Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Danish
Dutch
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Nukuheva dans les Mers du Sud, 1842
Patience, mes poulettes. Laissez-les finir leur travail.
Ils seront plus impatients de partager leurs richesses.
Allez, filez !
Toi, rentre � la maison, Bridget.
On en reparlera dans un an ou deux.
Allez, les filles, un peu de gaiet� !
Celle qui a une fleur dans les cheveux est pour moi.
Elles ont toutes des fleurs dans les cheveux !
C'est ce que je disais.
Maintenant, allez les chercher !
Donne-moi � boire !
J'en tiens une vivante, Tom !
Qu'est ce qui fait que les femmes sont si douces ?
14 mois � manger du cochon et � tirer des bords !
Elle ne sait dire que "oui".
Tu as tir� le gros lot !
Bienvenue � Nukuheva !
Mes filles et leurs charmantes cousines
feront tout pour rendre votre s�jour agr�able.
M. Moore !
A vos ordres.
�a sent la luxure.
Tous les hommes � bord. Nous appareillons dans une heure.
Bande de salopards !
Tout le monde � bord.
Ordre du capitaine.
Et notre permission ?
Vous avez entendu les ordres ?
Rejoignez les chaloupes.
On a sign� pour un an, �a fait d�j� 14 mois
et c'est la 1er fois qu'on met pied � terre.
Quand le capitaine Vangs donne un ordre...
Un instant, M. Moore.
Vous avez sign� pour un an.
Si vous aviez lu vos contrats,
ce que les imb�ciles ne font jamais,
vous auriez vu que je peux prolonger l'�ch�ance de 2 ans.
Je suis parti � vide.
Je rentrerai avec une pleine cargaison.
S'il n'y a pas de baleines dans cet oc�an,
nous irons chercher ailleurs.
Si cela doit prendre 2 ans, vous servirez pendant 2 ans.
Et si cela doit prendre 3 ans, alors tant pis pour vous.
Capitaine, ce n'est pas...
Les hommes savent tout cela, capitaine Vangs.
Nos contrats garantissent aussi des permissions � terre.
C'est tout ce qu'ils veulent. Ce n'est pas une faveur,
c'est leur droit.
Un juriste ? Je vois le genre !
Bedford, avec moi, vous avez deux droits.
Celui de faire scrupuleusement ce que je vous dis de faire,
et celui d'�tre enterr� en chr�tien si vous �chouez.
Prenez le commandement.
Allez, tous au bateau. Et que �a saute !
Bedford, seriez-vous assez fou pour envisager une mutinerie
sur mon navire ?
Non, capitaine, je demande simplement une permission.
Ces hommes ont besoin de boire de l'eau fra�che.
Ils ont besoin de fruits.
Ils ont besoin de sentir la terre ferme sous leurs pieds.
Ils ont besoin de se d�tendre.
Se d�tendre ?
Je connais leurs moyens de se d�tendre : l'ivresse
et pire que l'ivresse, le stupre, la chair avec ces cr�atures !
Nous ne sommes que des hommes, pas des saints.
Tr�s bien, Bedford, tr�s bien.
Votre �me immortelle en r�pondra en enfer.
Attendez !
Je me moque bien de ce qui peut vous arriver,
mais je ne veux pas �tre pris de court lorsque nous partirons.
Vous cherchez des ennuis
et vous en aurez si vous ne m'�coutez pas.
Ces indig�nes sont des cannibales.
Allez vous goberner, mais restez sur la plage.
Ne vous laissez pas entra�ner dans la jungle
ou vous finirez � la broche lors d'un festin de ces sauvages.
C'est d�j� arriv�.
Encore une chose.
Si vous �tes assez fous pour envisager de rester ici,
sachez que d'autres ont d�j� essay�.
M. Moore peut vous dire ce qui leur est arriv�.
Vous avez compris,
M. Bedford ?
Parfait. Une heure de permission.
- Je pourrais le tuer. - J'en doute.
Ne parle jamais de tuer un homme.
Ou tu le fais, ou tu n'y penses plus.
�a me rappelle un r�ve que j'ai fait.
Comment tu t'appelles ?
Mon p�re m'appelle Kathleen.
Virez-moi cette roulure !
Ne la touchez pas, capitaine Vangs.
Vous deux, restez � l'�cart.
C'est un ordre et s'il le faut, je suis pr�t � vous abattre.
Vous �tes � terre, votre autorit� n'a pas la m�me poids.
Je m'y attendais !
