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Original subtitles

Tobe, arr�te ce fichu boucan.

Silence, Tobe.

C'est loin, Lordsburg ?

Environ quinze kilom�tres par l�.

Merci.

Bonne journ�e, madame.

Six sacs de graines.

Mon cheval boite. Am�ne-le au mar�chal-ferrant. Dis-lui que j'arrive.

Bien s�r.

- Oui, monsieur ? Qu'est-ce que �a sera ? - Je voudrais une chambre.

Une chambre ?

On n'a gu�re de client�le pour l'h�tel � cette �poque de l'ann�e.

Signez ici.

Vous comptez rester longtemps ?

Pas longtemps.

�a sera la chambre num�ro sept, � droite en haut sur le palier.

C'est un dollar et demi en avance.

Je paierai en partant.

D'accord. Oubliez ce que j'ai dit.

On change les draps le vendredi, M. Grant.

Le nom est Gant.

John Gant.

Ai-je bien entendu ?

A-t-il dit-

Il a dit "Gant".

Lui ?

Ce gamin ?

C'est lui.

Sid.

Oui, M. Reeger ?

Allez pr�venir le sh�rif.

Oui, monsieur.

Hol�, Sid.

Quelqu'un t'a finalement surpris � diluer le whisky ?

- Il faut que j'y aille, Earl ! - Pourquoi es-tu si press� ?

- C'est Gant. John Gant. Il est ici ! - Que veux-tu dire ?

Il vient d'arriver � cheval. Je dois aller pr�venir le sh�rif.

Gant, ici ?

Qu'est-ce qu'il veut ici ?

Tu ne le sais pas ? La m�me chose que partout ailleurs.

J'ai r�par� le verrou. Ce n'�tait rien de s�rieux.

Buck ! Oh. Buck !

- Il est ici. Il est ici en ville. - Sans blague.

- Qui �a, Sid ? - John Gant. Il a une chambre � l'h�tel.

- Il vient d'arriver ? - A l'instant.

- Eh bien. - "Eh bien"? C'est tout ?

- Vous voulez que je me r�jouisse ? - Qui est John Gant, Buck ?

Vous devez faire quelque chose ! M. Reeger a dit-

Je me moque de ce que M. Reeger a dit ! Je ne peux rien y faire.

- Si vous ne pouvez pas, alors qui ? - De qui il parle ?

- Tu ne sais vraiment pas ? - J'ai demand�, non ?

- C'est un tueur. - Et alors ?

On en a eu de bons. On a su s'en occuper.

Un tireur, c'est une chose. Gant, c'en est une autre.

Il a tu� 20 � 30 hommes. Pour l'argent !

Il va dans une ville et il les tue ! Comme �a.

- C'est un-Eh bien, un assassin. - Pourquoi est-il en libert� ?

Il les provoque. Tu le sais aussi bien que moi.

Tu peux inciter n'importe quel homme � se battre si tu y mets du tien.

Il les fait d�gainer en premier...

puis il les tue devant t�moins.

Sid, est-ce qu'il a dit combien de temps il allait rester ?

Non, il n'a rien dit.

Il est ici pour qui, d'apr�s vous ?

Oh, je ne sais pas. Peut-�tre personne.

Il a pris une chambre. Il ne fait pas que passer.

Oui. �a pourrait �tre n'importe qui.

Quiconque a un ennemi qui le hait suffisamment.

Pourquoi vous ne me dites pas � qui il veut s'en prendre ?

- Que vas-tu faire ? L'arr�ter ? - Sous quel chef d'accusation ?

Parce qu'il rend Henry Reeger nerveux ?

Laissez-moi vous dire.

Surveillez certains de nos citoyens respectables � partir de maintenant.

Vous apprendrez quelque chose.

Et je vais vous dire autre chose.

Je suis un homme de loi ici depuis de nombreuses ann�es.

Je peux penser � plus d'un qui souhaiterait me voir mort.

Tout le monde marche sur les pieds de quelqu'un � un moment ou un autre.

Tu es le patron, mais s'il est aussi mauvais que tu le dis...

ce ne sera pas agr�able de l'avoir dans les parages.

Je sais.

Mais il va falloir qu'on attende qu'il agisse.

Si je peux l'arr�ter ou le chasser de la ville, je le ferai.

Si c'est possible. Mais je ne peux pas le faire sans raison.

Il va falloir qu'on attende qu'il agisse, c'est tout.

Tu vas jouer ou pas ?

Salut, Dutch.

"Dutch"? Qui est Dutch ?

- Je ne sais pas. - Eh bien, tu n'es pas hollandais ?

Qu'est-ce que �a a � voir avec �a ? Il ne me parlait pas.

Alors pourquoi tu t'inqui�tes ?

Qu'est-ce que tu crois ? Il me rend nerveux.

Eh bien, tu n'es pas le seul. C'est tout pour moi.

- On joue ou pas ? - Sans moi.

Moi aussi.

Tu crois que c'est � toi qu'il en veut, Henry ?

Qu'est-ce qu'il voudrait avec moi ?

Je ne sais pas. J'ai pens� que tu pourrais le savoir.

Il pourrait �tre apr�s n'importe qui.

Pourquoi tu me pousses, Ben ? Il est peut-�tre apr�s toi.

Tu as peut-�tre raison, Dutch. Peut-�tre bien.

Salut. Je suis � vous tout de suite.

Voil�. C'est votre cheval ?

- C'est exact. - Un bel animal, bien entretenu.

On peut dire beaucoup d'un homme en examinant son cheval.

- Je suis Luke Canfield. - Doc ! Doc !

Vous savez qui vient d'arriver en ville, en chair et en... os ?

Je suis d�sol�, doc. Je ne savais pas que vous �tiez occup�.

C'est bon, Sid. Qui vient d'arriver en ville ?

Laissez tomber. C'est pas important.

- Mon cheval va bien ? - Oui. Il avait besoin d'un nouveau fer.

- Vous pouvez le prendre, monsieur- - Gant. Il vous a appel� "Doc".

- C'est exact. - Luke ! Donne-moi un coup de main.

- D'accord. - D�gage ce tronc pour moi.

Mon p�re, Asa, M. Gant.

C'est le mar�chal-ferrant ici. Je ne suis qu'un assistant.

Vous vous appelez Gant ?

C'est exact. John Gant.

Bonjour, M. Gant.

- Votre fils est un docteur ? - C'est exact.

Je suis ce qu'on prend pour un docteur ici � Lordsburg.

D�trompez-vous, M. Gant. C'est le meilleur du Sud-Ouest.

Ce gar�on, il vous remet sur pied si vous �tes souffrant.

Ou si votre cheval est souffrant. Je suis aussi le v�t�rinaire.

- Vous s�journez en ville ? - Au Soledad.

Je vais par l�. Je marcherai un peu avec vous, pour vous montrer les lieux.

On doit reconstruire ce mur chaque ann�e.

Il n'y a rien de tel que de travailler dans une forge pour rester en forme.

Papa est un parfait exemple.

