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Ripped by WQM
-Bonjour.
Bon, écoute...
-T'aurais pas dû le mettre dehors !
-Tu le connais pas.
-Mais j'en ai envie !
C'est si bizarre de vouloir connaître son père ?!
-Bien sûr que non.
Mais il a pas à débarquer à l'improviste sans prévenir !
-Et s'il avait appelé, tu aurais daigné répondre ?
-C'est pas la question.
Ce qu'il y a, c'est que...
C'est que... Tout le monde n'est pas
fait pour être un père, Rob.
-Du coup,
on fait quoi, maintenant ?
-Rien, rien du tout !
On va continuer à vivre comme d'habitude
comme si rien ne s'était passé, et s'il revient,
dites-lui que vous êtes pas intéressés.
Et pas un mot à votre grand-mère.
Si on pouvait éviter qu'elle s'en mêle...
-D'accord. -Je t'aime. Toi aussi, je t'aime.
OK... A plus tard.
Et ses yeux, alors, ils étaient de quelle couleur ?
-Je sais plus...
-Tu t'en sors comme un chef.
-Oui, tu assures.
-Il avait une tête un peu plus...
allongée...
-Comme ça, plutôt ?
-Ouais... Plus comme ça, ouais.
-Et il avait un accent ?
A ton avis, il est d'ici ? -Non.
-Il faudrait faire une pause.
-Oui, on a déjà pas mal de matière.
-On peut en avoir une copie ? -Bien entendu.
-Merci. -Vous l'avez retrouvé ?
-Non, mais ça va nous être extrêmement utile, Oliver.
-Non, pas lui, l'autre.
-Comment ça ? -Le garçon.
-Quel garçon ?
-Celui à vélo.
Juste devant chez nous.
...
-Le fourgon volé,
la coupure du Wi-Fi, un homicide qui s'apparente à une exécution,
tous ces éléments indiquent un travail de professionnel.
On a fait une découverte
importante grâce à Oliver
que Med et Lisa ont réussi à faire parler.
-On le doit surtout à Lisa.
-On dispose d'une description
détaillée du tueur. Stew, Eddie ? -On a cherché
les tatouages de suspects arrêtés ces 10 dernières années
sur le territoire. Rien qui corresponde exactement.
-Cela dit, ce symbole d'aigle à deux têtes
est présent sur des armoiries, des insignes, des drapeaux dont
le drapeau national de la Serbie,
de la Fédération russe, et celui-ci, le drapeau albanais.
-Le tueur avait un accent.
-Contactons les renseignements.
-OK, commandant.
-Concentrez-vous sur les Serbes, Albanais et Russes.
Diffusez le portrait-robot.
On a aussi un autre témoin potentiel.
Oliver aurait vu,
peu de temps avant, un garçon à vélo
juste devant la maison.
On revient à la vidéosurveillance.
C'est la priorité, il faut retrouver ce gosse.
Lisa, aide-les là-dessus. -Bien sûr.
-Sachant qu'il ne s'agit pas que de savoir qui a tiré.
Si c'est bien l'oeuvre d'un pro,
il faut trouver le commanditaire.
Ca pourrait être lié à son activité d'avocat comme un client mécontent,
mais s'il faut passer par le greffe, ça sera interminable.
Med, rends-toi au cabinet.
Légalement, ils ne sont pas obligés de jouer le jeu, mais on verra
s'ils nous donnent accès à leurs dossiers,
en particulier à ceux de Stephen,
toutes les affaires qu'il suivait.
-T'en as pas besoin, tu peux venir avec nous.
-Je suis capable de conduire. Où sont ces clés ?!
Elles devraient être là.
Je les accroche à ce machin !
Ah ! Foutu clébard !
-Tu vas nous retarder.
-Allez, c'est bon. Laisse tomber, j'y vais plus !
...
-Abbie !
-Qu'est-ce que tu veux ?
-Tu sais très bien ! -Rob...
-On devrait pas en parler ? -Je réfléchis... Non !
-T'es pas mieux que maman.
Donne-lui une chance, écoute-le ! -Ses bobards ?
-T'en sais rien ! -Moi, je le connais.
Toi, c'est différent. T'as plus de souvenirs.
-Bien sûr que si ! Je me souviens très bien de la dernière fois
qu'on l'a vu : le pique-nique.