On n'est pas l� pour voir une bagarre.
J'en ai fini avec lui.
Bonne chance, Tom.
Attends !
Je viens avec toi. A deux, on sera plus en s�curit�.
- Mais tu es bless� ! - Ce n'est rien.
Ab, je ne retournerai pas sur ce bateau.
Alors, tu ferais mieux de venir avec moi.
Vous n'y arrivez pas !
Vos t�tes se balanceront au sommet d'un totem !
Ab, attends...
Je suis � bout de souffle...
Tu es s�r que ton bras va bien ?
Oui, il ne saigne m�me plus.
O� allons-nous ?
De l'autre c�t� de cette cr�te.
Au-del� du territoire de Dooley, vivent les paisibles Happars.
Cochon r�ti, noix de coco, tous les fruits que tu voudras
et six filles chacun pour veiller sur nous.
A moins qu'on ne tombe sur les Typees.
Qui sont les Typees ?
Des cannibales, les ennemis jur�s des Happars.
Et si on rencontre les Typees ?
Ils nous engraisseront avant de nous passer � la casserole.
Tu sais, ma petite amie � New Bedford.
Tu n'as pas assez de souffle pour parler d'elle
et on n'aura plus de peau sur les os si on file pas d'ici.
On ne passera jamais, avec cette jungle.
Ne sors jamais sans une hachette, Tom,
m�me si tu dois la voler.
Accroche-toi !
Je ne savais pas que tu �tais �puis� � ce point.
Je n'en peux plus.
Tu as de la fi�vre.
Laisse-moi regarder ce bras.
- Comment �a se pr�sente ? - Mal.
Cette boue te fera peut-�tre du bien.
J'ai froid.
D'abord j'ai chaud, ensuite j'ai froid.
J'ignorais que tu avais des frissons.
Pourquoi tu n'as rien dit ?
Je suis venu sans avoir �t� invit�.
J'avais l'impression que tu ne m'aimais pas beaucoup.
Te laisse pas abattre par des trucs pareils.
Je n'aime pas grand monde.
Oui, je sais.
Viens, sortons de cette rivi�re.
Je m'avilis en vous adressant la parole, Dooley.
Vous avez la r�putation d'�tre un coquin et une ordure.
Tout comme vous, cher capitaine Vangs.
Vous passez pour un voleur,
un imposteur et une canaille.
Mais pas besoin de s'aimer pour faire des affaires.
- Vous �tes insolent ! - Et vous stupide
si vous croyez que vos hommes retrouveront ces deux fuyards.
Mes coll�gues connaissent le pays.
Ils les auront ramen�s avant demain midi.
Si, bien s�r, vous acceptez de payer !
Pourquoi me fier � vous ?
Vous me vendriez si mes gars vous donnaient plus d'argent.
Bien s�r, c'est pour �a que mon prix est si �lev� !
Ils ne pourront jamais surench�rir.
Bon, j�accepte votre offre.
Je savais qu'un pacte avec le diable ne vous arr�terait pas.
Ma femme, mes filles et leurs charmantes cousines.
seront seules en mon absence.
Je compte sur vous pour ne pas les molester.
Bonne journ�e.
J'aurais d� le fouetter jusqu'� ce qu'il demande gr�ce.
Nous serons bien l� pour passer la nuit.
L'endroit est sec et abrit�.
Et les animaux ?
Il n'y a rien de plus gros qu'un cochon, par ici.
Un cr�ne ! Un cr�ne humain.
C'est pas grave.
Ce serait pire s'il �tait vivant et en train de te regarder.
Les Typees ?
Inutile de murmurer, il ne se r�veillera pas.
�coute, Ab,on peut aussi bien rencontrer les Typees que les gentils.
C'est vrai.
Tom, tu n'es pas en tr�s grande forme.
Si tu veux retourner au bateau, je ne t'en voudrai pas.
Je suis pr�t � t'accompagner jusqu'� mi-chemin.
Merci, Ab, mais je pr�f�re rester avec toi.
Voyons ce qu'on a � manger.
Ce biscuit est un peu ramolli,
mais tu n'as qu'� fermer les yeux et imaginer
que tu manges un plat de haricots de New Bedford.
Je ne peux pas. Demain, peut-�tre,
Je pourrai avaler quelque chose, mais pas maintenant.
Tu pensais d�serter depuis longtemps, pas vrai ?
Oui, Tom. Dor�navant, je serai un homme libre.
Que veux-tu dire ? Qu'est-ce que c'est,
�tre libre ?
