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-On a des images de vidéosurveillance,
un portrait-robot, deux témoins et un tatouage concordant.
-Racontez-nous ce qui est arrivé. -Je n'ai rien à vous dire.
-On a ce qu'il faut pour vous inculper.
-Je n'ai rien à vous dire. -Très bien.
Nos collègues de la police de Londres
ont pris contact avec le ministère de l'Intérieur russe.
Il y a un mandat d'arrêt contre vous,
pour un meurtre commis en 2016 à Grozny.
Alors, à vous de voir à qui vous préférez parler.
Très bien,
nos homologues russes seront ravis de s'entretenir avec vous.
-OK, quoi ?
-On m'a engagé pour tuer Stephen Marshbrook.
...
Lisa soupire. -Hé !
Hé ! -Hein ? Ca s'est bien passé ?
-Tu ne peux pas squatter là. -Désolé.
-J'ai taffé toute la nuit. Je vais pioncer 2 heures
et retourner bosser. Alors, casse-toi, et vite.
-Pas de problème. -(Chut, tu vas les réveiller.)
-(OK. Pardon.)
En même temps... Peut-être qu'on devrait leur parler.
Pas maintenant, mais vu comment tu es occupée, je pourrais
filer un coup de main, m'occuper du dîner... Genre ce soir.
Juste un dîner. -Je ne sais pas, on verra.
-Il a dû se carapater la queue entre les jambes.
Andy rit.
OK.
Bon, ben... à plus. -Oui.
Lisa soupire.
...
-Tony... -Ne t'en fais pas,
je ne suis pas venu pour qu'on s'engueule.
J'apporte les papiers.
-Merci.
-Non, c'est...
Ecoute...
Ellen, je suis désolé.
Pour tout ce qui est arrivé. Je suis profondément désolé
d'avoir tout gâché et de ne pas avoir été à la hauteur.
-Arrête.
-N'empêche que... c'est vrai, non ?
Je n'étais pas vraiment là. Même quand j'étais là.
Tout n'est pas bon à jeter quand même. Si ?
-Mais non, évidemment !
On a fait deux gamins géniaux, ça doit vouloir dire
qu'on n'a pas tout raté.
-Oui.
-Allez, viens là.
-Tu as eu
la nouvelle prof de lettres ? -Oui. Tu ne l'as pas encore eue ?
-Non. -Elle est délire.
Salut, Josh.
Il y a un problème ? -Je n'en sais rien.
Ce n'est pas grave. -Tu dois discuter avec lui.
Je ne veux pas qu'à cause de moi,
tu t'embrouilles avec ton pote.
-Ecoutez-moi. Il y a eu du nouveau, cette nuit. Lisa, Karen ?
-Hier, à Manchester, un policier a appréhendé cet homme,
Viktor Zima, ressortissant russe.
Il a avoué le meurtre de Stephen Marshbrook.
-Pourquoi ? -Il dit juste qu'il a été engagé
par un mec qui l'a abordé au pub. Il ignore qui c'est, il a été payé
en liquide... Il évite de donner des détails.
Le mec avait entre 20 et 40 ans. -Ca ne réduit pas trop la liste
des suspects. -La rencontre aurait eu lieu
dans un pub de Moss Side, vers la mi-avril.
Ce devait être la semaine du 15. On recueille les images des caméras
dans tous les pubs du quartier. -Ca correspond
à la période où Jamie et Theo sont rentrés d'Europe.
Viktor Zima a un alibi en béton
pour le meurtre de Med. -Ca ne l'empêche pas d'être
potentiellement lié à Breakewater. -Stew et Eddie, vérifiez
s'il n'y aurait pas un lien.
Mais on ne laisse pas tomber la piste Madeline Hookway.
Zima a parlé d'un homme, mais elle a un mobile sérieux.
Lisa, va l'interroger. Et préviens la famille qu'on a arrêté
un suspect, mais ne dis rien de plus. Et si l'on en croit Zima,
il faut vérifier les alibis de Jamie, de Theo et de Mark.
-Mark, quel était votre emploi du temps, la semaine du 15 avril ?
-Ca va ? -Oui.
-J'étais au bureau,
toute cette semaine.
A l'exception du jeudi 18.
-D'accord.
Vous étiez où ?
