All language subtitles for La promesse 2020 S01E03 French TF1 HDTV 1080p x264-chrisj72

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Original subtitles

...

Dans les épisodes précédents.

-Charlotte venait chez toi voir tes chiens.

-Je l'ai pas enlevée.

J'étais chez moi quand elle a disparu.

-L'amie de Fouquet a confirmé son alibi.

Elle était chez lui. C'est pas lui.

...

-Vous faites une connerie.

S'il en enlève une autre,

vous serez responsables.

*-Une petite fille a disparu

à La Ferrière, un bled à côté.

-Elle promenait le chien,

...

il est revenu seul.

-Salut, papa. Tu devineras jamais sur qui

je suis retombée... Serge Fouquet.

Je vais prouver que t'avais raison.

-Cne Casta ? Vous êtes flics

de père en fille ?

T'as besoin d'une équipe pour interpeller qui ?

-Serge Fouquet.

Il a enlevé une petite à Bordeaux.

Ce type a fait d'autres victimes, dont Charlotte Meyer.

-Tu veux rendre justice à ton père,

mais l'affaire Meyer est close.

-Vous avez une déclaration à faire ?

-Tu veux savoir où est Fanny ?

Non !

Gémissements

-Vous allez la retrouver ?

-Il y a quelqu'un ?

A l'aide, s'il vous plaît !

Les fouilles reprennent à quelle heure ?

-A 8h.

Ils viennent avec du renfort.

-J'ai fait un avis de recherche.

J'en ai imprimé 500.

Faut en mettre partout, à la mairie,

au supermarché, dans les magasins, sur la plage.

-Maman m'a dit que t'étais resté tard dehors, hier soir.

-Avec le chien, pour voir s'il flairait

des pistes. -Léo, ta mère s'est inquiétée.

On doit rester ensemble.

-J'arrive pas à rester sans rien faire.

-Hé, tu sais quoi ?

On va en mettre aussi au cinéma et à la pizzeria.

Hein ?

Je vais t'accompagner.

Musique mystérieuse

...

-Votre suspect a failli

nous claquer entre les doigts.

Il est immobilisé jusqu'à sa guérison.

-Il s'est frappé la tête tout seul.

-M. le procureur, le capitaine Castaing.

-Comment on le prouve sans caméra

ni témoins ?

-Il fait 2 fois ma taille. -Je vous crois.

En attendant l'enquête de l'IGPN,

son avocat dira que son client

s'est fait tabasser. -Il m'a piégée.

Il a voulu me parler, mes collègues témoigneront.

-Vous faites de la disparition de Fanny Vidal

une affaire personnelle.

C'est normal, votre père soupçonnait Fouquet

d'avoir enlevé la petite Meyer,

il y a 20 ans.

Mais pour le bien de l'enquête,

je préfère vous dessaisir.

-Ne faites pas ça, M. le procureur.

C'est le meilleur service à rendre à Fouquet.

Il s'est fracassé la tête

pour gagner du temps,

pour pas dire où est Fanny.

Elle est peut-être en vie,

séquestrée quelque part.

On doit se mobiliser pour la retrouver.

-Le Cdt Sambuc et son équipe ont toutes les compétences

pour y parvenir.

-Ah bon ?

Comme ils ont retrouvé

Charlotte Meyer ?

Ecoutez, M. le procureur.

Vous avez raison, j'en fais une affaire personnelle.

Je connais les ravages d'une enquête

qui n'aboutit pas.

Les familles brisées, les cauchemars qui n'en finissent pas.

Vous voulez vivre ça, M. le procureur ?

Une nouvelle affaire Meyer ?

Ce type à qui l'hôpital vient de sauver la vie,

a sûrement fait plus de victimes qu'on l'imagine.

Il faut que ça s'arrête, et qu'on se serre les coudes

pour le coincer.

-Qu'en dites-vous, commandant ?

-L'urgence est de retrouver Fanny et de la rendre à ses parents.

Et pour ça, on a besoin de tout le monde.

-Au prochain écart,

je vous préviens, je serai intraitable.

-Merci, M. le procureur. -Merci.

-Capitaine. Commandant.

-Jérôme, je suis désolée.

Je voulais pas te blesser avec l'affaire Meyer, mais...

-Mais quoi ?

