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GÉOMÉTRIE DE LA MORT
VARSOVIE, POLOGNE
- Entrez. - Ne perdons pas de temps.
- Il avait la clé ? - C'est certain.
Ne touchez à rien !
- Vous êtes déjà venue chez elle ? - Plusieurs fois.
Quelque chose a bougé ?
À première vue, non. Tout est au même endroit.
Joli tatouage.
Je le trouve très beau, moi aussi.
D'ailleurs, j'ai failli me faire faire le même.
Rappelez-moi, quand vous l'avez vue
pour la dernière fois ?
Ça doit faire six mois environ.
Dans l'ascenseur.
Elle descendait
et moi, je montais.
On peut imaginer
que quelqu'un parte sans valise,
sans vêtements, ni sous-vêtements.
Ça, d'accord.
Mais partir six mois sans prendre son ordi ?
Je ne suis pas de la même génération,
mais il serait hors de question que je parte sans mon ordinateur.
Ça fait six mois qu'elle n'a rien posté
sur Facebook ou sur Twitter.
Vous connaissez le nom de sa tante ?
Zofia Rudnik.
Que savez-vous sur elle ?
Elle était veuve. Sans enfant.
Et elle était propriétaire
d'un petit chalet dans la forêt, près de Varsovie.
Vous pourriez reconnaître cet homme ?
Un jour, je l'ai vu dans l'ascenseur.
C'était lui.
Tu as le mandat ?
Il est sur ton bureau.
Merci.
Maintenant, tu peux me virer.
Le commissaire de la police de Pragu nous remercie d'avoir libéré
la ressortissante tchèque Lida Beyerova.
Il nous a envoyé un email officiel.
Il a mis le grand chef en copie.
Vous avez bien dormi ?
Oui.
Tant mieux.
Parce que ça ne va pas être joli à voir.
Mais il faut le faire.
Vous la reconnaissez ?
C'est Vera Vitova.
Et ces deux filles ?
Elles, je ne les connais pas.
C'est un triple homicide. Si vous cachez la vérité,
vous devrez en assumer les conséquences.
Je ne mens pas.
Je le jure.
Elles fréquentaient ce bordel ?
Ce n'était pas un bordel !
C'était un club chic et haut de gamme,
réservé à une élite.
Tout le monde ne pouvait pas entrer.
Il y avait des règles.
Vous étiez chargée de recruter des filles ?
Vera était au courant ?
C'est elle qui m'y a fait entrer.
Pourquoi vous êtes-vous embarquée là-dedans ?
Vous savez, ce qui fait le plus mal,
c'est de comprendre qu'il faut tirer un trait sur ses rêves.
Et je savais
que je pouvais arrêter d'espérer un Oscar.
Vera était dans le même état d'esprit ?
Elle avait encore des illusions.
D'une certaine façon, elle avait du succès.
Moi, tout ce que je pouvais faire,
c'était retrouver ma petite famille bourgeoise bien rangée
et dire : "Salut, mes chéris.
Je suis devenue pute à Varsovie !"
Ces deux hommes étaient membres du club ?
Lui, je ne l'ai jamais vu.
Mais lui, je l'ai vu plusieurs fois.
Que savez-vous sur lui ?
Je sais qu'il est ukrainien.
Jiri Matousek.
Écoutez...
Le parquet de Prague pourrait vous poursuivre pour proxénétisme.
C'est votre dernière chance.
Tout va dépendre de votre degré de coopération.
Alors, Jiri Matousek ?
Jiri Matousek...
Il a la carte de membre numéro un.
Faites-moi deux listes.
Une de toutes les filles qui sont venues dans la maison.
Et une autre de tous les membres dont vous avez le nom. Compris ?
Oui.
Comment vous êtes arrivée en Pologne ?
Zdenek m'a donné quinze minutes
pour rassembler toutes mes affaires.
Il m'a conduite jusqu'à cette maison.
Il m'a demandé d'éteindre mon portable et d'attendre.
Les hommes de Gianni sont arrivés.
Et ils m'ont emmenée en Pologne.
Vous ont-ils laissé le choix ?
Non.
Cela signifie
que vous étiez retenue en Pologne contre votre gré ?
Oui.
Parlez plus fort.
Oui.
Vous êtes allés trop loin. Vous avez coffré notre contact.
Il s'est mis dans la merde tout seul.
Cette Tchèque est un témoin-clé.
Maintenant, on a le mandat.
On ne peut plus reculer.
Tu savais que Gianni bossait pour nous.
Les pontes sont furax.
Ça aura des conséquences.
Lesquelles ?
Je te laisse imaginer.
- Ils sont rancuniers. - Et pour toi ?
T'en fais pas pour moi, je suis grand.
Mais il vaut mieux qu'on évite de se croiser.
Laisse-moi ici.
On a le mandat.
On cherche quelque chose en particulier ?
En priorité les ordinateurs et les supports de stockage.
Après, on verra.
PRAGUE, RÉPUBLIQUE TCHÈQUE
Bonjour.
Je n'imaginais pas accueillir un policier ukrainien à Prague.
C'est une première.
Oui.
Je suis ravi d'être là, Viktor. Et maintenant ?
C'est parti.
Matousek est vraiment un suspect sérieux ?
Je ne l'ai pas encore interrogé.
Il me faut des preuves à lui mettre sous le nez.
J'attends de voir si les tests ADN confirment
ou contredisent la version de Hlousek.
Et j'attends le retour de Lida Beyerova.
Mais il y a un problème.
Pour l'instant,
on n'a pas le début d'une preuve qu'il connaissait
Bozena Kaczmarek et Olena Sakowicz.
Kyrill Matvieyenko ignorait sûrement lui aussi
l'existence d'Olena Sakowicz.
Mais il aurait pu connaître Bozena Kaczmarek.
C'est une éventualité à envisager,
puisqu'il faisait des affaires avec Gianni.
Les yeux plus rapprochés.
Zofia Rudnik, née en 1943
et décédée en 2016.
Vous pouvez changer son nez ?
Oui, comme ça.
C'est déjà mieux.
Vérifie dans le fichier.
Son front était beaucoup plus large.
Trouve-moi le chalet.
Son menton est plus étroit et plus en avant.
- Voilà. - Merci.
- C'est ça. - Envoie-moi un SMS.
C'est ressemblant.
C'est exactement ça.
Regarde ! Il faut commencer à le chercher.
On n'a pas assez d'éléments.
Il est toujours suspecté !
Il vaut mieux laisser du temps
à Witold Bronisz, il viendra peut-être nous expliquer tout ça.
- Je peux aller vérifier un truc ? - Oui.
On risque d'avoir des ennuis.
Des gros ennuis ?
On est dans la merde. Il faut que je te montre un truc.
C'est l'ordinateur de Zygmunt Bednarek, alias Gianni.
Il était sur son bureau.
Nos gars ont cassé son mot de passe.
Ce type est un maniaque, tout est super bien rangé.
On sent qu'il n'aime pas le bazar.
Regarde le dossier nommé "Casting 13".
Il y a huit vidéos.
Le titre de celle-là m'a sauté aux yeux.
Je m'appelle Olena Sakowicz. J'ai 26 ans.
Je suis mannequin
pour l'agence "The Bizarre Model Agency" à Odessa.
J'ai beaucoup d'expérience dans le mannequinat
mais aussi devant la caméra, pour des films.
Ça va comme ça. Déshabille-toi.
Là ? Tout de suite ?
C'est un peu gênant. Bien sûr, je peux poser nue,
ce n'est pas un problème, mais je peux aller
dans une autre pièce ?
Non. Déshabille-toi ici.
On veut voir si tu es capable de le faire.
Continue.
PRAGUE, RÉPUBLIQUE TCHÈQUE
Tous les papiers sont prêts.
Merci.
C'est bon.
Merci.
VARSOVIE, POLOGNE
Tu peux y aller, à tes risques et périls.
Là, je crois que ça nous dépasse.
Nos collègues du renseignement
n'ont pas tout simplement merdé ?
Et alors ? Ça te fait chier ?
Pas qu'un peu !
Ils voient ça sous une autre perspective.
Plus large.
C'est ce que je veux vérifier.
Me Marcin Zaremba, voici ma procuration dûment signée.
Mon client a été interpellé
en violation des règles de droit les plus élémentaires.
Il y a eu de graves atteintes
à son intégrité physique et à sa dignité.
C'est pourquoi je vous demande
de mettre fin à sa garde-à-vue et de le relâcher.
Dans la maison où votre client a été interpellé,
il y avait deux individus armés.
Aucun d'eux n'est détenteur d'un permis de port d'arme.
La citoyenne tchèque retrouvée dans la maison, Lida Beyerova,
a déclaré qu'elle y était retenue contre son gré.
Voici le procès-verbal de son interrogatoire.
Notre enquête nous a permis d'établir
que M. Bednarek entretenait des relations étroites
avec des ressortissants russes et ukrainiens soupçonnés
de trafic d'armes international.
C'est de la calomnie.
Mais le plus important, c'est l'enquête que nous menons
en coopération avec les polices tchèque et ukrainienne.
Elle concerne un triple assassinat,
trois femmes tuées et mutilées avec une cruauté inouïe.
Les victimes sont la citoyenne tchèque Vera Vitova,
la citoyenne polonaise Bozena Kaczmarek
et la citoyenne ukrainienne Olena Sakowicz.
Il se trouve
que votre client est le seul suspect,
car c'est le seul à connaître les trois victimes.
C'est absurde.
Je me vois mal le relâcher
et prendre le risque qu'il efface ses traces.
C'est complètement absurde.
Maître, pouvez-vous calmer votre client ?
Ne vous énervez pas, ça se retournerait contre nous.
Cette Ukrainienne, je ne l'ai jamais vue.
Si. Elle est là-dedans. Vous avez une vidéo d'elle.
Et alors ?
C'est un casting que j'ai commandé à une société ukrainienne.
Voilà qui explique tout.
C'est une pratique courante
dans les milieux du cinéma et de la télévision.
Vous semblez oublier un détail.
Le seul lien entre ces trois jeunes femmes
qui venaient de pays différents, c'est M. Bednarek.
Elles voulaient faire une carrière de mannequin et d'actrice.
Vu ce que l'on sait des activités de votre client,
ça ne fait que renforcer nos soupçons.
Je vais devenir dingue.
Rasseyez-vous.
Je ne laisserai pas cette salope me faire porter le chapeau.
Si tu ne me fais pas sortir d'ici, t'es fini !
Vous ne faites qu'aggraver votre cas.
Et toi, salope ?
Tu crois t'en tirer comme ça ?
Sors-moi de ce merdier, Zaremba !
Il supporte mal la détention.
Il a une personnalité impulsive, donc il a été surnommé Gianni.
Le tempérament italien !
Mais je le ferai sortir d'ici.
Heureusement, c'est au parquet
de prendre la décision, et pas à vous.
Vous pouvez me passer ce que j'ai fait tomber ?
Le corps aurait pu être jeté
depuis le pont qui est derrière vous.
Mais c'est là que nos deux tourtereaux étaient.
Le funiculaire reste 15 minutes à la station.
Dans ce laps de temps,
quelqu'un a dû sortir le cadavre qui était dans la voiture,
monter sur le toit de la station
et laisser tomber le corps quand le funiculaire est reparti.
Si vous aviez une vidéo,
on n'aurait pas à se poser toutes ces questions.
Il y a beaucoup de caméras dans le coin.
On les vérifie, mais on n'a encore rien trouvé.
Il faut creuser.
Allez-y doucement.
Olena Sakowicz a été tuée en République tchèque.
Avant, elle avait atterri à Berlin.
Que faisait-elle là-bas ?
Aucune idée, je n'étais pas au courant.
Que savez-vous des hommes qu'elle fréquentait ?
Rien.
Vous m'avez dit que parfois,
Olena flirtait avec eux, en votre présence.
Je ne les connaissais pas et j'ignore jusqu'où elle allait.
Elle faisait ça uniquement pour m'énerver.
La dernière fois, c'était quand ?
Ça doit remonter à quatre mois.
C'était dans un hôtel en Mazurie.
Pendant une conférence organisée
par la société polonaise d'ornithologie.
C'était très agaçant.
Dès la soirée d'accueil,
elle s'est mise à séduire un des invités.
- Vous connaissez son nom ? - Non.
Il y avait beaucoup d'étrangers.
C'était la première fois que je le voyais.
C'est incroyable, le nombre de similitudes
qu'il y a entre un prêtre et un policier.
On doit se confesser à l'un comme à l'autre,
leur avouer les péchés qu'on a pu commettre.
Le prêtre ne fait qu'absoudre les péchés.
Alors que nous, on doit aussi faire le ménage derrière.
C'est loin d'être une partie de plaisir.
On l'a !
C'est le corps d'une femme âgée de 20 à 30 ans.
Elle pesait environ 65 kilos et elle mesurait 1,72 m.
Elle avait un tatouage au cou.
Elle présente une fracture de l'os hyoïde.
On l'a étranglée ?
Sans l'ombre d'un doute.
Elle est enterrée depuis quand ?
Six ou sept mois.
Quelqu'un va venir l'identifier ?
Sawicka ? Sa voisine.
Bon boulot, tu as bien assuré, continue sur cette lancée.
Interroge les propriétaires des autres chalets,
ils ont peut-être aperçu Bronisz ou sa voiture.
Et Andzelika Musial ? Elle aussi, elle a eu une relation avec lui.
Elle est sortie de chez elle et s'est volatilisée.
Elle a peut-être fini comme Beata Wieczorek.
Andzelika Musial a accusé Bronisz de viol.
Et ensuite, elle s'est rétractée.
Je te suis pas.
À en croire le témoignage d'Edyta Pajak,
on peut imaginer que Beata Wieczorek est morte
en couchant avec Bronisz. Au moment où il a joui,
il a pu l'étrangler sans s'en rendre compte.
Andzelika Musial aurait couché à nouveau avec lui
après l'avoir accusé de viol ?
Je ne suis pas une femme.
Moi si, mais j'ai du mal à le concevoir.
Il lui a peut-être promis un truc en échange.
Ou il l'a réembauchée ?
Elle lui devait une bonne baise en échange.
Tu accordes peu de valeur aux femmes.
Alors je me plante ?
Ça ne peut pas être ça.
Il faut repasser le cas d'Andzelika Musial au peigne fin.
C'est indispensable ?
Je vous le conseille.
C'est ma voisine. Beata Wieczorek.
Vous êtes formelle ?
Oui, je n'ai aucun doute.
Attendez-moi pour intervenir.
Surveillez la voiture.
Si le conducteur essaie de partir, retenez-le.
On va devoir clarifier certaines choses.
M. Bronisz.
Vous allez venir avec moi.
Bouge pas !
Connasse !
ODESSA, UKRAINE
VARSOVIE, POLOGNE
Le numéro 4.
Vous en êtes sûre ?
Certaine.
C'est lui.
Mettez-le en taule, ce salopard.
Merci pour votre aide, madame.
Attendez-moi dehors, s'il vous plaît.
C'est bon.
Il est à toi.
On a le cadavre de Beata Wieczorek.
Bronisz est toujours soupçonné de triple homicide ?
Oui.
Mets-lui la pression au sujet d'Andzelika Musial.
Tu as raison.
Elle lui a peut-être refait confiance.
- Laissez-moi voir mon mari. - Écoutez.
Je vous ai dit que c'était impossible.
- Pourquoi ? - On ne l'a pas encore interrogé.
Le procureur formulera des charges contre lui et là, vous le verrez.
Dites-moi au moins ce qui s'est passé.
On a découvert le cadavre d'une jeune femme.
Tout indique que c'était la maîtresse de votre mari.
Il vient d'être reconnu par un témoin
et le légiste a conclu à un meurtre.
Non. C'est impossible.
Ça ne peut pas être lui.
Police ! Bougez plus !
À terre !
Arrête-toi ou je tire !
Bouge plus !
Les mains derrière la tête !
Couche-toi.
À terre !
Menotte-le.
Ta connasse de chef, pour qui elle se prend ?
Si elle croit qu'elle peut tout se permettre, elle se plante.
Lida ?
À Prague, vous verrez le major Viktor Seifert.
Il vous auditionnera à son tour.
Vous écoutez quoi ?
Bedrich Smetana.
Il était tchèque.
Il avait un immense talent.
PRAGUE, RÉPUBLIQUE TCHÈQUE
On y va ?
- On a réservé le même hôtel. - Super.
- Vous avez parlé avec Daniela ? - Non.
Je ne peux pas.
Son nom apparaît déjà dans notre enquête.
Qu'est-ce qui va se passer pour vous deux ?
Je ne sais pas.
On a une liste
de noms donnés par Lida Beyerova.
C'est un club réservé à des hommes riches et puissants
où tout repose sur les relations et la confiance mutuelle.
Peut-être que ça n'a rien à voir avec la guerre des gangs,
mais que c'est une bande de tordus au portefeuille bien garni ?
