All language subtitles for Fashions Of 1934 (1934)

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Original subtitles

SOCI�T� D'INVESTISSEMENTS

- M. Sherwood Nash est l� ? - Vous avez rendez-vous ?

Pas exactement, mais pourrait-il me recevoir ?

Entrez.

Oui, M. Curtis. Mais c'�tait une petite affaire.

5 millions de dollars, et on a presque tout vendu.

Nous pouvons vous r�server 10 000 actions.

Ne quittez pas.

Asseyez-vous.

M. Spencer,

ces actions ont gagn� 4,5 points, aujourd'hui.

Vendez-en 5 000.

Je m'en occupe pour vous.

Un cigare ?

Merci.

M. Curtis ?

� mon avis, ce serait tr�s judicieux.

D'accord, vous prendrez 10 000 actions.

Oui, je reste en ligne.

Monsieur, que puis-je pour vous ?

Je viens prendre les t�l�phones, la ligne est coup�e depuis 3 jours.

Bonne journ�e !

- Et nos bigophones ? - Il les emm�ne faire un tour.

�a a march� ?

- Tu n'as rien ? - Pas un sou.

Que fait-on, grand g�nie ?

Me presse pas. Je vais trouver.

D'ici l�, j'aurai les cheveux blancs.

Entrez.

Que puis-je pour vous ?

On vient prendre les meubles.

- Ils sont � vous. - C'est exact.

Que fais-tu, Glenda ?

Quelque chose me dit que cette soci�t�

a un pied dans la tombe.

Je ne raffole pas des enterrements, alors salut.

Charmante, tant qu'on est plein aux as.

T'inqui�te pas, elle reviendra.

Qu'est-ce qu'on fait, patron ?

Je r�fl�chis.

Pardon.

Il faut trouver une nouvelle combine.

Organiser un marathon de danse ?

Des cours de danse par correspondance ?

Une course d'escargots ?

Un concours du plus beau b�b� ?

Patron, j'ai trouv�.

Snap, tu veux me rendre service ?

Oui, patron.

- Laisse-moi seul, je vais trouver. - Bien s�r.

Excusez-moi.

Y a pas de mal.

C'est tr�s bien. Oui, oui...

Snap !

Un instant, patron.

M. Nash, Mlle Mason.

- Enchant�e. - Moi de m�me, Mlle Mason.

Appelez-l� Lynn.

- Je peux ? - Pourquoi pas ?

C'est pas joli, �a ?

Tr�s joli.

Regardez-moi celui-l� !

- C'est votre travail ? - Oui.

- Qu'en faites-vous ? - J'essaie de les vendre.

Ils sont vendus.

Que voulez-vous dire ?

Une id�e.

Celle-ci est superbe. Elle est � combien ?

375 dollars.

M. Duryea, ce ne serait pas un peu excessif ?

Pas pour un mod�le parisien original.

Vraiment original ?

Ch�re madame, il est arriv� de Paris il y a 6 jours.

- Il est unique au monde. - Dans ce cas, je le prends.

La derni�re mode � Paris. Qu'en penses-tu ?

Tr�s seyant, madame.

Entrez.

Pardon. La jeune femme de l'agence pour l'emploi.

Faites-l� entrer.

Bonjour.

Je suis envoy�e par l'agence Dupont.

D'o� vient votre robe ?

�a, faut le faire ! Vous avez la m�me que moi.

Je l'ai trouv�e aux soldes de Rosenblads.

16,95 $.

C'�tait pas donn�, mais j'aime �tre bien habill�e.

Sortez.

Passez-moi M. Duryea.

Je suis d'accord avec vous. C'est scandaleux.

Oui, bien s�r.

C'est la septi�me fois en deux semaines !

Notez cela et envoyez-en des copies � Capennelli, Glass et Thelman.

"Nous devons nous organiser

"pour enrayer le fl�au de la contrefa�on

"qui mine notre commerce.

"Pour cela, r�unissons-nous imm�diatement."

Des cr�ateurs de mode s'unissent pour lutter contre la contrefa�on

L'industrie de la couture menac�e par des faussaires

Salut, Jules !

Lisez �a !

- Des faussaires, hein ? - Oui.

Justement, �a ne me pla�t pas.

Je ne veux pas d'ennuis.

Pourquoi vous inqui�tez-vous ?

Vous ne faites que m'acheter des photos et des dessins.

Vous ignorez d'o� ils viennent.

Vous n'�tes qu'un client, il ne peut rien vous arriver.

- J'esp�re que vous avez raison. - Bien s�r.

Et les mod�les d'aujourd'hui ?

Je les attends. L'�le de France est arriv� � quai il y a une heure.

Je te l'avais dit, mais tu es t�tue.

Salut, chef.

Le bateau est arriv� ?

Oui, on attend la marchandise.

On est pr�ts.

- Tu gagnes ? - Non.

Malheureuse aux cartes, heureuse en amour.

- Comment �a se passe ? - Vous voulez voir ?

Oui !

Elle te pla�t, hein ?

J'admire son efficacit�.

Parce qu'on appelle �a "efficacit�", maintenant ?

Elle s'en tire bien, non ?

Elle, oui, mais pas moi.

Je m'en occupe.

Minute ! Qui l'a d�nich�e ? C'est moi !

Toi, t'aurais rien vu !

Jeune homme, vous nous mettez des b�tons dans les roues.

D'accord...

- Snap ? - D'accord !

Comment va mon lieutenant ?

Pas mal, capitaine.

Harry est l�. Au boulot !

Allez, vite !

- Salut, Harry. - Salut, Glenda.

Pas le temps de s'extasier.

