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L'ombre de la mort recouvre lentement les îles du Nord de l'Écosse.
Voici l'histoire de l'une d'elles.
Les Romains qui naviguèrent sur ces mers
ne perçurent des Shetland qu'une lointaine silhouette bleue.
Ils la nommèrent :
À L'ANGLE DU MONDE
Chantons plein d'espoir, Chantons dans la joie
À la poursuite du vent
À travers cette réalité pure et cruelle
À la poursuite du vent
Les vagues qui déferlent sur ce rivage
Accourent, accourent des mers lointaines
S'élevant, tournoyant, les vagues se déchirent
À la poursuite du vent
... Et les habitants de l'île de Foula où a été tournée cette histoire.
Nous allons accoster.
M. Graham, on ferait mieux de ne pas s'attarder.
Je prends le risque.
C'est abandonné.
Bizarre, mon guide ne le mentionne pas.
Il avait raison lors de sa publication.
Vous aviez tort de dire que rien ne change ici.
Il n'y a plus âme qui vive sur Hirta.
C'était d'abord la propriété des oiseaux.
Ils ont recouvré leurs droits.
Hirta est bien l'ancien nom de l'île ?
- Que signifie-t-il, Andrew ? - Il signifie "mort".
Touché.
Andrew !
Renvoyez le bateau !
Andrew Gray...
- "Tombé au-delà" ? - Beaucoup mourraient ainsi.
À la recherche d'œufs ou après les moutons.
Une corde qui s'effiloche, un pied qui glisse...
Cela désigne la mort, sur cette île.
L'endroit est lugubre.
Oui. Vous avez raison.
- Que se passe-t-il ? - Les collines d'Écosse...
On les aperçoit rarement depuis Hirta.
- Les anciens disaient... - Quoi ?
Que les voir portait malheur.
C'est la vérité.
Je ne les ai vus qu'une seule fois. Nous étions trois quand...
C'est le jour du Seigneur,
une splendide matinée d'été.
Il y a 10 ans,
tous les habitants étaient en route pour l'église.
Les hommes en noir.
Les femmes endimanchées et jolies.
Le jeune John Eisbister se tenait debout devant la porte.
La cloche devait sonner.
- Dépêche-toi ! - Je ne fais que ça !
Voilà, Mère.
- Le soleil soignera tes rhumatismes. - Tu nous entendras chanter.
Nous chanterons plus fort.
Du moins, Père et moi. Pour Robbie, je ne sais pas.
Je couvrirai ton pépiement, sans même m'époumoner.
Toujours aussi fier de toi !
C'est l'heure.
- Bonjour, John. - Bonjour, Robbie.
Pas la peine rester bouche bée chaque fois que tu le vois.
Bonjour, Andrew.
Tu as vu la jolie robe que Robby m'a ramenée d'Aberdeen.
De la soie ?
- Comme une horrible pécheresse. - Continue et je la reprends.
- Essaye un peu ! - Tu t'assoiras à côté de moi ?
Moi et ma robe en soie ? Les gens vont jaser.
- Bonjour, Peter. - Bonjour, James.
Content que Robbie soit de retour. Il nous aidera pour la pêche.
Il nous serait plus utile pour les moutons.
Je dirige la poste et le bateau.
Je sais ce qui est le plus rentable.
Mais je suis responsable des moutons devant le Laird.
Je le sais parfaitement. C'est moi qui ait trouvé où vendre nos tweed.
- Je ne le nie pas. - En tant qu'Ancien de l'église...
As-tu remarqué que la cloche ne sonne plus ?
Tu nous retardes tous avec tes propos impies.
... la puissance et la gloire pour les siècles des siècles, amen.
Louons notre Seigneur en chantant à sa gloire le psaume 23.
Sur l'air de Whiltshire.
L'Éternel est mon berger, je ne manquerai de rien.
Il restaure mon âme.
L'Éternel est mon berger
Je ne manquerai de rien
Il restaure mon âme
Dans de verts pâturages, il me fait reposer,
près des eaux paisibles.
Ainsi parla l'Éternel :
"Puisque les Syriens disent que l'Éternel est un Dieu des montagnes
"et non un Dieu des plaines,
"je livrerai entre tes mains cette grande multitude
"et vous saurez que je suis l'Éternel."
