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Original subtitles

Ce film est d�di� aux aviateurs am�ricains, vivants ou morts...

dont le d�vouement permit les bombardements de jour...

Ils furent les seuls Am�ricains � combattre en Europe d�s 1942.

Ils �taient seuls contre l'ennemi, face aux doutes de chacun.

Ceci est leur histoire.

Les combats a�riens sont authentiques. Enregistr�s...

depuis des avions am�ricains et allemands.

LONDRES, 1949

J'esp�re que ce chapeau vous plaira.

Je vous remercie.

En Am�rique, c'est plus vite fait.

Merci pour cette heure et ces 40 minutes de bonheur.

Avec plaisir, et � bient�t.

- D'o� vient-il? - D'une vente � Archbury.

Je le prends.

Il est un peu �corn�.

- J'ai une pi�ce rare... - Non! Je prends celui-ci.

- Combien? - Dix shillings. �a vaut presque rien.

Vraiment? Faites-moi un paquet bien solide.

D'accord.

OU N'OSENT ENTRER NI ANGES, NI GENERAUX

II ne faut pas y retourner!

Attention � sa jambe cass�e!

Doucement.

- Retenez-le. - On a d� s'asseoir sur lui.

Je ne peux pas. Je ne peux vraiment pas.

Je n'arrive pas � y croire. On voit son cerveau! II a pris un coup de 20 mm.

Foncez, toubib!

Que dois-je faire du bras?

- Quel bras? - Le bras de Campbell.

- O� est-il? - Il doit �tre � l'h�pital en France...

j'ai d� le balancer en parachute.

J'ai mis sa bonne main sur la poign�e du parachute.

Ca va. Je m'en occupe.

Allez me chercher une couverture dans l'ambulance.

Allez, je vous emm�ne.

A l'h�pital!

McKesson est mort.

Les deux avions tomb�s dans la Manche?

Le "Sauvetage" s'en occupe.

Ce sera tout, merci.

Equipage suivant!

- Allez-y. - Equipe suivante!

Viens, Jesse!

Equipage McKesson.

- O� est McKesson? - McKesson est mort.

J'ignorais. D�sol�. Passons au rapport.

Asseyez-vous.

O� a eu lieu le 1 er engagement?

- Bishop! - Il a son compte pour aujourd'hui!

Fichez-lui la paix!

Qu'est-ce qu'il y a, Billy?

Je ne sais pas...

pas tout, quoi.

La premi�re attaque fut terrible.

McKesson a �t� touch�...

Il a eu l'arri�re du cr�ne arrach�!

II ne s'est pas �vanoui, mais �a l'a rendu fou.

Il hurlait toujours des ordres, voulait prendre les commandes...

quand je suis arriv�, deux heures plus tard.

Bishop a pilot� 2 heures avec un fou!

Avec un pare-brise noir de sang gel�.

Pendant deux heures!

Et il a bien mis au but!

Personne n'est all� l'aider?

- Je croyais qu'il zigzaguait expr�s. - Deux heures durant?

McKesson avait le pied coinc�.

On a d� lui briser la jambe pour le sortir.

C'est ce qui a choqu� le plus Jesse.

Il s'est mis � trembler.

Je tenais McKesson...

pendant que Jesse ramenait l'avion.

J'envoie ce rapport et demande une d�coration pour Bishop.

J'irai le voir tout � l'heure.

- �a ira pour cette �quipe. - C'est tout.

Equipe suivante.

- Il est l�? - On l'a pas vu depuis l'interrogation.

- Il avait l'air lessiv�. - Il y a de quoi!

Pour vous, Ben: 3 avions neufs pr�vus.

Ils nous g�tent!

3 neufs pour 5 perdus. Pas mal sans compter les dommages.

Ici, Berlin. Lord Haw-Haw vous parle.

La Luftwaffe me charge de saluer...

la 8e Air Force am�ricaine.

Juste ce qu'il nous faut.

Nos sous-marins ont vu votre travers�e.

Quatre groupes sont d�j� arriv�s.

Pas de veine, l'�quipage dans l'oc�an!

Un de nos sous-marins a recueilli l'�quipage...

et ils sont en s�curit�.

Vos hommes "causent". Mais nous aimerions savoir...

qui vous a donn� l'id�e de bombarder en plein jour?

Vos amis les Anglais, sans doute?

Eux n 'osent pas! Elev�es, les pertes, non?

Voyons le groupe 918...

- C'est nous! - Les Malchanceux!

Vous avez perdu cinq bombardiers aujourd'hui, non?

Cinq avions perdus pour un seul groupe.

Un groupe est compos� de 21 avions.

�a ira vite � ce rythme!

Pensez-y avant votre mission de demain.

Oui, il y aura une autre mission demain.

Faites de beaux r�ves mes pauvres amis!

Pourquoi on �coute?

Toujours l'air de "la guerre est perdue".

Je le croirais presque...

Quelles sont les pertes aujourd'hui?

Cinq avions perdus. Trois morts et onze bless�s de retour.

- Ca m'en fait des lettres � �crire! - Je ne vous envie pas.

- Vous avez entendu Haw-Haw? - Deux fois.

Les nouvelles circulent vite.

Faut pas qu'un Boche vous perturbe.

Mais il avait raison: On remet ca demain.

- Vous voulez rire? - J'aimerais bien.

Bien! Quatre jours de suite! II faut qu'on se mette aux pr�paratifs.

On se voit au meeting dans une heure.

- Bien. Des tonnes de tirs antia�riens. - Saint-Nazaire.

C'est toujours trop ou trop peu. Trois semaines sans voler...

et maintenant on doit faire le boulot d'un mois en trois jours!

II doit y avoir erreur. L'ordre dit 9000 pieds.

Ils doivent vouloir dire 19000. Je v�rifierai.

Fournir "l'effort maximum".

Alors, la m�t�o? Un peu de brouillard?

J'aimerais bien mais l'objectif est d�gag�.

Conditions id�ales.

Pr�venez-moi en cas de changement.

Combien d'avions avons-nous?

Trois neufs et quinze seront r�par�s cette nuit.

- Et les autres groupes? - 21 chacun.

Ne l�che pas Nero.

S'il dit 18, c'est qu'il nous donne tout ce qui a encore des ailes.

- Quelles sont les pertes des autres? - Deux au 916, c'est tout.

C'est bien notre chance.

Les tirs antia�riens �taient au point quand on est arriv�s!

- Et les hommes, toubib? - Deux possibilit�s!

Je pr�pare les ordres.

- Un caf�? - Pas maintenant. Merci.

Nouveau r�gime? Vous dormez dans cet uniforme?

Bref! Et les �quipages?

Votre �quipe, vous voulez dire.

Voici la liste des �quipes disponibles.

Pour le vol de demain.

Pour les 9000 pieds attendez les ordres sup�rieurs.

Ne vous inqui�tez pas pour moi, toubib.

- Mais les autres? - Nous avons l� deux r�ponses.

28 veulent �tre exempt�s, trois fois la normale.

De soi-disant rhumes... La plupart n'ont pas de rhumes.

