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- On se voit au grand jour.
- Ouais.
- Tu es devenu russe ?
Pavel ?
Y a eu Paul, Guillaume. Maintenant, Pavel.
Y a peut-être un moment OÙ tu vas arrêter.
- J'ai quand même l'impression que c'est un destin.
- Comme moi.
Je travaille à la Syrie après Bachar,
mais Bachar est toujours là.
I! survit à tout.
- Je dois retourner travailler.
- C'est quoi, la fondation Yakovlev ?
- Un centre d'études et d'analyses de géopolitique.
- Russe ? - Russe.
- C'est ce que tu leur dois ?
- J'imagine.
- Ça te plaît ?
- Je ne sais pas. Je me pose plus la question.
J'ai cru savoir ce qui pouvait me plaire, ça n'a pas marché.
- Non, ça n'a pas trop bien marché.
- Pourquoi t'es venue, finalement ?
- Finalement ?
Pour te voir.
Et pour rencontrer des gens.
- Des gens ?
- C'est peut-être avec les Russes que je pourrai aider mon pays.
Musique intrigante
- Tu es une femme étonnante.
- Oui.
Pavel Lebedev....
- C'est bon ? - Oui. Merci.
- Salut, Pacha.
Pourquoi es-tu pensif ?
Ne me dis pas que tu as le mal du pays.
- Je ne te le dis pas.
- J'ai une bonne nouvelle pour toi.
Nadia El Mansour est à Moscou.
- Je sais.
- Je sais que tu sais.
- Je suis toujours surveillé ?
- Quand quelqu'un dépose un paquet pour toi ici,
on se renseigne un peu.
C'est normal, non ?
- Oui.
- Comment ça s'est passé ?
- Pourquoi ?
- Curiosité.
Comment ça se passe, quand on revoit la femme
pour qui on a trahi trois fois
et subi deux détentions ?
Vous allez vous revoir ? Elle reste jusqu'à quand ?
- Je ne sais pas. Quelques jours.
- Tu aimes la peinture ?
- Oui.
- Si tu veux, je peux vous faire ouvrir une très belle collection privée.
- Pourquoi tu fais tout ça ?
- Je veux simplement que tu te sentes bien ici.
Comme chez toi.
Grâce à toi,
j'ai reçu la plus haute récompense de ma carrière. -
Mikhaïl Dimitrievich Karlov,
officier de la 2e direction du FSB.
Responsable d'une trentaine de recrutements
dans les services européens,
En charge des défecteurs entre 2001 et 2005.
Entré au FSB à 22 ans.
Il a monté tous les échelons
et peut prétendre à une direction majeure du FSB d'ici 2 ans.
Il est respecté et craint.
Il a des réseaux au sein des services qui le rendent invulnérable.
Au point de laisser entrevoir une humanité
qu'il a passé sa vie à mettre de côté.
Décoré de la médaille du mérite,
il est à la merci d'un coup de tonnerre.
Celui d'être mis face aux 2 plus grandes erreurs de sa carrière
et des 2 plus grandes défaites du FSB depuis 10 ans.
A savoir,
apprendre que Pacemaker et moi sommes des agents français
introduits par sa faute.
La disgrâce qui en résulterait
le détruirait.
(En arabe)
- Bonjour, monsieur.
- Bonjour. - Bernard Batch. Enchanté.
- Hossam Fouad.
- Mon collègue va bientôt arriver.
Vous avez eu un bon vol ?
- Excellent.
- Air France ?
- Non. Les horaires sont impossibles.
-Ehoui.
EgyptAir nous laisse des miettes en guise d'horaires.
- Les miettes, c'est toujours mieux que rien.
- Voilà mon collègue.
Je vous présente Brice Albrecht.
- Vous avez fait bon voyage ? - Excellent, merci.
- Nous avons été prévenus par la direction de Sorman
qu'une rencontre inter-tribus allait avoir lieu
à l'hôtel Nile Sorman du Caire.
- Je suis au courant.
