All language subtitles for The.Pleasure.Principle.S01E10.FiNAL.FRENCH.720p.WEB.H264-FRATERNiTY

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
en English Download
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal) Download
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian Download
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish Download
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

GÉOMÉTRIE DE LA MORT

VARSOVIE, POLOGNE

Je suis désolé pour toi.

Elle a agi de façon logique.

Elle a éliminé le danger.

Elle a préféré buter Kwasniak

quand il avait découvert que Mielnik était flic.

Il le faisait chanter.

Kwasniak a appris qu'il était flic

par l'officier principal du bureau central des enquêtes.

Pourquoi attendre tout ce temps pour s'en prendre à elle ?

Il y a deux jours, elle a coincé un suspect

apparemment plus important que Kwasniak.

Un type impliqué dans un trafic d'armes.

Russie, Ukraine...

Tu me mets ça par écrit ?

Je vais y réfléchir.

Allez, vas-y.

On est dans la merde et on fait des flexions.

Si on ne veut pas mourir noyés,

quelqu'un doit veiller à ce qu'on puisse relever la tête

pour reprendre notre souffle.

Et ce quelqu'un, c'est moi.

Je peux comprendre que ce soit un vrai crève-cœur pour toi.

Mais tu sais ce qui te reste à faire.

Pour être tout à fait honnête,

elle m'énerve au plus haut point.

Oui, moi aussi.

En tant que femme, elle doit trouver un moyen de s'imposer.

Vous avez bien dormi ?

Oui. J'ai même pris un petit-déjeuner

et un café.

Tant mieux ! Au commissariat, le café est dégueulasse.

Désolée.

Je suis obligée de répondre, c'est Wozniak.

Je vous en prie.

Ça m'emmerde que tu aies toléré son addiction,

mais le pire, c'est que tu me l'aies cachée.

On va être mis à l'écart de l'enquête

et je suis malheureusement contraint de te suspendre.

Je te suggère de rentrer à Varsovie au plus vite.

Je suis suspendue.

Vous allez devoir continuer avec Serhij.

Que s'est-il passé ?

Ça n'a absolument rien à voir avec notre enquête.

Montez.

Il faut que je fasse mes bagages.

Et que je trouve un train pour Varsovie.

Ils ne paient pas mon billet d'avion.

Montez. S'il vous plaît.

Ça a un rapport avec l'enquête dont vous faites l'objet ?

Oui.

Vous n'êtes pas obligée de me répondre.

Mais j'aimerais savoir...

- C'était de la légitime défense ? - Non.

Et oui.

C'était délibéré ?

Oui.

Et non.

Bonjour.

Lisez ça et signez.

Qu'est-ce que c'est ?

Votre contrat.

À partir d'aujourd'hui, vous êtes consultante officielle

pour le major Seifert.

Vous l'assisterez dans l'enquête en cours.

Ce sera votre fonction jusqu'à ce que l'affaire

soit élucidée.

- Je ne peux pas signer ça. - Si.

Je ne peux vraiment pas.

Je n'en ai rien à foutre de votre passé !

On a trois cadavres mutilés.

Vous faites partie d'une équipe.

À ce stade, personne

ne peut vous remplacer.

Tenez.

Voici les résultats des tests ADN.

Le code génétique correspond en neuf points.

Karel Hlousek est de votre famille proche.

Je n'ai donc aucune raison de ne pas croire son témoignage.

Comme vous le voyez,

on a surveillé la maison.

C'est vous que le procureur Kohout a appelé.

C'est fou que vous ayez utilisé

vos téléphones personnels.

Vous êtes pourtant censés être expérimentés.

Mais ce ne sont que des conclusions secondaires.

Le principal objet de l'enquête est le meurtre de trois femmes

et leur mutilation post mortem.

Les voici.

Je suis disposé à coopérer.

Avec tout le respect que je vous dois, maître,

vous m'avez mal compris.

On vous soupçonne d'un triple homicide.

Je n'ai pas tué ces femmes.

On a trois mois pour boucler l'enquête.

Je connais la première.

Mais les deux autres, je ne les ai jamais vues.

Je suis disposé à collaborer avec vous,

mais pas à avouer des meurtres que je n'ai pas commis.

Vera Vitova a été tuée à moins de 30 km de Varsovie.

Le même jour, une dizaine d'heures après sa mort,

son téléphone a borné une fois à l'aéroport Frédéric Chopin.

À l'instant précis où un avion décollait pour Prague.

Un avion dans lequel vous étiez.