Il m'a appris à faire des ricochets dans l'eau.
-Tu sais pourquoi on a fait ce pique-nique ? Il devait
nous emmener, toi et moi, faire du camping
pour les vacances d'été.
Il est arrivé en retard en disant qu'il avait pas pu poser de congés,
alors on a fait un pique-nique de 1h à la place, sur une plage
à 2 pas d'une centrale !
C'est ça, notre père !
-Et s'il avait changé ? -Personne ne change.
-Si, ça peut arriver !
-Qu'est-ce qu'il est venu faire ici ?
-On devrait lui demander.
-Enfin, c'est pas comme s'il allait prendre racine.
C'est pas le genre de la maison.
Oublie-le, ça vaut mieux. -Et comment ?
Abbie ! -Rob ?
-Ah...
Ca va, Claire ? -Et toi, ça va pas ?
-Si, des galères de famille.
-M'en parle pas ! -Ouais, je sais.
-Non, au contraire, raconte-moi !
-Je sais bien que nous n'avons pas accès de plein droit
aux dossiers, mais on a besoin de votre aide.
-Ca ne va pas être possible.
-On peut toujours passer par le greffe mais
ce serait plus simple... -Nous coopérons mais il y a
des règles de confidentialité strictes.
Je n'ai pas le droit de vous transmettre nos archives.
Je préférerais pouvoir vous aider,
puisque nous sommes tous bouleversés.
-Oui, je comprends.
Merci, Mark.
-Si ce garçon habite dans l'impasse, on le voit
pas repartir.
-Non, on a répertorié les riverains.
-Alors, ça a donné quoi ?
-Je me suis heurté à un mur. Et vous ?
-Pas l'ombre d'un gosse à vélo sur la vidéosurveillance.
-Oliver l'aurait rêvé ?
-Possible mais... On va retourner sur place.
Je te tiens au jus.
-Allez, on va essayer
une dernière fois...
-Oliver l'a vu depuis l'intérieur, mais s'il est pas arrivé
par la route, par où il a pu arriver ?
Y a forcément un autre point de passage.
Tiens, regarde !
Par ici !
Stew, y a une allée, qui donne dans Williamson Road.
Pas sûr qu'elle soit sur le plan. *-Elle mène où ?
-Euh...
Quitte pas, je vais jusqu'au bout.
Elle débouche dans... Clearview Terrace.
Et ensuite, ça continue.
On peut élargir les recherches par vidéosurveillance ?
-Vous avez dix minutes.
-Oh, ça me saoule !
-On gruge ?
...
-T'avais raison.
On l'a retrouvé à 2 rues de là
alors qu'il s'engage dans l'allée
en direction de chez les Marshbrook.
Puis on le récupère à Clearview, on le suit le long de cette rue,
et de là, on le récupère
dans cette rue, mais après, on le perd.
-D'accord. Tu peux réafficher les 1res images ?
Donc là, il se dirige vers le domicile des Marshbrook.
Ensuite, ici,
au sortir de l'allée. Reviens en arrière une seconde.
Mets-toi en pause. Zoome. Vous avez vu ?
Il a un truc dans la main.
Il l'avait pas en arrivant. Il a dû le ramasser sur les lieux.
OK, là, il l'a encore.
Remets-moi
la dernière, maintenant.
Plus rien.
Il l'a balancé.
-Allez ! Bouclez la rue !
Sortez les chiens !
On travaille du nord vers le sud.
-Lisa, Med, y a quelqu'un qui vous attend.
-Entrez.
-Je ne devrais même pas être là. -Rassurez-vous,
asseyez-vous. -Que peut-on faire ?
-Je peux compter sur... votre discrétion ?
-Bien entendu.
-Si Mark apprend que je me suis confiée à vous...
-Dites-nous.
-Je risque de perdre mon poste.
Mais si ça peut vous aider à trouver qui a tué Stephen,
voilà ce que vous cherchiez.
La liste de nos clients depuis
que Stephen a rejoint le cabinet.
-Tout ce qu'on obtient
sous le manteau ne pourra pas servir de preuve.
-Ca pourrait nous conduire à des indices
utilisables. -On pourrait mettre
l'unité source sur le coup. -Lyn refusera,
elle est sur ses gardes. -OK, donne.
