Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
-Il est venu
avec un homme plus âgé
que lui.
-Vous avez fait
obstruction à l'enquête !
C'est de l'abus de pouvoir.
-Votre fille a été
victime d'un viol.
-C'était trop dur,
alors elle a sauté.
-Les victimes étaient à votre fête.
-Ca n'a rien à voir
avec nous.
-La malédiction.
Tu ne t'en tireras pas.
-Ce pendentif
était sur le corps de votre fille.
Ca va pas ?
-Arrête avec ça !
-Tu as parlé
à ton fils ?
Laura a été violée il y a 19 ans.
-Et Simon ignore tout.
-Il est serveur.
-Intéressez-vous à ce type:
Oliver Hartmann.
Il a abusé de moi.
Brouhaha
-Touche pas à mon père !
-Calmez-vous, nom de Dieu !
Musique inquiétante
...
Musique pesante
... Le tonnerre gronde
...
Il hurle
Musique intrigante
...
-Elle avait à peine un an.
Tu sais combien elle m'a coûté ?
Ils assassinent ma fille et là, ils brûlent ma voiture.
Si je l'attrape, j'en fais
de la chair à saucisses.
Même si je finis en taule pour ça.
-Tu l'as vu d'où ? -De l'étage.
Là.
-A quelle heure ? -Vers une heure; je dormais.
Et soudain, une explosion !
J'ai couru à la fenêtre et j'ai vu
ma voiture en feu.
-Tu as vu l'homme partir ? -Oui.
Vers le fleuve.
Le lampadaire éclairait ses chaussures blanches.
-Les rétros et le pare-brise explosés.
Et t'as rien entendu.
-Rien ! Je dormais profondément.
Elle renifle
-De si bon matin... -De quoi ?
J'ai encore rien bu.
C'est un bar, forcément,
ça sent un peu le whisky !
Sérieux, Susann, fais ton boulot !
Il faut que ma maison brûle ?!
-Calme-toi, Rolf, c'est pas productif.
...
-Bonjour.
-Bonjour, bonjour, Rosa.
Ca va ?
-La nuit a été courte. -Et le petit ?
-Il prend ses médicaments, mais on dirait que ça passe.
Qu'y a-t-il de si urgent ?
-Ca.
-Steiger; c'est pour sa voiture ? -Quoi ?
-La voiture de Steiger a été brûlée.
-Ah oui ?
Je savais pas.
Non, il s'agit de lui.
-C'est le serveur, Toni... -Amberg.
Mais il s'appelle Oliver Hartmann.
Changer de nom, ça veut souvent dire cacher quelque chose.
Il y a onze ans, il était
videur dans une boîte de strip-tease et s'est entiché d'une prostituée.
Harcèlement, coups et blessures...
Il a disparu juste avant
qu'elle porte plainte. -Dans une vallée perdue.
-Il y a onze ans !
Il arrive ici et Jeanette se suicide après s'être fait violer.
-Par cet homme ? -Je pense.
Corinne Steiger l'a découvert,
car il travaille dans le bar
de son père.
-Comment tu sais tout ça ?
-C'est pas ce qui nous intéresse !
Notre coupable, c'est cet homme.
C'est tout ce qui compte.
-Bonjour, Enver. -Susann.
Si c'est pour la voiture brûlée,
on n'y est pour rien.
On était ici.
Tous ensemble.
-Betim aussi était là ?
-Betim !
-Bonjour, Betim. -Dis-lui où tu étais hier soir.
-J'ai pas bougé, j'étais à la maison.
-Mh mh.
Tu as une idée
de qui a brûlé la voiture ?
-Non, j'en sais rien.
-Il n'en sait rien du tout.
-Il l'a bien mérité, ce bâtard.
-Betim ! -C'est vrai !
-Ouais, bon...
Si vous entendez quelque chose, appelez-moi.
-Allez, rentre.
Susann !
C'est vrai ce qu'on dit ?
Qu'Artan et ce...
-J'ai l'impression.
De ce que j'en sais.