- La responsable de la sécurité de l'hôtel
a rencontré le Cheikh al-Ergani
de la tribu Tarabin.
Je crois que vous étiez à cette rencontre.
- Exact.
- Ce rapport que l'hôtel nous a transmis
nous permet de penser que le Cheikh Ergani
serait une bonne source d'informations
sur la présence de l'État Islamique dans le Sinaï.
- Je le pense aussi.
- Notre proposition :
nous traitons cette source et partageons sa production avec vous.
- Vous traitez cette source ?
- Oui.
Les Bédouins ne portent pas les Égyptiens dans leur cœur,
je me trompe ?
- Ils ne portent dans leur cœur que ceux qui leur rapportent du business.
Qu'est-ce que vous leur apportez ?
Des armes ?
- Des pistolets à eau.
On va les aider à irriguer certaines de leurs terres.
- Vous devriez faire attention avec les Bédouins.
Parfois ils sont contre les terroristes
et parfois ils sont avec eux.
- D'accord.
- Voilà, c'est la fin de ta période d'essai.
Bienvenue au Sorman.
- C'est le premier contrat que je signe. Merci.
- C'est un stage de 6 mois.
Après, on verra.
- J'adore travailler ici, c'est génial.
J'aimerais continuer.
- Je ne peux rien garantir.
C'est difficile le tourisme, en ce moment.
Et l'hôtellerie est un milieu très hiérarchisé.
Il faut gravir les échelons.
Bien.
La légion d'honneur.
On ne te bloquera plus à l'entrée.
- Merci.
Vous en voulez un ? Ce sont les meilleurs de la ville.
- C'est gentil, mais j'ai un déjeuner.
- OK.
* Musique entraînante
- Allô, c'est Amélie.
Quel est le plat du jour ?
OK.
Je vais prendre un burger avec des frites.
Oh, putain !
Soupir
Il ouvre sa fenêtre.
(En arabe) - Bonjour, que se passe-t-il ?
- Moteur kaput.
J'attends un véhicule de rechange.
Mais j'ai une touriste qui doit rejoindre l'aéroport,
elle va rater son avion.
Vous pouvez la conduire jusqu'à un taxi ?
- Bien sûr.
- Merci, mon frère.
(En anglais) - Bonjour.
Merci, c'est gentil de votre part. Je ne peux pas rater mon avion.
- Pas de problème. Avec plaisir.
Merci.
- Merci.
Dis à Al Taouf que Yusuf Ahmed t'a donné cette sonde
en guise d'échantillon.
Tu lui diras qu'il l'en a commandé 50.
- C'est quoi ?
- La nouvelle sonde OLEM que l'AIEA utilisera pour remplacer les autres.
Ça mesure le taux d'enrichissement de l'uranium.
- Comment ça marche ?
- Tulis ça.
Je suis là pour répondre aux questions qu'il posera. Je conduis.
- Pourquoi c'est fixé sur des conduites de gaz ?
- Les Iraniens enrichissent souvent l'uranium par diffusion gazeuse.
- y a un ordinateur interne. - Ouais.
Qui traite les données envoyées au réseau crypté.
Il fonctionne avec 4 algorithmes qui à partir de données
fournissent le taux d'enrichissement de l'uranium.
- Les Iraniens pourraient modifier ces algorithmes ?
- C'est l'idée. Ils pourraient reprogrammer l'ordinateur
pour qu'il fournisse un taux inférieur aux normes de l'AIEA.
Ça va aller ? - Oui.
- Tu vas tout retenir ?
- Si j'oublie des trucs, c'est pas grave. Je suis pas spécialiste.
- C'est vrai.
T'as des origines italiennes ?
- Mes parents sont français, mais j'ai grandi en partie en Italie.
Mon père travaillait pour la DGSE.
Il a voulu que je parle italien. Que je devienne italien.
ui? Pour mieux servir la France".
Il t'a élevé pour que tu sois un agent ?
- J'avais 12 ans,
il m'a pris dans sa voiture,
il m'a amené dans une maison à côté de Pise.
