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- Sœur Clodagh... - Ça ne va pas, Joseph.
Je prie pour que Sœur Ruth et Père Roberts
- aient trouvé un abri. - Mais, Lemini,
- Ils sont déjà là . - Qu'est-ce que tu veux dire ?
- Ils se réchauffent. - Sœur Briony, merci.
Voulez-vous un brandy ?
Très bien. Merci.
Sœur Clodagh, merci mon Dieu !
Mon Père, merci mon Dieu !
- Sœur Clodagh... - Cher Père.
Dieu merci, vous ĂŞtes sain et sauf.
Le Bon Dieu veillait sur moi.
Et Sœur Ruth !
J'ignore comment elle a trouvé la force de me guider.
Dieu a dĂ» l'assister.
C'était courageux, Sœur Ruth.
Venez vous réchauffer, Sœur Clodagh.
Désolée que votre visite n'ait pas commencé de façon plus agréable.
Et vous, Sœur Adela, bienvenue à Mopu.
C'est bon de vous avoir enfin avec nous.
Il semble, Sœur Clodagh, que le bon Père et moi
arrivons au bon moment
pour porter secours à la communauté de Sainte Foi.
Synchro par -robtor- Traduit par la communauté www.addic7ed.com
- Le corps du Christ. - Amen.
- Le corps du Christ. - Amen.
- Le corps du Christ. - Amen.
- Le corps du Christ. - Amen.
- Le corps du Christ. - Amen.
L'école est plutôt bien organisée.
Il est dommage que les enfants ne puissent répondre
à vos questions sur la croyance, Père Roberts.
Il faut leur donner du temps, Sœur Adela.
Rome ne s'est pas faite en un jour.
De l’idolâtrie.
Peut-être, d'une certaine façon.
À bien des égards, vous semblez
avoir créé de l'ordre à partir du chaos,
mais je commence à comprendre pourquoi Sœur Phippa
- s'est sentie obligée de partir. - Il y a des distractions,
et il y a eu des difficultés.
Mais nous trouvons notre voie. Vraiment, à présent.
Bien. L'école est impressionnante.
Vous avez changé, Sœur Clodagh.
Changé ?
Si vous avez des difficultés, il faut me le dire.
Sœur Ruth. J'espère que vous voyez
qu'elle ne va pas bien. Son esprit est fragile.
Elle a été suffisamment robuste pour me sauver des éléments.
Et elle craint pour votre fragilité, Clodagh.
Pour la santé spirituelle de ce que vous construisez à Sainte Foi.
- Elle a été franche avec moi. - Mais cela en fait partie.
Sœur Ruth est déterminée à faire de moi son ennemi.
Son âme est perturbée.
Elle n'a pas un caractère facile.
Regardez d'abord en vous, mon enfant.
Vous êtes tout aussi humaine que votre sœur.
Oui, mon Père.
Mère Dorothea m'a toujours mise en garde concernant mon orgueil.
En avez-vous tenu compte ?
Quel serait la réussite de cette communauté
s'il n'y a pas de place pour les personnes difficiles ?
C'est parce que Sœur Ruth vous irrite l'âme
que vous devez l'étreindre encore plus fort.
Elle est votre fléau et votre épreuve.
Mais Père,
vous devez la ramener Ă Darjeeling,
oĂą je crains que quelque chose de terrible n'arrive...
Assez, Clodagh. Aimez Sœur Ruth.
Oui, mon Père.
C'est le CarĂŞme. Utilisez ces semaines
pour vous consacrer avec une nouvelle rigueur
au service de notre Seigneur.
Nous avons fait le vœu de le faire.
Je prie pour que tout aille bien à présent à Mopu.
Que voyez-vous ?
Ne me laissez pas échouer. Je ne peux pas échouer.
Je ne peux pas échouer.
- Il y a des grumeaux. - C'est plein de bonnes choses.
Ta bonté par le Christ notre Seigneur,
Amen.
Vous voilĂ .
Votre prêtre a laissé la missive la plus extraordinaire
qui soit dans mon bungalow, Sœur Clodagh.
Je vous donne un bol, M. Dean.
Posez votre cuillère, Sœur Briony, mon estomac est plein.
Je vous attends dans votre bureau.