Eh bien, j'imagine que cela d�pend des gens
et de quelle libert� on parle.
Pour moi, c'est pouvoir faire tout ce que j'ai envie de faire
sans que l'on m'impose le moindre tabou.
Est-ce que cela comprend...
une femme ?
Bien s�r, Tom.
Cela fait aussi partie de la libert�.
Un homme ne se lib�re pas des femmes
avant d'en avoir une � lui.
Tu n'en as jamais rencontr� ?
Si, plusieurs fois.
Voyons, messieurs, pourquoi ces signes d'hostilit� ?
Je suis sans arme et anim� d'intentions pacifistes.
Puis-je approcher ?
Que voulez-vous ?
Je suis James Dooley. A votre service.
J'habite ce paradis depuis 20 ans.
Un pauvre homme blanc d�bauch� par les tropiques.
Vous avez vu mon �pouse, sept de mes d�licieuses filles
et leurs cousines ?
On en a rencontr� quelques-unes.
Ah, les charmantes cr�atures !
Ma femme me procure ma nourriture
et toutes se chargent de soulager de leurs dollars
les touristes de passage.
Dans la vall�e Happar, j'ai une autre �pouse bien dodue,
une nich�e de d�licieuses filles et leurs cousines.
Et pour pr�server la paix avec les Typees,
j'ai une autre �pouse bien dodue dans leur village sacr�.
Comme �a, je suis un peu des leurs.
A cause de ces arrangements,
on me regarde avec m�pris,
ce qui ne provoque chez moi aucun �tat d'�me.
Je vois que les Typees ont encore festoy�
en faisant r�tir un de leurs ennemis.
C'est un r�gime bien monotone.
Ils n'utilisent jamais le moindre assaisonnement.
Qu'attendez-vous de nous ?
Vous parlez comme un Yankee ! Je r�pondrai pareillement.
Vangs offre une coquette prime � qui vous ram�nera.
Que proposez-vous ?
Droit au but ! Pas de temps perdu en vains babillages.
Je connais une chouette planque o� vous serez en s�curit�
jusqu�au d�part de la Dolly, ou le temps qu'il vous plaira.
- Combien ? - L'argent ! L'argent !
Finalement, on en revient toujours � l'argent.
Vous avez quoi ?
Notre solde.
En or.
Vos couteaux et la hachette.
On garde les couteaux et la hachette.
En �change de vos vies ?
Le capitaine Vangs a dans l'id�e une double pendaison.
Alors ?
On n'est pas en position de marchander, Ab.
Un homme est toujours en position de marchander.
Pour autant que je puisse en juger, et je m'y connais,
votre coll�gue m'a tout l'air d'avoir la fi�vre.
Sa blessure au bras provient d'un couteau ?
Une blessure pareille vous tue son homme
au bout de six heures, dans cette jungle.
Bon, je vous laisse r�fl�chir.
Il faut faire ce qu'il dit.
Comment l'emp�cher
de nous livrer et d'encaisser sur les deux tableaux ?
Mais il est seul !
On n'en sait rien.
Tu veux courir ce risque ?
Il le faut, Ab. On n'a pas le choix.
Il a peut-�tre raison � propos de mon bras.
Il faut que j'aille quelque part o� on nettoiera ma blessure.
Tu n'aurais pas d� venir. Ce n'est pas qu'une �gratignure.
Je sais.
Je vais essayer de retourner au bateau.
Tu avanceras plus vite, sans moi.
On reste ensemble.
Range ton couteau.
Donne-moi ton argent.
On garde les couteaux et la hachette.
Sage d�cision, messieurs.
Passez une bonne nuit, je reviendrai demain matin.
Si vous essayez de nous doubler, je vous casse en deux.
Pourquoi le ferais-je ?
Vous le savez mieux que moi. Je vous ai pr�venu.
- C'est encore loin ? - On y est presque.
Qu'est-ce que �a veut dire ?
Une escorte de protection.
Vous �tes en pays Typee. On n'a pas beaucoup de temps.
Pour quoi faire ? Tiens-toi pr�t, Tom.
Vous voulez arriver au village Happar avant la nuit ?
Non, et vous non plus !
Faites attention !
Viens, Tom ! Retournons sur nos pas !
Revenez !
Faites-moi confiance !
Ce n'est pas un pi�ge.
Pas par l� !
Revenez ! La s�curit� est de ce c�t� !
Regardez-vous tous les quatre. Ils vous ont eus !
