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Egbert Souse ? N'est-ce pas un nom �trange ?
�a ne se prononce pas "Souse". Il y a un accent sur le "e".
- Egbert Sous�. - Oh, je vois.
Que manigance-t-il maintenant ? Que manigance-t-il ?
Je n'en sais pas plus que toi, maman. Je ne sais jamais � quoi m'attendre.
Je parie qu'il fume encore dans sa chambre !
"Magazine D�tective" Cette fois, Agatha, tu dois lui dire de cesser !
- Sa fum�e m'a donn� de l'asthme. - Oh, maman !
- S'il ne s'arr�te pas, j'irai � l'hospice. - Maman !
Lmagine un peu un homme qui essaye de prendre soin de sa famille...
en jouant � la tombola au cin�ma, en gagnant des jeux de casse-t�te et slogans.
- Le t�l�phone sonne ! - N'y r�ponds pas, Elsie Mae.
C'est sans doute les LaCava qui veulent r�cup�rer leur tondeuse.
On s'en sert encore.
- Bonjour, ma fille. - Bonjour.
- Bonjour, Myrtle. - Bonjour.
- Bonjour. - Bonjour.
Agatha, cette fois-ci, tu dois lui dire !
Je ne peux pas le supporter !
C'est une mort lente.
Si tu ne le fais pas, je vais aller � l'hospice !
- Qu'est-ce qu'il y a ? - Mon professeur de cat�chisme...
M. Stackhouse, m'a dit...
qu'il avait vu mon p�re sortir d'un bar l'autre jour...
et que papa fumait une pipe !
Oh, je vais me tuer !
- Qu'est-ce qui lui prend ? - Je je�nerai jusqu'� ce que je meure.
C'est le moyen le plus facile d'en finir. Ce n'est pas si difficile � faire.
Je l'ai essay� hier apr�s-midi.
Oh, �a doit �tre Og. Voulez-vous bien m'excuser ?
- De bonnes pommes de terre. - Merci.
Pourquoi n'a-t-on plus de galettes ?
Fumer et boire !
Et lire ces histoires de d�tective infernales !
La maison sent l'alcool et la fum�e.
Le voil� qui s'en va au bar de nouveau...
pour lire ce stupide magazine de d�tective !
M�re a raison. Tu fumes de nouveau dans ta chambre.
Quel homme prendrait l'argent d'une tirelire et y mettrait des re�us.
Je t'interdis de frapper cette enfant ! Pose �a. Pose-le.
Og, je voudrais te pr�senter mon p�re. P�re, voici Og Oggilby.
Og Oggilby.
On croirait entendre une bulle dans une baignoire.
- Heureux de vous avoir rencontr� ! - Tr�s heureux de vous avoir rencontr� !
Ton p�re a l'air vraiment gentil.
Oui, c'est bien notre avis.
Quel est le probl�me ?
Vos pneus ont-ils la quantit� d'air ad�quate ?
Vous avez fait v�rifier les freins derni�rement ?
Bien s�r, �a pourrait �tre l'empattement.
- L�, ce sont les outils. - Filez et m�lez-vous de vos affaires.
�coutez ce monsieur attentivement, James.
- Soyez poli. - Merci, Madame.
Donnez-moi un �largisseur de vitesse. Je vais le r�parer.
- Un quoi ? - Une cl� � molette.
Donnez au monsieur ce qu'il demande, James.
Il vous suffit de faire �a. D�vissez ce boulon, l�.
J'�tais au cap Cod la majeure partie... de cette ann�e-l�.
Dites donc, il faudra mettre de la vaseline ici, ou d�placer ce pilier.
J'avais des int�r�ts dans une mine d'huile de foie de morue au cap Cod.
Il a neig� tout l'hiver.
Nous avons fait beaucoup de bricolage.
- Vous avez d�j� bricol�, Joe ? - Non, je ne peux dire �a.
Ces clous de girofle sont plut�t secs. Il faut y mettre deux gouttes d'alcool.
Comment allez-vous ?
Je vous ai rencontr� au Club des orignaux il y a quelques semaines ?
- Non. - Jamais, hein ?
- Vous avez d�j� bricol� ? - Non.
- Donnez-moi une bi�re. - Jamais, hein ? Un cataplasme pour moi.
Jamais bricol�. �a doit �tre un autre gars, j'imagine.
Enl�ve ton chapeau en pr�sence d'un monsieur.
C'est parti.
Cul sec.
Mais je te dis qu'il est so�l, Q. Q.
Il a dit qu'il avait des ennuis avec sa femme. Oui.
On a essay�, mais il n'est pas sobre !
De mon mieux ? Mais tu ne comprends pas, Q. Q !
All� ? All� ?
De mon mieux !
- Donnez-moi un... - Bonjour.
- Bonjour. - Un verre pour les nerfs en pelote.
J'ai le trac.
Joe, si ce monsieur a des papillons dans l'estomac...
je sugg�re un doigt de Rover.
- De Rover ? - De l'absinthe.
C'est tr�s bon pour les nerfs.
- C'est bien. - Merci.
C'est juste ce qu'il me fallait.
Je m'appelle Mackley Q. Greene.
Et vous ne trouverez pas d'hommes plus accabl�s d'ennuis. Un autre.
Je suis � Lompoc pour filmer les sc�nes ext�rieures d'un film.
Mon r�alisateur est all� se so�ler, et il a en toujours pour dix jours.
On a un calendrier de 36 heures et un sc�nario impossible.
Ce film est nul et il sort dans cette ville apr�s-demain.
Oh, je vois exactement pourquoi vous criez !
Au bon vieux temps de Sennett, je dirigeais Fatty Arbuckle...
Charlie Chaplin, Buster Keaton et tous les autres.
J'ai toujours la cellulose dans le sang.
La nuit, j'�tais barman.
Est-ce que vous consid�reriez diriger ce film ?
Et prendre une chance sur le pourcentage des b�n�fices ?
Oui. Juste un moment.
�tais-je ici hier soir, et ai-je d�pens� un billet de 20 $ ?
- Oui ! - Oh, bon sang !
Quel soulagement ! J'ai cru que je l'avais perdu.
Tenez. Gardez la monnaie.
J'ai un sc�nario dans les boules de naphtaline depuis 20 ans.
Je l'ai lu � lrving et Milton qui dirigent le Cin�ma Le Bijou ici.
Ils m'ont dit, "Sous�...
c'est meilleur qu'Autant en emporte le vent. "
Ma voiture est dehors. Allons sur le plateau.
D'accord.
Je ram�nerai les verres plus tard.
Prenez un m�mo, s'il vous pla�t. "R�alisateur - Scripte"
Oh, M. Clam, s'il vous pla�t. C'est bon pour vous.
Je ne peux toujours rien faire de lui. M. Greene. Il est bourr� comme une pipe.
On ne s'emb�tera plus avec lui. M. Sous� prendra la r�alisation en main.
- Oh, bien. Enchant�, M. Sous�. - Enchant�. Un moucheron, sans doute.
Voici Fran�ois et Mlle Plupp.
Oh, oui.
C'est Mlle Plupp, j'imagine.
Oui. Et vous �tes Fran�ois ?
C'est M. Sous�. Il reprend la r�alisation du film.
- Vous avez bien dormi hier soir ? - Oh, je...
Peut-�tre...
