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Zulu
Voilà.
Et maintenant, tes yeux.
D'accord.
C'est quoi, ça, déjà ?
Une tache de naissance, Molly. Tu le sais.
Arrête de le demander.
Pourquoi personne d'autre n'en a une ?
Je te l'ai expliqué. Je suis née avec.
Très bien.
J'étais dans la poche de Dieu, dans son atelier d'art,
et Il a dit :
"Je vais te donner une petite marque pour te retrouver
"parce qu'il y a
"beaucoup de Sandra à Dublin !"
Ne la recouvrons pas, alors.
Un, deux, trois Un, deux, trois, on boit
Un, deux, trois Un, deux, trois, on boit
Un, deux, trois Un, deux, trois, on boit
J'enchaîne les verres À en perdre le compte
Je vais me balancer
Pendue au lustre
Pendue au lustre
Je vais vivre
Comme si demain n'existait pas
Comme si demain n'existait pas
- Papa ! - Papa !
Danse avec nous, s'il te plaît.
Laissez-moi le temps d'entrer.
Pouvez-vous aller dehors pendant que je parle à Maman ?
Gary...
- Je ne veux pas sortir. - Il fait froid.
Mettez vos manteaux.
- Dehors. Ça presse ! - Non...
Approche.
La veuve noire.
Maintenant ?
Fixé sous le siège de l'auto.
Tu prépares ta fuite ?
Vite, la police !
FAITES LE 999 - JE SUIS EN DANGER SANDRA KELLY - 14 CH. HAZELWOOD
Vite, c'est ma mère !
Garde ton argent de merde !
Tu as fait ça. C'est ta faute.
Non.
Seigneur !
Je vais le faire.
Bonne fille.
Lave tes mains.
Emma, c'est merveilleux !
Avec de l'ombre et tout.
On peut envoyer une photo à Papa ?
Tu le lui montreras samedi.
D'accord.
Où sera la nouvelle maison ?
Je ne sais pas.
Tiens. Embrasse l'alliance de Mamie
et fais un vœu pour une maison.
Vas-y.
Mamie est au ciel depuis quand ?
Bientôt six mois, ma puce.
J'ai oublié mon chouchou chez elle.
As-tu signé mon examen ?
Oui, hier soir.
Allez.
Le plus haut hôtel de la capitale,
s'intègre à un projet de 150 millions d'euros...
Ne mets pas ça là. Je vais le porter.
On se dépêche.
Tu es superbe. Sois sage.
- Au revoir. - Je t'aime. Bye.
Prends ton sac !
Bon, vas-y.
C'est moi, Dre O'Toole.
Pardon du retard.
Il y avait des bouchons.
Et puis merde !
Un coup de main ?
Quelle saloperie !
Et votre préposée d'hier soir ?
C'était une remplaçante.
Elle voulait me coucher à 18 h 30.
Excusez-moi.
C'est bon.
- Avez-vous pris vos comprimés ? - Oui.
Aide-moi à me lever.
J'ai perdu la moitié de la matinée.
D'accord.
Comment ça s'enfile, bordel ?
Tenez-vous bien et levez-vous.
Allez-y doucement, d'accord ?
Voilà. Prenez votre temps.
Je me suis cassé la hanche à l'hosto africain
pas en tombant dans un grand magasin.
Arrête de me faire sentir comme une vieillarde.
Il se comporte bien ? Ça va, les visites ?
Il a dû quitter la maison.
Le proprio la vend.
Il vit chez ses parents. Là, il ne fera rien.
L'ordonnance de protection a trois ans.
S'il te touche, il sera accusé au criminel.
Jo, on est trop loin de l'école.
C'est la décision du Comité.
Mais ça me coûte plus de 30 € d'essence par semaine.
Dis-toi que ce n'est que temporaire.
Attends un peu.
J'ai...
J'ai un tuyau.
À Kimmage, meublé, et le proprio accepte les prestations de loyer.
Téléphone-lui.
Merci.
Sandra,
tu as des formulaires à remplir.
Jo, je suis en retard pour le travail.
Je te les apporterai.
Sandra, nettoie bien les toilettes des hommes.
Un jeune y a fait tout un gâchis hier soir.
Mais je devais partir plus tôt.
À condition que tu aies fini.
Il te reste bien du travail.
Le salaud ! Dis-lui d'aller se faire voir.
Où vis-tu ces jours-ci, Amy ?
Dans un squat.
À Rathmines.
Un vrai trou à rats, mais avec de bonnes personnes.
Désolée.
J'ai promis d'attendre avec elles.
J'ai averti de mon retard. Merci.
- Venez. - On a des croix de sainte Brigitte.
- Génial. Montrez-moi ça dans l'auto. - O. K.
Rosa emmène Lucia au parc.
- On y va ? - Pas aujourd'hui.
On n'y va jamais.
Un autre jour, Emma. On doit filer.
On se donne rendez-vous ?
- Oui ! - Oui ! Un rendez-vous !
Quel est ton numéro ?
089 966 4062.
Tu as le mien.
Pas d'excuses.
Ouais, Papa !
Quel beau câlin !
- Contente ? - Oui.
Toi aussi. Bonne fille.
On se reverra bientôt.
Je t'en prie, Molly, ma puce.
Elle tousse.
Son sirop est dans le sac.
Cinq millilitres au coucher.
C'est ça.
Comme si je n'avais jamais été père.
Ne fais pas de scène, Gary.
Les voisins vont s'imaginer
que mon fils est encore plus taré qu'il ne l'est.
Bonjour.
Disputez-vous à l'intérieur.
C'est mon doux foyer.
Mamie Tina !
Qu'est-ce qu'on fait, Sandra ?
C'est bon pour elles, tu crois ?
Non.
Madame ? Excusez-moi.
Vous ne pouvez pas entrer par ici.
J'ai fini, Dre O'Toole.
Attention au plancher, il n'est pas sec.