I Rois, 20, 28.
Mes frères, ne laissez pas les païens vous faire honte.
Les Syriens connurent la défaite,
battus par des Israélites que pourtant ils méprisaient.
Ils y virent l'intervention d'une force surnaturelle
et attribuèrent leur défaite au dieu d'Israël.
Si le Seigneur
vous a apporté la prospérité
en tant que serviteurs du Christ,
prenez garde de ne pas fièrement lever les yeux au ciel.
Mes amis,
le cœur de l'Homme est par nature orgueilleux.
Gardons en mémoire que nous ne sommes que des outils
dans les main du Seigneur.
Nous ne sommes pas plus
qu'une faux entre ses mains quand nous moissonnons le grain.
Rien de plus que le filet
qui ramène le poisson.
Tirons leçon de nos péchés...
Le péché limite le pouvoir des Évangiles.
Certains d'entre nous, parfois,
sont enclins à limiter le pouvoir des Evangiles.
Ils s'imaginent que seuls certains pécheurs...
Ils s'imaginent que seuls certains pécheurs
obtiennent le pardon de Dieu.
Beau sermon, John.
Une heure et quinze minutes.
Ils n'en ont pas de pareils à Edimbourg.
Chaque phrase respirait la parole de Seigneur.
Nous chargerons les bateaux à la fin du jour.
La marée remontera à une heure du matin.
Ça tombe bien.
Va donc te promener avec Ruth.
Et prends soin de respecter le Sabbat.
Arrière, Satan.
Robbie, est-ce vraiment la bonne ?
Oui, Ruth.
Dire que je craignais que tu ne trouves personne !
Je me sentais coupable d'être avec Andrew
alors que tu avais une longueur d'avance !
Polly...
Polly Manson.
- Ça ne sonne pas très bien. - Peu importe, ce sera ta belle-sœur !
Père l'apprendra demain
et je prendrai la parole pendant le Conseil.
- Il sera furieux. - Je ne suis plus un enfant.
D'autres sont du même avis que moi.
Pas Andrew.
- Qu'est-ce qui ne va pas avec lui ? - Rien du tout
mais il se brisera le cou s'il n'y prend pas garde.
Andrew !
Appelle-le !
Descends ! Elle a peur !
- Un simple coup de tête. - Ça en avait tout l'air.
Les Anciens devaient prouver leur courage pour se marier.
J'ai pensé : "Ruth doit voir que tu vaux autant qu'eux."
Pense au Sabbat !
C'est ce qu'a dit Père. Je ne suis pas prêt de l'oublier
mais si un homme ne peut enlacer sa fiancée
sans que John Knox ne se retourne dans sa tombe,
alors le monde est rempli de pécheurs.
Ça nous portera chance.
Nous n'en avons pas besoin.
De quoi parliez-vous ?
- De toi. - Rien que de plus normal.
Tu te crois seul au monde ?
Trois abeilles bourdonnent dans sa tête. Toi, moi,
mais la plus bruyante est Norvégienne.
Robbie, je suis ravi pour toi.
Pourquoi ne l'as-tu pas ramenée ?
Je ne l'amènerai pas ici. Ni maintenant, ni jamais.
J'espère que nous serons tous amis...
et bons voisins.
- Que veux-tu dire ? - Rien de plus.
- J'aime que l'on parle clairement. - Je l'ai fait.
Tu quittes l'île ? Malgré le manque de bras ?
- Qui est au courant ? - Vous deux.
- Quand le diras-tu à Peter ? - Demain.
Durant le Conseil ?
Robbie, tu es passé à l'ennemi.
Avant de partir, je pensais comme toi.
Le monde a changé. Il s'élargit et s'offre à nous.
Avant, nous ressemblions aux autres
mais notre monde est dépassé.
Je m'y connais en mécanique. Pourquoi je n'en profiterais pas ?
Que pourrions-nous espérer ici, Polly et moi ?
Tu es trop intelligent pour moi.
Suis ton chemin, je suivrai le mien.
- Tu ne vois donc pas... - Point final.
Tu fuis parce que le travail est trop dur.
- Ce flirt... - Laisse-la en dehors !
Si seulement...
Je te vaux bien. Je te battrais encore sur les falaises.
- Toi ? Un poids plume ? - Ça suffit.