- Tu viens � la maison ? - Non, je vais me nettoyer d'abord.

J'am�ne votre cheval � l'�curie. Ils en prendront bien soin.

- C'est parfait. - Vous �tes pr�t ?

C'est une belle ville.

Assez petite pour �tre confortable, mais assez grande pour avoir un avenir.

Vous semblez vous plaire ici.

Une ville o� il vaut la peine de vivre m�rite qu'on en soit fier.

Luke le m�decin. Vous �tes bien nomm�.

C'est l'id�e de mon p�re. Il voulait que je sois docteur avant que je naisse.

Je n'ai jamais eu une chance. Et vous, que faites-vous, M. Gant ?

- Salut, doc. - On est dans des branches voisines.

Je gu�ris aussi.

Une forge est un endroit inhabituel pour trouver un m�decin.

J'ai un cabinet au-dessus de la banque...

mais c'est plut�t difficile de faire prendre l'escalier aux chevaux !

Esp�ce de vieille momie. Tu dors de nouveau. R�veille-toi !

Je ne dormais pas. Je r�fl�chissais.

Fais-le avec les yeux ouverts, alors.

J'attends depuis 20 minutes !

H�, Luke ! T'as le temps pour une partie ?

Ce vieux chnoque ne peut pas rester �veill�.

J'aimerais bien, Charlie. Mais pas maintenant.

- Vous jouez aux �checs ? - Oh, je joue un peu.

Eh bien, j'aimerais jouer une partie contre vous, m�decin.

- Vous feriez un bon adversaire. - Vous restez un peu ? Pourquoi pas ?

- Je serai ici quelque temps. - C'est un rendez-vous alors.

As-tu perdu quelque chose, Anne ?

Luke Canfield, depuis mon passage la semaine derni�re...

comment une maison peut-elle devenir aussi sale ?

Autant attacher ton cheval � cette table.

Qu'est-ce qu'elle a, la table ?

Si tu ne le sais pas, inutile que je te le dise.

- O� est ton p�re ? - Il arrive.

Alors il faut qu'on se d�p�che.

- Qu'y a-t-il pour le souper ? - Quel mari romantique tu feras.

J'ai eu une rude journ�e avec une vieille femme dyspeptique...

un petit gar�on avec un mal de ventre, un pied �corch� et un cheval boiteux.

- �a donne faim � un homme. - J'esp�re qu'Asa vient. C'est pr�t.

Il ne manquerait pas un souper du mardi soir. C'est le clou de sa semaine.

- Comment va ton p�re ? - Il a encore pass� une mauvaise nuit.

Il semble mieux aller pendant le jour.

Parfois le climat ici fait des choses remarquables pour la consomption.

Parfois.

Je fais tout mon possible, au mieux de mes connaissances.

Je souhaiterais en savoir plus, mais ce n'est pas le cas.

Jetons un coup d'�il � ce r�ti.

Tu devrais �tre aussi gros qu'un taureau de la mani�re dont tu t'empiffres.

Apr�s une semaine de ta fa�on de traiter la nourriture, c'est le paradis.

Pourquoi tout ce que tu fais cuire a un go�t de m�dicament ?

- Qui te dit que ce n'en est pas ? - Je m'en doutais.

Tu ferais mieux de le surveiller une fois que vous serez mari�s.

- Il va saler la soupe au foie de morue. - Il n'a pas int�r�t.

L'huile de foie de morue est bonne pour toi.

Je vais ouvrir.

- Bonsoir, doc. - Entrez, sh�rif.

- Vous �tes en train de souper ? - On a fini.

- Salut, Asa. Bonsoir, Anne. - Bonsoir, sh�rif.

Qu'y a-t-il, sh�rif ?

- Vous avez parl� � John Gant. - C'est exact.

- Savez-vous qui il est ? - Il est John Gant, j'imagine.

Je sais.

J'ignore quelque chose ?

C'est vrai. Vous avez fait vos �tudes dans l'est.

Tr�s bien. Qui est-il ?

C'est un tueur, doc.

- On n'aurait pas dit. Un caf� ? - Oui, s'il vous pla�t.

C'est un tueur � gages. On l'a envoy� ici pour tuer quelqu'un.

- C'est son travail. - Vous avez l'air d'en �tre s�r.

Vous connaissez la r�putation de cet homme, Asa.

Oui, mais c'est tout ce que je sais. Je ne connais pas l'homme.

Eh bien, dans ce cas, la r�putation est l'homme.

- J'en doute, Buck. - Pourquoi en �tes-vous si s�r ?

Il op�re toujours de la m�me fa�on. Il vient en ville, descend � l'h�tel.

Il reste quelques jours, �value la situation.

Puis il provoque une bagarre avec son homme.

Il n'a encore jamais perdu.

Ce ne sont que des rumeurs, Buck.

On ne peut pas condamner un homme sur ce qu'on entend dire de lui.

Non, Asa. C'est de notori�t� publique. Chaque homme de loi est au courant.

J'ai une pile de rapports d'autres �tats � son sujet.

J'admets que je ne l'ai jamais vu, mais je suis convaincu.

Vous semblez persuad� qu'il en veut � quelqu'un ici. Qui, selon vous ?

- J'ai pens� que vous me le diriez. - Qu'est-ce qui vous fait croire �a ?

Vous lui avez parl�.

Il a peut-�tre fait une allusion. A-t-il mentionn� un nom, parl� de quelqu'un ?

- Non. Nous avons parl� d'�checs. - D'�checs ?

Oui. Nous allons jouer une partie.

Oui, �a ne m'�tonne pas.

Un jour, doc, vous finirez pas vivre dans le m�me monde que nous.

La moiti� de la ville a peur de Gant et vous allez jouer aux �checs avec lui.

Et pourquoi pas, Buck ?

Jusqu'� preuve du contraire, Gant n'est qu'un homme ordinaire.

M�me s'il est ce que vous dites, il n'en veut pas � Luke ou moi.

Peut-�tre.

Rare est l'homme qui ne s'est pas fait d'ennemis dans sa vie.

La culpabilit� d'un homme est son propre fardeau, Buck, et on n'y peut rien.

Je pourrais y �tre oblig�.

Doc...

si Gant reste ici, quelqu'un va mourir.

Et c'est le moindre qui pourrait se produire.

Allez-y et jouez aux �checs avec lui.

Vous apprendrez peut-�tre quelque chose.

Si c'est vrai, pourquoi vous ne l'arr�tez pas tout de suite ?

Je ne peux pas. Je dois avoir une raison l�gale. Gant n'est pas recherch�.

Et de toute fa�on, je-

Je ne suis pas certain de pouvoir l'arr�ter, m�me si j'avais une raison.

Ne vous laissez pas influencer h�tivement, Buck.

Je suis s�r que tout peut �tre r�solu pacifiquement si vous le voulez.

Il faut �tre deux � vouloir la paix.

Gant est comme une maladie pour laquelle on n'a pas trouv� de rem�de.

Sauf ceci.

Il est cens� �tre le meilleur qui soit avec ce m�dicament.

