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Original subtitles

FILMS �SOT�RIQUES LES STUDIOS WEST COAST

TERRAIN ARRI�RE LIEUX DU CIRQUE

- �a va, Chuck? - Salut, Beaut�.

Oh! En passant, ta fille te cherche.

- Merci. Je prendrai le prochain autobus. - D'accord, Beaut�.

Bonjour, m�re. Qui vas-tu doubler?

- Lydia Flickham, dans un num�ro a�rien. - Sois prudente.

Je pensais que tu devais r�p�ter.

Je n'ai pas encore commenc�.

Impressionne-les � la r�p�tition et tu pourras me soutenir.

Si oncle Bill vend le sc�nario, tu n'auras plus � travailler.

Ton oncle Bill est trop bon. On lui doit d�j� assez.

Regarde ce que j'ai trouv� ce matin.

Ferme les yeux.

Fais un voeu.

W.C. FIELDS dans Le d�tective de la banque

Quel rat�!

Tu vas recevoir une droite.

- Qu'est ce que c'est? - Un coup de poing au visage.

Encore un rat�.

Framboises!

Framboises!

FRAMBOISES

Framboises!

Framboises!

Framboises!

Salut, mon chou. Tout se passe bien?

� qui parlez-vous?

Ils m'ont frapp� tous les cinq en m�me temps.

Bonjour.

Heureusement que je vous ai reconnu. Je pensais que c'�tait ce gars qui revenait.

J'allais vous donner une vol�e.

Vous me donnez un r�le dans votre nouveau film?

Allez-vous-en ou je vous tue.

- �a va pour vous. Je vous engage. - Merci, M. Fields.

Si on allait d�jeuner

et avaler quelques caf�s mokas?

Non, merci. Je viens de d�jeuner.

Ah oui? Appelez-moi � un moment donn� � la maison.

- � quelle heure? - Oh! Quand vous voudrez.

LE SP�CIALISTE DES PETITES COMMANDES

Bonjour, ma belle.

Formulaire des courses

Que dit-on au sujet de Garcia?

Un encerclement!

Vous avez le menu?

Merci. Merci.

Il y a du goulache au menu?

- C'est de la sauce de r�ti de boeuf. - De la sauce de r�ti de boeuf.

C'est du bifteck de contre-filet?

Et...

J'esp�re qu'il n'y a pas de suppl�ment � payer pour la douche froide.

Fait-il trop chaud pour des c�telettes de porc?

�a �limine presque tout sauf le jambon et les oeufs.

J'avais oubli�.

Pas de jambon?

- Deux oeufs mollets dans un verre. - Une tasse.

Oui. Dans une tasse.

- Et du pain de bl� entier... - Blanc.

Du pain blanc, oui.

Et un... Bouge de l�.

- Et un caf� moka java avec de la cr�me. - Du lait.

Du lait. Oui, c'est bien.

Deux oeufs dans l'eau! Mollets!

Je me demande pourquoi je viens ici.

Les mouches obtiennent le meilleur. Va-t'en. Allez.

FILMS �SOT�RIQUES INC. TEST - GLORIA JEAN

Oui, M. Pangborn. On vient de le faire.

Oui, Gloria Jean sera pr�te quand vous voudrez.

D'accord. Merci, M. Pangborn.

Encore une chose : Vous vous plaignez tout le temps.

- Si ce n'est pas le steak, c'est autre chose. - Je ne me suis pas plaint du steak, ch�re.

J'ai seulement dit que ce vieux cheval qui �tait attach� dehors n'est plus l�.

Vous �tes aussi dr�le qu'un appel � l'aide.

Vous avez aussi fait la blague de la fourchette qui se brise dans la sauce.

Je n'ai jamais dit �a.

N'�tiez-vous pas danseuse aux Folies Berg�re?

Vous savez, il y a quelque chose d'imposant chez vous.

- Merci, ch�re. Merci. - Votre nez.

Il y a quelque chose d'imposant chez vous aussi.

- Salut, Tiny. - Salut, Joe.

Donne-moi un jamo.

�a doit vouloir dire moka java.

C'est combien, pour cette insulte?

- �a fait 35 cents. - 35 cents. Merci.

- Avez-vous des cigares import�s? - Des Stingaroos. Quatre pour cinq cents.

�a va, du moment qu'ils sont import�s.

Si quelqu'un vient ici et vous donne un pourboire de 10 $,

examinez-le bien, car il y a de la fausse monnaie en circulation.