Je ne sais pas si ce r�le sied � ma personnalit�.
N'y pensez m�me pas. J'ai tout modifi�.
Au lieu que ce soit un film dramatique de salon anglais...
j'en ai fait un film de cirque.
Dorothy, ne restez pas assise l� ! Notez tout ce qu'il dit.
Bonjour, M. Greene.
Nous sommes samedi apr�s-midi.
Vous marquez essai apr�s essai.
Vous tirez au but. Vous faites des passes.
Vous battez le record de distance avec le ballon en main sur ce terrain.
Dans ces v�tements ?
Vous pourriez changer de chapeau.
- Tr�s bien, M. Clam. - C'est super.
Tout ira bien. Prenez simplement...
Il vous voit dans les places � 50 $ .
Il tombe imm�diatement amoureux de vous.
Il ne peut plus vous l�cher des yeux.
- Comment peut-il jouer au base... - Foot.
- Ball, et me regarder dans la tribune ? - Cela fait partie de l'intrigue.
C'est tr�s bien !
- Soul�ve-le. - C'est super. Vous vous en sortez bien.
On le joue tr�s dignement.
Service, s'il vous pla�t.
Allez, les gars. Allez.
- C'est lui ! - Saperlipopette !
Ah, nous allons r�p�ter les mouvements.
Reprenez-le, Mlle Plupp, � votre descente de la tribune.
Il me rend malade !
- Je lui envoie un caillou sur la t�te ? - Respecte ton p�re.
- Quel genre de caillou ? - Oh, la ferme !
Vous �tes follement amoureux l'un de l'autre.
�treignez-vous.
- Elle est dans un trou ? - Non, monsieur.
Allez-y. Lisez vos r�pliques.
- Quand est-ce que �a s'arr�te ? - C'est bon.
Vous vous en sortez bien.
- De la cr�me glac�e. - Y a des cigares ? Tu connais la marque.
Notre film entrera dans l'histoire.
Je veux du silence ! Silence tout le monde !
Papa est encore so�l !
Arr�tez. Enlevez vos sales pattes de moi !
Retournez � vos places.
Tenez.
Donnez-moi ce... Cette expression num�ro sept.
- "Ces yeux ! Ces oreilles !" - Je veux �tre dans le film.
Je t'y mettrai plus tard, ch�rie.
"Donnez-moi tout..."
Qu'est-ce qu'il y a, papa ? Tu ne m'aimes pas ?
- Bien s�r, que je t'aime ! - Je t'interdis de frapper cette enfant.
Elle ne va pas me dire que je ne l'aime pas.
- "Ces yeux." - Ces yeux.
Ces oreilles !
Ce nez !
Nom d'une pipe !
Sainte nacre !
Cette petite ne fait que plaisanter avec toi, idiot.
Je ne comprends pas son humour.
Allons...
Maintenant, pour continuer.
"Ces yeux..."
Merci. Oh, �tudiez ce script. Dites, Joe.
M. Sous� ! M. Sous� ! �a par exemple.
M. Greene, vous n'avez plus de soucis � vous faire.
Je vais parfaitement bien.
C'est ce qu'on dirait.
- Il se fait tard. - C'est vrai, n'est-ce pas ?
- Je vois que vous y �tes encore. - Bien fait pour vous.
- Soyez courtois, James. - Oui, Madame.
"Lnterdit de stationner" "Banque d'�tat de Lompoc"
On laissera le moteur en marche. Viens.
Passe -moi tout cet argent et fais-le en silence.
Un type s'est gar� devant un panneau d'interdiction avec son moteur en route !
Une amende de deux dollars lui fera du bien. Amenons-la au poste.
Et n'oublie pas, ne mets pas ton pied sur l'alarme.
Quelqu'un a d� piquer l'auto. Tirons-nous.
Au secours ! Au secours ! Police ! Au secours !
Au secours ! Police ! Au secours !
- Viens ! - Au secours ! Police !
- Au secours ! Au secours ! Police ! - Au vol !
Police ! Faites vite !
- Partageons cet argent tout de suite. - Filons.
- Et si on est s�par�s ? - Et alors ?
- Combien tu as ? Compte-le. - Non.
- Tu ne me fais pas confiance ? - Non, � personne, m�me pas � ma m�re.
- Donne-moi ma part. - L�che-moi, tu veux !
Des cambrioleurs, deux ! Ils ont fil� par l'all�e.
"Caf� du chat noir"
"Sorti prendre le th�. Joe." Bient�t il boira de la salsepareille.
"Compagnie d'autobus de la municipalit� de Lompoc"
- Donne-moi la moiti� du magot. - Pas question !
Il doit y avoir un autre vol � main arm�e dans les parages.
Les voil� !
- Tenez-le pendant que je lui passe �a. - Ce n'est pas un des bandits.
- C'est M. Sous�. - Oui, Sous�. Avec un accent sur le "e".
Bon travail, M. Sous�, d'avoir appr�hend� ce hors-la-loi...
- et r�cup�r� l'argent de la banque. - Quoi ?
Vous avez sauv� les 50000 $ . C'est le plus important !
Oui, 50000, c'est pas du foin.
- Ces types se sont enfuis, hein ? - Alors, qu'est-il arriv� ?
Oui, il s'est enfui. Il m'a sorti un couteau grand comme �a.
- Une sagaie. - Heureusement, vous aviez ce revolver.
- Vous le portez toujours sur vous ? - Prenez �a.
Nous autres d�tectives devons faire ces choses.
On ne sait jamais quand on va attraper des cambrioleurs de banque.
Je sais que M. Skinner voudrait vous remercier personnellement apr�s ceci.
- Passez donc � la banque. - Je passerai. Je lui raconterai tout.
- O� est all� l'autre gars ? - L'autre gars ?
- Il est parti. - Parti o� ?
Attention ! Attention vous !
Je lui filerai un coup sur le nez.
Assurez-vous que ces menottes sont bien serr�es.
Venez au poste identifier cet homme.
- D'accord. - Je lui briserai tous les os de la t�te.
Myrtle devrait �tre fi�re d'avoir un p�re comme vous.
J'imagine qu'elle l'est.
Pas �tonnant apr�s une chose pareille.
Le p�re d'Elsie Mae Adele Brunch Sous� a attrap� un voleur...
et il a tent� de lui trancher la gorge avec un couteau grand comme �a !
- Oui. - Et il avait un fusil grand comme �a !
- �a alors ! - Vous l'avez tu� d'une balle ?
- Bon sang. Vous �tes dou�. - Bon Dieu ! Bon sang !
Une ou deux balles, je ne sais pas. J'�tais occup� � lui tirer dessus.
- Voil� comment j'attrape les voleurs. - Faites-en un autre.
Oh, bon sang !
- Vous allez m'apprendre ? - C'est super.
Je te l'apprendrai quand tu seras grand.
Je n'ai jamais fum� de cigarette avant d'avoir neuf ans.
- Vous me donnez un autographe, M. Souse ? - Ah, Sous�, fiston.
Un accent sur le "e". Sous�. Voil� l'accent.
- Je vous ai vu par la fen�tre. - Ah bon ?
- Un couteau d'un m�tre vingt, hein ? - Et comment !
L'�p�e que Lee a remise en capitulation � Grand �tait un canif en comparaison.