Sûrement une planque. Il m'a dit : "Je suis un espion.”
Il m'a dit que si je voulais devenir espion comme lui,
je devais pouvoir me faire passer pour un Italien.
Ce serait mon déguisement.
- Le parfait clandé.
- Comment t'es devenue agent ?
- J'étais à l'Ecole Polytechnique. J'étais sismologue.
On m'a proposé d'entrer à la DGSE. J'ai dit oui.
Mon père venait de mourir. J'étais démolie.
- Une histoire de père.
Comme moi.
- Tu m'as pas parlé de ta mère.
- Toi non plus.
- Ce sera pour la prochaine fois. - Ouais.
La mère, c'est le niveau supérieur.
(En anglais)
- I! faut savoir
que cette collection n'a pas été achetée au hasard.
Il y a un fil conducteur commun à toutes les œuvres,
et ce fil est la personnalité du collectionneur.
Toute collection est une œuvre d'art en soi.
Comme pour chaque œuvre, il y a les apparences.
- C'est incroyable.
C'est qui, ce type ?
- Mon patron.
- Il est collectionneur ?
- II connaît le collectionneur. Et beaucoup de monde.
- C'est qui ? C'est Poutine ? - Presque.
- Face à cette toile, on est frappé par l'abysse et le ciel.
Dans une bataille perdue contre la baleine,
le naufrage d'Achab devient une célébration lumineuse.
Il ne reste de la baleine que deux flaques noires,
des ailes soutenant le torse d'Achab
Comme Melville l'a dit dans Moby Dick :
"Ainsi,
"au cœur de l'ouragan atlantique de mon être."
Musique intrigante
On frappe.
- On dit à Kennedy que Pacemaker travaille pour nous.
C'est une telle catastrophe pour lui
qu'il peut vouloir le dissimuler. C'est ça ?
- Exact.
- On lui propose de coopérer,
en échange de notre silence. - Oui.
- Quelles sont les chances de succès ?
- Si ta vie s'effondre,
quelles sont les chances que tu essaies de l'empêcher ?
Coup de grâce, Malotru.
Kennedy a introduit deux de nos agents au sein du FSB.
Si ça se sait, il est humilié, déshonoré.
Il finira sa vie en prison,
car il sera soupçonné de l'avoir fait sciemment.
- C'est très bien,
mais ça exige qu'on mette fin à la mission de Pacemaker.
- Oui.
- Et c'est trop tôt.
- Sa mission est une mince couche de glace
qui peut se briser à tout moment.
Pacemaker n'est pas fiable. Il est fragile
et n'a pas été suffisamment formé.
C'est un miracle qu'il soit encore en place.
- Un miracle qui dure depuis des mois.
- II faut savoir prendre son gain.
Ce qu'il a apporté est très important, mais on peut tout perdre.
Quoi ?
- On connaît ta sensibilité au thème russe.
- Oui ?
- Je comprends que tu insistes... - Je n'insiste pas.
Ce n'est pas une affaire personnelle.
Ma proposition de recrutement d'un futur directeur du FSB
n'est pas une affaire personnelle.
- Tu as un historique avec Kennedy. - Exact.
Si on pense que ça altère mon jugement,
il fallait le penser y a 16 ans,
quand on m'a nommé à la DSec et aujourd'hui, au Bureau.
- On a un agent au cœur du dispositif cyber du FSB.
Grâce à lui, on suit de près
la préparation d'une opération de déstabilisation politique,
on ne peut pas, aujourd'hui, mettre fin à la mission de Pacemaker.
Il faut trouver un autre angle.
- [n'y en a pas.
Kennedy est un roc.
- S'il y en a pas, on renonce.
- Renoncer ?
- On ne choisira pas Kennedy contre Pacemaker.
Musique douce
Fracas
- Bon, je confirme. Malaise vagal.
Un truc que vous avez mangé, ou le stress.
A mon avis, les deux. - Probable.
- En tout cas, ce n'est pas le cœur.
- Tant mieux.