Habillez-vous.

�a va ?

Je suis pr�t.

Qui commence ?

Que se passe-t-il ?

Je suis coinc�e quelque part.

Je peux vous aider ?

D�p�chez-vous.

O� est-ce que c'est ?

Vous jouez � colin-maillard ?

Voil�.

Un instant.

La suivante, s'il vous pla�t. Vite !

C'est pas une merveille, �a ?

Mais il vaut mieux l'autre fond. Celui-l� est extra.

�a va pas, non ?

Pardon !

C'est pas mignon, �a ?

Je l'ai.

Vite, les enfants, avant que la mode change.

Voil� la derni�re.

Regardez-les, je m'am�liore de jour en jour.

Voil� le tissu pour ce mod�le.

Joli, hein ?

Pardon.

- Escroc ! - Bandit !

- Voleur ! - Qui vous payait ?

- R�pondez ! - Ou la police s'en chargera !

Messieurs, nous n'arriverons � rien ainsi.

Qui sont ces types ?

Mes concurrents, qui ont aussi �t� trahis par leur chauffeur.

Vous n'avez rien contre moi. On ne vous a rien vol�.

Voil� le topo...

Je vous ai fais suivre quand vous alliez chercher des mod�les.

En chemin, vous laissiez ces escrocs les photographier

avant de nous les livrer.

Vous �tes renvoy� !

- Salut, les enfants ! - Dehors !

Harry ! Qu'y a-t-il ?

Je viens de me faire moucher.

Dis au patron que je suis grill�.

Eh bien quoi ?

Harry. Il est vir�.

Quoi ?

Ils ont d�couvert ton trafic,

monsieur le grand g�nie.

Je raffole pas des policiers, alors je file � Buffalo. Salut.

Vous ne feriez pas mieux de filer aussi ?

Vous devriez.

- Probablement. - Vous pourriez avoir des ennuis.

Je prends le risque, capitaine.

Un fant�me ?

Une id�e !

Bonjour, messieurs.

M. Duryea ?

Ainsi, vous repr�sentez le chauffeur qu'on a renvoy�.

Pardon, mais je ne crois pas qu'on se connaisse.

M. Capennelli, M. Glass, M. Thelman.

Enchant�.

Vous �tes l'avocat de notre chauffeur, Brent ?

Pas exactement.

Alors, qui �tes-vous ?

Je m'appelle Sherwood Nash.

Quel rapport avez-vous avec Brent ?

On l'a renvoy� parce qu'il se laissait soudoyer.

C'est moi qui le soudoyais.

Escroc !

- Voleur ! - Bandit !

Vous �tes un faussaire qui parasitez un commerce l�gitime.

On d�pense des millions pour importer des mod�les...

Voil� o� je voulais en venir.

Messieurs, pourquoi d�penser des millions de dollars

quand vous pourriez recevoir ces mod�les directement de Paris,

� moindre prix ?

O� voulez-vous en venir ?

Je vous explique que je pourrais aussi bien

travailler pour vous que contre vous.

Ne plus �tre le cheveu sur la soupe, mais le beurre dans les �pinards.

Voil� pourquoi je suis l�.

J'ai pens� qu'on pourrait arriver � s'entendre.

Je me suis aper�u qu'un homme aussi comp�tent que moi

pourrait vous �tre tr�s pr�cieux � Paris.

Je me suis fait comprendre ?

Nash, vous �tes un petit escroc.

Je vais vous envoyer derri�re les barreaux.

Sortez et trouvez-vous un bon avocat.

Tr�s bien.

Si, par hasard, vous souhaitez me contacter,

je suis au Park Manor Hotel.

Messieurs...

Quel culot !

Cet homme est une sangsue, nous devons nous d�fendre.

Bonsoir.

Trois appels pour vous, M. Nash.

Ne croyez pas que je vous demande de voler des mod�les � Paris.

Ce que je veux, c'est une id�e g�n�rale des tendances,

les �toffes � la mode, les nouvelles lignes, et...

Si possible quelques dessins ?

Oui, si �a peut se faire discr�tement.

Bien s�r, c'est strictement confidentiel.

M. Duryea, vous pouvez compter sur moi.

Combien cela me co�tera ?

Ce sera 2 000 par mois.

Naturellement, je ne veux pas que vous voliez des mod�les.

Mais personne ne doit rien savoir

de notre accord.

Signor Capennelli, vous pouvez compter sur moi.

Combien ?

Ce sera 3 000 par mois.

Comprenez bien, M. Nash,

nous ne voulons pas que vous voliez des mod�les.

Ce serait immoral.

- Que vient faire la morale ici ? - Puisque je te dis...

Ce dont vous avez besoin, les enfants,

c'est d'un contact personnel � Paris.

C'est ce que je vous offre.

C'est confidentiel.

Bien s�r, et pas un mot � quiconque.

Vous pouvez compter sur moi.

Combien ce sera ?

�a vous co�tera 5 000 par mois.

J'ai trois bonnes nouvelles.

On �tait pr�ts � voler � votre secours.

Pas la peine, sauf si le bateau fait naufrage.

- On part demain pour Paris. - �a a march� ?

Je suis pas de la f�te ?

Que ferais-tu � Paris ?

Ce que je ne ferais pas � Paris !

Vous aurez peut-�tre envie d'un chaperon.

Envie, non. Mais j'en aurais peut-�tre besoin.

Paris ! Le vin, les femmes...

Tr�s bien, madame.

- Tenez. - Merci.

On y est arriv�s.

Je vais prendre la temp�rature de ma cabine.

Et moi, la temp�rature du bar.

Je viendrai v�rifier que personne n'a de fi�vre.

