire que toi avec le fil dentaire.

Parfait, une chambre vide. On va grimper sur cette lettre.

Prête ? On y va.

Bon sang !

- Ça va ? Viens. - Ça fait trop peur.

- Il faut y aller. Je t'aime. - Mon Dieu.

- Je t'aime. J'ai trop peur. - On y va.

Non, tu ne repars pas là-bas.

- Enfin ! - Viens ici !

Embrasse-moi, Vik.

Oui, embrasse-moi, ici.

- Où ça ? - Ici.

- J'adore ça. Vite, on va au lit. - Nom d'un chien.

- Lève-toi. - Oui.

Je vais te boire comme un milk-shake sans paille.

Trop bien !

Un milk-shake à la vanille.

À la vanille, au chocolat, n'importe.

Ouais !

C'est parti !

J'espère que l'hôtel à une bonne assurance,

car je vais péter le lit.

Mon Dieu !

- Tu es plus fort que tu en as l'air. - Et ouais.

- Tu es prête ? - Je ne sais pas encore.

Oh, Grace.

Grace.

Pourquoi tu n'arrêtes pas de dire Grace ?

C'est pour me chauffer.

Grace, tu es si belle pour ton âge.

- Tu es si belle pour ton âge. - Ta peau est magnifique.

- Tu n'as pas de ride. - Pas de ri...

Grace, tu es tellement...

Oh, non !

Vik.

Qu'est-ce qu'il y a ?

Peut-être qu'il faudrait discuter un peu d'abord.

Apprendre à mieux se connaître.

Se regarder dans les yeux, se rapprocher. C'est quoi ton groupe préféré ?

Bon, je vais aller voir au casino si je trouve mon bonheur.

Ne parle de ça à personne, s'il te plaît,

j'ai une réputation de bête de sexe, ici.

Je suis connu. Je t'offrirai un chapeau.

J'y crois pas.

Bon.

Allez, il faut qu'on se calme.

- Quelle drôle de journée. - Ouais.

Il faut qu'on sorte d'ici.

Tout à fait. Mais je voudrais aller à un endroit où il y a de la bière.

"Je t'offrirai un chapeau."

Sergei essayait de nous dire que c'était le Colonel,

mais on l'a tué. Et ça ne peut pas être le Colonel,

il s'amusait avec son fil dentaire.

Tu as vu comme il y allait ?

- Oui. - Il avait mangé quoi ? Un buffet ?

Mon Dieu.

- Que dit-il ? - Je ne sais pas.

Tu n'as pas fait du français au lycée ?

Je ne me souviens pas du lycée.

Tu as fait quoi au lycée ?

- Du latin. - Super. Qui fait encore du latin ?

Ceux qui ont une prof de latin canon.

Bon, il parle de...

il parle de gâteau, de glaçage.

Tu es virée.

Excusez-moi, monsieur.

Vous pourriez nous traduire ce qu'il dit ?

La télévision dit que vous êtes recherchés...

pour meurtre.

- Bon, d'accord. - Non.

C'est un énorme malentendu, d'accord ?

On s'est simplement retrouvés autour de gens qui sont morts.

On ne les a pas tués.

Vous devez être arrêtés immédiatement.

- Nous ? - Voilà ce qu'on va faire.

De quoi tu parles ? Qu'est-ce que tu fais ?

Ils ne traceront plus nos cartes SIM.

Tu aurais pu les retirer.

Pas besoin de noyer nos téléphones dans la bière.

Il dit que Madame est coiffeuse,

et que vous êtes agent de police.

Non, il est inspecteur.

Non, ce n'est pas vrai.

- Si. - Je le suis.

Non, il dit que vous avez avoué avoir menti sur le fait d'être inspecteur.

Quoi ? Il raconte n'importe quoi.

Il dit que vous avez raté plusieurs fois votre examen.

J'ai eu ma dose de traduction, c'est bon.

Tu es en train d'improviser, ça devient bizarre.

De quoi il parle ?

Je vais répéter en anglais.

Nick Spitz est beaucoup de choses, sauf un inspecteur.