-J'avais un rendez-vous à Manchester,
au cabinet Ambling et Cook. -C'est un crime,
de se rendre à Manchester ? -Lisa, pourquoi ces questions ?
-Parce que l'enquête a avancé. Un homme a été interpellé,
en lien avec le meurtre
de Stephen. -Comment s'appelle-t-il ?
-La seule chose que je peux dire, c'est qu'on a arrêté quelqu'un.
-Au moins, on va pouvoir reprendre le cours de nos vies,
se remettre au boulot.
-Bill, le gel des actifs du cabinet fait l'objet
d'une enquête distincte. Ce n'est pas directement lié
au meurtre de Stephen. -C'est quoi, cette histoire ?
-Allons, papa... -Je m'en fous, je vais au cabinet.
-Soyez raisonnable. -Laisse-moi passer, j'ai du boulot.
-Papa !
-Excusez-nous. -Ne vous en faites pas.
-Laissez-le partir. -Je fais ce que je veux.
-Papa, rends-moi les clés. -C'est lui ?
C'est l'homme que vous avez arrêté, qui a tué papa ?
-Il y a de grandes chances.
-Pourquoi il a fait ça ? -On ne le sait pas encore.
Mais ça viendra.
-J'ai reçu une lettre
de l'avocate de Madeline Hookway.
-D'accord.
-Elle réclame sa garde.
-Je suis désolée, Rose. -Vous allez m'aider ?
-Je suis votre référente, je suis là pour vous aider,
mais sa requête a des chances d'aboutir.
Il faut vous préparer à cette éventualité.
-D'accord.
-Abbie ? Tu sèches les cours ? -Non, j'ai un cours qui a sauté.
Tu veux voir mon autorisation de sortie ?
-Non, je te fais confiance. Je suis bien la seule.
Que se passe-t-il ?
-J'ai réfléchi à ce que tu m'as dit sur papa.
-Et donc ?
-Je préfère ne rien dire
à maman. Ce ne serait pas très réglo.
J'avoue que c'est plutôt cool, qu'il soit à nouveau présent.
-Chérie, on ne sait rien sur lui.
On ne sait pas pourquoi il est là ni d'où il débarque.
-Il habitait à Stoke.
Je lui ai demandé, il m'a tout raconté.
Laisse-lui une chance, mamie.
Je dois retourner en classe. -Tu n'avais pas d'autorisation !
Tu n'avais pas 1 heure de perm !
-Non, j'ai grave séché ! Penny soupire.
-Vous connaissez cet homme ?
-Non. Qui est-ce ?
-Il a été inculpé pour le meurtre de Stephen.
-Le connaissez-vous, Madeline ? -Non.
-Quelqu'un l'a engagé pour tuer Stephen.
-Je voulais juste obtenir un droit de visite pour Oliver.
Pourquoi j'aurais gâché mes chances
d'obtenir gain de cause ? Malgré tout ce que m'a fait son père,
je n'aurais jamais infligé ça à mon petit garçon.
-Lisa, Karen, venez voir.
-Un agent nous a envoyé ces images de Moss Side.
La patronne se souvenait de Zima, on a pu préciser la date.
Et bingo ! Jeudi 18.
-Le voilà ! -Oui, mais il y a mieux.
A 20h58, cet homme l'aborde.
-Ce n'est pas vrai !
Je sais qui c'est.
C'est Frank Mercer.
-On sait quoi, sur Frank Mercer ?
Il t'a fait quelle impression ? -Il n'en a pas dit beaucoup,
mais il connaît la famille. Il est allé au lycée avec Mark.
Et Mark était à Manchester, ce jour-là. Frank s'est montré
très protecteur envers Grace.
Pour lui, elle a subi une injustice.
-Il faut interroger Grace et Mark. -Oui.
-Euh...
Ecoute, Lisa,
je voulais te dire... -Ce n'est pas la peine.
-Moi, j'y tiens.
Je tenais à te dire merci.
Merci d'avoir... veillé sur moi.
-Pas de souci.
-Ca ne se reproduira pas. Je vais me reprendre en main.
J'avoue que mes souvenirs sont un peu flous,
mais c'est Andy, qui était là. Le Andy... auquel je pense ?
Je ne savais pas que vous étiez encore...