Bonjour, mon c�ur.

Tu sais, je crois que je vais adorer Paris.

Ah oui ?

Paris est une ville immense, mais on y sera � l'�troit, toi et moi.

Tu peux aller � Tombouctou, pourvu que j'ai mon d�.

Ton d� ? Que veux-tu dire ?

Un petit gage de cette efficacit� que tu admires tant.

Aboule le pognon !

Je ne te dois rien, tu le sais !

Non, je ne sais pas. Tu aboules ou je d�boule.

Combien ?

Trois ou quatre mille.

Ne sois pas idiote.

Excusez-moi.

Glenda...

Je te donne 2 000, c'est le maximum.

Tr�s charitable !

Ce que c'est chic !

N'est-ce pas ?

- Glenda est venue me dire au revoir. - C'est touchant.

Le bateau va partir, si tu ne veux pas nager...

- Merci mille fois. - Deux mille !

D�p�chez-vous.

- D�p�chez, s'il vous pla�t ! - Attendez.

Ah, la voil�.

- Vite, tu l'as ? - Et comment !

- Au revoir ! - Bonne chance, Harry.

Harry et moi, on reprendra l'affaire o� vous l'avez laiss�e.

Bonne chance, mon chou.

Sans rancune. Un petit baiser.

- Elle doit descendre. - On se dit au revoir.

Au revoir, Glenda.

- Combien ? - Devine !

- Mille ? - Deux mille !

Quelle femme !

Ils ont disparu !

Patron, j'ai quelque chose � vous montrer.

Mince alors ! On m'a vol� !

- Non ! - Si !

- Combien tu avais ? - Deux mille.

Deux mille ?

C'est �a.

Tu as choisi, ch�rie ?

Elles sont jolies, mais ce n'est pas ce que je cherche.

Vous n'avez rien de plus original ?

Ce sont nos derni�res cr�ations.

Vous n'avez pas quelque chose de vraiment nouveau ?

Quelque chose d'in�dit ?

Je vais voir.

Continuez � amadouer la vieille fille en noir.

Elle est coriace.

Faites-lui du charme, aucune femme ne vous r�siste.

Vous r�sistez encore assez bien.

Attendez !

Un instant, s'il vous pla�t.

J'aimerais revoir �a.

� quelle heure vous relaxez-vous ?

Snap !

Oui, patron.

Voil� de l'in�dit. Ce mod�le n'est pas encore sur le march�.

Tr�s joli.

Mais peut-�tre trop voyant.

Tu peux prendre le temps de r�fl�chir, ch�rie.

C'est ce que je vais faire.

- Vous avez �t� tr�s aimable. - C'�tait un plaisir.

Excusez le d�rangement.

Ce que je donnerais pour un hamburger !

On r�fl�chit mieux � jeun.

Je devrais avoir de belles id�es � l'heure qu'il est.

Photos coquines !

� la bonne heure ! Dites...

Ce Baroque, c'�tait le grand couturier ?

Bien s�r, il n'y a qu'un seul Baroque.

C'est un de vos clients ?

Il m'ach�te des livres anciens sur la mode.

Sherry !

�a ne vous rappelle rien ?

C'est un des mod�les qu'on a vus chez lui.

Voyez-vous, monsieur,

la mode, c'est comme un cycle.

Ce qui se d�mode aujourd'hui sera � la mode

dans 50 ans, peut-�tre,

ou 100 ans.

Baroque tire toutes ses id�es de ces livres.

Je prends celui-ci. C'est combien ?

75 francs.

- Tu me passes 25 francs ? - Je suis � sec.

Il me reste juste 25 francs.

On cr�ve de faim et vous achetez des livres ?

J'ai eu une id�e.

Si Baroque s'inspire du pass�, pourquoi pas vous ?

Oui, mais qui veut acheter mes dessins ?

� New York, ce ne seront plus vos dessins,

gr�ce � un l�ger subterfuge.

Ils porteront la signature distingu�e de Baroque,

Savarin et Debrille.

Vous me suivez, lieutenant ?

Tout � fait, capitaine.

Minou !

Tu n'as pas honte ?

- Attendez l�, Perkins. - Bouclez-la, monsieur.

Un probl�me, mon brave ?

J'en ai marre de ce d�guisement de singe.

R�lez pas, Perkins Il faut tenir la fa�ade.

En plus, j'ai faim !

Ne soyez pas vulgaire, Perkins !

Salut, les gars.

Rends-moi cette cl� !

Bonjour !

Bonjour.

Je viens de faire un saut au Ritz.

Qui vous en a chass� ?

Est-ce une note de d�sapprobation que je per�ois l� ?

Sherry, je suis inqui�te.

- Pas de nouvelles de New York ? - Rien de consistant.

Dites, c'est pas mal !

Pas mal ? C'est excellent !

C'est du Savarin ou du Debrille ?

Idiot, c'est du pur Baroque, 24 carats.

Bien s�r.

Sign� par le ma�tre.

Et voici un parfait Savarin.

Entrez !

Duryea !

Prions.

"Heureux de voir que vous avez enfin des r�sultats.

"Bravo pour les croquis que vous avez obtenus.

"Ces mod�les se vendront bien � New York.

"Veuillez trouver ci-joint votre ch�que."

500 dollars !

Petite, on tient le filon !

Attendez un peu !

Je n'ai pas l'habitude qu'on me crie dessus.

Et je ne comprends pas de quoi vous parlez.

Fichez le camp !

Vous me cassez les...

Soyez polis avec les �trangers !

Je ne veux plus en discuter.

Inutile de m'expliquer, parce que...