Je vais payer. Ne... Tenez. Voil�.

Si j'ai des fausses pi�ces de monnaie, je saurai d'o� �a vient.

Vous �tes si malin.

- Qui vous a dit que j'�tais malin? - Tous vos amis du studio.

Bon sang! Je leur avais dit de ne pas vous en parler.

Encore une chose : Surveillez vos mains.

�coutez, ch�rie, je voulais juste deviner votre poids.

Vous prenez les choses trop au s�rieux.

Des conneries et des niaiseries, esp�ce de gros b�ta!

Gros b�ta? �a fait deux jours qu'on ne m'a pas appel� comme �a.

J'ai longtemps fait de la haute pression.

Quand je me suis retrouv� fauch�, j'ai d� la laisser tomber.

Tr�s dr�le.

Regardez ce chapeau. Il est beau. C'est bien.

N'avez-vous pas l'esprit un peu confus?

- Comment �a? - Votre chapeau.

Merci mille fois, oui.

Je me suis tromp�.

Merci.

Pardon, ma pulpeuse.

J'ai oubli� d'enlever la cellophane.

Je suis chanceux qu'il n'ait pas br�l� mon chapeau.

PLATEAU 6

Un, deux, trois, quatre, cinq...

Un, deux...

Avec un bon cha-cha-cha Et un boupidou

Et un exploit paternel ordinaire

Tu peux plaire pendant que tu danses

Et te dandines en chantant paternellement avec moi

Avec un bon cha-cha-cha Et un boupidou

Et un exploit paternel ordinaire

Tu peux plaire pendant que tu danses

Et te dandines en chantant paternellement avec moi

Avec un bon cha-cha-cha Et un boupidou

Et un exploit paternel ordinaire

Tu peux plaire pendant que tu danses

Et te dandines en chantant paternellement avec moi

Johnson!

Johnson!

Johnson!

Silence!

Bon, Gloria Jean, on va r�p�ter le num�ro.

On doit avoir termin� le d�cor d'ici demain matin.

- Et moi? - Laissez mes hommes continuer � travailler.

Qu'ils s'arr�tent quand on r�p�te.

Un coup de sifflet, silence, deux coups, travaillez.

- �a vous va, M. Pangborn? - Eh bien...

Silence!

Ce...

Ce n'est pas la chanson que tu dois chanter.

Oncle Bill m'a dit de chanter celle-ci.

- Quel oncle? - M. Fields.

Oublie-le.

Voici ce que tu vas chanter.

D'accord...

Silence!

Silence!

Johnson.

Pourquoi dois-je travailler sur un plateau aussi bruyant alors qu'il y en a 48 ici?

Je suis d�sol�, M. Pangborn,

- mais ils sont tous pareils. - Oui?

Je n'aime pas cette chanson.

Moi non plus, Gloria.

Allez, on peut la chanter pour lui.

J'entends une chanson si gaie

Je l'entends toute la journ�e

Je l'entends

Porter un message de printemps

Les oiseaux et les fleurs

Les feuilles sur les tonnelles

Accueillent le soleil

Nuit et jour

Les brises jouent

Doucement

Arr�tez!

Silence!

Non, non, Gloria Jean. Je veux plus de vie.

Gaiement � travers les arbres ondulants

Les rayons de soleil illuminent la for�t

Tandis que les z�phyrs embrassent les feuilles qui murmurent

Un doux ar�me

Accompagne le souffle du printemps

L�-haut dans le ciel

Les oiseaux volent

Chantent fort

Non! Non!

Combien de fois dois-je te le r�p�ter?

Accueillant � nouveau le printemps

Un, deux, trois, quatre.

Un, deux, trois, quatre.

Un, deux, trois, quatre.

Le printemps

L'amour emplit l'air

L'amour est partout

Chaque amoureux soupire

D'amour immortel

Non, non, Gloria Jean. Pas comme �a.

Comme ceci.

Le d�ner! Une heure!

Maintenant, Gloria Jean, tu dois tout recommencer depuis le d�but.

Un.

Chanter � propos

Du printemps joyeux

ARRIV�E

Attention!

Arr�tez �a!

Arr�tez �a!

FILMS �SOT�RIQUES

Bonjour, oncle Bill.

O� vas-tu?

Je vais lire mon sc�nario au studio.

Pourrais-je t'accompagner?

- Oh! Non, ma ch�re. �a ira. - Ne les laisse pas t'arnaquer.