On a mal fait notre boulot parce qu'on n'a jamais

retrouvé la petite ?

Sarah, c'est la dernière fois que je te défends.

Si tu veux qu'on fasse équipe, arrête de la jouer solo

et d'enfoncer les collègues.

On se rejoint

au commissariat.

Vibreur de portable

Sarah ? C'est Denis.

Les gendarmes ont fouillé

les plans d'eau, aucune trace de Fanny.

-Et la camionnette de Fouquet ?

-On fait passer des avis de recherche

à tous les services.

-Vous avez vérifié les péages, les radars ?

-Non, on n'y a pas pensé, on est cons !

Sarah, on est sur le coup.

On continue le porte-à-porte, les appels à témoins.

Creuse le passé de Fouquet.

Tu voulais rouvrir l'affaire Meyer pour ça, non ?

Musique mystérieuse

...

-Ca va ?

-Ah, Sarah. -Ouais.

-Alors, vous avez avancé ?

-On a récupéré les dossiers de gamines disparues

dans les régions où Fouquet a vécu.

Les collègues s'arrachent les cheveux.

Pas de corps ni d'ADN ni de témoin.

Que des enquêtes au point mort.

-Et du côté de la famille de Fouquet ?

-Ses parents sont morts quand il avait 7 ans.

Il a grandi en famille d'accueil.

CAP de menuisier, à son compte depuis 2 ans.

Avant, il a eu plein de boulots.

Pas de femme ni d'enfant.

Un type sans attache

qui a jamais fait parler de lui.

-Sauf sa condamnation avec sursis pour coups et blessures.

-Je t'ai sorti le PV.

La victime était son employeur.

Bruno Bertin, un patron de casse auto.

Il a licencié Fouquet pour faute grave,

Fouquet l'a mal pris et lui a défoncé la gueule

à la sortie du boulot. Voilà.

-Quel genre de faute grave ?

-C'est pas précisé.

-Ca vaut peut-être le coup d'aller l'entendre.

Il est loin, ce Bruno Bertin ?

Non, à Saubrigues, c'est à 20 bornes.

-Séverine, tu m'accompagnes ?

-Sarah ?

Tu peux venir un instant ?

-On se retrouve à la voiture. -OK.

-Le tribunal vient de nous la faire livrer.

L'affaire Charlotte Meyer.

10 ans d'enquête, des centaines d'heures d'audition.

Tu la voulais ? La voilà.

Rien que de voir ça, ça me file la chair de poule.

-C'est trié comment ?

-Par dates.

-Comment on retrouve un PV ?

-On cherche.

Musique mystérieuse

...

-Waouh.

-Faut tout reprendre depuis le début.

On se focalise sur Fouquet, son alibi,

son emploi du temps.

Quelque chose a échappé aux enquêteurs.

Ca va nous aider à retrouver Fanny. -OK.

Je m'y mets alors.

-Tout est parti de là, il y a 20 ans.

Cette putain de tempête.

Rafales de vent

...

Carillon

-Ah, bonjour,

Charlotte !

-Elle est là, Tiphaine ?

-Elle est au lit, elle a pris froid.

Elle t'appellera quand ça ira mieux.

-D'accord.

-T'as passé un bon Noël ? -Oui !

C'était super, j'ai eu des nouvelles chaussures.

-Elles sont belles !

Dis bonjour à ta mère,

et traîne pas pour rentrer, ça se couvre.

Ce vent qui souffle, là, c'est bizarre.

-Au revoir, madame.

-Au revoir, Charlotte.

Rafales de vent

Musique de tension

...

Cliquetis

Grincement de frein

Tonnerre

*-En cette période de Noël, des vents de 160 km/h

ont été enregistrés à La Rochelle, embarquant tout sur leur passage.

La tempête gagne la côte ouest

et descend vers le sud.

Météo-France recommande à tout le monde...

-Attention. -Oui, je fais attention.

-Waouh !

On dirait la fin du monde ! Trop bien !

-T'es conne ou quoi ? -Mais quoi ?

-La fin du monde ? Réfléchis un peu.

-Mais regarde ! -Arrêtez.

-Je viens de regarder.

-Arrêtez, les filles,

arrêtez ! -C'est sa faute !

-C'est bon, là, d'accord ?

Attention ! Cris

Crissement de freins

...