Ça, j'ai compris.

Tu m'as menti ?

Je n'ai pas menti.

- Le type a... Il était... - Bon sang. Non.

- Reviens. - Non.

Chérie.

C'est compliqué, c'est tout.

Compliqué ? Je croyais que les gens étaient simples.

Audrey, s'il te plaît.

Quoi ? Tu as menti sur ta promotion aussi ?

Comment on paie ce voyage ?

Je me suis senti obligé.

Tu m'as dit que tu avais déjà réservé le voyage.

C'était mon cadeau d'anniversaire de mariage.

Ça aussi, c'était un mensonge ?

On en parlera plus tard.

Là, je dois trouver une solution pour nous sortir de là.

Tu dois trouver une solution ? Je fais quoi, à ton avis ?

C'est mon métier, chérie.

Tu es juste une coiffeuse.

Je suis désolé.

- Tu vas où ? - J'ai besoin d'une minute.

- On n'a pas le temps. - Laisse-moi tranquille.

Ne me suis pas.

BIENTÔT ! JE T'AIME, NICK

Il faut que vous quittiez Monte Carlo tout de suite.

Vous êtes là à cause de moi, je veux vous aider.

- Venez, il faut y aller. - D'accord.

Lac de Côme, par les petites routes.

- Où est Nick ? - Je m'en fiche.

Jimmy, c'est Nick.

Vous êtes partout aux infos. Ils disent que vous avez tué trois personnes.

Tu trouves ça plausible ?

Avec ta façon de viser ? Non.

Exactement. Je vais t'envoyer deux numéros internationaux.

Tu peux les connecter pour que je puisse les tracer ?

Tu veux que je me fasse virer ?

- Mais je vais le faire, bien sûr. - Merci.

J'aimerais que tu vérifies un autre truc pour moi.

LAC DE CÔME ITALIE

Qu'est-ce qu'on fait ?

Je dois m'arrêter pour voir mon avocat.

On va lire le testament de Malcolm et je vais m'assurer d'obtenir mon dû.

Charles, cette phrase est très suspecte.

Tout est suspect cette semaine.

Mon Dieu.

De la Clarityne.

C'est de la Clarityne japonaise.

Il y a quelqu'un ?

Charles ?

Audrey !

Bon sang !

C'est quoi ce...

Qu'est-ce que tu fais ici ?

J'ai suivi Suzi jusqu'ici.

- Suzi est là ? - Oui.

Cavendish est venu ici pour retrouver Suzi, il est dans le coup.

Je sais. Je le savais.

Je viens de trouver une boîte de Clarityne japonaise

dans la limousine de Cavendish.

Ils planifiaient ça depuis le début ?

Oui. C'était leur plan.

Donc ils ont tué Malcolm et Tobey

avant que Malcolm ne signe.

- Oui. - Comme ça, Cavendish hérite de tout

et il partage avec Suzi.

S'ils le tuaient après, Suzi aurait hérité

- et ils auraient partagé. - Gagnant-gagnant.

Tu as vu ça ? Qui a résolu le mystère ?

La coiffeuse.

Je te tiens, chérie.

Mon Dieu.

On dirait Mort à la bibliothèque.

Il se passe quoi dans le livre ?

Ils meurent. D'où le titre.

Mon Dieu !

Qu'est-ce que tu fais ?

À trois, on va pousser ça,

- et on va courir. - On va quoi ?

- Tu ne me fais pas confiance ? - Non !

Prête ? Un.

Deux.

Trois !

Regarde ! Là-bas !

Pardon, je suis désolée.

Allez.

C'est Juan Carlos ?

- Juan Carlos ! - Salut !

Juan Carlos !

Si je vais bien ?

Non, Suzi. Où est partie Suzi ?

- Mariée à Malcolm. - Vous êtes mariés ? Super.

- Oui ! - Non !

Tu as vu Suzi ? Nous pensons que c'est la meurtrière.

Oui.

Et boum ! Le latin est international !

Allez, on y va !

Mince.

- C'est elle. - Ouais !

