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GÉOMÉTRIE DE LA MORT
PRAGUE, RÉPUBLIQUE TCHÈQUE
Oui ?
Capitaine Ota Valenta, police criminelle.
Je voudrais parler à Zdenek Vrabec.
Allô ?
Mon mari n'est pas là.
- Je peux vérifier ? - Si vous avez un mandat.
- Je n'en ai pas. - Faites pas cette tête.
Je ne sais pas où il est ni quand il reviendra.
Vous êtes sur le portable de Zdenek, laissez-moi un message
et je vous rappellerai.
Je sais ce que vous allez dire, mais il me faudrait du renfort.
Je suis devant la maison de Zdenek Vrabec.
Dans une heure.
Pour l'instant, tu planques seul.
Un lien avec la fille retrouvée ?
Apparemment, oui.
Miroslav Rosner, mon chef.
Maria Sokolowska, police de Varsovie.
Commissaire Sokolowska.
Elle participe à l'enquête.
J'ai montré une photo de Vera Vitova à Milan Sova.
Il est venu ici après son travail
et a pris trois balles.
Des pros.
C'est ce que je pense.
- Il avait ça dans les poches. - Merci.
Il était marié. Tu t'en occupes ?
Peut-être que ce n'est qu'une coïncidence
et que Milan Sova a été tué
pour une autre raison.
Il reste toujours la villa.
Celle dont tu as parlé à Milan Sova.
C'est vrai.
Était-il vraiment le seul à avoir la clé ?
Il faut y aller maintenant
et faire surveiller l'entrée
pour savoir qui traîne dans le coin.
Deux maisons à surveiller par deux personnes chacune,
ça fait 12 policiers
qui travaillent en trois équipes.
On a les corps de deux jeunes femmes
tuées et mutilées de la même manière.
Et là, on a trois nouveaux cadavres.
Tu n'es toujours pas convaincu ?
Tu sais par où commencer ?
Non.
Pour l'instant, on suit des indices.
C'est bien ça ?
Oui.
Je vous laisse choisir.
Ça, ce sont les clés de son bureau.
Vu la taille du trousseau.
Où est-ce qu'il habitait ?
Rue Rehorova.
Dans un appartement haut de gamme.
Ça...
c'est la clé de son appartement.
Les résidences haut de gamme ont un service de sécurité,
une clé et une télécommande pour le garage suffisent.
Je prends celles-ci.
Bingo.
Vous pensez qu'il y a une alarme ?
S'il y en a une,
elle est forcément reliée à une société de gardiennage.
Ce qui veut dire beaucoup d'allers et venues.
Avec des employés qui ne restent jamais longtemps.
Dans ce cas, fouiller ici ne nous apprendra rien
et cette piste ne mènera nulle part.
On y va.
Merci.
Ça vient d'être nettoyé.
Ils ont utilisé un produit qui sent très fort le citron.
Les serviettes sont propres.
Le savon n'a pas été utilisé non plus.
C'est vide.
Tout est vide.
Tout est propre.
Il a dit que personne n'est venu depuis plus d'un mois.
Cette maison a été nettoyée il y a deux ou trois jours, maximum.
Tu peux entrer, la porte est ouverte.
Bonsoir.
L'équipe ne va pas tarder et la maison est surveillée.
Qu'ils soient discrets. On n'a pas de mandat.
J'ai identifié les véhicules
de la société de Zdenek Vrabec.
Il y en a sept.
Cinq devant chez lui, un en Pologne. Le septième manque à l'appel.
J'ai transmis sa plaque
et demandé aux collègues d'être prudents.
Il a été agent de sécurité.
Il est autorisé à détenir une arme.
Le portable de Lida Beyerova
est injoignable depuis deux jours.
Ses parents ont appelé ?
Non. Et je compterais pas dessus.
Ils vivent dans leur conte de fées.
Vous êtes prête ?
Oui, c'est mon mari,
Milan Sova.
Si elle est allée en Pologne toute seule...
ça veut dire que quelqu'un l'attendait, là-bas.
Et si ce n'était pas le cas ?
Et si elle avait été prise pour cible
parce qu'elle était au mauvais endroit au mauvais moment ?
- Vous voulez du thé ? - Oui, volontiers.
Le bras qui est à la morgue
a été sectionné de la même façon et à la même hauteur
que celui de Vera Vitova.
Merci.
