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"Bells will be ringin'" "The sad, sad news"
"Oh, what a christmas to have the blues"
"My baby's gone"
"I have no friends" "To wish me greetings"
"Once again"
"Choirs will be singing"
"Silent night"
"Christmas carols"
"By candlelight"
"Please come home for christmas"
Alors je peux avoir mon baiser ou pas ?
Tara, le principe de fonctionnement du gui, c'est que c'est celui qui se tient en dessous qui re�oit.
Ben je pr�f�re une rencontre au milieu.
J'appr�cie �norm�ment ton milieu,
mais un baiser est vraiment plus traditionnel.
"Sure as the stars shine above."
Oh, et l'anticipation est absolue.
La derni�re chose que je veuille faire est de me retrouver au milieu de tout ce collag�ne,
mais, Alan, nous avons un petit probl�me et, que �a nous plaise ou pas,
tu es probablement le mieux plac� pour le r�gler.
Voici Carmen Flores. Elle travaille � l'entretien, ici.
Son ex-mari a kidnapp� ses deux enfants.
C'est le troisi�me No�l qu'il fait �a.
Il les emm�ne au P�rou, alors que c'est Carmen qui a la garde l�gale pour les f�tes.
Ne pouvez-vous pas simplement aller voir le juge ?
Elle l'a fait l'an dernier, et �a lui a co�t� une fortune.
Le juge l'a fait enfermer pendant toute une journ�e.
Il a dit que �a le valait s'il pouvait passer No�l avec ses enfants au P�rou.
Son vol part demain soir.
J'ai pens� que tu pourrais peut-�tre trouver quelque chose.
Vous n'etiez pas avocate avant, Sally ?
Oh, excusez-moi. C'est encore sorti de mes l�vres.
Ce doit �tre tout ce collag�ne.
Mesdemoiselles. Peut-�tre pourriez-vous vous embrasser en l'honneur de No�l.
D�sol�e, Sally.
Incroyable robe, d'ailleurs. Je vous d�teste.
Ah, Alan. Gui.
Peu importe...
Ce soir-l� elle est rentr�e � la maison � 21 heures 30,
en prenant un vol plus t�t pour faire une surprise � son mari.
Mais ce fut la d�fendante qui fut surprise.
Susan May a d�couvert son mari Ralph
en train de faire l'amour � une de ses associ�es, Marie Holcomb,
et ce fut plus qu'elle n'en put supporter.
Les preuves montreront que la d�fendante est all�e chercher un pistolet dans la cuisine,
est retourn�e dans la chambre et a tir� 6 coups de feu...
trois sur son mari, trois sur Marie Holcomb.
C'est la p�riode des f�tes.
Vous devriez �tre chez vous avec votre famille en ce moment.
Je vous demande de m'en excuser.
La m�re et le p�re de Marie Holcomb viennent ici en avion de la C�te Ouest, chaque ann�e en d�cembre.
Cette fois, c'est pour assister au proc�s de l'assassin de leur fille.
Susan May a d�truit beaucoup de plans heureux avec ce pistolet.
- Insiste sur No�l. - Pardon ?
No�l est � nous et � Susan. Ne le laisse pas nous le prendre.
Moi aussi j'aimerais m'excuser de vous retenir loin de votre famille pendant ces f�tes.
C'est la famille de Susan qui est assise juste l�.
Ils adoreraient �tre � la maison avec elle.
Elle adorerait �tre � la maison avec eux.
Imaginez, si vous le pouvez, alors que vous pr�parez votre No�l,
qu'une personne que vous aimez soit assassin�e.
Ajoutez � �a l'horreur que la police ne puisse pas d�couvrir le coupable,
et ensuite, s'il est possible d'envisager encore pire,
imaginez qu'ils d�cident de vous arr�ter.
Voil� votre d�fendante, mesdames et messieurs...
une directrice de publicit� respectueuse des lois, aimante, loyale,
une femme innocente dont la vie enti�re
vient juste d'�tre soudainement et injustement d�truite.
Voici votre d�fendante,
et c'est ce que les preuves montreront.
Je... j'ai fait un rapport � la police deux fois et ils ont dit que c'�tait domestique.
Il a renvoy� les enfants deux fois, apr�s No�l.
Oui. C'est pourquoi la police dit que c'est au tribunal de d�cider.
Personne ne s'implique.
Ah, Denny. Voici Carmen Flores.
- Elle travaille ici, � l'entretien. - Excellent.
- Pourquoi �a doit m'interesser? - Peut-�tre ne devriez-vous pas.
Tout d'abord, laissez-moi vous dire � quel point vous avez �t� incroyable la nuit derni�re.
