Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Musique dramatique
Atmosphère sombre
Musique de suspense
- On vient de déposer ce pli pour vous.
Portable
- Oui?
- Je suis d'accord, il n'y a pas d'amitié en politique.
Regarde le nom et la signature en haut de la fiche.
Christophe Lavoué. Un militant à moi.
Il m'a aidé quand j'ai crevé un pneu. Je transportais
*ton putain de piano. - Ne fais pas ça, Philippe.
- Ca dépend de toi. Tu me protèges, je te protège.
Véro, tu connais maître Ziegler.
On fait vite, je dois retourner au ministère.
- Comment ça ?
- Quoi, comment ça ?
- Philippe, tu vas être mis en examen.
- Ca m'oblige pas à démissionner.
Le juge viendra dans mon bureau de ministre,
je maintiendrai ma version.
- Le financement syndical ? - La retranscription
de l'enregistrement montre que je suis inattaquable. Maître ?
- Joël a averti Philippe de la perquise.
Il lui a avoué ses initiatives de financement de la grève
avec l'argent de l'OHL.
Là, Philippe est tombé des nues. - On ne va pas continuer
à mentir? - Si.
Ou alors on va tous en taule.
Dans la loi française, le mensonge est un droit.
- L'enregistrement
ne révèle aucun délit. Philippe demande à un homme de mentir.
Soit d'exercer son droit à se défendre.
Un conflit social dur, des ouvriers à bout de souffle...
C'est légal.
- Juridiquement, il n'y a rien. - Tu demandes
à Joël de tout prendre sur lui. Donc, tu savais.
- J'ai voulu préserver
l'élection présidentielle. Je lui ai dit de prétendre qu'il jouait.
Pas pour financer la grève. Un motif personnel,
mais pas politique. - Véronique,
le juge voudra vous entendre.
- Tu as écouté l'enregistrement? - Comment ça, l'enregistrement?
- Tu as la retranscription. Mais l'enregistrement?
- Ma voix, on s'en branle. C'est pas du théâtre.
C'est une pièce de procédure
à déconstruire juridiquement. Ca tient, Véro.
On en a vu d'autres, tous les deux, non ?
- Ce juge, on a quoi sur lui ? Il est politisé ?
- C'est un magistrat indépendant. Respecté et rigoureux.
- Faut faire bloc autour de moi, hein ? Au parti, à Matignon.
Allez. D'abord, Kalhenberg.
- Daniel.
Pardon.
- Ah, Daniel. Content que vous soyez venu.
Vous avez écouté l'enregistrement? - "Tu joues, tu as honte.
"Un mec qui picole seul"... Glaçant.
Voilà ce que je vous propose...
- On ne peut pas démissionner Philippe.
- On ne peut pas ? - Non.
J'ai fait une bêtise avec mon divorce.
J'étais perdu, j'ai accepté une aide financière de Philippe.
- Il vous a donné l'argent ? - Ouais.
Sur ce point, Mediapart a raison. 200000 euros.
Dont j'ignorais la provenance. - Je préfère.
- Pourquoi ? Vous imaginiez quoi?
- Ben rien, je...
- Pour le démissionner, j'ai besoin de temps.
- Impossible, il va nous emporter avec lui.
Francis.
Je suis responsable, moi aussi. - Je vais le voir,
mais d'abord, il faut le rassurer. - Il va se croire invulnérable.
- Si vous l'insultez, il va tout cramer.
Moi en premier. C'est ce que vous voulez ?
- Non, bien sûr. - On garde le cap sur l'Europe.
Quand le parlement européen aura dit oui, je serai intouchable.
- Tu peux pas la voir. - C'est ma fille.
- Elle est pas bien. - Je veux lui expliquer
ce qu'il s'est passé avec Joël. - C'est une mauvaise idée.
Laisse-moi la voir. Salomé !
- Maman a raison, je veux pas te voir.
- Salomé !
Donne-moi deux minutes, au moins !
Écoute-moi !
Atmosphère sombre
- Bonjour, M. le Président. *- Bonjour. Ca va mieux ?
- Difficile... Une migraine, je suis encore chez moi.
- Ben restez-y. Beaucoup de barons et de journalistes sont au courant
de votre histoire avec Philippe.
