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Ripped by WQM
-On n'aurait pas dû.
Sans vouloir
casser l'ambiance, tu peux partir ?
-T'es pas marrante.
-Je ne veux pas que les enfants...
-Qu'ils quoi ?
-Qu'ils se fassent des idées.
Je suis sérieuse.
Tu peux... -Oui. Si tu veux.
-Je suis désolée...
-Je sais.
...
Porte.
-Salut. -Salut.
Tu vas bien ?
-Oui, pas trop mal.
Et toi ?
-Ca va. Oui, ça va.
La journée a été longue.
Allez, je vais me coucher.
Bonne nuit.
-Bonne nuit.
...
-Bonjour.
-Du nouveau sur Med ? -Pas encore. Je vous tiens au jus.
On en est où du lien entre Stephen Marshbrook
et Breakwater ?
-On attend le retour de l'enquêteur financier.
-Je le veux aujourd'hui.
Si vous trouvez quoi que ce soit en lien avec le meurtre de Med,
informez-en l'équipe de Pearson.
Alors... Voici Madeline Hookway, la mère biologique d'Oliver.
Elle aurait eu une liaison avec Stephen.
De fait, son nom apparaît sur l'acte de naissance.
Sur elle,
on a avancé ?
-D'après les services sociaux, il n'y a pas eu d'adoption.
-On épluche son dossier médical,
son activité professionnelle et ses finances.
-Rien à signaler au moment du meurtre ?
-Rien de notable.
-Il faut savoir qui dans cette famille en sait plus
sur les parents biologiques d'Oliver
et pourquoi Rose n'a rien dit. -OK.
-Autre chose ? Non ?
Allez, on se réveille.
-Les prélèvements sont finis chez les Marshbrook.
Je verrai si la famille veut y passer.
-Bon, je vous libère.
-Ca va ?
-Oui. Très bien.
A vous de voir.
Si vous avez des affaires
à récupérer... -Non.
-C'est comme vous voulez.
-Non. Je vais y passer.
Il n'y a aucune raison de... -D'accord.
Mais sachez que la maison n'a pas été nettoyée.
Elle est telle que vous l'avez laissée.
Il faut vous préparer à ce que vous allez voir.
...
Si ça devient trop pénible...
Sanglot.
...
Ca va aller. Respirez.
-Oui.
-Ca va ?
-Ah, salut.
-Oh, fallait pas. -Non, Josh. C'est pas...
-Salut, Josh.
-Ah.
-Tout va bien ? -Oui.
-Bouge pas. Je vais...
Voilà.
-Merci.
Bon...
Tu veux
un truc à boire ? -Oui. J'y vais.
Je peux avoir un grand crème ?
-Je ne crois pas qu'il m'apprécie.
-On s'en fout. Moi si.
Pourquoi t'es tout chelou ? -Comment ça ?
-Je t'avais dit qu'elle serait là. -Non.
-C'est quoi ton problème ? -Amuse-toi bien.
-Vous n'avez pas dû chômer avec 3 enfants.
Moi avec 2, j'ai du mal. -Ce n'était pas prévu comme ça.
Ca a été...
-Vous n'avez jamais dit
qu'Oliver n'était pas votre fils biologique.
Pourquoi cela ?
-Je...
Je ne pensais pas que ça avait de l'importance.
On l'a toujours considéré comme notre fils.
-Oliver le sait ?
-Il n'a pas besoin de le savoir. Il est trop jeune.
-Ecoutez, Rose...
On a parlé à la mère biologique
d'Oliver, Madeline Hookway.
-Pourquoi ?
-Elle...
Elle nous aide
dans le cadre de l'enquête.
Ce n'est pas grave. Asseyez-vous.
-Qu'aurais-je pu faire d'autre ?
Le rejeter ?
C'était un bébé.
Cette femme n'était sûrement pas en état de s'en occuper.
On n'a pas eu le choix. C'était la meilleure solution.
-Le reste de la famille le sait ? -Seulement mon père.
Sinon,
pour tous les autres, il a été adopté.
On ne leur a pas tout raconté.
C'est bizarre. On n'a jamais eu affaire à elle.
Zéro contact. Elle a donné son accord.
On était tous d'accord. Comment vous l'avez retrouvée ?
-Rose, il y a quelques mois... Madeline a recontacté Stephen.
Et... ils se sont revus.
-Pourquoi ?
-Selon elle pour parler d'un droit de visite
concernant Oliver. -Stephen n'aurait jamais dit oui.