Que se passe-t-il ?

Ce type m'a arrach� la cl� et ils se sont mis � brailler.

Qu'est-ce que c'est ?

La facture impay�e pour la voiture.

Combien ?

500 dollars.

Une broutille.

Je vais l'endosser.

On roule � nouveau sur l'or ?

On roulait...

Aussit�t vu, aussit�t disparu.

Pardon ?

C'est une longue histoire. � l'ambassade !

Avec quoi paiera-t-on ?

Je vais y r�fl�chir.

Vous �tes fou. Qui va les payer ?

Il para�t qu'� ce bar, on rencontre le monde entier.

Je peux rencontrer quelqu'un avec un sandwich ?

Ne soyez pas pessimiste, le ciel est avec nous.

Que dites-vous ?

Je dis que le ciel est avec nous.

Il est plut�t couvert, ces jours-ci.

Ne soyez pas pessimiste.

� la v�tre, M. Ward.

Vous connaissez mon nom ?

Cher monsieur, j'ai le don de voyance.

Vous semblez abattu. Vous avez des soucis ?

Je m'appelle Sherwood Nash.

- Bonjour. - Je peux peut-�tre vous aider.

Oui, si vous vous appelez Houdini.

Tenez, regardez �a...

On dirait un sandwich.

Regardez ! Regardez �a !

- Jolie plume. - Je peux vous en vendre 1 million.

Qualit� sup�rieure, livraison imm�diate, remise de 10 %...

D�sol�, mon vieux. Je ne suis pas acheteur.

Non, je sais, personne ne l'est.

J'ai un millier d'autruches en Californie, qui mangent beaucoup,

et je n'ai pas vendu une plume de l'ann�e.

Tiens. Pourquoi �a ?

Les plumes d'autruche, ce n'est pas comme le fromage ou les fleurs.

Il n'y a pas la m�me demande.

Non, tant pis... Je laisse tomber.

Qui est cette dame avec M. Baroque ?

La grande-duchesse Alix, r�fugi�e de la Russie imp�riale.

Vous �tes tomb� sur l'homme qu'il fallait.

En fait, je vous f�licite.

De quoi ?

- Vous avez un capital ? - Moi ?

- Et des milliers de plumes ? - Je vous le fais pas dire !

Aimeriez-vous que je vous trouve des clients ?

Que je rende le monde de la mode si toqu� de plumes

que toutes les �l�gantes de Paris seront couvertes

de plumes d'autruches ?

Si vous y arrivez, je vous donne 50 000 dollars.

- Vous le mettrez par �crit ? - Absolument.

Comment ferez-vous ?

Je vous ai dit que j'�tais voyant.

Alors, laissez-moi faire.

Qu'est-ce que c'est ?

Merci, M. Ward. C'est tr�s g�n�reux.

Mais la prochaine fois, laissez-moi vous inviter.

Je ne le connais pas. Qui est-ce ?

Je ne sais pas, Votre Altesse. Il a t�l�phon� toute la matin�e.

- Que veut-il ? - Je ne sais pas.

Il insiste pour vous voir personnellement.

Bien, faites-le entrer.

Vous vouliez me voir ?

Puis-je m'asseoir ?

Permettez-moi de vous dire que la rumeur est justifi�e.

Quelle rumeur ?

Vous �tes la femme la plus belle

et la plus �l�gante de Paris.

Vous venez me faire des compliments ?

Non, je viens parler affaires.

Mais qui pourrait s'emp�cher de vous complimenter ?

Votre Altesse, j'ai l'intention de monter une revue

telle que Paris n'en a jamais vu.

Cela me concerne ?

Cela vous concerne intimement.

Ce sera une revue � la gloire de la mode parisienne.

Votre Altesse en sera l'�toile.

Cela ne m'amuse pas. Je vous prie de vous en aller.

Je n'ai pas fini.

J'ai pens� � un num�ro avec une plume d'autruche.

Sortez, monsieur, ou j'appelle mon majordome.

Ce sera un num�ro stup�fiant, Votre Altesse.

- Comment osez-vous ? - Allons, Mabel !

�a va, � Hobocken ?

Je croyais que �a marcherait.

Tes cheveux d�color�s m'ont tromp� un instant,

mais je n'oublie jamais une personnalit�.

Vous avez sonn� ?

Oui.

Apportez-nous des cocktails.

Alors, Votre Altesse, dites-moi tout.

Je ne pensais pas que tu me reconna�trais.

�a doit faire cinq ou six ans...

- Onze, plus pr�cis�ment. - Ne sois pas grossier.

Il y a onze ans, j'�tais encore au lyc�e.

Et moi, j'�tais scout.

Quelle B.A. t'am�ne � Paris ?

Je t'ai dit, je vais monter une revue

dont tu seras l'�toile.

- C'est hors de question. - Pourquoi ?

Tu as peur de lui ?

Je lui parlerai. C'est un type intelligent.

La grande-duchesse Alix ! Merveilleux !

Il t'a bien introduite sur la sc�ne parisienne !

Lui ? Je l'ai fait toute seule.

Il croit � mon histoire.

- Vraiment ? - Bien s�r.

C'est parfait.

C'est quoi ?

Ton contrat pour chanter dans ma revue.

Ne sois pas ridicule, je ne signerai pas.

Tu signeras, Mabel.

M. Baroque a t�l�phon�, il sera l� dans une demi-heure.

Merci.

Il me tuera si je signe !

On le laissera dessiner les costumes.

- Il ne le fera pas. - Tu le convaincras.

La femme la plus �l�gante de Paris dans une revue grandiose,

le triomphe de la plume d'autruche, le grand Baroque !