*Protégez-vous. - Merci.
*- Vous avez parlé avec Philippe ?
- Non, je n'en ai pas la force.
- Je comprends.
Il faut éviter que le parti s'enflamme, hein.
- J'ai décalé le Bureau national à vendredi.
Au moins on évitera le psychodrame entre nous.
- Voilà, très bien.
Bon, Amélie. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, appelez-moi.
- Merci.
*- Au revoir. - Au revoir, M. le Président.
- Alors ? La démission de Rickwaert ?
- Il m'en a même pas parlé. - Quelle folie.
- Je t'ai dit. L'OHL, le divorce, tout est vrai.
Laugier est coincé.
- Et il m'a viré parce que je parlais de faute morale.
- C'est à la gauche de décréter l'après-Laugier.
Sinon on va tous se faire insulter pendant 15 ans.
- Et si Rickwaert prend tout sur lui pour le protéger ?
Ils en ont vu d'autres. - D'où ta stratégie.
Provoquer Laugier sur le terrain de la morale,
le contraindre à rompre avec Philippe,
et forcer Philippe à tout raconter.
- Tu parles comme si Philippe n'était rien pour toi.
- Je sais ce que je fais.
Atmosphère sombre
- Tu me garantis
qu'il y aura une primaire ? - Je l'organiserai.
Je peux même te dire qui va la gagner: Mirmont l'incorruptible.
Portable
- C'est Philippe.
*Allô ? - Fanny, ça va ?
*- Euh... ça va...
Je sais pas. Non, ça va pas, en fait.
- Pourquoi Cyril me rappelle pas ?
- Il est parti après la diffusion de l'enregistrement.
- Parti où ? J'ai besoin de lui.
- Écoute, je m'en sors pas avec les journalistes.
- Fais un communiqué de presse simple :je suis innocent,
*je suis avec ma famille, et ma priorité c'est l'emploi.
Tu me fais une propa là-dessus, OK ?
- Je vais essayer. *- Ca va aller.
- T'as vu les doubles pages
dans Libé ?
*- Non pourquoi?
- "Un couple politique explosif",
avec une photo d'Amélie et toi.
- Le people, on s'en branle.
*T'inquiète pas. - Ca ira.
Au travail.
Atmosphère sombre
- Je me suis renseigné sur ce Gérard Balleroy.
Un petit margoulin, mais pas un mythomane pour autant.
Il a réellement demandé à voir le juge.
- Tant mieux, tant mieux.
Mais quand même, un million d'euros...
Plus sérieusement, on peut l'avoir pour combien ?
- 500000... 300000.
- Tu le lâches pas.
Tu négocies et tu le bichonnes.
Et dans le même temps, on cible directement Laugier et son divorce.
- Si Rickwaert tombe, Laugier... - Non, non, non.
La priorité, c'est Laugier.
Son piano, son cousin,
tous ses bobards.
- Laugier, c'est compliqué. Sa fortune est estimée à...
- Ca va, je sais faire des recherches sur Google.
Les socialistes s'agitent dans tous les sens.
Et nous on tergiverse ? On se dandine ?
Tu la sens, l'odeur du napalm au petit matin ?
Fais décoller les hélicos, Boudard. *- Par communiqué de presse,
*Philippe Rickwaert, le ministre du Travail,
*mis en cause dans l'affaire de l'OHL de Dunkerque,
*a réagi à la diffusion de la conversation
*qu'il aurait eue avec le jeune syndicaliste Joël Domfront.
*Il se dit prêt à répondre aux questions de la justice
*mais n'envisage pas de démissionner.
- Fait chier.
Atmosphère de suspense
- Si tu veux démentir l'article de Libé,
j'irai dans ton sens. - Je n'ai pas l'intention
de réagir.
- Ouais, très bien.
J'ai besoin de te parler.
- Je t'écoute.
- On va pas en rester là ?
- Arrête ça. - Je t'aime.
Je veux pas te perdre.
- T'es un malade. Un malade.
- Je t'ai menti. Mais j'ignorais tout pour le divorce.
Pour le meeting de Reims,
Francis paniquait, il m'a... - Tu raconteras ça
aux flics. - Tu veux que j'aille en prison ?
- La colère des gens
est terrible. Faut contraindre Francis à démissionner.