Pas sans en avoir d'abord
discuté avec moi.
Est-ce que ça en fait une suspecte ?
-Alors, Oliver ? On l'emmène de quel côté aujourd'hui ?
Viens, on va par là.
-Viens,
grand-père ! -Tiens-le bien.
-Oui.
-Avancez, je vous rattrape.
Qu'est-ce que vous foutez là ?
-C'est quoi, ce bordel ?
-Vous n'auriez pas dû.
-Je sais, mais je veux voir
Oliver. -Il est où ?
-Tout va bien.
Il est dehors avec Stella. -Madeline.
Ne restez pas ici.
-Je ne veux peiner personne. Je veux seulement voir mon fils.
-Vous n'obtiendrez rien comme ça.
Madeline.
Vous n'auriez pas dû venir.
Vous êtes un témoin-clé de l'enquête.
Rose vient de perdre son mari, la famille est endeuillée.
-Moi aussi je suis en deuil.
J'ai perdu... tout ce que j'avais.
Ca fait 10 ans que je suis en deuil.
Vibreur.
...
-Commandant ? *-Stew a eu
un retour de l'enquêteur financier. *-Alors ?
-Il faut
*réentendre Bill au sujet de Breakwater.
-Elle n'a aucune chance. Je vais passer quelques coups de fil.
Elle n'aura rien pour étayer sa demande.
Qu'y a-t-il ? -Nous avons quelques questions
à vous poser, Bill. -Je vous écoute.
-Au poste, si vous voulez bien.
-Ca a toujours été des emmerdes,
cette bonne femme. J'ai dû m'en débarrasser
à la fin. Elle n'était pas... Elle n'était pas stable.
C'était du Stephen tout craché.
Elle s'est fait embaucher par lui.
Il n'a jamais été très fin psychologue, vous voyez ?
-Puis-je vous demander
*quels rapports vous entretenez avec l'entreprise Breakwater ?
-Eh bien, nous leur fournissons des services juridiques
pour leurs opérations immobilières. -A quand remonte
vos premières collaborations ? -A des années en arrière.
10 ou 12 ans.
Il faudra que je vérifie. -Quel était votre rôle,
exactement ?
Peut-on dire
que vous occupiez la fonction
de secrétaire général au sein de la société Breakwater ?
-Un avocat peut tout à fait occuper ces fonctions
au sein d'une société.
Une fois l'activité lancée, je me suis retiré.
Nos interventions se limitaient aux actes de cession.
-Excusez-moi, vous avez dit
"nos interventions" ? -Bradwell et Marshbrook.
-Mais ce compte était celui de Stephen.
-Oui, alors... Stephen
suivait désormais les affaires courantes gérées au quotidien.
Comme je l'ai dit, je me suis mis en retrait
depuis quelque temps.
-Que pourriez-vous dire de Liam Spolden ?
Le président-directeur
général de Breakwater. -Rien de spécial.
Je le connais à peine à vrai dire.
Quel lien avec la mort de Stephen ? -C'est ce qu'on cherche
à découvrir.
-Je suis venu ici
de mon plein gré pour vous aider. -Nous vous en remercions.
-Mais je ne répondrai plus à aucune de vos questions sans mon avocat.
-Bah quoi ?
Tu me réponds plus ? -Ouais. Ca t'étonne ?
-Ecoute, dis-moi ce que j'ai fait de mal.
-Oh, rien. -C'est quoi, alors ?
Si j'ai une meuf, ça change rien.
-Alors tout va bien !
-Tu verras le jour où ça t'arrivera.
-Le jour où quoi m'arrivera ? -Où tu kifferas quelqu'un.
-Je kiffe déjà quelqu'un.
-Alors tu sais ce que ça fait.
-Ouais.
-Dis-moi. C'est qui ?
C'est pas Katie ? Elle trippe sur Scott.
-Non, c'est pas Katie.
-Alors c'est qui ?
-C'est toi.
-Oh ?
-Eh ouais.
-D'accord. Ca veut dire quoi... concrètement ?
-J'en sais rien.
-OK.
-D'après nos informations, vous étiez chargé de la lutte
contre le blanchiment.
-C'était l'une de mes missions, en effet.
-Mais encore ? -Je faisais les vérifications
pour nos clients, les transferts de propriété, audits d'acquisition.
-D'accord.
Savez-vous pourquoi
le 10 Garisley Road, un bien que Breakwater a racheté
à un promoteur connu sous le nom de Commer,
estimé à une valeur de 170 000 livres, a été cédé
à 300 000 livres ?