-Oh ! Ah...

Oh...

-Ca va, chérie ?

-Ca va, les filles ? -Oui, ça va.

-Ca va ?

-Rien de cassé, les chouchous ? Sûr ?

Vous vous êtes pas fait mal ?

Rafales de vent

...

Ronflement du moteur

...

On est enlisés, je crois.

On reste là en attendant que ça passe.

On est loin des arbres, on est protégés

de toute façon.

Tous les quatre dans la voiture,

sous la tempête, ça fera des bons souvenirs.

Hein ?

-Je suis rentrée, mon petit chou.

Charlotte !

Sonnette

-Entre vite !

-Un câble électrique est tombé sur la route,

j'ai fait le tour par le bord de mer.

-Maman !

-Mon lapin.

Merci de m'avoir gardé Jules. -De rien.

-Jean-Marc est sur un chantier à Dax,

il pourra pas rentrer.

-Tu veux te sécher ?

-Je vais chercher Charlotte chez sa copine.

-Avec ce temps, c'est dangereux.

-Le téléphone est coupé, je suis pas tranquille.

-Charlotte est à l'abri,

t'inquiète pas.

Fracas

-J'aime vraiment pas ça.

-M. Bertin ?

-Euh, non. Patron ! C'est pour vous.

-Merci.

-Bonjour, monsieur. Police.

On aimerait vous poser quelques questions.

-A quel sujet ?

-Il y a 3 ans, vous avez porté plainte

contre un de vos employés, Serge Fouquet.

-Oui ?

Pourquoi ?

-Vous avez dit l'avoir licencié pour "faute grave".

Que s'est-il passé ?

-Serge, ici, ça marchait pas.

Quand je l'ai embauché, je pensais qu'il bossait bien,

mais il foutait rien, il arrivait en retard,

il parlait mal aux clients.

J'ai dû lui dire que ça me plaisait pas.

-Connaissant le bonhomme, ça n'a pas dû lui plaire.

-On s'est disputés plusieurs fois.

Quand il s'énerve, il devient con, méchant quoi.

Il a dépassé les bornes.

Il m'a menacé, moi et mes gosses.

C'était la goutte d'eau. Je l'ai viré.

-Il vous a cassé la figure ?

-Deux jours plus tard, il est revenu.

Il avait bu.

J'ai essayé de le mettre dehors, et il m'a frappé.

Il m'a démonté la mâchoire.

J'ai porté plainte.

Mais vous m'avez pas dit...

Il a fait un truc grave ?

-On cherche à le savoir.

Il a gardé le contact avec des collègues d'ici ?

-Pas trop.

Mais les choses se sont un peu tassées avec le temps.

Ca lui arrive de venir me refourguer du métal.

On roule pas sur l'or,

alors s'il a quelque chose, on lui prend.

D'ailleurs, il est passé il y a 2 jours.

-2 jours ? -Il voulait me refourguer

sa camionnette.

-Sa camionnette est ici ? -Ah non.

J'en ai pas voulu, ça puait l'embrouille, son truc.

-Il a dit pourquoi il la vendait ?

-Non.

-Ca vous dérange si on jette un coup d'oeil ?

-Non.

-Merci. -Allez-y.

Musique mystérieuse

...

-Séverine,

il y a une camionnette.

Putain, c'est la bonne plaque.

Fouquet est revenu

la planquer là.

Fanny !

-Fanny !

...

-Fanny !

-On appelle pas les gars de l'IJ ? -Fanny !

Allez...

Fracas

Putain !

...

Miaulement

-Petit chat ?

Miaulement

Petit chat, viens.

-Alors ?

-La camionnette a été décapée.

Ca sent le solvant. Impossible de trouver une trace.

-Passez-la au peigne fin, démontez les sièges, les portières.

Il a pas pu tout nettoyer.

-On continue, les gars.

Bips des machines

Vibreur de portable

*-Je te dérange pas ?

-Je suis contente de t'entendre. T'es où ?

*-Je suis chez nous ! Regarde.

C'est un énorme trois-pièces derrière l'église Saint-Louis.

T'as la vue

sur les quais, là, que tu vois pas.

C'est hyper lumineux, t'as une cheminée.

T'en penses quoi ? -Ca a l'air chouette.

Comment tu t'y sens ?