Sinon, c'est un boulevard pour le FN.
- Et ça va calmer la colère ? On coupe la tête du roi et puis ?
Le chaos ? - Tu tournes à vide,
Philippe.
T'es à bout, là.
Tu dois tout dire, faut pas que t'aies peur.
- Vous êtes au pouvoir grâce à moi.
Atmosphère sombre
Musique de suspense
- Il est là, il est là-bas ! Voix des journalistes
- S'il vous plaît ! - M. le ministre, un commentaire ?
- Une question !
Sur Joël Domfront!
S'il vous plaît! M. le ministre...
Musique de suspense
- Allô, M. Boudard ? On a trouvé quelque chose.
Atmosphère sombre
On frappe.
- J'y vais, monsieur. Ce sera tout?
- Oui, vous pouvez partir. - Bonne soirée.
- Bonsoir.
Portable
- Ouais ? *- On a un gros problème.
Balleroy nous plante, il a demandé à voir le juge.
*- Je l'appelle. - Non, il pourrait t'enregistrer.
- Va le voir.
*Demande-lui combien il veut.
Faut un truc écrit où il nous cleane.
- Mais je ne peux pas. Là, on est ailleurs.
- Le pognon, j'ai mon circuit. Tu gères la négo.
- Où vas-tu trouver cet argent ?
- J'ai mon circuit.
Musique de suspense
- Yes, Andrew. We won't move an inch from what we talked about.
During the last summit,
President Laugier has been the only leader to be firm on that issue.
- Les travaillistes anglais votent en faveur de notre initiative.
- Ca compensera les refus slovène et estonien.
- D'autant qu'une dizaine de dissidents libéraux
devraient basculer en notre faveur.
- We guarantee you the support of the Irish.
- Les Irlandais sont avec nous.
- Thank you Sir, goodbye.
C'est bon.
- Magnifique. Très beau travail.
Je vous remercie tous. - Merci, M. le Président.
- C'est la France qui vous remercie. Ce soir, champagne.
Ah, Daniel.
En Europe, tout le monde s'en fout de Rickwaert et des HLM.
Asseyez-vous. - Mais moi, non.
- On peut gagner la bataille européenne.
On renégocie les traités.
On fait l'Histoire. - M. le Président,
mon ministre du Travail à poussé un jeune ouvrier au suicide.
- Vous n'allez pas encore me parler de Rickwaert ? C'est très fatigant.
Je lui parlerai.
- Mais quand ? - Là. Dès que je peux.
- Pas après le conseil des ministres ?
- Mais si.
- Très bien. Et d'ici là, je me mets au vert.
Je vais me reposer dans le Perche.
- Daniel, attendez ! - Je reviens dès que vous aurez pu.
- Connard.
- Pas possibles, ces journaleux. On leur trouve des preuves
pour défoncer Laugier, ils arrivent quand même à être à la bourre.
- Le rédac' chef m'avait dit avant 9h. Je le rappelle.
- Ah ! Voilà !
"Depuis quand Romain Laugier possède-t-il le pianoforte ?
"2 ans ou 2 semaines ? Un récent inventaire fait pour Romain Laugier
"à l'occasion d'un déménagement ne mentionne pas l'instrument."
Ca, c'est du journalisme.
- Bon.
Alors on y va ?
- On y va.
Musique de suspense
- Merci.
*- Ouais ? - Tout est OK.
- Merci, Bruno. Tiens-moi au courant pour la suite.
- En l'état actuel du dossier, une mise en examen
n'a aucune raison d'être, et le ministre assumera jusqu'au bout
les responsabilités que le Président lui a données.
Si vous voulez entendre autre chose, appelez quelqu'un d'autre.
Je vous rappelle. Je vous rappelle, je vous dis.
Je suis là.
Tu m'as fait peur.
Bonjour.
Brouhaha des conversations
Le brouhaha cesse.
- M. le Président
de la République.
- Je vous en prie.
Le 1er ministre a une petite fièvre affaiblissante.
Sans caractère de gravité, mais il ne sera pas avec nous aujourd'hui.
Nous allons suivre l'ordre du jour.
Et je passe la parole au ministre des Affaires
étrangères.
- Merci M. le Président.