Non, ma ch�re.

Tu es cens�e �tre l�, � r�p�ter avec Buddy et Butch.

- Je ne les trouve pas. - Entre et cherche-les.

Maudit!

Garde ton calme. Compte jusqu'� 10.

Maintenant, vas-y. Tu sais viser.

Une beaut�.

Elle va nous attraper! Allez!

M. PANGBORN

Bonjour.

J'ai rendez-vous pour une pr�sentation de sc�nario.

Esp�ce de grand idiot.

Vous fumez des cigares infects le jour et buvez du whisky la moiti� de la nuit.

Un jour, vous vous noierez dans une cuve de whisky.

Me noyer dans une cuve de whisky? "� mort, o� est ta victoire?"

Au revoir.

Merci. Ce fut mon entrevue la plus courte de toutes.

Je vous demande pardon. Qu'avez-vous dit?

J'ai rendez-vous pour lire mon sc�nario.

- Votre nom? - W.C. Bill Fields.

- Ravi de vous rencontrer, M. Fields. - Enchant�.

- Veuillez entrer dans mon bureau. - Oui, d'accord.

Oh! Je suis d�sol�.

- Eh bien, c'est... - Excusez-moi.

Bon, attention.

Oh! Bon sang!

�a va, Fields?

Oh!

Bonjour, ch�rie.

Pardonnez-moi, M. Fields.

Mais ma femme ne sera pas tra�n�e dans votre film et hors de votre film

- par les cheveux. - Bien s�r, ce n'est qu'un brouillon.

Il faut �tre un peu patient.

Et il faudra enlever ce filet de p�che, ma ch�re.

Voici une des sc�nes. Vous voulez bien vous asseoir?

Oh! Bien s�r. Ma ch�rie.

"Vous traversez la salle de billard.

"Ils jouent pour gagner le championnat du monde et le pari de 2 $.

"Vous roulez dans une jeep sur le trottoir avec un marin.

"La sc�ne vous intrigue.

"Vous descendez tandis que la jeep roule. Dans la sc�ne du cirque, vous �tes barbue."

Je suis barbue?

Oui, une petite barbe, une Vandyke. Juste... Vous savez ce qu'est une barbe Vandyke?

Certainement.

Vous entrez dans la salle de billard.

"Le concurrent du championnat vient de d�chirer le tapis,

"et la balle..."

- Bonjour, M. Pangborn. - Bonjour, Mme Pastromi.

Sortez ce Groucho Marx, je vous prie.

"... et la balle tombe de la table."

Un instant, s'il vous pla�t.

All�? Oh! C'est l'autre t�l�phone.

All�? Oui. Oui, elle est ici. C'est pour vous, Mme Pastromi.

"Les hommes forts sont fain�ants. Certains feignent de la droite,

- "et d'autres, de la gauche." - All�? Oui.

- Je ne t'entends pas. Parle plus fort. - "Il est fain�ant."

- Je parle aussi fort que je le peux. - Oui.

- On a toujours du spaghetti pour le souper. - Oui.

- D'accord, des raviolis. - "Vous courez pour poser..."

- Je serai � la maison. Quelle heure est-il? - "... sa t�te sur votre cuisse."

- Je ne t'entends pas. Au revoir. - Au revoir.

- Merci, Mme Pastromi. - De rien.

Ensuite, vous allez vous faire raser chez le barbier

et vous jouez le reste de la sc�ne et du film

avec un visage bien propre.

Oh! Bon, d'accord. On peut couper �a.

Si �a ne vous d�range pas, je le lirai moi-m�me.

Ainsi, je peux mieux ressentir les choses, saisir l'atmosph�re et le rythme.

C'est en fran�ais, n'est-ce pas?

"Plan g�n�ral d'un avion a�rodynamique avec compartiment ouvert d'observation..."

"Compartiment ouvert d'observation � l'arri�re.

"Dans l'avion, il y a le beau h�ros, Bill Fields,

"et sa petite ni�ce, Gloria Jean,

"qui s'envolent vers le village russe

"dans l'�trange et lointain..."

- Es-tu heureuse? - Tu parles, mon oncle.

Il doit y avoir un congr�s des Shriners en ville.

Ou peut-�tre est-il un vendeur de cigarettes.

- Je vous demande pardon. - �a va.

�a ne fait rien.

J'esp�re qu'il n'a pas apport� ses poneys de polo � bord.

Ils vont piaffer toute la nuit et nous garder �veill�s.