-Non,
on n'est pas... quoi que ce soit. -Je vois.
Vous êtes quoi, alors ?
-Je n'en ai aucune idée. Honnêtement,
je n'en sais rien.
-Je comprends.
-Mark, ça va ?
Stella soupire. -Le cabinet
va droit dans le mur. Les flics ne lâcheront pas le morceau
avant d'avoir trouvé... -Même si ce n'était pas notre plan,
pour nous, c'est peut-être l'occasion
de recommencer à zéro, loin d'ici,
loin de ta famille.
Je pourrais vendre le salon de coiffure
et on pourrait aller s'installer ailleurs,
n'importe où. On prendrait un nouveau départ.
-Ce n'est pas possible.
-Pourquoi ?
-On ne peut pas partir comme ça.
-Et pourquoi ?
-Et mon père, alors ?
Qui va s'en occuper ? -Rose sera toujours là !
-Arrête ! La pauvre Rose a d'autres chats à fouetter.
Stella. Stella, trésor...
Je suis désolé.
Mais on ne peut pas partir d'ici.
Ca m'est impossible.
Je suis désolé.
Stella soupire.
Et j'ai besoin de toi.
-Je sais.
...
-Hé, c'est sens interdit ! Klaxon.
... Hé, monsieur !
...
Vous ne pouvez pas aller par là. ...
-Ca va ? -Que s'est-il passé ?
-Vous vous êtes fait mal ?
-Il a déboulé... -Ca va ?
Sirènes de police. -Je te rappelle.
...
-C'est quoi,
ce délire ? -Laisse, Grace, je m'en occupe.
Je peux vous aider ?
-Frank Mercer, vous êtes en état d'arrestation
pour complicité d'assassinat. -N'importe quoi !
-Vous avez le droit de garder le silence,
tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous.
-Vous vous trompez. -Est-ce bien clair ?
-Oui. -Avancez.
-Grace, suivez-moi.
J'aimerais vous poser quelques questions au poste de police.
Montez dans ma voiture.
-Papa ?
Papa ! Que s'est-il passé ? -Ils font du cinéma pour rien.
-Vous devriez venir avec nous pour passer des examens.
-Je vais très bien. -Tu devrais les écouter.
-Tu ne vas pas t'y mettre, toi aussi !
Décidément, tu ne vaux pas mieux qu'eux !
-Viens, je te ramène à la maison. -Je peux marcher tout seul !
Excuse-moi, je suis vraiment désolé, fiston.
Pardon.
-Non, ça va aller.
-Non.
Pour Breakwater,
j'ignorais ce qu'il fabriquait avec ses biens immobiliers.
Et je ne voulais pas le savoir.
Je savais qu'il valait mieux ne pas poser de questions.
Je suis désolé.
-Ne t'en fais pas.
Ca va aller, papa.
Je prends les choses en main.
Viens, je te ramène.
-Vous reconnaissez cet homme ?
-Non.
-Et maintenant ?
-Vous pouvez nous dire qui c'est ? -C'est un mec rencontré au pub.
-Par hasard ? -J'avais bu.
Je me rappelle à peine.
-Sauf que ce n'est pas juste un mec croisé par hasard au pub.
Parce que cette personne, Viktor Zima,
vient d'avouer le meurtre de Stephen Marshbrook.
-Alors, là, je ne suis pas au courant.
-Il n'a pas pu faire un truc pareil.
-Vous le connaissez depuis quand ?
-Depuis 5 ans, plus ou moins.
Pour moi, c'est comme mon père. Lui seul se préoccupe de moi.
-Votre vraie famille... -M'a foutue à la porte, oui.
Elle s'est débarrassée de moi. -Parlez-moi de votre père.
Quel genre de père c'était ? -Pourquoi ?
-Ca m'intéresse de connaître l'image que vous avez de lui.
-Je ne l'avais pas vu depuis des années.
La dernière fois, on ne s'est pas séparés en bons termes.
Quand j'étais petite, il n'était pas comme ça.
Ca s'est détérioré à l'adolescence.
Il voulait toujours savoir avec qui j'étais,
où j'allais... -Comme la plupart des parents.
-Il y avait
toutes sortes de règles.
-Tout ça, ça vous mettait en colère ?
-Je ne voulais pas le faire tuer !