Merci.
Merci, José.
- Merci.
Ça va aller ? - Oui.
- On t'attend dans le cube pour Ostrogoth.
- J'arrive.
- Si tu veux, j'assure.
- OK.
Ça va aller.
- Le recrutement de Kennedy a été refusé ?
- C'est une vraie erreur.
J'ai introduit Malotru au FSB. Il nous livre une pépite.
On décline à cause d'un clandé qui va nous claquer entre les doigts.
Tu peux me faire un recueil de tous les rapports de Pacemaker ?
J'aimerais lui sauver la vie, à lui aussi.
- OK.
Gémissements de plaisir
- Excuse-moi.
Je suis désolé.
- On a toute la nuit, mon ange.
- Laisse tomber.
Je ne sais pas ce que j'ai.
- Tu travailles trop, tu dois être fatigué.
- C'est la première fois que... - C'est pas grave.
Ça peut arriver à tout le monde.
- À tout le monde ?
- Aux garçons, oui.
- Ça t'est déjà arrivé ?
- Qu'un garçon ne puisse pas ?
- Oui.
- Oui.
- Souvent ?
- Souvent, non.
Ce serait trop triste.
- Combien ?
Deux, trois, quatre ?
- Qu'est-ce que tu veux savoir ?
- Rien.
Je veux juste savoir la gravité de mon cas.
Est-ce que je dois m'inquiéter ou non ?
- Tu es tout à fait normal, Sylvain.
Présentations inaudibles
Envoyé.
- Sylvain !
Je te présente Alexandre Soudakov
qui est arrivé il y a quelques jours.
Et qui s'occupe de la sécurité de nos opérations.
pendant la convalescence de Vlad.
- Enchanté.
Tu viens d'où ?
- De Moscou.
- Ça doit être bizarre.
Ici, tout est différent.
- Oui. Mais pour la sécurité, ça ne change rien.
Je me méfie de tout le monde de toute façon.
- Bien sûr.
- C'est quoi, ce drive grotesque ?
- C'est pour booter sur un OS ultra robuste
que j'ai fait moi-même.
En cas de problème.
- Quel type de problème ?
- Si jamais le CRC tombe en panne,
je peux le patcher direct avec mon téléphone
en utilisant les fonctions bluetooth du système de secours.
- Très astucieux.
Il est très bon.
- Ettrès français.
- Accent adorable, hein ?
- Les accents étrangers n'ont pas le même charme sur moi.
Mais je te crois.
- Patcher le CRC avec ton téléphone.
Jamais entendu un truc aussi con.
- Je voulais juste vérifier qu'il n'y connaissait rien.
- Il n'y connaît rien en informatique,
mais c'est un prodige dans la sécurité.
Fais attention.
- Toi, fais attention.
Musique intrigante
- Je t'ai envoyé le rapport de Pacemaker.
- Très bien, merci.
- Ça va ?
- Oui. Tu peux partir tranquille.
- Bonne soirée.
- Ai-je fait une erreur de la faire venir ?
J'aimerais parler avec Laurent, la personne que vous m'avez envoyée.
Ce n'est pas possible de le revoir ?
(En anglais)
- On m'a dit que vous vouliez me voir.
Je suis votre genre ?
- Je ne réponds pas à cette question.
Vous le faites exprès pour me déstabiliser.
- Non, je vous le demande vraiment.
Parfois, les gens sont attirés...
par des choses qui les dégoûtent.
- On est filmés, vous savez ?
Un faux mouvement et je porte plainte.
- Pourquoi vouliez-vous me voir ?
- Venez.
- On va où ?
- Dans ma chambre.
On n'est pas filmés ici.
Mais on est écoutés.
Il y en a un autre dans la salle de bains.
Vous êtes des amateurs.
- Difficile de trouver du personnel compétent de nos jours.
- Tant mieux.
Comme ça, vous êtes moins dangereux.
Finissez votre formation.
Musique intrigante
- Quelqu'un a placé des micros chez la Française.
Ce n'est pas nous.