-Ce Mott est aussi...
-Non, pour les meurtres, il n'y est pour rien.
-Comment est-ce possible ?
Tu n'as rien vu !
-Et toi ?
Pour Artan, tu savais pas non plus.
-En général, la nuit, masqué, par-derrière,
il les endort
et puis il les abandonne.
Toujours près de leur maison.
-Il savait où elles habitaient.
Il les choisit, peut-être même qu'il les connaissait.
Le postier, ou le coiffeur,
ou peu importe ce qu'il faisait avant d'être serveur.
Ce qui m'intéresse, c'est pourquoi il a arrêté ?
-J'en sais rien.
Même les violeurs ont du mal à résister au stress.
-Une dernière avant de se ranger ?
C'est ça ? -Peut-être.
-Ca colle pas
avec la prostituée.
-Non.
-Comment ce pendentif
s'est retrouvé
chez Corinne ? -J'en sais rien.
Demande-lui directement.
-Qu'est-ce qu'on attend ?
Musique lyrique
...
La musique devient pesante
...
Brouhaha -Reviens ici !
Ne bouge plus ! -Assassin !
Brouhaha et aboiements
...
-On fait comme on a dit:
pas de dérapage. -Ouais.
-Je suis sérieuse, Kaegi. -Mh mh.
C'est bon, je t'ai entendue.
Bonjour, Messieurs.
-Messieurs. -Alors ?
Ca y est, vous l'avez coffré ?
C'est votre job.
-Non cherchons Toni Amberg.
-Toni ? Pourquoi ?
-Où est-il ?
-Monsieur Amberg.
-Oui ? -Rosa Wilder,
police criminelle.
Et M. Kaegi,
police judiciaire.
Nous avons des questions. -Pour moi ?
-Oui. -Sur la bagnole ?
-Sur vos agissements.
Vous aimiez violenter les femmes à l'époque ?
Je m'adresse à Oliver Hartmann ?
Musique de suspense
Ca vous revient ?
Fracas Hey !
Reviens là, saloperie ! -Kaegi, fais pas le con !
...
Kaegi !
Kaegi, arrête !
Kaegi, stop !
Tu peux pas t'en empêcher ?!
-Saloperie, je te tiens.
Allez, avance.
...
Tu t'en souviens maintenant ?
Venusbar !
T'as bossé là-bas !
Oliver Hartmann.
Ou tu préfères
Toni Amberg ?
Choisis, je t'en prie.
-Je m'en fiche.
-D'accord.
Monsieur-je-m'en-fiche.
Une collègue... Et ton boulot, c'était de la protéger,
pas de lui fourrer de force ta petite saucisse !
-Ca suffit, Kaegi.
-Tu sais où il faut signer.
Kaegi, dans une pièce à côté -T'as violé combien de femmes ?
-Ton alibi a été confirmé.
C'est déjà ça. -Susann...
-A cause de ton abus de pouvoir, je dois te mettre à pied
avec effet immédiat.
Kaegi crie
Je ne décide pas.
-Susann, je suis vraiment désolé, je...
-Va ranger tes affaires,
tu dois quitter le bureau avant midi.
Kaegi -Ca s'est passé
au Venusbar il y a dix ans !
-Elle devenait dingue.
Elle avait pris trop de drogue, et elle retournait la chambre.
Le chef m'avait envoyé
la calmer. -N'importe quoi !
-La calmer ?
-Oui, c'est ce qu'il m'avait demandé.
-Et elle, alors ?
Hein ?
Tu devais aussi les calmer, hein ?
Hein ?
-C'est quoi ça ? -Huit victimes en neuf ans !
Et dans le même canton !
Et toutes les cheveux blonds mi-longs !
-Vous êtes fou ? -Corinne Steiger a tout découvert !
Donc, tu l'as tuée !
-Le pédé aussi, c'est moi qui lui ai fait les fesses ?
Je l'ai pas tuée, vous comprenez ou pas ?!
Avec la pute, ça s'est mal terminé.