�a ne veut pas dire qu'ils ont peur. �a veut dire qu'ils en ont assez.

Doit-on les porter malades ou pas?

O� est la limite? Comment sait-on ce qui est physique?

La r�gle dit: "Quand il devient un danger � bord". C'est la limite.

Je ne sais pas ce que �a veut dire.

Dois-je faire partir Bishop demain?

II en a bav�, mais il est solide.

Jusqu'� quel point est-il solide? Ce qui s'est pass� a d� le toucher.

Ca a d� l'�branler int�rieurement!

II me faut un �talon de mesure, une r�gle.

Jusqu'o� va "l'effort maximum"?

J'aimerais le savoir, toubib.

L'�tat-major?

Ici, Davenport.

Oui, j'ai entendu. Je n'appelle pas pour parler de Lord Haw Haw.

Je voulais vous parler de l'ordre insens� de 9000 pieds!

Quoi? Vous voulez rire?

Les photos ne montrent pas leur puissance de tir antia�rien.

Vous serez l� pour un moment? J'arrive tout de suite.

C'est bien 9000!

J'aurai peut-�tre votre r�ponse � mon retour, toubib.

Il n'y a pas d'erreur, c'est 9000 pieds.

Il faut atteindre les docks des sous-marins.

Je sais. J'ai entendu cette question toute la journ�e.

Le mur des Lamentations est par l�...

ou peut-�tre ici.

Asseyez-vous.

9000... vous finirez par �tre bombard�s ici!

Ecoutez, Frank...

"A 19000, c'est dur. A 9000, c'est du suicide."

"Le gars qui a eu cette id�e est � enfermer."

- Quoi d'autre? - Vous avez �t� en charge d'un groupe!

Vous �tiez en charge des dix premi�res missions. Dites-leur...

L'ordre est de moi.

- Pourquoi? - Je vais te le dire.

Nous n'avons pas atteint les docks des sous-marins.

De 19000 pieds, c'est impossible d'�tre pr�cis.

Mieux vaut d�truire en une fois de 9000...

que d'y aller cinq fois pour rien de 19000.

9000 pieds!

C'est un ordre tout r�fl�chi.

On ne peut pas toujours tout expliquer.

A votre place, j'ob�irais sans r�fl�chir.

J'allais vous amener �a, demain. Je les ai vol�es � la R.A.F.

Elles vous vont?

Oui, merci.

Je n'en aurai pas besoin � 9000, il fera assez chaud!

Je vais m'occuper du reste.

Attendez un peu. Combien d'avions avez-vous pour demain?

- Combien pourront partir en mission? - 18.

- La poisse, aujourd'hui? - Plut�t.

Un avion s'est crash� au d�collage.

Il est rest� au sol. Ca co�te cher...

C'�tait difficile � pr�voir.

C'est s�r.

Il faut arriver � situer le probl�me. Que vaut la formation de vol?

Elle n'y est pour rien.

- Alors? - Les groupes n'y sont pour rien.

Le probl�me est ici. Les hommes ne sont que des num�ros.

Savez-vous ce qu'ils encaissent depuis trois jours?

Et cette nuit encore. R�sisteront-ils?

Ils s'endorment aux r�unions. Vous voulez qu'ils s'effondrent?

- Du calme! - Facile � dire. Ce sont des humains.

Ils acceptent de crever mais avec espoir!

Ils savent qu'� 15 missions ils n'ont plus de chance.

Il faut une limite! Un espoir de survivre! A quoi pensez-vous?

Ecoutez, Keith...

Voulez-vous voir les rapports?

J'arrive.

Ca viendra:

Tour de repos, nombre de vols limit�...

En attendant, il faut tenir...

et il faut que vous vous m�nagiez, Keith.

C'est trop pour un seul homme.

Vous inqui�tez pas pour moi.

Inqui�tez-vous plut�t des �quipages, vous et le Patron.

Allez voir le Patron...

- et embrassez-le pour moi. - Entendu.

Il vous estime beaucoup.

Ce n'est pas l'avis de Lord Haw-Haw.

Qu'importe les raisons. Voil� les faits:

5 avions perdus, demain ils ne seront que 18. �a va de mal en pis.

Je viens de parler avec Davenport. Il est effondr�.

Il vous a dit ce qui s'est pass�, aujourd'hui?

Je n'ai pas cherch� � savoir. Il pense � demain.

Votre avis?

C'est pas de chance je suppose. �a arrive, la poisse.

Vous n'�tes pas s�rieux! Servez-vous un verre.

Merci.

C'est bon contre la grippe.

Il y a toujours une raison pour la poisse.

A quoi pensez-vous? Dites-moi!

J'aimerais mieux pas.

Allez-y franchement!

Vous n'allez pas aimer. C'est le commandant du groupe.

Keith?

C'est toujours la faute du chef.

C'est �tonnant de votre part. C'est votre ami, non?

- Vous m'avez demand�... - Je ne voulais pas dire �a.

Ca va.

Mais j'ai du mal � y croire.

Il est le meilleur chef de groupe, sur papier en tout cas.

Il est de tous les vols. Ses hommes l'adorent.

Il est courageux, il travaille dur. Je ne vois pas de probl�me.

S'il �choue, c'est un comble. Sur quoi vous basez-vous?

Sur rien.

Par contre, n'oubliez pas �a:

Par sa faute, il va �clater. Il en prend le chemin.

C'est un type formidable...

il pense plus aux hommes qu'� ses missions.

Il s'identifie trop � ses hommes. C'est comme �a qu'on dit, je crois.

Et vous n'y pouvez rien.

Difficile � croire...

- Il est ici? - Non, il se pr�pare.

Il faut voir. Si c'est vrai, on a un probl�me.

Si les autres groupes tiennent... pourquoi pas le 918?

Appelez ma voiture. Je m'habille.

- Je dois aller avec vous? - Evidemment. L'id�e est de vous!

Pour trois minutes de retard, on a trinqu� dur!

Trois minutes mortelles.

Si vous aviez �t� tous, en m�me temps, au-dessus de la cible...

le tir antia�rien n'aurait pu �tre concentr� sur vous!

On faisait une belle cible.

Peut-�tre ne fallait-il pas l�cher les bombes? On ne voulait pas les ramener.

Un plan ne peut pas tout pr�voir.

Vous ne pouviez pas pr�voir une panne au d�collage.

Fallait-il changer d'objectif?

Je croyais qu'on pourrait rattraper les autres groupes. Pas de chance.

Pas de chance?

- C'�tait ma faute. - C'est la faute de personne.

J'aimerais �couter le lieutenant.

Nous avons d� changer de cap pour traverser les c�tes ennemies.

Une erreur de d�rive.

J'ai rat� mon rep�re � Saint-L�.

Le temps que je r�alise, les trois minutes �taient perdues.

On n'a jamais pu compenser.

C'est ma faute. J'ai demand� le changement dans le plan de vol.

Je crois que �a ira. Merci, lieutenant.

Je vous remercie, messieurs.

Ne vous en faites pas. Ca ira!

Vous �tes fatigu�, mais parlons.

