Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Inspiré de faits réels
Chris, où est papa ?
J'en sais rien.
Allez, arrête de t'amuser. Viens.
Une seconde.
Chris, on doit y aller. Viens.
- Attends, Ted. - Allez !
On le retrouvera.
- Attention à la limace. - C'est dégoûtant.
- Papa ? - Papa ?
- Ted, où il est ? - Qu'est-ce que j'en sais ?
- Papa ? - Papa ?
Papa, arrête, c'est pas drôle.
Papa ?
Papa !
Papa ?
Papa, t'es nul !
D'accord. Alors, je ne vous emmène pas à la pêche demain matin.
- Ah bon ? - Non.
Si ! Tu l'avais promis !
Un ours !
- Où ? - Derrière toi. Cours.
Non, pas par là, de l'autre côté. Vite.
Oh, mon Dieu !
Arrête pendant qu'il est encore temps.
Attention, juste derrière toi. Retourne-toi. Oh, non !
À terre !
On a un ours, maman.
- Regarde l'ours. - Viens nous aider.
- Maman. - Il mord.
Regardez qui est là.
Laissez-moi me lever.
Bonjour, maman.
Vous êtes fous.
Qu'est-ce que t'en dis, maman ?
Super. Ils sont magnifiques.
Oui, ils sont vraiment superbes.
Oh, mon Dieu ! Tu ne devineras jamais ce qui s'est passé.
- Quoi ? - Bon, écoute.
On était là-bas, au milieu du lac.
Oui.
Au milieu du lac. Et papa a perdu ses lunettes !
Ses lunettes de soleil !
- Vraiment ? - Oui.
- Il faisait des chatouilles à Chris. - