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Les autres m'ont fait du mal.
Alors je leur ferai du mal.
Ils souffriront comme j'ai souffert.
Les paroles d'un sadique.
L'un des �l�ments les plus perturbants de la soci�t�.
Dominer totalement l'autre,
en faire un objet, l'humilier,
asservir,
infliger sa morale malsaine aux innocents.
Voil� son objectif,
son plaisir tordu.
Dr�le d'endroit.
C'est bien la pompe.
- �a se r�pare vite ? - Il faut la remplacer.
Si on a la pi�ce, �a prend une demi-heure.
Il doit y en avoir une sur ces �paves.
Les nationales, c'est rapide. Sauf en cas de p�pin.
Par chance, c'est arriv� ici.
C'est mieux que d'�tre coinc� dans les montagnes.
Sans compter qu'on allait entrer dans le d�sert.
C'est ce � quoi vous pensiez, M. Stiles ?
H�las, oui.
- On le verra, ce match ? - Il reste 60 km � faire.
Il est 12h01. Le match commence � 13h30.
On y arrivera s'ils ont la pi�ce.
- Et sinon ? - On est coinc�s.
Il faudra la commander � Lancaster.
Personne ne g�re ce garage ?
Le joueur tape donc la balle...
Non, il frappe la balle. Avec une batte.
S'il frappe la balle
- et qu'elle sort du terrain... - Il y a home-run.
Je sais. Mais si la balle sort, pourquoi courir sur les bases ?
Il le faut, c'est le r�glement.
Il doit toucher toutes les bases.
- Un Coke ? - Oui, merci.
On pourrait tout voler ici. Le proprio ne verrait rien.
- Un Coke, Ed ? - Et comment.
A priori, il n'y a rien � voler ici.
Ont-ils seulement des clients ?
Tout est si sale, si graisseux.
Le travail n'est pas forc�ment propre, Mlle Page.
Quand j'�tais � l'arm�e, j'ai eu ma dose.
Je r�parais des tanks.
Si Mlle Propret� m'avait vu � l'�poque.
Doris Page est une gentille fille.
Et un bon prof de maths.
Elle est juste un peu prude.
Ses �l�ves la surnomment "Mlle Gla�on".
En fait, c'est vraiment une r�gle ridicule.
A quoi bon courir sur les bases s'il a d�j� gagn� ?
Vous entendez ?
Jamais vu de match, mais elle change d�j� les r�gles.
Si tu voyais un match avec ma femme.
�a reste une r�gle stupide.
Va-t-on seulement voir le match ?
Mais o� est le garagiste ?
On peut �tre servis ?
Ils sont bien quelque part.
On ne s'en va pas en laissant tout ouvert.
Ils sont peut-�tre � l'arri�re.
Il y a quelqu'un ?
Dommage, cette Chevy n'a d�j� plus de pompe.
Voil� notre pompe, si elle marche.
Elle s'adaptera � notre voiture ?
Je dois l'ajuster, mais on atteindra L.A.
J'emprunte des outils, on sera bient�t partis.
Ce M. Stiles sait tout faire.
Un charmant jeune homme.
Sa femme sera une veinarde.
Vous jouez encore � Cupidon, M. Oliver.
La jeunesse passe vite.
Vous parlez comme un vieillard.
J'ai eu 52 ans hier.
Et une belle vie, bien remplie.
Une belle maison, une �pouse charmante.
Deux beaux enfants.
Carl Junior va �tre dipl�m� de West Point.
Ma femme et moi irons � la c�r�monie.
- Ils prennent soin des outils. - Mais o� sont-ils ?
Je vais essayer de les trouver.
Je ne veux pas vous choquer.
Mais ma chemise serait salie.
Je ne suis pas vieux jeu � ce point-l�.
Je ne sais pas.
On enseigne dans la m�me �cole,
et �a reste Mlle Page et M. Stiles.
Doris et Ed, �a sonnerait mieux.
C'est adopt�, alors. Ed et Doris.
Les serpents muent en cette saison.
- Je d�teste les serpents. - Comme beaucoup.
La r�gion en est pleine.
Pleine.
Certains font 3 m�tres, il para�t.