Que faisiez-vous à Varsovie

le jour du meurtre de Vera Vitova ?

Ce sera tout pour aujourd'hui.

Je ne vous dirai plus un mot sans mon avocat.

Est-ce qu'il a tué Vitova ?

Il a...

une tendance évidente à être violent envers les femmes.

Mais je ne pense pas qu'il l'ait tuée.

Vera Vitova a été tuée de sang-froid,

mais il n'y avait pas la moindre trace d'agression.

- Alors pourquoi il ment ? - Parce que...

Il a peur.

- De quoi ? - Je l'ignore.

Il ne veut pas dire ce qu'il faisait en Pologne.

Sans doute un truc louche.

Son téléphone est resté éteint.

Il n'a borné nulle part.

S'il a réservé une chambre dans un hôtel, on pourra regarder

les images de vidéosurveillance, mais ça sera long.

Si je comprends bien,

on est dans la merde.

Vous en doutiez encore ?

PRENZLAU, ALLEMAGNE

Si vous êtes en garde à vue aujourd'hui,

c'est parce qu'on a découvert le corps de Beata Wieczorek.

On a la déposition d'un témoin qui affirme

que Beata Wieczorek avait eu une liaison avec vous.

Le rapport du médecin légiste qui a procédé à son autopsie

indique qu'elle est morte étranglée.

Nous avons aussi un témoin

qui nous a confié avoir couché avec vous et qui a affirmé

que vous aviez essayé de l'étrangler

à plusieurs reprises pendant l'acte sexuel.

Et il y a Andzelika Musial,

votre ancienne maîtresse qui vous a accusé de viol.

Elle est sortie de chez elle

et personne ne l'a jamais revue.

On peut donc légitimement s'interroger

sur votre implication dans le triple meurtre

de Vera Vitova, Bozena Kaczmarek

et Olena Sakowicz.

Pour quelle raison

j'aurais tué Olena ?

C'était un rayon de soleil dans ma vie.

Elle...

Elle était tout pour moi.

Je la considérais...

comme ma fille.

La fille que j'aurais voulu avoir.

C'est drôle, elle tenait absolument

à ce que j'adopte un chien dans un refuge.

Maintenant, je regrette de ne pas l'avoir fait.

Peut-être qu'avec un chien,

ma vie aurait été radicalement différente.

Ça aurait pu tout changer.

Et Andzelika Musial ?

PRENZLAU, ALLEMAGNE

Lev Matvievitch Zamiatin ?

Il était exactement comme ça.

Il avait la gorge tranchée.

Et son bras droit avait été coupé au-dessus du coude.

Coupé après la mort ?

Ça m'étonnerait.

Il y avait eu une hémorragie massive.

Il était couvert de sang.

Son corps avait été déposé dans la forêt,

près de la route.

Sur le domaine du parc national d'Uckermark.

À mon arrivée, il ne restait plus que des policiers sur place.

C'est eux qui vous ont appelé ?

Non, j'avais reçu un appel du chef de la police locale.

Armin Hoffmann.

Il m'a téléphoné personnellement et a insisté

pour que ce soit moi qui vienne.

Pourquoi vous ?

Probablement parce que je suis russe.

C'était plus facile de me faire taire.

Et ce Hoffmann...

- Il connaissait la victime ? - Oui.

Il était nerveux et très agité.

Il semblait même en état de choc. Il a dit que c'était le corps

de Werner Krause,

qui avait travaillé comme éducateur à l'orphelinat.

L'orphelinat du coin ?

Oui. Enfin...

C'est ce qu'il a dit.

Le seul ennui, c'est qu'il n'y a aucun orphelinat,

ni ici à Prenzlau, ni à proximité.

Bonjour.

Qu'est-ce que je vous sers ?

Une bière.

S'il vous plaît.

Les cafés !

Vous êtes de quel coin ?

Je viens d'Ukraine.

Vous cherchez du boulot ?

Je cherche un orphelinat.

- Un orphelinat ? - Oui.

Il y en a un dans les environs ?

Heike !

Tu as entendu parler

d'un orphelinat dans la région ?

Qui veut savoir ça ?

Il vient d'Ukraine.

On s'est fichu de vous.

Il n'y a jamais eu aucun orphelinat par ici.

On dirait que vous avez été mal renseigné.

Merci.

Pourquoi vous cherchez un orphelinat,

beau gosse ?

Disons que je mène une enquête privée.

Vous êtes du coin ?

Je viens de Pologne.

Ma tante travaille dans une maison de retraite.

C'est un genre de centre de luxe pour personnes âgées.

À quelques kilomètres de Prenzlau.

Sur le domaine du parc national.

Elle travaille avec une Allemande qui lui a dit

qu'à l'époque de l'Allemagne de l'Est, c'était un orphelinat.

Demandez Tamara Kozlowska.

Merci.

Si vous voulez boire un verre, n'hésitez pas.

Je m'appelle Helena.

Serhij.

PRAGUE, RÉPUBLIQUE TCHÈQUE

Puisqu'on travaille ensemble, autant se dire la vérité.

Pourquoi vous avez fait ça ?

Ce jour-là, j'ai jugé...

que je devais le faire.

Vous deviez tuer un homme ?

Je pourrais vous dire qu'il a essayé de me descendre.

Mais...

Ce mec était un dealer,

comme j'en ai rarement connu.

Si vous saviez combien de gens il a expédiés dans l'autre monde,

vous en resteriez bouche bée.

Mais c'est pas notre boulot.

Il a fait plonger Marek dans l'enfer de la drogue.

Puis il a commencé à le faire chanter.

Jamais je ne pourrais tolérer ça.

Un flic toxicomane dans l'équipe,

c'est une bombe.

Et vous n'avez aucun moyen de savoir

quand elle va vous péter à la figure.

Marek est compétent.

Il est homosexuel. Il a grandi dans un petit village.

J'ai peut-être jugé trop vite que son penchant pour les drogues

faisait partie du prix qu'il devait payer.

J'étais persuadée de pouvoir le contrôler.

C'est avant tout un gros buveur.

Il peut rester sobre pendant deux ou trois semaines,

mais au bout d'un moment, il a besoin de se mettre minable.

C'est le principe de plaisir.

Vous avez entendu parler de ce concept ?

Bonsoir, Serhij.

Un instant.

Je vais vous mettre sur haut-parleur.

Je suis avec Maria.

On est dans un bar, il faut qu'on sorte.

Il y a trois ans, un meurtre a été commis ici.

Les autorités locales, et notamment le chef de la police,

Armin Hoffmann, ont étouffé l'affaire.

C'est pour ça

qu'il n'y a aucune trace

dans les fichiers d'Europol.

Il faut chercher une maison de retraite haut de gamme

sur le domaine du parc national.

Demandez à parler à Tamara Kozlowska.

Ils viennent me contrôler.

Qui ça ?

Les flics de Prenzlau.

Ne quittez pas.

Papiers !

Je suis un policier ukrainien.

- Capitaine Serhij Franko. - Papiers !

Tu vas nous suivre.

Les gars.

Je n'ai rien fait de mal. Je suis dans la légalité.

On t'embarque.

Vous n'avez pas à braquer une arme sur moi !

Serhij ?

Là, vous avez une raison valable de m'arrêter, chers collègues.

PRENZLAU, ALLEMAGNE

Commissaire Armin Hoffmann.

Commissaire Maria Sokolowska.

Major Viktor Seifert.

En quoi puis-je...

vous être utile ?

Là, vous avez une raison valable de m'arrêter, chers collègues.

Il a frappé un des policiers.

Ils l'ont peut-être provoqué.

- Ils l'ont trouvé suspect. - Vraiment ?

Il a montré sa carte de police.

Mes hommes ignoraient si elle était vraie.

Si c'est un policier

qui est venu dans mon secteur pour enquêter,

il aurait au moins pu me prévenir.

Dans tous les cas, il a enfreint la loi.

On veut le voir.

C'est impossible.

Il doit d'abord être interrogé

par le procureur.

C'est bon, personne ne nous suit.

Affronter la police ukrainienne, ce n'est pas la même chose

que d'affronter la police de deux pays

de l'Union européenne.

Il est responsable d'un commissariat local

et on est en Allemagne.

Cet endroit est vraiment étrange.

Arrêtez-vous.

J'ai déjà vu ce paysage quelque part.

Je ne sais pas si elle acceptera de vous parler.

C'est l'ancien orphelinat où elle travaillait.

Quand le bâtiment a été vendu,

elle a insisté pour rester, à n'importe quel poste.

Pourquoi ?

C'est un endroit qu'elle est incapable de quitter.

Marion ?

Marion, voulez-vous bien

parler à ces personnes ?

Ils parlent anglais. Je peux traduire.

C'est inutile, docteur.

Je parle anglais. Vous pouvez nous laisser.

Pourquoi vous voulez me voir ?

Nous enquêtons

sur le meurtre de trois jeunes femmes

de nationalités polonaise, ukrainienne et tchèque.