Je vous en prie.
Deux professionnels
ont tué Milan Sova sous nos yeux.
L'un d'eux a tué de sang froid son partenaire.
Ça n'a pas de sens.
Il y a un truc qui cloche.
Attends, je mets le haut-parleur, Maria est avec moi.
Je suis à la morgue.
La femme de Sova a confirmé que c'était lui.
Elle pense qu'il a été tué par des Ukrainiens.
Des Ukrainiens ?
Il trafiquait en Ukraine depuis des années.
Et il venait de s'associer
avec un groupe louche basé à Odessa.
Elle dit qu'il regrettait.
Salut.
Ota !
Oui ?
Monte, j'ai un truc à te montrer.
Une caméra miniature plutôt bien cachée.
Le câble rentre dans le mur. Nous devons vérifier où il va.
Il y en a sûrement d'autres.
Merci.
Si on ne trouve aucun lien entre ces bras mutilés, on est cuits.
Vous avez une bonne intuition.
On ne doit pas oublier
que cette histoire n'est peut-être
qu'une suite de coïncidences.
C'est bien vous qui m'avez dit
que vous ne vous lanciez jamais dans une hypothèse non fondée.
Salut, Marek.
O.K., merci.
On reste en contact.
Mon intuition n'était pas bonne.
On a un autre cadavre.
Même mode opératoire.
Une blonde aux cheveux longs.
Même âge, poids et taille.
Elle aussi a été égorgée.
Et il lui manque le bras droit,
mais ce n'est pas celui que vous avez retrouvé.
C'est tout ce qui lui manque.
C'est une Polonaise.
Devinez où était son corps ?
À Odessa.
J'appelle Wozniak et vous, Rosner. On doit y aller ensemble.
Il y a... un seul problème.
Lequel ?
Je n'avais pas prévu de rester aussi longtemps.
Je pourrais demander ça à l'hôtel, mais...
je ne suis pas sûre qu'ils puissent le faire en deux heures.
Vous pouvez aller droit au but ?
Je dois faire une machine.
Je peux m'en occuper.
Même ma petite lessive ?
Je passe vous récupérer demain matin.
D'accord.
Appelle Rosner tout de suite. N'attends pas.
On lui a parlé il y a une heure, il est debout.
On a déjà trois cadavres.
Plus exactement, deux cadavres et un bras coupé.
Les trois affaires sont forcément liées.
Il faut que tu contactes vite les Ukrainiens.
J'appelle pour te dire au revoir,
car il est très probable que demain
je quitte Prague.
Je n'aurai pas le temps de passer récupérer les photos.
Mais...
j'aimerais bien te revoir un de ces quatre.
Peut-être qu'un jour, je prendrai ma moto
et je ferai un saut à Varsovie.
Tu as une moto ?
Tu m'as dit que ma voiture n'était pas pratique.
Je suis obligé de me rabattre sur une autre solution.
Tu ferais vraiment ça ?
Peut-être que je serai prêt à te demander de poser nue.
Tu as besoin de te préparer, pour ça ?
Je fais beaucoup de nu, pour le boulot.
Et ça m'ennuie terriblement.
Les canons actuels de la nudité
sont barbants.
Bonne nuit, Maria.
Bonne nuit...
Anton.
ODESSA, UKRAINE
Il vit seul ?
Certains de ses employés sont logés sur place.
Et des gardes du corps aussi.
Il a une famille ?
Sa première femme
vit avec leur fille à Kiev.
Et sa deuxième femme,
qui doit avoir 20 ans de moins que lui,
habite avec leur fils à Londres.
Jefremov m'a demandé si c'était la première d'une série.
Qu'est-ce que tu lui as répondu ?
Qu'il fallait attendre la deuxième.
Il ne voulait pas qu'on touche à des gens comme Kyrill, peut-être.
Celui qui a tué ma mère
violait ses victimes pour laisser son ADN,
et ne les tuait qu'après.
Jana !
Jana ?
Salut, papa.
- La porte était ouverte. - Oui.
Comment ça ? Tu dois fermer.
Seigneur Jésus...
Maria Sokolowska,
une collègue polonaise.
Jana.
- Enchantée. - Moi aussi.
- Lubor. - Bonjour.
Je vais tout mettre à la machine.
Elle fait le séchage aussi, vous serez dans les temps.
Je vais m'en occuper.
Je vais aller au travail de Sova.