Parlons de la chance.

Trois minutes critiques. Cinq �quipages, 50 hommes.

- Et je l'ignore? - A qui la faute?

La mienne.

- Vous vous fiez � votre navigateur? - Un pilote se fie � son navigateur.

- Donc, c'est sa faute. - �a aurait pu arriver � n'importe qui.

Je sais et il est compl�tement effondr�.

Et maintenant?

Je ne vous suis pas.

On parle de chance. Je ne crois pas � la chance.

Je crois qu'un homme cr�e sa chance.

La v�tre n'a pas �t� terrible et elle empire.

Le navigateur a commis une faute. Que comptez-vous faire?

Je ne condamne pas quelqu'un pour une erreur.

Ce n'est pas une fa�on de diriger un groupe.

Je suis d�sol� pour Zimmerman...

mais que penseront les autres de lui?

Qu'il a fichu en l'air cette mission.

Et voil�, une �quipe bris�e.

Tous ont confiance en lui.

N'importe qui mais pas lui. Il a deux handicaps contre lui.

Il se sent pers�cut�.

Il veut compenser pour ses parents qui �taient au Bund am�ricano-nazi.

Il a �t� longtemps suspect. C'est ce qui le motive maintenant.

On n'est pas � court de bons navigateurs.

Si vous d�cidez de le mettre � pied, on peut le remplacer facilement.

Autant me demander de lui tirer dans le dos!

Je ne le ferai pas! Je ne peux pas lui faire �a!

II faut que vous alliez dormir.

Que le docteur vous fasse une piq�re pour que vous dormiez 24 heures.

Vous avez atteint votre limite!

Vous avez dor�navant un poste � l'�tat-major!

Quelqu'un viendra vous remplacer.

- Bonne nuit, Keith. - Bonne nuit.

Le 918 sera au repos jusqu'� l'arriv�e du nouvel officier en charge.

- Vous voulez que je conduise? - Non.

Parlons un peu.

Il y a quelque chose qui cloche, Frank.

La peur me paralyse.

Peut-�tre comprenez-vous la gravit� de la situation.

Il faut que j'en parle.

On se bat dans le monde entier.

On r�clame partout des avions!

On doit construire 50000 avions.

J'aimerais en avoir 500!

Notre probl�me tient � un groupe.

Si le 918 s'effondre, les trois autres pourraient suivre.

Tout serait fichu!

Le bombardement pr�cis de jour est la seule fa�on de raccourcir la guerre.

Cette m�thode de bombardement d�pend de nous.

Et peut-�tre aussi l'issue de cette guerre.

On pourrait perdre la guerre si on n'an�antit pas l'industrie allemande.

Vous me comprenez?

Vous ne m�ritez pas cette corv�e.

Vous avez d�j� particip� � assez de combats.

Vous devrez faire voler ces jeunes jusqu'� l'�puisement.

Et vous devrez encore les renvoyer au combat.

Il faut qu'on d�finisse "l'effort maximum" que peut donner un homme...

et faire en sorte de l'obtenir.

Je ne sais pas qui peut tant donner. C'est ce qui a bris� Davenport.

A quelle heure demain?

T�t...

Sans rechigner?

Ce serait difficile apr�s votre discours...

- Cigarette, Ernie? - Merci.

Allons-y, Sergent.

Vous savez qui je suis?

- Vous me laissez passer? - Une voiture officielle...

Et si j'�tais Goering?

- Voici ma carte. - Vous pouvez entrer, mon G�n�ral.

C'est une base militaire ici, pas un zoo.

Contr�lez chaque entr�e, sans exception.

Regardez-moi bien.

Si jamais vous oubliez de me rendre les honneurs...

vous aurez des surprises!

- Dites-le aux autres. - Oui, mon G�n�ral.

- Prenez mes valises. - Bonne chance, mon G�n�ral.

Merci, Ernie.

A qui ai-je l'honneur?

Pardon, mon G�n�ral?

- Comment savoir votre grade? - Sergent Mclllhenny.

C'est aviateur Mclllhenny, maintenant. O� est le commandant en second?

II est parti apr�s les obs�ques de Zimmerman.

- Zimmerman? - Le navigateur.

- Mort de quoi? - Suicide.

- Et l'officier de base? - A l'infirmerie: Les oreillons.

- L'officier administratif? - Peut-�tre au Club.

Habillez-vous et allez le chercher.

- Qu'il vienne au rapport. - Oui, mon G�n�ral.

Commandant d'administration Stovall.

Je me souviens de vous. Vous �tes seul ici?

C'est probable.

Vous venez prendre le commandement du groupe?

Exact.

Etes-vous ivre?

Oui, pour la premi�re fois depuis 20 ans!

Mais c'est peut-�tre pas la derni�re!

- O� est le second? - Je l'ignore.

Il est peut-�tre ivre aussi.

- Soyez clair. Il est sorti? - Oui, mon G�n�ral.

- O�? - Je ne sais pas.

Que la police militaire le ram�ne et le mette aux arr�ts.

Vous voulez vraiment dire aux arr�ts?

Exactement. Deuxi�mement: Plus de permissions.

Je veux voir les chefs d'escadrons.

Troisi�mement: Je veux voir le dossier de Gately...

et ceux des autres officiers y compris le v�tre.

Oui, mon G�n�ral.

Quatri�mement: R�union des �quipages demain � 8 heures.

- C'est tout? - C'est tout.

Bien, mon G�n�ral.

- Le colonel Gately est l�. - Faites-le entrer.

C'est tout.

Puis-je savoir pourquoi je suis aux arr�ts?

Garde � vous!

Vous �tes le fils du g�n�ral Gately?

II para�t que oui.

- Quelle sorte d'officier? - Remarquable.

C'est exact.

Vous �tes fils et petit-fils d'officiers d'�lite...

ancien �l�ve de West-Point, 9 ans de service.

Recordman d'heures de vol.

Vous auriez pu aider le colonel Davenport.

Vous n'avez fait que trois missions ici...

- C'est exact? - Plus deux demi-tours.

�a vous est �gal d'avoir contribu�...

� l'�chec d'un homme remarquable?

Vous �tes devenu le chef ici...

d�s que le Colonel Davenport est parti.

Vous vous �tes comport�, face � cette responsabilit�, comme avec lui.

Sans y faire face.

Vous avez quitt� la base pour vous enivrer.

Gately...

Vous n'�tes qu'un l�che...

un tra�tre vis � vis de vous-m�me, de ce groupe...

de l'uniforme que vous portez.

Il me serait facile de vous transf�rer...

de vous exp�dier ailleurs.

Peut-�tre est-ce ce que vous voulez. Ce serait trop facile!

Je ne vous ferai pas cette faveur. Je vais vous garder ici.

Les hommes comme vous, je les hais assez...

pour leur mettre la t�te dans la boue.

Vous allez regretter d'�tre n�!

- Si c'est tout... - Je commence � peine!

Vous allez en prendre des heures de vol. Vous ferez toutes les missions!

Vous n'�tes qu'un simple chef de bord, maintenant.

Vous ferez inscrire sur votre avion:

"Colonie l�preuse".