À plus tard.
À quoi ça sert ?
On ne verra jamais cet appart.
J'aurais dû porter un tailleur.
Navrée.
Salut. Vous êtes-vous amusées ?
On a de nouvelles chaussures. Les miennes brillent !
Chouette !
Elles ont été sages avec Mamie et Papy.
Elles méritaient une petite gâterie.
Allez.
Emma, viens.
- Besoin d'aide avec ta ceinture ? - Non.
Sois sage.
Tiens.
J'ai eu une prime.
Il y a du boulot en menuiserie.
On a l'embarras du choix, comme avant.
Merci.
Je me fais aider.
Je vois un thérapeute.
J'avais envie de partir, mais...
Je suis resté.
Emma, viens.
Tu pourrais vivre ici pour qu'on ressaie.
Une deuxième chance, pour les filles.
Je dois y aller.
Molly, c'est chouette !
Ne touche pas à ça.
Vous en demandez 1 000?
C'est pas cher.
J'accepte les prestations, et il est libre.
Sûr qu'il est libre !
On va réparer le câblage et repeindre avant que vous emménagiez.
Plutôt mourir asphyxiée.
C'est une vraie honte.
"Une vraie honte."
C'est toi, la vraie honte.
Pardon, mais c'est toi.
Va t'occuper de Molly. Attention aux voitures.
Mon Dieu. Je suis morte !
Ne meurs pas, tu nous as promis des frites !
Des chatouilles !
Je t'en prie, Molly. Arrête...
Sous les bras.
Vous avez seulement besoin de moi pour les frites, hein ?
- Oui. - Je vais vous dévorer !
- Vous voulez de vraies frites ? - Oui.
D'accord. Venez.
Aimerais-tu une histoire à propos de sainte Brigitte ?
Je t'écoute.
Brigitte a prié Dieu et demandé :
"Pouvez-Vous adoucir le cœur du roi d'Irlande ?"
Parce qu'il était froid et dur comme une pierre.
Et Dieu l'a fait. Elle a souri et a demandé au roi :
"Me donneriez-vous une terre de la taille de cette cape ?"
Elle portait une cape de taille normale.
Elle s'est penchée, et sa cape était magique
grâce à l'Esprit saint.
Ses quatre sœurs qui l'accompagnaient pour l'assister,
saisirent la cape et l'étendirent sur la terre.
Il y en avait pour des kilomètres !
C'était un miracle.
Le roi a demandé : "Brigitte, comment as-tu fait ça ?"
Et Brigitte a répondu :
"C'est parce que vous êtes avare avec les pauvres du royaume."
Il a dit : "Très bien, je t'offre de grandes terres."
Sur ces terres, elle a fondé un couvent.
Elle aidait tout le monde en ville.
Elle a fondé une ferme où on faisait des confitures de petits fruits.
Un peu comme un centre communautaire.
Tout le monde s'en portait bien.
Comment te souviens-tu de tout ça ?
Je n'aime pas la version de ma prof,
alors j'ai la mienne.
Elle a une voix geignarde.
CONSTRUIRE SOI-MÊME SA MAISON À BON MARCHÉ
Ciaran Crowley, architecte Auto-construction à 35 000 €
Trente-cinq mille.
PLAN, REZ-DE-CHAUSSÉE
Douze sur quatre.
On apprend à mesure.
Il suffit de quelques compétences pour construire une maison.
Transmettez-les à vos enfants.
Que puis-je pour vous ?
Je veux bâtir une maison.
Voici des terrains présentement libres.
Les adresses sont à l'arrière.
Voici ce que coûteraient les matériaux,
un plombier et un électricien.
C'est 35 000 €.
Je vous coûte 33 000 par an en loyer et en prestations.
Je suis la 653e sur la liste de logement.
C'est trois ou quatre ans de frais d'hôtels,
ce qui vous coûtera 120 000,
peut-être même plus.
Si vous me prêtiez l'argent et me fournissiez un terrain,
la maison serait construite d'ici Noël, et je vous paierais un loyer.
Me comprenez-vous ?
Vous feriez même un profit.
Je regrette. Je ne peux pas vous aider.
Dre O'Toole...
Bordel !
Seigneur !
Dre O'Toole !
M'entendez-vous ?
C'est Sandra, votre femme de ménage. Réveillez-vous.
Peggy ?
Dieu merci !
Dre O'Toole, c'est moi.
J'appelle une ambulance ?
- Non. - Je crois que je devrais.
- Non. - Mais oui.
Non, ça ira.
Ne t'en fais pas.
J'ai dû m'évanouir.
Je n'arrive pas à manger.
Certaine ? Vous vous êtes coupée.
Je ne suis pas un cheval, je suis médecin.
Si je devais aller à l'hôpital, je le saurais.
Aide-moi à me lever.
- O.K. - Soulève-moi.
Prête ?
Je vais vous aider à reculer.
Doucement. Asseyez-vous. C'est ça.
Ça va ?
D'accord.
Êtes-vous étourdie ?
Tu aurais pu me le demander.
Vous demander quoi ?
J'ai conçu une maison qui ne coûte que 35 000 € à construire.
Une auto-construction qui deviendra votre maison permanente.
Vous ne deviez pas voir ça.
Mais je l'ai vu.
Alors,
j'ai une proposition.
C'est un terrain qui ne sert à rien.
Prends-le.
Construis-toi une maison.
Dre O'Toole, c'est...
Mais pourquoi ?
Ta mère était plus que ma femme de ménage.
C'était une amie.
Elle m'a accompagnée dans des moments terribles.
Je veux te donner ce terrain
et te prêter l'argent pour bâtir ta maison.
C'est de la folie.
Impossible.
C'est possible.
Et on décidera du temps qu'il faudra pour me rembourser.
Qu'en dis-tu ?
C'est un oui ?
Oui.
Oui.
Parfait. Remets-toi au travail, ma chère.