Vous n'avez pas plus de cran que des vers de terre.
Vous vous trompez de chemin ! Revenez ! Revenez !
C'est une mutinerie ! Tout l'�quipage est dans le coup.
Je vous saurais gr� de la fermer, M. Moore !
Permissions annul�es !
Je n'ai pas termin� !
Je n'ai pas oubli� notre petite affaire.
Quelqu'un sera pendu pour �a
et peu m'importe qui ce sera.
Il y en a pour six mois avant d'atteindre un port
o� nous trouverons des rempla�ants.
Ces hommes �taient sous votre responsabilit�.
Si vous ne les ramenez pas,
deux d'entre vous seront punis � leur place.
Maintenant, je ne veux plus voir vos sales gueules !
Je r�duirai vos rations de moiti� si vous les ramenez pas !
Le village Happar !
J'esp�re !
Ils doivent avoir de la nourriture.
Si ce sont des Typees, on n'a aucune chance de manger.
On n'atteindra m�me pas la premi�re case.
Il faut qu'on mange !
Tom, regarde !
Ils nous ont rep�r�s.
Va savoir.
Si elle nous a pas rep�r�s, quelqu'un d'autre l'a fait.
Je crois qu'elle veut qu'on la suive.
Pourquoi pas.
Pourquoi pas.
�a recommence. Aide-moi.
C'est une jolie fille, Tom. Une sacr�ment jolie fille.
A ton avis, Happar ou Typee ?
J'aimerais savoir quel r�gime elle suit.
Je dirais Happar.
C'est oblig�, il n'y a pas de cannibales aussi jolies.
Allons-y.
Happar ?
Happar ?
Happar mortakee !
Tu lui as dit quoi ?
C'est tout ce que je sais : "Les Happars sont bons."
Nous avons faim.
On a besoin de nourriture. On veut manger.
Je crois qu'il veut un cadeau. Tu as du tabac ?
Mon ami est malade. Il est bless�.
On a besoin d'aide.
Manger ! Moi veux encore. Moi avoir faim !
Il ne comprend pas l'anglais. Inutile de parler comme �a !
Il est plus malin que nous.
On a d�j� trop mang� et trop vite.
Merci, bon Happar.
Typee !
Et moi qui lui disais que les Happars sont bons !
T'as qu'� lui dire qu'ils sont bons � manger.
Happar mortakee.
Oui, y'a bon !
Tais-toi, Tom.
Merci beaucoup.
Je suis content qu'il n'y ait pas de viande.
Quelle est votre chair pr�f�r�e ?
Chair ?
Abner.
Tom.
Tr�s bien.
Vous allez voir.
Typee !
Mehevi.
Kori Kori.
Fayaway.
Je te trouve tr�s belle.
Enchant�, ma ch�re.
Enchant�e...
Ma ch�re.
Ch�re ?
Non, mais c'�tait pas mal pour un d�but.
�a va pas ?
R�veille-toi.
A vos ordres !
C'est moi, Abner. Tout va bien.
Je vais prendre mon quart...
Kori Kori !
Viens ici.
Mon ami est malade. Il a besoin d'aide.
Va chercher ton chef.
Il est malade.
Il a besoin d'aide.
Abner...
C'est moi, Abner.
C'est �a.
Cela vient d'o� ?
Fayaway.
Qu'est-ce qu'ils disaient ?
Quatre quelque chose.
Quatre jours, peut-�tre. Ou quatre semaines.
Ou quatre kilos, pour ce qu'on en sait !
Quatre kilos par ci, quatre kilos par l�.
Ne t'inqui�te pas, Tom. Tu n'es pas en �tat d'�tre mang�.
Nous sommes annonc�s !
Aidez-moi � rev�tir ma parure, les filles.
Allez, remuez-vous, les filles !
Et tenez-vous bien droites devant ces sauvages.
En avant, les filles.
En pleine n�gociation, Dooley ?
En bon chr�tien, je me suis senti oblig� de faire une tentative.
Vous seriez mieux avec le capitaine Vangs.
Il appareille demain.
Gros-Jean comme devant ?
Malheureusement, oui.
Lorsqu'un Blanc p�n�tre dans cette vall�e, il y reste.
Mehevi pense que cette r�gle
d�courage les importuns.
J'esp�rais qu'il ferait une exception pour vous,
mais non, j'ai �chou�.
Vous avez aussi �chou� avec le capitaine Vangs ?
C'est possible. J'ai horreur de l'�chec.