Projet de loi autorisant la ratification
de la convention de Minamata sur le mercure.
La convention de Minamata, adoptée en janvier 2013, vise à protéger
la santé humaine et l'environnement,
en encadrant et en réduisant au niveau mondial...
- M. Auzanet ! - M. le président de l'Assemblée !
- Demandez-vous la démission de Philippe Rickwaert ?
- Comme le permet l'article 68 de la Constitution,
j'ai demandé à M. Boudard l'ouverture
d'une procédure de destitution du Président de la République.
Les accusations portées à l'encontre de Francis Laugier
sont très graves. Or, la justice ne peut enquêter, du fait
de son statut d'irresponsabilité juridictionnelle.
Le seul cadre offert par la Constitution,
c'est justement cette demande de destitution.
*Car au fond, que sait-on de cette affaire ?
*Rien. Rien sur le prix réel
*du clavecin, rien sur les comptes bancaires de l'ex-Mme Laugier.
*Rien sur cet inventaire de déménagement qui ne mentionne pas
*le pianoforte. Et le ministre du Travail ne démissionne pas ?
*Malgré l'infamie ?
*Il faut empêcher le pire :
*le rejet, par nos concitoyens, de la démocratie.
- Le mercure est une substance reconnue très nocive
pour la santé humaine et l'environnement.
Ce métal lourd est
en effet à la fois persistant, toxique,
et peut être disséminé à longue distance.
- Je vous laisse poursuivre.
Philippe.
- Les deux principales sources d'émission de mercure proviennent
des émissions atmosphériques issues essentiellement...
Musique de suspense
- Tu chevauches une ligne morale, non ?
Assume et vote la destitution. - Avec la droite ?
- C'est quoi, la ligne morale ?
C'est assumer la transgression politique au nom de la morale.
Tu vois, ça c'est une rupture.
J'ai vérifié. Chambolle et toi vous obtiendrez la majorité
au bureau de l'Assemblée.
Et la demande d'Auzanet sera acceptée.
T'as tout dans les mains, Laurent.
- OK, admettons.
Les deux assemblées votent la destitution.
Laugier est démissionné et on a une présidentielle anticipée.
Et dans la foulée qui est élu ? Auzanet.
- Et alors ? - Encore ?
- Déjà, je ne suis pas sûre que ça se passera aussi mal que ça.
Ensuite, quand bien même ? Tu seras le chef d'une gauche rénovée,
ferme sur ses principes. Et sans concurrence.
Kalhenberg aura sombré dans le naufrage Laugier.
Il nous restera 5 ans pour préparer les présidentielles
sur des bases saines.
Laurent.
Dans cinq ans, t'auras que 52 ans.
- J'appelle Chambolle.
Trouve une grosse salle. Minimum 5000 places, on va pas lésiner.
Je vais lui faire un enterrement de 1re classe, à Laugier.
- Je ne démissionnerai pas.
- A partir de maintenant tu n'es plus ministre.
Va raconter ce que tu veux, je m'en fous. J'ai pris ma décision.
- Tu me crois pas capable de te dénoncer ?
- Et l'Europe ?
T'es prêt à tout détruire. Tu veux que tout le monde crève avec toi.
Philippe.
On va continuer à travailler ensemble.
Mais dans l'ombre.
Je te promets. - Je te crois plus.
- Tu crois ce que tu veux. Je suis Président, je suis intouchable.
Auzanet n'aura jamais de majorité,
je ne m'expliquerai jamais devant les juges.
C'est toi qui as besoin de moi.
Je ne t'abandonnerai pas.
- J'ai perdu Dunkerque à cause de toi.
Faut que tu répares. - Bien. Fais venir Véro, je verrai
si je peux la prendre au palais. - Non, non.
Véro doit être maire de Dunkerque. - Non écoute, Philippe.
C'est compliqué.
On n'a pas de majorité au Conseil constitutionnel.
- C'est tout ce que je te demande, il faut que tu réussisses.
Il y a quatre motifs d'annulation.
Tu leur fais la totale. Avec tes yeux, là.
Ils sont vieux, ils vont rien comprendre.
- Je te promets rien, je vais essayer.
Atmosphère sombre
- J'ai pas attendu pour porter plainte, moi.
J'attends d'être convoqué. Et au plus vite.