-Je ne suis pas agent immobilier, mais j'imagine que cet écart tient
à l'usage des locaux. -Sans doute aviez-vous réalisé
un audit d'acquisition vous permettant d'étayer
le caractère raisonnable
et réaliste de ce coût ? -Il faudrait que je regarde
en détail. -Nous avons
2 autres biens qui font l'objet d'une vente entre ces 2 promoteurs,
Breakwater et Commer.
-Si vous le dites. -Vous ne trouvez pas étrange
d'avoir en 2 ans validé 3 ventes de biens pour des montants
excédant leur valeur réelle ? Ca n'a pas éveillé vos soupçons ?
-Pas particulièrement, non. -Nous savons que l'un de ces biens
a hébergé des activités illégales, dont la fabrication de stupéfiants.
-En quoi cela me concerne ?
-Vous ne semblez pas surpris. Vous étiez au courant de la situation ?
-Bien sûr que non.
-Vous n'avez aucune preuve
contre mon client.
Ce ne sont que des suppositions.
-Bien.
Liam Spolden est bien le PDG de la société Breakwater ?
-Oui. -La lutte contre le blanchiment
vous amenait à faire les vérifications d'usage ?
-Oui. -En contrôlant
son identité et sa solidité financière.
-Tout à fait.
-De notre côté,
nous avons vérifié l'identité de Liam Spolden. Que savez-vous
à son sujet, ayant réalisé un audit, comme vous l'avez dit ?
-Mon client ne peut pas divulguer d'informations confidentielles.
-Votre beau-fils a été abattu
devant son propre fils.
-Un policier est mort alors qu'il cherchait un lien entre ce meurtre
et ces biens. Vous devriez vous plier en quatre pour nous aider !
M. Bradwell,
en raison des liens qu'entretient votre cabinet avec Breakwater,
nous avons gelé
l'ensemble de vos actifs. -C'est absurde.
-Avez-vous réalisé
toutes les vérifications inhérentes
à un audit d'acquisition ? -Oui.
-Vous avez donc dû
découvrir que le vrai Liam Spolden était décédé il y a 16 ans ?
Votre signature figure sur ce document, sur celui-ci
et celui-ci,
où vous attestez qu'il est bien PDG de la société. Pourquoi
avoir signé sans avoir
effectué ces vérifications ?
-Comment vous êtes-vous
procuré ces documents ?
-Qu'est-ce que... Ce n'est pas le sujet.
-Au contraire. Ces pièces sont
confidentielles.
Aviez-vous l'autorisation de mon client ?
-Non. Je ne vous l'ai pas donnée. -Mon client n'ayant pas été informé
de ses droits et ces éléments ayant été obtenus frauduleusement,
l'audition est terminée.
Porte.
-Vous les avez trouvés où ? -Sur le disque dur
de Lyn.
Un copain des renseignements l'a analysé et a récupéré
des fichiers supprimés. -Rien de tout cela
n'est recevable comme preuve.
-Oui, je sais bien.
Putain !
-Salut. Qu'est-ce que tu fais là ?
-Je me disais que tu avais peut-être envie de frites ?
-Et pourquoi ? -C'est agréable, dis donc !
Et "Merci, mamie", c'est envisageable ? Hmm ?
Hmm ?
Comment va maman ?
-Bof.
-Et ton père ?
Quoi ?
-Pas grand-chose.
-Raconte.
-Je l'ai vu sortir de chez nous en loucedé hier soir.
Non, arrête.
-"Arrête" quoi ?
-Je sais que t'es pas fan de lui,
mais on peut toujours...
-Toujours quoi ?
-Changer. -Il n'a pas changé.
-T'en sais rien. -Si.
J'en ai même la certitude.
-A quoi tu le vois ?
Mamie ?
-Il n'est pas revenu
pour l'enterrement de sa mère. Elle est morte il y a 3 ans.
Je suis désolée.
-Je sais pas...
Il a peut-être cherché une excuse pour revenir ici.
-Oui, pourquoi pas ?
-Tu l'as dit à maman ?
-Non.
Pas encore.
Je suis vraiment désolée, ma chérie.
-Je t'enverrai une bouteille de scotch. Merci infiniment.
-Ne vendons pas la peau de l'ours. On n'est pas tirés d'affaire.
-Il n'est pas impossible
que Bradwell ait simplement fait preuve de négligence.
Qu'il ait signé les papiers
sans bien savoir ce qu'il signait.