- Bonne nuit, mon oncle. - Bonne nuit.

Ne t'inqui�te pas. Je serai juste � c�t�, dans la couchette du haut.

D'accord.

Vous vous �tes foul� la cheville?

Non, un chien m'a mordu.

Oui, je jouais au croquet et j'ai �chapp� mon maillet.

Un petit teckel a couru

et m'a attrap� la jambe.

Heureusement que ce n'�tait pas un terre-neuve qui vous a mordu.

Oui, je suppose.

Je dors ici quelque part, mais je ne sais pas exactement o�.

Il n'y a pas d'autre endroit pour dormir que cet avion.

- C'est exact. - Il n'y a aucun h�tel par ici.

- Voil�, M. Fields. - Merci.

O� dormez-vous? Dans ce petit hamac l�-haut?

Oui, monsieur.

- Bonne nuit, oncle Bill. - Bonne nuit, ch�re.

Je serai juste en face.

Je serai ici tout seul avec cette mouche. Sors d'ici.

L'autre jambe, s'il vous pla�t. Merci.

Je me sers des deux, habituellement.

Il y a encore des r�ponses dans mon chapeau.

C'est l'heure de se lever, monsieur. On va atterrir bient�t.

- Avez-vous le mal de l'air? - Non, ch�re.

Quelqu'un a mis trop d'olives dans mes verres de martini hier soir.

- Voulez-vous un Bromo? - Non, je ne supporterais pas le bruit.

- C'est l'heure de se lever, ma petite dame. - Debout, ch�rie.

D'accord.

On va atterrir dans quelques minutes... Dans une demi-heure.

Deux ou trois... Elle a dit qu'on atterrirait � quelle heure?

Peut-�tre qu'on n'atterrira pas. Rendors-toi.

Les poulets pondent des oeufs au Kansas

Les poulets pondent des oeufs au Kansas

Les poulets pondent des oeufs gros comme des noix de muscade

Les poulets pondent des oeufs au Kansas

Les poulets ont de belles cuisses au Kansas

Les poulets ont de belles cuisses au Kansas

Ce n'est vraiment pas une blague

Il y en a un qui m'a agress� pour mon sac

Les poulets ont de belles cuisses au Kansas

Ces nuages ont l'air aussi molletonneux que...

Des nuages.

Il y a assez de tissu pour la grande tente d'un Ringling Brother.

- C'est peut-�tre un trafiquant. - Un gros nez, vous avez.

Oh! Quelle surprise!

Je devrais prendre �a comme une insulte personnelle.

Oui, moi aussi.

Vous, je hais aussi.

Il vous hait aussi.

Attendez. Un petit instant, mon vieux.

Du calme, mon vieux.

J'ai un gros nez, hein?

Vous, sur la t�te m'avez frapp�.

Les gars, ne me m�lez pas � ceci. Je suis neutre. Allez-y.

J'ai oubli� mon savon, mon rasoir, tout.

Pardon.

Pas surprenant qu'on appelle �a un avion de ligne g�ant.

Vous voyagez seul ou vous avez un prix de groupe pour 10?

D'accord, ne r�pondez pas.

Tenez. Voil�.

- Merci. - De rien.

Je n'ai pas bien dormi la nuit derni�re.

- Ah non? - Je souffre d'insomnie.

Oh! L'insomnie.

- Je connais un bon traitement contre �a. - Oui?

- Dormez beaucoup. - Dormir?

C'est ce que le m�decin m'a dit.

Brosse � dents.

Au moins, vous ne serez pas � bord demain matin quand je descendrai.

Excusez-moi.

- Brossez-les vers le bas. - Oui.

- Jamais horizontalement. - Non.

C'est ce qui est �crit dans le dernier livre d'�tiquette. Oui.

J'ai encore du dentifrice. Il m'en faut plus.

On a d� traverser un nuage.

C'est dr�le.

Vous me rasez et je vous rase.

- Es-tu pr�te, ma ch�rie? - Dans une seconde.

Une seconde? Oh! D'accord.

On se retrouve sur le quai arri�re.

- D'accord. - Bien.

- Bonjour. - Mademoiselle.

Quel temps incl�ment!

Que bois-tu, oncle Bill?

Un simple soda au gingembre. Tire-toi une chaise.

Oncle Bill, j'ai r�fl�chi. Pourquoi ne t'es-tu jamais mari�?

J'�tais amoureux d'une belle blonde autrefois.