Le cabinet tout entier en est encore... fascin�.
Merci.
Maintenant, dans un domaine bien plus �loign� de vous
et donc beaucoup moins divertissant,
mais cependant d'une certaine importance pour Carmen,
ses enfants ont �t� enlev�s par son ex-mari.
Qui connaissez-vous au d�partement de police de Boston ?
Je connais tout le monde.
Vous entendez �a, Carmen ? L'homme connait tout le monde.
Son histoire ne tenait pas debout. C'est aussi simple que �a.
Cette histoire qu'elle vous a racont�e �tait...
Elle est rentr�e � la maison et les a trouv�s morts dans le lit.
Existait-il des indices de la pr�sence de quelqu'un, outre les victimes ou la d�fendante, dans la maison cette nuit-l� ?
Aucun.
Et, inspecteur, d�crivez, si vous le pouvez, pour le jury,
le comportement de la d�fendante, quand vous �tes arriv� sur la sc�ne cette nuit-l�.
Elle semblait en �tat de choc.
Elle �tait couverte de sang.
Elle a d�clar� qu'elle s'�tait mis le sang en allant pr�s de son mari
pour voir si elle arrivait � le ranimer.
- Et vous n'avez pas cru �a. - Je suis d�sol�e.
Il semble que l'inspecteur soit plus qu'enclin � t�moigner contre ma cliente.
Vous n'avez pas vraiment besoin de l'influencer.
Retenu.
Avez-vous cru la d�claration de la d�fendante ?
Non.
Il a �t� d�termin� qu'elle se tenait
approximativement � 1.50 m�tre quand elle a tir�.
Je suis d�sol�e. Je d�teste interf�rer,
mais aurais-je rat� le moment o� vous disiez qu'elle avait tir� ?
Retenu.
Inspecteur, qu'est-ce qui, s'il y a quelque chose,
vous a amen� � penser que la d�fendante avait tir� ?
Nous avons fait un test de traces de m�tal qui a r�v�l� qu'elle avait tenu le pistolet,
et ses empreintes digitales �taient sur le pistolet.
Autre chose ?
Nous savons que son chauffeur l'a d�pos�e � 21 heures 30.
Elle a appel� la police � 23 heures 07,
et elle nous a dit qu'elle avait d�couvert les corps d�s son arriv�e dans la maison.
Et donc, pourquoi a-t'elle attendu une heure et demie pour appeler la police ?
Comme je le disais, son histoire ne tenait pas debout.
Il semblerait, d'apr�s votre ton, d�tective, que vous ayiez trait� cette affaire un peu l�g�rement.
Nous avons utilis� rigoureusement toutes nos facult�s mentales
et avons conclu que votre cliente avait commis le crime.
Je pourrais ajouter que vous avez conclu assez rapidement.
Vous l'avez plac�e en d�tention le lendemain.
D'ailleurs, l'analyse des �claboussures a �t� termin�e en une journ�e ?
- Non. Elle est arriv�e plus tard. - Je vois.
Donc, quand vous avez plac�e Susan May en d�tention, vous vous basiez sur...
Ses empreintes �taient sur le pistolet, pour commencer.
- C'�tait son pistolet, n'est-ce pas ? - Ses empreintes �taient fra�ches.
N'ont-elles pas pu s'y retrouver quand elle a ramass� le pistolet par la suite ?
Nous avons �galement �t� motiv�s par son comportement �vasif.
Elle a appel� la police, n'est-ce pas ?
Oui, mais elle n'a pas dit la v�rit�.
Elle n'a pas dit la v�rit� quand elle a dit qu'elle ne leur avait pas tir� dessus ?
Ca, et ensuite de toute �vidence, quand elle a pr�tendu
avoir appel� la police imm�diatement apr�s avoir trouv� les corps.
Vous l'avez faite examiner par un psychiatre cette nuit-l� ?
Oui.
Le psychiatre a dit qu'elle �tait en �tat de choc.
Oui.
Est-il possible que le choc de la d�couverte de son mari assassin� explique le d�lai pour appeler la police ?
Je doute que �a se soit pass� comme �a.
Ce doute est bas� sur votre formation psychiatrique.
Il est bas� sur 30 ans d'exp�rience en tant qu'inspecteur � la Criminelle.
30 ans d'exp�rience en tant qu'inspecteur � la Criminelle
vous ont dit que le d�lai pour appeler la police
ne pourrait pas avoir �t� caus� par le choc.
Revenons sur la preuve constitu�e par les �claboussures de sang.
Voici le chemisier port� par ma cliente ce soir-l�, n'est-ce pas ?
Oui.
Il y a beaucoup de sang. Ce ne sont que des �claboussures ?