- Bonne nuit, doc. - Bonne nuit, sh�rif.

Gant. John Gant ?

- Oui. Vous le connaissez, juge ? - J'en ai entendu parler.

Donc, il est ici.

Qu'est-ce qu'il y a, juge ?

Rien.

J'aurais d� suivre ton conseil et aller me coucher.

- Je suis un peu fatigu�. - Voil� qui est sage.

Prenez votre m�dicament et dormez un peu.

Non. Plus de m�dicaments.

Il faut le prendre, juge. Et affronter la r�alit�.

Ce m�dicament est-

Eh bien, vous �tes toujours en vie.

Oui, je suis toujours en vie.

Mais est-ce important comment un homme meurt ou quand...

lorsqu'il sait que cela va arriver ?

Veille � ce qu'il le prenne.

Gant n'a rien fait du tout, Ben.

Hier soir, il �tait l� � boire du caf� jusqu'� tard. Il n'a parl� � personne.

Oui, M. Gant ?

Faites-moi de la monnaie, voulez-vous ?

- J'aimerais du caf�. - Tr�s bien, M. Gant.

Voil�.

T'es s�r ?

Bien s�r que j'en suis s�r !

Je viens de les voir se parler.

Je t'ai dit qu'on n'aurait pas d� essayer d'exclure Chaffee, Earl.

- Il a trouv� la mine. On l'a financ�e. - Arr�te de pleurnicher.

C'�taient les affaires.

Chaffee ne pense pas que c'�taient juste les affaires.

Il nous ferait la m�me chose s'il en avait l'occasion.

Alors il a embauch� Gant.

Il veut �tre l'unique propri�taire de la mine. Sers-toi de ta t�te !

S'il se d�barrasse de nous, il aura tout !

- Qu'est-ce qu'on va faire ? - Comment je le saurais ?

- Je n'aurais jamais d� t'�couter. - Oh, ferme-la.

L'argent n'en vaut pas la peine !

L'argent ?

�a pourrait marcher.

L'argent a amen� Gant ici. �a pourrait le faire partir.

Viens.

- O� ? - Voir Gant.

- Pourquoi est-ce que je dois y aller ? - Tu veux rester en vie, non ?

C'est ta seule chance !

Oui, M. Gant ?

- Un peu plus de caf�. - Je dois en faire du frais.

- Alors, faites-en. - Oui, monsieur. Je reviens.

Je suis Earl Stricker. Voici Thad Pierce.

Nous sommes venus vous parler.

Parlez.

Eh bien, peut-on-

On peut s'asseoir ?

Nous savons pourquoi vous �tes l�.

Vous le savez ?

J'irai droit au but, M. Gant. Nous voulons conclure un march�.

Tiens donc.

Quel genre de march� ?

Ce que vous �tiez pay� pour venir ici...

nous le doublerons si vous partez tout de suite.

Pourquoi ?

Eh bien, n'est-ce pas �vident ?

Oui.

C'est �vident.

Si ce n'est pas suffisant, dites votre prix.

- Vous dirigez une affaire ? - Oui.

- Deux. - La banque m'appartient.

Vous avez entendu que je suis � vendre et vous pensez pouvoir m'acheter.

Qu'est-ce qui vous fait penser que je m'int�resserais � vous ?

Non ! On n'a rien dit de la sorte !

C'est vrai. Vous ne l'avez pas dit.

C'est un service que vous rendez au reste de la ville.

- On sait additionner. - F�licitations, banquier.

Je refuse.

Vous faites une erreur.

Vous ne le saurez jamais, banquier...

� moins que je sois venu pour vous.

Et ce caf� alors ?

Oui, monsieur. Tout de suite, M. Gant.

- Je savais que �a ne servirait � rien ! - Il faut trouver un autre moyen.

Il n'y a pas d'autre moyen !

- M. Pierce, je- - La ferme !

Je ne veux voir personne. C'est compris ? Personne !

- Salut, doc. - Salut.

- Bonjour, doc. - Salut, Ben.

- Comment va votre gar�on ? - Il a l'air d'aller bien mieux.

- Comment est ce nouveau filon ? - Oh, le filon est bon.

Ce n'est pas le filon qui m'inqui�te. Il s'est pass� quelque chose en ville ?

- Comme quoi ? - Gant.

Non. Vous croyez qu'il va se passer quelque chose ?

Pas vous ?

Milly est � l'int�rieur.

Je viens de voir Stricker et Pierce. Ils parlaient avec John Gant !

- O� �a ? - Au Soledad. Ils avaient l'air amis.

Charley est dans le puits. Va le chercher. Il faut qu'on parle.

Il va bien, Mme Chaffee.

Ce petit Indien sera dehors � attraper des l�zards dans un jour ou deux...

si vous le gardez au lit.

Mais je d�teste rester au lit !

Attends d'�tre grand. Tu changeras ta rengaine.

Continuez de les lui faire avaler. Il est presque gu�ri.

Je sais que d'ici demain, je devrai l'attacher au lit.

- Tr�s bien, jeune homme. - Maman, je hais ces affreux cachets.

Il est inutile que je revienne. Amenez-le-moi quand vous serez en ville.

Merci, docteur. Allez, tr�sor. Assieds-toi.

On ne peut pas rester l� � attendre.

S'ils m'�liminent, ne crois pas que tu seras en s�curit� !

Il n'y a qu'une chose � faire : devancer Gant.

- On dirait bien. - Salut, doc.

- Bonjour, Hugo. Charley. - Comment va le gar�on ?

Il ira bien.

Doc, quand vous parliez � Gant hier...

est-ce qu'il vous a dit quoi que ce soit ?

Buck Hastings m'a pos� la m�me question. Gant n'est pas tr�s bavard.

Earl Stricker et Thad Pierce ont engag� Gant... pour me tuer.

- J'en doute, Ben. - Ah oui ?

Alors pourquoi l'ont-ils rencontr� ce matin ? Hugo les a vus.

Je parlais � Gant hier et je ne l'ai s�rement pas fait venir ici.

C'est diff�rent. Stricker et Pierce ont des raisons de me vouloir mort.

Tout le monde le sait.

Bon, je ne suis pas du genre � causer des ennuis...

mais je ne resterai pas l� � ne rien faire avec Gant qui s'appr�te � me tuer.

Je n'agirais pas impulsivement.

Laissez Buck Hastings s'en occuper. C'est un brave homme.

Bien s�r, qu'il l'est. Mais je ne pense pas qu'il puisse venir � bout de Gant.

Je doute que quelqu'un puisse.

Alors, �a n'a pas de sens de vouloir essayer tout seul, pas vrai ?

Eh bien, peut-�tre que je ne peux pas venir � bout de Gant...

mais Stricker et Pierce, c'est autre chose.

Que voulez-vous dire ?

Nous n'allons pas laisser ces escrocs prendre le contr�le de la mine.

Et vous pouvez aller le dire � Stricker !

Ce ne sont pas des paroles en l'air, Luke.

Venez.

Tu mens. Tu mens aussi vrai que tu es assis l�.