Elle m'a fait boire. Je lui suis redevable pour �a.

Va faire ta valise, d'accord?

D'accord.

Oncle Bill!

Oncle Bill!

Eh bien!

Pourquoi n'ai-je pas pens� � ce parachute? Bon, elle est partie.

Quel choc! Quelle chance...

Enchant�.

Vous habitez ici?

- Vous �tes quoi? - Je suis citoyen am�ricain.

Un aigle am�ricain?

Non, c'�tait la premi�re fois de ma vie que je prenais l'avion.

- Je suis juste un homme. - Un homme?

Je n'ai jamais entendu ce mot.

- Non? - �tes-vous vraiment un homme?

Eh bien, on m'a d�j� appel� autrement.

Je n'en avais jamais vu de ma vie.

Jamais?

Ma m�re m'a emmen�e ici quand j'avais � peine trois mois.

Vraiment? Et vous n'avez jamais vu d'hommes?

Avez-vous d�j� jou� au squidgilum?

Non. Le seul jeu que je connais, c'est le sac de pois.

Le sac de pois? Oh! C'est tr�s bien. C'est tr�s excitant par moments.

J'ai vu le championnat � Paris. Beaucoup de gens ont �t� tu�s.

Asseyez-vous.

Approchez-vous. Vous �tes trop loin.

Une minute. C'est peut-�tre moi.

Maintenant, mettez vos mains sur la t�te comme �a.

C'est �a. Maintenant, fermez les yeux et plissez vos l�vres un peu.

On continue � jouer?

M�re.

Romulus et R�mus.

Que faites-vous ici?

M�re, c'est un homme.

Il est tomb� d'un avion et nous a apport� un nouveau jeu fantastique.

�a s'appelle le squidgilum.

On approche deux chaises.

On place les mains sur la t�te de cette fa�on.

Ensuite, on ferme les yeux et on plisse tous deux les l�vres.

Je vais essayer avec lui.

Une m�re s'y conna�t mieux.

Ferme les yeux, m�re.

Les hommes, ils sont tous pareils.

Ils te tromperont comme ton p�re m'a tromp�e.

Il a embrass� une girl, et quand je l'ai su, il a dit :

"J'�tais so�l et je ne savais pas ce que je faisais."

Penses-tu qu'il boit?

Il n'a pas d�velopp� ce nez en jouant au ping-pong.

Quelle catastrophe!

Une minute, M. Fields. Il y a des limites � toute chose.

Ce sc�nario est une insulte � l'intelligence humaine, m�me � la mienne.

Vous tombez d'un avion � 3 km d'altitude et atterrissez sans �gratignure sur un divan.

Vous embrassez une belle blonde

et ensuite, vous sautez d'une falaise dans un panier.

C'est impossible, inconcevable, incompr�hensible.

Et en plus, ce n'est pas bon.

Quant � la continuit�, c'est terrible.

Et par curiosit� personnelle, entre nous, qu'est-il arriv� � Gloria Jean?

O� �tait-elle pendant tout ce temps?

Oh! Je vois. La voil�.

"Pauvre petite Gloria, presque en larmes, attendant � l'a�roport,

"ignorant o� se diriger, quand soudain..."

T�l�phone, ma ch�rie.

All�? Oncle Bill!

O� es-tu? Quoi?

Oui. J'arrive tout de suite.

- Comment se rend-on au village russe? - Je m'en occupe.

Je suis tomb� d'un avion en essayant de r�cup�rer une bouteille de nectar dor�,

et j'ai atterri sur le pinacle d'une roche

o� habitent une apparition de charme, si �a existe,

et sa m�re, une buse, si �a existe.

Si cette fille est si belle, j'escaladerai le mur demain.

J'ai entendu parler d'elles.

Le mari de la buse l'a laiss�e avant la naissance de la fille.

La buse a jur� que, de son vivant, sa fille ignorerait

l'existence des hommes.

Il para�t qu'elle a un si gros magot qu'un l�vrier ne pourrait sauter par-dessus.

Ah oui?

Elle semble avoir le coeur tendre.

Vous pourriez la faire venir ici pour parler franchement

� quelqu'un qui l'aime vraiment et qui s'int�resse � son sort.

Elle m'a paru �tre une tr�s gentille femme,

maintenant que j'y pense.

H�! Deux verres de lait de ch�vre.

Deux quoi?

Vous allez adorer.

Je n'en suis pas s�r.

Oui, c'est...

- C'est une excellente boisson. - N'avez-vous pas de whisky?