J'ai encore eu la berlue.
Il y a quelqu'un ?
Doris ?
Ed ?
Le prof d'histoire du lyc�e de Lancaster est m�connaissable.
Il se l�che.
Il est si heureux de voir ce match.
Je sais.
Il ne les a pas vus jouer depuis son d�part de Cincinnati.
Depuis qu'il a son billet...
Quelque chose cloche vraiment ici.
Il y a quatre assiettes � table.
Deux assiettes vides, et deux qui sont pleines.
C'est encore chaud.
A part un chat, aucun signe de vie.
Plus vite on sera partis, mieux je me sentirais.
Continue � bosser.
R�pare la voiture comme pr�vu.
- Vous n'avez pas le droit ! - Ta gueule.
Et si je ne la r�pare pas ?
Tu vas la r�parer.
Et vite fait, en plus.
Et quand je l'aurais r�par�e ?
Je me barre avec ma nana.
On vous emb�tera pas.
Comment se fier � votre parole ?
Va falloir faire avec.
Pas vrai ?
Toi.
Ton portefeuille.
C'est pas grand-chose, mais allez-y.
Nous ne sommes que des enseignants.
T'entends, Judy ?
"Nous ne sommes que des enseignants."
On n'aime pas les enseignants.
Hein, Judy ?
Ils se croient plus malins que les autres.
Vous avez notre argent.
�a ne suffit pas ? Que voulez-vous d'autre ?
Continue � bosser.
Les profs traitaient Judy d'idiote.
Ils se moquaient d'elle.
Elle rentrait de l'�cole en pleurs.
Vous �tes plut�t costaud, fiston.
Mais l'�tes-vous aussi sans arme ?
T'es du genre beau parleur, hein ?
Tr�s bien, beau parleur.
Ton portefeuille.
Allez !
- Ramasse-le. - Faites-le vous-m�me.
Tu joues les durs devant ta copine.
Je vais lui montrer combien t'es dur.
Posez votre arme, et on verra qui est un dur.
T'as trois secondes pour m'ob�ir.
Ramasse-le.
Un !
- Deux ! - Faites ce qu'il dit.
Pose-le sur le capot.
Tu veux le flingue, c'est �a ?
Sur le capot.
Un vrai dur, hein ?
Je parie que c'�tait de la frime.
Au boulot.
Je peux avoir de l'eau ?
Le malheureux est aveugl� par son propre sang.
Vous n'avez m�me pas la d�cence de me laisser le soigner ?
Quel genre de personne �tes-vous ?
�a vous amuse de voir les autres souffrir ?
Comment peut-on �tre aussi inhumain ?
- Il va bien ? - La t�te, �a va, mais il souffre.
La joue est �gratign�e,
mais sa t�te saigne sans arr�t.
Il risque de se vider de son sang.
Du calme, �a ne peut pas �tre si grave que �a.
O� tu vas ?
Laissez-moi l'aider si vous voulez que je r�pare l'auto.
Il s'en sortira, Doris.
Vous avez de la chance, Carl.
Un peu plus � droite et c'�tait fini.
Avec de l'eau et de l'ombre, le saignement s'arr�tera.
On peut le mettre � l'ombre ?
Quelle cruaut� !
Au boulot ! Il n'a besoin de rien.
J'esp�re que vous vous amusez bien.
Mais laissez-nous au moins lui donner de l'eau !
Se conduire comme �a...
Vous n'�tes qu'un animal.
Otez vos sales pattes !
Laissez-la si vous voulez la voiture !
Il la r�parera si on peut avoir de l'eau.
Il y a un puits.
Concentre-toi sur la bagnole.
Et toi,
vas-y.
S'ils bougent, tu tires.
Si j'entends tirer,
ta copine est morte.
Pas de b�tises, Judy sait tirer.
Pourquoi a-t-il chang� d'avis ?
�a ne me pla�t pas, Ed.
Il y a pire, Carl.
Les journaux ont parl� de tueries en Arizona.
Vous me laissez passer ?
Pourquoi vous nous torturez ainsi ?
Vous avez l'argent, la voiture. �a ne suffit pas ?
"Vos sales pattes" ?
Tu te crois mieux que moi.
Comme tous ceux de ton esp�ce.
T'as dit que j'�tais inhumain.
Je m'excuse, je n'aurais pas d�.
Je peux passer maintenant ?
Tu m'as trait� d'animal.
Je regrette.
D�sol�e pour tout �a. Je peux ?
Tu t'excuses, mais tu le penses encore !
Tu me prends pour une merde.
Et Judy aussi !
Tu le penses, alors pas de baratin !
Ton esp�ce n'est rien pour moi. T'entends ? Rien du tout !
Pourquoi tu hurles pas ?
Le beau parleur viendrait t'aider.
La sainte-nitouche se croit toujours mieux que moi ?
�a te pla�t qu'une merde te touche ?
Sainte-nitouche n'aime pas �a.
Vas-y, go�te !
C'est de la merde, go�te !
Sainte-nitouche a perdu de sa superbe.
La merde ne la d�range plus.
Bouge-toi !
Que vous a-t-il fait ?
�a ira, M. Oliver.
Tout va bien.
Remets-toi au boulot.
R�parez-la vous-m�me.
Le retour du vrai dur.
C'est vous le dur, Tibbs.
C'est votre nom, non ? Charlie Tibbs ?
Le dur qui a abattu sept personnes,
apr�s les avoir oblig�s � s'agenouiller ?
La presse vous appelle l'Excit�.
Tuer des familles, quelle excitation !
Vous vous �tes excit� depuis l'Arizona ?
Et les gens d'ici, vous les avez aussi tu�s ?
Vous esp�rez vous en tirer encore longtemps ?
La justice finira par vous rattraper.
La justice sait s'occuper des meurtriers.
Arr�tez de le provoquer.
Que va-t-il vous arriver ?
Remets-toi au boulot ou je t'explose !
Continue � bosser, le dur,
ou tu seras bient�t un dur mort.
Tout le monde fait le beau parleur maintenant.
Et joue les braves.
Ils veulent plus parler, Judy.
Je vais prendre mon autre sac.
Judy !
Un soda !
Je m'entra�nais un peu.
M. Oliver,
ils vont faire une chose affreuse.
Toi !
Debout.
L�-bas.
- Qu'allez-vous faire ? - Ta gueule !
Bouge !
C'est bon.
A genoux.
A genoux !
Vu que t'aimes causer,
vas-y donc.
Cause tant que tu veux.
Quand j'aurai fini �a,
tu causeras plus.
L'�cole sera finie, professeur.
Faut te mettre � causer.
Le temps file.
Vous pourriez me tuer comme �a ?
Pour rien ?
M'abattre n'aurait rien d'excitant.
Vous voulez de l'argent ?
J'ai 2 300 dollars en banque.
Appelez ma femme, elle vous donnera tout.
Vous auriez de quoi vous amuser tous les deux.
Il a chang� de ton maintenant.
Pas vrai, Judy ?
Vous avez bien un p�re ?
Vous aimeriez que �a lui arrive ?
Imaginez votre p�re � ma place.
Ou le v�tre.
Epargne ta salive.
Elle n'a que moi au monde.
Son vieux est mort.
Et sa m�re picole.
Mademoiselle,
vous ne voyez pas que c'est mal ?
Vous l'aimez, n'est-ce pas ?
C'est bon d'�tre avec ceux qu'on aime,
et qui vous aiment.
Moi aussi, il y a des gens que j'aime.
Une fille plus �g�e que vous.
Et un fils de son �ge.
Je vous supplie de lui parler.
Dites-lui que c'est mal.
Dites-lui, par piti� !
Vous n'avez donc aucun sentiment ?
Essayez de comprendre.
Regarde-le se tortiller.
Ils sont vraiment tous pareils.
Quelle bande de foies jaunes.
On ne peut pas tuer les gens comme �a.
Pas comme �a !
Ne restez pas l� � regarder.
Ed ! Ne le laissez pas faire !
Il vous �coutera peut-�tre.
Ed, parlez-lui !
Quelle horreur, il faut faire quelque chose.
Menacez-le de ne pas r�parer l'auto.
Vous voulez l'auto ?
Le dur veut prendre ta place.