- Tu mens � travers tes dents. - Quelles dents ?

Eh bien, tu mens quand m�me.

Je l'ai vu moi-m�me juste aux abords de Veracruz.

Juste un petit coup et le 8e R�giment de L'Illinois a mordu la poussi�re.

Voil� que tu mens de nouveau. Ed, tu es un menteur n�.

- C'est une habitude avec toi. - Je t'ai maintenant.

Tu ne peux rien prouver du tout !

Esp�ce de vieux chnoque simplet rong� par les puces !

Si t'�tais pas si vieux, je te-

H�, fiston. Tu pourrais te d�placer un peu ?

Tu me bloques le soleil.

Maintenant, voyons voir. De quoi on parlait ?

Eh ben...

par Saint George, j'ai oubli�.

Moi aussi, mais peu importe ce que c'�tait, tu mentais.

Viens. Allons lancer des fers � cheval.

Qu'est-ce qu'on fait devant une maladie qu'on n'a pas les moyens de gu�rir.

O� veux-tu en venir ?

Je suis all� � la mine de Chaffee aujourd'hui.

Je crois que Ben va essayer de tuer Earl Stricker et Thad Pierce.

Il croit qu'ils ont engag� Gant pour le tuer.

Buck Hastings a peur. Je le sais.

J'ai entendu dire que Thad Pierce s'est verrouill� dans son bureau.

Et Henry Reeger porte un revolver. C'est la premi�re fois que je vois �a.

Tous ceux � qui on parle sont nerveux.

Qu'est-ce qui cause une chose pareille ? Toute la ville s'effondre.

Tu sais bien ce que la peur fait aux gens.

Oui, la peur, c'est une chose.

Un homme serait idiot de ne pas se m�fier d'un chien enrag� ou d'un loup...

mais il est plus idiot s'il panique.

Eh bien, �a doit cesser.

Sauf que je ne sais pas exactement ce qui doit cesser.

Laisse les choses se d�velopper. Attends de voir.

Je ne laisserais pas un rhume devenir une pneumonie si je peux l'�viter.

Pourquoi pas ? On ne gu�rit pas un rhume mais on gu�rit la pneumonie parfois.

Tu ferais un sacr� docteur.

O� vas-tu ?

Je vais faire une partie d'�checs.

Regarde-le. La fa�on dont il reste assis l�.

Pour qui il se prend ?

Ferme-la, Lou.

Je la fermerai quand je voudrai.

Je n'en peux plus. J'en ai assez de courir !

Je t'ai dit que Sam nous rattraperait un de ces jours.

Alors pourquoi n'est-il pas venu lui-m�me ?

Je vais te dire pourquoi. Parce que je le tuerais et il le savait !

Bien s�r. Tu lui faisais tellement peur !

Il �tait cent fois l'homme que tu es.

Ah oui ? Si tu l'estimes tant que �a, pourquoi l'as-tu quitt� ?

J'aimerais le savoir.

- Je me le demande sans cesse. - Tu te le demandes.

Ce stupide toubib !

Qu'est-ce qu'il a ?

Je ne vais pas rester l� � attendre. C'est certain.

Lou Fraden ne ravale pas sa fiert�.

Non, Lou Fraden ne fait que courir et courir et courir-

Tu crois que j'ai peur d'aller l�-bas et de le confronter, hein ?

Juste parce que je suis le commis de Stricker...

tu crois que j'ai oubli� comment �tre un homme ?

Tu n'as jamais su d�s le d�but.

De toute fa�on, ce n'est pas toi que Gant veut.

Ah oui ? J'en suis pas s�r.

Non, Sam ne se salirait pas les mains avec toi ou moi.

Lou, tu ne m�rites m�me pas qu'on te tue.

Vas-y, Lou. Sois courageux.

Allez.

M. Gant, pourquoi �tes-vous venu � Lordsburg ?

M�decin, je vous demande combien d'amygdales vous enlevez chaque jour ?

Eh bien, ne vous g�nez pas.

�a ne m'int�resse pas.

Vous �tes ici depuis moins de 24 heures.

Est-ce que vous r�alisez ce que votre venue a fait � cette ville ?

Je n'ai rien fait.

Mais vous admettrez qu'en �tant le seul docteur en ville...

je suis int�ress� par ce qu'on pourrait appeler "la sant� municipale".

Vous est-il venu � l'esprit que vous �tes peut-�tre en train de g�cher votre vie ?

Je ne g�che pas ma vie.

Ils vont mourir de toute fa�on. Vous ne faites que rallonger leur vie. Pourquoi ?

La mort est in�vitable pour nous tous, Gant.

Mais on essaye de la retarder le plus possible.

J'ai r�alis� que les vraies maladies, les plus importantes...

sont rarement physiques.

Je crois avoir eu plus d'exp�rience avec celles-l� que vous.

A vous entendre, vous semblez �tre plus un pr�tre qu'un-

Qu'un tueur, m�decin ?

Je ne sais pas.

Vous pensez que vous avez une mission ?

Oui. J'essaye de garder les gens en vie.

J'ai aussi une mission.

Vous ne sauriez pas pourquoi il s'est enferm� toute la journ�e ?

Il a peur de moi.

Devrait-il avoir peur ?

Je ne sais rien de cet homme si ce n'est que c'est un poltron et un voleur.

C'est ridicule.

Thad Pierce a fait �norm�ment pour cette ville.

Qui a-t-il vol� ?

Je ne sais pas...

mais c'est un voleur.

Vous jouez un jeu tr�s int�ressant.

Je crois que vous feriez mieux d'aller � la banque, m�decin.

C'est M. Pierce. Il s'est tu�.

Wilson, qu'est-ce qui se passe ?

C'est affreux, M. Stricker. Le docteur essaie de le ranimer, mais sa t�te-

C'�tait � cause de Gant, n'est-ce pas ?

- Qu'est-ce qui te fait penser �a ? - �a ne peut �tre rien d'autre.

Il pensait que Gant venait pour lui.

Pauvre Thad.

�a ne fait aucune diff�rence.

Qu'importe pour qui Gant est venu, on doit faire quelque chose.

Je ne sens plus son pouls.

Il est mort. Je n'ai pas pu l'emp�cher.

C'est un miracle que vous l'ayez gard� en vie aussi longtemps, doc.

Comment peuvent-ils le faire ?

Comment peuvent-ils jeter cette chose ?

Le monde entier se bat pour vivre et des hommes se tuent.

Mais s'est-il tu� ?

Vous vous y attendiez, n'est-ce pas ?

- Je n'�tais pas surpris. - Vous l'avez tu�.

Vous avez tort, m�decin.

Il a commenc� � se tuer bien avant que j'arrive.

Vous avez tout r�solu, hein ?

Vous regardez Gant et vous dites que c'est un meurtrier.

- Eh bien ? - J'ai tu�.

Mais ce qui est important c'est, qui ai-je tu� ?

�a ne fait aucune diff�rence.

Mon prix est �lev�.

L'homme qui m'engage fait un investissement consid�rable.

La mort d'un homme sans culpabilit� vaut rarement autant d'argent.