J'ai pas su comment réagir.
Le chef m'avait promis que ça s'arrangerait.
Il a dit que je devais me tirer et jamais revenir.
Il sanglote
...
Musique intrigante
...
-Ca y est, j'ai terminé.
-J'ai besoin de la liste
des échantillons ADN. -Je te l'apporte.
-Susann, écoute...
Je sais que j'ai vraiment fait le con.
J'ai pas pu me contrôler, c'était plus fort que moi.
-Et moi ?
Je fais comment sans toi ici ?
Tu me laisses seule. -Je suis désolé.
-Qui va faire mon café demain ?
Va-t'en,
j'ai du boulot.
Musique nostalgique
...
-Quand avez-vous vu Corinne
pour la dernière fois ?
-Au jubilé.
On tape à la porte
-Merci.
Elle a dit quelque chose ?
Vous avez vu quelque chose ?
-Je l'ai vue en pleine dispute.
-Avec qui ?
-Avec Mulliger.
Mulliger, au loin -Ca ne te regarde pas !
-J'ai pas compris pourquoi ils se disputaient,
mais c'était violent.
Mulliger était hors de lui.
Mme Barth a essayé de s'interposer pour les calmer un peu.
-S'il te plaît. -Vous êtes un salaud !
-Et Corinne a fini par partir.
Elle était très fâchée.
-Et pourquoi
vous nous avez rien dit ?
-Parce que ça me concernait pas.
-Bien sûr, et quand ça te concerne, il faut cogner pour que tu parles.
-Et maintenant ?
-Tu vas écrire ta déposition et la signer.
-Puis on comparera votre ADN avec celui retrouvé
sur les affaires de viols. -En attendant,
tu restes là.
Musique de tension
...
-Je vais aller voir Charles.
-Je me charge de Mulliger, allez plutôt voir Sophie.
-Pour le pendentif,
on fait quoi ? -Pourquoi tu penses que ça a un lien
avec le violeur ? -Je le sens !
-Corinne aurait pu le trouver
dans une friperie.
Elle avait plein de pendentifs
dans sa boîte à bijoux. -Dans quelle boîte à bijoux ?
Musique pesante
...
-Police criminelle,
mon nom est Kaegi.
Corinne Steiger a travaillé chez vous comme aide-soignante.
C'est bien ça ?
Oui, c'est ça, oui.
Susann toque à la porte Musique lyrique à la radio
... -Allez, ouvre !
Je sais que tu es chez toi, j'entends la radio.
...
... Sophie ?
...
Eloigne-toi de la porte, je compte jusqu'à dix.
... Un, deux...
... La porte s'ouvre
...
... Qu'est-ce qui s'est passé ?
...
Des scies circulaires vrombissent
...
-Madame Wilder ? -J'ai des questions.
-C'est l'histoire avec mon beau-fils ?
-C'est pour autre chose. -Ah oui ? Suivez-moi.
Vous avez des questions ?
-Vous êtes-vous disputés avec Corinne Steiger ?
-Qui a dit ça ?
-Vous parliez de quoi ? -De rien, des broutilles.
Elle avait bu un verre de trop.
-Elle vous aurait traité
de salaud.
-Vous avez gagné.
Corinne avait appris, je ne sais pas comment,
que j'allais devoir renvoyer plusieurs personnes.
Je n'y peux rien, ce sont les affaires.
On ne souhaite pas aborder ça
à une fête.
Seulement, l'alcool a délié la langue de Corinne.
Enfin...
-C'était au point de la menacer ? -Mon Dieu.
Je lui ai juste dit de ne pas faire de scandale.
-Et c'est tout
ce qui s'est passé ?
-Oui, c'est tout.
Un téléphone vibre
...
-Susann ?
Oui, j'arrive.
Musique pesante
Madame Barth.
C'était quoi, cette dispute ?
C'était à cause de cet article ?
-Elle ne parle plus.
-Peut-être qu'elle devrait voir un médecin.
-Tout ça, c'est de ma faute.