La prime du capitaine �tait coquette.
Je l'aurais utilis�e � bon escient.
Je vais devoir me contenter de cette th�orie selon laquelle
la vertu est d�j� une r�compense.
A propos de vertu,
vous devez vous interroger sur les yeux bleus de Fayaway.
Non, je n'y suis pour rien !
Son p�re �tait un courageux gaillard
qui avait d�sert� un cargo.
Il a d� finir � la casserole.
Mehevi n'aimerait pas qu'un gars tourne autour de sa petite-fille.
Surtout un �tranger.
Ils vous serviront avec des carottes sauvages.
C'est d�licieux.
Allez, les filles !
Mal.
Lui prendre femme de Kouner.
Mourir !
Fayaway ! D'accord.
Tu n'y es pour rien.
Oui, Fayaway mortakee.
Mais je n'aime pas trop les gens de ta famille.
Tom, partir ?
Oui, quand il sera gu�ri.
Abner, partir ?
Oui.
Tous les deux... nous partirons.
Je n'aime pas trop voir Kori Kori passer tout son temps ici.
Peut-�tre que lui non plus n'aime pas �a.
Dans une semaine, tu seras en �tat de marcher.
Je pourrai t'amener � Nukuheva, s'il arr�te de nous surveiller.
Je te trouverai un bateau.
Comment �a, tu me trouveras un bateau ?
Et toi ? Tu comptes faire quoi ?
Je n'ai pas encore d�cid� ce que j'allais faire.
Pour le moment, je vais aller parler � Mehevi.
Je vais mettre celui-l� � l'�preuve.
Alors, Kori Kori !
Tu es un affreux,
pas vrai ?
Brave gar�on, fais-moi voir comme tes dents sont aiguis�es.
Mieux que �a.
C'est pour mieux te manger, m�re-grand !
Sacr�e m�choire !
Et quelles belles amygdales !
Tu devrais voir �a, Tom.
On dirait deux grosses pommes rouges.
Je viens parler � Mehevi.
Nous sommes venus en amis !
Et tu nous as mis des gardes.
Plus de gardes !
Plus de gardes, Mehevi !
Tom, comment tu te sens ?
Je me sens bien, sauf ma jambe.
Tom, bien ?
Tom va bien.
Va.
Tu viens avec nous ?
C'est bien ?
Parfait.
- Que se passe-t-il ? - �a fait partie du traitement.
Non, je ne vais pas grimper sur son dos !
Avec les compliments de l'�le !
J'ai l'air d'un idiot.
Ob�is, Tom. Plus tu leur feras plaisir,
moins tu auras de chances de passer � la casserole.
Ce sont des maniaques de la propret�.
Non, attends !
Laver !
Non, pas Abner, Tom.
Fayaway, je me suis d�j� lav�.
Le�on. Le�on.
R�p�te lentement apr�s moi :
Abner ne veut pas prendre de bain.
Abner ne veut pas prendre...
de bain.
Au secours !
Je suis d�sol�, Tom. Franchement d�sol� !
Je suis d�sol�, Ab. Franchement d�sol� !
Fayaway donne une le�on � Abner !
Non, les filles, j'ai �t� malade !
Pour toi, Abner.
Ils sont tr�s beaux.
Poisson.
Poisson.
Tu te d�brouilles tr�s bien.
Si on continue comme �a, on va devenir de vrais radoteurs.
Maintenant, �coute.
Abner, homme.
Homme.
Encore. Abner, homme.
Fille.
Fayaway, fille.
Fille.
Fayaway, fille.
Ensuite on dira,
Fayaway est une fille.
Fayaway, fille, est.
C'est bien vrai !
Tout autour, de haut en bas, tout en toi le prouve :
tu es une fille.
Amour.
Amour.
Amour.
Celui-l�.
Amour.
Poisson.
Poisson, bon !
Amour.
Poisson.
Bon. Mange poisson, bon !
Ne perdons pas la t�te � cause d'un panier de poissons crus !
Amour.
Poisson.
D'accord, poisson.
Bon.
Amour.
Amour !
Poisson.
Qu'est-ce que c'est ?
Que se passe-t-il ?
Des guerriers Happars !
Kori Kori est avec eux.
C'est l'occasion de filer. Si tu veux toujours t'enfuir.
J'ai promis de te ramener � Nukuheva.
Tu me prends pour un menteur ?
Je ne suis pas s�r que ce soit le bon moment.
On n'en aura jamais de meilleur.