*-Un peu seul, là.

Tu rentres quand ?

-Pas tout de suite.

C'est plus compliqué que prévu.

Je te fais confiance, si tu l'aimes, prends-le.

*-T'en es où avec ton gars ? Tu l'as pas interpellé ?

-Si, si.

*-C'est quoi,

cette petite tête ? -Rien.

Rien, c'est pas facile.

(J'arrive.)

Nico, faut que je te laisse. *-Non !

Tu me laisses toujours en plein suspense.

-Je te rappelle. *-OK. Bisou.

Soupir

-Alors ?

-On a mis la main sur l'alibi de Fouquet en 1999.

C'est l'audition de Nathalie Melin, sa copine d'alors.

Ils étaient ensemble le 27 décembre,

le jour où Charlotte a disparu.

Ils ont passé la journée et la soirée ensemble chez lui,

coincés par la tempête.

-L'alibi de Fouquet, c'est le témoignage de sa copine ?

-Elle a été auditionnée 3 fois.

Elle donne toujours la même version. -Pourquoi 3 fois ?

-Je sais pas.

-On a pensé que tu voudrais l'entendre à nouveau.

Je me suis renseignée sur elle.

Sa dernière adresse connue date d'il y a 2 ans.

Tu le croiras pas. C'est celle de Fouquet, à Moliet.

-Ils étaient toujours ensemble ? -Oui.

-Là, elle est où ?

-On a perdu sa trace.

-Il faut la retrouver.

S'ils sont restés ensemble, elle sait des choses.

-Ton père nous faisait chier avec Nathalie Melin.

Il était persuadé qu'elle cachait quelque chose.

Même quand il a été viré de l'enquête,

il nous harcelait pour qu'on la réentende.

C'est pour ça qu'on l'a interrogée 3 fois.

Elle a jamais changé de version.

-Qu'est-ce qu'il disait sur elle ?

-Franchement, je sais plus.

T'as rien trouvé

dans ses carnets ?

Il y notait tout.

-Je ne les ai pas.

Faut que je les demande à ma soeur.

-En même temps, ton père, sur la fin...

Il divaguait pas mal.

Pardon,

je voulais pas te blesser.

-Non, mais... J'étais là.

Je l'ai vu s'enfoncer.

Des affaires compliquées,

il en a connu d'autres.

Que s'est-il passé avec l'affaire Charlotte Meyer ?

Pourquoi il a perdu pied ?

-Je crois que c'est à cause de la tempête.

C'était un bordel !

L'affaire lui est tombée du ciel comme si elle l'avait choisi.

Il aurait jamais dû avoir à gérer ça tout seul, jamais.

Musique mystérieuse

...

-Ca va ? -Au top.

Tu te maries, t'as besoin d'un témoin ?

-Pourquoi tu m'as pas dit

que t'étais retombée ?

-Qu'est-ce que ça peut te foutre ? On se parle plus depuis 15 ans.

-On a rouvert l'affaire Charlotte Meyer.

Je m'occupe de l'enquête, c'est pourquoi je suis rentrée.

-T'es sérieuse ?

-Je cherche les affaires de papa.

Ses carnets d'enquête, surtout.

Maman m'a dit que tu les avais. -T'as vu maman, en plus ?

T'as de la chance.

Moi, je peux crever, elle vient jamais me voir.

-Une gamine a disparu il y a 2 jours.

T'as entendu ?

Une petite de l'âge de Charlotte.

Je pense que c'est le même gars qui a fait le coup.

Papa écrivait tout sur ses carnets.

Ca m'aiderait vraiment de les avoir.

-T'es juste là pour me soutirer un service.

Je te dis où sont les carnets

si t'appuies ma conditionnelle.

J'ai une promesse d'embauche dans un café.

Maman refuse de me donner une promesse d'hébergement.

-Tu me fais du chantage ?

On parle d'une enfant disparue,

et là... -Je te parle

de ma liberté.

Tu me dois bien ça. -Je rêve !

-T'as eu ton bac et tu t'es tirée.

-T'étais avec maman.

-Ouais, maman, toujours sur mon dos à me fliquer.

-Et toi, t'es un cadeau ?

Mets-toi à sa place,

deux secondes !

Tu voles des téléphones, des godasses, des cafetières

et tu veux qu'elle vienne te voir ?