*L'argent, on sait tous où il allait et d'où il venait.
*Des poches des patrons véreux à celles de Rickwaert.
*C'est ça que Joël a pas supporté.
*C'est pour ça qu'il s'est...
Ce qu'a fait Rickwaert est criminel. Il le paiera très cher.
- Il arrive ! - Le voilà !
- M. le Premier ministre, avez-vous parlé à Philippe Rickwaert ?
- Un commentaire sur sa démission ? - Je fais confiance à la justice.
Et j'espère que Rickwaert, que je remercie pour son travail
dans cette équipe gouvernementale, va nous rassurer
quant à son rôle exact dans cette tragédie.
- Tout est OK pour moi, il peut y aller.
- Très bien merci, au revoir.
- Bonjour, madame.
La chambre de Cyril Balzan ? - Vous êtes monsieur ?
- Philippe Rickwaert.
- Ca ne va pas être possible. - Comment ça ?
Je ne peux pas vous... Monsieur! Vous attendez ici, s'il vous plaît !
Envoyez-moi quelqu'un.
Musique de suspense
- Il est où ?
- Il a pas besoin de te voir. - C'est quoi ces conneries ?
Il a eu peur, c'est normal. Je viens le rassurer.
- Sur quoi ? Tu viens de démissionner.
- Je vais redevenir député. On a du travail.
- Pas avec Cyril.
Et pas avec moi non plus. - Pourquoi ?
- Comment ça ? Ca te suffit pas, tout ça ?
Cyril est cramé. Tu détruis tout, Philippe.
- Je veux le voir.
- Non, s'il vous plaît. - Laissez-moi passer, c'est un ami.
Laissez-moi passer ! - Non !
- Lâchez-moi ! Tu me touches pas !
Musique de suspense
- C'était Philippe ? - Non.
- L'enregistrement.
Faut demander une analyse vocale.
Avec la technologie, on...
On va être vite fixés.
Ils avaient pas le droit de me démissionner, ces enculés.
Il rit nerveusement.
Cette salope de Dorandeu, là...
Salope.
- Qu'est-ce qu'il se passe ?
- J'ai un pote à Solfé.
Apparemment...
Amélie et Mirmont...
ils veulent faire voter la destitution.
- Attends, Cyril...
- Ils veulent faire voter la destitution.
Musique de suspense
Rire nerveux
Philippe et Laugier lui ont tout appris.
Et maintenant, elle veut les karcheriser.
Comme des merdes.
Attends de voir.
Quand Philippe
va lui reprendre le parti.
Là, on va rigoler.
On va rigoler.
- Bonjour.
- Ma cliente, Mme Bosso, a reçu une convocation.
- Mme Bosso est là.
Oui, je lui dis.
Il arrive.
- Mme Bosso ?
Vous me suivez ?
Musique de suspense
Madame, vous devez comprendre une chose.
Rickwaert ne peut pas s'en sortir.
On a l'opinion avec nous.
Pour les gens, Rickwaert est le roi des pourris.
Personne ne nous demandera jamais de comptes,
du moment qu'on l'élimine. - Je sais.
- Vous savez quoi ?
- Tout.
- L'OHL ? - Bien sûr.
- Véronique ! - Maître, vous ne pouvez pas
intervenir. - Je souhaite poursuivre seule.
- Je vous demande de sortir, maître.
Donc ?
- J'ai aidé Philippe à nettoyer l'OHL.
Je pensais que c'était pour aider Clamex.
Mais pas un seul euro n'a servi à la grève.
Dès que j'ai compris...
le double jeu de Philippe, j'ai voulu rompre.
- Quand ça ?
- Je vous raconte.
Vous allez voir le juge. Si ça lui plaît,
je veux des garanties de protection car je fais partie des victimes.
Si et seulement si on est d'accord avec ça,
Je signe.
- Ca va lui plaire. - Je veux des garanties écrites.
- On fera tout ce qu'il faut pour vous préserver.
- Quand il est devenu ministre,
j'ai repris tous les dossiers sensibles de la mairie.
Tout de suite,
j'ai vu un problème pour l'appel d'offres sur le centre culturel.
Je lui ai dit que la mairie devait porter plainte.
Ce Balleroy n'offrait aucune des garanties demandées.