Elle est passée où ? Elle était juste ici.

Vous n'auriez jamais dû venir au Lac de Côme.

On sait tout, pour Cavendish et vous.

Vous ne savez rien.

Vous êtes toujours amoureux,

et l'amour sans argent, c'est difficile.

Pas vrai, Suzi ?

Vous le savez mieux que moi.

Jolie étiquette de chez Marshalls sur vos chaussures.

- Ils ont des marques connues ! - Comment osez-vous ?

Elles viennent de Target, déjà !

Pourquoi tu ne m'as pas dit pour l'étiquette ?

- Je regarde pas. - La ferme !

Non, Suzi, s'il vous plaît ! Ne faites pas ça !

Quoi que vous fassiez, vous ne serez pas en sécurité.

Un meurtrier trahit toujours l'autre meurtrier.

- Elle lit les livres. - C'est un classique du genre.

Je vous assure.

C'est Halloween !

Oh mon Dieu ! Vas-y, suis-le !

Si tu bouges, je t'explose la tête !

Tire-lui dessus !

Tu ne sais vraiment pas viser !

C'était pour lui faire peur, chérie.

Oui, je suis rapide !

Une ambulance ! Emergencia !

Suzi, vous devez me dire qui a fait ça.

Doucement. On va faire une charade.

Dites-moi avec la main.

Une patte. Une patte d'ours.

Non, une patte de grizzly.

Oh, Chewbacca !

C'est Sergei ? Non, il est mort.

Tu as des roues aux pieds ou quoi ? Bon sang.

Une cuillère. Manger.

De la glace. Glace italienne ?

C'est pas vrai.

Vous êtes si jolie comme ça... Désolée.

Allez, viens !

Mince !

Fou. Un amour fou.

Vous êtes folle amoureuse de Cavendish.

C'est Cavendish ? Les Nuits avec mon ennem...

Non, vous ne dormez pas.

- Elle est morte ? - Pourquoi ça continue ?

Viens, il faut qu'on parte d'ici.

Allez, viens.

Fermez les aéroports. Fouillez toutes les maisons.

Je le jure devant Dieu, je vais trouver Nick et Audrey Spitz.

- Inspecteur ? - Oui ?

Nick et Audrey Spitz au téléphone pour vous.

Nick et Audrey Spitz.

Vous êtes où ?

Nous sommes en route vers la villa de Quince.

D'accord.

Je ne pensais pas que vous alliez répondre.

Quelqu'un essaie de nous piéger.

Si vous venez à la maison, on vous dira qui mettre en prison.

- C'est cool, ça rime. - Mon Dieu.

- Tu as vu cet endroit ? - On y va.

- Bon sang. - C'est énorme.

C'est vraiment une grosse maison. C'est ce qu'on appelle un truc de riches.

Lord Cavendish nous attend.

Deuxième étage, huitième porte à gauche.

Oui, c'est ce qu'il nous a dit.

Tenez, un petit billet de cinq.

Cinq euros, ça fait combien de dollars ?

Six dollars américains.

Ha, c'est un peu plus que...

Je peux récupérer 50 cents,

- pour égaliser ? - Merci.

Je ne savais pas.

À l'étage, huitième porte à gauche.

Je n'ai plus de balles, il faut bluffer jusqu'à l'arrivée d'Interpol.

Fais attention, chéri.

Ce type a tué au moins quatre personnes.

La bonne nouvelle, c'est qu'on sait qui c'est.

On a fait le plus difficile.

Et...

Salut, Dish !

Ne bouge pas, ou je te tire dans les abdos.

- Tu m'entends ? - Calme-toi.

Allez, bouge, je t'attends !

Je t'att... Mon Dieu.

Il est mort.

- Il est mort. - Mon Dieu.

- C'est quoi ça ? - Chéri, il faut rouvrir le dossier.

Il a dû être empoisonné.

- Nick. - Regarde son visage, il est...

À part la bouche pleine de mousse, il est toujours beau.

Comment il fait ?

On a appelé la police,

- on leur a dit de venir. - Oui.

Il faut les arrêter.