Vous aurez les nuls...

les enrhum�s chroniques...

les plus mauvais tireurs, les pires navigateurs...

vous les aurez. C'est clair?

Mon G�n�ral, je vais porter plainte pour injures...

et abus d'autorit�.

Passez-moi le G�n�ral Pritchard.

- C'est occup�. - Je patiente.

Vous pourrez lui expliquer...

votre l�chet�, la d�sertion de poste.

Ainsi, il pourra les exposer � votre p�re. Tous deux seront fiers de vous.

Vous pouvez lui en parler tout de suite.

Vous avez la ligne...

Mon G�n�ral, je retire ma plainte.

Parlez!

Inutile.

Rompez!

Le colonel Gately est relev� de son poste.

Personne d'autre?

Je vous en aviserai.

Cobb a un bon dossier.

Et comme homme?

Tous les officiers sont excellents.

Merci pour votre aide, mon Commandant. Je serai sur la base.

- J'ai �t� nomm� chauffeur du G�n�ral. - Bien.

- Je vous ai d�j� vu... - Oui. Aviateur Mclllhenny.

Les sergents conduisent les officiers.

- Remettez vos galons. - Oui, mon G�n�ral.

Une bi�re.

D�couvrez-vous au Club.

- Le r�glement, hein? - C'est exact.

Un autre verre, Commandant Cobb?

- Un Scotch. - Je m'en charge.

Le r�glement n'interdit pas que je paie mon verre!

C'est exact!

Caporal-chef!

Le bar est ferm� jusqu'� nouvel ordre.

Je vous attendrai...

Entrez.

Commandant Stovall?

R�digez la nomination du commandant Cobb.

Repos.

A 11 h, instructions pour un vol d'entra�nement.

D'entra�nement, oui.

Je suis charg� du "groupe de la malchance".

Je vais chercher la cause de cette malchance.

On va tout reprendre � la base.

La cause de cette malchance...

je la lis sur votre visage et je la vois maintenant.

Vous avez fait beaucoup de vols. Vous pensez enfin avoir droit au repos.

Vous vous lamentez.

Je n'ai pas beaucoup de patience. On est en guerre.

Il faut nous battre...

et certains devront mourir.

Je ne veux pas vous dire de ne pas avoir peur. La peur est naturelle.

Mais ne pleurez pas sur vous-m�mes.

Oubliez vos projets d'avenir. Tenez-vous pour d�j� morts...

quand vous vous serez fait � cette id�e ca ira mieux.

Si certains s'estiment possesseurs...

d'une peau exceptionnelle � sauvegarder...

qu'ils demandent leur mutation tout de suite...

car je ne veux pas d'eux dans ce groupe.

Qu'ils viennent me voir dans mon bureau.

- Je pr�f�re Davenport! - Moi aussi.

Je vais au bureau. Il va y avoir du monde.

Le commandant et le docteur sont l�.

Faites-les entrer.

Je croyais que vous seriez le premier � demander un transfert.

- Non, mon G�n�ral. - Ca ne servirait � rien.

Mon offre n'est pas pour vous. Vous restez. Eux aussi.

Ils viennent prendre des ordres.

Si vous voulez savoir, le major Kaiser est un homme d'�lite.

Minutieux, il conna�t son travail.

Cobb aussi. Un peu trop franc seulement.

- Merci - Oui, mon G�n�ral.

- Le major Kaiser. - Ravi de vous voir.

- Vous connaissez le commandant Cobb? - En effet.

Apr�s hier soir, je ne sais pas si vous me voulez toujours. J'�tais ivre.

Oui, mais je suis fix� maintenant.

Je vous ai nomm� apr�s vous avoir vu au Club!

Vous �tiez � la r�union. Vous acceptez?

- Je crois pouvoir y arriver. - Je vous verrai au d�collage.

Quel est l'�tat d'esprit de l'�quipe?

Le moral est plut�t mauvais, mon G�n�ral.

Ils ont eu un traitement de choc.

Doit-on ainsi d�terminer l'effort maximum?

Celui qui peut physiquement voler, vole.

C'est clair et net, mais les ordres ne font pas tout.

- Vous avez vu mon rapport? - Oui.

C'est pire que la maladie. A un �puisement normal s'ajoute...

un choc affectif profond.

Ils aimaient Davenport. C'�tait leur support.

- Vous avez une suggestion? - Oui.

Allez-y doucement. Ils doivent s'habituer � vous.

Non.

Primo, je n'ai pas le temps.

Puis, je perdrais un match de popularit� contre Davenport.

Ca ne fait aucun doute.

De plus, je crois qu'ils valent mieux que �a.

�a r�gle tout!

Le lieutenant Bishop est l�.

- Bishop? Qui est-ce? - Un pilote.

Le pilote propos� pour la Medal of Honour.

Je le verrai dans un instant.

Je sais que le mal est profond.

La solution � ce mal est la fiert�.

Le fiert� d'appartenir � ce groupe.

Qu'ils soient honteux d'�tre laiss�s au sol.

Et c'est ma t�che, pas la v�tre.

Couvrez-les de teinture d'iode et en route!

Oui, mon G�n�ral.

Je me dois de vous saluer. Ca va avec la m�daille.

J'ai �t� heureux de signer votre demande de d�coration.

Merci, mais je dois vous dire le but de ma visite.

Allez-y.

Je suis le porte-parole des pilotes.

Ils veulent �tre transf�r�s.

- Combien? - Tous.

Je comprends qu'ils vous aient choisi.

Vous faites un excellent porte-parole.

Vous avez r�fl�chi � tout ca?

Vous avez vraiment bien r�fl�chi?

Oui, je crois.

Dites-leur de faire leurs demandes par �crit.

En attendant, les vols continuent.

- C'est tout? - Oui, mon G�n�ral.

Voulez-vous du caf�, mon G�n�ral?

Merci, je vais venir le chercher.

Que faites-vous?

J'envoie aux familles les effets des tu�s.

Je suis un peu en retard. J'�cris toujours une lettre.

C'est long de v�rifier toutes ces choses...

�a peut �viter � quelqu'un des peines suppl�mentaires.

C'est une t�che difficile...

je ne vous envie pas.

Comment en �tes-vous venu � ce travail administratif?

Ils ne m'ont pas laiss� le choix.

Je suis � la retraite. Pendant l'autre guerre, j'�tais pilote.

J'aurais voulu recommencer.

On m'a jug� trop vieux pour les combats mais pas pour �a.

Ils avaient sans doute raison.

Vous aimiez beaucoup Davenport?

- Je veux dire beaucoup. - Oui, mon G�n�ral.

Je pense que c'�tait un homme de grande valeur.

C'est ce que tout le monde pense ici.

C'est beau, la fid�lit�.

Merci pour le caf�.

J'aimerais vous dire autre chose.

Dans le civil, je suis avocat.

Je crois �tre un bon avocat.

Je n'accepte de d�fendre que les causes auxquelles je crois.

C'est tout ce qui importe.

J'ai trouv� ici mon meilleur client:

Le groupe 918. Je veux qu'il gagne.