-Vas-y, fais-moi la morale, ça te fait kiffer.

-Ecoute.

Je suis pas là pour qu'on s'engueule.

Si tu veux pas m'aider, c'est pas grave.

-Non mais, c'est bon, attends.

Je les ai enterrés dans le jardin.

Là où il y avait la balançoire.

Tu te rappelles ?

Je voulais pas que maman les foute à la poubelle.

Elle en voulait à papa, elle gardait rien de lui.

-Merci.

-Comment tu peux faire ce boulot après ce qui est arrivé à papa ?

Mais au moins, t'es là.

-Tu m'as manqué. Imbécile.

Je vais te la signer, ta promesse d'hébergement.

Mais quand tu sors de là, tu te tiens à carreau.

Tu me fous pas la honte.

Hé, je suis sérieuse !

OK ?

-OK.

Tu vas la retrouver, la gamine ?

Musique mystérieuse

...

Miaulement

...

-Le chat !

Miaulement

Viens.

Ronronnement Tu vas m'aider.

...

Tiens.

Tu vas m'aider.

Allez, va chercher de l'aide.

Miaulement

Voilà.

...

-Oh, notre balançoire est cassée.

-Le potager est tout détruit.

-On va tout reconstruire.

-Le principal, c'est que la maison soit debout.

-M. Castaing !

-C'est Mme Meyer,

ma prof de français.

-On m'a dit que vous étiez dans la police.

Je trouve pas ma fille.

Elle était à vélo, personne l'a vue.

Mon mari est coincé à Dax.

La police et les pompiers sont débordés.

Aidez-moi.

-Vous inquiétez pas, elle a dû se mettre à l'abri.

On va la retrouver. Je m'en occupe.

Brouhaha Hélicoptère

...

-On n'a plus rien dans la maison.

-Bonjour.

Lionel Couturier, je suis le maire.

J'aurais préféré vous connaître autrement.

On a fait passer le mot. Charlotte est une enfant du pays.

Les gens sont prêts à aider.

-On va frapper aux portes, quelqu'un l'a peut-être recueillie.

On cherche un vélo rouge et blanc.

Ensuite, on ira voir à l'océan.

Merci, M. le maire. -Merci à vous.

Sirènes de pompiers

...

-Tu la connais, Charlotte ?

-Tout le monde connaît Charlotte.

J'ai fini la cabane. J'espérais que tu serais là.

Avec ce qui s'est passé, il doit pas rester grand-chose.

-T'as qu'à la reconstruire avec Anaïs.

-T'es jalouse ?

Si, t'es jalouse.

Hé !

Si tu veux savoir, c'est fini avec Anaïs.

La cabane, c'est avec toi que j'ai envie de la faire.

C'est avec toi que j'ai envie de la construire.

Demain matin, par exemple.

Faut que j'aille aider mon père.

C'est le carnage en forêt. Ciao.

-Tu tentes ta chance avec ce connard ?

-Pas du tout.

-Rêve pas, t'es pas son genre.

-Mon jean, tu me le rends quand ?

-Quel jean ? Tu crois que c'est le moment ?

Hélicoptère

-Hélène !

Ca va aller.

Ca va aller, on va la trouver.

-Vous êtes le papa de Charlotte ?

-Oui.

-Pierre Castaing, police judiciaire.

Tout le village s'y met. On fait le maximum.

-Vous en faites pas.

A nous tous, on finira par la trouver, la petite.

-Merci, Serge.

-Allez, rassemblement !

On se divise en 3 groupes. Le 1er reste au village

et va frapper aux portes.

Un autre ira à la résidence.

Un autre avec moi vers l'océan.

Une cellule de crise à la mairie recueillera les infos.

On se dépêche, on la retrouve avant ce soir !

Merci à tous !

-Je viens avec vous. -D'accord.

Musique nostalgique

...

Brouhaha Sonnerie de téléphone

-Pardon. Ouais ?

*-On a ratissé le village et les environs.

Aucune trace de la petite.

Pas le moindre vélo, pas le moindre vêtement.

La zone de recherche est vaste, il nous faut des renforts.

*-On ne peut t'envoyer personne.

On est sous l'eau.

Il y a eu des morts, des sinistrés.

Les routes sont bloquées, l'électricité est coupée,

Beaucoup de collègues et de pompiers sont bloqués.