Ça pourrait expliquer
pourquoi aucune victime n'a cherché à se défendre.
Parce qu'elles connaissaient leurs agresseurs.
Et elles avaient confiance en eux,
d'une certaine façon.
Ou bien en lui.
Tu te balades toujours avec ma voiture,
à ce que je vois.
Merci.
Je t'en prie. Tu veux boire une bière ?
J'ai de l'eau, ça va aller.
Je pense que ce tueur agit seul.
Tu crois vraiment que c'est possible ?
Vitova a été tuée près de Varsovie.
Kaczmarek près d'Odessa.
Et Sakowicz à 30 km de Prague.
C'est pour ça qu'il a congelé la première victime et son bras.
En faisant ça, il espérait gagner du temps.
Je ne saurais pas expliquer pourquoi, mais il me semble
qu'il a essayé de leur épargner des souffrances inutiles.
Comment ça ?
Il ne s'est pas acharné sur elles.
Il leur a tranché la gorge et leur a coupé le bras
seulement après leur mort.
C'est pour ça que le mobile sexuel a été écarté dès le départ.
Lev Zamiatin ?
Un camarade de l'armée.
J'ai quitté l'armée pour entrer dans la police.
Il est resté médecin militaire.
Il vit en Allemagne ?
Certains sont restés là-bas.
Il s'est marié.
Après la réunification,
les gens sont passés à l'Ouest, notamment les plus jeunes
et les plus diplômés. Les médecins étaient recherchés.
Même les médecins militaires.
Et même les Russes.
Pourquoi il t'a envoyé cette lettre ?
Il était extrêmement inquiet de ce qui s'était passé.
Et il ne savait pas trop comment réagir.
Tu lui as répondu ?
On s'est parlé au téléphone.
Je lui ai dit qu'à mon avis, c'était une sorte de vengeance.
Des représailles.
Et avant de raccrocher,
je lui ai dit de ne plus y penser.
Mon collègue et moi, on a cherché toutes les affaires
où il était question de bras coupés.
Il n'y a pas de cas semblable dans la base d'Europol.
Tu veux que je te dise ?
Quand j'ai vu ces jeunes filles égorgées,
avec un bras coupé, j'ai tout de suite pensé
à la lettre de mon ami.
Ce sera comme chez maman.
Tu vas bien t'amuser avec tes nouveaux copains.
J'ai quel lit ?
Il n'y en a pas pour toi. Tu vas rester debout.
Demain matin, t'auras tellement mal à ton petit cul
que tu pourras plus t'asseoir.
Tu tombes bien. On commençait à s'emmerder !
Ils se sont battus parce qu'ils voulaient m'enculer,
alors que je les aurais laissé faire un par un.
Casse-toi de cette cellule !
Voulez-vous bien quitter cette cellule,
s'il vous plaît, lieutenant Mielnik ?
Voulez-vous bien quitter
cette cellule, lieutenant Mielnik ?
Avec plaisir.
AUCUN RÉSULTAT
J'ai un cadeau de la part de Marina.
Elle savait que tu aurais faim, elle t'a préparé ça !
Vous feriez mieux de ne pas mettre les pieds ici.
Tu t'es fait avoir en beauté, pauvre connard,
tu ne pourras plus t'en sortir.
Tes potes t'ont tellement baisé,
tu as le fion aussi large qu'un tunnel.
C'est ta dernière chance de te comporter décemment
et d'apaiser la rage que j'ai en moi.
Ne te lève pas !
Il chie tellement dans son froc qu'il ne témoignera pas contre toi.
Mais personne ne pourra te sortir de cette affaire de stups.
Tu peux dire adieu à la maison.
Tu avais fait du bon boulot
pour retrouver le corps de Beata Wieczorek.
Et tu as tout fait foirer en quelques minutes !
Tu as foutu en l'air
l'enquête la plus importante de ma carrière.
Et tu entraînes mon meilleur élément avec toi.
Tu ne m'as pas laissé une seule chance de la défendre.
Je suis désolé.
Je ne vois pas ce que je pourrais ajouter.
Je tâcherai de te trouver un bon baveux.
Pas la peine.
Tu es des nôtres, même si tu ne fais plus partie de la maison.
Tu ne pourras pas défoncer tout le monde en prison.
Tu fatigueras et tu te feras bouffer.
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