C'était mon père ! -Comment vous avez connu Frank ?
Comment vous vous êtes retrouvée à bosser dans cette casse ?
-C'est grâce à ma mère.
Elle a demandé à Frank de m'embaucher.
-Il est dans le salon. -Merci.
Ca va, Bill ? Que s'est-il passé ? -Rien, un petit accrochage
en voiture.
-Lisa ?
Que faites-vous là ?
-J'aimerais vous parler, Rose.
En privé.
C'est un peu délicat. -C'est à propos de l'argent ?
L'argent du cabinet
qui a été détourné. Je sais que la police
a épluché notre comptabilité. -Que savez-vous à ce sujet ?
-Je suis coupable. C'est moi qui ai volé.
-Rose, je dois vous mettre en état d'arrestation.
Rose, je vous arrête pour avoir détourné des fonds
du cabinet. Vous avez le droit de garder le silence,
mais tout élément que vous omettrez lors de votre interrogatoire
pourrait nuire à votre défense. Je me suis bien fait comprendre ?
-Mais on marche sur la tête ! Vous n'allez pas l'embarquer !
Je me fous de ce fric ! -Mark, vous nous suivez aussi.
Nous avons quelques questions à vous poser.
-Comment ça ? -Ne t'en fais pas, c'est normal.
-Non ! -Non, ce n'est pas normal, bordel !
-Parlez-nous de cet argent. -Euh...
Il ne s'agissait pas de gros montants.
Je voulais quelque chose qui soit à moi.
-Qu'avez-vous fait avec l'argent ? -Rien.
Rien que de savoir qu'il était sur mon compte, ça me suffisait.
Je suis désolée.
J'aurais dû vous en parler plus tôt,
mais j'avais trop honte de moi.
-Vous connaissez bien Frank Mercer ?
-Euh...
Ben...
Je ne l'ai plus revu depuis le lycée.
Il y a longtemps. Pourquoi ?
C'est lui que vous avez arrêté ?
-Vous n'aviez pas l'air ravi de le voir,
quand il est venu chez vous.
-C'est vraiment...
-Quoi ?
-Ce type était un conard.
Quand on était au lycée,
cette brute m'a pourri l'existence. Alors, non,
je n'étais pas ravi de le voir à la maison.
-Ca vient de la caméra
d'un distributeur de billets juste à côté du pub.
Vous avez retiré 400 livres en petites coupures.
-Ca n'a rien d'illégal.
-Les images vous montrent ensuite remettre quelque chose à Zima.
De l'argent.
-Pourquoi vous lui donnez cet argent ?
-Un boulot. -Quel genre de boulot ?
-Pour une épave
à récupérer. -Je croyais que c'était un mec
rencontré par hasard au pub.
-On a parlé à Viktor Zima. Il vous a identifié comme l'homme
qui l'a payé pour tuer Stephen Marshbrook.
-Il ment.
-Vous dites ne pas le connaître, puis l'avoir payé pour un boulot,
et Zima nous a expliqué en quoi consistait ce boulot.
Vous aviez quoi, contre Stephen Marshbrook ?
Ca avait à voir avec Mark ?
-Pourquoi ça aurait un rapport avec ce crétin ?
-C'était à cause de Grace, alors ? -Non.
-Alors, pourquoi avez-vous fait ça ?
-Quels liens entretenez-vous avec Frank Mercer ?
-Pourquoi ?
-Répondez.
-Je le connais très mal.
Je ne l'ai pas vu depuis le lycée. -Il est venu chez vous,
l'autre jour. Vous lui avez parlé. -Oh... Euh...
A part ce jour-là,
je voulais dire.
-On a parlé à Grace. C'est vous qui lui avez trouvé
le boulot à la casse. Comment vous avez fait,
si vous n'aviez pas vu Frank depuis l'adolescence ?
-Eh bien... -Rose,
je vous informe que nous avons arrêté Frank Mercer,
pour le meurtre de Stephen.
-Comment ? -Le tueur dit qu'il l'a engagé.
On cherche à connaître son mobile. J'ai besoin que vous m'aidiez
à comprendre pourquoi il a fait ça. -Je n'arrive pas à le concevoir.
-Je vous le demande à nouveau, quel était votre lien
avec Frank Mercer ? -On était dans le même lycée.