Vous feriez mieux de venir prendre un petit cataplasme. Je vous l'offre.
Avec plaisir.
M. Sous� ? "Meilleurs mets et spiritueux en ville"
Voici votre entrevue pour mon journal. Regardez si c'est correct.
Oh, merci. Je la lirai attentivement instanta.
Oh, oui. "La Banque Nationale Skinner d�valis�e.
Egbert Sous� fait un effort t�m�raire et h�roi'que...
H�, vous !
...de Loudmouth McNasty, alias, le Puma.
Sortant son revolver, qu'il porte pour de telles urgences...
il frappa McNasty..."
Mettre des choses pareilles sur les autos, c'est �a qui tue les gens.
Fichez le camp de l� !
"Pour de telles urgences..."
"Les Renseignements"
"Cambrioleur de banque captur� par Egbert Sous�"
"Citoyen bien connu est le h�ros du moment"
Les renseignements insignifiants de Lompoc...
ont sorti une �dition sp�ciale disant comment j'ai appr�hend� les voleurs.
Pour l'amour du ciel, Egbert, tu ne vois pas qu'on joue un jeu int�ressant ?
Il y avait un article l�-dedans disant comment j'ai appr�hend� deux bandits...
qui ont vol� 2 millions de dollars de la Banque Skinner de Lompoc.
Tu le ferais ! La Banque Skinner de Lompoc !
Ce sont les filous qui ont le pr�t immobilier sur cette maison, pas vrai ?
Ils te hantent du matin au soir, ces vieux grippe-sous !
Pourquoi ne d�places-tu...
Je regrette qu'ils n'aient pas emport� toute la banque.
Comptez sur lui ! Il ferait bien une chose pareille !
Je crois que je vais monter dans ma chambre un moment.
Ils veulent que je passe � la banque pour une r�compense ou un travail.
J'irai demain matin.
Ne fume pas dans ta chambre.
Oh, non, ma ch�rie.
Qu'est-ce que je fais ?
- Bonjour, Og. - Bonjour, tr�sor.
C'�tait un sacr� coup que ton p�re a r�ussi.
- Hein ? - Deux bandits ont vol� 25000 $ .
Je ne savais pas que ton p�re avait autant de tripes.
- Tu plaisantes ? - Non !
Allez. Parlons de nous, ch�ri.
Puis ton p�re a pris son pistolet et a assomm� un des gars.
Il n'a pas de pistolet.
Le journal dit que ton p�re a saisi une sagaie d'un des gars.
- Une quoi ? - Une sagaie, une �p�e.
- O� ont-ils eu cette histoire ? - De ton p�re.
Il a tout admis � la police.
Parlons de nous, Og.
Eh bien, j'aurai ma prime bient�t...
et j'ai d�j� choisi ta bague de fian�ailles.
Oggie.
Oh, bon sang alors.
Oh, ben �a.
J'ai un rendez-vous avec M. Skinner, le pr�sident de la banque.
- Mettez-vous de c�t�, s'il vous pla�t. - Oui. Merci.
- Merci, Mme Carroll. - J'avais un rendez-vous avec M. Skinner.
S'il vous pla�t, de c�t�.
Ici, monsieur. Tenez.
- Je... Le pr�sident... - S'il vous pla�t, mettez-vous de c�t�.
Juste un moment.
- Il fait beau ces temps-ci. - C'est bien vrai.
- Oui. Une observation tr�s fine. - Comment allez-vous, M. Penny ?
- Bien, merci. - C'est bien. C'est tr�s int�ressant.
Je...
"Guichet voisin"
Comment allez-vous ? Oh, oui.
- Comment allez-vous ? - Oh, comment allez-vous, Monsieur ?
Aussi bien que possible apr�s mon �chauffour�e avec ces deux bandits.
- Oh, oui. - Oui, je suis all� voir un docteur...
et il dit qu'� cause de cette bagarre je devrai sans doute...
me faire enlever un rein et ma v�sicule biliaire.
Il a aussi dit qu'il me faudrait peut-�tre aussi une appendicectomie.
J'ai vu le jeune Oggilby. Il m'a dit de venir voir le pr�sident.
- Oh, oui. Pourriez-vous vous pousser ? - Hein ?
Mettez-vous de c�t�.
- Merci. - Bonjour, Monsieur.
- Comment allez-vous ? - Je veux retirer mon argent.
Vous n'allez pas fermer votre compte avec nous, n'est-ce pas ?
- Et comment ! - Y a-t-il une raison particuli�re ?
Oui, monsieur. J'ai peur !
Chaque fois que je viens ici, vous avez votre chapeau sur la t�te.
On dirait que vous vous appr�tez � d�guerpir. �a me rend nerveux.
Oh, je porte ce chapeau parce que j'ai le rhume des foins.
- Excusez-moi. - C'est bon.
Je n'ai aucun droit de rester devant cette ouverture.
- O� est son bureau ? Est-il l� ? - Oh, non, oh...
Le bureau de M. Skinner est juste l�. Oui, juste l�.
- Bonjour, M. Sous�. - Bonjour. Bonjour.
- M. Skinner vous attend. - Vraiment ? Merci beaucoup.
Je vais entrer. "M. Skinner - Pr�sident"
Nous voulons vous montrer notre appr�ciation pour votre courage.
- Merci. - Je veux vous serrer la main bien fort.
Oh, merci. Une bonne poign�e de main, oui.
Et vous remettre avec les compliments de la compagnie...
un de nos calendriers de 1940...
faits sp�cialement pour cette banque...
et intitul�s "Printemps � Lompoc".
�a ressemble un peu � La Joconde.
- Voulez-vous vous asseoir ? - Oh, merci.
J'ai consult� notre directeur et nous avons d�cid�...
que ce qu'il nous fallait ici depuis longtemps est un officier sp�cial.
Ou pour utiliser l'argot du milieu, "un cond� de banque".
En compensation de votre h�roi'sme, de votre courage intr�pide et vaillant...
j'ai l'honneur de vous offrir cette position.
- Oh, merci. - La r�mun�ration sera d'abord moindre.
- Nous grandissons. Nous sommes jeunes. - Oui, oui.
Mais il y a beaucoup de possibilit�s de promotion. Qui sait ?
Sous peu, vous pourriez devenir mon vice-pr�sident.
Mon premier et seul vice.
Tr�s bien, tr�s...
- � quelle heure, le matin ? - La banque ouvre � 10 h.
C'est bon.
Si je ne suis pas � l'heure, ouvrez sans moi. Je vous rattraperai.
Et, oh, oui. Nous d�duirons une somme de votre salaire hebdomadaire...
pour rembourser l'int�r�t du pr�t immobilier sur votre maison.
Sinon, il serait n�cessaire qu'on la saisisse.
Consid�rant ce qui s'est produit, nous en serions profond�ment contrits.
Ah, vous m'avez enlev� les mots de la bouche.
Alors, je vous retrouverai ici lundi...
et j'apporterai mes d�guisements de d�tective avec moi.
�coute, Og...
ce travail de d�tective est plus compliqu� qu'on ne le pense.
Cela demande de la finesse et de l'ing�niosit�...
et j'ai les deux.
J'ai mille d�guisements � la maison.
Je viendrai avec un de ces d�guisements.
Si tu me reconnais, fais...
- Comme �a ? - Pas si haut. C'est trop flagrant.