On dirait que ce ne sera pas long.
Cet homme semble croire qu'être l'agent du Général
lui permet de se comporter comme un sauvage.
Les manières de M. Dean peuvent être brutales,
mais il a du cœur.
Oui, Sœur Adela, on ne le croirait pas,
il est toujours si gentil.
Le diable se cache sous tant de déguisements.
Vous en avez mis du temps.
Ce prĂŞte semble vraiment
vous faire tenir sur vos gardes.
Parler comme cela d'un prĂŞtre
de la sainte église est irrespectueux.
Je ne fais pas partie de votre église.
Et je respecte ceux qui le méritent.
J'imagine qu'il en a discuté avec vous,
de la nouvelle chapelle ?
Il est du genre autoritaire, Père Bob.
Cela me semble tout Ă fait raisonnable.
Père Roberts demande s'il y a un homme en qui vous avez confiance
pour diriger les travaux,
maintenant que Canstead souhaite que nous avancions.
Est-ce de vous ?
Il est logique de déléguer
un si gros travail.
Vous avez déjà la fabrique de thé.
Vous avez raison. Si c'est ce que vous voulez.
Je vais voir ce que je peux faire.
- Je vous rejoins dehors, M. Dean. - Je connais le chemin.
Il y a quelque chose dont vous pourriez vous occuper.
Le Saint Homme ?
Je suis surprise que Sœur Clodagh l'ait toléré ici
dans cette tenue impie.
Je croyais que ces terres appartenaient
au Général.
Je crois qu'elles appartiennent au frère du Général.
Peu importe, vous devriez pouvoir lui parler.
J'ai bien peur que le Sunnyasi soit le frère du Général.
On l’appelle Krishna Rai,
C'était un grand général en son temps,
plusieurs fois décoré.
Invité aux funérailles de la Reine Victoria,
ainsi qu'aux derniers couronnements.
Après la dernière guerre, les enseignements de Bouddha
furent les seules choses qui avaient de la valeur.
Il a donné ses médailles à Toda Rai ainsi que tout le reste.
Peu de chance que vous arriviez Ă le faire partir.
C'est une histoire plutĂ´t idiote...
mais plutĂ´t excitante.
Merci.
J'en ai un autre, Sherlock Holmes.
Je ne l'ai pas encore terminé.
Qui est lĂ ?
- Ma soeur. - Je cherchais Angu Ayah.
Vous l'auriez vue ? Elle n'était pas dans la cuisine.
J'ignore oĂą elle est.
Elle aime que je lui dise au revoir.
Elle... m'apprécie beaucoup.
Peu importe. Bonne journée, ma Soeur.
Il cherchait Angu.
Il est la prunelle de ses yeux. Ce n'est pas surprenant.
On peut sentir son parfum à un kilomètre à la ronde.
Le Narcisse Noir.
Comme si le goudron ou le phénol ne suffisaient pas
pour être présentable.
Tu ne te coupes jamais les cheveux.
Oh Dieu, délivre-moi sans tarder.
Oh Éternel, viens vite à mon aide.
Gloire au Père, et au Fils,
et au Saint-Esprit.
Comme il était au commencement,
maintenant et toujours, pour les siècles des siècles.
Amen.
Vous allez bien, Soeur Clodagh ? Le jeûne fait des dégâts.
Il ne servirait Ă rien de faire CarĂŞme sans privation.
Nous pouvons toutes faire mieux.
La faiblesse de l'une rejaillit sur toutes.
Demain sera un jour de silence,
comme chaque mercredi jusqu'Ă la fin du CarĂŞme.
La communication sera silencieuse jusqu'Ă jeudi matin.
Cela nous aidera toutes à écouter sans distraction
notre conversation intérieure avec Dieu.
Soeur Ruth ?
Vous avez trouvé la clé ? C'est beau, non ?
Ça appartenait à Dhanvi. C'était une concubine.
Elle était très belle, très jeune.
Srimati Devi s'est mise en tĂŞte
que Dhanvi était la raison pour laquelle son amant l'avait abandonnée.
Est-ce pour cela que Srimati a commis un tel péché mortel ?
Ce n'est pas un péché, c'est le karma.
Bonjour, Sœur Adela.
Clodagh est par ici ?
Bonjour, Ma Sœur.