Dans peu de temps,
elle viendra m'emporter.
Pour toujours.
-Qui ça ?
-La malédiction de Max Schuerch.
-De quoi tu parles ?
Sophie, ressaisis-toi !
Pourquoi tu t'es disputée avec Corinne ?
-S'il vous plaît...
Laissez-moi seule.
Demandez plutôt à Charles.
Il sait tout.
-Max Schuerch était ouvrier à la scierie.
C'était pas un tendre.
Il a eu affaire à la police pour vols.
J'ai vu son casier.
Une nuit de 1961, il débarque chez son patron, le vieux Mulliger.
Et il l'abat d'un coup de fusil.
-Et après ? -Il n'y a pas eu de procès.
La légende dit que les hommes de Mulliger
l'ont poursuivi dans la forêt jusqu'au ravin.
Il aurait glissé et serait tombé.
Je ne serais pas surprise qu'ils l'aient poussé.
-Qu'est-ce que Corinne vient faire dans l'histoire ?
-C'est ce que Mulliger
va devoir nous expliquer.
-Il est en route.
Il vient nous prendre. Le tonnerre gronde
-Incroyable, dites-moi que je rêve !
Ce sont les boucles d'oreilles d'Evi,
ma femme.
-Vous êtes certain ? -Absolument.
Je les avais choisies moi-même.
Et donc...
C'est l'infirmière de Spitex qui aurait volé tout ça ?
-C'est ce que nous supposons.
Et celui-ci, M. Locher ?
Il appartient à votre femme ?
-Mmh... Non.
Ca ne me dit rien. -C'est noté.
Eh bien voilà.
Musique de tension
...
-Et alors ?
-A vous de me dire.
-Mon père a été assassiné.
-L'article mentionne
Max Schuerch, mais aucune preuve
que c'est lui. -Si !
Il y a des témoins.
-Mme Barth parle d'une malédiction.
Qu'est-ce qu'elle veut dire ?
-Rien du tout, elle est vieille, elle radote.
Elle était là
quand Max Schuerch a tiré sur mon père.
Quand il est tombé dans le ravin,
elle a eu pitié, elle a douté.
A chaque fait étrange,
elle parle de malédiction !
-Et Corinne Steiger ?
-Elle n'a rien à voir avec ça. -Je ne vous crois pas.
-Ca suffit, cette inquisition
est terminée, au revoir !
J'ai du travail.
-Charles, tu perds la tête ?
-C'est fini !
-M. Mulliger !
Musique intrigante
...
Elle sanglote
-Charles !
... ...
-Qu'est-ce qu'ils t'ont fait subir ?
... ...
...
-Où est-ce que tu vas ?
-J'en sais rien, Hélène.
-Nous avions un accord ! -Tu veux pas comprendre.
-Quoi donc ?
Que tu m'as encore trompée ?
Qu'est-ce je vais dire
à Antonia, hein ?
Ton papa est homo et il nous a abandonnées ?
-Hélène, stop ! Ca suffit.
Elle sanglote
...
Nous nous sommes menti depuis le début.
Musique inquiétante
...
-Non ! Leo !
Reste ici !
Ne pars pas...
Musique pesante
-J'ai travaillé chez les Mulliger comme femme de chambre.
J'avais encore à peine 17 ans.
Parfois, la nuit,
il montait me voir dans ma chambre.
Jamais je n'ai osé demander qu'il arrête.
Il nous avait sauvé la vie.
Quand il venait là-haut, il commençait par se saouler.
Les premières fois non.
Mais ensuite, c'était permanent.
Ce soir-là, il est venu dans ma chambre.
Il sentait vraiment fort.
Le bois.
La sueur.
L'alcool.
Je n'oublierai jamais cette odeur.
Musique de tension
... Il halète
Mais ce soir-là, je me suis défendue.
Explosion de verre Cris
...
-Oh, bordel...
Sophie !
Reviens, allez !
...
Eh ben, qu'est-ce qui te prend ?
Range ça, c'est dangereux !