-Mark semblait convaincu que son père ne disait pas tout.
-Tous deux
se sont hâtés de mouiller Stephen. En même temps c'est pratique
de rejeter la faute sur le mort.
Il faut qu'on ouvre une brèche dans le cabinet.
Si vous avez une idée...
Je suis tout ouïe.
-La source.
Il faut que la source témoigne. -Ca te paraît jouable ?
-Ca vaut le coup
d'essayer, non ? On peut tenter d'obtenir une déposition.
-Est-ce que j'informe Pearson
de l'avancée de l'enquête ? Ca pourrait orienter
celle qui concerne Med. -Non.
Non, je...
Je vais le faire.
*-Allô ?
-Salut. C'est moi, Abbie.
-Salut, chérie. Ca va ? *-Oui.
Dis-moi, tu es où ?
Dommage que tu nous aies rien dit pour mamie.
On aurait pu venir à l'enterrement. -Oui. C'aurait été bien.
Elle me manque.
Ca m'a fait réfléchir au fait que Rob et toi, vous grandissez
et que j'ai loupé beaucoup de choses.
-Avant de revenir, tu étais où ? -J'ai vécu un peu partout.
J'ai habité à Stoke 2-3 ans. -Pourquoi Stoke ?
-Bonne question.
C'est fini, tout ça.
J'avais envie de rentrer.
-C'est pour nous voir que tu es rentré ?
-Oui.
-Pas maman ?
-C'est un peu compliqué avec ta mère.
Elle est pas du genre à pardonner facilement.
Et je l'ai laissée tomber. Je lui ai fait du mal.
Alors...
Mais ça se passait super bien
au début. -Ah oui ?
-Qu'est-ce qu'on a pu se marrer !
-Où vous vous êtes connus ? -Tu poses
beaucoup de questions ! Au bahut, à la fête du lycée.
On était bourrés. Elle a fait le premier pas.
Même si elle l'a toujours nié. Ce rire ! J'avais jamais entendu
un rire aussi sonore. Toujours la dernière à partir.
J'en aurais, des histoires à te raconter !
-Pas sûre de vouloir les entendre.
-Je n'ai vraiment pas pu...
-Je ne peux pas le croire. C'est... -Oui, je sais.
-Et les flics,
ils ont dit quoi ?
Ils la soupçonnent d'être impliquée ?
-Je n'en ai aucune idée.
-En attendant, c'est hors de question
qu'elle nous confisque
notre Oliver. -C'est sa mère biologique.
Elle l'a déclarée à la naissance. Ce n'est pas gagné.
Porte. -Mais si.
-Mark !
Où est-il ?
-Bill ! -Tu joues à quoi ?
-Pardon ? -Espèce de crétin ! Quel con !
-Bill ! -Quoi ?
-Les documents que tu as remis aux flics. Sans Gerry...
-Quels documents ? -Pas de ça !
-Je t'assure.
-Comment ils les ont eus ? -Tu parles de quoi ?
-Si Mark le dit,
c'est que c'est vrai.
-Les flics ont récupéré des documents du cabinet.
-Quels documents ?
-Toutes sortes de pièces. Breakwater.
Toutes sortes
de papiers.
-Bradwell sait qu'on cherche à prouver
ses liens avec Breakwater ? -On devait explorer
cette piste. -Il s'agit de mon affaire.
Mon enquête.
En divulguant ces éléments, tu me compliques la tâche.
Merci ! -On va tenter d'assainir
les preuves. Lisa est au cabinet.
-Et rattrape le coup ?
-Non... -Ca suffit !
-Oh non...
-Lyn, sans vous, on n'aurait jamais autant progressé.
Vos informations sont précieuses.
Faites ce dernier pas. -Je ne peux pas.
J'ai besoin de ce travail. -Votre identité serait protégée.
-Non, désolée.
-Je sais que c'est beaucoup vous demander.
Comment ça se passe ?
Ici, au bureau, depuis que Stephen...
-C'est bizarre.
Ca ne fait qu'une semaine.
Et je m'attends toujours à le voir réapparaître.
-Il vous manque ?
-Bien sûr. Vous savez, il était...
Enfin, quand quelqu'un qu'on côtoie tous les jours
disparaît brutalement...
-Je sais.
-Je suis perdue. J'avais pris l'habitude
qu'il me dise ce que j'avais à faire.
Ce n'était pas pour autant
un de ces patrons autoritaires qui vous vont cravacher.
Je mettais du coeur à l'ouvrage.
J'avais envie de bien faire, parce que...