Si tu dis à la police de venir, elle vient, ce n'est pas un livreur.

Si ce n'est pas lui, c'est qui ?

Il faut trouver qui c'est avant leur arrivée, sinon, on est foutus.

Tu ne comprends pas ? Il doit être dans la maison en ce moment.

Ce papier peint est magnifique. C'est du tissu ? C'est en relief ?

Chéri, tu craques. Tu me rends fou.

Je sais. Attends.

Tout va bien ? Tu respires ?

- J'avais besoin de respirer. - Regarde-moi.

- On va aller se dénoncer. - Attends. Quoi ?

Ils vont arriver, et si on court, ils vont nous tuer.

Comment ça ? On va aller en prison ?

C'est mieux que de se faire tuer, non ?

Je ne me sens pas bien.

- Chérie. - Mon Dieu.

Une prison italienne.

La nourriture sera super bonne.

On aura des boulettes de viandes, du pesto...

Ce n'est pas un établissement mixte. On ne sera pas en prison ensemble.

Je sais.

Pourquoi tu m'as menti ?

Parce que... j'avais honte.

Avec moi ?

Pourquoi ? J'aurais pu t'aider à trouver une solution.

- C'est pour ça qu'on est ensemble. - Je sais.

Quand je ne pouvais pas payer le loyer du salon,

tu as tout de suite cherché une solution.

Tu as aidé mon propriétaire.

J'ai gagné une semaine.

Je me souviens.

Et pour ton cholestérol, je t'ai fait manger des blancs d'œufs.

Tu détestes ça. Je t'ai obligé à en manger et je l'ai fait avec toi.

Tu m'as aidé à oublier que les jaunes me manquaient.

Voilà, on fait les choses ensemble.

Est-ce qu'on peut trouver une solution ensemble ?

On ne sait pas qui est coupable.

Mais on sait qui ne l'a pas fait, n'est-ce pas ?

Exact.

Donc, on va aller en bas et faire semblant de savoir qui est le meurtrier.

Si on doit faire ça, il faut avoir l'air sûrs de nous.

Il faut donc s'habiller convenablement.

Je sais déjà ce que je veux porter.

Quoi ?

TESTAMENT

Ça va, les potes ?

On a résolu l'affaire. Boum.

Yo, elles viennent d'où tes fringues ? C'est un peu trop.

Cette robe magnifique traînait dans une armoire.

- Au fait, tu es magnifique. - Merci, chéri.

Et il a pris ce superbe costume sur un...

Appelons un chat, un chat.

- Un cadavre. - Ouais.

Il y a un autre cadavre ?

Ha oui, pardon. À l'étage, huitième porte à gauche.

À qui appartient ce cadavre ?

C'est vrai, vous ne savez pas. Mauvaise nouvelle. Cavendish est mort.

Tu as volé le costume sur le cadavre de Charlie ?

Il me va bien, mais c'est étroit à l'entrejambe.

Je plaisante. Il me bat là-dessus.

Attendez. Où est Suzi ?

- Elle est morte. - Morte.

Mon Dieu !

Vous êtes la famille Manson en miniature.

- Non. - Nick et Audrey Spitz,

- vous êtes en état d'arrestation. - Écoutez.

Ferme la bouche, c'est ça qu'on dit ?

Donnez-nous une minute, on va régler ça.

Merci.

Bon, mesdames et messieurs, passons les faits en revue.

Malcolm Quince a été assassiné le premier.

On a tous pensé Tobey coupable.

C'est vous qu'on a pensé coupables.

- D'accord. - Mais Tobey détestait son père,

et il pouvait hériter de milliards de dollars.

Jusqu'à ce qu'il prenne un plomb dans la tête.

Tu me suis, Raja ?

- Et voilà. - Ensuite,

avant que Sergei soit assassiné, il nous a dit que c'était le Colonel.

Il vous a dit quoi ?

On sait que c'est faux, on vous a vu vous passer du fil dentaire.

Vous m'avez espionné dans ma salle de bain ?

En effet. Et on a vu beaucoup de choses qu'on aurait préféré ne pas voir.