S'il la ferme pas, il l'aura.
Alors, le dur ?
T'as envie de causer ?
Sainte-nitouche veut pas de sa place non plus ?
Personne ne veut de ta place.
L'�cole est finie, professeur.
Non, je vous en prie !
Ed !
Mlle Page !
Vous n'�tes qu'un monstre !
Esp�ce de merde !
Ta gueule !
- Ta gueule vous-m�me ! - Reprenez-vous, Doris !
Esp�ce de l�che ! Ne me touchez pas.
- Il va vous tuer ! - Qu'il le fasse ! Allez-y !
Vous attendez quoi ? Allez-y donc !
- J'ai bient�t sorti la pompe. - Ta gueule !
La voiture sera vite r�par�e.
Ta gueule, j'ai dit !
Vous en avez besoin. Moi seul peux la r�parer.
J'attendrai plus tr�s longtemps.
Va me chercher un soda. Et de la tarte aussi.
Pauvre Edna.
Qui saura lui expliquer ?
La remise de dipl�me de son fils.
Je me sens aussi mal que vous.
Il est mort, rien ne le fera revenir.
Nous sommes en vie. Il faut penser � nous !
Vous croyez que j'ai aim� le regarder mourir ?
Qu'est-ce qu'on pouvait faire ?
Il veut du sang, personne ne pourra le raisonner.
Vous ne voyez pas � qui on a � faire ?
C'est un psychopathe.
Vous auriez pr�f�r� que je prenne sa place ?
Que diriez-vous � Carl si je l'avais fait ?
- Je regrette. - Oubliez �a.
J'ai tellement honte
de ma r�action et de notre impuissance.
Si on s'enfuyait ?
La nationale est toute proche.
Il nous abattrait tout de suite.
Je pr�f�re mourir en courant qu'� genoux.
Je le vois encore finir sa bouteille.
Une voiture va peut-�tre passer.
�a se pourrait, oui.
Les pauvres ne suspecteraient rien.
Il les tuerait, et nous avec.
La police.
La police va peut-�tre passer.
Elle patrouille sur la nationale.
Ils viendront !
- Ils viendront ! - Je n'en doute pas.
Il faut les emp�cher de continuer.
Doris ?
Les miracles existent, mais ne comptez pas dessus.
Je regrette.
Ecoutez-moi.
Je vais essayer de savoir combien de balles
il lui reste.
Comment faire ?
Il a tir� quatre fois.
Il en reste quatre.
Il a aussi d� tuer les gens d'ici.
Rappelez-vous, Carl a vu leur table.
Deux assiettes vides et deux intactes, oui.
Ils ont �t� surpris au moment du repas.
Ils ont d� les obliger � les regarder b�frer.
Il les a tu�s. Deux balles de plus.
Il n'est pas venu � pied d'Arizona.
Il a pu tuer quelqu'un d'autre.
Et s'il n'a pas recharg�...
Vas-y, cause.
Cause tant que tu veux.
Vous esp�rez du secours.
A quoi bon r�parer si vous comptez nous tuer ?
R�pare-la.
Tu vivras plus longtemps.
J'ai bien vu que tu lambinais l�-bas.
Tu r�pares la voiture ou tu meurs tout de suite.
Je sais que vous la voulez, cette voiture.
Tuez-nous.
- Et vous serez coinc�s. - C'est pas une route l�-bas ?
Sur les routes, y a des voitures.
Quelqu'un nous prendra en stop.
Ils l'ont toujours fait.
Depuis l'Arizona ?
Un marin nous a emmen�s.
Jusqu'o� ?
Un vrai charmeur. Pas vrai, Judy ?
Vous l'avez abattu ?
Non, je l'ai juste �gorg�.
Pourquoi ne pas avoir gard� sa voiture ?
Panne d'essence hier soir.
T'es dr�lement curieux.
Mais vas-y, pose tes questions.
Comment vous �tes arriv�s l� ?
Un fermier nous a pris.
Sa bagnole a l�ch� pr�s d'ici.
Dommage.
Ce vieux commen�ait � me plaire.
Vous l'avez aussi tu� ?
