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Tout ce que je sais
m'a �t� r�v�l� pour illuminer le chemin des hommes.
Et ce sont des choses merveilleuses.
N'oublie jamais les �toiles infinies de l'univers,
l'herbe qui pousse sur terre.
Je t'ai accompagn� jusqu'au centre de la terre
pour te montrer la beaut� divine de notre m�re unique.
Voici l'�toile du matin. Celui qui r�ussit � la voir
marchera avec sagesse le long de son propre sentier.
La lumi�re de la lune sera, pour toi, l'esprit de ton p�re
et la chaleur du soleil sera ta force.
Comment c'est la ville, papa ? C'est grand ?
Grande et belle, avec plus d'habitants que tu n'en as jamais vus.
�a te plaira. Tu y trouveras tout ce qui te sert : une �cole, des amis...
Tu n'y es pas habitu�. Il n'y avait que nous � la mine.
Mais ils t'apprecieront tous. Autant que nous t'appr�cions.
Vers o� allons nous ? Dans quelle direction, maman ?
Et si tu me le disais, Jonathan? Je t'ai appris comment le faire.
Oui, tu as raison. Fais-moi voir.
Nord !
On va vers le nord, pas vrai maman ?
- Papa, qui sont ces hommes ? - Mon Dieu, Sasha!
Donne-moi ton arme !
Papa, que nous veulent-t-ils ?
Notre or. Voil� ce qu'ils veulent.
Plus vite, Sasha !
On ne peut pas. La charrette est lourde !
Jonathan!
Tonia !
- �a va, tr�sor ? - Oui.
- Papa, papa ! - Fuyez vers la for�t ! Allez !
Ne bouge pas d'ici !
Sasha, fuis !
Non !
Non ! Sasha !
Sasha !
Non !
Sasha...
V�rifie qu'il soit mort.
On t'as eu, Kowalsky. T'aurais mieux fait de rester � la mine.
Ils voulaient se rendre en ville.
Y en a des choses ! Mais o� est l'or ?
Cherche dans la charrette.
T'as trouv� ?
Non, rien.
Eh, o� est l'enfant ? Il nous a �chapp� !
Occcupe-t'en, Goodwin. Ne laissons pas de t�moin.
Ils ne savent pas ce qu'est la reconnaissance.
Toutes ces ann�es � les prot�ger
et ils s'en vont sans nous remercier !
O� es-tu ? Inutile de te cacher !
Eh morveux, tu m'entends ?
Laisse tomber, il n'ira pas loin.
On ne peut pas le laisser ici. Faut le trouver.
Petit batard, o� es-tu ? O� te caches-tu? Montre-toi !
O� il est ?
Le voil� ! Ils ont mis 10 ans pour le trouver et nous seulement 10 minutes !
Goodwin, on a trouv� l'or !
Allez viens, partons !
Adieu, Kowalsky !
Maman ! Maman , papa !
Maman !
Maman, maman ! Maman, ouvre les yeux !
Regarde-moi, j'ai peur. Ne me laisse pas tout seul.
Je t'en prie, dis quelque chose. J'ai peur.
Papa, papa !
Papa, r�veille-toi ! R�veille-toi, papa ! S'il-te-pla�t !
R�veille-toi, r�ponds-moi.
Moi aussi je l'ai eu ! J'en ai pris un aussi !
Regarde comme il est gros ! Regarde !
Allez, John John ! Allez cours ! Avec moi !
Allez, suis-moi ! Tu n'y arrives pas ? Allez, choppe-moi ! Allez, viens !
Attrape-moi ! Non, non, arr�te ! Tu vas me la casser !
Assez, cette musique est � chier !
Joue-nous une vraie chanson am�ricaine, maintenant.
D'accord, tr�s bien. Puisque c'est gentiment demand�...
Eh, porte-nous encore � boire !
Enseguida, se�or. Entrega esta a la mesa del se�or.
- T'as vu ? C'est l'indienne qui te sert. - Son cul est rouge aussi ? Voyons �a !
Sale pute, regarde ce que t'as fait !
Chinga de tu madre, mira lo que has hecho!
Perdone, se�or. Perdone, pero estos son saIvajes. Perdone, se�or.