La majeure partie de ce sang vient de la manipulation des corps.
Alors o� sont les �claboussures dont vous parliez, inspecteur ?
Il y a deux traces prolong�es sur l'�paule gauche.
- Juste l�... ces minuscules traces ici. - Oui
Elle aurait pr�tend�ment tir� 6 coups de feu.
Il y a seulement deux minuscules traces ?
Les autres traces ont probablement �t� dissimul�es
avec le sang provenant de sa manipulation des corps.
Avez-vous analys� ces traces vous-m�me, inspecteur ?
Oui.
C'est vous qui �tes pr�pos� � ce travail au d�partement de police de Boston ?
Il y en a d'autres, �videmment, mais j'ai commenc� au labo,
donc j'en ai la formation.
Quelqu'un d'autre dans le labo a-t'il analys� le chemisier ?
- Oui, nous avons une jeune recrue... - Une jeune recrue ?
C'est une affaire � haut profil.
C'est une jeune recrue qui s'en est occup� ?
Comme je l'ai dit, j'ai analys� les v�tements avec mes
- 30 ans d'exp�rience. - 30 ans au labo ?
Non.
- Combien d'ann�es au labo ? - Cinq.
Et pour la jeune recrue ? Combien d'ann�es a-t'il ?
Je ne suis pas s�r...
- Moins de cinq ? - Je crois bien.
Juste par curiosit�, quelles �taient ses conclusions ?
Peu concluant.
Il n'a pas pu d�terminer que ma cliente avait tir� ?
Il ne l'a pas exclu non plus.
Il n'a pas pu d�terminer que ma cliente avait tir�.
Exact, mais j'ai d�termin� qu'elle l'avait fait.
Vous avez test� les traces de m�tal sur ma cliente.
Avez-vous cherch� des r�sidus de poudre sur sa main ?
- Oui. Les tests �taient n�gatifs. - Mon dieu. Comment est-ce possible ?
Nous en avons d�duit qu'elle portait probablement des gants quand elle a tir�.
Donc, elle aurait pris la pr�caution de porter des gants pour leur tirer dessus,
et ensuite, elle a retir� les gants et a saisi le pistolet.
Si elle �tait en �tat de choc, comme vous dites, elle a probablement fait une erreur.
Les meurtriers en font souvent.
Alors, afin d'expliquer le d�lai pour appeler la police, vous ne tenez pas compte du choc.
Mais pour expliquer pourquoi elle a saisi l'arme du crime � mains nues
apr�s avoir tir� avec des gants, vous �voquez le choc.
En fait, vous semblez �tre vendeur.
- Objection. - Retenu.
- Avez-vous trouv� les gants ? - Non.
Vous avez cherch� dans toute la maison ? Je demande. Je ne veux pas pr�sumer.
Nous avons cherch� dans la maison. Nous n'avons pas trouv� les gants.
Y a-t'il une preuve quelconque qu'elle ait quitt� la maison apr�s �tre rentr�e cette nuit-l� ?
Non.
Y a-t'il des affaires de cambriolage non r�solues dans le voisinage au cours de l'ann�e pass�e ?
Deux.
Ca s'est bien pass�, n'est-ce pas ?
Oui, �a s'est extr�mement bien pass�.
Le probl�me, Susan, comme nous l'expliquions...
la preuve principale joue vraiment contre nous.
Vous avez beau le r�p�ter,
je ne comprends toujours pas ce que vous voulez dire.
Quand vous avez l'�pouse tromp�e comme seule personne pr�sente,
avec ses empreintes fra�ches sur le pistolet...
faites-moi confiance, nous allons plaider pour le cambriolage, mais sans la moindre trace d'effraction...
Alors mes chances sont les m�mes.
Non. Nous avons �t� tr�s bons avec le t�moin, aujourd'hui.
Nos chances sont juste un petit peu meilleures.
Mais si nous... nous collons au plan.
Nous aimerions que vous rencontriez le Dr. Waylon encore une fois.
- Pourquoi ? - Au cas o� nous devrions l'appeler.
Nous voulons �tre pr�ts.
Ca ne me met pas vraiment � l'aise d'�tre trait�e comme une patiente.
Susan, vous avez mis votre vie entre nos mains, n'est-ce pas ?
Vous devez nous laisser faire ce qu'il faut.
Puis-je vous demander quelque chose ?
Je ne sais pas trop pourquoi je veux vous demander �a maintenant, mais...
vous me croyez ?
Je ne sais pas.
Je veux vraiment vous croire, mais quand j'examine les preuves...
Au moins, j'appr�cie votre franchise.
Le jury va se poser cette question : Si ce n'est pas vous, qui est-ce ?