Vous l'auriez vu prier. Pas vrai, Judy ?
Il regardait le ciel pour parler au bon Dieu.
Vous l'avez abattu ?
Oui.
Entre les yeux.
Ceux que vous avez abattus ici ont aussi pri� ?
Tu me prends pour un con ?
Un demeur� ?
Tu comptes les balles.
Tu peux y aller.
Je sais aussi compter.
Tu sais que j'ai tir� sept fois.
Il reste une balle.
A moins que je n'ai recharg�.
Il me reste combien de balles ?
Vas-y, le dur !
Tente le coup !
Combien il en reste ?
Allez, il est peut-�tre vide !
Vas-y, tente ta chance !
Viens !
Allez !
Viens me le prendre !
T'as peur ou quoi ?
T'as eu ta chance.
Il fallait la saisir.
T'en auras pas d'autres.
Regarde ces foies jaunes, Judy.
Effray�s par une arme vide.
Le dur.
Le beau parleur.
Ed ! Il pr�pare quelque chose.
Toi !
La police !
Elle arrive.
Je vous l'avais dit.
Ils vont s'arr�ter.
C'est forc�.
Ils viendront, ils sont apr�s lui.
Apr�s vous !
Vous m'entendez ?
Vous ne tuerez plus personne !
A l'arri�re !
Tout de suite !
Bougez-vous !
L�-bas !
Allongez-vous, allez !
Ils s'arr�tent.
Debout !
- Magnez-vous ! - �a doit �tre la police.
Dans le coffre.
Vas-y ou je te descends !
Un mot et j'abats ta copine.
Cachez-vous. Si elle l'ouvre, tu l'�gorges.
Bonjour, fiston.
�a cogne dur.
Et comment.
Je vous ai jamais vu ici, fiston.
Je suis un ami de la famille.
J'ai crois� le fils de Milt en ville.
Il n'a pourtant pas parl� de visiteurs.
Je suis arriv� apr�s son d�part.
Lancaster, hein ?
Ouais.
On r�pare la voiture. Un probl�me de pompe.
La mienne m'a l�ch�.
�a m'a co�t� 30 dollars.
Quel arnaqueur, ce garagiste.
Tiens, un chargeur de .45.
O� est Milt ?
Quelque part � l'arri�re.
Si un moteur n'existe pas, Milt te l'invente.
C'est clair.
A l'aide !
Dehors.
Je t'avais pas dit de la fermer ?
Avance.
J'avais pr�venu. Personne ne vous aidera.
Toute la police de Californie va vous traquer.
Ils me font pas peur. Personne me fait peur.
Tu vas avoir le choix, le dur.
Tu meurs tout de suite ou tu r�pares la voiture.
- T'as quinze minutes pour r�parer. - A quoi bon ?
Vous nous tuerez apr�s.
T'as quinze minutes de sursis.
Si t'en veux pas, je t'abats.
Et elle aussi.
Il est 1 h.
Tu as jusqu'� 1 h 15.
Au boulot.
Qui croira une chose pareille ?
Comment a-t-il pu tuer deux agents ?
Ils �taient pourtant deux.
Judy, passe-moi l'arme.
Quinze minutes.
Qu'allons-nous faire ?
A toutes les unit�s,
deux meurtriers de l'Arizona seraient pass�s
en Californie.
Ils pourraient conduire une Ford Sedan de 1958
immatricul�e M-R-4-6-9-8-3.
C'est le v�hicule d'un marin qui allait � San Diego.
Le marin a �t� retrouv� mort, assassin�, � 10 h 30 ce matin.
Tibbs, Charles. M�le, type caucasien.
Ag� de 20 ans. Yeux bleus, cheveux ch�tain, 1,85 m.
Poids : environ 90 kg. Corpulence moyenne.
V�tu d'une veste et d'un pantalon en jean.
Le suspect est arm� et consid�r� comme tr�s dangereux.
Le suspect est accompagn�.
Bradshaw, Judy. Femme, type caucasien, �g�e de 18 ans.
Cheveux noirs, yeux bleus.
Mesurant 1,65 m.
Poids : environ 50 kg.
Peau mate.
V�tue d'une robe jaune � fleurs.