Vous ne me comprenez pas, n'est-ce pas, m�decin ?

Me dites-vous que les hommes que vous avez tu�s m�ritaient la mort ?

Disons, la plupart d'entre eux.

M�me si j'admets que certains hommes m�ritent d'�tre punis...

je n'accorderais � personne le droit de les punir !

C'est du domaine de la loi.

Prenez deux hommes.

Disons qu'ils ont vol� et menti et jamais pay�.

Un homme que l'un d'eux a vol� vient me voir et me dit...

"Tuez cet homme qui m'a vol�".

Et je le tue.

L'autre homme tombe malade et mourrait si ce n'�tait d'un m�decin...

qui le gu�rit- pour voler et mentir de nouveau.

Qui est le malfaiteur ?

Moi ou le m�decin ?

Ne me regardez pas comme si j'�tais fou.

Pensez-y.

Ne me dites pas ce que vous voulez que je fasse, mais comment le faire !

De quoi vais-je accuser Gant ?

Vous le savez aussi bien que nous. Il est responsable du suicide de Thad.

Et vous �tes inquiet qu'il s'en prenne � vous ensuite.

On ne vous demande pas de le mettre en prison. Faites-lui quitter la ville.

Oh, bien s�r, Henry, bien s�r.

Je lui dirai que vous ne dormez pas la nuit. �a devrait faire l'affaire.

Il a toujours une r�ponse toute pr�te.

Buck, on a fini de se disputer.

C'est � vous et � votre adjoint de g�rer cette situation...

sinon nous payons les mauvais hommes depuis trop longtemps.

Ne me tentez pas de rendre mon insigne, Earl.

Cette id�e m'est pass�e par la t�te. Je n'en suis pas tr�s fier.

- Hal, on dirait qu'on a �t� �lus. - Comme tu veux.

Allons voir comment on s'en sort.

Quoi que vous fassiez, je veillerai � ce que le conseil municipal l'officialise.

- Je peux compter l�-dessus ? - Oui.

Eh bien, �a me donne une id�e. Merci.

M. Gant, je suis le sh�rif Hastings.

Je vais devoir vous demander de quitter la ville.

Pourquoi devrais-je partir ?

Nous venons de passer une loi contre les nuisances publiques.

M. Gant, vous �tes une nuisance publique.

Allez-vous-en.

Si vous ne partez pas de plein gr� je devrai-

Pourquoi ne m'avez-vous pas tu� ?

Je n'ai pas �t� pay� pour.

Mettons �a.

D'accord.

Voil�, Buck. Vous serez comme un sou neuf dans quelques semaines.

Bien s�r.

M�me l�, �a ne g�nera pas votre travail, en faisant attention.

Je fais toujours attention. Vous ne le saviez pas ?

Eh bien, Luke, que fait-on maintenant ?

On n'a m�me pas de sh�rif.

Bien s�r que si. Qu'importe une blessure au bras ?

Oh, non, ce n'est pas le bras. C'est ce qu'il repr�sente.

�a s'�bruite, vous savez ?

Je comprends, Hal.

Buck, je suis d�sol�.

C'est bon, fiston. Je ne te bl�me pas du tout. Je le prends.

Buck est deux fois meilleur tireur que moi. Je ne vais pas me faire tuer !

J'aimerais pouvoir rendre mon insigne aussi facilement.

Oh, non, Buck. On ne pourrait pas se passer de vous.

Non, Luke, je ne sers � rien. Je ne peux pas vous aider.

La loi a ses limites.

Mais vous savez, d'une certaine fa�on, je devrais �tre content de �a.

�a veut dire qu'il n'est pas venu ici pour moi.

- Il n'est peut-�tre venu pour personne. - Peut-�tre pas.

Les hommes commencent � mourir de toute fa�on.

Je sais.

M�me s'il est aussi innocent qu'un b�b�, ce qui arrive est quand m�me sa faute.

Vous avez raison. Eh bien, ce n'est pas de mon ressort.

C'est plus votre genre de probl�me que le mien.

L'homme le moins utile en ville pour l'instant, c'est un bon tireur.

Je ne vais pas vous dire, ou � quiconque d'autre, quoi faire.

Tout ce que je peux vous dire, c'est que ma fa�on n'est pas assez bonne.

Si on veut se d�barrasser de Gant et arr�ter ces tueries...

on devra trouver une autre fa�on, c'est tout.

Merci de m'avoir rafistol�, doc.

C'est dommage pour Buck. C'est un bon sh�rif.

On n'en trouvera jamais d'autre comme lui.

Mais je ne le bl�merais pas s'il d�missionnait.

Et maintenant tu veux savoir quoi faire.

Avec Buck sans d�fense, il faut qu'on agisse.

Parce que sinon-

Eh bien, je vous ai dit ce qui se passait en ville.

Tu sais, je suis fatigu� de tousser.

Je suis d�sol�, juge. J'aimerais pouvoir faire autre chose.

Tu as fait tout ton possible.

Luke, je n'ai pas pr�sid� un tribunal depuis dix ans.

Les lois ont pu changer dans les livres, mais pas la loi elle-m�me.

La loi est la volont� manifeste du peuple...

le gouvernement conscient de la communaut�.

Lorsque le m�canisme de l'application de la loi se brise, il faut le r�tablir.

- Personne ne voudrait du poste de Buck. - Bien s�r que non.

Alors, �a d�pend des citoyens en masse.

- Tu veux dire l'autod�fense, papa ? - La loi par la foule. Je n'aime pas �a.

- �a n'a pas besoin de l'�tre. - �a se termine g�n�ralement ainsi.

Il y a une alternative, je suppose.

Quoi ?

Faciliter la t�che � Gant, celle pour laquelle il est venu. Et il partira.

C'est ridicule. Il est venu ici pour tuer.

La vie d'un homme contre la vie d'une ville. �a n'en vaut pas la peine ?

Bien s�r que non. Vous n'�tes pas s�rieux.

Quel genre d'homme est ce Gant ?

Je ne sais pas vraiment. Pourquoi ?

Juste par curiosit�.

Je n'aime pas cette id�e d'autod�fense. Il doit y avoir un autre moyen.

Eh bien, si tu le trouves, dis-le-moi.

Combien de temps me reste-t-il, as-tu dit ?

Papa !

Je ne pense pas qu'on devrait en parler.

Agissons en adultes, Luke. Anne est au courant.

Il peut arriver n'importe quoi.

- Environ six mois, n'est-ce pas ? - Peut-�tre, en prenant garde.

Vous ne pensez pas faire quelque chose d'insens� ?

J'ai arr�t� de faire des choses insens�es il y a bien longtemps.

Juge, je suis d�sol� de vous avoir tracass� avec cela. Oubliez �a.

C'est une chose difficile � oublier.

J'aime cette ville.

Luke, je suis heureux pour toi et Anne.

Moi aussi, juge.

Essayez ces nouveaux m�dicaments et t�chez de dormir, hein ?

Je te r�veillerai pour le souper.

Bon, � quoi penses-tu, Henry ?