Et nous n'avons aucune r�ponse pour �a.
Les deux victimes ont re�u des blessures fatales � la t�te.
La mort a �t� instantan�e.
Docteur, avez-vous pu d�terminer l'heure de la mort ?
Entre 21 heures 30 et 21 heures 45.
Docteur, avez-vous examin� le contenu de l'estomac des victimes ?
- Oui. - Qu'avez-vous trouv� ?
Ils �taient tous les deux relativement pleins.
Apr�s manger, combien de temps la nourriture reste-t'elle dans l'estomac
avant de se vider dans l'intestin gr�le ?
G�n�ralement une ou deux heures.
Donc, si les victimes avaient fini de d�ner vers 19 heures 30 comme rapport�,
leurs estomacs auraient �t� vides,
� moins qu'ils n'aient �t� tu�s avant 21 heures 30, c'est exact ?
Ou � moins qu'ils n'aient de nouveau mang� apr�s avoir quitt� le restaurant.
Y avait-il, � votre connaissance, des signes qu'ils aient mang� � la maison ?
Plats sales, ordures r�centes ?
A ma connaissance, il n'y avait aucune preuve de �a.
Merci.
Mais ils pourraient s'�tre arr�t�s en rentrant du restaurant � la maison,
et avoir pris un dessert ou quelque chose.
Ce n'est pas une question m�dicale, mais oui.
- C'est possible. - Merci.
Vous pouvez vous retirer, Monsieur.
Mr. Shubert ?
L'accusation a termin�, votre honneur.
Ms. Colson.
Bon faisons semblant de r�fl�chir profondement.
Que pensez-vous de l'auto-repr�sentation des sportifs ?
- Ca tue le baseball. - Le hockey ?
- Pas de limite de salaire, pas de hockey. - Le football.
Tout le monde s'en fout.
Votre honneur, la d�fense appelle Susan May.
C'est juste que nous l'avons davantage consid�r�e comme un conflit domestique concernant la garde.
Son recours aurait d� �tre valid�.
C'est l� o� nous avions tort, Denny.
Je croyais que si on enlevait quelqu'un physiquement et ill�galement
pour les emmener dans un pays �tranger, �a serait un crime.
- Que je sois damn�. - Donc, nous avions tort.
D'ailleurs, est-il n�cessaire d'�tre li� � la victime pour �chapper aux charges ?
Il y a cette petite mineure que j'ai � l'oeil.
Je pensais l'emmener pour un long week-end, peut-�tre aux Bahamas.
Comme nous le comprenons, le p�re ram�ne toujours les enfants.
C'est ce que je vais faire. Faire une bonne ballade.
Nous perdons notre temps ici. Vous avez l'air de bons types, tous les deux.
Le D�partement est plein de bons types.
C'est pourquoi Denny Crane et cette entreprise investissent tant d'argent dans votre �quipe de football.
Alors vous allez arr�ter le mari, parce que "a", Denny Crane le veut,
- et "b"... - Je joue au poker avec des journalistes
dont un en particulier sera curieux de savoir pourquoi
l'enl�vement d'enfants issus de minorit�s ne b�n�ficie pas de votre attention,
- et "c"... - Les enfants ont �t� kidnapp�s, et "d"...
Vous en �tes officiellement inform�s.
Vous �tes bon quand vous �tes irrit�.
C'est venu facilement aujourd'hui.
Mes testicules me font mal.
Faisons en sorte que ce soit la seule et unique fois que vous me disiez �a.
Je me d�p�chais de rentrer,
parce que... j'�tais partie depuis presque une semaine,
et j'�tais contente de le voir.
Et quand vous �tes rentr�e ?
Je suis rentr�e par le garage, je suis all�e dans la cuisine, je l'ai appel�.
Sa voiture �tait l�, alors j'�tais s�re qu'il �tait � la maison.
Il n'�tait que 21 heures 30. Je ne pouvais pas imaginer qu'il serait au lit.
Mais... il y �tait.
Et pas seul.
Non.
Que s'est-il pass�, Susan ?
J'ai commenc� � monter les escaliers,
je l'ai de nouveau appel�.
Toujours pas de r�ponse.
Ensuite je suis arriv�e � la chambre,
j'ai regard� � l'int�rieur.
Et j'ai vu �a.
Vu quoi ?
Au d�part, rien que le sang.
Et ensuite j'ai vu un corps. Et ensuite un autre.
Qu'avez-vous fait ?
En premier j'ai hurl�.
J'ai regard� mon mari, et...
ses yeux �taient ouverts, et il avait un trou dans la tempe.
Et je me suis approch�e de lui pour voir s'il respirait encore.