Les chiffres sont approximatifs,
donc vérifiez tous les coûts avant de vous lancer.
- D'où sortez-vous ça ? - D'Internet.
D'Internet.
Ces coûts incluent la TVA ?
Taxe sur la valeur ajoutée. Incluse ou non ?
Incluse, je crois.
La différence est considérable.
Oui, je sais.
Je suis bientôt à vous.
La doublure, j'ignore ce que c'est.
Quelle est l'épaisseur de l'isolant ? Ça varie beaucoup.
Je m'informerai.
Base de pieux, jamais entendu parler.
Et du béton de base ?
Ça se vend mélangé.
Pas en sacs ?
Non, c'est livré par camion en mètres cubes.
C'est Roadstone qui vend ça.
Je peux servir ce monsieur ?
Que vous faut-il, l'ami ?
Des manières. Un peu de courtoisie.
Pardon ?
On est au service à la clientèle. Servez la cliente.
Elle veut vérifier des prix. Rien de bien compliqué.
AIDAN DEVENEY BÂTIMENTS ET TRAVAUX PUBLICS
Vous jetez le meilleur.
J'aurais une question.
- Je veux "auto-construire" une maison. - Je vois.
J'en suis au début. Je ne sais pas trop par où commencer.
Avez-vous un terrain ?
Ma patronne m'offre le terrain, dans sa cour.
Elle vous l'offre ? Pourquoi donc ?
J'essaie de ne pas y penser.
Vous devriez.
Personne n'offre rien pour rien, dans ce pays.
Je ne vivrais pas là.
Mais il y a un toit et quatre murs. Que faut-il de plus ?
Que vous y jetiez un œil ?
Je ne peux pas.
Je dois installer une cheminée, une affaire compliquée.
C'est tout près.
Je n'ai pas les moyens de vous aider.
Écoutez...
On ne se connaît pas, mais vous avez travaillé avec mon ex.
Gary Mullen.
- Ça peut se faire. - Mais ?
Avec quelqu'un qui sait ce qu'il fait.
Un homme, donc.
Non, une personne qualifiée
pour assurer la conformité, demander les permis.
Ce pourrait être vous ?
Je n'ai pas fait de contrat depuis un bail.
On vous paierait des honoraires de consultation
pour un nombre convenu de jours.
Même si vous obtenez les permis,
cette personne devra bosser tous les week-ends pour presque rien.
Je serais inutile.
J'ai des ennuis de santé. C'est mon cœur.
Te voilà !
Grainne !
Parlez avec l'architecte.
Voyez s'il a des idées.
Je ne peux pas vous aider.
Tu es en convalescence.
Que fais-tu là ?
Vous connaissez-vous assez pour faire ça ?
C'est la fille de Michelle.
Michelle était gentille. Le ménage était parfait, mais...
Mais quoi ?
Elle buvait le whisky de Papa.
Elle nous rendait là service.
Pardon, Sandra,
- tu nous laisses un moment ? - Reste.
Au bout du compte,
ce n'est pas de mes affaires.
C'est ton terrain, ton choix, mais...
Que feras-tu de la cabane d'Ashlyn ?
Elle sera démolie.
Je vous laisse...
- Non, Sandra. - À demain.
Reviens !
Que fais-tu dans l'auto ? Il ne pleut même pas.
"As-tu passé une bonne journée ? Oui, merci, Emma."
"As-tu passé une bonne journée ? Oui, merci, Emma."
Tu me pousses à te faire ça !
J'ai téléphoné à des ouvriers.
Personne ne travaille le week-end.
Dès que vous prononcez le mot "auto-construction", les gens fuient.
Il vous faudra un expert.
Le seul qui travaillerait gratuitement, c'est moi.
Je ne reviens que l'an prochain.
On attend ?
Maman, où est-ce qu'on va ?
Parler boulot à quelqu'un.
- Papa ! - Quoi ?
Ça va, Francis. Je la connais.
Personne d'autre ne peut vous aider ?
Je ne connais pratiquement personne.
Je vivais avec Gary depuis dix ans.
On a un logement temporaire.
À l'hôtel. C'était nécessaire.
Il fallait s'éloigner.
Vous avez bien fait.
Sacrée famille !
Oui.
Voici ce qui m'embête, Sandra.
Un terrain offert, des plans trouvés sur Internet,
tout fait à rabais par vos propres moyens,
et ma présence constante là-bas...
Je regrette, c'est trop risqué pour tout le monde.
Je comprends.
Papa...
Portez-vous des six ?
C'est mon ancienne paire.
Prenez-les.
C'est nécessaire sur le chantier.
Sérieusement ?
Voyons d'abord si on obtient les permis.
C'est gentil à toi.
Ce n'était pas à toi.
Je n'ai rien dans les cheveux.
Sandra, c'est Jo du Centre d'aide aux femmes.
Jo ?
Une seconde.
Salut ! Je ne fais que passer.
Le Comité fait une autre évaluation des besoins en logement.
Comme si on ne savait pas que les gens doivent être logés.
- Salut, Emma et Molly ! - Salut.
- Sortez-vous du bain ? - Oui.
Vous êtes toutes propres.
Tu es toujours mère seule, et ton ex paie la pension ?
Rien n'a changé.
Parfait. La pension influence le calcul des prestations de loyer.
Oui, je m'en souviens.
Que de la paperasse, mais ce sera réglé.
Ça ne va rien changer,
sauf si tu as gagné à la loterie.
Appelle si tu as besoin d'aide pour le formulaire.
Au revoir !
Au revoir !
À bientôt !
À plus.
Maman,
pourquoi tu es bizarre ?
Voulez-vous un lait frappé ?
Allez.
Debout. Vite !
Rattrape-la.
Une maison ?
Notre propre maison ?
Au fond d'un jardin ?
Comme une maison de fée.
Oui, j'imagine.
On peut t'aider ?