- �a r�pond � ce que vous pensiez? - Exactement.

A quoi songiez-vous?

II me faut du temps avant que ces transferts ne soient accept�s.

- Combien de temps? - Au moins 10 jours.

Deux jours...

pour r�diger les demandes.

Et, voyons...

J'aime le travail bien fait.

J'ai beaucoup � faire.

- Alors, elles attendront 3 jours. - 5 jours.

Deux pour les v�rifier, soit sept jours.

Comme elles seront mal r�dig�es...

et que je ne veux pas de critiques...

- Et vous? - On ne peut le permettre.

...on devra les envoyer � refaire.

Re-v�rification...

elles ne seront pas pr�tes � �tre sign�es avant dix jours.

Quelle fa�on de proc�der!

- Quelle bureaucratie! - Vous avez raison, mon G�n�ral.

Il ne faut pas risquer de p�pins.

Pas de risque, mon G�n�ral. Je n'ai jamais vu un jury condamner l'avocat.

LA COLONIE LEPREUSE

Ecoutez-moi un instant.

Sachez donc tous que je passe pour une nullit�.

Vous aussi d'ailleurs!

"La colonie l�preuse", vous aimez?

La moindre erreur vous co�tera tr�s cher.

On n'attend qu'une erreur de notre part. Je n'en veux aucune.

Compris?

Pr�ts � partir? Je monte dans la tourelle.

Radio, branchez l'interphone pour le g�n�ral.

"Serrez! Votre aile sur son fuselage!"

Bon sang!

II me chatouille les c�tes depuis trois jours avec son aile!

- J'en ai marre! - Va leur dire.

Il parle des capacit�s des autres en tant que pilotes...

mais ce g�n�ral n'a pas l'air fortiche!

II parle sans cesse! Le jour o� je pourrai...

Alerte! Mission imminente!

Pr�venez Cobb! J'arrive tout de suite.

Op�rateur, gardez cette ligne libre. Passez-moi le d�p�t de bombes, vite!

Deux missions, un seul avion perdu, peu de d�g�ts.

�a c'est gr�ce � la formation serr�e.

L'ennemi a eu peur du 918.

Critiques: Le bombardement...

Pas mal, surtout pour l'escadron du bas.

Il faut plus d'entra�nement.

C'est votre domaine.

Des commentaires?

- Moi, j'en ai d'autres. Henley? - Oui, mon G�n�ral.

Vous �tiez en retard pour l�cher vos bombes. Pourquoi?

Je n'ai pas d'excuse.

Vous �tes franc, au moins.

Mais vous mettez tout le groupe en danger.

Gately! Voici une recrue.

On a perdu qu'un avion cette fois. Pourquoi avez-vous quitt� le groupe?

Ackerman avait des ennuis.

Deux moteurs en feu et les avions de chasse ennemis approchaient.

J'ai pens� qu'il pourrait s'en sortir si je restais tout pr�s.

- C'est un ami intime? - Oui, de chambre.

Vous avez compromis la s�curit� du groupe pour sauver votre ami.

Chaque B 17 doit d�fendre le groupe. C'est la s�curit� du groupe.

Avec un B 17 en moins, une formation perd dix mitrailleuses.

On peut abandonner un avion touch�...

mais jamais son devoir envers le groupe.

Ce groupe doit �tre votre seule raison d'�tre!

Que tout le monde change de chambre!

Baxter est hors de la colonie. Gately, vous prenez Pettingill comme co-pilote.

C'est tout ce que j'ai � dire.

- Quelqu'un a quelque chose � dire? - Et nos transferts?

C'est tout? Rompez!

Entrez.

Keith. Entrez. Je suis content de vous voir.

Comment allez-vous? La paperasse va bien?

J'ai chang� de domaine. Je suis officier de base.

- F�licitations. Vous le m�ritiez. - Merci. Je suis heureux de vous voir.

- C'est bien de vous revoir, Harvey. - C'�tait mon g�teau d'anniversaire...

Je vous en souhaite beaucoup d'autres.

- Je crois �tre d�j� venu ici. - Vous nous manquiez.

Les gars seront contents de vous voir.

Je n'en suis pas certain.

J'ai vu le Sergent Keller � l'entr�e. J'ai d� montrer ma carte pour entrer.

Je veux juste vous parler, Frank.

J'ai du travail. A tout � l'heure.

- Il est bien, Stovall! - Tr�s bien.

Asseyez-vous.

Fameux! �a r�chauffe par ce temps!

- Quel climat! - Vous l'avez dit!

- On n'est pas l� pour parler du temps. - Non.

Non. Ou plut�t si, dans un sens.

- Il y a un orage en vue. - Le Patron?

Je ne sais m�me pas s'il est au courant.

On a entendu parler de demandes de transfert mais on ne les a pas re�ues.

- Vous les freinez? - Oui.

Vous avez pratiquement une mutinerie sur les bras.

L'inspecteur g�n�ral l'aurait appris. Si c'est le cas, vous �tes fini.

Vous pouvez le retenir?

L'inspecteur est tout-puissant.

Je sais que vous comptez sur le temps et sur des succ�s...

- mais �a ne marchera pas. - Que proposez-vous?

Honn�tement, quand on vous a mis en charge, j'ai souhait� votre �chec...

c'est humain!

Mais je viens vous donner une lecon.

- J'�coute. - Vous allez �chouer aussi, comme moi.

Les gars ne sont pas des num�ros.

Le principe est bon, mais...

j'ai �chou� par insuffisance.

Vous devez vous les attacher sinon ils vous abandonneront.

Ce serait un �chec pire que le mien.

Que je les soutienne?

Si vous voulez.

Bien, Keith...

Je ne pense pas comme vous.

Ils sont jeunes, mais ce sont des hommes.

Dommage qu'ils doivent s'en rendre compte si jeunes.

Bishop n'a sans doute pas plus que 21 ans.

Devenir adulte � 21 ans, c'est dur.

Notre r�ussite est � ce prix.

Ils y arriveront.

Un soutien? Ils m�ritent mieux.

Si j'ai tort, nous sommes fichus.

Autant le savoir le plus t�t possible.

C'est tout.

Vous m'aviez d�j� conseill�...

on est quitte.

Encore!

Les autres ont fait demi-tour. Le 918 ne r�pond pas.

Laissez tomber les codes.

L'�tat-major appelle le commandant du 918. M'entendez-vous?

Pas de r�ponse.

Ne devaient-ils pas tous garder contact en cas de mauvais temps?

Bien entendu.

Il s'est pass� quelque chose. Ils sont all�s sur l'objectif, seuls.

Je vais au terrain. Je ne peux pas juste rester l�.

21. Tous rentr�s.

Il y a encore des miracles!

Malgr� le mauvais temps... l'objectif a �t� atteint.

C'est bien. Et l'appel radio?

Je ne l'ai pas re�u. Ma radio est sans doute en panne.

Allons � votre bureau.

Ouvrez le bar! Les gars l'ont bien m�rit�.

Je dois croire vos salades � propos de votre panne de radio?