-Il va falloir une autorisation.
-Faut pas déconner, ça prend une éternité.
Je vais la lire avec mon ordi perso.
Ce sera notre petit secret, si vous voulez bien.
C'est parti !
Bingo !
-Attendez, remontez !
Revenez aux A. Elle a bien dit que c'était tout le fichier clients ?
Il en manque, je vois pas mon père.
-Ton père ? -Oui, Phil Armstrong.
A sa mort, le cabinet a géré la succession.
Pourquoi il n'y est pas ?
-Un oubli ou une erreur administrative.
-Lyn a dit
qu'il y avait tout. -Retournez-y.
On peut pas toucher aux documents, mais on peut fouiller les effets
personnels de Stephen.
Profites-en pour en discuter avec Lyn.
-Inutile de prendre 2 voitures.
-A vos ordres, chef ! -Je proposais
de faire du covoiturage ! -Non, je rigole !
Il rit. -Lisa !
Lisa !
-Une petite seconde, j'arrive.
Tu viens chez moi et maintenant, sur mon lieu de travail ?
-Je suis pas là pour qu'on s'engueule.
-Fous le camp ! -On peut pas
se parler comme des adultes ? -Un adulte se pointe pas des années
après, sans prévenir !
Je t'ai déjà dit ce que j'avais à te dire, alors dégage !
-Tu vas devoir t'y faire, j'irai nulle part !
Tu peux pas faire comme si j'existais pas !
Putain !
OK...
-Tout va bien ? Elle soupire.
-Super...
Tu te demandes forcément... -Non...
-C'était mon ex, le père
de mes enfants. -Je me demandais...
-Il avait disparu et le revoilà, surgi de nulle part !
Je vais pas sortir les violons ! -Tu voudrais m'en parler ?
-Tu veux être mon référent ?
C'est bon. Tout est sous contrôle.
-On n'est là que pour ses effets personnels, pas pour ses fichiers
professionnels. -Faites comme chez vous.
-Merci, Mark.
Merci.
Alors...
On va aussi inspecter ses affaires chez lui. Il y a
des dossiers professionnels,
là-bas ? -Rose ne l'aurait pas accepté.
-Hum.
Med, tu pourrais commencer
à mettre ses affaires sous scellés ?
Je dois aller aux toilettes. -Bien sûr.
-Excusez-moi.
La liste que vous nous avez donnée est incomplète.
-C'est tout ce que j'avais. -D'où ?
-Du poste de Stephen, c'était son fichier personnel.
Il se peut que ce soit les clients de Bill, il a ses archives.
Lui seul y a accès.
Je fais ça pour sa famille.
-Excusez-moi, j'en suis consciente.
-Pour Stephen, c'était la famille avant tout. Chaque jour à 18h,
il rentrait chez lui, quoi qu'il arrive.
C'était ce genre d'homme. Il avait l'esprit de famille.
-J'ai quelque chose !
-Qu'est-ce que t'as ?
Fais voir.
-L'arme que nous avons trouvée est un Glock semi-automatique.
Pas d'empreintes digitales.
L'arme concorderait avec les stries relevées sur les balles retrouvées
dans le corps de S. Marshbrook. Ce jeune homme a fait disparaître
le pistolet. C'est la meilleure image qu'on ait.
Karen, vois s'il serait reconnu
par les services sociaux. -D'accord.
-Ce jeune n'est plus seulement un témoin mais un suspect potentiel.
-Rob !
Je voudrais qu'on discute, fiston. Attends-moi 5 mn !
Si je te saoule, pas de problème, tu t'arraches !
-Bon, OK. Je t'écoute. -Tu vas où, à la maison ?
Je te dépose ?
Désolé, t'as qu'à tout mettre par terre.
C'est juste le temps de me retourner.
Je visite un appart demain.
Ceinture.
Je sais pas ce que ta mère t'a raconté...
-Pourquoi t'es revenu ? -Pour vous voir, toi et Abbie.
-Pourquoi ?!
-Parce que je suis votre père ! -Mais pourquoi aujourd'hui ?
-Je suis passé à côté de trop de choses, je ne veux plus.
-Pardon pour hier, par rapport à maman et Abbie. Je sais pas
pourquoi. -Mets-toi à leur place.
Je débarque sans prévenir,
c'est forcément un choc.