On a eu de la chance parce que Fayaway t'avait � la bonne.
Et s'il arrive quoi que ce soit ?
Ils nous transformeront en viande hach�e.
Ni toi ni moi n'avons jamais vu de cannibalisme, par ici.
Cesse de parler de quelque chose dont tu n'as pas de preuve.
On nous suit.
Inutile de le regarder, il est bien l�.
Qu'est-ce qu'on fait ?
Attends...
Allons-y !
On va les contourner.
Baisse-toi.
Mehevi !
�a va, Ab ?
Je vais tr�s bien.
Maintenant on est coinc�s. Pourquoi as-tu fait �a ?
Parce que je l'aime bien. Tu comprends ? Je l'aime bien.
T'aimerais pas �tre � leur place ?
Ils vont finir en rago�t, tu vas voir.
Pas ce soir, j'esp�re.
Nous sommes invit�s � d�ner chez Mehevi.
Et si tu ne manges pas ce qu'ils te servent,
c'est une insulte � leurs dieux.
Sauf erreur, tenue de soir�e de rigueur !
Venez, Abner et Tom.
- Il vient vers nous. - On dirait.
- Qu'est-ce qu'il apporte ? - Sans doute de la cava.
�a va te rendre fou !
Si c'est de la viande, j'en mange pas !
Tu en mangeras, m�me si je dois te l'enfoncer dans le gosier !
Mange.
Mange-le !
Vas-y, mange !
J'ai jamais mang� de la viande pareille.
Bien s�r que si. Mange encore.
Non mais tu t'es vu ? Tu as le front plein de sueur.
Il doit faire chaud, ici.
Cette viande est sucr�e.
Je me sens pas bien.
Le�on !
Non, j'apporte du poisson.
S'il te pla�t, plus de poisson.
Je vais t'apprendre un nouveau mot, �coute :
Baiser.
Parfait, tu te d�brouilles tr�s bien.
Maintenant, regarde bien.
Baiser, c'est comme �a.
C'est pas bien.
Tu ne comprends pas.
Il n'y a rien de mieux.
Tes l�vres, mes l�vres,
ensemble, comme �a.
�a...
- �a... - Oui, c'est �a.
Baiser ?
Oui, baiser.
Baiser ?
Essayons.
J'apporte du poisson.
Tu as failli me tuer, mais c'�tait bien.
Vous jouez au chat et � la souris ?
- Tu n'aimes pas �a ? - Pas du tout.
On devait pas filer d'ici ?
Si d�s qu'on pourra tromper la vigilance des gardes.
Pourquoi pas maintenant ?
En essayant de rester discret,
regarde sur ta gauche, en haut de l'arbre.
Il nous surveille depuis ce matin.
Tu veux te colleter avec lui ?
Ils ont tu� un des leurs, l'autre jour.
Je sais, j'ai vu.
Il avait transgress� un de leurs tabous.
Vangs te tuerait si tu transgressais ses tabous.
C'est pas la m�me chose.
Tu es assez fou pour croire que c'est la m�me chose ?
Ils peuvent changer d'avis n'importe quand et nous tuer !
C'est possible.
Ils l'ont probablement mang�, par-dessus le march�.
Possible, �a s'est d�j� vu dans ces �les.
Je ne t'ai pas demand� de venir avec moi.
Que veux-tu que je fasse ?
D'abord, laisse tomber cette fille.
Pourquoi ? Dis-moi pourquoi.
La boniche p�lichonne au nez rose que tu as laiss�e � New Bedford
est mieux qu'elle ?
Si j'oublie la description,
elle est mieux pour moi.
Et une fille comme elle serait mieux pour toi.
Si tu veux une femme, prends-en une de ta race.
J'en ai rencontr� dans tous les ports du monde
et je n'en connais pas de plus cupides.
Qu'est-ce que tu veux ?
Devenir une larve comme Dooley ?
Vivre aux crochets de ta femme ou de tes femmes ?
�a ne marchera pas, �a ne peut pas marcher.
Un type comme toi peut pas vivre au milieu des sauvages
sans devenir sauvage lui-m�me.
C'est ce que tu veux ?
Parce que c'est exactement ce que veut Fayaway.
Et on dirait qu'elle va l'obtenir.
Oublions cela. Nous n'en parlerons plus jamais.
Je te sortirai d'ici � la premi�re occasion.