C'est pas des �tres humains, c'est des b�tes !
C'est comme les lapins : plus t'en tues, plus y en a.
- Nettoie tout, maintenant. - Putain de sauvage !
L�che la table. L�che bien tout !
Laisse-l� ! Ne la touche pas.
C'est � moi que tu parles ?
Tu vas faire quoi si je ne la laisse pas ? Me tuer ?
Ah, oui ? Allez, essaye !
Allez, fais nous voir !
Allez !
Un jour, je cracherai sur ta tombe !
Continue,. J'aime ta musique.
Jonathan !
Tu me connais ?
Un seul homme pouvait faire ce que tu as fais, Jonathan des Ours.
Je peux venir avec toi ?
Je voyage seul.
Tout doux, John John.
Du calme ! Qu'y a-t-il ?
Tu me fais mal.
Ne bouge pas.
Allez, arr�te.
Allez, ne r�le pas.
Je vais voir puis je reviens.
Je ne vais pas t'abandonner.
Allez, va-t-en.
Retourne dans la grotte. Je reviens.
Et ne pleure pas.
Non, John John. Va-t-en !
Retourne dans la grotte !
Il t'attend.
O� m�ne ce sentier ?
De l� o� nous sommes � l� on nous devons aller.
Nul ne conna�t son destin jusqu'� ce qu'il voit le chemin.
Et quel est le chemin, Petit Ours ?
Le chemin ?
Il n'y en a pas. C'est notre marche qui le cr�e.
Les nuages m'ont pr�venu de ton arriv�e, fils.
Les m�mes nuages qui m'ont amen� vers toi, P�re.
Bien des hivers sont pass�s.
Mais je suis toujours rest� � tes c�t�s.
Je n'ai pas oubli� tes paroles.
Regarde. En bas vivent les esprits du tonnerre.
Il t'emm�neront l� o� tu deviendras un aigle et tu verras la terre d'en haut.
Tu y verras tout ce qu'il y a � voir.
Un lieu o� le soleil brille �ternellement, Petit Ours.
Seulement alors tu comprendras ce qu'il est juste de savoir.
Bois ceci. Dedans, il y a le pouvoir de la vie.
Il est � toi.
Et prends ceci.
Il a le pouvoir de donner et de reprendre.
C'est � toi.
Te souviens-tu de nos terrains de chasse ?
Les hommes blancs avancent tels des locustes
d�vorant tout sur leur passage.
Ils laissent la terre vide, priv�e de sa dignit�.
J'ai compris, P�re, � quelle race ils appartiennent.
Mes yeux ont vu d'autres tribus se faire massacrer.
Ils les tuent tous, tous les fils de notre terre.
Petit Ours, j'ai affront� les temp�tes et bien des hivers.
Mais d�sormais je suis tel un vieil arbre.
Mes feuilles sont tomb�es
et mes branches sont s�ches.
Je suis trop faible pour guider mon peuple.
Il est temps pour moi de rejoindre l'esprit de mes p�res.
Pr�pare-moi une place pour rester � tes c�t�s.
Ensemble, l�-haut, nous retrouverons ce paradis qu'ils nous ont enlev�.
Personne ne peut nous voler le paradis
car un homme, m�me le plus avide de tous,
peut soutirer aux autres uniquement ce qu'il peut atteindre.
Et le paradis, Petit Ours, est un lieu que nul ne peut voler.
C'est ici, dans ton c�ur
que tu dois trouver le courage de devenir celui que tu es destin� � �tre.
Ne m'abandonne pas, P�re.
Je ne t'abandonnerai jamais, car nous sommes un �tre unique.
Jubilons ensemble, mon fils,
pendant que je m'abandonne dans les bras de la paix.
Comment te trouverai-je ?
Ton premier ami, l'homme blanc, veut les tuer.
Tu dois les proteger, mon fils.
P�re...
Oh grand esprit, �coute ma voix !
Toi qui as cr�� des millions d'�toiles dans l'univers infini,
qui partant aux quantre coins a cr�� la terre,
qui a le pouvoir de purifier et gu�rir,
de donner et d'�ter la vie,
accueille le grand Tawanka dans tes bras
Fais que la M�re Terre soit g�n�reuse avec son fils !