- Ce Balleroy, allez me l'interpeller.
Que vous a dit Rickwaert ?
- Il m'a ordonné de ne rien faire.
Il a menacé de me virer
et de faire en sorte que je ne fasse plus jamais de politique.
- Et vous lui avez obéi. - Au contraire. J'ai été chercher
le soutien des membres du conseil municipal,
tous écoeurés par le système Rickwaert.
Je n'imaginais pas que Philippe passerait des accords
avec la droite pour renverser le conseil.
Pas une seconde, je n'ai imaginé ça.
- Tu bouges pas. Garde le dossier. Je reviens quand j'ai fini la négo.
D'accord ? - Fais attention.
- A plus, my love.
- Ah, l'homme de confiance. Il a pas peur, ton frère.
- Gérard, on n'a pas beaucoup de temps.
- Quelle autorité. Y a de la détermination,
y a de la virilité. C'est bien, mon Bruno.
- Ecris.
Voilà ta version des faits, recopie.
Portable
- Oui, Léa ?
- L'audition de Véro s'est très mal passée.
- Comment ça ? *- Elle a tout mis sur toi, tout.
Elle m'a virée de la garde à vue, j'ai rien pu faire.
Je suis vraiment désolée.
- Bon.
Je dois te laisser.
Atmosphère sombre
Qu'est-ce que tu comprends pas ?
Joël, je te pose une question.
Tu crois que je suis un voleur ?
Si c'est un problème moral,
pas de problème, assieds-toi.
Qu'est-ce que tu veux savoir ?
- Mais je t'accuse de rien.
- T'as vécu chez moi quand t'étais en galère. Tu sais qui je suis.
Tu sais comment je vis.
J'aime l'argent, moi ?
- Excuse-moi.
- Quoi ?
- Pardon ?
*- Oui ma chérie ?
- Papa, ça va ? T'es où, là ?
*- Dans Paris.
- Rentre à la maison.
- Salomé...
Je suis toxique. Je contamine tout.
Ne t'inquiète pas pour moi. *- Arrête ça, s'il te plaît.
*- Te laisse pas atteindre par ce que tu vas entendre sur moi.
Regarde devant toi. Fais ta vie, Salomé.
*- De quoi tu parles ?
*Ne t'inquiète pas, je vais m'en sortir.
- Papa, tu prends le premier train.
Tu vois un taxi, là ?
- Te fatigue pas, y a tout.
- Je vérifie. - T'enculais moins
les mouches avec moi.
- Y a pas tout. - Quoi ?
Avec ça, ton fils de pute de frère est blanchi.
Trois pages de bobards. - Ziegler veut que tu recopies :
"Est puni d'un an d'emprisonnement et de 15000 euros d'amende
"le fait d'établir une fausse attestation."
Puis tu signes. Et là, c'est valable.
Musique dramatique
- C'est quoi, cette merde ?
- A une large majorité,
le bureau de l'Assemblée rejette la demande de destitution.
*Il n'y avait de la part de M. Laugier
*aucun manquement à ses devoirs. - Putain !
Quelle pute, ce Mirmont !
*- Dès lors, la Haute Cour ne sera ni constituée ni réunie.
- C'est lui qui a planté le vote. *- Les motivations du bureau
*seront transmises aux parlementaires requérants.
*Brouhaha des journalistes
Portable
- Laugier.
- M. le Président. *- Bonjour, Amélie.
*Rejoignez-moi à l'Élysée. - J'arrive.
Musique de suspense
- Francis et moi avons discuté. Nous sommes tombés d'accord.
- Je ne briguerai pas
un second mandat, je vais désigner Laurent comme candidat naturel.
- Si tu acceptes,
tu seras ma Première ministre.
La destitution était une folie qui aurait mis
le pays à feu et à sang. Mieux vaut que Francis parte dignement,
plutôt que dans un torrent de boue qui nous ensevelirait tous.
- Si j'ai bien compris... tout continue comme avant?
- Amélie,
si ça vous déplaît il n'y a aucun problème. Vous pouvez partir.
- Moi, j'ai besoin de toi.
- Tu espères gagner les présidentielles ?
- Le Parlement
européen va voter la résolution. Grâce à Francis,
la France va retrouver sa souveraineté.