Et quand tu seras bien tranquille � bord d'un fichu cargo,
tu r�fl�chiras � ce que je vais te dire :
vis ta vie comme bon te semble,
mais n'essaie pas d'imposer tes id�es au premier venu,
�a pourrait l'incommoder.
Cher Ab,
j'ai d�cid� de partir seul. Inutile de t'incommoder.
Tu es mon ami et j'ai honte d'avoir pris ta hachette,
mais tu disais qu'un homme doit toujours avoir une hachette,
m�me s'il l'a vol�e.
Si tu n'as pas de mes nouvelles d'ici 3 jours,
c'est que je m'en serai tir�.
N'essaie pas de me rattraper,
�a g�cherait tout.
J'esp�re que tu trouveras ce que tu cherches.
Bonjour, Abner !
Bonjour, Fayaway.
Regarde ce que Mehevi m'a appris.
Aide Fayaway !
Fayaway, mon poisson !
Amour... ou poisson ?
Amour.
Qu'est-ce qu'il a dit ?
Mehevi dit...
Mehevi a dit.
Mehevi a dit...
Abner garder le poisson qu'il attrape.
C'est exactement ce que je vais faire.
Tu ne vas pas tout comprendre, c'est pour �a que je te le dis.
Parfois il est difficile de parler
lorsque chaque mot est parfaitement compris.
Mais c'est facile quand tout n'est pas compris.
Cela a toujours �t� comme �a pour moi.
Parle, Abner.
Je crois que je t'aime, Fayaway.
Tu repr�sentes la libert� que j'ai toujours recherch�e.
Je n'ai jamais vu de beaut� comme la tienne.
Ta fa�on de marcher est comme
l'eau qui coule dans les rivi�res de la Nouvelle-Angleterre.
Et ton parfum est comme celui des fleurs.
Parle.
Ton regard me donne � penser que tu me comprends,
mais ce serai terrible.
Personne ne parle jamais comme �a.
Amour.
Peut-�tre... baiser.
Je suis libre.
Enfin, je suis libre.
Non.
Abner !
Tekela.
Viakioo.
Abner.
Quelqu'un a port� ces chaussures ?
Non, Abner.
Pourquoi y a-t-il des empreintes de chaussures ?
C'est Dooley.
Il aura peut-�tre des nouvelles de Tom.
Cela fait plus de 2 mois. Il s'en est peut-�tre tir�.
Qu'est-ce que c'est ?
�a ne va pas, Abner ?
Cet homme nous suit ?
Il nous surveille ?
C'est un mauvais chasseur.
Il n'attrape rien.
Je ne veux pas qu'on nous suive. C'est tout.
Que disent-ils ?
Il dit qu'un bateau va venir ici bient�t.
Dooley veut acheter tissus
et choses tr�s lourdes.
Le bateau les emportera.
Le bateau te fait penser � ton pays ?
Pas du tout.
Vous voil�, mon beau fugitif !
J'ai entendu parler de vous.
Alors, vous l'avez �pous�e !
Maintenant, elle est belle,
mais dans 10 ans, elle sera plus grosse que la mienne.
Elles tiennent pas longtemps.
Quant � vous, dans 10 ans, si vous �tes toujours en vie,
vous ne serez que le poivrot d'une sauvage.
Ne me tentez pas, Dooley, on pourrait se revoir.
Retenez vos impulsions !
Si vous me touchez, vous passez � la casserole.
Je suis sacr�, par ici. Tabou !
Je veux savoir si Tom est arriv�
jusqu'� Nukuheva.
D�fense de parler de Tom.
Les affaires m'appellent.
Qu'a dit Meheva ?
Rien.
Il n'a pas aim� que je parle de Tom, c'est �a ?
Pourquoi ?
Tom fuir, n'est-ce pas ?
A fui. C'�tait son droit le plus strict.
Tu aimes plus Tom que Fayaway.
Tom est mon ami.
Tu es plus qu'une amie, Fayaway.
Tu es pratiquement toute ma vie.
Faites attention ! Vous savez ce que je vous ai dit.
Je ne me salirai pas les mains.
O� est Tom ?
Qu'est-ce que j'en sais ?
Il est arriv� � Nukuheva ?
Peut-�tre bien que oui, peut-�tre bien que non.
Je n'y suis pas toujours. Je m'occupe des affaires.
- Vous l'avez vu ? - Non...
Des bateaux ont rel�ch� � Nukuheva ?
Deux.
Vous avez plus peur de Mehevi que de moi.
Mehevi est mon honorable ami.
Mais il ne vous pas propos� de dormir au village.