On s'excuse par avance, mais on vous a vu en train de faire l'amour.

Vous... vous avez vu ça ?

Maharaja, un petit conseil.

Attrape à la base et serre fort.

Ça marche.

Bref.

Des frites. Oui.

En fait, Juan Carlos, vous n'avez rien à voir avec ça.

Vous ne pouvez pas être responsable,

car vous étiez avec nous quand Suzi s'est fait tuer.

Donc, ce n'était pas vous.

Ce n'était pas vous.

- Ce n'est pas toi. - Non.

Ce n'est pas vous.

Merde. Peut-être que c'est nous.

- Quoi ? - C'est toi ?

J'étais... Je ne savais pas que... Je plaisante, c'est tout.

- Et voilà. - Et il nous applaudit.

On va en prison. Merci.

Je suis content qu'on pense enfin la même chose.

Étant donné que le premier meurtre a eu lieu dans les eaux françaises,

je vais vous emmener à Paris pour vous traduire en justice.

Tu as toujours voulu aller à Paris.

Mon chéri, si tu fais des blagues dans une situation pareille,

ça ne la fera pas disparaître.

Heureusement pour vous, depuis 1977,

le droit français a aboli la peine de mort.

Le droit français.

Le droit français.

Inspecteur, j'imagine que vous êtes le mieux placé

pour connaître la loi française sur l'héritage.

Vous sous-entendez que j'ai des enfants naturels ?

Non, pas du tout.

C'est le cas. J'étais surpris que vous soyez au courant.

J'adore ces gamins.

Bon, bref. Le droit français stipule que la fortune d'un homme

doit être divisée équitablement entre chaque enfant.

Donc le testament n'a aucune valeur.

Tout à fait, Maharaja.

Les enfants auraient eu l'argent de Malcolm dans tous les cas.

Mais les deux enfants de Malcolm sont morts.

Les deux ?

Oui, Tobey et le fils qu'il a eu avec Madeleine Le Majordome.

Cet enfant est mort à la naissance.

Vraiment, Colonel ?

J'ai parlé avec mon partenaire à New York.

Je lui ai demandé les certificats de décès de Madeleine et de son fils.

Il n'a trouvé que celui de Madeleine.

Je me suis dit qu'il n'y avait pas de certificat

car il n'y a pas eu de décès.

N'importe quoi. Malcolm voulait un fils pour continuer la génération des Quince.

Il n'aurait jamais abandonné un fils.

Mais si c'était une fille ?

Oui !

L'amour de sa vie meurt

en donnant naissance à la fille qu'il ne voulait pas.

- Oui ! - C'est presque sensé.

- Oui, c'est vrai. - C'est logique !

Il l'a abandonnée.

Elle est où maintenant ?

Elle pourrait être partout. Elle peut s'être mariée,

faire partie d'un gang, avoir changé de nom.

- Qui sait ? Continuez. - Elle a changé de nom.

- Vous avez changé de nom. - Oui.

Votre vrai nom n'est pas Ballard.

Et alors ? Beaucoup d'artistes changent de nom.

Lady Gaga, ce n'est pas son vrai nom.

Oui. Lady Gaga. "Paparazzi", oui, bien.

Votre premier film était Summer Wet Down, tous vos fans le savent.

Vous n'aviez que trois répliques, et vous aviez votre nom de naissance,

Grace Butler.

Ce qui se traduit en gros par "Le Majordome".

Madeleine Le Majordome, votre mère.

C'est une blague.

Je n'étais pas dans la pièce quand Malcolm est mort.

Bon, Tobey l'a tué, mais il avait besoin d'un peu d'aide.

La lumière. Vous avez éteint la lumière.

Vous avez convaincu Tobey de tuer Malcolm pour partager l'argent avec lui.

Puis vous avez tué Tobey pour garder toute la fortune.

Puis nous avons commencé à poser trop de questions.

Nous devions disparaître.

Heureusement, mais pas pour lui, Sergei s'est interposé.