J'ai quoi à voir là-dedans ?

Elles auraient été tuées de la même façon que Werner Kraus.

Krause.

Suivez-moi.

C'est tout ce qui reste de l'orphelinat.

Je vous en prie, asseyez-vous.

Pourquoi personne ne veut évoquer ce sujet ?

Parce que c'était un orphelinat particulier.

- Il appartenait à la Stasi. - À la Stasi ?

Seuls les gens qui avaient la confiance de la Stasi

pouvaient y accéder.

C'est pour ça que personne n'est au courant de son existence.

Et ceux qui sont au courant préfèrent garder le silence.

Werner Krause était éducateur dans cet orphelinat ?

La personne qui l'a tué

lui a coupé le bras droit.

Selon vous, pourquoi son meurtrier a fait ça ?

Werner était droitier.

Il faisait tout de la main droite.

Qu'est-ce que vous entendez par là ?

Il ne m'a jamais fait de mal.

À qui il en faisait ?

Marion ?

Ces trois jeunes femmes ont été tuées de la même manière

que Werner Krause.

Rien ne dit qu'il n'y aura pas

une 4e, une 5e ou une 6e victime.

À Peter Schmidt.

Werner pouvait s'en prendre à lui.

Parce qu'il n'y avait personne pour le protéger.

Seul Armin le traitait comme son propre frère.

Armin Hoffmann ?

Le commissaire Armin Hoffmann ?

Vous n'auriez pas une photo de Peter Schmidt à nous montrer ?

C'est lui !

Il pouvait passer des heures ici, dans le grenier.

Il y avait une chambre noire.

Là-bas.

Regardez.

Salut, comment ça va ?

Arrêtez et revenez en arrière.

Mettez en pause.

Ça pourrait être Peter Schmidt ?

Oui.

Oui, c'est lui.

Il n'a pas beaucoup changé.

Anton Fried. C'est Anton Fried.

Quelles prestations Bozena a effectuées pour vous ?

- Commençons par la dernière. - Son dernier contrat,

c'était la soirée de clôture de la conférence.

Elle a chanté des reprises.

C'est elle aussi qui jouait l'accompagnement.

D'accord, merci beaucoup.

C'est d'une simplicité enfantine.

Vera Vitova a fait plusieurs séances avec lui,

sans doute pour des catalogues.

Bozena Kaczmarek et Olena Sakowicz,

il les a rencontrées au même endroit.

À la conférence internationale ornithologique,

en Mazurie, en Pologne.

Bozena Kaczmarek y travaillait

et Olena Sakowicz y est allée avec son amante polonaise,

Wanda Bronisz, qui est elle-même ornithologue.

Que faisait-il à une conférence ornithologique en Pologne ?

Photographier des oiseaux rares,

c'est sa passion.

Excusez-moi,

mais il faut que je sache.

- Est-ce que vous... - Non.

Il a seulement pris quelques photos de moi.

Et ensuite, il m'a raccompagnée à mon hôtel.

Attendez, vous ne pouvez pas entrer comme ça !

C'est lui, Peter Schmidt ?

Oui.

Comment Peter Schmidt,

pensionnaire d'un orphelinat d'ex-RDA,

a pu devenir Anton Fried,

un photographe autrichien ?

Ça n'a pas dû être bien compliqué.

Il a quitté l'orphelinat six mois avant la chute du mur.

À cette époque, tout le monde fuyait l'Allemagne de l'Est.

C'est comme ça qu'il est arrivé en Autriche.

Il a dû aller voir un élu local. Il lui a dit d'où il venait.

Il a demandé des papiers

et une nouvelle identité. Et il les a obtenus.

Tout le monde faisait ça.

Je suis l'un des rares à être resté ici.

Vous êtes resté en contact avec lui ?

Non, désolé.

Arrêtez de vous foutre de moi.

Il est soupçonné d'avoir tué trois jeunes femmes

de la même façon qu'il a tué Werner Krause.

Il a mutilé leurs cadavres.

Il leur a sectionné le bras.

Il les a égorgées et a attendu

qu'elles se vident de leur sang.

Il m'a laissé un message.

Il y a trois ans.

Je viens de faire quelque chose

qui m'a procuré beaucoup de plaisir.

Quand tu le trouveras,

tu comprendras.

PRAGUE, RÉPUBLIQUE TCHÈQUE

Le metteur en scène et la troupe sont hors de cause.

Je veux la liste complète des intervenants.

On va commencer par la dernière pièce.

Pas de problème.