Cet appel radio arrive trop tard.
Il faut faire quelque chose.
Il va falloir s'enfuir.
Approchez.
Devant moi.
J'ai une id�e.
Mais c'est un risque � prendre.
Il n'y conna�t rien en voiture.
Quand j'aurai r�par�, je vous dirai de d�marrer.
Laissez-la au point mort, je me charge du moteur.
Au premier signal...
Je me gratterai l'�paule.
Au premier signal, vous passez en premi�re.
Pour le deuxi�me signal, je clignerai de l'oeil.
Il faudra vous accrocher. Je mettrai les gaz.
J'essaierai de l'amener devant la voiture.
C'est risqu�.
On peut le rater.
Mais je pourrai profiter de l'effet de surprise.
Prions pour que la voiture tienne.
Sinon ?
Courez.
Et s'il m'emp�che de monter en voiture ?
C'est un risque � courir.
T'as onze minutes.
Doris ?
Merde.
Je ne peux pas r�parer si vous d�marrez.
Ici Dick Woods, en musique depuis le stade des Dodgers,
comme chaque dimanche avant le match.
Parlons match. D'un c�t�, les Reds de Cincinnati,
qui ont remport� leurs neufs derniers matchs.
Ils vont �tre durs � battre.
Sandy Koufax et les Dodgers auront du fil � retordre.
Il reste des places. Si vous n'avez rien � faire,
venez au stade pour voir les vrais champions de la ligue.
Le temps est id�al pour le base-ball.
Il est 13 h 10. Vous pouvez y arriver.
Il est maintenant temps de s'�chauffer un peu !
S'ils pouvaient s'�loigner...
De la musique.
Tous ces gens.
Ces rires et ces hourras.
Toute cette gaiet�.
Je ne veux pas mourir, Ed.
Je ne veux pas.
Vous ne mourrez pas.
Quatre minutes.
Doris, d�marrez la voiture que je v�rifie la pression.
Montez dans la voiture, Doris !
Une minute.
Vous voulez la voiture et je veux un sursis.
Je dois v�rifier la pression.
D'accord.
Mais �a a int�r�t � marcher.
D�marrez.
Il te reste peu de temps.
Deux minutes.
�a fait quoi de savoir qu'on va mourir ?
Essayez encore.
T'as les foies.
Ouais.
T'es un de ces p�tochards.
Dehors.
Dehors, j'ai dit !
Bouge.
Tu me prends pour un con ?
T'as tent� un truc.
- T'as fait un truc ! - Rien du tout.
Elle venait de d�marrer. T'as fait un truc !
Cette pompe �tait � la casse depuis des lustres.
Elle ne supporte pas la pression.
- Il faut la nettoyer ! - T'as plus le temps.
Il faut juste la nettoyer !
- Tu gagnes du temps ? - Ce ne sera pas long.
T'enl�ves rien du tout !
Tu crois pouvoir me rouler ?
Tu me crois nul en bagnole.
Ce machin-l�, c'est le carburateur.
La voiture roule pas sans essence.
T'as juste � l'amorcer.
Je l'ai d�j� vu faire. Alors, vas-y.
La pompe � essence est l�-bas.
Doris, montez et d�marrez � mon signal.
C'est moi qui monte.
Pour l'amorcer, il faut mettre les gaz.
Laisse tomber.
Mets l'essence dans le carbu.
Charlie !
Je sais que vous �tes l� !
Je vous trouverai !
Je vous tuerai !
Doris, courez !
C'est reparti.
Il lance une balle basse.
Dehors !
La trajectoire lui a fait rater le coin externe.
C'est aux Reds de jouer.
Il reste plein de places ici
pour les fans des Reds et des Dodgers.
Si vous �tes par l�, venez donc faire un tour
au stade des Dodgers, o� on passe un bon moment.
Sous le soleil.
Cardenas se pr�pare pour les Reds.
Il a fait une saison absolument formidable,
malgr� une blessure � l'entra�nement.
Il se pr�pare. C'est parti !
Elle s'envole. Quel tir, mes amis !
La balle monte, monte. Elle est irratrapable !
Cardenas court... il court.
Oui, c'est un home-run !
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