Fais-le ici. Fais-moi un petit... comme �a.
Si tu ne me reconnais pas, fais...
Enfin, si tu ne me reconnais pas, tu ne sauras pas quoi faire.
Et tu ne me reconna�tras pas.
Bon, je serai ici plus tard.
Il faut rester entra�n� � ce jeu-l�.
On ne sait jamais quand il faudra...
se servir de son revolver.
J'ai une bonne raison de prendre un petit verre ce matin.
Apr�s ce combat avec ces deux bandits...
mon bras est encore endolori.
Le pr�sident de la banque m'a convoqu�. Il a dit, "Sous�".
Je dis, "Oui".
Il dit, "Je veux que vous soyez notre d�tective de banque.
On voulait un d�tective de banque depuis longtemps."
Il dit, "Sous votre sapin de No�l...
vous trouverez, � ne pas en douter, la vice-pr�sidence de cette banque."
- Qu'est-ce que �a sera ? - Une bombe sous-marine.
Ne garde pas ton chapeau.
�a go�te tr�s bon. Je crois que j'en prendrai une autre.
Un peu d'eau fra�che.
Et une serviette, merci.
Je n'aime jamais me baigner deux fois dans la m�me eau.
C'est un petit tour chouette, hein ?
Pardonnez-moi. Je n'ai pas pu m'emp�cher d'entendre votre conversation.
- Pardonnez-moi. Pardonnez-moi. - Mais je vous en prie.
Mon nom est Waterbury. J. Frothingham Waterbury.
Merci. Tr�s heureux de vous rencontrer. Je m'appelle Sous�.
- Enchant�, M. Sous� ? - Avec un accent sur le "e".
- Je suis dans les titres de placement. - Oh, oui.
J'ai 5000 actions des Mines Beefsteak � Leapfrog, au Nevada...
- que je veux remettre � votre banque. - Ah oui ?
J'aime cette ville. Je veux y faire des connaissances, et vous �tes parfait.
Ces actions se vendent � 10 cents la pi�ce, et...
- Dix cents, comptant ? - Oh, c'est terrible !
Ces actions se vendent � 10 cents la pi�ce.
Une compagnie de t�l�phone m'a vendu une fois des actions � cinq cents !
- Cinq cents ! - Ces actions co�tent deux fois plus.
- Donc, elles vaudront deux fois plus. - Mais bien s�r.
- Naturellement, vous n'�tes pas sot. - Oh, non.
Le t�l�phone est maintenant cot� � 1,73 $ et on ne peut pas en acheter.
- 1,73 $ . - 3460 $ pour chaque 5 cents investi.
- Ce que j'essaie de d�montrer est ceci. - Oui ?
Ce que j'essaie de d�montrer c'est que ces actions se vendent � 10 cents.
C'est de l'arithm�tique simple. Si cinq rapportent 10, 10 vous rapporteront 20.
- Bien s�r. - Des voitures � seize cylindres.
Une grande maison en ville, des balcons en haut et en bas.
Une maison � la campagne, de grands arbres, un golf priv�...
un ruisseau traversant l'arri�re de la propri�t�.
Par un chaud apr�s-midi de dimanche, p�cher � la fra�cheur des arbres...
et boire de la bi�re glac�e � petites gorg�es.
Je vois presque la mousse. Oui.
- Un jambon-fromage au pain de seigle. - Avec de la moutarde.
- Oui. - On a beaucoup de moutarde chez nous.
Puis cet homme remonte l'all�e ombrag�e dans une voiture blind�e de la banque...
et il vous remet un tas de coupons valant des centaines de milliers de dollars...
- Oui ? - Entre les mains.
Et il dit, "Signez ici, s'il vous pla�t, sur la ligne pointill�e."
- J'aurai un stylo � encre alors. - Merci.
Puis il s'�loigne, au son du doux gazouillis...
de nos amis � plumes dans le vallon arborescent.
- Voil� ce que signifient ces titres ! - Vraiment, hein ?
Je pr�f�rerais me s�parer du ch�le � motif cachemire de ma grand-m�re...
ou de son alliance plut�t que de me s�parer de ces titres.
Oui, �a doit �tre dur de perdre un ch�le � motif cachemire.
Merci.
Bon sang ! Oh, pardonnez mon langage.
- C'est bon. Je jure parfois moi-m�me. - J'ai vraiment du mal.
Mais c'est maintenant ou jamais. �a doit �tre fait.
- Alors, c'est � prendre ou � laisser. - Je les prends.
Bien ! Bien. Bien.
- Passez � la banque dans une heure. - Mais, certainement !
- Ma carte. - Oh, merci.
Mon gars, ton avenir est assur�. Je ne tra�ne pas au Chat noir pour rien.
J'ai rencontr� un gars qui a des ennuis.
Quelque chose cloche avec le ch�le en motif cachemire de sa grand-m�re.
Il poss�de 5000 actions de la Mine Beefsteak...
et on peut les acheter pour une poign�e de figues.
De figues ? Et elles valent...
Dix cents pi�ce. Le t�l�phone s'est vendu pour cinq cents pi�ce.
On ne peut pas faire mieux pour dix cents l'action.
Si cinq te rapportent dix, dix te rapporteront vingt.
Une belle maison � la campagne, en haut et en bas.
La bi�re coulant par la propri�t� sur le ch�le � motif cachemire de grand-m�re.
- De la bi�re ? - De la bi�re !
P�cher dans le ruisseau qui coule dans le vallon arborescent.
Un homme arrive du bar...
et te jette 3500 $ dans les mains pour chaque investissement de cinq cents.
Il te dit, "Signez l� sur la ligne pointill�e"...
puis il dispara�t dans les champs de luzerne ondulants.
Bon sang ! Vous croyez qu'il disait la v�rit� ?
Tu ne penses pas qu'un homme aurait recours � la fabulation tout de m�me ?
On aurait dit un enfant...
� l'id�e de se d�faire de ces actions.
- La banque gagne son argent comment ? - En investissant.
Pr�cis�ment. Tu ne veux pas travailler toute ta vie.
Prends un risque. Prends-le tandis que tu es jeune.
Mon oncle, un a�ronaute...
Effingham Hoffnagle, a pris un risque.
Il �tait � cinq kilom�tres et demi dans les airs.
Il a saut� de la nacelle du ballon...
et a pris le risque d'atterrir sur un tas de foin.
Bon sang ! A-t-il r�ussi ?
Non.
S'il avait �t� plus jeune, il aurait sans doute r�ussi.
C'est ce que j'essaie d'illustrer. N'attends pas trop dans la vie.
Je n'ai jamais rien fait de tel.
Et en plus, je n'ai pas l'argent.
Mais j'ai ma prime dans quatre jours. 500 $ . Je pourrai les acheter alors.
Et avec tout cet argent, je pourrais m�riter la main de votre fille.
Les femmes appr�cient les choses agr�ables dans la vie.
Tu ne veux pas mourir et laisser ta femme et tes enfants sans le sou ?
- Non. - Emprunte les 500 $ de la banque.
Tu as l'intention de les rembourser lorsque tu toucheras ta prime, non ?
- Oh, bien s�r. - Absolument ! Ne sois pas stupide.
Ne sois pas un lourdaud. Ne sois pas une t�te carr�e.