Il était plus jeune que moi, du coup, je ne le connaissais
que de loin. Ensuite, il s'est engagé dans l'armée
et je ne l'ai pas revu pendant des années.
Et, il y a 5 ans ou quelque chose comme ça,
je suis tombée sur lui par hasard.
Il avait réemménagé ici.
On a commencé à discuter.
C'était très agréable d'échanger avec lui.
Il m'écoutait, quand je parlais.
Il m'écoutait attentivement, il s'intéressait à ma fille...
Ce n'était pas prémédité, mais ça a fini par arriver.
-Donc, vous aviez une liaison. -Non, pas vraiment.
Ce n'est pas comme si on se voyait si souvent.
C'était difficile, entre le travail et la vie de famille, mais...
oui.
Oui.
-Je dois vous prévenir
qu'une femme de 48 ans collabore à notre enquête.
Elle nous aide beaucoup.
Elle est très coopérative.
-Elle n'a rien à voir avec tout ça.
-Qui ?
-Rose.
-D'accord.
Alors, racontez-moi tout en détail.
Dites-moi ce qui s'est passé.
-Je suis allé voir ce type,
je l'ai payé.
Je ne sais pas ce qu'elle vous a dit,
mais elle n'a rien à voir avec tout ça.
Elle ne savait pas ce que je faisais.
-Stephen était au courant de cette liaison ?
-Non. Personne ne savait. -Vous avez dit à Frank
que vous détourniez
de l'argent du cabinet ?
-Non. -Vous lui avez dit
que Stephen examinait les comptes ? -Non. Pour quoi faire ?
-Pour qu'il règle le problème. Vous aviez peur
que Stephen découvre la vérité. -Avez-vous prémédité avec Frank
l'assassinat de Stephen ? -Non ! Comment osez-vous ?
-Ca se voyait que Rose n'était pas heureuse avec lui.
Ca ne se passait pas bien depuis des années, mais...
ça avait empiré.
La faute à ce type.
Il avait tout ce qu'il faut pour être heureux.
Une femme, des enfants, une jolie maison, un bon job.
Et il n'était pas foutu de voir la chance qu'il avait.
Il ne méritait rien de ce qu'il avait.
J'ai essayé de la convaincre. Je lui ai dit :
"Quitte-le, tire-toi de là ! Tu n'as pas besoin de lui,
"on se débrouillera. Je m'occuperai de toi."
Mais elle ne voulait pas.
C'est comme s'il avait eu une sorte d'emprise sur elle.
Alors, je me suis dit
qu'il fallait que j'intervienne, que je force un peu le destin.
Pour qu'on puisse se barrer de là, qu'on se construise une vie à nous.
-Aviez-vous prévu de quitter Stephen pour Frank ?
-Non, je n'aurais jamais abandonné Oliver.
-Vous pensiez partir avec Frank et Oliver ?
-Je me suis dit qu'après son deuil,
on referait notre vie ailleurs.
Juste tous les trois.
-Qui ça, tous les trois ? -Rose, Oliver et moi.
-Un projet d'enlèvement de mineur, histoire d'aggraver votre cas.
Complicité de meurtre, ça ne vous suffisait pas ?
-Ca n'aurait pas été un enlèvement, c'est son fils.
Tony soupire.
-Vous n'auriez jamais formé une heureuse petite famille.
Parce qu'Oliver est le fils biologique de Stephen
et pas celui de Rose.
Elle n'a pas l'autorité parentale. Elle a élevé Oliver,
mais c'est le fils de Stephen.
Un homme a été tué
et un de mes agents a été assassiné
en enquêtant sur le meurtre que vous avez commandité.
Deux êtres humains.
Deux familles anéanties, des gosses traumatisés à vie,
tout ça par votre faute.
-Frank était
juste un flirt,
une manière de m'évader, rien de plus.
Il adorait imaginer des tableaux de nous,
de l'existence qu'on mènerait tous les trois.
Il nous imaginait en Espagne, dans une maison,
lui, Oliver et moi, comme une petite famille modèle.
Mais c'était pour rire, ce n'était pas sérieux...
Ca faisait du bien
de rêver un peu,
mais ça n'a jamais eu aucun fondement.
Je ne lui ai jamais fait de promesses, il faut me croire.