*-Une fille de 11 ans est en train de crever.

Tu peux pas nous avoir un hélico ? C'est pas compliqué.

*-Les hélicos sont tous pris.

Je suis désolé, Pierre.

Je parle au patron quand il a fini avec le préfet.

Je te rappelle quand on a du nouveau.

-OK, c'est ça, oui. Fait chier.

-Alors ?

-Ils peuvent nous envoyer personne.

Elle a pu couper par la forêt. Faut chercher de ce côté-là.

-Le directeur de la scierie n'est pas d'accord.

Gilbert Andréi. Il a la gérance de la forêt.

Vous le connaissez ? -Non, mais je connais son fils.

-La forêt, c'est le seul endroit où on n'a pas cherché.

Laisse-nous y aller. -Vous ferez pas 10 mètres.

-On peut quand même essayer !

-C'est un vrai carnage là-dedans.

Les arbres sont effondrés, y en a encore qui tombent.

C'est dangereux.

On doit d'abord tout dégager,

et on vous préviendra.

-Tu nous emmerdes avec tes arbres,

faut foncer.

-Avec vos machines,

vous pouvez déblayer un chemin qu'elle a pu emprunter.

-C'est sûr qu'elle est passée par la forêt, au moins ?

Il y a des milliers de pins déracinés.

La priorité, c'est de dégager le bois,

ou c'est 5 ans de récolte foutus.

-Tu te fous de ma gueule ?

On te parle de ma fille,

et tu me parles de ton bois !

-Le bois fait vivre 30 familles ici,

dont la tienne !

Tes charpentes, elles viennent d'où ?

-Vieux rat, va !

-On fait quoi ? -On continue.

Les plus âgés et les enfants

rentrent chez eux.

Rentrez vous reposer. -Non, je viens avec vous.

-Non, si Charlotte rentre, quelqu'un doit l'accueillir.

-Vous me promettez que vous allez la retrouver ?

-Oui, je vous le promets.

-On rentre, venez, je vous ramène.

-Viens, on y va.

Je suis sûre que papa va retrouver Charlotte.

Musique nostalgique

...

-Ca va, t'as moins froid ? -Oui, ça va, merci.

La porte claque.

-Ca va ? -Papa.

Alors ?

-T'es pas encore couchée, toi ?

-J'arrivais pas à dormir.

Tu as retrouvé Charlotte ?

-Non.

Aucune trace d'elle.

Il faisait trop sombre.

On a dû arrêter les recherches pour aujourd'hui.

-Tu as faim ?

-Non, c'est gentil. Ca ira.

Je la sens pas, cette histoire.

On ne retrouve ni son vélo, ni son bonnet, ni son écharpe.

La tempête peut pas tout expliquer.

Musique mystérieuse

...

Musique nostalgique

Tonalité

-Romain, t'en es où de la recherche

sur Nathalie Melin ?

-Nulle part.

Elle est pas dans le fichier des cartes grises ni des permis.

Les impôts ont perdu sa trace.

Je fouille les réseaux sociaux. Je galère.

Elle a dû changer de nom.

-Mon père était persuadé qu'elle mentait,

voire qu'elle était complice de Fouquet.

Si elle l'était en 99, elle l'est peut-être aujourd'hui.

Il a noté une adresse

sur ses carnets,

13 rue d'Alexandrie à Bayonne.

Tu regardes ce qu'il y a là-bas ?

-Je finis de laver mes fringues,

dans la seule laverie ouverte de nuit à Bayonne,

et je m'y mets.

*-OK, merci, Romain.

-Ouais.

Musique nostalgique

...

...

On frappe à la porte.

-Excuse-moi, je te dérange ?

-Non, je t'en prie, entre.

Je t'offrirais bien à boire, mais à part du liquide vaisselle...

j'ai rien.

-T'en fais pas, c'est moi, je débarque comme ça...

Je fais que passer, je veux pas déranger.

J'ai appris pour la disparition de la petite Vidal.

-Et ?

-Je la connais.

-Tu connais Fanny Vidal ?

-Tous les hivers, ses parents m'embauchent

pour tailler leurs arbres et leurs haies.

Ils sont pas d'ici, ils connaissent pas mon passé.

Mais la petite...

Je l'ai jamais approchée.