- Tu ne l'es pas, n'est-ce pas ? - Non.
On ne pourrait pas prendre �a pour du vol par hasard ?
Rien ne saurait �tre plus absurde !
Bon, tr�s bien. Faites-le entrer.
Il ne sera ici qu'� 11 h.
- Je l'ai ! Arri�re ! Arri�re ! - Oh, qu'est-ce que cela signifie ?
- �a ne va pas ! - Ce pistolet est charg� ?
Certainement pas, par contre vous, vous �tes bourr�.
Maman, tu ne trouves pas que cet homme a un dr�le de nez ?
Tu ne dois pas te moquer de ce monsieur, Clifford.
Tu aimerais bien avoir un nez pareil rempli de pi�ces, n'est-ce pas ?
Je le jetterai dans la corbeille � papier la prochaine fois qu'il vient ici.
"Heures d'ouverture - 10 h � 15 h"
- Comment allez-vous ? - Comment allez-vous ?
Je suis l'officier. Puis-je vous aider ?
Je souhaiterais voir M. Skinner, s'il vous pla�t.
Oui, il sera tr�s heureux de vous voir, je n'en doute pas.
Tr�s heureux.
J. Pinkerton Snoopington, contr�leur bancaire. C'est exact ?
Oui.
Il sera tr�s heureux de vous voir, mais...
il est all� au terrain de golf pour affaires...
et ne sera sans doute pas de retour avant minuit.
S'il revient, o� peut-il vous joindre ?
Je descends � la Nouvelle Vieille Maison de Lompoc sur l'avenue.
- La Nouvelle Vieille Maison de Lompoc ! - Oui, oui.
Frank Cridellhoffer, le directeur. Je le connais bien.
- Ah bon ? - S'il vous faut quelque chose la nuit...
- vous n'avez qu'� mentionner mon nom. - Oui, entendu.
C'est bien, oui.
J'ai de mauvaises nouvelles pour toi.
Tu peux les encaisser maintenant ou devrais-je les garder plus longtemps ?
C'�tait le contr�leur bancaire, n'est-ce pas ?
Tu as devin� du premier coup.
Je savais que �a arriverait. J'ai �t� un idiot de vous �couter.
�coute-moi, Og.
Il n'y a rien de parfait dans ce monde.
Je n'aurai ma prime et ne remplacerai cette somme que dans quatre jours.
Oh, quel cr�tin j'�tais. J'ai tout sacrifi�...
Mon travail, mon mariage avec votre fille.
Ne m�le pas le nom de ma fille � tout �a.
Ne me dites plus jamais que je ne suis pas une t�te carr�e...
et un lourdaud !
Je vous en prie, sortez de ce bureau M. Sous�. C'est terrible.
Je r�it�re, Ogilthorpe. Laisse-moi m'occuper de tout �a.
Ne t'inqui�te de rien.
All�, all�.
Passez-moi la Nouvelle Vieille Maison de Lompoc.
Oui, la Nouvelle Vieille.
Charlie est � la r�ception ?
Quel est un mot de six lettres voulant dire "d�tournement de fonds" ?
Prison.
- Je parie que c'est Og. - Il la fait parier maintenant.
Elle n'a jamais pari� avant de le conna�tre.
- Bonjour, Og. - Bonjour, ch�rie.
Tu travailles toujours sur tes mots crois�s ?
Je vais t'en dire une bonne sur grand-m�re.
Je leur ai demand� un mot de six lettres signifiant "d�tournement de fonds"...
et elle a r�pondu "prison".
N'est-ce pas super ?
Hein ?
- Elle a raison. - Qu'est-ce que tu as ?
J'ai quelque chose � confesser.
- Nos fian�ailles sont rompues. - Og, que dis-tu ?
Oh, elles ne sont rompues que pour un bout de temps, ch�rie...
Enfin, si tu veux bien attendre jusqu'� ce que je sorte de prison.
Og, ne me fais pas peur. Cesse de plaisanter.
- Que veux-tu dire ? - Je ne sais pas. Tout est embrouill�.
Ton p�re a amen� un homme � la banque qui m'a vendu...
le ch�le de sa grand-m�re � motif cachemire o� coule une rivi�re de bi�re.
- Je ne sais pas ce que c'est ! - Es-tu malade ?
Laisse-moi sentir ton front. Oh, tu as de la fi�vre.
Je ne sais pas ce que j'ai...
mais ton p�re m'a fait prendre 500 $ de la banque pour l'investir dans...
Pas si fort. Je ne veux pas que ta m�re ou ta grand-m�re l'entendent.
Il m'a fait investir dans une compagnie de t�l�phone, t�l�graphe et �lectricit�.
Non, pas le t�l�phone ou le t�l�graphe. C'�tait une mine de beefsteak.
Une mine de beefsteak ! Og, tu as bu ?
Je vais dire � ma m�re...
que mon p�re t'a fait boire et voler de l'argent de la banque.
- Non, ch�rie, �coute. - Je vais dire � ma m�re sur-le-champ...
que mon p�re t'a fait voler de l'argent de la banque...
pour l'investir dans une mine de beefsteak.
Oh, voyons, Myrtle !
- C'�tait gentil � vous de m'appeler. - Oh, pas du tout !
Je savais que vous �tiez nouveau ici. Je voulais rendre votre s�jour agr�able.
Je travaille pour la Chambre de commerce en dehors de...
- Voudriez-vous vous peser ? - Oh, non.
Je connais le directeur. Il vous laissera vous peser pour rien.
Lompoc est r�put�e pour ses jolies filles.
- J'imagine que vous en avez remarqu�. - Oui, en effet.
Je suis un homme mari� et j'ai une grande fille de 18 ans.
Oh, j'aimerais la rencontrer.
J'aime beaucoup les enfants... Les enfants filles d'environ 18, 20 ans.
J'ai aussi une jeune fille en �ge de se marier, et une petite fille...
une gentille �pouse et une belle-m�re qui m'aime comme son propre fils.
Aimeriez-vous jeter un coup d'�il � la ville ?
Une petite marche ne pourrait pas faire de mal.
Non.
Ah, le Caf� du chat noir.
Salue, jolie. �a vous dirait d'aller prendre un petit verre ?
Non, non. Je ne bois jamais pendant les heures de travail, merci.
Juste un petit verre, et on apprendra comment Gumlegs a couru � Del Mar.
Ce... Cet endroit n'a pas trop de monde, n'est-ce pas ?
Non ! Si je n'�tais pas l�, l'endroit p�ricliterait.
- Bon, je veux bien lambiner 10 minutes. - On lambinera ensemble.
Oh, apr�s vous. Merci.
Joli petit endroit.
Peut-on trouver un coin retir� o� on ne nous remarquera pas ?
Oh, bien s�r. Asseyez-vous l�. Personne ne vous verra.
Ce ne sont que des buveurs de bi�re du coin.
Peut-on baisser les stores ?
Vous pouvez faire ce que vous voulez ici. C'est un bistrot normal.
Je connais tr�s bien Joe. Qu'est-ce que vous d�sirez ?
- Un whisky de seigle � l'eau. - Whisky de seigle � l'eau.
- Faites-le l�ger. - L�ger ? Tr�s bien.
- Bonjour, M. Sous�. Que prendrez-vous ? - Deux whiskys � l'eau.
Un tr�s l�ger. Vous pouvez doubler le mien.