C'est bon. Bon.

- Bon, �a ne vous a pas tu�. - Bien s�r que non.

- Oncle Bill! - Salut, ma ch�rie.

Je suis si content que tu sois arriv�e sans ennuis.

Voici ma petite ni�ce, Gloria Jean.

- Voici M... - Roberts.

- M. Roberts. Et voici M... - Carson.

- M. Carson, oui. - Que bois-tu, oncle Bill?

- Du lait de ch�vre. - Quelle sorte?

Du lait d'une femelle ch�vre. C'est tr�s doux.

Gargo.

Gargo!

Gargo.

- Salut. - Salut.

- Avez-vous d�j� jou� au squidgilum? - Non. Je ne connais pas ce jeu.

Oh! Eh bien, on...

On met les mains sur la t�te.

Puis on ferme les yeux.

Ensuite, on plisse les l�vres ensemble.

Allez-y.

N'est-ce pas amusant?

L'homme qui est venu hier

a dit que c'�tait un jeu national, l� d'o� il vient.

Vous devez �tre un professionnel.

L'homme qui est venu hier a jou� � �a avec vous?

Oui. Mais quand ma m�re a voulu jouer,

quelque chose l'a effray� et il a saut� par-dessus le parapet.

Le vieux d�prav�.

Jouons � squidgy.

Si un corps rencontre un corps

S'avan�ant dans les seigles

Si un corps embrasse un corps

Le corps doit-il pleurer?

Chaque jeune fille a sa dame

Aucun, disent-ils

N'a

Encore

Tous les gar�ons me sourient

Quand ils s'avancent

Dans les seigles

Quand un corps a rencontr� un corps

Il a dit � l'autre

Oh! Tu es quelqu'un

Il faut prendre de l'avance

Chaque jeune fille a sa dame

Mais je serai diff�rente, je crois

Je trouverai un protecteur Qui m'habillera de vison

Ensuite, on se baladera

S'avancera dans les seigles

S'avancera dans les seigles

Oui, en effet, mon protecteur

On s'avancera

Dans les seigles

Merveilleux, fantastique, surprenant.

Elle vit au sommet d'une montagne depuis l'�ge de trois mois,

et sans raison particuli�re, elle s'�panouit soudainement et saute de joie.

Vous me prenez pour un abruti? Ne r�pondez pas.

Continuons quand m�me.

Squidge.

�tes-vous s�re que vous vivez ici depuis l'�ge de trois mois?

Squidge.

Qui est... Qui �tes-vous?

Mme Hemogloben.

- Qui? - Mme Hemogloben.

Faites-moi une autre transfusion.

�tes-vous la dame qui poss�de...

Je veux dire, la belle femme qui vit dans la maison en haut de la colline.

Oh! Toute ma vie, j'ai r�v� � un amour de ce genre.

- Oh! - Oh! Mon amour.

Il n'y a pas de place pour ce b�ton de cricket.

Mais oui.

De quelle esp�ce d'oiseau s'agit-il?

C'est un oiseau philliloo, ma ch�rie.

- Il vole � reculons. - � reculons?

Oui, il vit dans le d�sert. Il vole � reculons pour ne pas avoir de sable dans les yeux.

Je me demande o� est le machin pour le faire partir.

�a t'a fait mal, mon oncle?

Non, comment une roche tombant de 300 m pourrait-elle me blesser � la t�te?

On y va.

Tu peux voir tout le pays, n'est-ce pas?

- Oh! Pour un parachute Maxwell. - Qu'est-ce que c'est?

Bon jusqu'� la derni�re chute, ma ch�rie. �a recommence.

Pr�ts, les enfants?

Maintenant, attendez.

Ma ch�re Mme Hemogloben,

voici un t�moignage de mon amour et de mon estime.

Ce petit oiseau avait un app�tit vorace. Je... Oh!

- Tenez. Merci. - Merci.

Envole-toi.

- Il n'ira pas loin. Puis-je? - Je vous en prie.

Merci.

Une fois, quand je...

Oh! Mon cher. �tes-vous bless�?

Je ne sais pas encore.

- Mon Dieu. - Bon sang!

Pardonnez-moi. Puis-je enlever le panier?

- Oui, je vous en prie. - Merci.

- Bont� divine. - Oui.

Oh! Je suis vraiment d�sol�e.

�a va, �a va.

- Pouvez-vous y faire quelque chose? - Je crois que oui.