Bon Dieu. C'est comme le Mary Celeste.
Je suppose que ce n'est pas
le bon moment pour discuter
de la nouvelle chapelle.
Ne vous dérangez pas. Ce n'est pas si urgent que ça.
Faites attention avec ça. Ne vous blessez pas avec.
Angu !
Augu, arrĂŞte !
Je vais la punir, ma sœur. Vous avez vu ce qu'ils faisaient ?
Angu Ayah, arrĂŞte !
Je savais que cette fille n'était pas bien !
Sœur Clodagh. Vous devriez aussi aller au lit.
Je sais.
On ne parle pas. On ne mange pas. On ne dort pas.
Comment êtes-vous censé vivre ?
Venez. Venez vous assoir.
Retirez vos chaussures. Retirez-les.
Comment pouvez-vous servir votre Christ
avec des pieds tailladés comme ça ?
Vous savez, ce monde...
ce n'est qu'une bulle de savon.
Joseph Anthony.
Peux-tu apporter ça rapidement à M. Dean ?
- C'est très important. - Oui. Sœur Clodagh.
Je suis désolée, je...
Joseph, tu peux m'aider ?
Je vous aide toujours.
Suis-moi. Que dit cette dame ?
Elle veut un traitement pour le petit frère de Om.
Il ne mange plus.
Je dois partir.
Je ne peux rien faire.
Je suis désolée.
Bienvenue, Excellence.
J'espère que votre voyage a été agréable.
Des plus agréable.
C'est une malheureuse affaire.
Je suis désolée de vous déranger pour ça, Altesse.
Ma Sœur.
J'ai dit ce que je pouvais, mais on ne m'a peut-être pas écouté.
Vous savez, Sœur Clodagh,
que la fille est de la caste la plus basse.
Dilip souhaiterait vous dire quelque chose.
Excellence.
Pardonnez-moi, Mère Supérieure.
Mes Sœurs enseignantes.
Je suis désolé d'avoir enfreint vos règles.
Je souhaite revenir ici pour mon éducation.
- Je ne vois pas comment... - La fille doit être renvoyée.
Kanchi ne peut pas être renvoyée au village, Votre Excellence.
Je suis désolée. Je suis sûre que ce qu'a dit M. Dean...
Ce que M. Dean a dit est sans importance.
Il est de notre devoir en tant qu'ordre de s'occuper des orphelins.
VoilĂ .
J'insiste pour qu'elle reste avec nous.
Bien. Faites venir la fille.
Trois coups.
Trois coups...
et la fille peut rester.
Sois un homme.
Je vois que les choses avancent,
Sœur Clodagh.
Je suis heureux pour ce nouveau bâtiment.
Je suis un admirateur de toute foi. Elle apporte de l'ordre au monde.
Aujourd'hui, nous avons rétabli l'ordre.
Je n'ai pas aimé ça, mais ce devait être fait.
Les Britanniques me l'ont appris.
- La fille... - Kanchi.
Elle peut servir de concubine Ă Dilip
s'il le désire.
C'est peut-ĂŞtre le meilleur arrangement qui soit.
Ce devait ĂŞtre fait, j'en ai peur.
Pour un homme qui se prend pour un rebelle,
vous êtes très enclin
à respecter les règles du Général.
Je suppose ainsi que vous touchez votre salaire
qui vous paie votre whisky.
- Clodagh. - Sœur Clodagh.
Ce n'était pas juste. Rien de tout cela n'était juste.
- Que pouvais-je faire ? - Vous auriez pu parler.
Essayer au moins de sauver cette pauvre fille.
Je ne peux mĂŞme pas me sauver moi-mĂŞme.
C'est vous qui croyez au salut.
J'ai perdu ma foi en tout ça il y a très longtemps.
- Le monde marche ainsi. - Nous construisons le monde.
Je croyais que c'était Dieu.
Je vois. C'est facile pour vous d'ĂŞtre ici.
Tous les privilèges et aucune responsabilité.
Ne me reprochez pas de ne pas être Jésus-Christ,
Merci, Sœur Ruth.
On a régulièrement des flagellations à Canton.
C'est la seule façon pour qu'ils apprennent.