Le temps �tait si mauvais que vous n'avez pas vu les autres rentrer?

Vous ne pouvez pas prendre ce genre de risques.

J'ai d�j� un inspecteur sur le dos...

alors que je n'en ai pas vu un en plus de vingt ans.

Le succ�s n'est pas une excuse.

Je n'ai rien entendu. Ma radio �tait en panne.

- �a ne tient pas debout! - Si!

Encore un point.

Le 918 a pass� et r�ussi... l� o� personne n'a pu le faire.

Si j'ai encore une chance comme celle-ci, de donner...

au groupe la fiert� qu'il doit avoir...

ma radio pourrait bien � nouveau tomber en panne!

Je demande m�me une citation pour ce groupe.

Pour son courage dans une mission difficile.

Et il n'est pas n�cessaire de citer le chef.

Soit, vous gagnez. Un jour, vous aurez peut-�tre votre citation aussi.

Vous avez quelqu'un qui puisse prendre des notes?

Mclllhenny, Un bloc et un crayon!

Mission accomplie!

CLUB DES OFFICIERS

Votre avis, Stovall?

Je ne sais pas. Je comprends pas bien.

Ils sont contents de la citation mais ils ne font pas vraiment la f�te.

C'est pas normal.

On ne m'acclame pas!

Je sais pas.

Dites � Bishop que je veux le voir.

Je voulais vous parler car je sais que vous direz ce que vous pensez.

Pouvez-vous me dire ce que vous ressentez � l'instant.

- A quel sujet? - Les transferts...

le fait qu'on ait montr� aux autres comment faire. En �tes-vous fier?

- Comment g�n�raliser? - Mais vous, personnellement.

C'est difficile � dire. Je ne sais pas ce que je ressens.

- C'est �a le probl�me. - Quoi, �a?

Tout ca... Absolument tout.

Je ne vois pas � quoi servent nos bombardements.

Et tous ces gars qui se font tuer...

On n'est d�j� pas si nombreux.

Nous sommes comme des cobayes mais on ne sert � rien.

Il nous faudrait croire en quelque chose.

Une fois cette chose trouv�e, les choses changent.

Ce qu'on fait ne rime � rien.

- Je veux partir. - Dans un autre groupe?

C'est pas �a la question. Je ne veux plus voler.

Que nous n'ayons pas eu de perte aujourd'hui ne veut rien dire?

Bien s�r que si.

Bien s�r.

D'une certaine facon.

Mais je veux partir.

�a m'�tonne de la part d'un homme d�cor�.

Evidemment, nous sommes des cobayes mais notre exp�rience a un but.

Si nous arrivons � tenir bon...

un de ces jours, quelqu'un va lever la t�te...

et voir un ciel couvert de bombardiers am�ricains.

En route vers l'Allemagne pour frapper le troisi�me Reich chez lui.

Peut-�tre que nous-m�mes ne verrons pas ce moment...

mais cette force existera si on arrive nous, � �tre � la hauteur maintenant.

J'aimerais beaucoup vous croire.

Mais, je ne crois plus en rien.

C'est comme si je parlais dans le vide.

Se faire muter est simple...

�chapper � son devoir ne l'est pas.

A chacun son choix.

- Bonne nuit, Jesse. - Bonne nuit, mon G�n�ral.

Comment �a se passe?

Je ne sais pas. L'inspecteur a r�uni tous les pilotes.

La s�ance continue...

Vous aurez l'air fin en sous-lieutenant!

N'abandonnez pas la cause tant que le jury d�lib�re.

Il ne faut pas se faire d'illusions.

Finalement, le Pentagone n'est pas si mal. De bons repas...

cocktail tous les soirs.

- �a n'a pas tra�n�. - Je m'en doute.

Vous pouvez tout d�baller. L'inspecteur n'a pas pu parler.

Bishop a retir� sa demande...

les autres ont suivi.

L'inspecteur n'a rien pu dire.

Vous voyez?

O� est mon sac? Je l'avais � l'instant.

Vous deviez gagner.

Ils ont r�alis� qu'ils avaient une chance avec vous en charge.

Ils ne doivent plus compter sur moi.

Vous savez, ce serait bien d'avoir quelques permissions � distribuer...

comme un geste amical.

Je vois ce que vous voulez dire.

On s'embrasse et on oublie tout?

Embrassez-les, vous!

Dites-leur que maintenant on va s'efforcer de former des chefs...

que vous serez en charge de la prochaine mission, pas moi.

Bishop verra aussi ce que c'est qu'�tre en charge!

Ils y go�teront tous...

aux responsabilit�s de chef!

Vous ne serez pas d�grad�. Arr�tez de sucer votre pouce...

il y a du pain sur la planche.

- Pourquoi me traiter ainsi? - Il est coriace!

II y va quand m�me un peu fort!

Oui, on peut dire qu'il est dur!

Son attitude ne sera jamais celle de Davenport.

- Il ne se laisse pas attendrir. - Il n'est pas humain.

La seule diff�rence entre Savage et Davenport...

c'est que Savage est un tout petit peu plus grand!

J'y comprends rien!

Pourquoi ce n'est pas toi qui es en charge? Tu t'es mal conduit?

Cobb n'est l� que pour les broutilles.

Alors, o� va-t-on? Donne-nous un indice.

J'aimerais �tre en charge. Vous allez aimer.

Voil� qui va vous int�resser:

L'industrie a�ronautique allemande...

ne fabrique que des chasseurs pour la d�fense.

Ils retirent leurs chasseurs du front russe...

pour solidifier leur d�fense sur ce front.

Ils ont d� entendre parler du 918!

Notre mission pour ce matin est importante.

- Pour la premi�re fois... - L'Allemagne!

Dans le mille!

Wilhelmshaven.

Pour la premi�re fois, notre cible se trouve en sol allemand.

Je commande le groupe.

Bishop, l'escadron du haut. Hollerman celui du bas.

Joe.

A vos postes � 7 h.

Moteurs � 7 h 10.

D�collage � 7 h 20.

Cigarette!

Ils rentrent!

- Combien? - Je l'ignore.

Ils arrivent. Ils approchent de la piste.

Neuf!

Quatorze!

Quinze, seize!

Comment �a s'est pass�?

C'�tait dur. Ils nous attendaient. Combien?

Deux manquants. O'Neal s'est pos� ailleurs...

et on a ramass� Gately dans la Manche. Deux bless�s, rien de grave.

Allons au rapport.

- Vous �tiez dans mon avion? - Non.

- Je veux dire oui. - Qui vous a permis?

Personne, mais je suis mitrailleur.

Je ne veux pas de rampants dans les �quipages!

Vous garderez peut-�tre vos pieds sur terre si vous �tez ces galons!

Cette fois pour de bon.

- Filez au rapport! - Oui, mon G�n�ral.

On commencera par une critique de la mission d�s demain matin.

Le temps pourrait bien nous bloquer au sol.

On va pouvoir souffler. Distribuez quelques permissions.

Je dois vous parler du Sergent Mclllhenny.

- Alors? - Casser Mclllhenny complique tout.

Comment ca?