Jamais je n'aurais privé Oliver de son père.
Oliver adorait son père. Ca lui aurait brisé le coeur.
-Je peux la voir ?
Je peux lui parler ?
-Je n'aurais jamais quitté Stephen. Jamais !
-Pourquoi ?
-Parce que je l'aimais, tout simplement.
-Rose Marshbrook, acceptez-vous un rappel à la loi
pour les délits de fausse comptabilité et de vol ?
Veuillez signer ici,
pour accepter ce qui vous a été signifié.
-Oui.
-Et maintenant ? -C'est tout.
Vous êtes libre.
-Je vous ramène chez vous ? -Non.
Je vais rentrer à pied.
-D'accord.
-Josh ?
Josh soupire.
-Quoi ?
-Ca te dirait qu'on se fasse un truc ? Un ciné ou quoi.
-Pourquoi ?
-C'est le genre de truc qu'on fait, entre potes.
-Rob... -On est potes, pas vrai ?
C'est ça, le truc... Tu vois, ça, ça ne risque pas de changer.
-Rob...
-Ca n'a pas dû être facile pour toi, de me dire ça.
Mais je suis désolé, je ne suis pas...
Mais nous, on est cool, il n'y a pas de malaise.
-Rob...
Je peux te poser une question ? -Oui, ce que tu veux.
-Tu as fait quoi à tes cheveux ? -Quoi ?
-On dirait du carton.
-Arrête, ce n'est pas vrai. -Si.
Claire, c'est vrai ? -Oui.
-Tu aurais pu me le dire !
-Qu'est-ce qui t'a pris ? -T'as foutu quoi, dessus ?
...
-Rose ?
-Je n'ai pas le courage de rentrer affronter ma famille.
Si je n'avais pas eu cette liaison, Stephen serait encore en vie.
Tout est de ma faute. Frank, les problèmes d'argent,
ce qui est arrivé à Med, tout.
-Rose,
écoutez-moi.
Vous ne saviez pas ce que Frank avait en tête.
Vous n'y êtes pour rien.
-Mais... que va devenir Oliver ?
-Il est probable que Madeline obtienne
un droit de visite. Mais les sentiments d'Oliver
seront pris en compte. Et en ce qui le concerne,
sa maman, c'est vous. Ca a toujours été vous.
Ce qui prime, dans ce genre de cas, c'est l'intérêt de l'enfant.
Rose... On enquête toujours sur les clients du cabinet.
On est convaincus que Med a été tué parce qu'il avait découvert
un lien entre le cabinet et le crime organisé.
Alors, il y a quelque chose que vous pourriez faire pour nous.
Parce que vous avez travaillé des années dans ce cabinet
et vous connaissez tous les dossiers et comptes.
Et sans accès aux archives de la société,
on n'arrivera jamais à prouver ce lien.
-Euh...
D'accord.
J'accepte de vous aider.
-On a identifié d'autres biens.
On les soupçonne d'être utilisés par l'organisation qui se cache
derrière Breakwater. -Certains hommes de main parlent.
On a prévu des descentes ce soir. Med était sur une piste sérieuse.
On continue d'enquêter sur le lien entre Bradwell et Marshbrook
et une organisation criminelle qui ose tuer un agent de police.
Mais là, on est dans l'impasse. -L'avocat de Bill prétend
que l'état de santé de son client ne lui permet pas de nous répondre.
Il souffrirait
de démence. -Le fait qu'il soit malade
ne signifie pas qu'il est innocent. -Si des experts médicaux
ne l'estiment pas apte à être jugé...
-Il sera dispensé de tout procès. On frappe.
-Désolé de vous interrompre. Bradwell et Marshbrook.
Rose est prête à témoigner officiellement.
...
On reste en contact.
-Oui.
Allez,
viens là.
Tant que tu seras avec moi, tout ira bien.
-Oui...
-Tu vas dire que je tombe mal, mais ce n'est jamais le bon moment.
-Qu'y a-t-il ?
-J'ai appris quelque chose. Je ne pourrais plus
me regarder en face, si je ne te le disais pas.
Alors, tiens. Tu en fais ce que tu veux.
-Tu sais, ce qu'on a dit, l'autre fois,
sur mamie... -J'aurais dû vous prévenir,
je suis désolé... -Ne te fatigue pas,
je sais qu'elle est morte il y a 3 ans.