Si vous n'aviez pas autant manié le bâton, ma Sœur,
il n'y aurait pas eu de soulèvement.
Je m'excuse, Sœur Adeal. C'était injustifié.
Soeur Blanche, c'est votre devoir de rompre votre jeûne.
Je suis désolée, Sœur Clodagh.
Vous disiez qu'il n'y a plus de nouvelles.
Le petit était si excité
de ne plus ĂŞtre le plus jeune.
Vous devez prier pour Om et son petit frère.
Le pire n'est pas certain. Om est si robuste.
Son frère sera pareil.
Elle n'est pas désolée pour Om, mais pour elle-même.
Elle veut un bébé à elle. Vous savez que c'est vrai.
La façon dont elle les regarde,
comme si elle en désirait une bouchée.
Elle veut un bébé plus que tout au monde.
- Elle n'en aura jamais. - Sœur Ruth.
C'est immangeable.
Ma Sœur, vous n'avez pas le droit de parler comme ça.
Vous parlez de la vérité ?
La vérité doit nous rapprocher de Dieu, n'est-ce pas ?
Mais la vérité n'est pas autorisée ici.
Vous n'étiez pas bien.
J'ai pensé que vous alliez mieux, j'ai prié pour ça,
mais ce n'est pas le cas.
Je... ne veux pas de vos prières.
Je n'en veux pas.
Vous m'observez, mais elle vous observe.
Srimati sait qui vous ĂŞtes.
Cette journée a été difficile pour nous toutes.
Cet endroit n'est pas bon pour vous.
Vous ne me renverrez pas.
Père Roberts a essayé de vous avertir,
et vous n'en avez pas tenu compte. Envoyer des mots Ă M. Dean.
Le toucher !
On voit toutes qui sera renvoyé à Darjeeling.
Votre précieuse vocation.
Ce n'est pas du tout une vocation. Ce sont des brimades !
De l'égoïsme. De la pourriture en son cœur !
M. Dean voit ce que vous ĂŞtes.
Pas étonnant qu'il ne veuille pas de vous.
Vous ne pouvez pas vous empĂŞcher de vous en prendre Ă nous.
Au lit. C'est le jeûne, et l'air raréfié.
Elle n'est pas assez solide.
Vous allez vous en remettre, Sœur Ruth.
C'est l'air raréfié, c'est tout,
et pas assez à manger. Votre corps n'est pas fait pour ça.
Srimati vous voit !
Elle voit ce que vous refusez de faire, espèce de vieille salope desséchée !
Venez... vous coucher.
Ça vous aidera à dormir quelques heures.
Vous aimez me toucher, Sœur Briony ?
C'est une bonne excuse, hein ?
Le diable est en vous, ma Sœur.
"Penses-tu me tuer, comme tu as tué l'Egyptien ?"
"MoĂŻse eut peur, et dit, Certainement la chose est connue."
"Pharaon apprit ce qui s'était passé,
et il cherchait Ă faire mourir MoĂŻse."
"Mais MoĂŻse s'enfuit de devant Pharaon,"
"et il se retira dans le pays de Madian,"
où il s'arrêta près d'un puits."
Sœur Adela. Avez-vous quelque chose à dire ?
Ce serait mieux en privé.
Nous sommes une communauté.
Un grief qui s'envenime nous infecte toutes.
Très bien.
Je pense que Sœur Ruth à raison.
Vous avez pris une mauvaise voie avec M. Dean.
Votre comportement à son égard ne convient pas à une religieuse.
Je l'ai vu avec... Kanchi.
Vous cherchiez du réconfort auprès de lui et non auprès de vos sœurs.
J'ai essayé d'être charitable. Vous êtes trop familière avec lui.
Comme un homme. Cela fait partie d'une atmosphère de...
débauche.
Je ne sais comment l'appeler autrement.
Autoriser autant de familiarité entre Kanchi et le jeune Général,
pas étonnant qu'ils se soient égarés dans le péché.
Vous soupçonniez certainement
- ce qu'ils allaient faire. - Soeur Adela,
comment pouvez-vous dire choses pareilles ?
Niez-vous avoir vu le garçon et la fille
devenir très proches ?
Mon Dieu.
Vous entendez ? Les tambours.
Il doit être en train de mourir. Le frère de Om meurt.