Je peux avoir un casque de construction ?
On verra.
Il y a juste une chose, et c'est très important.
Défense d'en parler.
Ni à l'école.
Ni à Mamie, non plus à Papy, et surtout pas à Papa.
Pourquoi ?
C'est ce qu'Aido le constructeur m'a dit.
Ce sont les règles. Et vous le connaissez !
- On ne voudrait pas le contrarier. - Non.
Ça reste entre nous, compris ?
Ce sera notre secret.
Comme "la veuve noire"?
Un peu, oui.
C'est quoi, ça ?
C'est un code.
C'est mieux que tu l'ignores.
Oui. Donc...
Pas un mot, O.K.?
Promis, juré ?
Un, deux, trois, promis, juré !
Bonnes filles.
Viens, Molly !
Par ici, les filles.
Sandra.
Arrête un peu et viens ici, s'il te plaît.
Oui ?
C'est parti !
Mon Dieu.
La voilà !
C'est bon de te revoir, Peggy.
Regarde-moi aller, Nathan.
Amy...
Oui ?
Que fais-tu de tes fins de semaine ?
Vingt supports de métal, une masse, un niveau et ce sac.
La santé et la sécurité priment sur le chantier.
Casque et bottes en tout temps.
Et sachez où ne pas aller.
Voyez-vous l'eucalyptus ?
Au-delà, c'est le poste de commande.
C'est là que vous travaillez.
N'approchez pas d'ici.
Les ouvriers détestent qu'on les surveillent.
Allez.
Ça va, c'est bon ?
D'accord.
À vous l'honneur, madame.
C'est ta maison.
Donne le premier coup.
Vas-y, Sandra.
Mesurons quatre mètres à partir du milieu.
- Vérifie. - Oui.
Exactement ?
À partir du centre de ce truc, Aido ?
Oui.
Au suivant.
Très bien.
Tu l'as ?
Beau travail.
Je peux voir ?
Tenez.
Moi d'abord.
D'accord, un bain, puis La reine des neiges.
Je sais, mais pas trop tard.
L'autre soir, vous avez veillé tard.
Papa !
Regarde-toi !
Ça va, Molly ?
Avez-vous joué dans une tourbière ?
Emma, entre avec ta sœur.
- Vas-y, Emma. - Allez.
Viens, Molly.
- Je voulais... - Que fais-tu ?
Je vous ai préparé un souper.
Tiens.
Tu n'es pas censé être là.
Je ne demande pas à entrer manger avec vous, Seigneur !
J'apporte juste un repas chaud.
Ça te fera du bien aussi. Tu maigris.
Merci.
C'est fou, non ?
On pourrait tous monter dans la voiture.
Recommencer, ensemble.
Recommencer quoi, Gary ?
J'ignore ce qui m'a pris.
Bonne idée, Sandra !
Tu finiras seule et détraquée, comme ta mère !
Est-ce que vous ou votre époux / conjoint
avez d'autres options de logement ?
S. O.
Que fais-tu ?
Une photo prise sur le vif pour Instagram.
Recommence.
Non ! Pas de photos.
Ni de moi, des enfants ou du site, compris ?
Ne mets rien sur Internet.
C'est bon, du calme.
Je pensais qu'on faisait comme dans les émissions de rénos.
Non.
Loin de toi. Voilà. De gauche à droite en approchant.
Et pas de creux au centre.
L'eau doit s'écouler des rebords.
Vers toi.
Gauche, droite, haut, bas.
- Seigneur. - Ça va ?
Oui, j'ai juste...
J'ai juste besoin...
Je reviens tout de suite.
Rangez vos devoirs.
On va manger.
La codéine ne guérira pas tes nerfs.
Ça ne peut pas nuire.
Maman.
Regarde.
C'est beau. Molly ?
Oui ?
As-tu envie ?
Non.
Je vois que tu te retiens. Vas-y.
Ça va, Sandra ?
On a désormais besoin de renfort.
À trois, on n'y arrivera plus.
D'accord.
Pardon ?
C'est un peu fou, mais je construis une maison.
C'est une auto-construction.
J'ai besoin d'aide quelques fins de semaine cet été
et je me demandais...
Si ça te convient, si tu es en ville,
ça te dirait de m'aider ?
Je devrais écrire ça pour toi.
Je sais que je n'ai pas...
On s'est peu parlé, mais tu as toujours été...
Voici l'adresse.
Ne te sens pas obligée.
Tu dois avoir des projets, un voyage.
On a regardé Moana et on a joué à des jeux !
C'est vrai ?
Bon... je laisse ça entre tes mains.
Merci.
Allez, Molly !
- Non ! - Sors du placard ! Il faut partir !
Je ne veux pas y aller !
Papa la prive de son film.
Laisse-moi tranquille !
- Molly, lâche la poignée. - Non.
- Tu vas te pincer un doigt. - Non.
Molly, ça suffit !
Molly, que se passe-t-il ?
Approche.
- As-tu... - Non. Non !
Approche, ma belle.
Ce n'est pas grave.
Je suis désolée.
Dis-moi...
Molly, veux-tu jouer avec la pouliche ?
L'as-tu prise chez Peggy ?
Elle nous l'a donnée. C'était à Ashlyn.
Ashlyn est au ciel avec Mamie Michelle.
Veux-tu rester ici aujourd'hui, Molly ?
Oui.
Elle va mal.
Peut-être une infection.
Elle veut rester avec moi.
Bonjour, Molly.
Sais-tu ce que Mamie Tina a fait ?
Ton mets préféré, du pain doré.
Il n'en restera pas.
- Allez, sors de l'auto. - Arrête !
Molly, calme-toi ! Ne fais pas le bébé !
Ne lui fais pas mal !
Elle fait une scène pour avoir ce qu'elle veut.
Elle nous manipule tous les deux, Sandra.
Bon, ta sœur aura toutes les gâteries.