C'�tait le cas ?
Non.
Qu'est-il arriv� ensuite ?
Je ne sais pas.
Vous ne savez pas ?
Je me souviens d'avoir parl� � la police � un moment.
Je me souviens que je... ils ont emport� Ralph, mais...
Vous souvenez-vous d'avoir appel� la police ?
Non.
Vous souvenez-vous d'avoir touch� le pistolet ?
- Non. - D'avoir vu le pistolet ?
Non.
Voil� une perte de m�moire vraiment commode, ne pensez-vous pas ?
Vous vous souvenez que ce n'est pas vous qui l'avez fait, vous avez d�couvert les corps.
Mais quand il s'agit de vos empreintes sur l'arme du crime,
pourquoi vous avez donn� de fausses informations � la police,
le d�lai qu'il vous a fallu pour les appeler...
- Mon dieu, je ne m'en souviens pas. - Objection.
Quelle parfaite mani�re de raconter votre histoire
sans vraiment �tre assujettie au contre-interrogatoire.
Cette amn�sie �tait-elle votre id�e ou celle de vos avocats ?
- Objection ! - Retenue.
Plus de questions.
Le t�moin peut se retirer.
La d�fense appelle le Dr. Herbert Waylon.
Puis-je approcher ?
Ce t�moin n'est pas sur leur liste.
- Il est sur la liste de r�futation. - Qu'avez-vous l'intention de r�futer ?
Vous venez d'accuser ma cliente de feindre une perte de m�moire.
D�brouillez-vous pour que ce soit rapide, ma�tre.
Retournez � vos places.
Dr. Herbert Waylon.
Faites vite.
Pardon ?
Vous n'avez pas besoin de lui poser la question � 64 000 dollars.
Pourquoi?
Il va le faire et ensuite il ne pourra pas objecter.
Basiquement, c'est une forme d'amn�sie post-traumatique.
Elle a vu son mari assassin�, et �a a d�clench� une perte de conscience.
- Cette perte de conscience a dur� une heure. - En termes de m�moire.
Elle n'�tait pas inconsciente.
Elle a pu rester assise en �tat catatonique.
Elle aurait m�me pu regarder la t�l�vision.
L'accusation pense que sa perte de m�moire �tait... commode.
J'ai examin� personnellement cette femme le lendemain des meurtres.
Elle souffrait d'amn�sie dissociative � ce moment-l�,
et je crois que c'est encore le cas.
Merci, docteur.
Le t�moin est � vous.
J'esp�re que vous avez raison.
Vous ne pouvez �tablir aucune certitude m�dicale
sur le fait que la d�fendante ait souffert d'amn�sie post-traumatique, n'est-ce pas ?
Une certitude m�dicale, non.
Et vous ne pouvez pas m�dicalement �carter
la possibilit� que la d�fendante ait appuy� sur la gachette cette nuit-l�, n'est-ce pas docteur ?
- Bingo. - Non, je ne peux pas l'�carter.
En fait, pour que j'arrive � croire sa version des �v�nements,
j'ai imagin� un sc�nario compl�tement diff�rent.
Qui est ?
Il est possible qu'elle ait regard� dans cette chambre,
qu'elle ait vu son mari faire l'amour � une autre femme,
et que �a l'ait mise dans un �tat dissociatif.
Et que dans cet �tat, elle ait tir� sur eux.
Je suis d�sol�.
Vous �tes maintenant en train de dire qu'elle les a peut-�tre tu�s ?
Je crois qu'elle les a trouv�s morts comme elle le dit.
Mais il est possible qu'elle les ait vus faire l'amour,
qu'elle soit entr�e dans un �tat dissociatif,
quelque chose que nous r�f�ren�ons m�dicalement comme un automatisme,
et dans cet �tat, elle pourrait les avoir tu�s.
Ensuite son cerveau cr�e de faux souvenirs
de quelque chose de moins horrifiant pour elle.
Je n'ai plus de questions.
Son cerveau a cr�� une fausse m�moire ?
Oui, parfois si les actes d'une personne sont trop r�pugnants pour elle,
elle peut cr�er une version erron�e plus acceptable psychologiquement.
- Et elle croit que c'est la v�rit� ? - Absolument.
Donc il est possible qu'elle ait commis les meurtres ?
Non. Un meurtre sugg�re une intention dont elle aurait �t� incapable.
Si elle avait fait �a, et je n'ai pas dit que c'�tait le cas,
elle aurait probablement perdu tout contr�le conscient.
Elle aurait agi � l'insu d'elle-m�me.
Et comme d�fense, son cerveau aurait construit ces autres souvenirs,
et elle se souviendrait �tre entr�e et les avoir trouv�s d�j� morts.