Donne-nous le pouvoir de voir
et de comprendre que seule ton aide peut nous opposer � la furie des vents
et suivre la trace de notre voyage.
Viens ! Viens !
Viens, mon beau !
Allez, allez !
Allez mon beau, viens!
Viens ! Viens !
Allez !
On l'a eu !
Il est � nous, on l'a eu !
Attention ! L'ours s'est lib�r� !
Tire, qu'est-ce que t'attends !
J'ai peur de toucher Terence !
Bon Dieu !
Tire ! Tire !
Vise la t�te !
T'es qui, fils de pute ?
Prenez votre ami et partez.
Tu veux voler notre proie ?
Enfoir� ! Tu sais depuis quand on chasse ce maudit ours ?
La chasse est termin�e.
Mais c'est pas fini entre nous !
On se reverra, fils de pute !
- Dans quel �tat il est ! - Doucement !
Cet endroit est pourri. Y a que des voleurs et des vagabonds.
Au moins chacun est libre de faire ce qu'il veut.
En plus, je suis bien pay� pour vous prot�ger.
Et �a te convient parfaitement, non?
C'est peut-�tre pourri, mais �a sent le fric.
Je ne la m�priserais pas � ta place.
T'es dans cette merde jusqu'au cou.
Ah, oui ?
Chaque femme � son prix. Le mien tu peux te l'offrir.
- Regardez ! C'est Tarig et ses hommes ! - Tarig est bless�.
- On les a attaqu�s. - Tarig est bless�.
Qu'est-ce qui s'est pass� ?
On �tait sur les collines pour chasser l'ours.
On l'avait pris, on allait l'achever...
Mais l'ours a cass� la cha�ne et a attaqu� Tarig.
Puis le m�tis est arriv�.
Il a tir� deux fl�ches en m�me temps
et nous a d�sarm�s.
Deux fl�ches ?
On part � la chasse !
Cette fois, cette ordure ne m"�chappera pas !
N'oubliez pas les torches, il fera bient�t nuit.
Ding, dong ! A tout homme mort, car peu avis�,
je le r�conforterai avec cette ballade qui fait ding, dong !
Que dis-tu, fils de pute ?
Les routes sont pleines de boue, et seront bient�t pleines de sang.
Parce que je vais te tuer ! J'aurais d� le faire il y a longtemps !
Si quelqu'un est destin� � mourir, c'est toi.
Et je ne sais pas si je pleurerai.
A vos chevaux !
J'ai presque fini.
Vous trois au cimeti�re, les autres avec moi !
J'ai jamais aim� les cimeti�res.
Sauvages !
Ces mis�rables laissent toujours quelque chose de pr�cieux pr�s des morts.
Il est mort depuis peu. Ils ont laiss� des fruits frais.
Mmmmh, c'est bon !
Eh, c'est de l'or !
Pas possible, fais voir !
- Regarde ! - Il a raison, c'est de l'or !
Vous n'�tes bons qu'� tuer des b�tes et d�pouiller vos morts.
C'est lui ! Tirez !
Qui offense l'esprit des morts attire sur lui les forces du mal.
�a vient du cimeti�re !
Demi-tour !
- O� est-il pass� ? - On l'a perdu.
- Il n'a pas pu dispara�tre ! - Il �tait devant nous.
Je pense qu'il est pass� par l�.
Je le veux vivant pour l'�trangler de mes mains ! Bougez-vous !
- Allez ! - Il ne doit pas �tre loin.
Tu vois que je suis revenu John John ? Tout doux, l�che-moi !
Ils vont t'entendre ! Ils me cherchent !
Au-revoir ! Je reviendrai, je te le promets !
Petit Ours, tu seras peut-�tre moins chanceux la prochaine fois.
Les amis de Petit Ours l'attendent au village.
Le grand Tawanka voulait que ta tente soit toujours chauff�e,
en attendant ton retour, Petit Ours.
Bien des saisons sont pass�es depuis que tu es parti te venger.
Je suis s�r que tu te souviens de ce jour.
Une t�che difficile t'attend. Je l'ai trouv�e dans la grotte.
J'ai attendu le bon moment pour te la donner.