J'en ai assez d'essayer de deviner pourquoi Gant est ici.

Maintenant que Hastings a b�cl� le boulot, on doit faire quelque chose.

T'as une id�e ?

Certains de tes conducteurs sont de bons hommes. J'ai quelques amis.

On rassemble tout le monde et Gant n'aura aucune chance.

Peut-�tre, si tout le monde se joint � nous.

Vous feriez mieux de revenir. Lou Fraden se saoule et va cr�er des ennuis.

Il dit que Gant est apr�s lui et il est assez saoul pour le confronter.

Retourne l�-bas, Sid. On arrive dans une minute.

Il y a une bonne chance que Lou ait raison. Je n'en sais pas trop sur lui.

- Gant est peut-�tre venu pour lui. - Qui paierait pour le faire tuer ?

J'ai dit que c'�tait une petite chance, mais pourquoi s'interposer ?

Supposons qu'il s'en prenne � Gant.

Il pourrait �tre chanceux.

Je veux vous parler.

Je ne cours plus.

J'en ai assez support�.

Sam Ellis n'a jamais �t� un homme.

Il n'�tait pas assez homme pour garder sa propre femme !

Maintenant, il n'est pas assez homme pour tuer tout seul. Il t'envoie !

Tu ferais mieux de t'en aller, mon petit ami.

Envoyer un vautour comme toi ne la ram�nera pas. Dis-lui �a !

Non, tu ne pourras pas lui dire �a. Tu seras mort.

- Lou, ne faites pas l'idiot. - La ferme, doc !

Si personne n'est assez homme pour arr�ter ce meurtrier, je le ferai.

Pourquoi veux-tu me tuer, l'ami ?

Tu sais pourquoi.

Tr�s bien.

Si tu penses pouvoir y arriver, vas-y, essaye.

Regarde mes mains. Elles sont sur la table.

Tu peux d�gainer plus vite que moi.

Je ne pourrais jamais d�gainer plus vite que toi.

Alors, vas-y et tire.

Je tirerai.

Tu crois que j'ai la frousse.

Ce serait dommage de gaspiller tout ce whisky.

Vas-y. Je croyais que tu voulais me tuer.

Tu veux que je te tue.

Tu veux que je d�gaine.

Oh, non.

Oh, non, tu n'y arriveras pas.

Tu cherches une occasion. Tu veux me tuer !

Tout le monde, regardez. Vous voyez ?

Je n'ai pas d�gain� ! Il n'a pas d'excuse !

Il ne peut pas me tuer maintenant !

M�decin.

Je suis d�sol� pour votre sh�rif. Il avait du courage.

Ce que vous avez fait n'�tait pas n�cessaire.

Je ne l'aurais pas fait si �a ne s'�tait pas pr�sent� ainsi.

Vous allez avoir de gros ennuis.

Avec qui ? Des hommes comme lui ?

Gant, je suis un gu�risseur.

J'y ai d�vou� ma vie et j'ai l'intention de continuer.

A pr�sent, j'ai un grave probl�me de sant� publique et j'y fais face.

Je vous aime bien, m�decin. Vous �tes comme moi.

Vous et moi pourrions bien �tre les deux seuls honn�tes hommes en ville.

Ne nous comparez pas. Nous n'avons rien en commun.

Tout le monde meurt.

Je n'ai pas entendu de coups de feu.

Commence � faire les valises. On quitte la ville.

Sam doit nous ha�r encore plus que je ne le pensais.

Il va nous laisser rester ensemble.

Eh bien, r�jouis-toi, Lou.

Apr�s tout, on a eu ce qu'on voulait-

l'un l'autre.

J'aimerais que ce soit officiel.

Qui le rendra officiel si on ne le fait pas ?

Vous voulez que Hastings nous aide ? Il a d�j� essay�.

Vous voulez peut-�tre la b�n�diction du vieux juge Benson ?

- Eh bien ? - Gant est toujours sur la v�randa.

J'ai crois� Asa et il va chercher Luke.

Il veut qu'on attende qu'ils arrivent.

On n'attend personne.

Nous savons tous pourquoi nous sommes ici et ce que nous devons faire.

Je me sentirais mieux si Luke et Asa �taient avec nous.

Nous sommes assez nombreux pour confronter Gant sans eux.

Ce n'est qu'un seul homme.

C'est vrai.

Ce n'est qu'un seul homme.

Que faites-vous l�, Hastings ?

J'essaye de vous emp�cher d'�tre un tas d'imb�ciles.

Ne vous en m�lez pas, Buck. On va s'en occuper � notre fa�on.

Avec des fusils ? Vous avez tous vu ce qui arrive dans ces cas-l�.

- Nous sommes assez nombreux. - J'en doute.

Buck, vous avez des yeux.

Cette ville ne peut simplement pas attendre et le laisser faire.

La ville ?

Qu'est-ce que la ville a � voir avec �a ?

On a essay� de vous rouler.

Earl n'est pas inquiet pour la ville, il s'inqui�te pour sa propre peau.

- H�, doucement l�. - Et Reeger !

Il a ses propres raisons de s'inqui�ter. Demandez-lui lesquelles.

Si on laisse Gant continuer, on n'aura plus de ville o� vivre !

Buck, vous avez peut-�tre raison, mais �a ne m'impressionne pas.

Vous ne pouvez rien y faire et c'est � nous autres de nous en occuper.

Que peut-on faire autrement ?

Tr�s bien. Nous avons assez parl�. Allons-y.

�coutez-moi ! Une foule n'est pas la solution !

Vous ne pouviez pas attendre, Earl. Vous �tes d�cid� � tuer quelqu'un.

Seulement Gant.

On lui dira de quitter la ville, sinon on le descend.

Qui va parler ? Vous, Earl ?

Pourquoi pas ? Vous pensez pouvoir faire mieux ?

Eh bien, peut-�tre. Au moins, je peux essayer.

Asa ira avec moi. Vous autres, attendez ici.

Nous restons derri�re vous.

Il �coutera mieux face aux canons d'une douzaine de fusils.

On aura tout le temps pour �a apr�s, si besoin est.

Donnez-moi une chance de tout r�soudre sans effusion de sang.

Vous aurez votre chance.

Vous pouvez parler autant que vous voulez.

Mais si vous vous cassez le nez, on le fera � ma mani�re.

C'est �a, ou ne vous en m�lez pas.

Gant n'osera pas s'en prendre � nous tous.

Vous venez avec nous ?

- Tr�s bien. - Venez.

Vous �tes un organisateur de m�me qu'un m�decin.

Je suis venu vous demander de partir.

Et vous venez seul et sans crainte.

Nous ne voulons pas de dispute, M. Gant. Partez tranquillement, c'est tout.

Et si je refuse ?

J'essaie de mettre un terme � la violence, Gant, pas la causer.

Je vous demande de consid�rer ce qui se passera si vous refusez.

J'y ai pens�.

Demandez-lui pour qui il est venu, doc.

�a n'a aucune importance.

Nous n'allons sacrifier personne.