Tu veux une barquette de frites ? -Ouais, ça peut être cool.
-Va pour des frites !
...
-Au revoir.
Je peux entrer ? -Oui.
-Le petit jeune à vélo. -Y a du nouveau ?
-Les services sociaux m'ont confirmé son identité.
Et donc, ce jeune, c'est une jeune...
-C'est Cassie. On l'a accueillie chez nous il y a 18 mois.
Hein, chouchou ? -Elle a quel âge ?
-12 ans.
-Et vous ne savez pas du tout où elle est en ce moment ?
-Non, mais je suis pas inquiète. Elle finit toujours par rentrer.
C'est une brave gosse. -Oui.
Allez viens, bébé. -Oui, va avec Ian.
-On s'assoit ici ?
-Même si elle a pu faire des bêtises
dans le passé, c'est pas une fille à problèmes.
Elle aime bien s'occuper des tout-petits.
Pas vrai, Ella ? -Ha !
-Elle comprend ce qu'ils vivent, elle a toujours été placée.
Mais depuis qu'elle est chez nous,
j'ai l'impression qu'elle a franchi un cap.
-En général, elle va où quand elle retrouve ses copains ?
-Je sais pas trop, à vrai dire.
Depuis que la Maison des jeunes est fermée...
-Il n'y a plus rien pour les gosses.
-Je peux les garder ?
-Bien sûr.
-Dès que vous avez de ses nouvelles, vous nous appelez.
-Sans faute, oui.
-Elle a fait quoi ?
...
-Allez, à moi, tu peux le dire ! Je suis ton père.
Je répéterai à personne, je te le promets.
-Bon, d'accord.
Elle s'appelle Claire.
On sort même pas ensemble.
On est juste potes.
-Sacré fiston !
-Rob, monte
dans la voiture ! -J'ai pas fini.
-Allez, on y va !
-Laisse-le finir
ses frites. -Allez, hop !
Il a dit quoi ?
Vous avez parlé de quoi ? -Des sujets habituels.
-Il veut te bourrer le crâne ! -Lâche-moi !
-Je lui en veux de manoeuvrer dans mon dos, pas à toi.
-C'était pas ça, le truc.
-C'était quoi ? -C'est mon père.
-Je sais que c'est ton père.
-Rien ne vous oblige à nous remettre vos dossiers,
mais si des éléments peuvent faire avancer l'enquête...
-Vous n'allez pas m'apprendre le droit. J'y ai consacré
toute ma vie, au droit.
Par ici...
Servez-vous.
C'est Mark et Stella qui les ont collés. Ils croient
que j'ai perdu le nord. Bref, je vous laisse travailler.
-On n'en a plus pour longtemps, aujourd'hui.
-Merci.
-On continue un peu, Oliver.
-Il réagit très bien,
vous savez.
-En attendant, il ne sera plus jamais comme avant.
Plus jamais.
Après avoir assisté à une telle scène, comment s'en remettre ?
-Les enfants ont du ressort. J'en ai vu, dans mon métier.
Et il vous a encore, vous et sa famille.
Les enfants ont des ressources insoupçonnées,
pourvu qu'on les aime. -Ils étaient tellement proches.
Même si Stephen était
souvent absent... -Ah bon, pourquoi ?
-Il passait sa vie au cabinet. Moi, je travaille à temps partiel.
Pour Stephen, le travail, c'était toute sa vie : jour et nuit,
soirées, week-ends. Mais quand il était
à la maison, il en profitait bien avec Oliver.
Il n'a plus que moi.
-Rose, ne dites pas ça. -Rose, coucou !
Comment va Oliver ?
-Je peux aller jeter un oeil ? -Bien sûr.
Asseyez-vous, si vous voulez. -Merci.
Comment elle va ? -C'est encore frais, mais elle est
plus solide qu'elle le pense. -Elle a jamais eu
le choix. -Pourquoi ?
-Non, rien. Vous savez bien...
-Allez-y, j'en ai vu d'autres.
-Elle en a pris plein la figure, c'est tout.
Stephen n'était pas un mari facile.
Vous lui auriez plu.
Vous êtes son genre de femme.
Salut !
Viens là !
On se prend une petite glace ? -Bravo, bonhomme.
-A très bientôt.
-Med, concernant la famille, t'as du nouveau ?