Si je ne le convaincs pas ?

Tu lui as bien fait croire que tu �tais une grande-duchesse ?

Vous �tes pingre, Ward. 10 000, c'est le maximum ?

Pas de quoi monter un cirque de puces !

Je ne veux pas de cirque, je veux vendre des plumes !

Vous ne m'aviez pas promis 50 000 $ si je les �coulais ?

Si, mais vous devez d'abord les vendre.

Mon cher Joe...

Vous ne comprenez pas que c'est cette revue

qui va les faire vendre par millions ?

10 000.

M. Baroque au t�l�phone.

Excusez-moi, j'en ai pour un instant.

Occupe-toi de Joe.

J'aimerais vous voir � propos de la revue

o� vous souhaitez produire la grande-duchesse Alix.

Ce sera un plaisir de vous rencontrer.

Je suis tr�s occup�, mais je serai heureux de me lib�rer.

Je suis s�r que nous pourrons arranger les choses

de mani�re satisfaisante pour nous deux.

Tout � fait.

C'est dans la poche.

Ne soyez pas vulgaire.

Messieurs...

M. Baroque et la duchesse seront l� dans 10 minutes.

Il faut leur jeter de la poudre aux yeux.

- Vous n'avez pas besoin de moi. - Au contraire, s�nateur.

S�nateur ?

Vous �tes le s�nateur Ward, vous financez le spectacle.

Oh, non !

Ne vous inqui�tez pas.

Restez assis et ayez l'air d'un s�nateur.

Vous voulez vous asseoir ?

Ils sont l�. Voil� sa carte.

Asseyez-vous, s�nateur.

Lynn !

Prenez des notes.

Un instant.

C'est bon.

Oui, M. Savarin. J'en serais...

J'en serais ravi.

Les contrats sont pr�ts.

Ils n'attendent que votre signature.

M. Nash va vous recevoir. Si vous voulez entrer.

Je vous attends, M. Savarin.

M. Baroque, enchant� !

Votre Altesse.

Ce sera tout, Mlle Lynn.

Je vous pr�sente le s�nateur Ward.

S�nateur,

la grande-duchesse Alix, M. Baroque.

Chez nous, le s�nateur est connu comme le roi de la plume d'autruche.

- Quel imb�cile, ce Sherry ! - Mais quel com�dien !

Pourquoi entrer dans le show-business,

si nos dessins commencent � marcher � New York ?

C'est de la petite bi�re en comparaison.

Vous avez vu la duchesse ? Adorable, hein ?

Oui, charmante.

Menteuse...

Pourquoi Savarin ?

Ce n'est pas un artiste, il n'a pas d'�me.

Le s�nateur Ward y tient.

N'est-ce pas, s�nateur ?

N'est-ce pas ?

N'est-ce pas quoi ?

Il est un peu dur d'oreille.

Le s�nateur est mon associ� pour cette revue.

C'est lui qui a le dernier mot.

Ind�niablement.

Je souhaite racheter les actions du s�nateur dans la revue.

Eh bien...

Je ne pense pas qu'il acceptera.

Je ne serai heureuse que si M. Baroque

dessine mes costumes.

N'est-ce pas, Oscar ?

Combien demanderiez-vous pour vos actions ?

- H� ben... - Ses actions

s'�l�vent � 75 000 $.

Les vendriez-vous � ce prix ?

Vous me croyez sourd ?

L'affaire est dans le sac !

- Mais qui tient le sac ? - Qu'est-ce qu'il y a ?

S'il pouvait se limiter � une combine � la fois !

Ou � une fille, hein ?

Je fais le ch�que � l'ordre de qui ?

- Ce sera cash. - Nash ?

Cash. C'est moi qui g�re nos finances.

Je vous remercie au nom du s�nateur, M. Baroque.

Je crois que nous m�ritons tous des f�licitations.

Si vous me faites l'honneur de venir d�jeuner demain,

- nous discuterons des d�tails. - J'en serais ravi.

Notre revue aura un grand succ�s.

Le charme et la r�putation de Son Altesse le garantissent.

Je ne vous l'avais pas dit ? On est plein aux as.

Et ma part ?

Mon cher Joe, cet argent sera investi dans le spectacle.

Il d�clenchera un tel engouement pour les plumes d'autruches

que vos bestioles devront travailler jour et nuit.

Alors, il faut qu'on ach�te d'autres m�les.

Snap, occupe-toi du s�nateur.

F�licitations.

Tu es toujours aussi habile.

Toujours.

Lynn ?

Ma petite, �a a march� !

Je vois �a.

Et alors, �a ne vous fait pas plaisir ?

Vous n'imaginez pas o� �a nous m�nera.

Je sais o� �a nous m�nera.

Pourquoi ne me faites-vous pas confiance ?

Regardez dans le miroir.

Que diriez-vous d'un petit relaxez-vous ?

- Vous �tes pr�t pour la photo ? - Attendez.

Voil�.

Ne bougez pas.

Bien ! Maintenant, avec Nash.

C'est le finale du 2e acte. Je l'ai �crit pour vous.

Gardez le reste pour la musique.

Allez ! Faites-moi Helen Morgan.

Asseyez-vous et inspirez-moi.

- M. Nash, Je vous cherchais. - Oui ?

Que pensez-vous de �a ?

Comme �ventail...

Comme �ventail ? Mais c'est un costume complet !

- Snap ! - Oui, patron !

Lynn !

Dommage que vous appr�ciez si peu notre compositeur.

Jimmy est adorable. Vous ne l'aimez pas ?

Je ma�trise tr�s bien ma passion pour lui.