Alors, tu as pu lib�rer ton c�ur ?
Ma qu�te fut longue, trop longue.
Qui es-tu ?
Il y a longtemps, dans un champ, un jour d'�t�...
Un charriot...
avec un homme, une femme, amoureux, heureux, avec un fils.
Vous les avez tu�s.
Mais vous avez oubli� le gar�on.
Mais lui ne vous a pas oubli�s.
Ce fut le premier.
Et les autres ?
Je les ai longtemps cherch�s,
et les ai trouv�s commettant des violences inutiles et cruelles
envers les d�munis, les faibles, les opprim�s.
J'en ai tu� beaucoup.
Cet homme est innocent !
Mais je devenais comme eux.
La vengeance ne me donnait pas la paix recherch�e
et l'ennemi que j'affrontais n'�tait plus devant moi
mais en moi.
Je les ai traqu�s pour me venger.
pour les effacer de la surface de la terre et de mon c�ur,
mais j'ai compris que c'�tait inutile.
- C'est lui ? T'en es s�r ? - Oui. Tue-le !
C'est le batard qui a tu� Oskins et voulait aussi me tuer.
Il voulait savoir qui �tait le troisi�me qui avait tu� les deux mineurs.
Tu as compris de qui je veux parler, pas vrai Goodwin ?
- Tu m'as trahi ? Tu lui as dit qui j'�tais ? - Non, mais j'ai appris son nom :
Jonathan des Ours.
Pourquoi tu me fixes comme �a ? Je ne t'ai pas trahi, Goodwin !
Je savais que c'�tait toi, mais je n'ai rien dit !
- Je jure, je n'ai pas parl� ! - Et tu ne parleras jamais !
Vous deviez me le laisser, M. Goodwin.
C'est mon travail. Vous voulez me le piquer ?
C'�tait une affaire personnelle.
Le c�ur d'un guerrier peut battre fort
et faire croire que tu es mort.
Encore une fois, les enseignements de notre p�re m'ont sauv� la vie.
J'avais l'impression de survoler les plus hautes montagnes.
Je vis plus d'une chose qu'un homme peut voir de ses propres yeux.
et compris ce que les mots ne peuvent expliquer.
Je fus admis dans le cercle sacr� de nos anc�tres.
et des g�n�rations � venir.
Ils me donn�rent le pouvoir de rescuciter l'arbre sacr�.
Ce fut � cet instant que je revins � la vie.
La vengence ne comptait plus pour moi,
et je devais revenir.
Si vos donn�es sont exactes M. Goodwin,
et je n'ai pas de raison d'en douter,
il nous suffirait de creuser dans cette zone, vous voyez ?
�a semble le mieux. Et ainsi
on �viterait d'entrer dans la r�serve indienne.
Un bel avantage, non ?
Un avantage, M. Green ?
En restant en dehors, on aura pas de probl�mes avec les sauvages.
Je ne suis jamais all� autant au Nord.
Pensez � bien faire votre travail, M. Green.
Vous �tes un bon ing�nieur.
Mes hommes et moi on s'occupe du reste.
Tant d'ann�es sont pass�es, mais rien n'a chang�.
C'est toujours aussi dangereux.
- Maddock ! O� est Maddock ? - Dedans.
Grouillez-vous ! Johnny, sur la banque !
Toi, sur le toit de la poste !
Sam, dans cette maison. Yanky, au-dessus.
Un peu d'entrain, les filles. Vous avez l'air en bois !
Levez ces gambettes, faites-les voir !
Plus haut !
Plus haut !
Bravo, continuez comme �a.
Bienvenu � Golgotown !
Qui �tes-vous ? Que voulez-vous ?
Y a quoi dans ce charriot ?
Vous �tes sourds ?
Vous voulez que je vous d�bouche les oreilles ?
Je sais que tu ne me tueras pas tant que je ne serais pas de dos.
C'est ta sp�cialit�, n'est-ce pas...
Maddock ?
Que viens-tu faire ici, Goodwin ?
Je t'ai pos� une question !
Tu es la seule personne qui, au fond du trou, creuse encore.
C'est ma ville ! C'est moi qui tiens les rennes !
C'est moi qui d�cide qui reste et qui pars !