-C'est vrai, mais le temps
que je réalise, et ensuite... -Papa, arrête tes conneries.
Je ne m'attends pas à ce que tu sois parfait,
mais ne te fous pas de moi.
D'accord ?
-D'accord.
-Donc, grâce à l'intuition de Med,
grâce à ce qu'il a fait, on a démantelé
un énorme trafic de drogue. Et ça, ça veut dire
que beaucoup de vies vont être sauvées.
Je ne peux pas vous promettre qu'on va arrêter le responsable
de la mort de Med.
Mais on s'en approche de plus en plus.
-Il disait que vous n'abandonniez jamais.
Même si vous étiez casse-couille.
-Je vois.
-Désolée, mais c'est ce qu'il disait.
-Non, ça me ressemble assez.
-Il disait que même s'il vous arrivait
de faire des erreurs,
vous finissiez toujours par faire ce qu'il fallait.
-Elle est tombée du toit. -Qui est tombé du toit ?
Abbie rit aux éclats. -Ah !
Tadam !
-Il faut que je te parle.
-OK.
Andy soupire.
Alors ? -Je te le demande
une dernière fois. Pourquoi tu es revenu ?
-Je te l'ai déjà dit !
Ma mère est morte.
-Oui, mais ça fait 3 ans qu'elle est morte, non ?
C'est qui, Stefanie ?
Andy soupire.
-De toute évidence, tu es déjà au courant,
si tu demandes.
-Parle-moi d'Alfy, alors.
Il a quel âge ?
-Il a 3 ans et demi.
C'est un coup de ta mère. -Non.
-Si, c'est sûr. -Non, c'est moi.
-J'allais t'en parler. -Quand ?
-Ca va, c'est bon ! Tu sais quoi ? Oui, c'est vrai,
j'ai eu une vie depuis qu'on est séparés.
Toi, tu ne t'en es pas privée ! -Ce n'est pas le problème !
Tu m'as raconté des craques, tu nous as menés en bateau.
-Je n'ai pas menti. Je n'ai pas dit la vérité. C'est...
Lisa rit.
-Toutes ces conneries sur ta mère, ton couplet sur ta soi-disant envie
d'être présent pour les enfants, c'était du flan. Tu es revenu
parce qu'on t'a foutu à la porte.
-Non, je suis revenu pour les enfants et pour toi.
-Tu n'as pas changé.
-Si. -Tu n'as pas changé en profondeur.
Moi, j'ai avancé.
-Lisa... -Je n'ai pas eu le choix,
j'avais deux gosses à élever. -Mouah...
-Je ne t'en veux même pas.
Tu es juste resté fidèle à toi-même, à profiter
de mes moments de faiblesse. -Tu es toujours aussi faible.
Je te connais.
Oui, je te connais par coeur, Lisa.
Pardon.
Pardon, excuse-moi.
C'est quand même mes gosses.
-Je n'ai pas dit le contraire.
Mais ça, là, ce truc entre nous, c'est fini.
-Non... -Tu es leur père, oui.
Alors, tu dois leur dire, pour ton autre fils, et te pointer
quand tu leur as promis. Mais entre nous, c'est fini.
-Je peux changer. -Non, arrête...
-Je t'assure... -Andy...
Ecoute...
Tu leur as fait à manger,
alors, rentre avec moi et dîne avec eux.
Je vous laisserai. Comme ça, vous serez tranquilles pour parler.
Ce n'est plus des gamins, ils en ont vu d'autres.
Ils sont assez grands pour décider tout seuls.
Allez, va leur parler. Tu leur dois bien ça.
-OK.
C'est trop. Je n'y arriverai pas.
-Putain, mais c'est pas vrai !
Prends sur toi, merde, et monte parler à tes enfants !
Si tu les plantes,
tu n'auras peut-être pas
une nouvelle chance. -Je sais, oui.
Je suis désolé.
...
-C'est lui qui a décidé de partir.
Je voulais qu'il vous parle. Je suis désolée.
Vous méritez tellement mieux que ça.
-Tu avais raison.
-J'aurais préféré me tromper.
-Oui.
-Et toi, ça va aller ?
-Oui.
Allez, viens.
Ripped by WQM
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