Je suis tr�s press�.
Pressez-vous avant que je ne m'�nerve.
C'est ce que je fais.
A votre place, j'�viterais de leur parler de Tom.
En route, les filles.
Bonsoir, grand guerrier Typee !
Tu ne te sens plus aussi libre, en ce moment ?
Peut-�tre n'est-on jamais libre.
Quand le bateau viendra,
tu voudras rentrer chez toi ?
C'est ici, chez moi.
Baiser.
C'est mieux que le poisson.
Tu pourrais me mentir ?
Mentir ?
Non !
As-tu une id�e de ce qui a pu arriver � Tom ?
Non, Abner.
C'est un morceau de la chemise de Tom.
La chemise de Tom!
Et les empreintes de ses chaussures ?
Je ne sais rien de tout cela.
Tom s'est enfui.
Oui, peut-�tre.
Mais peut-�tre n'a-t-il pas pu aller tr�s loin.
Je sais que nous sommes diff�rents,
que nous n'avons pas les m�mes id�es.
Tu t'imagines pas combien ceci est important pour moi.
Il ne peut pas y avoir d'empreintes de chaussures
dans un endroit pareil.
Et maintenant un morceau de chemise.
Et tu ne sais pas ce qui lui est arriv� ?
Je ne sais rien, Abner.
Je ne mens pas. Je ne sais rien.
Peut-�tre que tu ne sais rien.
Et si tu ne mens pas, tu ne me pardonneras jamais.
Je te demande pardon.
Si je pouvais savoir ce qui est arriv� � Tom.
�coute.
Tu entends ?
Oui.
Abner, tabou !
Que veux-tu dire ?
Les dieux habitent ici.
Tabou, ils font un sacrifice.
Allons voir ce qu'ils sacrifient.
Parle-lui de la chemise de Tom, de ses chaussures
et de ma hachette. Le sorcier l'avait.
Mehevi dire...
dit,
qu'il ne laisse pas les gens partir d'ici.
Sinon ils reviennent avec des bateaux
pour emmener notre peuple.
Tom s'est enfui et c'est pour �a
qu'ils ont d� le tuer,
pour que les Typees soient prot�g�s de ton monde.
Mehedit dit
qu'il t'a donn� un toit,
qu'il t'a accueille en paix et fait de toi son fr�re.
Tu as frapp� notre pr�tre et insult� nos dieux.
Tu as transgress� notre tabou.
Quelle sera la punition ?
Nous allons mourir tous les deux, n'est-ce pas ?
Oui, Abner.
Tu m'as menti.
N'est-ce pas ?
Tu veux que je t'abandonne ?
Oui, Abner.
Ils veulent me tuer.
Certains, oui.
Peut-�tre ils te tueront pas.
Mais tu veux rentrer chez toi. Fayaway ne te suffit pas.
Fayaway me suffit. Fayaway me suffit amplement.
Fayaway est mauvaise. Elle dit des mensonges.
Elle voulait t'emp�cher de rejoindre les tiens.
Tu �tais seul sans ton ami Tom.
Viens avec moi, Fayaway.
Tu viendras avec moi ?
Non, Fayaway te ferait honte.
On retourne au village.
Je n'embarquerai pas seul � bord de ce bateau, tu comprends ?
Oui, Abner.
Tu viens avec moi ?
Oui, Abner.
Vite !
M. Moore !
Pr�t � appareiller !
Ces sauvages pourraient tenter de nous aborder.
Il y a un Blanc dans la premi�re pirogue.
Je sais, pauvre idiot.
Et je veux cet homme !
Mettez un canot � la mer et ramenez-le !
Pr�parez la chaloupe !
Bienvenue � bord, Abner !
Fayaway a encore menti.
En avant !
Bienvenue � bord, Bedford.
Il nous manquait un homme et le Seigneur vous a envoy� !
Quand je vous aurai trouv� un rempla�ant,
on reparlera de votre d�sertion.
- Il faut sauver cette fille. - Vous �tes fou.
- Ils vont la tuer. - �a m'est bien �gal.
Ne tirez pas !
Ramenez-le. La fille aussi, s'il insiste.
Ils vont en faire de la chair � p�t�e, M. Moore,
si vous ne vous d�p�chez pas.
Allez vous autres, souquez ferme et que �a saute !
Non, Abner !
Je n'ai pas c�l�br� de mariage � bord d'un bateau
depuis plus de 20 ans.
Il n'y a pas plus docile qu'un homme mari�.
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.