Je crois que les Français nous accorderont
leur confiance. - Tu parlais d'erreur historique.
- Il faut rester dans la zone euro.
- Je comprends.
- Alors ?
Atmosphère de suspense
- Quel est votre nom ?
- Bruno Rickwaert.
- Présentez-moi votre pièce d'identité.
Que faites-vous ici ? - Responsable logistique.
- TN2 à PA Centre.
Restez avec moi.
*- J'écoute. - Je vous demande
la conduite à tenir. *- OK, on établit.
- J'ai jamais vu un texto pareil.
"Pardon" ?
Mais t'allais faire quoi ?
Te pendre ?
Partir à l'autre bout du monde ?
- Je sais pas.
Non, mais...
Tu crois que j'ai pas conscience de ce que j'ai fait ? De qui je suis ?
- Arrête, papa, s'il te plaît.
- Et toi ça va, ma fille ?
- Oui.
Moi, ça va.
Allez, papa. Parle-moi, maintenant.
Tu me fais flipper, là.
Atmosphère sombre
Papa ?
Je te quitte plus, de toute manière.
- Comment ça ?
- Je te quitte plus.
- Véronique ?
- J'ai été auditionnée à la brigade financière.
- Je sais.
- Non, tu sais pas. J'ai tout raconté.
Tout.
- Bravo.
- Ah non, pas bravo.
Je l'ai accablé.
Je l'ai lâché.
Il m'avait tout donné, tout appris.
Alors non, pas de bravo, non.
- Tu l'as fait pour quoi, alors ?
Pour reprendre Dunkerque ?
Si c'était pas pour toi, c'était pour quoi ?
- Oui, je pensais à Dunkerque, bien sûr.
Quand j'ai su que tu voulais faire voter la destitution,
j'ai pensé que grâce à toi les choses allaient changer.
Que le temps des grands fauves à la Laugier et à la Philippe...
était peut-être vraiment fini. C'est pour ça que je l'ai fait.
- T'as eu raison de penser ça. - Ah bon ?
J'aurais surtout dû savoir que Mirmont était comme eux.
- Le pacte des salauds ? Raison de plus pour se battre.
Couper des têtes, installer une nouvelle génération.
- Pour prendre la France, il faut 100 combattants prêts à mourir.
Si t'es avec moi, il n'en manque plus que 98.
Atmosphère sombre
- D'accord.
Je suis avec toi.
- Que se passe-t-il ?
Parlez, bon Dieu. - Les Scandinaves.
- Quoi, les Scandinaves ?
- Ils vont changer leur vote.
Ils s'abstiennent. - Et pourquoi ?
- Les débats sur votre éventuelle destitution
les a... - Il n'y a pas de destitution !
- Bien sûr, M. le Président.
- Alors ? - Ils refusent d'être associés
à vous au nom de la morale publique.
- Faut les appeler.
- Ils viennent de ratifier leur position par un vote.
- Eh ben on se passera des puritains, que voulez-vous.
- C'est 37 voix en moins.
Nous n'avions que 20 voix de majorité. C'est fini, monsieur.
Atmosphère sombre
- Bonjour, Salomé. - Mon père n'est pas là.
- J'ai besoin de le voir. - Il est pas là, je vous dis.
- Merci.
T'as plus besoin
de te défiler. - Me défiler de quoi?
- Si tu parles, je dépose une nouvelle demande de destitution.
Avec ton témoignage, les parlementaires la valideront.
Démission ou destitution, Laugier sera dégagé.
- Ouais.
Et moi, je vais en cabane. - Sinon quoi ?
Tu mens ?
Contre Véronique ?
Balleroy ?
Joël ?
Ca va durer 10 ans minimum. 10 ans de mensonges supplémentaires ?
A t'accrocher à ton siège
de député ? - Stop.
Parle-moi de toi.
- De moi?
- Ouais.
Que vas-tu faire ?
- Préparer les présidentielles.
- On va se prendre 20 ans de droite.
Ou c'est le FN qui va tout rafler. Il n'y aura même plus d'élections.
Amélie, je te repose la question. Que vas-tu faire ?
- Le parti va être essentiel dans la reconstruction de la gauche.
- Super.
Je préfère 10 ans de mensonges à la taule.