Je ne lui ai jamais parlé.

Je te le jure.

-Pourquoi tu me dis ça, alors ?

-Je veux pas que ça me retombe dessus.

Pour ça, je préfère le dire tout de suite.

Je veux faire une déposition, pour pas que l'histoire se répète.

-Tu l'as vue quand, Fanny, pour la dernière fois ?

-J'ai bossé chez ses parents il y a 2 semaines.

Je suis pas sûr de l'avoir vue.

-T'étais où, mardi,

entre 15h et 17 h?

-En forêt.

Je sais.

J'ai pas d'alibi.

C'est pour ça que je veux faire une déposition.

Pour montrer que j'ai rien à cacher.

-On est en train d'avancer sur une piste sérieuse.

Si tu parles, ils vont te tomber dessus.

Laisse-moi réfléchir, OK ?

-OK.

Mais tu me crois ?

-Pour l'instant, tu dis rien.

Laisse-moi faire.

-OK.

Bonne nuit.

-Bonne nuit.

Roulement du store

-Bonjour, là-dedans.

Vous avez bien dormi ?

Aujourd'hui, vous pourrez manger normalement,

mais je vais d'abord faire votre toilette.

-Laissez la porte ouverte.

-Si vous voulez assister à sa toilette, entrez.

Mais la porte, on la ferme.

Il y a des limites à la violation d'intimité, non ?

-Merci.

Ils me lâchent pas.

Ils ont même pris mon téléphone.

Mes chiens sont tout seuls.

Je peux appeler personne pour aller les nourrir.

-Vous avez quoi comme chiens ?

La porte grince.

La porte claque.

-Hé !

-Je te préviens.

Tu déconnes pas.

-Ca va, fais pas ta relou !

Emmène-moi plutôt faire la tournée des strip-clubs.

Ah !

Ca m'avait manqué, putain, l'odeur, là !

Tu sais de quoi j'ai envie ?

-Hm ?

-D'aller courir dans la forêt.

Pas toi ?

-J'ai du boulot.

Je te dépose à la maison et je décolle.

-T'as retrouvé les carnets de papa ?

-Ouais.

-T'es malade de te replonger là-dedans.

-Au contraire, ça me fait du bien.

Papa s'est battu pour la vérité, personne ne l'a écouté.

Mais maintenant, je sais qu'il avait raison.

Je veux aller au bout.

Finir ce qu'il a pas pu.

-Raison sur quoi ?

-Je peux pas encore t'en parler, c'est trop tôt.

-Je pourrais pas faire ce que tu fais.

Je lui pardonne pas de nous avoir abandonnées.

-T'es injuste.

Il nous aurait pas abandonnées, il nous aimait.

C'est cette affaire qui l'a tué.

Si tu lui en voulais autant, t'aurais pas gardé ses affaires.

-T'as revu Tony ?

-Oui.

-Alors, raconte, ça t'a fait quoi ?

-Pourquoi tu me demandes ça ?

-Tu le kiffais grave, avant.

-Je rêve ! Lilas, j'ai grandi, OK ?

Rire

-"J'ai grandi" ?

"J'ai grandi, OK ?"

Rire

Tony... Bisous

-Mais arrête, t'es con ou quoi ?

Rire

-Ca aussi, ça m'avait manqué.

Musique nostalgique

...

Musique mystérieuse

Ah, où est-ce que je t'ai mis, toi ?

-Sarah ?

-Anaïs.

-C'est vrai, ce qu'on dit, t'es de retour.

-Les nouvelles vont vite.

-Eh bien, c'est fou,

ça fait longtemps.

T'es devenue canon !

-Et toi, qu'est-ce que tu deviens ?

Vous êtes tous restés ici ?

-Non, je suis toute seule.

Tout le monde est parti après le lycée.

Sauf moi !

Mes parents sont morts dans un accident

il y a quelques années, et j'ai gardé la maison.

Et toi, alors,

t'es mariée, t'as des enfants ?

-Non, non.

Tu fais quoi dans la vie ?

-Je bosse de temps en temps à la mairie,

ils m'appellent en cas de besoin.

Paraît que t'es là pour la jeune fille disparue ?

Vous avez des pistes,

ou...

-Désolée, je peux rien te dire.

-OK, c'est vrai.