Votre honneur, en priv�.
Ils n'avaient qu'� simplement plaider la folie.
C'est une d�fense affirmative. Ils ne l'ont pas plaid�e.
Nous ne d�battons pas.
Le t�moin vient d'attester qu'elle a perdu tout contr�le conscient.
Ce t�moin a �t� appel� uniquement pour r�futation.
C'est vous qui avez mis en doute la sinc�rit� de ma cliente.
Vous avez dit qu'elle feignait sa perte de m�moire.
Vous avez pi�tin� mes plate-bandes. Votre honneur, c'est un stratag�me.
Ils essayent d'installer furtivement une d�fense alternative.
"A" elle ne l'a pas fait, et "B" si elle l'a fait, elle �tait folle.
Avez-vous donn� des instructions au t�moin pour qu'il �voque la folie ?
J'ai appel� le t�moin en r�futation, pour supporter sa d�claration de perte de m�moire.
Tout en sachant tr�s bien qu'il �voquerait la possibilit�
qu'elle ait commis les meurtres dans un �tat dissociatif.
Ce n'est pas moi qui ai sollicit� ce t�moignage, c'est lui.
Votre honneur, si nous avions voulu plaider la folie, nous l'aurions fait, tout simplement.
Except� que vous ne vouliez pas la plaider, ma�tre.
Vous voulez plaider "non coupable" et avoir la folie en pis aller.
Deux d�fenses pour le prix d'une.
Je suis s�re que vous instruirez correctement contre la folie.
Oui. Et je suis s�r que le jury �coutera.
Je demande une suspension imm�diate pour faute de proc�dure.
Mr. Shubert, c'est vous qui avez ouvert la porte � tout �a avec votre contre-interrogatoire.
- Ce qui �tait leur plan. - Peut-�tre bien,
mais c'est vous qui avez fait les d�g�ts.
Je vais vous donner du temps pour appeler votre propre expert, mais le proc�s continue.
Mr. Chase, Ms. Colson, je garde des notes sur tous les avocats qui se pr�sentent devant moi.
Maintenant tu es d�sesp�r�.
- C'est trop ? - Juste un peu.
Je n'aurais jamais imagin� que tu accorderais tant d'importance � un baiser.
Un baiser c'est la promesse de ce qu'il va advenir, Tara.
Un baiser est...
le r�veillon du sexe.
En fait, je pr�f�re...
le r�veillon...
du r�veillon.
Je suis d�sol�.
Ce n'est pas le moment o� les l�vres se touchent effectivement.
C'est le moment juste avant cela...
quand elles sont si proches...
quand tu sais que c'est sur le point d'arriver.
Tu peux presque le sentir, le go�ter.
J'aimerais que �a dure toujours.
Tu n'aimes pas quand �a dure...
�ternellement ?
Non.
Mr. Shore. Je suis d�sol�e.
Il y a un homme ici.
Il dit qu'il livre des cadeaux pour vous et Mr. Crane,
et il dit que c'est urgent.
Mr. Crane n'est pas dans son bureau.
Des cadeaux ?
- Puis-je vous aider ? - Vous �tes Alan Shore ?
Pas si vous �tes un huissier.
- Silence ! - Monsieur...
et vous, vos gueules !
Que quelqu'un d�sactive les ascenseurs !
Si je les entends faire "ding", je tire une balle dans la t�te de cet homme !
Monsieur, je dois vous dire que la derni�re fois que quelqu'un a point� un pistolet sur moi,
il a tir� et �a a fait mal. Terriblement.
Vous croyez que c'est une blague ? Vous m'avez fait arr�ter !
Vous m'avez fait retirer mes enfants !
Mes enfants sont tout ce que j'avais !
Il semble que vous ayez un pistolet. Peut-�tre que si vous l'�changiez...
D'accord. C'est entre vous et moi.
Vous avez un otage.
Que tous les autres choisissent une porte et se placent derri�re.
D�barrassez-moi le plancher.
D�sactivez les ascenseurs. D�sactivez les t�l�phones !
Que tout le monde entre dans un bureau et ferme la porte.
Maintenant.
Okay, Mr. Flores, on va parler.
No�l c'est pour la famille.
Je vais au P�rou pour �tre avec ma famille.
- Mes enfants en font partie. - Je comprends, Monsieur.
Ce n'est pas exactement ce qu'ils imaginaient en votant la loi contre l'abandon des enfants.
Je vais vous tuer.
Je pr�f�rerais que vous ne le fassiez pas.
Son pr�nom est Julio. Nous pensons que son nom est Flores.
Oui, il a d�j� tir� une fois, donc...