- L'essayeuse vous cherche. - J'arrive.

- Vous d�jeunez avec moi ? - Si vous voulez.

Oscar !

Allez voir si mon costume du deuxi�me acte est pr�t.

Votre Altesse.

C'est pas mal !

Pas mal ?

Sherry !

La duchesse a besoin d'aide.

Votre Altesse...

� votre service.

Excusez-moi.

Qui est cette petite pour toi ?

Arr�te, j'ai d�j� du mal � lui expliquer qui tu es pour moi.

Lynn ? Vous d�jeunez avec moi ?

Non, Jimmy. Pas aujourd'hui.

Vous avez pr�vu autre chose ? Oh ! j'oubliais.

Vous en pincez toujours pour Nash, pas vrai ?

Lynn, je suis fou de vous. Oubliez ce bon � rien...

- Ce minable... - Ce tra�tre...

- Ce menteur... - Volage...

- Escroc... - Sans scrupules...

- Infid�le... - Fils de...

Ainsi de suite. Inutile, Jimmy.

- Je pourrai toujours rench�rir. - Je vois.

C'est du genre : C'est mon homme...

Arr�tez !

Vite, mon autre costume !

- F�licitations ! - C'est vrai ? Je leur ai plu ?

�coute-les ! M�me si tu joues moiti� moins bien qu'au 1er acte,

ils te sacreront reine !

S�nateur ?

Vous voulez le plus d'argent possible...

- n'est-ce pas ? - Bien s�r.

Nous pouvons r�gner ensemble sur le monde de la plume d'autruche.

Je suis li� � Nash.

Un bon avocat peut vous d�lier. J'en ai un.

Il a l'option de me poursuivre en justice.

Ce n'est qu'un bout de papier. Je vous serai plus utile que lui.

Mon avocat annulera cette option.

Au pire, il nous poursuivra. Que peut-il faire d'autre ?

Oscar ?

Vous allez �tre surpris.

Quand la m�lodie de demain semble s'�garer

Lib�re ton c�ur de tout souci

Chante ta chanson solitaire

En rimes insouciantes

Bient�t tu verras que tout s'est dissip�

Tout s'est arrang�

Joue ta belle m�lodie

Sur les cordes de l'imagination

Oublie tes d�sirs chim�riques

Tisse d'autres r�ves...

Mesdames et messieurs, tout le charme,

toute la s�duction du spectacle de ce soir,

production, r�alisation et conception comprises,

sont dus � l'�nergie, l'enthousiasme et le g�nie d'un seul homme...

M. Sherwood Nash.

Mesdames et messieurs,

on dit que quand les bons Am�ricains meurent,

ils ne vont pas au paradis, ils vont � Paris.

Les Am�ricains intelligents n'attendent pas d'�tre morts.

Ils ne veulent pas courir le risque.

Mes amis,

vous n'avez pas seulement assist� � la premi�re d'une revue,

mais � la naissance d'une id�e.

Je ne me contenterai pas de vous offrir la mode sur sc�ne,

je veux vous l'apporter chez vous.

J'ai l'intention de cr�er ici, dans votre belle ville,

une institution vou�e aux plus hauts id�aux de la mode,

un temple de l'art novateur,

o� je pourrai vous pr�senter

les concepts les plus avant-gardistes.

J'appellerai cet �tablissement "Maison �l�gance".

Je suis s�r de pouvoir

continuer � avoir le plaisir de satisfaire

votre jugement et votre go�t.

J'esp�re aussi que Maison �l�gance

sera la digne h�riti�re de la Maison Oscar Baroque,

votre roi de la mode,

qu'on dit sur le point de renoncer au tr�ne.

Je vous remercie.

- C'est bon ? - Vous les avez emball�s !

- On va mettre ce type au rancart. - Adjug� !

Vous �tes un filou ! Qu'est-ce que �a veut dire ?

Oscar, je vous ai dit que vous seriez surpris.

Et notre contrat ?

Il peut �tre annul�.

Vous ne pouvez pas !

Ce n'est qu'un bout de papier.

Je ne me laisserai pas flouer ! je suis le roi de la mode !

Sachez, Oscar,

qu'un roi peut toujours �tre battu par un as.

Souffrent-elles quand on leur arrache les plumes ?

Notre proc�d� de plumage est presque indolore.

Dites-moi, �a m'int�resse...

vous supervisez les moindres d�tails,

jusqu'au costume des h�tesses ?

Oui, je m'occupe de tout, de haut en bas.

Je vous confie mon trousseau, ma robe de mari�e,

ma tenue de voyage... Vous faites la lingerie ?

Je m'en occupe personnellement.

Votre caviar est d�licieux.

Il vient d'esturgeons heureux.

M. Nash ?

Tout cela est tr�s beau, mais o� sont les robes ?

Patience, madame. Mes cr�ations sont des joyaux.

Ils ont besoin de l'�crin ad�quat.

Madame vient d'arriver.

Vous ne pouvez pas les faire attendre toute la journ�e.

Tant qu'ils se plaisent ici, ils attendront.

Patron, la voil�.

La grande-duchesse Alix.

En retard, duchesse !

Si Oscar apprend que je suis venue, adieu duchesse !

D�sol� de n'avoir pu vous satisfaire.

Ils n'ont rien. Allons � la Maison �l�gance.

Nous sommes tous victimes de cet Am�ricain sans scrupules.

Votre boutique, Savarin, la v�tre, Mme Debrille,

et les v�tres � tous sont aussi vides que la mienne.

Qu'allons-nous faire ?

Mes amis, j'ai ici des t�l�grammes de mes agents de New York

et des rapports de mes d�tectives de Paris

prouvant que ce Nash

vend des contrefa�ons � New York.