-Bill nous a donné accès à une masse de documents.
On n'a fait que gratter la surface.
-On a noté des incohérences dans l'emploi du temps de Stephen.
Selon sa collègue, il quittait le cabinet tous les soirs à 18h,
comme un bon père de famille.
Mais Rose m'a parlé de lui comme d'un bourreau
de travail. -Un 5 à 7 ?
-D'après Stella, il était un peu volage.
-Creusez cette piste :
ses habitudes, les lieux qu'il fréquentait à ces horaires-là
et avec qui il était, à quoi il consacrait ce temps-là.
-Sport. Il avait un rendez-vous chaque jeudi à la salle de sport.
-OK.
Gémissement.
-Les mecs !
-Une infection !
-Qu'est-ce que c'est que ça ?
-Il est pas venu depuis 15 jours. -Bonjour !
-Vous êtes sûre ? Il serait venu jeudi dernier en soirée.
-Je vois rien qui s'affiche.
-On peut entrer sans badger ? -Non.
Il faut le badge pour accéder
à la salle. -Merci.
-Abbie ? Abbie !
Occupe-toi de la 5, dépêche-toi !
-Qu'est-ce que tu veux ? -Attends, je regarde...
-Je parle pas de la bouffe ! -Te voir.
-Voilà, tu m'as vue !
-Tu risques d'avoir une mauvaise
appréciation en termes de service.
Je voulais discuter avec toi parce qu'hier soir,
tout ne s'est pas passé comme prévu.
J'ai vu Rob aujourd'hui. Je voulais vous parler sans qu'il y ait maman,
pour donner mon point de vue.
-Tu nous cueilles un par un en commençant par le maillon faible.
-C'est pas gentil de parler de ton frère
comme ça ! -Arrête
ou je vais m'étouffer de rire ! -C'est fou,
ce que tu me rappelles ta mère !
-Tu t'es jamais intéressé à nous.
-C'est faux, ça. -A Noël, aux anniversaires,
t'as jamais pensé à nous !
-C'est ça qu'elle raconte ?
C'est ça qu'elle vous a dit,
ta mère ? C'est elle qui m'a dit de couper les ponts.
Elle m'a demandé de sortir de votre vie.
-Quoi ? -Il y a un problème ?
-Non, tout va bien. J'étais en train...
-Non, c'est ma faute.
-Bien.
-Excuse-moi, je vais...
Portières verrouillées.
-Salut ! -Ah, te voilà !
Ca va, chérie ? -Maman ?!
Que fais-tu là ? -Pas besoin
de raison, si ? -Bien sûr que non. Tu veux un thé ?
-Je lui ai déjà proposé. -Je veux pas vous donner
du travail. -Mais non !
-Comment va Tom ? -Très bien.
Et chez vous, quelles sont les nouvelles ?
-Euh... Ca va, ça va...
La routine, rien de nouveau sous le soleil.
-Rien d'inattendu ?
-Euh...
Non, non. Le boulot, c'est tout. Comme d'hab.
On frappe.
-Patron ? Désolée,
on m'a dit que vous étiez là. -C'est rien. C'est pour quoi ?
-La famille d'accueil de Cassie
nous a contactés, elle est rentrée.
-Je vous l'ai dit, je reste pas ! Je viens récupérer des affaires !
-Cass, si tu as des ennuis,
si tu as fait une bêtise... -Cdt Manning.
-C'est quoi, ce bordel ?
-Tu es en état d'arrestation !
Cassie !
Cassie !
Demande des renforts !
-Cpt. Hobson à Central,
envoyez-nous de l'aide !
Sirènes.
...
-Elle est à pied !
Aboiements.
Cassie !
-Eh ! Descends de là !
-Lâchez-moi ! -Descends !
Arrête de te débattre !
-Cassie ! -Me touchez pas !
-Tu te calmes, allez.
-Il y a un malentendu.
-On va discuter avec Cassie. -Cass !
-Alors, Cass !
C'est toi, là-dessus ?
En tout cas, tu lui ressembles. Et ça ressemble à ton vélo.
-Sacré beau vélo ! Tu l'as eu où ?
-C'est vous, la gentille ? -Cass, s'il te plaît !
-Contente-toi de répondre.
-La police a pas le droit de me toucher. Vous m'avez attrapée
et touchée partout.