Est-ce que Michael Finn est venu ici aujourd'hui ?
- Non, mais il va venir. - C'est bien.
- Gumlegs a couru comment dans la cinq ? - Il est arriv� sixi�me.
Oh, le vaurien !
- Vous n'avez jamais pari� aux courses ? - Non. Je ne parie jamais.
Vous ne pariez jamais. Ce n'est pas une mauvaise id�e. C'est un bon syst�me.
J'ai pari� sur ce Gumlegs une fois.
Il a gagn�. Mais le jockey est descendu aux trois quarts...
et a dut le trimballer sur son dos.
C'est un mouton. Le jockey �tait un gars tr�s insultant.
Il a dit que mon appendice...
�tait un additivus excroissanteux.
J'ai d� lui tordre le nez.
J'avais envie de... Oh, c'est bien, merci.
Eh bien, personne ne regarde.
- Cul sec. - Cul...
Je me sens terriblement malade.
Une autre tourn�e, Joe.
Non, non, je vous en prie. Je ne me suis jamais senti ainsi de toute ma vie.
Sans doute quelque chose que vous avez mang�.
- Je n'ai rien mang�. - Et voil�, vous n'avez rien mang�.
Allons-y. Je vous trouverai du bon chili � la viande.
C'est peut-�tre l'altitude.
Venez.
Mon erreur. Ne vous en faites pas. �a va aller.
C'est peut-�tre l'altitude. Cette ville est � 150 m�tres.
Elle compte 4500 habitants.
Les �coles. Les �glises. La biblioth�que municipale.
Des rues pav�es sur un secteur de trois rues sur trois.
Deux trains par jour, sans compter le train laitier � 4 h du matin.
Nous avons trois pharmacies.
- Arr�tez. - Une vend vraiment des m�dicaments.
Arr�tez, je meurs. Pouvez-vous me diriger vers le caniveau ?
Et si vous attendiez d'�tre � l'h�tel ? Ce n'est qu'� six rues d'ici.
On passe devant le Salon du Chili hispano-am�ricain en route.
"Nouvelle Vieille Maison de Lompoc"
Vous avez peut-�tre mang� une hu�tre dans un mois contenant un R.
Ne laissez pas ces gens le voir. C'est un endroit tr�s respectable.
C'est bon. C'est bon.
Allez, allez. Tout est dans l'�quilibre.
Si votre ami est so�l, ne l'amenez pas dans cet h�tel.
Il est d�j� enregistr� ici. J. Pinkerton Snoopington.
Un l�ger cas d'intoxication alimentaire.
- Eh bien... - Quelque chose qu'il a mang�.
Emmenez-le vite, que personne ne le voie.
- Il est dans la chambre num�ro 5. - Chambre num�ro 5. Venez, mon vieux.
Venez. �a ne durera pas �ternellement.
Venez. Attention, attention.
Attention. C'est �a. C'est bon maintenant.
Vous irez bien, ou je m'arrangerai pour que vous alliez bien...
- en temps et en heure. - Je vais m'assurer...
que l'Association des Dames de Lompoc soit avis�e.
- N'est-ce pas un h�tel familial ? - Si, �a l'est en effet.
M. Snoopington a eu une l�g�re intoxication alimentaire.
Ce n'est pas ce que �a sentait.
- Eh bien ! - Zut, zut, zut, zut.
Venez ! Vous y �tes.
- Bon, tr�s bien ! - Qu'essayez-vous de faire ?
Remplir cet h�tel de delirium tremens ? Nous avons une r�putation � pr�server.
C'est le m�me homme, il est juste tomb� par la fen�tre.
Un de mes amis l'a attrap� au premier rebond.
- Ah oui ? - Le visage en l'air.
Je veillerai � ce qu'il ne rebondisse pas de nouveau.
Venez, M. Snoopington. Ressaisissons-nous maintenant.
Et voil�. On monte, on monte, on monte.
Oh oui, il est bourr�.
N'est-il pas...
� la tonalit�, il sera 7 heures moins 22 minutes et demie.
�coutez, j'appelle le docteur Stall, et en fait...
Iorsque j'entendrai la tonalit�, il sera 6 h moins 22 minutes et demie.
- Passez-moi le docteur Stall. - Je vous passe les renseignements.
Je ne veux pas les renseignements ni le Professeur Quiz ni toutes les unit�s.
- Je veux le docteur Stall. - Plus fort, s'il vous pla�t.
"Plus fort, s'il vous pla�t."Je n'aurais pas besoin de t�l�phone dans ce cas.
Donnez-moi le docteur Stall.
"M�decin et Chirurgien"
All�.
Juste un moment, s'il vous pla�t.
La premi�re chose � faire est de cesser de manger des aliments sains.
�a fera 10 $ . L'infirmi�re reviendra avec vos v�tements et le re�u.
All�.
Ici Sous�, doc. Comment allez-vous ?
Je suis � la Nouvelle Vieille Maison de Lompoc.
Il y a un contr�leur bancaire en ville, un vieil ami de la famille.
Il s'est de toute �vidence so�l�. Il en a plein le nez.
Bonjour, Snoopy, mon vieux ! Comment vous sentez-vous ?
Je me sens comme si on m'avait empoisonn�.
Vous respirez la sant� !
Honte. Agonie.
Ma pauvre femme.
Petite Doret.
J'ai oubli� de leur t�l�phoner hier soir.
Laissez-moi vous apporter quelque chose � manger.
Vous aimeriez une c�telette de veau pan�e � la sauce tomate ?
Un �clair au chocolat � la chantilly ?
Le pauvre gars n'a rien eu � manger.
�a doit �tre le docteur.
Bonjour, doc. Comment va ?
- Comment vont les affaires ? - Oh, moyennement, moyennement.
Je suppose qu'on n'aura plus jamais d'�pid�mie de coqueluche.
Non, je ne le crois pas.
C'est l'�minent Dr Stall...
Diagnosticien, le meilleur m�decin en ville.
- Quel est votre nom ? - J. Pinkerton Snoopington.
- M�tier ? - Contr�leur de banque.
- Contr�leur de banque ? - Oui.
C'est un m�tier plut�t lucratif.
Pourriez-vous me montrer votre langue ?
Vous devez manger plus de solides... Des viandes et des sauces.
Vous avez besoin de fer... Du foie et du bacon.
Vous manquez de vitamines A, B et C.
Sautez tout jusqu'� X et Y. Si c'est Z qu'il vous faut, vous en aurez apr�s.
Ce qu'il vous faut avant tout, c'est du repos.
Le repos vous fera plus de bien que tous les m�decins du monde.
- Pas de gymnastique ! - Non.
Bon, vous en prenez deux...
dans un verre d'huile de foie de morue deux nuits d'affil�e, et sautez un soir.
Mais j'ai cru que vous aviez dit de ne pas faire de gymnastique.
Vous me prenez trop litt�ralement. Ce que je devrais dire...
vous en prenez deux, deux soir�es cons�cutives...
- et puis vous vous... - Abstenez d'en prendre un soir.
Oui.
C'est vrai, elles n'ont aucun go�t. �a go�te bon avec le goulash.
Avec un repos ad�quat, vous serez sorti dans trois jours.
Oui, Monsieur, je vous ferai sortir dans trois jours.