Il trouvait que j'avais du potentiel.
-Vous étiez
très proches ?
-Quoi ? Non !
Pas du tout ! C'était purement professionnel.
-Non, je me suis mal exprimée. Lyn, je veux seulement
que vous appuyiez ces preuves. -Excusez-moi.
J'ai du travail.
-Comment
veux-tu que je te soutienne si tu ne m'en dis pas plus ?
Bon sang, je suis ton fils ! -Je sais bien que tu es mon fils.
C'est tout le problème.
-Alors pourquoi Stephen a toujours
été dans la confidence et pas moi ? -Parce que...
Toi, tu es mon fils.
Je t'ai tenu à l'écart
pour te préserver de ce genre de chose.
Pour que tu n'aies pas l'information.
En tant qu'associé, tu aurais été tenu pour responsable
et je ne le souhaitais pas.
-Mais alors... Stephen, lui, tu voulais bien le sacrifier ?
C'est ça ?
-Non.
Ce n'est pas
ce qui s'est passé. -C'est-à-dire ?
-Le cabinet allait couler.
Enfin, c'est toute l'économie qui était touchée.
On risquait de tout perdre.
C'est pour ça que j'ai commencé à traiter... avec cette boîte.
Je m'efforçais de sauver le cabinet.
-C'est pour ça que Stephen
s'est fait tuer ?
-Je n'en sais rien.
-Je t'aime.
Ton papa aussi t'aimait.
-Hmm.
-Ne l'oublie pas, surtout.
J'ai une chose à te dire.
Et je te promets que ça ne change rien du tout, d'accord ?
-Bah alors, vas-y.
-Alors voilà...
-C'est grave. Ca se voit.
-Je voulais te parler de notre maison.
Ca te dirait si on partait vivre ailleurs ?
...
Vibreur.
...
-Oui ?
-Vous étiez où ? Impossible de vous joindre.
-Ah oui. J'avais un...
Euh... Peu importe. Et sinon, ça a donné quoi avec Lyn ?
-Oh... J'ai fait ce que j'ai pu, mais elle refuse de témoigner.
*Je suis désolée.
-Non, ce n'est rien.
Il fallait le tenter.
*-Vous êtes sûr que ça va ?
-Oui. Tout va bien.
Portière.
Putain, c'est pas vrai !
...
Ellen.
...
... Ellen !
Attends... Tu as changé la serrure ?
Je le crois pas. T'as fait ça ?
-Qu'est-ce que tu veux ?
-J'ai besoin d'être ici. Tu vois, chérie ?
D'être auprès de ma famille.
-J'aurais aimé entendre ça
il y a quelques années. -Il n'est pas trop tard.
Tout ce que je veux,
c'est rentrer à la maison. -Je ne suis pas là
pour t'offrir un point de chute.
-J'ai trimé pour vous... -S'il te plaît !
J'ai bossé aussi.
-Je sais.
-On ne va pas se mentir.
En réalité, c'est pour toi
que tu bosses, pas pour nous. Tu privilégies
ton travail depuis toujours.
Et ça ne changera jamais.
-Je vous aime très fort, tu le sais.
Les garçons et toi.
Je vous aime plus que tout.
-Je sais, oui.
Alors
fais-moi plaisir.
-Oui ?
-Si comme tu le dis, tu m'aimes vraiment...
-C'est le cas. -Si tu tiens vraiment
à me rendre heureuse...
Tu signes les papiers.
Je veux divorcer, Tony.
...
-Madeline
est licenciée 5 mois avant la naissance d'Oliver.
Elle touche de grosses indemnités, mais aucun document ne mentionne
un préavis.
-Il l'a payée pour qu'elle parte avant qu'on ne découvre son état ?
Super.
Après ça, c'est quoi son parcours professionnel ?
-Il y a un trou de quelques années, ensuite RAS en termes
de finances ou d'historique téléphonique.
Tous ses employeurs disent la même chose.
Elle a fait profil bas. Priorité au boulot.
-Je la crois sincère.
Non ? -Hmm.
-Tu as consulté
le dossier médical d'Oliver ? -C'est Stephen qui l'a déclaré.
Il était présent à chaque visite des services sociaux.
L'infirmier les décrit comme une famille unie.
Il a noté : "Mère capable. Père impliqué."
Mais dès que les visites cessent, Madeline est séparée d'Oliver.
C'est Stephen qui le garde.
-Donc il a dupé Madeline, il a dupé Rose aussi.
Et les services sociaux
apparemment.