Il est temps de répandre la nouvelle de sa mort.
On se retrouve au bureau.
Salut.
Au revoir.
Je peux voir ?
Bien sûr.
J'aime beaucoup.
Un café ? Vous voulez petit-déjeuner ?
Un café serait super, merci.
C'est un garçon ou une fille ?
Non, on ne veut pas savoir. C'est notre grand sujet de dispute.
- Vous avez des enfants ? - Non.
Et je n'en aurai jamais.
Pourquoi ?
Il faut trouver le bon mec.
Il y en a plein, en République tchèque.
ODESSA, UKRAINE
Super pour une filature ! Une voiture avec siège bébé !
Ça n'a rien à voir avec ta vieille caisse de fonction !
Tu finiras par en avoir une aussi.
C'est son bateau ?
Aucune idée.
Je vais vérifier.
La voiture est restée pour l'attendre.
On va l'attendre aussi.
C'est pas nécessaire.
J'aime bien
observer les gens de près avant de commencer à creuser.
On y va.
PRAGUE, RÉPUBLIQUE TCHÈQUE
Salut.
Ma lessive est faite, merci.
Parfait. Quoi de neuf ?
Bonjour !
C'est Bozena Kaczmarek.
On l'a retrouvée dans une barque de pêcheur.
Les marques ont été faites par des oiseaux.
Selon l'estimation,
elle est morte alors que Vera Vitova était encore en vie.
Du nouveau sur les caméras ?
On en a trouvé cinq.
Une dans chacune des chambres
et deux dans le salon.
On ne sait pas à quoi elles sont reliées.
On a fouillé toute la baraque, mais rien.
Bon... On a quoi concrètement ?
On a...
le portable pro de Milan Sova.
Et aussi celui-ci,
un téléphone prépayé non identifié.
Vera Vitova et Lida Beyerova ont appelé toutes les deux ce numéro.
Et toutes les deux ont été appelées par ce numéro.
Donc Milan Sova les connaissait toutes les deux,
Vera et Lida.
Qui Sova a-t-il appelé après avoir vu Viktor ?
Deux téléphones prépayés.
Un en République tchèque et l'autre...
chez un opérateur ukrainien.
Il allait souvent en Ukraine.
On a la liste des sociétés avec lesquelles il travaillait.
Un nom ressort en particulier : Volodymyr Tcherniavsky.
Il est associé dans un cabinet d'avocats à Odessa.
Reste à savoir quels étaient leurs liens.
Une grande et belle maison dans un quartier résidentiel calme,
avec des caméras partout.
Deux starlettes tchèques, Lida et Vera.
Le lien me paraît évident.
Mais quel rapport avec Bozena Kaczmarek, morte à Odessa ?
Elle y est allée directement depuis Varsovie.
Attendez.
On connaît les tueurs de Milan Sova.
Leurs empreintes sont dans notre base de données.
Igor Piskun, ukrainien...
et Arvydas Bielauskas,
un ressortissant lituanien.
Ce sont tous les deux des pros.
Ils sont visés par un mandat d'amener.
Et...
la dernière fois qu'on a perdu leur trace,
c'était en Pologne.
La société de votre mari, Milan Sova,
importait du charbon et de l'acier d'Ukraine.
Savez-vous autre chose sur ses affaires en Ukraine ?
Non, mon mari ne m'a jamais parlé de son travail.
Vous avez dit que votre mari avait été tué par les Ukrainiens.
Je le pense.
Et pourquoi ?
Une intuition.
Je suis une femme, j'observe
et j'ai de l'intuition.
Quelques détails ?
Non.
Je ne peux pas vous aider à retrouver qui l'a tué.
Je n'ai que mes yeux pour pleurer et le cul sur un baril de poudre.
J'ai 42 ans et un gamin.
Je préfère me tenir à carreau. C'est ce qu'il y a de mieux à faire.
Je n'aurais jamais dû venir.
On ne fume pas ici.
J'aurais dû appeler mon avocat ?
On voudrait pouvoir mettre la main sur ceux
qui ont ordonné son meurtre.
Si vous savez quelque chose, parlez.
Non.
Je n'ai rien à gagner, sauf des problèmes.
Vous serez sous protection.
C'est du baratin.
Je crains...
ne pas pouvoir vous dire grand-chose.
Mon mari s'est laissé entraîner dans un engrenage.