Mon fils est très malade.
La Sœur lui a donné un mauvais traitement.
Son état empire.
La Sœur a empiré les choses.
Donnez-le-moi.
C'est bon.
Rentrez chez vous.
Partez... allez !
Soeur Blanche.
Je devais faire quelque chose. La mère de Om était désespérée.
J'ai juste donné de l'huile à frictionner sur son ventre
pour le soulager, c'est tout.
Rien qui puisse faire du mal à la pauvre petite âme.
Vous avez vu le bébé mourant,
vous saviez que c'était vain.
Mais ce n'était pas de la médecine.
Ce ne l'était pas, je le jure.
Je ne lui aurais jamais fait de mal.
Je sais.
Allez sécher vos larmes, Sœur Blanche.
Venez, Sœur Blanche,
nous sommes tous sous la protection de Dieu.
Je suis désolée, Sœur Clodagh.
Un souvenir de la guerre.
Il n'a pas tiré depuis mon départ de l'armée, mais...
mais je le maintiens en état de marche.
Savez-vous vous en servir ?
Mais ce ne sera pas nécessaire.
Espérons-le.
Pensez-vous que les enfants reviendront après ça ?
Je ne crois pas.
C'est fini, alors.
J'ai complètement échoué.
Vous pouvez difficilement vous en vouloir pour Sœur Blanche.
Sœur Blanche, Sœur Philippa, Sœur Ruth.
J'aurais dĂ» savoir.
Dès notre arrivée, et que les souvenirs ont commencé.
Ma vocation est creuse, M. Dean. Cet endroit me le fait voir.
Sœur Ruth l'a vu.
Sœur Ruth n'est juge de rien.
Mais c'est la vérité.
Je ne suis pas entrée dans les ordres
parce que j'étais appelée. C'était...
C'était un homme.
Un garçon.
Ce n'était qu'un garçon.
Ils nous apprennent que le désir appartient aux hommes.
Que nous sommes l'objet de vos désirs.
Mais nos propres désirs... Je savais que c'était mal.
Un pêché mortel. En dehors du mariage.
L'église, mes parents, mais...
Ils vous ont forcée à rentrer au couvent ?
Je l'ai choisi...
après... après son départ.
Il est mort ?
Il ne... voulait pas de moi.
Pas en tant qu'épouse.
Il a pris un bateau pour l'Amérique, pour échapper à la guerre
et faire son chemin, et...
je suis rentrée dans les ordres. Je n'ai pas pu le supporter.
ĂŠtre comme les autres filles du village,
avec une petite histoire minable Ă raconter.
- Il y a des pêchés bien pires. - Je le sais.
Et maintenant je le vois.
L’orgueil.
Il vous rend aveugle à tous les autres péchés.
Il vous aveugle sur vous-mĂŞme.
Votre bien-aimé, votre garçon... S'il était resté,
et qu'ils lui avaient mis un uniforme...
s'il avait eu la chance de revenir vers vous...
il n'aurait pas été le garçon que vous aimiez.
Vous l'auriez vu, quelles que soient vos promesses.
Vous auriez choisi quelqu'un d'autre. Quelqu'un... d'entier...
sans tache. Quelqu'un qui vous aurait soutenue.
Tous ceux qui montent ici
doivent passer devant mon bungalow.
Je surveillerai dès qu'il fera nuit.
Merci.
Gloire au Père, et au Fils,
et au Saint-Esprit.
Votre souper, Sœur Ruth.
Comme il était au commencement,
maintenant et toujours pour les siècles des siècles. Amen.
Ta parole, Oh Seigneur, durera éternellement.
Ta parole, Oh Seigneur, durera éternellement.
Ta vérité durera éternellement.
Ta parole, Oh Seigneur, durera éternellement.
Gloire au Père, et au Fils,
et au Saint-Esprit.
Ta parole, Oh Seigneur, durera éternellement.
Amen.
Il avait peur.
C'est une mauvaise nuit, non ? Trop d'émotions dans l'air.
Comme le soir où ma dame est morte. Tout son amour s'est transformé en haine.
Pauvre créature. Mettre fin à ses jours comme ça.
Non. Elle ne voulait pas le faire.
Mais la folie de l'amour était en elle.
Je vais finir ma ronde.