- Ota ? - J'ai la liste des intervenants.

Les photos de la pièce ont été prises par Anton Fried.

- C'est un photographe qui... - On le connaît.

Je vais t'envoyer son adresse, mais n'entrez pas.

S'il se pointe, vous l'interpellez.

VARSOVIE, POLOGNE

Pardon, je suis très occupé. J'ai un boulot urgent.

Où elle est ?

En Allemagne, elle ne devrait plus tarder.

Maître Zaremba vient de verser 750 000 zlotys de caution.

Ça veut dire que Zygmunt Bednarek, alias Gianni,

sortira de prison dès aujourd'hui.

Ça ne doit pas t'embêter plus que ça.

Pour autant que je sache,

tu voulais qu'on le laisse tranquille.

Et merde !

Je suis un simple flic.

Mais ça me rend fou de savoir que cette pourriture

va se balader en faisant ce qui lui plaît.

Pas maintenant.

Dégage !

Libérer ce type, c'est saper le fondement de mon travail.

C'est comme si on m'insultait !

Merci, c'est du bon boulot, Bohdan.

Peter Schmidt, un citoyen allemand,

a pris un vol de Prague à Odessa deux jours avant Bozena Kaczmarek.

Et il a repris un autre vol pour Prague

le lendemain du meurtre.

Salut, Jozef.

Anton Fried était sur la liste des invités

de la conférence ornithologique.

On le tient.

VARSOVIE, POLOGNE

Viens, mon petit cœur.

Kyrill Matvieyenko t'adresse ses amitiés.

Il a dû complètement perdre la tête

après le premier meurtre.

Mais pourquoi ces filles ?

Pourquoi leur trancher le bras ?

Peut-être

que cette mutilation post mortem n'était qu'un moyen définitif

d'éviter qu'on abuse d'elles.

Comme on avait abusé de lui

dans son enfance.

À première vue,

ses motivations sont complètement irrationnelles.

Si on ne sait rien de son passé,

on n'a pas la moindre chance de comprendre.

Pourquoi elles ont fait confiance à ce type ?

Moi aussi, je lui ai fait confiance.

PRAGUE, RÉPUBLIQUE TCHÈQUE

Pourquoi Odessa ?

Parce que sa première victime venait d'Odessa.

Il s'est dit que ça présentait une symétrie intéressante.

Alors il a tué sa dernière victime

en Pologne parce que la seconde

était polonaise.

Mais Olena Sakowicz était allée

à Berlin.

Il ne se sentait pas en sécurité

en Allemagne.

Ou alors

il savait déjà

que Vera Vitova, qui était de Prague,

serait sa troisième victime.

Ça constituait un triangle parfait.

PRAGUE, RÉPUBLIQUE TCHÈQUE

Ça fait six heures qu'on poireaute ici.

On ne l'a vu ni entrer ni sortir.

La police aux frontières et l'aéroport sont prévenus.

- Les frontières sont fermées. - Parfait.

Restez en position, on y va.

Qu'est-ce qu'on cherche ?

Je ne pense pas

qu'il ait conservé quoi que ce soit de compromettant, ici.

Il doit avoir un garage.

Une sorte d'entrepôt.

Dans la banlieue. Ou quelque part dans le coin.

Avec un gros congélateur

dans lequel il a mis le corps d'Olena Sakowicz.

On fait quoi ?

On surveille l'appart et on attend.

On ne peut rien faire de plus.

On lui a laissé une longueur d'avance.

Si ça se trouve, il n'est plus en Europe.

Il aurait laissé l'œuvre de sa vie ?

C'est l'œuvre de la vie d'Anton Fried.

Mais on ne sait rien de l'œuvre de Peter Schmidt.

N'éteignez pas votre téléphone.

Peut-être que par miracle, il va finir par rentrer chez lui.

À plus tard.

J'ai oublié de dire à Rosner que vous étiez là.

Il ne vous a pas réservé d'hôtel.

Mais vous pouvez dormir chez moi.

Mon ex-femme est partie au Qatar.

Elle m'a laissé l'appartement.

J'ai une chambre pour vous.

Où a-t-on fait une erreur ?

Nulle part.

On a suivi les indices qu'on avait.

On ne pouvait rien faire de plus.

Arrêtez-vous.

Merci.

Rien ne m'effraie plus qu'un crime que je n'arrive pas à comprendre.

Elle a dit

qu'il l'avait ramenée à son hôtel.

Il sait où la trouver !

S'il le faut, je buterai tout le monde.

Magnifique tir.

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.