- il est clair que l'arme est charg�e. - 14�me �tage. C'est �a.
Oui, vous pouvez m'appeler au 617.555.0197.
Vous �tes ici � cause de vos enfants.
Alors je vais vous demander de penser � vos enfants.
Si vous allez en prison, ils vont perdre leur p�re.
En �tant arr�t�, je vais perdre mon droit de garde.
Ils ont d�j� perdu leur p�re !
Le premier expert qui a analys� les �claboussures de sang a dit qu'elles n'�taient pas concluantes.
C'est l'expert de la police, d'ailleurs.
Il a dit que les �claboussures ne prouvaient pas qu'elle avait tir�.
Il vous demande de croire qu'elle portait des gants pour commettre le crime,
pour expliquer l'absence de r�sidus de poudre sur ses mains,
et qu'ensuite elle aurait retir� les gants pour saisir l'arme du crime.
Il est possible qu'il s'agisse d'un cambriolage.
L'accusation ne peut certainement pas en �carter l'hypoth�se,
et oui, il est possible,
que Susan May,
voyant son mari faire l'amour avec une autre femme,
soit entr�e dans un �tat dissociatif,
et ait agi � l'insu de son contr�le.
Mais qu'elle ait ou non appuy� sur la gachette n'importe pas,
Parce qu'elle n'a l�galement nourri aucune intention de le faire,
ce qui est un �l�ment du crime.
Le doute raisonnable...
l'a-t'elle fait ou pas...
aucune preuve qu'elle ait eu l'intention de le faire
tout m�ne au m�me verdict.
Non coupable.
Ca fait presque 30 minutes.
Vous devez savoir que l'immeuble est cern� maintenant.
La police est probablement partout.
J'en ai rien � foutre !
Ma vie est fichue de toutes fa�ons.
Il n'y a aucune preuve que quelqu'un outre l'accus�e ait �t� pr�sent.
Heure de la mort : 21 heures 45,
15 minutes apr�s son arriv�e � la maison.
Et on peut se demander pourquoi la d�fendante a attendu plus d'une heure et demie avant d'appeler la police.
Oh, oui, l'�tat dissociatif.
C'est pratique.
Quel que soit votre degr� de col�re, monsieur,
vous devez r�aliser � quel point ce que vous faites est dingue.
Je me demande pourquoi ils n'ont pas plaid� la folie.
Parce qu'il n'y avait pas de r�sidus de poudre sur ses mains ?
Comment expliquer la folie,
quand on a eu la pr�sence d'esprit de porter des gants ?
C'est une bonne question...
Ce sont de tr�s bons avocats.
Vous pensez que vous �tes un si bon avocat.
Vous avez l'impression d'�tre un grand avocat, maintenant, Mr. Shore ?
J'ai surtout l'impression d'�tre un avocat occup�.
Alors si vous devez me tirer dessus, faites-le.
J'ai des choses � faire.
Qu'est-ce qu'il s'est pass� ?
Je ne sais pas, je n'arrive pas � voir.
Okay, je vois Alan. Il va bien.
Monsieur, le t�l�phone va sonner.
Je veux que vous y r�pondiez, et nous voulons que vous nous parliez.
Non !
Vous avez vu toute la police l� dehors ?
Quelqu'un doit vouloir sauter.
J'esp�re que ce n'est pas Paul.
Denny, vous ne savez pas ce qu'il se passe ?
Pourquoi �tes-vous dans mon bureau, mesdames ?
Vous ne r�alisez pas ce qu'il se passe ?
Je crois que si. Retirons nos v�tements.
Un homme pointe un pistolet sur Alan Shore l� dehors,
C'est pourquoi la police est l�.
- Par l� ? - Il dit qu'il veut le tuer.
Pourquoi personne n'est-il venu me pr�venir ?
D'accord.
Vous �tes malade ?
M. Crane, je ne pense vraiment pas que ce soit une bonne id�e
- C'est une id�e fantastique. - Denny, la police est d�j� l�.
Ouais, on peut voir qu'ils ont tout sous contr�le.
Monsieur, nous voulons juste avoir une petite conversation.
Si le t�l�phone sonne, je tire, vous m'entendez ?
Tara, quand je dirai "ouvert" vous ouvrirez la porte.
- Je ne ferai certainement pas �a. - Je suis un ex-marine.
J'ai eu un entra�nement de sniper... ou bien de pilote ?
- Mr. Flores... - Ne prononcez pas mon nom.
Posez ce fusil. Vous allez causer la mort de tout le monde.
Mais c'est Alan qui est l�.
Je tire principalement au ball-trap maintenant,
alors quand je vais crier "pull",
ce sera votre signal pour tirer brusquement la porte.