- Désolée, j'ai pas mieux.
- Faut que tu y ailles.
- Pardon ?
- La présidentielle. Tu seras candidate.
- Qu'est-ce que tu racontes ?
- Fais pas la même erreur que moi.
J'ai passé une partie de ma vie politique à trouver le bon cheval.
Et une autre à être déçu par lui.
A côté de Laugier, Mirmont et Kalhenberg sont des nains.
Vois la réalité en face.
- Cette élection rend fou, il faut devenir roi.
Peu importe comment et pour quoi faire.
N'importe quoi.
- Mais c'est bien, ça.
C'est impactent.
- Quoi donc ?
- 1er engagement, une nouvelle République.
Quoi ?
T'as peur ?
Si tu racontes tout, je me présente.
Atmosphère sombre
- Rickwaert, parloir.
*- Aujourd'hui, le président du Sénat
*prend ses fonctions de Président de la République
*par intérim, suite à la démission
*de Francis Laugier, pendant le temps nécessaire
*à l'organisation de l'élection présidentielle anticipée.
*Depuis l'annonce de la décision par Francis Laugier,
*décidé à "défendre son honneur" et à assurer sa défense dans un climat
*de sérénité, Amélie Dorandeu, candidate déclarée
à l'élection présidentielle, a vu sa cote de popularité
*fortement progresser. L'opinion semble ainsi saluer son courage
*d'avoir su rompre avec celui qui avait pourtant été son mentor.
*Elle s'était appuyée sur le témoignage de Philippe Rickwaert
*pour déposer elle-même une demande de destitution.
Atmosphère sombre
- Comment ça va ?
- Impec.
.Sûr?
- J'ai relu "Les Frères Karamazov", ça décrasse bien.
- Tant mieux.
- Qu'est-ce que tu fous là ?
- J'ai parlé avec ton juge. - Ah ouais ?
- Il va requalifier les faits.
- Vas-y, déroule. J'ai pas demandé à voir ta tronche.
- Avec ce détournement de fonds publics, t'es libre dans 1 mois.
Il a l'impression de bosser pour rien. C'est un homme de devoir.
Il se dit qu'il faudrait marquer le coup.
"Provocation au suicide". T'en auras pour 3 ans.
Sans garantie de tout faire en quartier VIP.
De pourri, tu passes à tueur.
- Te casse pas, j'ai compris.
Auzanet peut m'aider mais je dois passer à la caisse ?
- Comme dans tout marché.
- Va te faire enculer.
- Tout de suite la sodomie. Tu es excessif.
Personne baisse son froc,
on parle juste de trois papouilles.
Tu pilotes la campagne de Dorandeu. Tu me dis tout en avant-première.
Stratégie, discours, propositions.
- Et après quoi ? Je te connais. Tu voudras écrire ses discours.
Pour t'assurer qu'elle fasse de la merde.
Tu salis tout, c'est ça ta vie.
- 3 ans en zonzon. Tu vas en crever, mon grand.
Musique de suspense
Portable
- Comment ça va ?
- Au top. Super, ton RTL de ce matin.
- Ah ouais ?
*- Sauf la fin. - Quoi, la fin ?
*- Arrête avec tes histoires d'écologie,
de socialisme, tout ça. Ton atout, c'est pas d'être de gauche.
Des gens comme ça, il y en a cent mille.
*- Et c'est quoi, mon atout?
- T'es très belle.
*T'as tué Don Corleone.
C'est ça, ton truc. Les gens t'admirent pour ça.
*On sait que tu ne vas pas abolir le chômage ni sauver la planète.
Mais tu n'es pas l'otage des banques ou d'un parti.
*Les gens veulent s'identifier, comme au cinéma.
Se dire "Putain, je veux être comme elle".
*Libre.
- Toi aussi tu seras libre, bientôt.
- Pourquoi tu dis ça ? *- J'ai envie de te voir.
*Pas toi ? - Bien sûr, j'ai envie de te voir.
- Cava pas ?
Musique de suspense
Mais ça va, quand même ?
- Bien sûr, ça va aller.
*- T'es sûr, il n'y a rien d'autre ?
- Sûr.
*- A demain, alors.
- A demain.
Sous-titrage LIZARD C.S.E.
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.