Quoi ?

Des mod�les sign�s Baroque, Debrille, Savarin.

- Prot�geons-nous. - Il faut agir tout de suite.

- Pr�venons la police. - Que faire, M. Baroque ?

Je suis ravi que nous soyons solidaires dans l'adversit�.

Unissons-nous pour chasser ce voleur de notre pays.

Voici mon plan pour nous d�barrasser de Nash.

Notre cargaison de plumes doit passer la douane.

- Le bateau est arriv� quand ? - Hier, mais il doit y avoir un accroc.

Allez � la douane et faites un raccroc.

On est en r�gle.

T�l�graphiez en Californie, qu'ils augmentent la production.

Il y a 50 000 �ufs pr�ts � �clore.

Les femmes ne s'habillent pas d'�ufs.

- On ne peut pas forcer la nature. - Dommage.

J'ai trouv�.

Les femmes ach�tent des agneaux � na�tre

- pour leurs fourrures, non ? - Oui.

On leur vendra des autruches dans l'�uf !

C'est g�nial !

- Allez-y s�nateur. - Quand j'aurai cass� la graine.

Dis-moi juste � quelle heure tu viendras.

Je ne comprends pas, mon chou.

Quelle heure, ch�rie ?

Snap !

Oui, patron.

J'ai oubli� quelque chose.

Lynn, vous devez vous d�cider. Je pars !

- Vous abandonnez le spectacle ? - Je pars � Berlin.

Vous venez ?

C'est une demande en mariage !

Je ne sais pas.

Vous savez que Nash ne vous �pousera jamais.

Il dit qu'il changera de vie apr�s le spectacle.

Il ne le fera jamais.

Il vous tra�nera dans ses combines.

Jimmy, taisez-vous !

Il vous exploite pendant qu'il flirte avec la duchesse.

Je vois. Il y a du grabuge.

Je dois te voir en priv�. C'est tr�s important.

Tu ne peux pas le dire au t�l�phone ?

D'accord, j'arrive.

Je vous aime, je pourrais vous rendre heureuse.

J'interromps les n�gociations ?

J'esp�re que vous avez entendu.

Les paroles sont charmantes. Et la musique ?

J'essaie de persuader Lynn de vous oublier et de m'�pouser.

Si elle a du bon sens, c'est ce qu'elle fera.

Vous avez entendu ?

Vous le pensez vraiment ?

Vous voulez que je parte avec lui ?

Non, je ne le veux pas.

Mais il vous rendrait plus heureuse que moi.

Vous viendrez avec moi ?

Jimmy, je ne sais pas quoi faire.

Mon train part bient�t. T�chez de vous d�cider.

Oui, je t�cherai.

Vous �tes amoureuse de lui ?

C'est quelqu'un de bien, un homme de parole.

- Moi, je suis un salaud. - Pas d'ironie !

- Je vous promets une chose. - Je suis lasse de vos promesses.

Cette fois, c'est diff�rent. Je suis sinc�re.

Donnez-moi deux semaines, et je quitte tout �a.

On empochera l'argent et on rentrera en Am�rique.

Et votre noble petite amie ?

Ce n'est pas ma petite amie

et son titre est un faux.

Comment ?

Elle s'appelle Mabel McGuire, et je la connais depuis 11 ans.

Ma ch�rie, votre petit doigt

m'importe plus que toutes les duchesses d'Europe.

Vous avez couch� avec elle.

Sans doute, il fallait la s�duire. Mais elle n'est rien pour moi.

Je crois que vous mentez, mais avec un tel talent...

On parlait de vous.

Ne partez pas.

- Vous vouliez me dire ? - Rien.

Mais au t�l�phone, vous m'avez dit...

Et bien, � pr�sent...

Rien !

La grande duchesse Alix �pouse Oscar Baroque

Patron...

Il y a deux zigotos qui veulent vous voir.

Qu'ils attendent.

Ils attendront pas, ce sont des flics.

Fais-les entrer.

Voulez-vous vous asseoir ? Un cigare ?

Ce n'est pas une visite de courtoisie, je suis de la pr�fecture de police.

Vous �tes accus� de contrefa�on, fraude et vol.

En vertu du paragraphe 5, article 17,

du code p�nal fran�ais.

Il est de mon devoir de vous arr�ter.

Qui a port� plainte ?

Lisez vous-m�me.

"Oscar Baroque...

"au nom de la Soci�t� Protectrice des Grands Couturiers de Paris."

C'est charmant.

Pourrais-je dire deux mots � ma secr�taire... en priv� ?

Je ne m'enfuirai pas.

- Monsieur me donne sa parole ? - Bien s�r.

Je vous avais pr�venu.

Vous deviez abandonner.

J'arriverai � m'en sortir.

�a m'est �gal, j'en ai assez.

Mais c'est simple, je n'ai qu'� trouver la duchesse.

D�brouillez-vous avec elle. Je pars avec Jimmy ce soir.

Attendez, vous ne pouvez pas faire �a !

- Vous m'aimez. - Non, je ne vous aime pas !

Je ne vous aime pas !

Donnez-moi une demi-heure pour dissiper ce malentendu.

D'accord, mais nous devrons vous accompagner.

Monsieur ? Avec plaisir. Venez.

Je veux vous parler.

- Une autre fois. - C'est � propos des plumes.

- On se reverra. - Elles sont toutes infect�es.

La cargaison a �t� confisqu�e par le contr�le sanitaire.

Elles sont toutes fichues.

- Quand l'avez-vous appris ? - � l'instant.

Vous n'en savez rien, entendu ?