- Vous �tes malade. - Ne soyez pas ridicule.
- Decrochez ce t�l�phone ! - Ne le faites pas sonner !
Je vous avertis ! Je vais tirer, vous m'entendez ?
Pull !
- Un homme � terre ! Allons-y ! - L'arme !
Denny Crane.
Il... il va vivre ?
Il a �t� touch� � l'�paule. Il ira bien.
Tom Delay... c'est l'un de mes amis.
Il m'a conseill� de garder une arme au bureau.
Ma question est : semblait-il que le suspect �tait sur le point de tirer sur Mr. Shore
lorsque vous avez d�cid� d'intervenir ?
Non, pourquoi diable aurais-je attendu pour �a ?
Je peux te reservir de l'eau ?
S'il te pla�t. C'est de la vodka.
Tu es encore secou�.
J'ai cru que c'�tait la fin.
Vu la mani�re dont j'ai men� ma vie,
j'ai toujours cru que l'homicide �tait ce que dieu avait planifi� pour moi.
C'est bon de savoir que tu crois en dieu.
Ben, c'est une loi dans ce pays maintenant, n'est-ce pas ?
Je t'aime.
Je ne veux pas t'�pouser.
Je ne suis m�me pas s�re de vouloir sortir avec toi.
Mais je t'aime.
Et pour ton information, comme tu m'aimes �galement,
c'est le moment o� le gar�on sort quelque chose de po�tiquement romantique comme :
Moi aussi.
Ou peut-�tre quelque chose de moins t�l�phon� comme, "tu sens bon".
Es-tu en train d'essayer de d�samorcer mon traumatisme, parce que si c'est...
Non. Je suis presque morte une fois et...
Je me rappelle avoir pens� � ceux qui s'en affligeraient.
Je me demandais si on m'aimait.
Tu es aim�.
- Encore de la vodka ? - S'il te pla�t.
Tu sens bon.
Que l'accus�e veuille bien se lever.
Madame Foreperson, le jury est-il arriv� � un verdict ?
- Oui, votre honneur. - Nous vous �coutons.
Sur les charges de meurtre au premier degr�,
nous d�clarons l'accus�e Susan May... non coupable.
Sur les charges de meurtre au second degr�,
nous d�clarons l'accus�e Susan May... non coupable.
Oh, mon dieu.
Le jury est lib�r� avec les remerciements de la Cour.
La s�ance est lev�e.
- F�licitations. - Merci.
Je ne sais pas quoi vous dire.
Vous m'avez rendu ma vie.
Les docteurs disent que vous avez encore un bout de chemin � faire, Susan.
Laissez votre famille prendre soin de vous.
Cette th�orie qu'avait le Dr. Waylon...
que mon cerveau me trompait,
me faisait croire que je les avais trouv�s morts alors qu'en fait...
il pense vraiment cela ?
Il pense que c'est possible.
Le cerveau peut faire �a ?
Alors comment je saurais?
"Have yourself a merry little christmas"
Vous vous souvenez quand nous sommes all�s au ball-trap ensemble ?
Oui.
Je me souviens � peine de vous avoir vu r�ussir un tir simple.
Je suis joueur.
Cet apr�s-midi, vous avez envisag� que vous auriez pu me toucher ?
Oui.
C'est une agr�able sensation, vous savez, de tirer sur un mauvais type.
Vraiment.
C'est quelque chose que vous, les d�mocrates, ne comprendrez jamais.
Nous, Am�ricains, nous sommes des propri�taires terriens.
Nous voulons une maison s�re,
garder l'argent qu'on gagne,
et tirer sur les mauvais types.
Et sauver la vie des gens qu'on aime.
Wow. Grosse journ�e.
M�me pour Denny Crane.
Je me consid�re �tre bien des choses, Denny,
mais �tre aim� n'en a jamais fait partie.
Et maintenant, deux fois dans la m�me journ�e.
- Et les Red Sox ont gagn� le Mondial. - Et les Red Sox ont gagn� le Mondial.
Vous savez,
Tara m'a dit qu'une fois elle �tait presque morte,
et qu'elle avait pens� � ceux qui l'aimaient.
Mais � ce moment-l�, je n'ai pas trouv� ceux qui m'aimaient, mais ceux que j'aimais.
Vous savez quel visage j'ai vu, Denny ?
- Le mien. - Celui de Liza Minelli.
Vous �tes tar�...
Joyeux No�l, mon ami.
J'ajouterais bien, bonne ann�e, mais...
l'ann�e prochaine ne pourrait jamais �tre aussi bonne.
Sous-titres : Mini Team Transcripts : Raceman www.forom.com
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