Puis vous avez séduit le Maharaja,

pour nous faire croire que vous étiez avec lui toute la nuit.

Yo, tu m'as excité toute la nuit juste pour avoir un alibi ?

Meuf, c'est pas cool.

Vous avez essayé de nous tuer à la bibliothèque.

Puis au marché, mais vous avez tué Suzi.

Et je reconnais l'arme maintenant.

- La sarbacane ? - J'ai vu ce film.

T'étais avec tes amies.

Tu es revenue pompette et... c'était quoi ce film ?

Princesse Sarbacane.

Mon Dieu.

Ce n'est pas le nom d'un film.

Si, si, ça existe !

Regardez mon fond d'écran !

- C'est elle ! - Mon Dieu !

Puis vous avez tué Charles,

car vous saviez qu'il chercherait qui était le meurtrier de Suzi.

Car il aimait Suzi, et pas vous !

Les trois mobiles : l'argent, l'amour, la vengeance.

Vous étiez le cerveau

derrière le meurtre de Quince, n'est-ce pas ?

- Et vous nous avez piégés. - Vous les avez tous tués.

Pas vrai ?

Mon père était un monstre.

Donc vous avouez ?

Oui.

Je suis la fille de Malcolm Quince et de Madeleine Le Majordome,

et l'unique héritière de la fortune des Quince.

Et les autres meurtres ?

Ha non, ce n'est pas moi.

Mais ils le méritaient complètement.

Vous avez une autre preuve ?

Une preuve de quoi ?

Qu'elle a tué tout le monde ?

Oui.

Vous n'allez rien faire ?

C'est un jour férié français ? Vous attendez quoi ?

Je ne sais pas comment ça marche à Brooklyn,

mais ici, on a besoin de preuves pour arrêter quelqu'un.

Ça ne doit pas se passer comme ça.

L'inspecteur doit expliquer les meurtres, ce qu'on vient de faire,

et le tueur doit craquer et tout avouer sous la pression.

Si vous n'avez rien à ajouter, j'aimerais pouvoir dépenser mon argent.

Le chapeau. Enlevez votre chapeau.

Quoi ?

J'ai dit, "Enlevez votre chapeau."

Non.

Le Maharaja me l'a acheté, et je l'aime bien.

Nick a frappé le meurtrier à la tête avec une assiette

et ça a laissé une marque, non ?

Et pourquoi mettre un chapeau si vous sortez de chez le coiffeur ?

Comment savez-vous si je sors de chez le coiffeur ?

Parce qu'elle est coiffeuse.

Enlevez votre chapeau, Miss Butler.

Je n'en ai pas l'intention.

Tu vois, c'est le majordome. C'est Grace Butler, "le Majordome".

- Je te l'avais dit. - T'as pas pu t'empêcher.

- Reculez. - Mon Dieu !

Tout le monde !

- Mon Dieu ! - Fils de pute !

Non !

Personne ne bouge, ou je la tue.

Baissez vos armes !

Appelez une ambulance.

Tu n'avais pas dit qu'il ne savait pas viser ?

Pas quand il s'agit de sauver ma femme.

Je visais son pied.

Tout va bien, c'est fini.

Merci d'avoir essayé de l'arrêter, Juan Carlos.

C'était très courageux.

De nada, señora.

Lui il est courageux, et moi je suis rien ?

- Je t'ai dit que tu étais courageux. - Non, tu n'as rien dit.

J'ai dit plusieurs fois, "Nick, tu es si courageux."

"De nada, señora."

"Halloween."

Yo, j'ai une question.

À l'hôtel, à Monte Carlo, vous m'avez vu avec Grace.

On vous a entendu.

On n'a pas aimé ce qu'on a entendu mais...

J'espère que c'est un nouveau pantalon.

Oui, mais en vérité,

je suis resté une heure au bar avec Grace avant de monter dans la chambre.

Comment elle a pu tuer Sergei si elle était avec moi ?

Nick.

Audrey.

Pourquoi Juan Carlos a compris mon anglais ?

Arrêtez !

Ne vous approchez pas !

Il parle anglais !