�a cr�e un pr�c�dent. Il faudra aussi casser Twombley.

- L'aum�nier? - Il s'est embarqu� clandestinement.

C'est au-dessus de Wilhelmshaven que Bishop l'a r�alis�.

Il l'a entendu prier et mitrailler en m�me temps.

On aura tout entendu!

J'ai bien peur que non.

Autant que je vous dise tout en une fois. Non, merci.

Stovall et le toubib �taient partis comme mitrailleurs.

Tous les rampants �taient l�-haut!

- Pas de bless�s? - Je ne crois pas.

Un truc bizarre au sujet de Mclllhenny...

il a descendu deux avions pour s�r et un probablement.

Un mitrailleur-n�.

- Vous le saviez? - Ah non!

- Vous croyez que... - Bon, �a va.

Twombley, Stovall!

Venez un peu ici.

Etes-vous fiers de vous?

- Je vais... - Faut-il en parler maintenant?

L'�motion du combat...

Je vais c�der pour une fois. Je vais sans doute le regretter.

Vous m'avez eu cette fois. Je ne peux pas tous vous casser.

Mais comprenez bien que ces missions ne sont plus pour vous.

Vous devriez le savoir.

Et je ne veux pas avoir � �crire � votre femme.

Et vous... occupez-vous des p�ch�s.

Limitez-vous dor�navant � ce domaine. Compris?

Touch� quelque chose l�-haut?

II y avait de la bu�e sur mes lunettes mais je crois en avoir touch� un.

Un des n�tres ou un des leurs?

Mclllhenny. Je connais vos exploits...

- Remettez vos galons. - Oui, mon G�n�ral.

Faites-les mettre sur fermeture �clair!

Oui, mon G�n�ral!

- Ils rentrent quand? - Bient�t.

Demandez le d�compte.

Tour de contr�le. Quel est le d�compte?

20 de retour. Le 397, manquant.

Un manquant: Le 397.

Lieutenant Bishop.

- Vous avez vu son parachute? - Non.

Il a �t� descendu au-dessus de l'objectif. Ils n'avaient aucune chance.

C'�tait un type bien. Un de nos meilleurs pilotes.

�a aurait pu �tre pire. Et pour les d�g�ts?

Tout le monde en a.

- A propos de Gately... - Il a �t� bless�?

Non. Il s'est �vanoui � l'atterrissage.

J'aurais d� l'examiner apr�s sa chute. Il ne souffrait pas pourtant.

A la radio, on voit une vert�bre f�l�e.

Douloureux?

Terrible! Et il a fait trois missions avec ca!

- Les reins bris�s? - Presque. Il est en extension.

Gately.

Bien, docteur.

Merci de me l'avoir dit.

Vous cherchez quelqu'un?

Non, je vais jeter un coup d'oeil.

- Faites comme si je n'�tais pas l�. - Bien, mon G�n�ral.

- �a va vous ralentir au jeu de d�s. - Ca va me co�ter cher.

- Vous restez longtemps? - Dix jours.

- Si je peux faire quelque chose... - Merci.

Birdwell, ils vous ont enlev� tous les �clats?

Oui, et sans d�tecteur pour les trouver.

- Bien nourri? - Comme un coq en p�te!

- �a va, Ben? - Je vais bien.

Je suis d�sol� pour ce coup dur.

Merci, mon G�n�ral.

Le toubib n'a pas perdu son temps.

Pardon, vieux.

C'est vraiment douloureux?

Ce n'est rien.

Asseyez-vous.

Je pr�f�re rester debout.

Je passe plus d'heures assis que je ne fais d'heures de vol.

Qu'est-ce que c'est ce truc? C'est un d�bris d'avion 1900?

�a n'a pas l'air confortable.

- �a soulage? - Enorm�ment.

Combien de temps serez-vous absent?

Quelques semaines.

- Vous souffrez beaucoup? - A peine.

- Pas envie de parler? - Je vous �coute, mon G�n�ral.

Ben...

Je voulais vous dire...

vous n'avez besoin de rien? Je peux vous envoyer quelque chose?

Non, rien du tout. J'ai tout ce qu'il me faut.

Pr�venez-moi, �ventuellement.

Je ne peux rester...

mais je reviendrai.

Vous �tes dans la classe des clients sp�ciaux.

Je viens de l'apprendre.

Cette mission nous est envoy�e par l'�tat-major interalli�.

La cible est de grande importance. Il nous faudra aller loin.

Trop loin pour un soutien de chasse.

Un succ�s consacrerait nos espoirs pour les bombardements pr�cis de jour.

C'est ce que nous attendions. Avec le peu d'�quipement � notre disposition...

il faudra trois raids pour d�truire l'objectif.

Il faudra calculer au litre d'essence...

au kilo de chargement et � la seconde pr�s.

Voici notre cible: Les roulements � billes.

Presque toute la production allemande est concentr�e ici.

Sans ces roulements � billes, l'industrie allemande sera paralys�e.

Je n'ai rien de plus fort � vous offrir.

Si nous r�ussissons, tout ira plus vite.

- On aura plus de groupes. - On s'agrandit?

Quand reviendrez-vous � l'�tat-major?

Difficile � dire.

Pourquoi? Le groupe a l'air au point.

Le probl�me du chef se pose toujours.

Vous manquez de gens? Voulez-vous un officier?

Mes cadres sont bons.

J'ai perdu Bishop et Hollerman.

Cobb, �a va. Gately sort de l'h�pital.

On attend un peu.

- Quand le saurez-vous? - Je ne saurais pas vous r�pondre.

Comment en �tre certain? J'ignorais o� j'envoyais Gately.

Bishop a-t-il vol� une fois de trop? Comment le savoir? Je suis ici et...

Calmez-vous!

Dites-moi comment s'appelait votre pr�d�cesseur?

Qui? Keith?

Par o� flanchait-il? Ne prenez-vous pas le m�me chemin?

R�fl�chissez bien, Frank.

Vous croyez?

Ce serait normal.

Vous affrontez la mort avec ces gar�ons.

Vous faites en sorte qu'ils s'en tirent.

Vous vous identifiez � eux.

Vous avez beaucoup vol� ces derniers temps.

Je dois les mener au but...

je ne les l�cherai pas.

Soit. Mais �a presse.

Vous me pr�viendrez?

Ramenez-moi un roulement � billes. Et revenez entier!

Ca me semble raisonnable.

Je veux voir le dossier des commandants en second...

et de ceux qui pourraient commander en cas d'urgence.

- Il se passe quelque chose? - N'en parlez pas encore.

Commandant au Navigateur:

Cap pour la formation de combat.

Mitrailleur arri�re: Pr�venez quand les autres rallieront.

Savage � �quipage: 10000 pieds. Oxyg�ne.

Le radar ennemi nous capte. La Luftwaffe nous attend.

Evitons le bavardage. Pas besoin qu'ils en sachent plus.

Route et temps comme pr�vus. Quittons c�te anglaise.

Savage � mitrailleurs: Essayez vos armes.

Pardon?

Vous les avez?

- Il parle au minist�re de l'Air. - R�p�tez.