-Tu résistais, nous t'avons maîtrisée.
-Je porterai plainte, pédophiles ! -Cassie !
-C'est toi ?
-J'ai rien à vous dire.
-T'avais quoi dans la main ? -J'ai rien à vous dire.
-On cherche à t'aider, là.
-Pourquoi ? Qu'est-ce que vous comptez me faire ?
Puisque vous pouvez pas
me mettre en taule ! En parler à mes parents ?
J'ai pas de parents. Me placer ?
Je suis déjà placée.
-Tu es très bavarde, pour une personne qui n'a rien à nous dire.
-Morte de rire !
-Je m'attendais
à ce que tu m'appelles.
Tu es rentrée comment ?
Comment t'es rentrée ?
-J'ai marché.
-Abbie, j'aime pas que tu rentres seule le soir, ma puce.
Qu'est-ce qui se passe ?
-Il voulait de nous, papa ?
-Pardon ? -Tu nous avais dit
qu'il avait coupé les ponts car il se foutait de nous,
mais c'était pas vrai. -Il t'a raconté quoi ?
Qu'est-ce qu'il t'a raconté ?
Abbie... -Laisse tomber !
...
-Tu as huit heures devant toi
pour te reposer. A demain matin.
-Un bon petit trou à rats.
-Tu espérais une chambre 5 étoiles ?
-Vous pouvez pas me maltraiter, je suis mineure.
-D'accord... Qu'est-ce qui te ferait plaisir ?
-Un bucket de poulet,
une grande frite et un sundae chocolat.
-Bonne nuit, Cass.
-Et une 2e couverture !
Je me les gèle grave, ici !
-Je vais te dire ce qui s'est passé, à mon avis.
D'après moi, il y a quelqu'un qui t'a envoyée chercher l'arme,
que tu devais sans doute déposer quelque part.
Au lieu de quoi tu as paniqué...
En même temps, y avait de quoi. Tu venais
d'assister à la mort
d'un homme. Du coup, tu t'es débarrassée de l'arme
et t'as filé, je me trompe ?
Seulement...
Je suppose que tu sais comment on qualifie ce genre de fait, Cass.
Au minimum, port illégal d'une arme à feu chargée. Mais ça tombe
probablement sous le coup d'une... -Complicité
d'homicide volontaire. -Malgré ton âge,
tu peux faire l'objet d'une inculpation, alors pourquoi
ne pas nous rendre service
en nous disant qui t'a amenée à faire ça ?
-J'ai rien à vous dire.
-Je ne t'en veux pas d'avoir peur, Cass.
Moi aussi, j'aurais la trouille. -J'ai pas la trouille.
-Alors dis-nous
qui t'a obligée à faire ça. -Cassie...
C'est vraiment une affaire grave,
chérie. Allez, s'il te plaît...
-Je vous le répète, je dirai rien.
-Elle ne se montre pas très coopérative,
mais elle en sait plus qu'elle le dit.
On va donc la cuisiner jusqu'à ce qu'elle nous dise pour qui
elle bossait. Et les finances de S. Marshbrook ?
-On n'a pas encore fini,
mais on a constaté un règlement
de 2 000 livres effectué
au profit d'un certain Chris McGregor, qu'on n'a pas encore
retrouvé. -Rien à ajouter ?
-Non, à part que Stephen n'a pas fréquenté la salle de sport
dans les jours précédant son meurtre.
-Vous allez parler avec Rose, mais ménagez-la.
Car s'il s'avère qu'il la trompait, il se peut qu'elle l'ignorait.
-Oui...
-Coucou !
-Que viens-tu faire ici ? -Charmant...
Quel accueil !
-Je bosse, là ! -T'inquiète, j'ai de quoi payer.
-Encore une invitée ? Quel succès !
-Qu'est-ce qu'il veut dire ?
-Rien de spécial.
Mamie, tu veux quoi ? -Qu'est-ce que tu me conseilles ?
-De partir.
-Je sais pas, mais autrefois,
on arrivait à se dire
les choses, dans cette famille.
Qu'est-ce qu'il y a ?
-Non, rien. Je suis occupée. C'est tout.
-Tu m'avais promis que si ça se passait mal,
si ça devenait trop lourd,
tu me tiendrais au courant. -Oui, mais...