Tr�s bien, doc, vous avez assez parl�.

Maintenant, nous le ferons � notre fa�on.

Vous �tes nombreux !

Oui, vous pourriez me tuer, si vous le voulez assez.

Mais il est juste que je vous dise d'abord que je vous tuerai, Stricker...

et vous, Dutch Henry...

le m�decin, son p�re...

et il pourrait rester assez de temps pour vous, l'�picier.

Vous me surprenez, m�decin.

Je ne m'attendais pas � vous voir avec la meute.

Vous �tes venus m'agresser une fois.

Maintenant, je vous pr�viens.

Je resterai ici jusqu'� ce que je sois pr�t � partir.

Mon revolver me rapporte de l'argent et je n'aime pas travailler pour rien.

Mais venez m'ennuyer encore et je devrai enfreindre mon propre r�glement.

C'est mon ordonnance, m�decin.

Il vaut mieux l'ex�cuter.

Tu ne fais aucun progr�s. Continue tes efforts.

- Je croyais que tu allais en ville. - Apr�s ton petit d�jeuner.

�a ne fait qu'une heure que tu y es. On a encore le reste de la journ�e.

Qui est-ce ?

C'est Luke.

- Bonjour, Anne. - Bonjour.

- Tu vas bien ? - Pourquoi n'irais-je pas bien ?

Nous n'habitons pas sur la lune ici.

Je sais ce qui est arriv� en ville et que tu en faisais partie.

Il ne s'est rien pass�, ch�rie, alors il n'y a pas lieu de s'exciter.

- Bonjour, juge. - Bonjour, Luke.

Mais Buck Hastings a dit que Gant a menac� de te tuer.

C'est une chose stupide � dire de la part de Buck. Quand est-il venu ?

Il attendait assis sur la v�randa quand je me suis lev�.

- Il n'a pas d� dormir hier soir. - Pourquoi est-il venu vous emb�ter ?

Il esp�rait que j'aie une suggestion pour Gant. Je n'en avais pas.

J'�tais avec Buck jusqu'� 2 h 00 du matin pour parler de la m�me chose.

Nous n'avons pas trouv� de nouvelles solutions non plus.

- On ferait mieux de faire comme avant. - Vous avez essay� cela hier soir.

Non, hier soir, Asa et moi �tions plus en col�re avec Stricker et Reeger...

que nous ne l'�tions avec Gant.

C'est nous qui avons insist� pour parler avec lui.

Luke, s'il te pla�t, ne t'implique pas.

Mais je suis impliqu�. Nous le sommes tous.

On ne peut pas rester comme �a avec des gens qui ont peur de sortir.

- Voudrais-tu du caf� ? - Oh, tr�s bien.

Je vais le r�chauffer.

L'ennui, c'est que je n'arrive pas � me convaincre que...

Gant est le tueur brutal que je sais qu'il est.

J'ai jou� aux �checs avec lui. Je lui ai parl�. Je me surprends � bien l'aimer.

La brutalit� chez les hommes, Luke, se trouve � l'int�rieur.

- Profond�ment enfouie. - Mais pourquoi ?

Qu'est-ce qui l'a caus�e ? Je veux savoir ce qui le motive.

D'habitude, c'est une sorte de progression logique.

Un jeune commence � fr�quenter des hors-la-loi.

T�t ou tard, ils sont tu�s ou envoy�s en prison...

jusqu'� ce qu'il ne reste que lui.

Il a pu tuer impun�ment et il continue sur sa lanc�e, tout seul.

Tr�s vite, il devient l'ennemi de tous.

Il ne peut pas se prendre d'amiti� pour qui que ce soit...

parce qu'un jour, il pourrait avoir � le tuer.

A ce moment-l�, impossible de faire demi-tour.

M�me s'il veut jeter son revolver, il ne peut pas...

parce qu'il sait qu'au prochain tournant, quelqu'un va le tuer.

C'est peut-�tre en grande partie imaginaire.

Il pourrait peut-�tre cesser et s'en tirer.

Peut-�tre que ce tueur au prochain tournant n'est pas du tout l�...

et ce n'est qu'une chose qu'il craint.

Tu te demandes si en lui donnant une petite chance...

tu pourrais le convaincre de mener une vie diff�rente.

- J'aimerais y parvenir. - �a ne servirait � rien, Luke.

Un homme ne peut pas fuir son pass�.

Et voil�.

Juste du caf�, ch�rie. J'ai des patients au cabinet.

Si tu peux attendre que je d�barrasse et pr�pare l'attelage, on ira ensemble.

- J'ai des courses � faire. - Tr�s bien, c'est parfait.

Regardez-le. Et ne discutez pas avec moi, Jim Merts.

C'�tait f�l� quand vous me l'avez vendu.

Alors pourquoi n'avez-vous rien dit � ce moment-l� ?

Vous ne pouvez pas me tenir responsable de-

- Tenez. Excusez-moi. - Eh bien !

Pour hier soir, M. Gant, j'esp�re que vous ne pensez pas que j'aie eu quoi-

Du savon � raser, s'il vous pla�t.

Oui, monsieur.

Bonjour, Mlle Benson.

Bonjour.

Excusez-moi.

Vous �tes une jeune femme tr�s chanceuse, Mlle Benson.

J'aime bien l'homme que vous allez �pouser.

Je le trouve remarquable.

Mais il m'a dit- Eh bien, hier soir-

Je rencontre peu d'hommes honn�tes. Je les respecte quand c'est le cas.

Pouvez-vous livrer cela � la maison ? Je dois retourner voir mon p�re.

- Bien s�r, Anne. - Excusez-moi, M. Gant.

Si je peux me permettre, je marcherai avec vous.

Si vous voulez.

J'ai cru comprendre que votre p�re �tait invalide.

Oui.

Je suis d�sol� de l'entendre. Ce n'est rien de s�rieux, j'esp�re.

J'ai bien peur que si.

Mais Luke le soigne. C'est un merveilleux docteur.

J'en suis certain.

- Votre p�re est alit� ? - Non, pas compl�tement.

Mais il est trop faible pour quitter la maison.

- C'est un juge, n'est-ce pas ? - Il l'�tait autrefois. Pourquoi ?

Les juges m'int�ressent.

Ils ont le pouvoir de vie et de mort.

De m�me que les m�decins.

M. Gant, qui �tes-vous venu voir ?

Peut-�tre n'importe qui, Mlle Benson.

Je ne comprends pas bien.

Tout le monde a des ennemis, Mlle Benson.

Tout le monde.

Je pr�f�re continuer toute seule, M. Gant. Bonne journ�e.

Souviens-toi, c'est Stricker qu'on veut.

Si Gant ou qui que ce soit d'autre s'interpose, tirez et tirez vite.

- Et Buck Hastings ? - Il n'emb�tera personne.

Allez. Allons-y.

Papa, je suis l�.

Des secrets ?

Pas pour toi.

- Qu'est-ce qu'il y a, ch�rie ? - Rien.

C'est dr�le.

Quoi donc ?

Tu ne devineras jamais � qui je parlais aujourd'hui.