- Encore trois jours et vous serez sorti. - Gare au quatre !
Attention avec cette cane. Vous pourriez toucher quelque chose.
Oui, je pourrais toucher ce globe, l�-haut.
Ce sera un jour avant que les gars � la banque touchent leurs primes.
Oui, Monsieur, je vous aurai sur pied dans trois jours...
- � moins qu'il y ait des complications. - Oh, oui.
- Auquel cas il faudra un jour de plus. - Oui !
Laissez-moi m'occuper de tout.
Je m'inqui�terai. Soyeux heureux et gai !
Je dirai � la direction de vous faire monter une radio.
Venez, doc. On ferait mieux d'y aller.
Au revoir !
Je demanderai � ma femme de vous faire une tarte � la cr�me avec du pudding.
Inutile de t'inqui�ter.
J'ai Snoopington � la Nouvelle Vieille Maison de Lompoc. Il est toujours alit�.
Je vous en suis reconnaissant. Je dois mettre mes habits de travail maintenant.
D'accord, vas-y.
Que veux-tu dire ?
Oui. J'ai cru que je l'avais perdue.
Comment �a va, M. Skinner ?
M. Sous�, nous appr�cions la capture que vous avez faite...
et la correction que vous avez donn�e � ces criminels.
Oh, ce n'est rien du tout ! Rien vraiment.
C'�taient deux gars vraiment coriaces.
L'un d'eux a point� un couteau sur moi.
Il a sorti un couteau qui �tait vraiment... C'�tait...
C'�tait environ...
Il faisait environ cette longueur. C'�tait vraiment une sagaie.
Personne ne vous a jamais sorti un petit couteau, M. Sous� ?
Un petit... � peu pr�s comme �a ?
Oh, oui ! Oui, oui.
Le commandant Moe une fois, un nain de couleur, m'en a sorti un.
Il faisait � peu pr�s cette taille. C'�tait un rasoir en fait.
Nous vous sommes reconnaissants d'avoir r�cup�r� les fonds de la banque.
Oh, c'�tait dans l'exercice de mes fonctions.
Et nous estimons avoir t�moign� notre gratitude en vous offrant cette position.
Mais lorsque vous mettez en garde le petit gar�on de Mme Muckle...
de ne pas porter un petit pistolet dans la banque, vous allez trop loin.
Je ne peux vous dire assez fermement...
que la Banque Skinner est une institution tr�s digne.
Oui, c'est bien ce que je me suis toujours dit.
J'imagine que vous aussi, vous qui travaillez ici comme moi.
De plus, on m'a inform� que vous fr�quentez...
un caf� nomm� le Chat noir.
Oh, oui. Dites donc, �a me fait penser.
Un des clients me l'a donn� hier soir.
- Merci. - Au fait...
veuillez accepter cet anneau de serviette argent� avec mes compliments.
Je l'ai gagn� aux quilles hier soir.
- Merci. - Il n'y a pas de quoi.
Tiens, M. Snoopington !
Je vous demande pardon.
Quel plaisir inattendu de vous voir � Lompoc.
Ce n'est pas un plaisir pour moi.
Je suis un homme tr�s malade. Mais je suis aussi un homme d�vou�.
Si vous le permettez, j'aimerais jeter un �il � vos livres.
Mais certainement. Cette banque est toujours pr�te pour une v�rification.
M. Sous�, notre officier sp�cial vous fournira toute l'assistance n�cessaire.
Entrez. Vous ne vous sentez pas bien, M. Snoopington ?
- Non, je ne suis pas en grande forme. - Eh bien, je vous laisse avec M. Sous�.
Et je vous assure que vous �tes en de bonnes mains.
Merci.
�tes-vous...
Souffrez-vous toujours de l�g�re naus�e comme hier ?
- Oui, je ne m'en suis pas encore remis. - Eh bien, �coutez...
je ne veux pas �tre un rabat-joie...
mais dans votre condition affaiblie, vous pourriez attraper des maladies.
Je veux vous dire quelque chose en toute confidentialit�.
- Oui ? - Je sais de fa�on positive...
que notre bon ami le docteur Stall...
a trait� le gar�on qui feuillette les pages de ce livre...
pour la fi�vre de Malte, le b�rib�ri...
et cette maladie redoutable, le mogo du gagogo.
M. Sous�, si le devoir m'appelait...
j'irais en Afrique affronter les mouches ts�-ts� et la maladie du sommeil...
pour contr�ler des livres.
- Par ici ? - Oui.
Aimeriez-vous v�rifier les livres du Caf� du chat noir ?
Merci.
Ce qu'il vous faut, c'est une description de cet endroit.
D'accord.
- Og, qu'est-ce qu'il y a ? - Exactement ce que je soup�onnais !
- Quoi ? - Le vieux mogo du gagogo.
Og ? Du whisky !
Du whisky ? Attention ! Je vais le chercher !
- Du whisky. - Qu'est-ce qu'il y a ? Parlez-moi !
- Que lui est-il arriv� ? - Je n'en sais rien.
Aidez-moi � le soulever. Humectez simplement ses l�vres.
D'accord.
Et voil�.
Quelque chose dans la presse ? Oh, en voil� une question.
Malheureusement, vous deviez avoir votre main l�-dedans.
Cela vous g�nera pour �crire, n'est-ce pas ?
Cela ne me g�nera pas pour �crire. Heureusement, je suis gaucher.
C'est malheu... Oh, oui.
Apportez-lui un verre d'eau, Scotty. Vous vous sentez mieux ?
M. Sous�.
Ai-je vu le contr�leur bancaire ici ?
Eh bien, je ne le pense pas.
Avec mon �il introspectif en tant que d�tective...
naturellement, je l'aurais vu...
Ah, c'est bien ce que je pensais... Une fi�vre p�riodique.
Je suis d�sol� de sembler faire du z�le...
mais ces livres doivent �tre v�rifi�s.
- Laissez-moi vous aider, M. Snoopington. - Oh, merci.
Voil�, Monsieur. Je suis d�sol�, Monsieur.
C'est bon. Je n'y vois rien sans mes lunettes.
- Tenez, Monsieur. - Merci.
- Je serai juste l� en cas de besoin. - Tr�s bien.
Si je peux vous...
Oh, d�sol�. Et j'essaie tellement d'aider.
Eh bien...
J'esp�re que cela ne g�nera pas votre v�rification des livres.
Certainement pas !
Oh, c'est bien, c'est bien.
Il ne serait pas possible que M. Sous�...
essaye de m'emp�cher de v�rifier les livres.
"Les Mines Beefsteak s'av�rent �tre une aubaine"
"Un riche filon est d�couvert"
"Des titres pr�sum�s sans valeur sont lucratifs pour les chanceux d�tenteurs"
Tenez, vous voyez ?
M. Sous�, j'ai fait un grand tort � M. Oggilby.
Et je suis ici pour redresser ce tort.
On m'a bern� en me faisant croire que ces titres �taient l�gitimes.
Je n'ai jamais commis d'acte malhonn�te de ma vie.
Alors, je lui enl�verai ces titres des bras si je dois les payer de mon sang.
- Une transfusion ? - N'importe quoi.
Et voil�. Cet homme est pr�t � racheter les titres avec son propre sang.
Je ne veux pas de sang. Je veux de l'argent. Qu'il me rende les 500 $ .