Ça va, ma puce ?
Il y a des outils.
- Restez loin de l'excavatrice. - Salut.
- Des amis du squat vont nous aider. - Mon Dieu.
- Il y en a un qui sait y faire. - Dariusz.
- Enchantée. - C'est quoi, ta spécialité ?
Construction et livraison.
Voici Yewande, de...
De Sligo, au Cameroun. Enchantée.
Comment ça va ?
Tomo, le voisin. On fait quoi ici ?
J'amène aussi du renfort.
- Bonjour, Sandra. - Ça va ?
- Content de te voir. - Salut.
- La connais-tu ? - Salut.
- Je vous présente Molly. - Bonjour.
Molly, si on se met au travail, où vas-tu ?
Au poste de commande.
Bravo ! Vas-y, alors.
Bonne fille.
- À plus tard. - Au revoir !
On aide la dame à bâtir sa maison ?
- Oui. - C'est sûr.
La maison est formée de cinq charpentes.
Chacune comporte deux colonnes.
La pièce centrale mesure 3 400 millimètres,
ou 3,4 mètres.
Chaque colonne est formée de sept pièces de bois.
Il y en a deux identiques en haut,
deux identiques au milieu et deux identiques en bas.
Mesurez deux fois avant de couper.
Très bien.
Le boulon va là. Prends la perceuse.
D'accord.
Seigneur, attention !
- Attention. - Elle est à l'envers.
La leur, c'est sûr.
À trois : un, deux, trois.
- Seigneur. - Je suis là.
N'arrêtez pas. Très bien.
Amy et Tomo, un peu plus vite.
- Mon Dieu, Sandra ! - Rosa ?
Venez nous aider.
- Prenez un coin. - O.K.
- C'est Rosa. - Pas le temps de se présenter.
Montons ça d'abord.
- Venez vers moi. - Très bien.
On veut être à 15 centimètres devant.
- Attention. - Tout le monde va bien ?
Un, deux, trois.
Oui, descends.
Très bien.
On y est. Lâche la corde, c'est fini.
Tout est beau.
Plus que quatre.
Beau travail.
Enchanté. Moi, c'est Aido.
Merci de venir nous aider.
- Ça va ? - C'est génial.
Un peu à droite.
Relâche. Baisse.
Ça va mieux d'un seul coup.
Allez, vous deux.
Amy, tu es géniale.
Excusez-moi. Avant 9 h le samedi, encore ?
Est-ce que je me plains de ta petite qui se réveille trois fois par nuit ?
Plus tôt ils commencent, plus tôt ils finiront.
Ce sera chaque fin de semaine ?
Des bouchons d'oreilles.
Ça fait le travail.
- La voilà. - Salut, Maman.
Comment ça va ?
J'ai quelque chose pour vous remercier.
Chouette, mais ce n'était pas obligé.
Tenez.
- Je ne me plains pas. - Du calme !
Je vais la caler. Merci !
Je peux, docteure ?
Une ne vous tuera pas.
Ça vous fera du bien.
J'en prendrais une, après la journée qu'on a eue.
Papa ?
Ne bois pas trop vite.
Sandra, tu ne bois pas ?
À chacun sa canette, patronne.
Je dois ramener la petite à la maison. La journée a été longue.
Viens là.
- C'est fou, non ? - Je sais.
Il n'y avait rien ici, récemment.
C'est incroyable.
Je pars. À la semaine prochaine.
Au revoir.
- Merci encore. - Au revoir.
- À demain. - Au revoir, Molly.
- Au revoir ! - Au revoir, Molly.
Es-tu fatiguée ?
On va se reposer à l'hôtel, et je ferai du maïs soufflé.
Une dure journée de travail.
Une journée ?
Allons, Mme Kelly !
Allons, Lazlo.
Tu vas m'obliger à la porter dans l'escalier ?
Mme Kelly ?
Juste cette fois.
Il y a des caméras partout. J'aurai des ennuis !
Elle est si mignonne !
Allez...
Les caméras t'enregistrent en train de fixer ses fesses ?
Troisième étage.
On monte.
J'espère que tu comptes payer ça.
Comment ça va ?
Que fais-tu ici ?
Trois retards et tu as tes filles ?
On est un bar, ici, pas une garderie.
C'est les vacances.
John, j'ai besoin de cet emploi.
Fais-en ta priorité, alors.
Il y a bien des gens prêts à prendre ta place !
Je t'avais dit d'acheter les grosses boîtes.
C'est pas les bonnes ?
Juste trop cher.
Goodwins les vend pour la moitié du prix.
Pense à ton budget.
- Il fallait m'appeler. - Maman, je dois...
Tu ne dois pas venir ici. Éloigne-toi.
C'est une auto-construction, je ne peux pas t'appeler sans arrêt.
J'ai dit Goodwins.
J'ai eu un pépin.
C'est bon, on prendra celles-ci.
- Au revoir, Sandra. - Ciao.
Merci beaucoup. À la semaine prochaine.
Ne passe pas la nuit ici.
Merde.
Maman, je veux le...
- Excuse-moi, ma puce ! Viens. - Maman !
Arrête le sang !
Dre O'Toole !
- Maman ! - Peggy !
- Excuse-moi. - Arrête le sang !
Je suis navrée.
Une vis l'a coupée au bras.
C'est une vilaine coupure.
- Infirmière Molly... - Oui.
J'ai un gros sac de cuir brun sous l'escalier.
- Apporte-le. - O.K.
Maman va me préparer un bol d'eau tiède. Merci.
On va nettoyer ça. Lève la main au-dessus de la tête.
C'est ça. Bonne fille.
C'est bien. Tu vois ? Très bien.
Ta sœur va bien m'aider.
- Je sais. - On va d'abord nettoyer ça.
Très bien.
Fais voir.
Il faut nettoyer ça.
Et voilà. Bonne fille.
Tu vois cette petite boîte ?