Tu vois Wester Hoevdi ?
L'escalader à mains nues faisait partie des anciennes épreuves.
Qu'en dis-tu ?
Une course ?
Regardez.
Les collines d'Écosse.
Je vous l'interdis.
Cette course stupide ne règlera rien.
Et ignorons la provocation dont se rend coupable mon propre fils.
Mais il faut en parler ! Cela nous concerne tous.
Tais-toi.
Le gamin a raison.
C'est bien pour discuter des problèmes que nous nous réunissons.
Ce sont nos foyers, nos familles et notre avenir.
J'ai pas raison ?
Je ne vais pas vous faire la leçon. Un homme doit penser par lui-même.
Depuis plus de 100 ans, le Conseil se réunit chaque matin.
Mais c'est la première fois qu'il doit affronter un tel problème.
Année après année, la population diminue.
Regardez les îles de Mingulay et St Kilda.
Aujourd'hui abandonnées, elles étaient si pleines de vie.
C'est ce qui arrivera ici.
On ne peut pas lutter. On n'y peut rien.
Je vois les choses comme... C'est chacun pour soi.
C'est tout ce que j'ai à dire.
Et je suis revenu pour le dire.
Vous le savez tous, je suis pas un grand orateur...
Sauf à l'église, John !
Merci, James.
Mais préparer un sermon me prends toute la semaine.
Robbie vient d'aborder un vrai problème.
On ne peut rien faire.
Ne pas pouvoir ?
Vous ne voulez pas !
Regardez.
Des chalutiers ratissent la mer avec leurs filets
remplissant leurs cales avec notre poisson.
Ruinant les pêches futures avec leurs maudits chaluts.
La limite de trois miles, ils s'en moquent.
On récolte des coups sur la tête, quand on leur rappelle.
Et tout ça pour quoi ? Des quotas.
C'est tout ce qu'on veut. C'est pour ça qu'on prie.
Ces fous détruisent notre gagne-pain à tous.
Il faut pêcher au large et brûler plus de charbon.
À quoi ça sert ?
Les combattre, c'est ce que j'ai fait toute ma vie.
J'ai pu garder un toit sur ma maison, et élever décemment mes enfants.
Et toi, Robbie, tu viens me dire que c'est chacun pour soi
et tu te mets à parler pour la moitié de l'île,
alors que tu viens de travailler sur un de ces chalutiers !
63 £ en trois mois !
- Ici, à peine quelques shillings. - Tu n'es plus mon fils.
Ne le prends pas si mal, Peter.
Il a juste dit ce qui devait être dit.
Où trouverons-nous les hommes qui nous manquent ?
Ça fait un moment déjà que je pense à ça.
Nous obtiendrons sûrement du gouvernement
le transport gratuit et des subventions pour des terres.
Je te rappelle, James Gray, que c'est au Laird de décider.
Je n'accepterai pas...
On respectera tout le monde. La solution est simple.
Puisque Robbie est d'accord. Faisons cette course.
Laissons la décision au vainqueur.
Le Conseil pourrait se réunir 1 000 ans sans rien décider.
Peut-être bien, Andrew, mais je suis pas d'accord.
C'est trop risqué.
- Ton avis, Peter ? - Aucune objection.
Alors, aux bateaux.
Allons-y.
- Peter. - Quoi ?
Tu les laisses risquer leurs vies ?
Tu n'aurais qu'un mot à dire.
J'ai gravi trois fois le Hoevdi.
- Avec une corde. - C'est vrai.
N'y allez pas ! C'est de la folie !
- C'est la seule solution. - Parlez-en !
Ça ne mène à rien.
Vous allez vous tuer.
Je l'ai pressenti en apercevant les collines
et le soleil qui perçait les nuages !
Je vais vous perdre.
J'étais si heureuse hier.
Pas de temps à perdre.
Je n'ai pas réussi.
Ils n'ont pas voulu m'écouter.
Tu as choisi ta voie ?
Par l'Est, puis en grimpant par le sillon.
Là où nous ramassions les œufs mais sans corde, cette fois.
Je ne l'oublierai pas.
D'abord la face Sud puis le Coude du Diable.
- Plus long, mais plus sûr. - Si tu le dis.
- Va y avoir du spectacle. - Prêts ?