Tu te rappelles de Tony ?

Il avait avoué, pour Charlotte.

Personne n'a compris pourquoi il a été libéré.

Tu crois pas que c'est lui, pour la nouvelle gamine ?

Tu l'as revu ?

-Ouais, je l'ai recroisé.

-Tu crois pas... -Excuse-moi.

Désolée, c'est le boulot. Faut que j'y aille.

-Passe à la maison, on rattrapera le temps perdu.

-Oui, je passerai, promis. -OK.

*-Ouais ?

-Tu me sauves de Miss Moliet !

C'était une vraie garce au collège.

*-Miss Moliet ? Elle est célibataire ?

-Pas sûr que ce soit une affaire.

Les années l'ont pas arrangée.

A 15 ans, c'était une bombe.

Tu voulais me dire quelque chose ?

*-Je sais qui habite au 13, rue d'Alexandrie.

Sylvie Farou, une ex-collègue de Nathalie Melin.

Je l'ai convoquée au service.

-Romain, je t'ai déjà dit que t'étais génial ?

J'arrive !

Bonjour, madame.

Capitaine Castaing.

Vous connaissez le Lt Legendre.

Merci d'être venue si vite.

-Je travaille à côté. Je commence à 10h.

-Ne vous inquiétez pas,

on n'en a pas pour longtemps.

Vous étiez collègue de Nathalie Melin,

c'est ça ? -Oui.

On travaillait dans la même cantine scolaire.

Mais ça remonte, hein.

Ca devait être au début des années 2000.

Il lui est arrivé quelque chose ?

Vous la connaissiez bien ?

-Oui, plutôt.

Je l'ai même hébergée quelques semaines.

Ca n'allait pas bien avec son copain.

Elle cherchait un endroit où dormir.

-Son copain, c'était Serge Fouquet ?

-Hm.

-Pourquoi ça se passait mal ?

-Il avait la main lourde, vous voyez.

Un coup, il lui en faisait voir de toutes les couleurs,

un coup, c'était l'amour fou.

Il y avait un truc malsain entre eux.

Mais Nath pouvait pas décrocher.

Elle était sous son emprise.

-Vous l'avez revue depuis ?

-Non.

Elle est partie sans dire merci.

Elle a tout plaqué, même son boulot.

-Vous avez une explication ?

-Un policier est venu la voir plusieurs fois.

Je sais pas ce qu'il voulait,

mais y avait rien à faire,

elle refusait de lui parler.

-Vous avez aucune idée d'où elle a pu aller ?

-Non.

-Sarah, Romain, venez, c'est urgent.

-Excusez-nous.

Qu'est-ce qui se passe ?

-L'inspection judiciaire a appelé.

Ils ont trouvé une goutte de sang dans la camionnette de Fouquet.

Dans la cabine, côté passager.

Le sang s'est faufilé dans une vis, sous le siège.

La trace est minuscule.

Elle a échappé au décapage de Fouquet.

-Ils ont un ADN ?

-Oui.

C'est pas celui de Fanny.

C'est le sang d'une autre petite fille.

Bianca Favry, 11 ans,

disparue à Mont-de-Marsan en 2014.

-Bianca Favry...

Fouquet est bien le prédateur que mon père imaginait.

20 ans de carrière criminelle

à cause d'un flic que personne n'a cru.

Bravo, les gars.

-Ca laisse peu d'espoir de retrouver les autres fillettes.

-Pas sûr.

Nathalie Melin était sous l'emprise de Fouquet.

Si elle l'est encore, elle peut agir sous ses ordres.

On continue de la chercher, on lâche rien.

C'est peut-être elle qui a Fanny.

Une porte s'ouvre.

Une porte claque.

Cliquetis métalliques

Musique de suspense

...

Musique douce

...

Musique mystérieuse

Musique intrigante

Tony a jeté le vélo ?

-Oui.

-"La Promesse" continue sur TF1.

-Tony ! T'as fait quoi

de ma petite ?

-Rien.

Je vous l'ai dit.

-Où sont Charlotte Meyer

et Fanny Vidal ? -On veut tous que ce soit lui.

Mais il faut des preuves.

-Il va aller en prison ?

-Il y a quelque chose.

-Ces fillettes qui disparaissent,

qu'on retrouve jamais,

ça fait peur.

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