Tu es tr�s courageux quand tu as des hommes arm�s sur les toits.
Tu n'as pas bien compris. Un mot et tu es mort !
Quel mot ?
Feux !
Citoyens de Golgotown, je suis Fred Goodwin
et je suis venu dans ce lieu oubli� de Dieu
pour vous amener la prosperit�.
L'avenir est dans ce chariot.
Oui, l'avenir.
La machine que bient�t vous verrez fonctionner
marche gr�ce � un liquide miraculeux
qui g�n�re un gaz qui produit de l'�nergie.
Observez les effets avec une modeste quantit� de ce liquide
sur la machine.
Il fait bouger les engrenages de haut en bas.
Imaginez les incroyables possibilit�s que r�serve le futur.
Et je parle du v�tre !
Ceux qui se sentent opprim�s,
victimes de lois injustes, d'id�ologies racistes,
tout ceux qui r�vent de libert�
et esp�rent une existence plus humaine, pensez � ce que j'ai dit
pendant que vous observez l'effet miraculeux de ce liquide.
Mais �a bouge plus !
- Pourquoi ? - C'est une arnaque !
R�pondez !
Le fleuve coule-t-il sans eau ?
Le corps vit-il sans sang ?
De la m�me mani�re, cette merveilleuse machine
ne peut fonctionner sans ce nectar des Dieux.
Sans ce qu'on appelle "l'or noir".
Et cet or noir, vous l'avez ici messieurs,
tout autour de vous, sous vos pieds.
La seule chose qu'il faut faire c'est l'aider � le faire sortir.
Je vous promets le paradis
o� coulera � flot argent et whisky
ainsi que les femmes de tous genres pour tous les go�ts !
- Leyla ! - O� �tais-tu toutes ces ann�es, fils de pute !
J'�tais occup�.
M. Goodwin promet la fortune � ceux qui travailleront pour lui.
Mais ceux qui s'opposeront feront la m�me fin que ceux-l� !
Benis soient ceux qui trinqueront avec M. Goodwin,
car aucun d'entre eux ne paiera cette fois !
Le messie est arriv� !
Eh, l'estropi� ! Pends-moi ces cadavres l�-haut.
Tout le monde doit les voir, �a servira d'exemple.
Je vois que Petit Ours a capt� l'attention de Shaya.
Elle est tr�s belle, non ?
Tu as peut-�tre besoin d'une femme apr�s toutes ces ann�es de solitude.
Peut-�tre.
Je suis inquiet pour le village.
- Tu crois qu'il est assez prot�g� ? - A toi de le dire.
Tu n'as pas appris � faire la guerre chez l'homme blanc ?
tout ce que je sais vient de Tawanka.
- Mon p�re. - Notre p�re.
C'est une vieille histoire jamais r�solue, Petit Ours.
C'est peut-�tre le moment.
Un vrai guerrier ne craint pas la douleur et n'a pas peur de se br�ler la main.
Mais le guerrier sage ne se laisse pas br�ler la main
qui lui sert � tenir son fusil.
Ne te rends pas !
Tu t'am�liores !
Tu dois respecter ton adversaire.
Petit Ours est devenu fort.
Cookey!
Mon nom est Fred Goodwin. Et le v�tre ?
D'abord, laisse-moi te pr�senter mes hommes.
De braves gar�ons. Courageux, fiers et fid�les.
Je suis Caspar.
Que voulez-vous, M. Caspar?
Ton histoire est int�ressante. Celle qui parle d'or noir
et de nous qui deviendrons tous riches.
T'as tu� Maddock et les siens.
La grande classe, je dois l'admettre.
Mais si tu es l� pour donner des ordres, tu fais une grossi�re erreur
Goodluck ou je sais pas quoi.
Mes hommes et moi n'ob�issons � personne.
Tu peux mener � la baguette ces morts de faim mais pas nous.
C'est clair. J'ai compris ce que vous dites M. Caspar,
mais je n'aime pas ce ton-l�.
Tu ne devras peut-�tre pas l'entendre encore longtemps, Goodwin.
Aucune raison d'en arriver l� !
Je vous offre l'occasion unique de sortir de la mis�re
et d'obtenir ce que vous d�sirez : l'argent.