Ne me dis pas que Luke a de la concurrence.

C'�tait John Gant.

- Qu'est-ce qu'il te voulait ? - Je ne sais pas.

Il est venu vers moi au magasin et s'est mis � me parler.

Oh, papa, tu ne penses pas qu'il est apr�s moi ?

Non, bien s�r que non, mais-

Ici.

Je t'ai vu de ma fen�tre parler � John Gant.

Toi aussi ? Qu'est-ce que vous avez, les hommes ?

Je ne l'aime pas. Je ne veux pas que tu aies affaire � lui.

Tu es jaloux, Dr Canfield. Tu l'es, en fait.

Ne sois pas b�te. C'est juste qu'il est dangereux de le c�toyer.

Quelqu'un pourrait d�cider de lui tirer dessus n'importe quand.

Bonjour, juge. Comment vous sentez-vous ?

Bien.

Assieds-toi.

Tr�s bien.

Luke, je r�fl�chissais.

- Je sais comment l'arr�ter pour de bon. - Vraiment ?

Personne n'a pu accuser Gant de meurtre...

parce qu'il a toujours pu prouver que c'�tait de la l�gitime d�fense.

Il n'a jamais tu� un homme de sang-froid.

- C'est ce que je crois comprendre. - Oui.

Mais supposons que cet homme, qui qu'il soit, que Gant est venu trouver...

soit pr�t � mourir pour arr�ter Gant une fois pour toutes.

Je ne vous suis pas.

Supposons que son homme cette fois refuse de se d�fendre...

et reste assis l� volontairement pour forcer Gant � commettre un meurtre.

C'est un peu tir� par les cheveux, non ?

Aucune personne saine d'esprit ne se laisserait assassiner.

Non, je suppose que non.

Ce serait difficile d'abandonner ne serait-ce qu'un moment de vie.

Tout le monde veut vivre. N'est-ce pas ce que tu dis ?

- C'est exact. - Qu'est-ce que tu fais ?

�coutez, juge, j'ai pens� qu'on �tait d'accord que vous ne fumeriez plus.

Tu m'as eu dans un moment de faiblesse.

Juge, je ne serai pas responsable.

C'est Chaffee. Il va chez Stricker. Je vous verrai plus tard.

Gabe ! Frank ! C'est Chaffee !

Couvrez-moi.

Arr�tez, bande d'idiots ! Arr�tez ! Arr�tez !

Arr�tez !

Doc, j'imagine que Stricker-

J'imagine que Stricker n'avait pas besoin de Gant apr�s tout.

�a va aller.

Earl est mort, doc, et Frank a �t� touch�. Il est dedans.

Dans une minute. Allez chercher ma trousse sur le cheval.

Doucement, Ben. Doucement.

Je savais que �a arriverait. J'aurais pu l'arr�ter.

Ce n'�tait pas ta faute, fiston.

Non, �a ne l'�tait pas. C'�tait la faute de Gant.

Tu es un docteur, mon gars. C'est ici que tu es le plus utile.

Tr�s bien, papa. Am�ne-le � l'int�rieur.

Pr�parez ma note et allez chercher mon cheval. Je m'en vais.

Oui, monsieur !

Qu'est-ce que tu fais ?

Je nettoie juste un peu.

Pourquoi les portes �taient-elles ferm�es ?

Je n'avais pas r�alis�.

Je dois sortir un moment.

Mais tu viens juste d'arriver.

J'ai oubli� d'aller chez la couturi�re. Je n'en ai pas pour longtemps.

Eh bien, Mlle Benson.

O� puis-je trouver John Gant ?

Il est dans sa chambre, num�ro sept.

Mais je ne monterais pas � votre place.

Qui est l� ?

Anne Benson. Je veux vous parler, M. Gant.

Je vais vous tuer, M. Gant.

Pouvez-vous me dire pourquoi ?

Parce que je sais maintenant que vous �tes venu tuer mon p�re...

et je ne vous laisserai pas faire.

Alors vous auriez d� charger votre pistolet.

- Qu'est-ce que c'�tait ? - Anne Benson est l�-haut.

On ferait mieux de faire venir le doc.

Restez ici. Je vais le chercher.

M. Gant, s'il vous pla�t, je vous en supplie, ne le faites pas.

Il ne lui reste pas longtemps � vivre.

Je suis d�sol�.

Oh, non, vous ne l'�tes pas. Vous aimez tuer.

Mais �a ne servira � rien. Il ne se d�fendra pas contre vous.

Il vous forcera � l'assassiner et ils vous pendront !

Il a dit � Luke que c'�tait le seul moyen de vous arr�ter.

Tuez-le et vous serez pendu !

Alors je vais devoir agir, n'est-ce pas ?

- Ma note. - Oui, monsieur.

Elle est toujours l�-haut, mais Gant est parti.

Anne, c'est Luke. Qu'est-il arriv� ?

Je vais bien.

- C'est papa ! Il est all� voir papa ! - Calme-toi.

Non, c'est vrai ! Il l'a admis ! Luke, tu dois l'arr�ter. Je t'en prie !

Restez avec elle, Sid.

- Que s'est-il pass� ? - Gant en veut au juge.

- L'attelage est pr�t ? - Oui.

Certains de vos anciens associ�s dans l'est vous saluent.

C'est ce que je vois.

Vous n'avez pas peur ?

Je meurs depuis longtemps. La mort est une vieille amie.

Mais certains de vos autres vieux amis sont impatients.

Ils l'ont toujours �t�.

De quoi ont-ils peur, Gant ?

Je n'ai pas demand�.

Je le sais de toute fa�on.

Personne ne conna�t mieux la structure d'un �difice que l'architecte.

Si je disais tout ce que je sais...

cela enverrait le gouverneur et le maire...

et moi-m�me en prison.

Ces deux-l� feraient des prisonniers tr�s distingu�s.

Peut-�tre.

Mais me tuer ne me fera pas taire.

Tout s'�talera au grand jour de toute fa�on.

C'est leur probl�me.

Eh bien, allez-y, M. Gant.

Je n'ai pas l'intention de r�sister.

D'autres hommes m'ont pr�venu qu'ils ne se d�fendraient pas...

mais ils ont tous fini par essayer.

Vous avez une fille charmante.

J'ai trouv� sa compagnie agr�able, mais le sentiment n'�tait pas partag�.

De quoi parlez-vous ?

J'ai pens� que vous aimeriez ce petit souvenir d'elle.

Qu'est-ce que vous lui avez fait ?

Qu'est-ce que vous lui avez fait ?

Gant, je vais vous tuer !

Je n'ai pas de querelle avec vous, m�decin. �cartez-vous.

- Luke, tu vas bien ? - Je vais bien.

Luke, il n'a pas tir� sur le juge.

Beaucoup de gens voudraient tuer John Gant...

mais il a fallu un gu�risseur avec un marteau pour leur faciliter la t�che.

Je pourrais jeter un coup d'�il � ce bras.

Ne vous inqui�tez pas pour �a, m�decin.

Tout a une fin.

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