On va poser ces petits machins.
C'est mieux que des points de suture.
Ça va aller.
Tout va bien ?
Aido et Francis.
Elle va s'en tirer.
C'est le moment d'une grande décision.
Voilà un pansement pour tenir le tout.
Ce sera Elsa ou Anna ?
Elsa.
Je me disais bien.
Que faisais-tu là, ma puce ? Pourquoi t'es-tu approchée ?
Peu importe.
Emma...
Papa m'a dit de te donner ça.
POUR SANDRA
Excusez-moi.
Je n'aime pas qu'elles me voient comme ça.
Pourquoi pas ?
Je m'ennuie de lui, Peggy.
Gary, je veux dire.
Enfin, non, pas de lui.
Je m'ennuie de celui qu'il était.
Tout est parti de travers.
J'aimerais retourner en arrière.
Je voulais arranger les choses.
Je sais.
Quoique tu fasses,
il y a des gens
qu'on ne peut juste pas...
Passez donc la nuit ici. Un bon repas, un bon lit.
On ne peut pas.
Gary ne doit pas apprendre ce que je fais.
Les enfants ne peuvent pas courir partout.
Je sais.
Si l'inspecteur...
Je sais, Aido.
Je ne serai pas là pendant deux semaines.
Ne touche à rien avant mon retour.
Ça peut attendre.
Emma, approche.
Pareil à la trousse de sécurité.
Que vas-tu dire sur ta blessure ?
Que c'est arrivé à l'hôtel.
C'est un tout petit mensonge.
Ça ne compte pas, tu vois ?
- Je t'aime. - Je t'aime.
Vas-tu entrer voir ton père ?
S'il te plaît ?
Oh, Molly.
Vraiment ? Une infection rénale ?
Depuis un mois ? La montes-tu contre moi ?
Bien sûr que non.
Tu ne prends pas bien soin d'elles, on dirait.
Garde-la.
Je sais toujours quand tu me mens, Sandra.
Garce.
Non.
Sandra ! Descends de là !
Quoi ?
Descends de là !
Regarde, Papa.
Ils se débrouillent bien.
Pendant vos vacances, on a trimé dur.
- Veux-tu une médaille ? - On s'occupe de tout.
J'espère que tout est fait.
- Pas juste un côté. - Mais oui.
Beau travail.
On a 90 feuilles à apporter jusqu'à la maison.
On va tout installer.
C'est un peu comme...
Un cloporte. Chouette.
Regarde, Molly.
Ils ont mangé le bois.
C'est ce qu'ils font.
Ça les fait grossir.
Attends, il y a des vis.
On n'en a pas besoin.
Voilà. Allons chercher le reste.
Je l'ai trouvé ! Oh, non !
C'est ta maison.
On peut y mettre nos poupées.
Que fais-tu ?
Sors de là.
Ici, c'est ta place !
...prudent en tout temps.
Voulez-vous voir l'autre sens ?
Regardez.
Pour l'amour de Dieu Tomo ! Pose ça !
Bon sang ! Faut-il que je répète encore les consignes ?
- Juste pour toi ? - Je rigole.
Si tu blesses quelqu'un avec ça,
tu devras partir.
- Dariusz, prends ça. - O.K.
- Pas de rigolade ! - Compris.
Pourquoi dois-je le répéter ?
J'ignorais qu'un bénévole pouvait être congédié.
Seigneur !
Mon Dieu. C'est génial !
Elle te plaît ?
C'est pour moi ?
Oui, il restait du bois, alors...
Merci, Peggy. C'est fabuleux !
Yewande a tout fait.
Non, Peggy. On l'a fait ensemble.
Délicieux, Yewande.
Une spécialité camerounaise.
Aido, tu ne sais pas ce que tu rates.
Allons. C'est du kondre.
C'est un ragoût avec des plantains.
- Des plantains ? - Et de la chèvre.
C'est vraiment délicieux.
- Mais Tomo ! - J'en ai dans la bouche.
- Tu aimais ça. - Je sais, Peggy.
De la chèvre ? Pour vrai ?
C'est comme de l'agneau. Tu n'y avais jamais goûté ?
Mais tu trouvais ça bon.
C'est différent.
C'est juste l'idée.
- Il y en a au resto. - Je n'en sais rien.
Tu adores les kebabs. Pourquoi pas ça ?
C'est un labrador.
Un labrador ? Comme un chien ?
Prends-en encore, Tomo.
Donnons-lui-en plus.
Non, ça va.
On ne mange pas aussi bien au squat.
Si on ne sait pas ce qu'on mange, on ne sait pas, c'est tout.
- Mais tu le sais. - Je n'arrête pas d'y penser.
- De la salade ? - Et ta main ?
- Servez-vous de la salade. - Ça va.
- Veux-tu de la salade, Molly ? - Non.
- On ne veut pas de salade. - Manges-en.
Non merci, ça va pour la salade.
C'est tellement loin.
Mme Kelly, un courrier recommandé.
Refus d'accès ?
Ce con est chanceux de voir les filles,
et il veut me traîner en cour ?
Le refus d'accès est une infraction.
Tu iras à l'audience.
Tu dois donner ta version des faits.
Je sors mes notes pour raconter l'histoire ?
Bordel !
Il va gagner si tu gardes cette attitude.
Ça arrive, Sandra.
Des hommes ont gain de cause contre leur femme battue.
Je te le dis :
soit on raconte calmement ta version des faits,
soit tu vas en médiation folle de rage
et tu risques de perdre la garde.
Combien de visites ratées ?
Je ne sais plus.
Sept ? Huit ?
Seigneur, Sandra.
Elle refusait de sortir de la voiture, Jo.
J'étais censée faire quoi ?
Molly ne décide pas des conditions.
C'est ce qu'on dit à une enfant ?
Je regrette, mais légalement, il a le droit de faire ça.
Je sais que c'est frustrant.