Le monde appartient � ceux qui en ont.
Et le seul moyen que vous avez d'en avoir plein
est de m'aider � extraire ce liquide de la terre !
A vous de voir !
On verra.
A l'or noir !
George, viens ici s'il-te-pla�t. Je dois te montrer quelque chose.
Oui M. Green.
Le treuil l�-haut coince un peu. D�place-le � gauche.
Attends, je reviens.
En effet, y a bien du p�trole dans cette zone M. Goodwin. Vous aviez raison.
Mais il faudra creuser � d'autres endroits
parce qu'ici, � part quelques traces, il...
- Vous m'�coutez M. Goodwin? - On ira l�-haut.
Le gisement principal doit �tre l�.
Dans la r�serve indienne ?
Extraordinaire ! C'est du p�trole de qualit� !
Comment le saviez-vous ? Et pourquoi avoir for� dans la vall�e ?
Non, baissez vos fusils. Restez calmes !
Nous sommes venus observer vos coutumes.
Vous ne respectez m�me pas les v�tres,
mais la terre de nos anc�tres est sacr�e et personne ne doit la pi�tiner. Partez !
- On s'en va. - Et oubliez le chemin qui vous a men�s ici.
Oui, c'est bon...
Ils n'ont aucun respect pour notre M�re la Terre.
Ils veulent la d�truire, l'empoisonner,
l'enlever � ceux qui l'aiment, � notre peuple.
Ils sont arriv�s jusqu'au cimeti�re, ils arriveront jusqu'ici.
Mais je ne permettrai pas qu'ils d�truisent le grand sommeil.
Mon fr�re Petit Ours dit vrai.
Je sens notre M�re la Terre, toi aussi ?
Elle nous appelle, elle nous demande de la prot�ger.
Nous devons le faire.
Nous devons combattre, Petit Ours, pour sauver sa dignit�.
M. Goodwin est grand !
- C'est pour toi. - Jamais vu autant d'argent !
Suivant !
Dans ce lieu oubli� de Dieu
par chance, M Goodwin est arriv� !
L'or noir changera la vie de tous !
Satisfaits ? Buvez et amusez-vous !
Quand crois-tu qu'ils attaqueront.
Je ne sais pas mais je vais essayer de leur parler.
Eh, l'�tranger ! Si tu cherches des crosses, tu vas les trouver !
Que viens-tu faire ici ? Que veux-tu ?
Ouais, r�ponds � la dame, c'est quoi ces mani�res ?
Qui commande ici ? Je veux lui parler.
Qui es-tu ? Que me veux tu ?
je suis Jonathan KowaIsky. Je viens d�sarm� pour vous parler.
Tu as des machines que tu veux utiliser sur notre territoire,
et je ne crois pas que ce soit juste.
Tu es venu d�clarer la guerre au progr�s ?
Non, je veux que vous sachiez que, pour nous, la terre est sacr�e.
Tu ne me croieras peut-�tre pas mais elle l'est aussi pour nous.
On veut l'utiliser pour am�liorer la vie.
De tous.
Notre vie est diff�rente de la v�tre.
La vue des villes offense les yeux de mes fr�res.
M�me la vue du bien-�tre ?
Et de la prosp�rit� ?
�a les offense aussi ?
Tu veux voler la terre, mais elle ne nous appartient pas.
Nous appartenons � la terre.
Mais tu ne peux comprendre comment vit mon peuple.
Ton peuple veut vivre en nous faisant la guerre.
Mais il sera vaincu.
Le progr�s vaincra et ils seront balay�s.
Tu n'as pas peur de mourir ?
Mourir n'est pas le pire des maux.
Un homme sans libert� est d�j� mort.
H�, le m�tis ! Utilise ta t�te, si t'en as une.
Gare � ce que tu dis quand tu parles � M. Goodwin,
sinon... bang, bang !
Tu m'as d�j� menac� deux fois. Il vaut mieux tirer la prochaine fois.
Qu'est-ce que vous attendez ? Poursuivez-le !
Tuez-le ! Ne le laissez pas s'�chapper !
Allons-y !
Je m'en occuperai moi-m�me...
Les femmes, les enfants et les anciens dans la grotte !