Soeur Clodagh ?
Elle est partie.
Sœur Ruth est partie.
Venez.
Prions qu'elle ne soit pas tombée,
Sœur Ruth n'est pas dans son état normal.
Le cheval est encore à l'écurie,
elle ne peut pas aller bien loin Ă pied.
La nuit va être longue, Sœur Clodagh.
J'ai appris Ă tirer en Chine, si vous voulez vous reposer.
Merci, ma Sœur.
Je veillerai jusqu'à l'Angélus.
Essayez de dormir.
Je n'imagine pas que les villageois
- puissent nous faire du mal. - Je crains que cet endroit soit diabolique.
Utilisez ce moment pour prier.
Soeur Ruth. Quel drĂ´le de vĂŞtement ?
Je n'en avais pas d'autres. J'ai quitté l'ordre.
Je vois.
Êtes-vous venue demander un travail à la fabrique de thé ?
Le monde est un endroit rude,
surtout si vous n'avez jamais manqué de nourriture.
Je vous attendais, M. Dean.
Vous ne semblez pas y avoir bien réfléchi.
Vous n'êtes surement pas la première sœur à avoir des doutes.
Il doit y avoir une procédure à suivre.
Vous devriez en parler avec Sœur Clodagh ?
Sœur Clodagh me déteste, ainsi que toutes les autres.
Elles disent que je suis malade. Elles racontent des mensonges sur moi.
Pourquoi ne pas vous reposer ?
Vous avez toujours été si gentil avec moi.
Merci.
Non, vous ne devriez pas faire ça.
- Ne faites pas ça. - Pourquoi ? Je vous aime.
Je veux ĂŞtre avec vous pour toujours. Je vous aime.
Je ne m'attends pas Ă ce que vous m'aimiez,
mais je ferai tout ce que vous voulez. Je pourrais reste ici.
M'occuper de la maison.
Je vais vous ramener au couvent.
Si vous me ramenez, Sœur Clodagh me tuera.
Elle fera tout pour vous éloigner de moi.
D'accord. Écoutez-moi.
Je peux vous aider uniquement si vous m'écoutez.
- Vous voulez que je reste ? - Pourquoi ne pas vous reposer ?
Je ferai ce que vous voulez.
Ce que vous faisiez avec Kanchi.
C'est parce que vous l'aimez, c'est ça ?
Parce que vous aimez Sœur Clodagh.
Je n'aime personne.
On trouvera quelque chose.
- Ensemble. - Ensemble.
Garde-nous toujours à l'esprit ta présence et ton amour.
Le cœur le plus pur de Marie.
Non !
Non !
Merci.
Tenez.
Posez ça ici, s'il vous plait.
Vous me donnez un coup de main ?
Quelqu'un peut m'aider ?
Aidez-moi avec ça. Merci.
Posez-le lĂ .
Au revoir, Joseph Anthony. Sois bon.
Vous aussi, Lemini.
Au revoir, Angu Ayah.
Vous devriez y aller, madame. Avant que le soleil
ne vous grille comme des saucisses.
Attendez.
Un instant, Sœur Adela.
Vous voyagez léger. Plus léger qu'à votre arrivée.
J'ai dit Ă Angu qu'elle peut faire
ce qu'elle veut avec ce qui reste.
Elle a promis de s'occuper de la tombe de Sœur Ruth.
Angu est plutĂ´t consciencieuse sur ce genre de chose.
Un autre fantĂ´me.
Vous m'en laissez plus d'un seul.
- Il vaut mieux que vous l'oubliiez. - Je n'oublierai jamais.
Mopu vivra en moi Ă jamais. Chacun de ses instants.
Savez-vous oĂą ils vous enverront ?
Pas encore.
Je ne serai pas Sœur Supérieure.
Juste une membre de la communauté.
Je dois suivre la volonté de Dieu.
Et si Dieu souhaitait que vous restiez ?
Peut-ĂŞtre pas dans cette vie.
Dans la prochaine alors.
Une meilleure vie.
Au revoir, M. Dean.
Que Dieu vous bénisse, cher M. Dean, et merci.
Prenez soin de vous, Sœur Briony.
- Que Dieu soit avec vous. - M. Dean.
Katherine. Mon nom est Katherine.
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