Prends à droite après la cascade.
À gauche, tu ne t'en sortirais pas.
N'oublie pas !
Ils se débrouillent bien.
Il a passé le Coude du Diable. Bravo, Andrew !
Robbie prend par la gauche. Il n'y arrivera pas !
Souquez !
Andrew !
Impossible...
Ça suffit, Père !
James et Andrew Burns,
rendez-vous aux funérailles de Robbie Manson
- demain, à 12 h. - Nous viendrons.
Jessie et Jean Grisengarth,
préparez-vous aux funérailles de Robbie Manson,
demain, à 12 h.
Magnus Quenester,
prépare-toi pour les funérailles de Robbie Manson,
demain, à 12 h.
Prépare-toi pour les funérailles de Robbie Manson,
demain, à 12 h.
Demain, à 12 h...
Une plainte s'élève du rivage
Une plainte descend la colline
Une plainte longe la rivière
Où nous avions l'habitude d'aller.
Je t'aime, Andrew.
Je t'aime, Ruth.
Père est un homme dur à comprendre.
- Un homme dur ? - Pas pire que vous tous.
Il ne veut plus entendre mon nom depuis la mort de Robbie.
Tu ne peux pas lui en vouloir.
Non ?
Dois-je lui parler ?
Il ne nous laissera jamais nous marier.
Nous n'avons pas besoin de sa permission.
Non ?
Tu sais que si.
Et s'il ne nous la donne pas ?
- Il nous faudra attendre. - J'ai déjà assez attendu.
On est trop peu nombreux pour se quereller.
Pas un jour sans que je croise ton chemin.
Ton père et toi voulez me chasser de l'île ?
Crois-tu que sa mort ne m'a pas touchée ?
Que j'ai oublié ton frère jumeau et mon meilleur ami ?
Le mariage était prévu aujourd'hui.
Tu l'as peut-être oublié.
Ruth, je suis désolé.
James ?
Tu vas lui parler ?
De Peter et Andrew Gray ?
Je lui en parlerai.
- C'est le Laird ? - Je ne le vois pas.
C'est lui.
Il avait seulement 24 ans, le pauvre gamin.
C'est dur pour Peter de perdre les deux.
C'est pas le genre d'homme à étaler sa peine en public.
166 yards de blé.
Exact.
600 livres de laine.
Les deux jeunes en souffrent profondément.
C'est pire pour ceux qui restent.
C'est vrai.
Mis à part les jerseys, tout est là.
Je rentre finir mon rapport.
Ça fait trois mois, et personne n'a pu tirer quelque chose de lui.
Ça durera tant qu'il me verra.
Il ne me pardonnera jamais.
Impossible de le raisonner. Je ferai mieux de partir.
Elle lui obéira.
C'est normal.
Il n'a plus qu'elle.
Je vais essayer.
Vous n'arriverez à rien.
Je viens de parler à ton fils, James.
Il a peur de devoir partir.
Mais c'est juste...
- L'accident lui pèse sur la conscience. - Ce sera une perte pour l'île.
Je vous ai aidé chaque fois que je le pouvais.
C'est vrai, M. Dunbar.
Mais si tous vos jeunes partent, Ce sera de plus en plus difficile.
Ce départ serait un grand malheur.
Il abat le travail de deux hommes.
J'arrive au même total que toi.
Excusez-moi, M. Dunbar, je dois m'occuper des moutons.
James ?
C'est bon, tout est là.
Fais bien attention aux œufs.
Prends soin de toi, fils.
Ils sont pas bien gros.
C'est le sel qui les imprègne trop tôt dans l'année.
La récolte sera pauvre.
Bien pauvre.
Et avec la tourbe qui s'épuise
je vais devoir reprendre mon ancien travail.
On ne peut rien faire sans tourbe.
Ce pauvre Robbie était dans le vrai.
On passera encore cet hiver mais pas le prochain.
Peter devra affronter la réalité.
Il faudra bien que quelqu'un aille parler à Peter.
Tu sais où il est ?
Sur les falaises, avec les moutons.
Merci de poster cette lettre.
C'est vrai ?
- Un enfant d'Andrew Gray ? - Oui. Et lui, tu ne m'enlèveras pas.
Ma pauvre fille.