Une histoire qui l'a dépassé.
J'ai toujours su
qu'il ne savait pas dire non.
Peut-être que nous faisons fausse route.
Pourquoi vous dites ça ?
Milan Sova
a été tué car il a appelé quelqu'un juste après votre visite.
Combien de temps après ?
Six heures, je dirais.
Pour que deux pros planifient une exécution,
il faut plus de six heures.
Vous pensez que son sort était déjà scellé
et qu'il devait mourir ?
Il est possible
que votre visite et son coup de fil aient anticipé son exécution.
Je commence à être paumé... comme vous.
Je ne suis pas paumée.
Si vous le dites...
Peut-être que le capitaine Serhij Franko nous aidera.
C'est notre nouveau collègue ?
C'est ça.
Étrange qu'il soit entré dans la police, vu son passé.
Vous avez enquêté sur lui ?
Bien sûr.
J'avais lu
tout un article qui parlait de son père.
Cet homme a traqué et arrêté le dernier tueur en série d'Ukraine.
Mais malheureusement,
le type a tué sa femme,
la mère de Serhij Franko.
Installe-toi. C'est ton fauteuil.
C'est gentil, mais j'attendrai la nomination officielle.
Tout est arrangé. Ils ont approuvé mon choix.
- Après-demain, ce sera officiel. - Bonne nouvelle.
Tu veux un café ?
Je viens d'en prendre un.
Tu fréquentes toujours ce policier ?
Non.
On se voit, mais on n'est pas ensemble.
Écoute le conseil d'un vieil ami.
Reste discrète.
Un procureur ne peut pas se permettre
certaines fréquentations.
On fête ta promotion autour d'un bon dîner ?
J'ai prévu de dîner avec mon fils, ce soir...
Tant pis pour moi.
Mais...
je suis sûr que demain soir, tu pourras te libérer.
ODESSA, UKRAINE
Bonsoir.
Maria.
Viktor, avec un K.
Serhij.
Ravi de vous voir. Merci d'être venus.
Vous étiez déjà venue à Odessa ?
C'est ma première visite en Ukraine.
On va d'abord passer à l'hôtel,
pour que vous déposiez vos valises.
Vous voulez vous rafraîchir ?
L'hôtel, ça peut attendre.
Très bien, au boulot.
Bonsoir, Olha.
Bonsoir.
Mes collègues de Pologne et de République tchèque.
Allons-y.
Tcherniavsky est monté dans la calèche
et 150 mètres plus loin,
il a été arrêté par un type cagoulé et armé d'une batte.
Il a frappé Tcherniavsky à la tête et s'est enfui.
Tcherniavsky a dit quoi, dans sa déposition ?
Que c'était un accident et qu'il n'avait jamais vu Scorpion.
Il nous a fait le numéro de la victime innocente.
Y a-t-il d'autres personnes impliquées ?
Kyrill Matvieyenko.
Bohdan pense que c'est lui qui m'a enlevé et relâché en banlieue.
- C'est qui ? - Un trafiquant d'armes.
Si Milan Sova s'est trouvé mêlé
à une histoire qui l'a dépassé à Odessa,
Kyrill Matvieyenko était sûrement dans le coup.
J'avoue que j'étais sceptique, mais là...
l'idée de Serhij
tient la route.
Les gars de la mafia cherchent à intimider quelqu'un.
VARSOVIE, POLOGNE
- Jozef Krawiec. - Lieutenant Marek Mielnik.
C'est au sujet de votre voisine, Beata Wieczorek.
L'avez-vous vue, récemment ?
Ça fait longtemps qu'elle n'habite plus ici.
Quelqu'un la recherche. On est chargés de l'enquête.
Elle est toujours domiciliée ici.
Ça fait six mois que je ne l'ai pas vue.
Vous la connaissiez bien ?
Comme une voisine.
Elle a emménagé ici il y a trois ans environ.
- Elle était célibataire ? - Oui.
Mais un homme venait souvent la voir.
Jeune ?
Non. Il était bien plus âgé qu'elle.
Un jour, il est monté en même temps que moi.
Il n'était pas content qu'on descende au même étage.
Le jour où la personne qui nous a alertés a sonné à la porte,
personne n'est venu ouvrir, mais elle a eu l'impression
qu'il y avait quelqu'un.
J'ai cru entendre quelqu'un à une ou deux reprises, la nuit.