Je ne sais pas encore quoi.

Mon oncle Bill.

Mais je l'aime encore.

Ma ch�re Mme Hemogloben,

quand je vous ai vue la premi�re fois, j'ai �t� si �pris de votre beaut�...

- Oh! M. Fields. - ...que j'ai couru et saut� dans le panier,

et je me suis rendu en ville m'acheter un habit de mariage.

Et maintenant, je suis ici pour d�poser mon coeur � vos pieds.

Vous �tes si romantique.

Chaque nuit. Quel est le probl�me, avec ce truc?

Rasseyez-vous pour que je me l�ve.

Laissez-moi vous aider.

Tout semble aller de travers.

- En effet. - M�re!

M�re, M. Carson et moi allons nous marier tout de suite.

M. Fields a amen� le propri�taire de la cantine, M. Clines.

Il est sh�rif, magistrat et maire du village.

Il va nous marier tout de suite.

Si on faisait un double? C'est samedi apr�s-midi,

et je n'ai rien � faire.

M. Fields, c'est si soudain.

- Je suis si heureuse. - Moi aussi.

Salut!

La fille de mes r�ves!

Leon!

Mon bon ami!

Avez-vous vu notre... mon...

- Sa piscine suspendue? - Sa piscine suspendue... Non.

Si je lui montrais la piscine suspendue?

Une piscine suspendue? O� est cette...

Juste ici. Montez l�-dessus et vous verrez mieux.

Je verrai mieux? Oh! Oui.

Oui!

� l'aide! � l'aide!

Sainte sciatique!

La derni�re fois, c'�taient des �l�phants roses.

- Oh! Vous revoil�! - Oui.

- Le pauvre ami a eu une m�saventure. - Oh! C'est dommage.

- Il a gliss� par-dessus le parapet. - Mon Dieu!

- On commence la c�r�monie? - Comme vous voulez.

Merci, Mme Hemogloben.

- Puis-je vous appeler Daisy? - �a me ferait plaisir.

- Oncle Bill. - Oui, ma ch�rie?

- Je peux te voir une minute? - Certainement. Excusez-moi.

Certainement.

- Qu'y a-t-il? - Oncle Bill, je ne veux pas que tu te maries.

�coute-moi, mademoiselle. Ne veux-tu pas vivre dans ce joli nid?

- Avoir ta gouvernante? - Non.

Porter des robes diaphanes? Et manger r�guli�rement?

Je veux juste �tre avec toi.

- Tu seras avec moi. - Mais elle sera avec nous.

Je n'y avais pas pens�.

- On tombe de 600 m�tres! - �a va, ma ch�rie.

Ne t'inqui�te pas avant qu'on ait descendu de 599 m�tres!

C'est le dernier m�tre qui est dangereux.

C'est tout! C'est assez! C'est trop!

Des avions avec une terrasse!

Des villages russes dans le ciel!

Des gorilles qui jouent � s'embrasser!

Des vaches, un mouton, du lait de ch�vre!

Je m'en vais, et � mon retour, j'esp�re que vous serez parti.

Partez o� vous voulez, mais partez!

Allez boire un verre! Deux verres! Une dizaine de verres!

- Donnez-moi un verre. Je meurs. - Que voulez-vous?

- Un soda � la cr�me glac�e g�ant. - Quelle saveur?

Peu importe. Aux �pinards, au raifort, ce que vous avez.

- Aux p�ches. - Oh! Merci.

Je me sens comme si on m'avait march� sur la langue avec des pieds boueux.

Cette sc�ne devait se passer dans un bar, mais elle a �t� censur�e.

�a ira aussi bien.

Allez! O� est mon verre?

MERCI - LAIT

Ce sont des tueurs comme vous qui font la mauvaise r�putation de l'Ouest.

Donnez-moi des doigts de dame, s'il vous pla�t.

Merci.

PAS DE VENTE

Voil� qui est mieux.

� la prochaine, Tom. Je pr�f�rerais �tre dans un bar.

- Ne t'inqui�te pas. - Mais mon oncle Bill a dit qu'il partait.

Bien. Ne t'inqui�te pas pour ton oncle Bill.

Il a v�cu sa vie et a ruin� la mienne. Maintenant, on doit penser � toi.

Tu es jeune et tu as une belle carri�re devant toi.

Tu feras de grandes choses.

Mon oncle pourrait �crire une autre histoire.

Non, ne dis pas �a. Je ne veux plus jamais le revoir.

C'est un idiot.