Aucun logement en vue ?
Non.
On va poser ça contre le porche.
C'est ça. Ça va ?
Oui.
La voilà. Bonjour.
Je veux une serrure Banham pour la porte.
Facile à ouvrir de l'intérieur,
mais sécurisée.
Je connais ça, mais ton budget est serré.
- C'est ce que je veux. - Trop cher.
Seigneur !
Aido, tu me fais prendre des millions de décisions,
mais quand j'ai de l'initiative,
tu me remets en question
ou tu me dis que c'est trop cher !
Cessez de me fixer !
Remettez-vous au travail.
Cette maison ne sera jamais finie.
Sandra !
Arrête de nous regarder !
Sandra, que se passe-t-il ?
Qu'est-ce que ça donne ?
Bordel.
Quoi ?
Excusez-moi.
Ça donne quoi d'avoir une maison
si je n'ai pas d'enfants à y loger ?
Sandra...
On doit y aller.
Je peux appeler les filles ?
Elles vont bien. J'ai parlé à Rosa.
Elles sont ravies. Calme-toi.
J'ai un cadeau pour toi.
De la part d'Amy.
C'est juste du tabac ?
Voilà Jo.
Pourquoi n'êtes-vous pas partie avant ?
J'ai essayé.
J'ai souvent voulu le faire.
J'avais une trousse de sécurité,
mais nulle part où aller.
M. Mullen, vous dites que Molly a raté huit visites ?
Oui, madame.
- Vous versez la pension ? - Oui.
D'accord. Mlle Breen.
Merci, madame.
Mme Kelly, vous avez dit avoir souffert de violence
psychologique et physique.
Est-ce exact ?
Oui.
J'ai demandé si M. Mullen violentait les enfants. Réponse :
"Non".
Est-ce exact ?
Oui.
Leur a-t-il fait du mal durant les visites ?
Non.
Nous avons de nouvelles preuves.
Les articles 1A à C sont des photos de l'aînée de M. Mullen, Emma.
Le dimanche 7 août,
Emma a été déposée chez son père
avec un pansement au bras gauche.
Elle s'est blessée
en fabriquant quelque chose dans le jardin avec sa mère.
Mme Kelly a plutôt dit à M. Mullen
que c'était arrivé à l'hôtel, sa résidence temporaire.
Emma fabriquait bien quelque chose dans un jardin.
Celui de la Dre Margaret O'Toole,
qui a autorisé Mme Kelly à bâtir une maison sur sa propriété.
- Je peux expliquer. - Attendez.
Quel rapport avec cette audience ?
Ça ne relève pas d'ici.
S'il est question du caractère des parents,
et duquel est le gardien le plus apte,
il importe de savoir
que Mme Kelly cache au conseil qu'elle construit une maison
et que sa situation a changé.
La Dre O'Toole a obtenu le permis.
Mme Kelly a menti sur un formulaire.
On vous a demandé si vous aviez reçu un prêt
ou aviez des options de logement. Vous avez coché "S.O."
N'est-ce pas ?
Je n'ai pas menti.
C'est sur le formulaire, Sandra.
Essayez-vous d'avoir deux maisons ?
Non. Non !
Madame, est-elle une mère apte ?
Non. Tu ne me feras pas ça !
Tu ne m'enlèveras pas mes enfants !
Très bien.
Vingt minutes de pause. Je vais étudier la preuve.
Votre cliente pourra se calmer.
Elle pourrait perdre les filles à cause d'un formulaire ?
Oui,
car sur un formulaire juridiquement contraignant,
il faut dire la vérité.
La vérité dite sur le bon ton, c'est ça ?
Dire la vérité ?
Ne m'encourage pas.
On en aurait pour la semaine.
Approche.
Bien sûr que tu devais rester sur la liste.
Tout pouvait arriver.
Qu'ai-je fait ?
Tu construis une maison pour tes filles !
Tu travailles jour et nuit
pour leur offrir l'enfance qu'elles méritent.
Et le week-end, tu les conduis chez ce salaud.
Ont-ils la moindre idée de ce que ça prend ?
Je ne peux pas les perdre.
- Ça n'arrivera pas. - Je ne peux pas.
Allez.
Ne crains rien.
Molly était libre de voir son père.
Elle ne le voulait pas. Tu l'as écoutée.
Tu m'impressionnes, Sandra.
Tu sais,
on est souvent si absorbé par la douleur qu'on oublie celle de nos enfants.
Mais pas toi.
Ça fait de toi une bonne mère. Ils le verront.
Jo a raison.
Retourne à l'audience et dis-leur la vérité.
D'accord ?
Une dernière chose.
Approche.
Et voilà.
C'est bien Sandra.
M. Mullen, Emma s'est-elle remise de sa blessure selon vous ?
Oui, mais je crains pour la sécurité de mes filles.
Leur sécurité ?
Mme Kelly.
Une éraflure.
Emma s'en est fait plein en trottinette.
Tenons-nous-en aux faits pour l'instant.
Selon le rapport, Molly a raté huit visites.
M. Mullen, aucune.
Il verse la pension. Il respecte ses obligations.
C'est bien lui.
Il les respecte, mais...
Les faits, Mme Kelly.
Alors que vous, non. Pourquoi ?
Changez de questions.
Pardon ?
Demandez-lui pourquoi il se sert des enfants comme des pions
alors qu'on se demande pourquoi j'ai mal rempli une demande.
Pourquoi ai-je gardé Molly avec moi ?
Elle s'était cachée dans un placard
et s'était pissée dessus
tellement elle avait peur de te voir.
Elle a tout vu, Gary.
Elle t'a vu ce jour-là.
Elle t'a vu me frapper au visage, me tirer les cheveux, m'écraser la main.
Tu ne l'as pas vue, mais elle oui !
Et je ne peux pas le lui faire oublier.
Mais je suis sa mère, bordel, je l'écoute.