Je veux savoir qui c'est.
(En arabe)
- Ça veut dire quoi, ST ?
- Stagiaire. - Ah, tu apportes les cafés alors ?
- Avec ça, je vais partout.
- Tu as ce que je t'ai demandé ?
C'est les pass ?
- Oui.
- Ils fonctionnent pour le parking ? - Oui, aussi.
- Tiens.
- Qu'est-ce que c'est ?
Il imite un coup de feu.
- S'il le faut,
c'est toi qui exécuteras la Française.
- Excusez-moi, vous voulez un thé ?
- Laurent ?
- Bonjour.
Comment ça va ?
- Bonjour.
- Tu as dit quoi ? - Hein ?
- Peu importe. Je te cherchais.
On m'a dit que tu étais ici.
- Je ne l'ai dit à personne.
- Si.
Ton téléphone.
Je n'y connais rien en informatique, mais je touche en puces GPS.
Ça te fait du bien, le massage ?
- Oui.
- J'ai entendu dire que tu étais perturbé dernièrement.
Tu as même demandé à faire venir ta copine.
Ça va mieux ?
- Oui.
- La baise est bonne ?
Quand la baise est bonne, on travaille bien.
- Ça va.
- "Ça va" seulement ?
- Je n'ai pas envie de parler de ça.
- Tu crois que Sveta aura envie de parler de ça ?
- II vaudrait mieux la laisser tranquille.
- La baise n'est pas bonne, je le sens.
J'ai du nez pour ça.
Si tu veux, on peut remédier à ce problème.
J'ai rencontré des touristes allemandes,
je peux te les présenter.
- Non merci.
- Elles adorent les cuisses de grenouilles.
- Non.
- Comme tu voudras.
Bon massage.
- Andrea !
Alors, ce voyage ? - Fabuleux.
- Assieds-toi.
Qu'est-ce que tu veux boire ?
- Un Coca.
- Abdu,
un Coca.
Excuse-moi, c'est la demi-finale du championnat.
Al-Nasr doit perdre.
- Merci.
- Tu n'aimes pas ?
- Si, mais je ne m'y attendais pas.
- Ce sont mes amis ici.
- J'aime beaucoup tes amis.
Acclamations
- Super.
Alors, raconte.
- II m'a donné cet échantillon.
- Il t'a dit quoi sur ce truc ?
- II en veut 50.
- 50 ? - Oui.
- Ce match est nul.
Abdu,
change de chaîne, ça me rend fou.
- Abdu, remets le match.
- Tu sais ce que c'est ?
- Une sonde OLEM.
- Une nouvelle sonde OLEM.
- Oui.
- Les Iraniens sont derrière ton client.
Ces enfoirés trafiquent des sondes pour tromper les inspecteurs de l'AIEA.
Comme les diesels en Allemagne.
Tu comprends ?
- Oui.
- Beau travail.
C'est la fille de mon cousin, Marhoussia.
Son père, mon cousin Maher, vient de nous quitter.
Maintenant, c'est moi, son père.
- Désolé.
Il était malade ?
- Oui, malade.
Il a fait une overdose de loyauté.
- Maher, le cousin de Mohamed AI Taouf,
était membre du commando qui a tué le journaliste Jamal Khashoggi.
Avec 4 membres du commando,
il a été accusé par le pouvoir saoudien d'avoir agi seul.
Il a été jugé et exécuté.
Grâce à toi, Mille Sabords l'a appris.
- Grâce à moi.
- La sonde OLEM, très beau.
- Merci.
Il est bon, non ?
- Mille Sabords ? Oui.
- JJA l'a trouvé ?
- I! travaillait déjà sur le terrain.
JJA le connaissait bien. Il l'a converti en clandé.
- I! travaillait à la DSec ?
- Entre autres.
- Un rapport avec Malotru ?
- Pourquoi il en aurait un ?
- Je sais pas.
Il aurait pu s'occuper de sa sécurité.
Ou enquêter sur lui, s'il était à la DSec.