Ma pauvre petite fille.
Sèche tes larmes, mon petit
Les agneaux se sont endormis
Les oiseaux se blottissent les uns contre les autres
Le marchand de rêve parcourt la lande
Rêves à vendre Doux rêves à vendre
Le marchand arrive avec des rêves à vendre
Mon bébé, endors-toi sans crainte
Le marchand a un rêve pour toi
Entends-tu l'appel de la bécasse
Et le faible écho qui s'éteint ?
Toutes les bêtes et les oiseaux sont endormis
Mais mon joli bébé pleure encore
Rêves à vendre, doux rêves à vendre
Le marchand arrive avec des rêves à vendre
Il reviendra avec l'été.
Le courrier pourra bientôt passer.
Si je pouvais lui parler dès maintenant.
- Ça paraît vide, le soir. - Oui.
- Tu cherches du travail ? - Peut-être bien.
J'ai besoin de bras.
2 £ par semaine et une part de la pêche.
- Où est ton bateau ? - À côté du Victoria Pier.
Alors, tu es d'accord ?
Pas sur ces maudits chalutiers !
- Tu es spécial, toi. - Je regarde pour qui je travaille.
Bien, j'insiste pas.
L'un d'entre eux sera bien ramassé.
S'ils dérivent pas trop au sud.
Le vent les entraînera vers les chaluts.
Où trouver le capitaine McFee ?
McFee ? C'est son bateau là-bas.
Ohé, du bateau !
L'équipage est au complet ?
Je te cherchais.
- C'est toi, Andrew Gray ? De Hirta ? - Oui.
Robbie Manson était mon mécanicien.
- Robbie ? - Oui, un bon gars.
C'est vrai.
Content de connaître un de ces amis.
C'est réciproque, capitaine.
- J'ai une lettre pour toi. - Une lettre ?
Un petit "bateau-courrier", péché près de Sunborough Head.
Où est-elle ?
À bord d'un de ces "maudits chalutiers".
- Une fille ? - Oui.
Elle a besoin de toi.
Tu ne pourras pas y aller à la nage.
On part ce soir. Toujours aussi "spécial" ?
Il n'y a aucune raison de ne pas aller pécher près de Hirta.
Elle respire mal.
Une laryngite ?
On ne sait pas.
Avec un gros bateau, nous irions sur le continent.
La tempête va durer la semaine.
- Tu distingues son nom ? - Non, je le vois pas.
Sois courageuse, Ruth.
C'est la diphtérie.
Il reste encore une chance.
Je ne sais pas comment l'opérer.
Avec une radio, nous aurions pu demander de l'aide.
- Il n'y a plus d'espoir ? - Sans docteur, non.
Va chercher Ruth et le bébé.
J'y vais.
Andrew !
Par ici, Docteur.
Votre sacoche.
Capitaine...
Faites bouillir de l'eau !
- Fais bouillir de l'eau. - De l'eau chaude, vite.
- Elle est prête ! - Bravo.
Alors ?
Hors de danger.
Maintenant que vous voilà sauvées, vous restez avec moi.
À l'intention du Laird de Hirta.
Nous, fermiers de Hirta demandons votre aide,
pour l'évacuation de l'île, où la vie que menaient nos ancêtres
est désormais impossible.
Nous vous demandons d'intercéder auprès du gouvernement
pour l'obtention de terres, ainsi qu'un vapeur
pour le transport de nos familles et de nos biens.
Ils seront tous là à midi.
Qu'allons-nous faire des chats ?
On va devoir les laisser.
Ils arriveront à survivre dans les falaises.
C'est pour les chiens que je m'inquiète.
Ce sont de mauvais chiens de berger. Qui paierait pour les prendre ?
Et puis, il y a les permis...
Noyons-les.
Des personnes du continent les achèteront peut-être.
Tu pourrais en être de ta poche. Moi, je ne prends pas le risque.
James, je vais aux falaises.
Un collectionneur m'a offert 5 £
pour un œuf de guillemot.
Je sais où en trouver.
Allez, par ici.
James Andrew !
Viens voir.
Attache le chien.
Dis-leur de le noyer avec les autres.
Peter !
Peter !
Viens là.
Peter !
Chantons plein d'espoir, Recherchons la brise
À la poursuite du vent
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