-Oui mais quoi ?
Elle soupire.
-Euh...
Je suis pas supposée t'en parler.
Elle soupire à son tour.
-Ca faisait combien de temps que vous étiez ensemble,
avec Stephen ? -25 ans l'année dernière.
-25 ans ! Ca fait un bout de chemin.
Vous l'avez rencontré comment ?
-Euh... Il est venu travailler pour le cabinet.
-Ah... Une idylle entre collègues.
-Pourquoi cette question ?
-C'est pour essayer de préciser un peu les choses.
-Vous aussi, vous avez des enfants ?
-Un garçon et une fille. -Vous êtes mariée ?
-Je l'ai été, mais ça n'a pas fonctionné.
-C'est jamais simple.
Mais une fois qu'on a eu des enfants avec quelqu'un,
il y a entre vous et cette personne un lien indestructible.
Que ça vous plaise ou non.
-Salut, c'est moi.
Bon, t'es où, là ?
Pourquoi t'es revenu ? -C'est chez moi.
Je suis de Morecambe, comme toi.
-T'en as jamais rien eu à foutre, de Morecambe !
Tu veux quoi ?! -J'ai perdu ma mère.
-Je suis désolée, je savais pas.
-C'est pas comme si
on avait été... Ca m'a fait réfléchir, parce que
j'ai plus personne dans la famille, et malgré tout ce qui s'est passé,
ça reste mes gosses.
J'ai le droit... -T'as aucun droit ici !
Je les ai élevés toute seule, ces enfants.
-C'est vrai. -Alors que tu vivais encore ici.
Il m'est arrivé de déconner.
-T'as assuré, ils sont super !
-Qu'est-ce que t'en sais ? -Je sais pas...
-T'imagines pas les épreuves qu'ils ont traversées !
T'as pas vu Abbie pleurer
ou Rob demander quand papa va rentrer !
Je me revois plantée là avec des enfants de 5 et 6 ans,
un dans chaque main. Le pire jour de ma vie. On t'attendait pour
enterrer mon père ! Puis l'humiliation
de devoir faire le tour de nos amis pour leur demander combien
tu leur avais tapé ! Tu crois que tu peux revenir comme
une fleur et que tout est pardonné. -Je te demande pas de me pardonner.
-Tant mieux !
-J'y pensais même pas.
C'est pas pour ça que je suis là. Ca reste mes gosses.
-Non, peut-être que tu vas jouer
les super papas pendant un temps, mais à la première difficulté,
tu disparaîtras à nouveau !
-Non, pas cette fois.
-Tu peux pas débarquer quand tout roule, Andy.
Faut être là pour eux quand c'est la merde.
-J'y compte bien, c'est ça que je veux.
Là, maintenant.
-Tu...
De toute façon, ça dépend pas de moi, en fin de compte.
S'ils ont envie de te voir, si et seulement s'ils en ont envie,
je les empêcherai pas, mais faudra qu'il y ait un cadre.
-OK.
-Que tu sois transparent, que t'arrêtes de les voir en cachette.
Si tu dois reprendre une place dans leur vie,
ce sera selon mes conditions. -C'est très clair.
-OK.
Sonnerie.
...
Allô ?
-Le règlement effectué depuis le compte de Marshbrook au profit
*de McGregor, on a retrouvé le bénéficiaire.
C'est un expert-comptable de justice.
M. McGregor, je vous remercie
d'être venu.
-Non, si je peux vous être utile en quoi que ce soit...
-Il semble que Stephen Marshbrook
ait recouru à vos services pour
la comptabilité du cabinet. -Exact.
-Alors que ce cabinet entretient
une relation de longue date avec un expert-comptable
local, alors pourquoi avoir fait appel à vous ?
-Et pourquoi vous avoir payé sur ses fonds personnels ?
-Je suppose que c'était par souci de discrétion.
-Pourquoi ? -Il était tombé
sur certains problèmes de cohérence dans la comptabilité du cabinet.
-Lesquels ?
-Il pensait que des vols avaient lieu au sein même du cabinet.
Que quelqu'un piquait dans la caisse.
Il voulait savoir qui.
Seulement, il m'a demandé de rester discret.
-Pourquoi ?
-Parce que ses soupçons portaient sur un membre de la famille.
Ripped by WQM
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