- J'en sais rien.
À plus tard.
- Ça marche ? - Oui.
- Ma petite chérie,
je vais bien, comme tu peux le voir.
J'espère que toi aussi.
La personne qui tient ce téléphone et qui va te montrer ce film
prendra de tes nouvelles pour moi.
Aujourd'hui, je peux te parler en vidéo, mais...
Bientôt, on se verra en vrai. Je te le promets.
Je peux pas revenir en France, tu le sais.
- Tu veux que j'arrête ?
- Mais toi, tu pourras venir.
Je vais m'arranger.
Dès que possible.
Peut-être pas tout de suite, mais.
Enfin, si tu le veux.
- Tu nous fais visiter ?
- Avec plaisir. J'ai pas meublé, c'est un peu.
comme un appartement témoin. C'est le salon.
- Tu retourneras pas en France, vraiment ?
- Non.
- Tu as une fiancée ?
- Je vois quelqu'un que j'aime bien, Samara.
Je suis pas un cadeau pour elle.
Elle a deux enfants, divorcée...
Elle travaille dans une supérette.
Une femme courageuse, comme toi.
Et toi ?
Tu vois quelqu'un ? - Oui.
Un universitaire, Stephen.
-Et?
- Rien, je ne sais pas. Que veux-tu que je te dise ?
- Il a quel âge ? - 37 ans.
- Il a des enfants ?
- Non.
- C'est sérieux ?
- Sérieux ? Je sais pas. J'imagine que oui.
Et toi ? C'est sérieux ?
- J'aimerais bien, mais je ne pense pas.
- Je vais y aller.
Musique mélancolique
C'est bien qu'on se soit vus. - Ouais.
La question est : "On se revoit ?" - C'est la question.
- Moi, je bouge pas.
Je reste ici, tranquillement.
Si t'as besoin de revenir pour ton travail, je serai là.
- J'aime beaucoup Moscou.
- Bon voyage. - Au revoir.
On frappe. - Entrez.
- On m'a dit de venir vous voir.
- J'aimerais que vous enquêtiez sur votre ancien patron.
- Le dernier, vous voulez dire ?
- JJA, oui.
Ça devait arriver.
- Je sais pas.
Qu'est-ce qu'on cherche ?
- Ecoute flottante.
On ne cherche rien, on n'attend rien, on observe.
Dès qu'on est choqués, on intervient.
- C'est-à-dire ?
- On intervient.
Soupir
Il m'a envoyé un rapport d'évaluation sur Pacemaker.
Vous voyez qui est Pacemaker ?
Un rapport rédigé par Laurent Brenner
du poste de Phnom Penh.
Brenner a été très longtemps un collaborateur de Jean-Jacques.
C'est fâcheux de penser que ce rapport ne serait pas très honnête.
- Des raisons de le penser ? - Aucune.
Mais j'ai un instinct.
Je veux qu'on confirme ou non.
C'est la tâche de la DSec et donc, la vôtre.
- D'accord.
- Sa parano déteint peut-être sur moi.
Faites en sorte qu'elle ne déteigne pas sur vous.
- C'est bien, le petit film que tu as fait pour ta fille.
Écoute.
On est en Russie.
On sait hacker le téléphone d'une Syrienne.
- Vous l'avez effacé ?
- Non.
- Elle pourra venir ?
- Oui.
Avec le temps, on la fera venir.
Paul Lefebvre.
Pavel Lebedev....
Tout ça n'aura plus d'importance.
- Pour te remercier.
- Qu'est-ce que c'est ?
- Ily a un détail qui est faux.
- Un mensonge que tu nous as dit dans tes interrogatoires ?
- Oui. On appelle ça du bleu de méthylène.
- Etil y en a dans l'article ?
- Oui.
- Ça nous désigne...
- Ils vont savoir que c'est toi.
- Etalors ?
Ça change quelque chose ?
- Non.
- À l'amitié franco-russe.
- À l'amitié franco-russe.
Musique intrigante
Sous-titrage TITRAFILM
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