Imbéciles, j'ai toujours parlé anglais,

et dix autres langues.

Au fait, ton latin est pourri.

Tu l'as compris !

N'y pensez même pas Colonel, ou je vous explose la bite.

Les mains en l'air !

Je lui ai dit de convaincre Tobey de tuer son père.

De détruire cette famille malsaine au nom de mon père.

Dans la voiture.

Reculez !

Je suis rapide.

Regarde, une Ferrari !

- Quoi ? - Une Testarossa !

Magnum ! C'est moi, bébé ! J'ai la moustache !

C'est génial. C'est le rêve de tout le monde.

Comment ça s'ouvre ?

En-dessous, il faut tirer !

Mon Dieu.

C'est quoi ce bor...

- Tu rigoles ? - Désolée, je ne sais pas quoi dire.

Démarre !

Les mains en l'air !

Quand le bruit du moteur rappelle la voix de ta sœur,

agaçant, aigu et bruyant, il faut changer de vitesse.

Tu la conduis parfaitement !

- Il est juste là ! - Je le vois !

Encore.

Super, bébé ! Beau virage.

Regarde-toi.

Vas-y, continue comme ça.

Vas-y ! Chèvre !

Nom d'un chien !

Tu sais que tu es magnifique ?

Attention, deuxième chèvre ! Pourquoi ?

- Tu n'aimes pas les chèvres ? - Je les adore.

Bande d'imbéciles.

Merde.

Continue, bébé. Vas-y !

Allez !

- Et merde ! - Mon Dieu !

- Il faut le cabosser. - Quoi ?

Tu cognes l'arrière, et il part en vrille.

- Je peux pas. - Tu vas y arriver.

Il est pilote de Formule 1.

Plus vite ! Allez !

C'est notre aventure.

Tu peux le faire.

Je peux le faire. Je t'aime. C'était trop mignon.

Allez, c'est parti.

Pas de vrille. Il faut le mettre hors-jeu.

- C'est parti. - Mets le paquet !

Quoi ?

Freine !

Tu es vraiment trop cool !

Joyeux anniversaire de mariage !

Mon Dieu !

Bon.

- Je vais le sortir de la voiture. - Oui, vas-y.

Je t'aime.

Je t'aime.

On y va. Je vous tiens.

Allez.

C'est bon.

J'en ai marre de toi, le poulet.

Tu n'aurais jamais dû venir ici.

Tu aurais dû rester chez toi, à manger des hot-dogs,

lire des magazines people et regarder la télé-réalité.

Chéri.

C'est le bus qu'on aurait dû prendre.

Ni toilettes, ni Wi-Fi, et vous écrasez les gens !

- Brittany ne veut pas changer de place ! - Je veux voir le mort !

Assieds-toi et ferme-la ! Je vais prendre une photo.

- Je t'aime. - Pourquoi tu ne l'as pas sauvé ?

Il faut leur demander pour le jambon.

Allez.

Au nom d'Interpol, je vous remercie, Mme Spitz.

Vous êtes aussi brillante que belle.

- Je vous remercie pour ce compliment. - Elle est courageuse.

- Agent Spitz. - Oui ?

Vous faites plutôt un bon inspecteur.

- Oui. - Surtout avec elle.

Je vais en parler à vos supérieurs à New York.

Ce serait vraiment génial.

C'était vraiment une super expérience.

- Incroyable. - Ouais.

Mis à part les meurtres, c'était parfait.

J'espère que le reste du voyage qu'on a organisé pour vous

sera plus relaxant.

Merci. Vous nous deviez bien ça, mais merci beaucoup.

Venez nous voir à New York.

On vous mettra un triple meurtre ou un kidnapping sur le dos.

- Il plaisante. - D'accord.

Merci beaucoup.

Soyez prudent.

- Quel anniversaire de mariage. - Génial.

- Plutôt cool. - J'ai adoré.

Tu m'avais pris quoi, comme cadeau ?

Quoi ? Ha.

Je t'ai pris une carte cadeau Amazon.

- C'est vrai ? - Non, je t'ai rien pris.

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