...
Coup de feu
-Il s'est effondré d'un coup.
C'était fini.
...
On toque à la porte
-Puis-je savoir
ce qui se passe ?
-Dehors.
-J'ai le droit de savoir. -Va-t'en !
-Alors c'est toi qui as tué
le vieux Mulliger.
-Non.
Ce n'était pas elle.
Musique lancinante
...
Je le referais s'il le fallait.
Il a eu ce qu'il méritait.
-Je lui ai retiré le fusil des mains.
Et je l'ai caché.
Nous avons vu la police investir la maison.
J'allais le laisser tomber ?
Ce n'était qu'un enfant !
Je voulais simplement
le protéger.
Et Max Schuerch...
Est le premier à qui j'ai pensé.
Comment aurions-nous pu savoir
qu'il allait glisser dans ce ravin ?
Ce n'est pas ce que nous voulions.
-Et Corinne Steiger vous a fait chanter
quand elle l'a appris.
Vous l'avez suivie
et vous l'avez tuée. -Non, vous inventez.
Je ne l'ai pas revue après la dispute.
-Mais vous n'avez
pas d'alibi !
Paniqué -Oui, mais je n'ai rien fait !
Sophie,
tu me connais !
Dis quelque chose !
-Je me suis déjà tue une fois, Charles.
-Qu'est-ce qui te prend ?
-Tu as caché mes journaux intimes dans ton bureau et tu m'as interdit
d'en parler.
Elle pleure
C'est exactement ce que tu as dit !
...
-Ca veut pas dire que j'ai tué
trois personnes !
Musique douce
...
-Si ça continue comme ça,
on devra construire d'autres cellules.
Mon père disait:
"La famille et la mort sont les deux seules choses
qu'on ne peut pas éviter." -J'évite de parler famille.
-Retournez près de Tim, on doit attendre que l'avocat
de Charles règle ses affaires.
-Ca ira ? -Il faut bien.
Il n'y a personne à part moi.
Au fait, il y a un poste de libre si vous voulez
changer de fonction.
-A bientôt.
Musique inquiétante
...
... Battements de coeur
... ...
Brouhaha -Reviens, assassin !
Les battements accélèrent
...
Les battements s'arrêtent net
-Elle ne voulait pas rester seule, elle avait peur.
Elle parlait de cette malédiction.
Je lui ai donné un somnifère hier soir.
Elle ne l'a peut-être
pas supporté.
-Non, je crois qu'elle n'avait plus envie de vivre.
Elle sanglote
-Ca va briser le coeur de mon père. -Je sais.
...
-Je me rappelle quand je l'ai vue la première fois.
Elle avait à peine 13 ans je crois.
Et moi, sept...
Ou huit ans.
Elle avait de longs cheveux blonds et bouclés.
Je pensais que c'était à ça
que ressemblaient les anges.
La nuit dans mon lit, je remerciais le bon Dieu
qu'il ait dû s'enfuir de son pays
et qu'elle se soit réfugiée chez nous.
A Thallingen.
Peut-être que tout aurait été différent.
Si...
Je sors quand ?
...
-La vache !
Il a passé sa vie à jouer au père la morale !
Au bon samaritain, mais c'était un meurtrier !
-Ca suffit. -Quoi ?
Il a tué grand-papa avec un fusil !
-Il avait 13 ans !
-D'accord, ouais, sa fifille le défendra jusqu'à la mort ?
-Il a protégé Sophie, qui a inventé un autre coupable.
-Mais elle n'a pas tiré !
Elle a juste menti pour protéger notre famille,
notre père l'assassin !
Et qu'est-ce qu'elle a gagné ?
Rien, et elle en est morte.
Notre vie n'est qu'un tissu
de mensonges ! -Sors d'ici.
Tu es libre maintenant.
-Comme papa, tu fermes les yeux,
mais nos vies sont bâties sur des morts !
Pour l'argent ! -Je ne veux plus entendre
parler de notre père !
-Tu préfères qu'on parle de Leo ?