Savez-vous ce que mon oncle ferait s'il vous entendait?

Non. Que ferait-il s'il m'entendait?

Ceci.

Si mon oncle Bill ne travaille plus ici, moi non plus.

Mais je ne veux pas que tu partes sans moi, oncle Bill.

Mais l'entreprise dans laquelle je me lance

est tr�s p�rilleuse,

beaucoup trop dangereuse pour une jeune femme de ton �ge tendre.

En plus, j'ai promis � ta m�re que je te prot�gerais.

Comment peux-tu me prot�ger de l�-bas si je reste ici?

- Tu veux aller � l'�cole, n'est-ce pas? - Non.

Tu veux grandir idiote comme Zasu Pitts?

Elle ne se comporte comme �a que dans ses films. Je l'aime bien.

- Tu ne veux pas �tre intelligente? - Non.

Je veux �tre comme toi.

- Je ne suis pas intelligent? - Pas tr�s.

Et je n'aime pas les professeurs.

Inutile de discuter avec une femme. Tu viens avec moi...

Youpi!

Attention, ma ch�rie!

Sur qui pensez-vous reculer, esp�ce de gros maladroit?

Bonjour, M. L'agent. Voil� 1,25 $.

Va t'acheter des v�tements.

- On risque d'�tre l� pendant un an. - D'accord. Merci.

De rien, ma ch�rie.

Bonjour, M. L'agent.

Suis-je trop pr�s de la borne-fontaine?

Je peux me d�placer en une minute. En une minute...

Appelle voiture num�ro 202. Appelle voiture num�ro 202.

No 202 Service de police

Rendez-vous � la Banque Nationale du Nord.

Renseignez-vous sur deux escrocs

qui ont braqu� la banque pour 150000 $.

150000 $, c'est tout.

"C'est tout?" 150000 $, c'est tout? Ce n'est pas du foin, n'est-ce pas?

Voiture 202, vol de banque. La Banque Nationale du Nord a �t� braqu�e.

Un bandit, maigre, jockey, a une cicatrice chevaline derri�re l'oreille gauche.

Toute une oreille, pour cacher six actrices chevalines.

- Silence, s'il vous pla�t. - l'autre bandit a les dents jaune ma�s,

une oreille en chou-fleur, des joues rouge pomme et des favoris.

On dirait un menu complet. Pas de tarte aux pommes?

Oh! La ferme.

C'est bien bleu pour un gar�on et rose pour une fille?

- Oui. - Je prendrai le rose.

- C'est la bonne heure? - Oui, c'est l'heure postale de l'Ouest.

Je dois apporter �a � l'h�pital pour b�b�s.

Je pars pour Salt Lake cet apr�s-midi. Tenez.

- Je vous verrai � mon retour. - D'accord, Mme Wilson.

Trouvez-moi un taxi.

Je dois me rendre � la Clinique de maternit�, tout de suite.

Si je peux �tre utile...

Conduisez-la � la Clinique de maternit�.

Oui, montez derri�re.

- Et dites � ma ni�ce de me rencontrer... - Je m'en occupe, monsieur.

Ralentissez! Du calme, s'il vous pla�t!

Je ne peux pas aller plus vite.

C'est tout ce que je peux faire avec ce vieux tacot.

- La Clinique de maternit�. - � l'angle de la 14e et de la rue B.

D'accord.

AUTOBUS MUNICIPAL

HANGAR DE CALIFORNIE

O� croyez-vous aller? Il y a un incendie?

- � la Clinique de maternit�. - D'accord, face de tomate, suivez-moi.

Raccourci vers l'h�pital!

TUNNEL � SENS UNIQUE RESTEZ � DROITE

LENTEMENT

Maudits peintres so�ls!

Enlevez-vous du chemin!

D�gagez!

Attention!

Quelle vue superbe du climat californien!

Il a dit que l'incendie est l�-bas!

- Retournez! - Dites-lui de se d�cider!

CLINIQUE DE MATERNIT� SILENCE

Une civi�re!

- Silence. - O� suis-je?

Chut! Vous alarmez les autres.

Je me fous des autres! O� sont mes v�tements?

- �loignez-vous! - Une minute.

Non. Donnez-moi mes v�tements et laissez-moi sortir.

Une minute!

Oncle Bill, �a va?

Heureusement que je n'ai pas eu d'accident, je ne serais jamais arriv� ici.

C'est mon oncle Bill, mais je l'aime toujours.

FIN

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