Prenez des vivres et des couvertures, il y en aura besoin !
Aucun accord possible avec ces sales indiens !
C'est une menace pour tous !
Pour votre avenir et celui de vos enfants. Qu'attendons-nous ?
- Il a raison ! - Allons-y !
- Mort aux indiens ! - A mort !
Prenons ce qui nous appartient !
Tous ceux avec un cheval, suivez-moi !
Tu parlais d'argent. Alors, parlons-en.
Combien pour exterminer ces sales peaux-rouges ?
100$ pour chacun de tes hommes, 500 pour toi. �a suffit ?
J'en profiterai pour chasser les n�gres, les chinois, les mexicains.
Nettoyons cette ville de merde.
Non, les indiens seulement pour le moment.
Cette caverne a une autre sortie. Le chemin m�ne au lac.
L� aussi, l'entr�e est cach�e.
Restez � l'int�rieur et ne bougez pas jusqu'� mon retour.
Trop calme.
Oui, on peut pas se fier aux indiens.
Le ciel s'assombrit avant le d�luge universel.
- Bordel ! C'est un pi�ge ! - Allons-nous-en !
C'est un pi�ge ! Fuyons !
H�r�tiques idol�tres ! Que la col�re de Dieu s'abatte sur vous !
Sa col�re sera implacable et soudaine !
tel un �clair avant la temp�te !
Sodome et Gomorrhe !
On a bien fait de s'�clipser
Ils nous auraient massacr�s comme ces abrutis.
C'est bien vrai !
- Ils doivent tous �tre morts. - Allons encaisser notre fric.
- Regardez, une survivante ! - Plus pour longtemps.
Joli coup !
Y a aussi la m�re du petit batard.
Bien, comme �a on se fait toute la famille.
Qu'est-ce que t'attends ? Tire !
Il s'est peut-�tre laiss� attendrir ?
Non. Cette sauvage pourrait nous �tre utile.
Besoin d'aide, Caspar ?
Tu vas y arriver tout seul ?
Que s'est-il pass� ?
On a gagn�, Petit Ours. Les hommes blancs ne reviendront pas.
Tu te trompes mon fr�re. Ils reviendront. Ils reviennent toujours.
Les h�ros sont de retour.
Elle te pla�t Goodwin ?
Un petit cadeau pour toi. La fille du chef.
Tu es dou� pour gagner du fric avec les femmes.
Vu que tu ne l'es pas pour les gagner dans la bataille.
Pas d'histoire, Goodwin. Envoie la monnaie !
D'accord, on avait un accord. Et je suis un homme qui les respecte.
Voil� ce que je te dois !
Eh, l'indiene !
- Attrapez-l� ! - Arr�tez-l� !
Bois donc avec moi !
Et � quoi trinque-t-on ?
Arr�te !
Viens ici !
Monte, vite !
Il faut les pourchasser !
Ne les laisser pas s'enfuir !
- Choppons-les ! - Vite, cours !
Cherchez partout !
Ils ne doivent pas quitter la ville !
- Allez, par-ici ! - Vite !
Par-l� !
Vite !
Je sais ce que tu �prouves. Je me suis pos� la m�me question.
�a m'a tourment� durant des ann�es : comment l'homme peut-il �tre aussi cruel ?
Quand j'�tais enfant, il y a bien des ann�es, j'ai regard� terrifi�
tel un cauchemar, des hommes tuer sans piti� mes parents.
Un acte absurde, jaillissant de l'aspect le plus obscur de l'�me humaine.
Celui qui prend plaisir � la destruction.
Depuis ce jour atroce, une voix a commenc� � hurler en moi
qu'aucun pardon n'�tait possible
pour le sang qu'ils avaient vers� et l'amour qu'ils avaient tu�.
Les ann�es pass�rent et j'ai continu� d'aller seul dans cette grotte,
et je restais assis pendant des heures dans l'obscurit�,
cherchant � justifier, comprendre, pardonner et oublier.
Et quand mes heures dans la grotte devinrent une obsession
je compris qu'il me fallait quitter les personnes que j'aimais le plus :
Tawanka, Chatow, et tous mes amis du village.
Je devais me confronter avec ma rage.