-Tu parles comme si tu étais le nouveau patron.
Mais s'il était
avec nous, tu ne dirais pas
le moindre mot.
Je sais pourquoi papa te donnera
jamais la scierie.
C'est parce que tu n'es qu'un lâche et un perdant.
Va-t'en de chez moi.
...
-Ils emmènent Artan à l'aéroport.
L'enterrement a lieu demain, il y aura
beaucoup de gens.
T'en es où avec ce garçon ? Le Suisse ?
-On n'est plus ensemble.
-Tant mieux.
Musique douce
...
-Bonjour, Messieurs.
-Salut.
-Tu peux signer ce papier ?
-C'est quoi ? -Ton témoignage.
J'ai tout vérifié: les chaussures, l'alibi...
C'est le fils Kabashi
qui a brûlé ta voiture.
Tu signes et je l'arrête demain matin.
-Il va lui arriver quoi ? -Il ira devant un juge pour enfants.
Incendie volontaire, c'est un an au centre
pour jeunes délinquants.
A sa sortie, il sera suivi
par la protection de l'enfance
et sera placé en famille d'accueil.
-C'est un peu beaucoup, c'est qu'une bagnole.
-Rolf.
T'as qu'à signer. -Donc ?
-Bah... Je sais pas trop.
C'était pas éclairé, il faisait sombre.
-Tu déconnes ?
-Je me souviens pas bien ! -T'as déclaré que tu l'avais
parfaitement reconnu.
Rolf...
Tu signes tout de suite ce document.
-Très bien, j'y vais, j'ai du travail.
Je suis au bureau si tu me cherches.
Au revoir, Messieurs.
-T'as vraiment pas de couilles.
...
-Aïe !
...
Musique intrigante
...
...
-Ca ne me dit rien.
Désolée, mais cette demoiselle n'est restée
que très peu de temps à la maison.
Elle faisait le ménage il y a deux ans.
-Merci quand même.
Passez une bonne journée.
Au revoir. -Au revoir.
...
Il soupire
Musique intrigante
... -Fait chier !
...
... Sanglots
... ...
... Il hurle
... ...
Musique douce
...
-Qu'est-ce qu'il y a, t'as mal au ventre ?
-Non, non.
-Ca va refroidir, mange.
Essaie de penser à autre chose. -C'est quand même Charles Mulliger.
-T'as le meurtrier, tu devrais être contente.
Le calme va revenir. -Oui, mais...
-On pourra enfin passer du temps ensemble.
Ca a pas été facile pour moi.
Tes départs incessants, tes retours tardifs.
-Bien sûr, je te demande pardon.
On toque à la porte
Rolf ?
Entre, je t'en prie. -Non, je sais qu'il est tard.
Je veux bien que tu sortes cinq minutes.
A propos d'avant-hier soir,
je pense pas que ce soit Betim qui ait brûlé
ma voiture.
Je pense pas non plus
que ce soit un Albanais, un Kosovar ou peu importe.
-Ouais, je sais.
...
-Je me demande encore ce qui m'a pris.
En vérité, je suis un sale enfoiré,
un pauvre type qui a mis le feu à sa voiture.
Et toute cette merde qui me tombe sur la gueule.
Et Corinne.
J'avais encore tellement de choses à lui dire.
Lui dire que je m'excuse d'avoir divorcé
et que je trouve débile qu'on se voie moins.
-Je sais, Rolf.
-Je fais quoi maintenant ?
Je suis le dernier des bouffons.
-D'abord, tu rentres chez toi, tu vas te reposer.
-Il va se passer quoi ensuite ?
Je passe au tribunal ?
-Je pense que tu as assez souffert.
-Merci.
...
La porte s'ouvre puis se referme
-Simon.
Qu'est-ce que tu as ?
Fais voir. -C'est rien.
-Simon, je suis désolé pour ce qui s'est passé.
-C'est bon, on t'en veut pas.
-OK.
On se revoit plus tard.
Désolé.
La porte se ferme
Musique douce
...