Je le referais.
C'est vrai.
Un million de fois si nécessaire.
Vous me prenez pour une mauvaise personne,
une mauvaise mère,
alors que vous savez ce qu'il m'a fait.
Vous avez vu les rapports de police,
et les rapports médicaux.
Et pourtant, vous me convoquez ici et me faites vivre ça.
Vous m'asseyez ici près de lui.
Vous me demandez pourquoi je ne l'ai pas laissé, mais...
Vous ne lui demandez jamais pourquoi il n'a pas arrêté.
Asseyez-vous, Mme Kelly.
Elle aurait pu se blesser au parc,
ou en tombant dans la rue,
sauf que non, Mme Kelly.
Vous en aviez la garde.
Alors que vous bâtissiez une maison pour offrir
une meilleure vie à vos enfants.
Molly n'aurait pas dû voir ce qu'elle a vu,
mais je récuse l'aliénation parentale.
Les enfants seront évaluées prochainement
pour établir leurs besoins et ce qu'elles veulent.
Mais d'ici là,
l'entente reste la même.
M. Mullen,
vous n'aurez pas la garde.
Quant à Mme Kelly,
si vous bâtissez une maison,
assumez-en la responsabilité.
Retirez-vous de la liste des logements du Comité de la ville.
Vos prestations cesseront quand vous emménagerez.
- Compris ? - Oui, madame.
Très bien.
La séance est levée.
Je vais garder mes enfants.
Oh, votre hanche !
Tant pis !
Je suis ravie pour toi !
Merci.
Devinez quoi.
Aido dit qu'on emménage dans trois jours.
- Ouah ! - Chouette.
- Voulez-vous voir votre chambre ? - Oui !
Mon Dieu.
Oh, non.
Molly !
C'est une chambre géniale.
Je sais, je l'adore.
Peux-tu croire qu'on dormira ici, Molly ?
Mon Dieu.
Les filles.
Attendez-moi !
Molly, regarde.
Avez-vous vu la table ?
Dariusz l'a faite. Elle est belle, non ?
Oui.
Il ne manque que des chaises.
On peut s'asseoir comme ça.
Surprise !
Seigneur, mon cœur !
Félicitations, ma salope !
- La cuisine est finie. - C'était moi.
C'est ça, mon œil.
Yewande y a mis la journée.
- Merci. - Tiens.
C'est de nous tous.
Mon Dieu.
Regardez cette boîte.
Regardez.
Ma propre poignée.
Merci beaucoup.
On prend une photo ?
Oui. Yewande et les autres, dans l'escalier.
On a droit aux photos, maintenant ?
C'est ça, petite futée.
Une photo de groupe. Approche.
- Viens, Emma. - Prêts ?
On dit quoi ?
Œufs et saucisses...
On a réussi !
Je tiens à remercier Amy.
Personne n'a confiance en moi.
Elle le confirmera.
Merci de m'avoir donné espoir.
- Bravo. - Merci, Tomo.
Je n'avais rien fait depuis longtemps
à part des petits boulots,
mais ce qu'on a accompli m'a rendu très fier.
Ça me fait penser à un vieux mot irlandais, meitheal.
- Métal ? - Meitheal.
Explique aux jeunes ce que ça veut dire
pendant que je lui fais la morale.
Meitheal désigne des gens qui s'unissent pour s'aider.
En faisant ça, ils sont aidés en retour.
Mille mercis à tous pour votre aide !
Je vais souffler et souffler Et ta maison...
Vas-y, Francis.
Vas-y.
Un verre pour mon père
Il y a du whisky dans la cruche
Un verre pour mon père
Il y a du whisky dans la cruche
Bien joué, Papa.
Merci, fiston.
Sandra, chante.
Allez, Sandra.
Juste une chanson.
Tu chantais en posant des tuiles, je t'ai entendue.
Vas-y, Sandra.
S'il te plaît.
Très bien.
D'accord.
Si tu es la demoiselle d'Aughrim
Comme je suppose que tu l'es
Raconte-moi le premier souvenir
Qu'il y a eu entre toi et moi
Ne te rappelles-tu pas
De cette nuit sur la montagne
Quand nous nous sommes rencontrés Pour la première fois
Je suis désolée de t'apprendre
Oh, la pluie tombe sur mon désespoir
Et la rosée mouille ma peau
Que mon bébé a froid au creux de...
La veuve noire, maman.
Non !
Non !
Peggy ! Aido !
Seigneur !
Non ! Non !
Mon Dieu ! Il ne peut pas faire ça !
Non !
Non !
- J'appelle les pompiers. - Appelle.
Ça va aller, Sandra.
Peggy.
Approche.
On va rentrer.
Il a été arrêté, Sandra.
Il est en détention.
Il restera en prison longtemps.
Tu es en sécurité.
Ce qu'il t'a fait,
c'est inexcusable.
Quand il était enfant,
il a appris ce qui peut se passer entre quatre murs, en secret.
Mais...
Je le savais.
Je ne voulais pas le croire.
Moi, je dois rester.
Mais pas toi.
C'est lui qu'il a détruit,
pas toi.
C'est terminé.
Tu es libre.
C'est l'heure de te lever.
Je t'ai apporté du thé. Bois.
Bien.
Peux-tu te lever ?
Approche.
Tiens-toi ici.
Et on se lève !
Génial.
J'ai pensé que cette fois, j'irais sur le...
Dis, Molly.
- Oui ? - Je crois qu'on va faire...
Oui.
Oui. Ce serait génial.
Génial.
J'en ai trouvé une.
J'en ai une autre.
Oui.
Une autre. Et une autre.
Ça va, mes petites canailles ?
Bonjour, Maman.
Bonjour, Maman.
Vous travaillez bien.
C'est ça.
Maman, si tu trouves des vis,
mets-les là-dedans.
On les garde pour...
la nouvelle maison.
En voilà une.
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