M. Nash.

J'arrive � temps pour vous f�liciter.

Comment osez-vous venir ici ?

Je m'en irai quand vous lui aurez expliqu� qu'il y a eu erreur.

Il n'y a pas eu erreur.

C'est moi qui ait d�pos� la plainte.

Il n'y a pas eu erreur, princesse ?

Donnez � Son Altesse son v�ritable titre.

Vous y tenez vraiment ?

C'�tait peut-�tre pr�cipit�.

Non, j'ai m�me trop tard�.

Emmenez-le !

Un instant.

J'ai quelque chose d'assez personnel � vous dire.

Si vous voulez mon conseil, �coutez-le... en priv�.

- Monsieur ! - Oscar !

Pourquoi l'avez-vous amen� ?

Il a demand� � faire un saut ici sur le chemin de la prison.

- Tu comptes me trahir ? - Pas si tu retiens ton mari.

Je ne peux pas, il est d�cid� � te faire coffrer.

La prison ne me tente pas. D�sol�, c'est ma seule arme.

Et moi ?

Le mariage a �t� c�l�br�.

Il est ligot�. Qu'est-ce qu'il peut t'arriver ?

Il peut l'annuler.

Pour �tre la ris�e de tout Paris ? Oh non !

Qu'avez-vous � me dire ?

Avant d'�tre tra�n� � la Bastille, je vais vous raconter une histoire.

� vous de d�cider si je la raconte � la presse.

C'est l'histoire de quelqu'un qui vous est tr�s cher.

Il y a des ann�es, dans la jolie ville de Hobocken, en Am�rique,

naissait chez M. et Mme Elmer McGuire

une belle petite fille

qu'ils appel�rent Mabel.

�a ne me dit rien.

Oh ! La petite Mabel ne vous int�resse pas ? Voyons...

Et les marques de naissance ?

Mabel avait une marque de naissance.

Une ravissante petite tache de vin

� un endroit des plus inhabituels et int�ressants.

Quelles preuves avez-vous ?

� part la tache de vin,

il y a Elmer McGuire, son p�re,

un trafiquant de gin hors pair.

Je suis s�r qu'il l'identifierait.

Est-ce vrai ?

Ch�ri, vous avez jur� que vous ne m'aimiez pas pour mon titre.

Vous m'avez tromp� !

Baissez un peu le ton, petit tailleur !

- Vous m'avez pi�g� ! - Moi ?

Qui voulait ce mariage ?

Vous n'�tes pas une affaire. Vous m'avez suppli�e.

Pour que je vous attire des clients.

Vous irez en prison.

Nous serons voisins.

Essayez seulement de me faire mettre en prison !

Je ne me g�nerai pas pour d�voiler vos sales petites manies.

- Effront�e ! - Allez-y, je suis partante !

�a fait longtemps qu'on n'a pas assez ri � Paris.

Mme Baroque d�voile la vie amoureuse du grand couturier.

- Je serais ruin� ! - Je crois, oui.

Personne n'a besoin de le savoir.

J'ai rencontr� Son Altesse il y a des ann�es,

mais je suis la discr�tion m�me.

Je ne peux plus attendre, je dois emmener l'accus�.

Ne pensez-vous pas qu'il y a eu une petite erreur ?

Je retirerai ma plainte.

Eh bien voil� ! Maintenant...

Qu'est-ce que c'est ?

Le contrat de vente de Maison �l�gance,

l'affaire la plus florissante de Paris.

Envoyez chercher mes affaires et appelez un taxi.

Oui, le Berlin Express.

Voil�, Tiffy. Maintenant, on est pr�ts � partir.

Cela inclut tout, la client�le, les installations,

et bien s�r, les plumes, y compris la derni�re cargaison ?

Mais bien s�r, toutes les plumes !

D�sol� de ne pouvoir rester � votre charmante r�ception.

En Am�rique, il est de coutume que les bons amis

embrassent la mari�e.

En France, je crois qu'ils embrassent aussi le mari�.

Votre Altesse...

- Ce n'est pas mon sac. - Non, c'est le mien.

Je vous croyais en prison. Que faites-vous l� ?

Je vous emm�ne.

Non, je pars � Berlin avec Jimmy.

- Vous venez en Am�rique avec moi. - Non !

Oh que si !

Ch�rie, j'ai vendu l'affaire.

INTERDIT AU PUBLIC

Sherry, vous vous en �tes sorti, mais promettez-moi une chose :

plus de combines insens�es.

Promis. � partir de maintenant, vous �tes le capitaine.

Voudriez-vous regarder dans cette bo�te ?

Que voyez-vous ?

On dirait des vers.

Exactement. J'ai une proposition � vous faire.

Apr�s des ann�es d'essai, je viens d'arriver

� croiser des vers � soie et des vers luisants,

pour faire des robes de soir�es lumineuses.

�a, c'est une id�e !

Nos tissus

brilleront comme des n�ons.

Vous �tes le seul au monde � pouvoir exploiter cette d�couverte.

Pensez � toutes les possibilit�s.

Des robes phosphorescentes,

pour l'int�rieur, les sorties, les pique-niques, les bals...

Et on ne se limiterait pas aux robes.

Oui, on pourrait faire de la lingerie.

- Des chemises de nuit... - Bien s�r !

Vous �tes mari�, M. Nash ?

N'aimeriez-vous pas voir votre femme briller dans le noir ?

Mes vers !

Mes vers !

Ch�rie !

Vous vous rendez compte de ce que vous avez jet� ?

Oui, une occasion de gagner un million de dollars.

Cinq sur cinq, capitaine.

Snap !

Oui, patron !

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