Le gar�on a besoin d'argent. Il ne veut pas de sang.
Il fait d�j� de la tension comme �a.
Donnez-lui ce qu'il a pay� pour les titres en liquide.
Je suis l'homme le plus triste du monde.
Vous �tes peut-�tre le second, mais lui est le plus triste.
Je suis pr�t � vous payer 350 $ en liquide.
Je paierai le reste en versements hebdomadaires de 25 $ .
Je vous donnerai m�me l'alliance de ma tante pr�f�r�e en gage.
Je tiens � prouver � tout prix que je suis honn�te.
� tout prix.
Merci. J'�tais un idiot d'�couter M. Sous� pour commencer.
Et par la suite, aussi.
Un journal, monsieur ?
Comment a couru Gumlegs dans la quatri�me aujourd'hui ?
- Je n'en sais rien. - Laissez-moi regarder votre journal.
Une aubaine !
La Mine Beefsteak.
Nom d'une pipe !
Oh ! Que faites-vous ? Juste comme je r�cup�rais une partie de mon argent !
Lis ce journal. Tu es un millionnaire !
Allez-vous en, M. Sous�. Regardez cette fen�tre.
Lis ce journal.
Oh ! Maintenant je peux remettre l'argent sans attendre ma prime.
M. Snoopington n'est plus un cauchemar. Amenez-le ici ! Je vais le tuer !
Calme-toi, Oggilby, mon gar�on. Calme-toi.
- Bon sang. Oh, M. Sous� ! - Pas de �a.
M. Sous�, je n'ai pas besoin de tout cet argent. Je ne le m�rite pas.
Vous avez tout con�u. Vous �tes un g�nie financier.
Je partagerai avec vous. Je vous en donnerai la moiti�.
Oh, merci, Og. Attends. Je te suis.
Puis-je faire quelque chose pour vous ?
Bien s�r, vieux. Tourne-toi.
Commence � marcher vers le caissier et tais-toi.
�a chatouille.
Tu te souviens de moi, pas vrai ?
Tu te souviens de ce monsieur, Og ?
Oui, monsieur. C'est l'homme qui m'a braqu� la derni�re fois.
Surveille... Surveille ton langage, Og.
Tiens. J'aime pas te faire passer pour le pigeon, mais remplis-le.
- Fais ce que dit le monsieur, vite. - Oui, monsieur.
- Ne... Oh, ne... - Ferme-la.
- Ce sont mes titres de Beefsteak. - Remplis-le.
Fais ce que te dit le monsieur, Og.
Merci.
- Tu peux m'accompagner � la porte ? - Mais certainement.
Bien le bonjour, Mme Chiselbottom.
N'appuie pas sur l'alarme sinon je reviens te filer un pruneau.
- Vous �tes toujours l� ? - Bonjour, M. Sous�.
- On fait encore des films ? - Sous�, hein ?
- Monte et conduis. - On va faire un tour.
Les mains en l'air et reculez.
Oggilby, vous mettez la banque en �meute.
- Vous avez l'alarme. - Qu'est-ce qu'il y a ?
Vous aimeriez voir des points int�ressants en ville ?
Non, conduis.
- Il y a le Caf� du chat noir. - Fais attention !
Au secours ! On a �t� d�valis�s !
Johnson, appelle la police. Il y a eu un cambriolage ici.
- Au secours ! - Police !
- Il a pris M. Sous� ? - Oui, juste d'en dessous mon contrat.
Je viens d'appeler la police.
- Suivez cette voiture grise. - Allez, allez !
Cambriolage ! Cambrioleurs, par l�.
- Ne perdez pas cette voiture de vue. - Vite. Cette voiture de police.
- Ce sont des catalpas. - Appuie sur le champignon.
- Avance ! - J'appuie.
M. Sous� risque d'�tre bless�.
- Et moi qui ai 10000 $ pour lui. - Pour Sous� ? Pour quoi ?
Pour une histoire qu'il m'a donn�e quand il �tait r�alisateur.
Je l'ai envoy�e avec le rapport quotidien et le patron en raffole.
Il la veut et il veut aussi Sous�.
Voil� le casque qui file.
Reviens ici, toi.
Voici d'autres catalp... Je suis d�sol�.
Laisse tomber ces arbres. Appuie sur le champignon.
- Tu sais qui est dans l'auto avec Sous� ? - Non, qui ?
Repulsive Rogan.
Il y a une r�compense de 5000 $ pour sa capture, mort ou vif.
- Ne vous endormez pas ! - Attention, le chauffeur.
- H� ! - Le tapis volant.
- Essuie �a du pare-brise, toi. - Tenez.
Vous l'essuyez. Moi, je conduis.
Le lac Shoshobogomo est juste de l'autre c�t� de cette montagne.
Sors et pousse !
Vous croyez que c'est une voiture d'enfant ?
Je ne peux pas pousser un �norme camion comme �a. Allez, poussez.
Il y a pas mal de circulation pour une route de campagne, vous ne trouvez pas ?
- Avance. - Oui.
Salut, poup�e !
Attention !
Le prix � la revente de cette voiture sera z�ro apr�s ce voyage.
Tu vas trop vite ! Ralentis.
- On n'a plus de freins. - Et celui d'urgence ?
Le voil�, mais �a ne vous servira pas � grand-chose derri�re.
- Donne-moi ce volant. - Tenez, attrapez-le.
Remettez-le !
On va avoir un accident si vous ne faites pas attention !
Tu vas avoir un v�ritable accident dans une minute !
On perd la roue !
C'est ce que je pensais. �a va �tre tr�s dangereux.
- Je vais sauter. - Hein ?
De toute fa�on, il faut prendre le bateau � partir d'ici.
Vous cherchez quelqu'un ?
Vous feriez mieux de passer au poste pour cette r�compense de 5000 $ .
C'est votre jour de chance, M. Sous�.
Voici un ch�que pour 10000 $ de la Compagnie Tel-Aviz...
pour votre histoire...
ainsi qu'un contrat pour la r�aliser.
On dirait que tout est l�, M. Skinner, y compris la Mine Beefsteak.
Je ne sais pas si tout y est ou pas, mais permettez-moi de vous donner...
une autre chaleureuse poign�e de main.
Judkins, M. Sous� a-t-il eu son caf� au rhum � la papa ?
Oui, Madame.
Merci, ch�rie. J'ai eu un double bol.
Quelle heure est-il, mon petit papa ?
Il est 9 h moins une minute.
Je dois me rendre au ba... Au bureau.
Au revoir, cher papa.
- Au revoir, ma ch�rie. - Donne-moi un baiser.
- Je t'en donnerai deux. - Au revoir, notre p�re.
- Au revoir, ch�rie. - Prends bien soin de toi.
- Je n'y manquerai pas, ch�rie. - Au revoir, mon ch�ri.
Reviens vite, si tu le veux. Je t'attendrai comme de coutume.
Oh, merci, ch�rie. Je rentrerai t�t.
H�, �a n'a pas l'air trop mal, n'est-ce pas ?
Je crois, Monsieur, que celui-ci est plus appropri�.
Oui, mais il est beau et frais. Merci.
Merci.
Au revoir.
Merci.
Merci.
Quel homme transform�.
- Tu as beaucoup de m�rite, Agatha. - �a n'a pas �t� facile.
Dites ! H� !
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