Merci, je vous rappelle.

Approchons c�tes ennemies.

R�action ennemie la plus forte jamais signal�e.

L'ennemi mobilise ses chasseurs jusqu'au Danemark...

et au sud jusqu'� lafu Five.

Et il y a autre chose.

Eventuellement, les Boches pourraient vous percuter.

Navigateur.

Avons-nous d�pass� la c�te ennemie?

Certainement.

Changez le cap. 15 degr�s � gauche.

Les tirs antia�riens se sont arr�t�s. Attention aux chasseurs.

Quatre chasseurs � 10 heures!

Une meute � droite!

Vous � l'interphone, soyez pr�cis. Combien? O�?

Onze � 3 heures.

Escadrons bas et haut, attention! Ils arrivent � 12 heures!

Attention, Cobb, ils foncent sur vous!

Birdwell a �t� touch�. Il d�croche.

- Deux escadrons � 12 heures. - Je les vois.

Et encore six, � neuf heures. A environ un mile.

Gately, amenez l'escadron plus avant.

Chef A aux chefs B et C:

Gare aux attaques feintes masquant le r�el assaut.

Attention � l'attaque en groupe, ils sont huit ou dix.

D'autres arrivent � une heure. Attention!

J'en ai eu un. Il a saut�.

B 17 en difficult�. Gardez un oeil sur lui.

Deux hommes sautent...

Encore trois... L 'avion flambe.

Economisez les munitions. On est loin d'avoir fini.

Raccourcissez les rafales.

B 17 touch� � 3 heures.

Encore un des n�tres touch�!

Avons-nous rattrap� le timing?

Oui, mon G�n�ral. Attention.

Si le vent ne tourne plus, oui.

Trois autres arrivent. Serrez bien!

Des d�g�ts?

Incendie au compartiment radio.

Essayez d'�teindre.

Du calme, les autres!

Bombardier � Commandant: Tir antia�rien devant.

Oublions les chasseurs pour un moment.

Commandant appelle B et C.

L�chez les bombes d�s Halstuben. R�pondez.

Charlie leader. Wilco.

Commandant B � Commandant A. Vent de travers. Objectif secondaire clair.

Rien � faire. On va au principal objectif.

- N'oubliez pas: Halstuben. - Bien re�u.

Halstuben tout droit.

Trajectoire align�e.

Bombardier, prenez l'avion en charge.

Soutes ouvertes!

En plein dans le mille! On rentre.

Ca va derri�re?

Le B se rassemble. Le C est attaqu�.

On vire � gauche. Resserrez la formation.

Attention au tir antia�rien!

On ne peut pas leur laisser les tra�nards.

Bien recu.

Cobb est touch�.

Saute, Joe! Sautez, les gars!

Keith! Bienvenu � l'op�ration Stovall!

- Comment �a se pr�sente pour demain? - Je ne sais pas encore.

- D�sol� pour Joe. - C'est la vie!

- Que dit la m�t�o? - Ca va.

On n'a plus qu'� y aller.

- Le Patron �tait content. - Il y a de quoi!

Avec du bon boulot, on pourrait avoir fini demain.

- Il �tait dans un avion. - Non?

Dans l'avion de Mayer. On ne l'a trouv� qu'apr�s le d�part!

Le Patron resquille maintenant!

Si j'avais su, il aurait �t� plus pr�s des tirs antia�riens. Et les autres?

Pr�ts pour l'effort de demain.

Maximum. L'effort maximum!

Seriez-vous ivre?

Un peu...

J'avais pr�venu le G�n�ral de cette �ventualit�!

Je me joindrai � vous demain soir si vous continuez comme ca.

D'accord.

Il a une t�che ingrate:

Attendre les retours, crouler sous les papiers...

Ce n'est pas la raison.

J'ai bu parce que mes id�es se brouillent.

Je r�fl�chissais. Chose � ne pas faire!

Je ne me rappelais plus leurs visages.

Je ne les voyais plus.

Bishop, Cobb...

Wilson, Zimmy...

eux tous.

Vous tous.

Ils avaient tous le m�me visage...

tr�s jeune. �a m'a troubl�.

Je resterai ivre...

jusqu'� ce que �a se dissipe.

Continuez, Harvey...

Mais si vous voulez vous y mettre, il faudra aller ailleurs.

Bonne nuit, mon G�n�ral.

Bonne nuit, Keith. Je sens que je vais bien dormir.

C'est l'heure.

Bonne chance!

Bonne chance!

- Qu'y a-t-il? - Je ne sais pas.

- Vous �tes malade? - Mon bras est mort.

Je vous remplace?

Non. Dites �...

- Dites � Gately de me remplacer. - Entendu.

Appelez le toubib.

Je prends l'avion de t�te.

O� est mon masque � oxyg�ne?

Frank, tu es malade?

Arr�tez!

Je suis l� Frank. Ici! Tout va bien!

II n'y arrivera pas!

Ils ne peuvent pas partir!

On ne peut pas les laisser partir!

Arr�tez-les!

Arr�tez-les!

Une cigarette?

Une bonne cigarette?

Qu'est-ce que vous en pensez?

Etat de choc. Effondrement total. Tout l�che en m�me temps.

Faites-lui une piq�re, qu'il dorme.

Dans son �tat, c'est inutile.

Il vole avec les autres!

A leur retour, il se remettra.

J'esp�re.

Ca m'�tonne de lui.

Moi non, c'�tait fatal: Trop d'�motions contenues.

Il �tait brillant au briefing.

La lueur avant l'effondrement comme un filament.

C'est "l'effort maximum"!

Colonel Davenport.

C'est bien. Merci.

Les r�sultats de l'attaque, Frank.

Objectif principal atteint.

Bons r�sultats, dit Gately.

Dans le mille!

Ecoutez-moi!

Je sais ce que vous ressentez.

Vous croyez avoir �chou�.

Qu'est-ce que vous attendez de vous-m�me, Frank?

Ecoutez.

J'ai vu quelque chose dans le regard de ces jeunes ce matin.

Ce que je n'ai jamais pu y mettre.

Vous vouliez des adultes. Ils le sont maintenant.

Vous ne les avez pas l�ch�s.

Vous �tes � chaque poste, dans chaque cockpit!

Vous ne voulez pas m'�couter? Restez-l� � vous torturer!

R�p�tez-vous que vous avez �chou�!

Rongez-vous les sangs jusqu'� ce que mort s'ensuive.

Ne laissez personne vous aider!

Les voil�!

Six, sept.

Huit.

Neuf.

Dix.

Piccadilly Lily.

Onze.

Douze.

Treize.

Quatorze.

Quinze.

Seize.

Tour de contr�le!

- Tour de contr�le. - Le d�compte?

21 au d�part, 19 au retour.

Ils ont r�ussi!

Dix-neuf!

Ils ont r�ussi!

Dix-neuf!

- Qui commandait? - Ben Gately.

Il est... revenu?

Oui, il est revenu.

Je suis fatigu�.

Je vais dormir un peu.

Sous-titrage: SDI Media Group

[FRENCH]

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