Mais il était tard, et j'étais en pyjama...
Voici ma carte.
N'hésitez pas.
ODESSA, UKRAINE
Les meurtres en série sont liés à une forme d'agression sexuelle.
Même si le tueur ne viole pas lui-même ses victimes,
il trouvera toujours un moyen.
Certains tuent juste pour le plaisir.
Comme le Zodiaque.
Le Zodiaque alertait le monde entier dès qu'il faisait une victime.
Il aimait tuer, mais ne mettait pas en scène ses crimes.
La mise en scène peut être une signature.
En effet.
Notre tueur n'a pas voulu faire durer l'agonie de sa victime.
C'est rapide d'égorger quelqu'un.
Et le bras a été coupé après la mort.
L'assassin n'a pris aucun plaisir à faire souffrir.
Et il n'a pas cherché à cacher l'identité de la fille du bateau.
C'est le même mode opératoire que pour Vera Vitova.
On a très vite trouvé son identité.
Ces meurtres sont une démonstration, un message.
La question est : Qui est visé ?
Merci.
Je vais m'occuper de la paperasse.
Jefremov signera les autorisations demain matin,
et vous pourrez rapatrier le corps en Pologne.
- Merci. - À demain matin.
À demain, merci.
Bonne nuit.
Où est Julia ?
Elle est partie.
Faut pas rester dans cet appart. C'est dangereux. Faut partir.
- Tout de suite ? - Oui, vite !
Allez, dépêchez-vous ! Faut faire vite !
VARSOVIE, POLOGNE
Tu ne m'avais pas dit que tu étais un flic.
Ça n'a pas l'air de te déranger, finalement.
Je pensais que les gens comme nous éviteraient la police.
C'est pour me dire ça que tu es venu ?
Non.
Content de le savoir.
J'ai pas de came.
Bonne nouvelle.
Allons prendre une bière.
Que pensez-vous de lui ?
C'est un bon flic.
La piste de la bague, c'était pas si évident.
On a présumé que ce n'était pas l'œuvre d'un homme seul.
Et maintenant, c'est de plus en plus évident.
Pardon, c'est Ota.
Allô, Ota ?
Quoi ?
Entendu.
On a les résultats de l'analyse ADN.
Le bras à la morgue n'est pas celui de Lida Beyerova.
On doit retrouver cette Lida.
C'est sûrement un témoin-clé.
Votre fille est formidable.
Elle me plaît vraiment.
Vous avez l'air très complices.
Je trouve aussi.
Malgré votre divorce.
En fait...
Pardon...
En fait, je ne sais pas
lequel d'entre nous avait le plus envie de divorcer.
On est restés amis.
Je m'entends bien avec son nouveau compagnon.
Pourquoi êtes-vous flic ?
Mon père a été expulsé de la fac de droit...
Je me suis senti obligé de faire ce qu'il n'avait pas pu faire.
J'étais déjà avocat
quand j'ai compris que j'avais pas fait le bon choix.
Après la chute du communisme,
l'institution policière était à reconstruire.
Et je me suis dit que je pourrais...
me rendre utile.
Que...
Je ne sais pas comment l'expliquer.
Je voulais aider les gens.
Les protéger, c'est tout.
Vous étiez...
un idéaliste.
Vous avez toujours été
aussi cynique ?
Faites-moi un petit sourire.
Beaucoup mieux.
Arrête-toi.
Le chauffeur est recherché.
D'après le fichier, il pourrait être dangereux et armé.
On devrait demander du renfort.
C'est Zdenek Vrabec.
- Tu le connais ? - Oui.
- J'appelle les renforts. - Laisse tomber, je le connais.
Il était chauffeur au service de protection des personnalités.
Pas la peine de faire un cirque.
Salut, Zdenek !
Tu te souviens de moi ?
Matej Nemec, on était dans la même école.
Salut, Matej.
Roman Novak, mon équipier.
Il y a un problème. Il faudrait que tu nous suives.
C'est sûrement une erreur, mais bon...
J'irai nulle part.
Vous n'avez pas le choix.
T'inquiète pas, c'est juste une formalité.
Je n'irai nulle part avec vous, j'ai dit.
Vous ne me laissez pas le choix.
Vos mains.
Putain !
Et merde !
Sous-titrage : INNERVISION
Pour ARTE G.E.I.E. : Eva-Maria von Geldern
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