Et ce fut durant ce tourment g�n�r� par tant de haine que je compris.
Nous tous, blancs, noirs, rouges, jaunes...
avons le m�me sang qui coule dans nos veines.
Et quand je le compris, ma haine disparut et resta derri�re moi.
Seuls demeurent un sens de la compassion et une immense tristesse.
Ma petite Shaya, je voudrais t'emmener l� o� les choses ont un sens.
Mais ce lieu n'existe pas sur cette terre.
Je l'ai cherch� partout. Je le sais.
- Ils sont partis ! - Impossible ! Chechez mieux !
L'�glise ! Encerclez-la !
- Ils les ont trouv�s ! - Ils ne doivent pas s'enfuir !
Pars ! Tu peux encore te sauver !
Cours !
Arr�te !
Qu'est-ce que t'attendais pour tirer ?
Homme blanc chez les indiens mais aussi indien parmi les blancs.
Cet homme est le symbole vivant
de ce qui a toujours frein� le progr�s et la civilisation.
Cet homme nous a trahis. C'est une menace pour nous tous,
mais aussi pour la tribu qu'il a mont�e contre nous.
Car ainsi, il les a condamn�s � mort.
- C'est vrai ! - Pas de piti� ! A mort !
- Tuez-le ! - Mettons-le en pi�ces !
Nous savons qu'il d�sire tant �tre un sauvage,
mais les sauvages n'ont pas d'�me et vivent comme des animaux.
Ils tuent aussi comme des animaux. C'est dans leur nature.
Lui par-contre est blanc et devrait avoir une conscience.
Il est coupable !
Doublement coupable !
Coupable envers vous tous !
En votre nom, je le condamne � mort !
A mort ! Il doit mourir !
Encore entier ?
L�-haut.
Allez, soulevez-le !
Allez, en haut !
Laissons-le l�-haut, il a besoin de r�fl�chir.
Laissez-le m�me trois jours, pourquoi pas ?
Jusqu'� ce que les vautours ne laissent que ces os.
On verra s'il ressuscite encore une fois !
Partez tous !
Je ne veux voir personne ici !
Rentrez chez vous, le spectacle est fini.
Allez, partez !
Pourquoi tu restes avec les indiens ? Tu es blanc.
Toi tu es noir. Pourquoi rester avec les blancs ?
Goodwin paye bien. Toi, personne ne te paye.
Pourquoi tu le fais ?
Essaye de le comprendre tout seul.
�a ne vaut pas le coup de lutter pour un id�al.
J'ai fais la guerre contre l'esclavage
mais je suis toujours un esclave.
Ils m'ont donn� une m�daille, mais � quoi bon ?
Rien n'a chang�.
Tu es dans le mauvais camp.
Le bon camp c'est celui qui gagne � la fin.
Mauvaise conscience ? T'as d�cid� de la noyer dans l'alcool ?
Qu'est-ce que t'as ? T'as pas aim� le spectacle ?
Je ne sais pas ce que j'aime, mais je sais ce que je n'aime pas :
toi.
Pourquoi tu n'irais pas t'occuper de cette sale b�te ?
Moi ? Oublie, c'est trop dangereux !
Je pr�f�re surveiller ce fils de pute !
�a doit �tre un de ses amis, on l'appelle Jonathan des Ours.
Arr�te ! Pas un geste !
Si tu bouges, je tire !
M. Goodwin ? M. Goodwin !
- M. Goodwin ! - Quoi ?
Pas comme �a les filles ! Levez la jambe ! Plus de souplesse !
Il s'est enfuit !
Ce fils de pute s'est d�tach� et a tu� les gardes.
Allons-y !
Finissons-en une fois pour toutes !
Goodwin!
Regarde comment finit ton r�ve !
Passe de ce c�t�, vite !
Viens avec moi !
Un fils de pute en moins. Allez les filles ! Au turbin !
Vous vous �tes assez repos�es !
Montrez-moi si vous valez ce que je vous paye !
Buvons ! On est tous des fr�res !
Nous sommes tous les fils du m�me Dieu !
Et de quelle couleur est ce Dieu ?
et pour la premi�re fois � l'�cran
sous-titres par Indianagilles
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