-Un vrai prince charmant.
-Oui... -Ca ne suffit pas
à disculper Madeline. Elle avait un véritable mobile.
...
-La même chose.
-Tu es sûr ?
-Hmm. -Comme tu voudras.
C'est toi le patron.
-C'est moi le patron.
-Ho ! Regardez où vous mettez les pieds.
-Putain... -Un problème ?
-Me touche pas, putain ! Qu'est-ce que t'as ?
Tu veux quoi ? Tu sors d'où ? -Tony !
Sirène.
*-Le central, j'écoute ? -C'est pour une vérification
sur un véhicule à l'arrêt dans Evely Street. Sierra...
whisky-19-whisky-kilo-X-ray. *-On regarde.
...
-Bonsoir, monsieur. Vous avez un feu défectueux.
Votre feu arrière gauche. Il ne fonctionne plus.
Sortez du véhicule, s'il vous plaît. Venez voir.
*-712, tu peux parler ?
-J'écoute. *-C'est un véhicule enregistré
*au FOVeS, volé dans Halper Road. -Hé ! Ho !
Cris.
...
Sonnerie.
-Allô ? *-Lisa, c'est Gary.
-Salut, Gary.
-Désolé de t'embêter, mais est-ce que tu peux passer ?
*Ton chef n'est pas en super forme.
*Il y a eu un peu de bagarre. Je ne l'ai jamais vu comme ça.
-Qu'est-ce que tu fous ? Tu viens servir ?
-Oui ! Je l'aurais bien viré,
*mais je dois rester au bar. Tu auras besoin de bras.
-J'arrive. Je serai au pub dans 5 mn.
*-Super.
-Tu es où ?
...
-On fait quoi,
lieutenant ? -Te fous pas de moi.
-Non, je suis venu t'aider.
C'est parti.
Ca arrive souvent ?
-Non, il traverse une mauvaise passe, c'est tout.
-Ah.
-Je te remercie, Gary. Les autres mecs, ça va ?
-Oui. Ils se sont barrés.
Il leur a foutu les jetons.
-Chef,
le taxi est là. -Une seconde...
-La vache, Tony. -Allez.
Je vais vous aider. -Pas de discussion.
Allez, ça suffit. -Je suis désolé.
Je m'excuse.
Pardon, Gary.
-C'est pas vrai... -Alors... Derrière ?
-Oui, derrière. -Ca va aller.
-Allez, hop.
-Attention à la tête. -On fait attention.
-Je suis fatigué. -Je m'en doute.
-J'ai la flemme de le déplier. -Il devrait pas s'en apercevoir.
La cuite qu'il s'est mise !
-Et voilà, Tony. -Merci.
-Putain, mais quel bordel. -Il va s'en remettre.
-Je ne dis pas ça pour lui.
-C'est à cause de quoi, alors ?
-A cause de tout le reste. De toi. -Quoi ? J'ai fait quoi ?
-Qu'est-ce que tu fais là ? -Tu m'as demandé de l'aide.
-Oui, je sais, je sais. -Donc ?
-Pourquoi c'est toi que j'ai appelé ?
J'aurais pu me débrouiller seule. C'est mon lot quotidien.
Mais là, c'est le foutoir dans ma vie.
Je suis complètement à l'ouest. Et toi, t'es là...
à vouloir me rendre service, me soutenir...
Ma mère ne me parle presque plus.
Au boulot, c'est le merdier.
J'ai...
J'ai perdu un collègue.
Et lui,
lui qui est supposé être
la seule personne sur laquelle
je peux m'appuyer, sur qui je peux encore compter, regarde-le !
Je ne vois plus d'issue.
Je ne sais plus comment m'y prendre.
Je fais comment ?
-Je sais pas. -Et pourquoi
je te pose la question ?!
Du jour au lendemain tu te pointes,
et c'est à toi que je demande
un coup de main alors que je sais même pas ce que tu fais là !
Dis-moi ce que tu fais là, Andy.
-Oui.
On envoie quelqu'un dès que possible.
Vibreur.
...
... -Oh non.
...
... Putain. Allez, donnez-le-moi.
... Tout va bien.
...
Karen, c'est Lisa.
Non, ce serait trop long. Vas-y, dis-moi.
C'est pas vrai...
Putain.
D'accord.
-Vas-y. Moi, je reste.
-Je fais au plus vite.
Je n'ai pas besoin de toi ici. -Vas-y.
File.
Sirènes de police.
...
-Il est à vous.
Ripped by WQM
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