-Un autre café ?
Musique nostalgique -Je veux bien.
...
... Tu m'as manqué, Paul.
...
... -Toi aussi.
...
... Alors, rentrons à la maison.
-Où ça ? -A la ferme.
-La ferme ? -La ferme.
... Chez nous, à la maison.
J'ai déjà pris ma décision: il n'y a rien pour moi ici.
...
... -Mais...
...
... Quand as-tu pris cette décision ?
-C'est là-bas, chez moi.
C'est chez nous, là-bas.
-Avec ce qui s'est passé, que vont dire les autres ?
-Ca, je m'en moque pas mal.
...
-Ca me manque vraiment. A toi aussi, non ?
-Je n'en sais rien.
Ca va un peu vite, je trouve.
C'est devenu ici, ma maison.
Avec Rosa et Tim.
Ils ont besoin de moi.
-Ouvre un peu les yeux !
-De quoi tu parles ?
-Tim, c'est le fils de Rosa, pas le tien.
-Que veux-tu dire ?
-Voyons, Tim n'est pas Markus.
Je te demande pardon. -En quoi ça te regarde ?
J'ai passé trois ans superbes avant que tu sortes, alors vas-y,
rentre chez toi et laisse-nous !
-Christine.
Musique intrigante
...
-Adelina !
Musique calme
(Adelina !)
...
Tim crie en jouant
-T'en veux pas, t'es sûr ? -Non, je te remercie.
Ce pendentif à la con !
Désolé, Tim.
Je suis à la poursuite d'un fantôme depuis des années.
Ma soeur me déteste.
Toi, ça roule de ton côté ?
-Non, on peut pas dire ça.
Toni nous glisse entre les doigts
et Mulliger va passer la nuit au poste.
Je crois qu'on fait fausse route. -On repart de zéro.
-T'en veux un ? -Non merci.
Hey ! Timmi, merci !
Regarde, je te le renvoie, attention !
Vroum !
Paf !
-Un taxi.
-Hein ?
-C'est un chauffeur, c'est pour ça qu'il savait
où elles habitaient. -Tu penses ?
-Il fait son choix
et les attaque au bon moment. -Bien vu, Wilder.
Ton passage en Californie porte ses fruits.
-Vérifie les centrales de taxis.
-Attends un peu, j'ai vu une vieille dame aujourd'hui.
Pour les bijoux de Corinne.
Sur la commode, il y avait la photo d'un homme.
-C'était qui sur la photo ?
-On doit aller lui parler.
-Tout de suite ? -Oui.
Tu viens ?
-Vroum, vroum !
-J'ai rien dit car je ne voulais pas avoir de problèmes.
Il m'en a déjà posé tellement.
-Où peut-on le trouver ?
-Je n'ai aucune nouvelle depuis dix ans,
depuis qu'il est parti au Canada.
Il aurait trouvé un travail
et se serait marié. -Comment Corinne
a-t-elle eu le pendentif ?
-Ca appartenait à mon défunt mari.
Il les sculptait.
J'ai toujours gardé précieusement ce pendentif
dans le tiroir de mon buffet.
Je ne savais pas qu'il avait disparu.
-Vous savez où on pourrait contacter
votre fils ?
-Il n'est plus jamais venu me rendre visite.
-Vous pouvez me dire son nom ? -Lenny.
Lenny Schuerch. -Schuerch ?
De Thallingen ?
-Oui.
Mon mari, Max Schuerch, était de Thallingen.
J'ai repris mon nom de jeune fille après sa mort.
Pourquoi ?
Musique inquiétante
...
... Des bips sont émis dans la voiture
... ...
Musique de suspense Les bips résonnent plus fort
... ...
...
-Je voulais pas lui faire de mal !
Pitié.
-Laisse-la partir, lâche-la !
-Tu crois que j'existais aux yeux de mon père ?
-Ca t'a pas empêché de le tuer.
-Il a manqué de respect à Artan
parce qu'il est homo !
Elle hurle
Ripped by WQM
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.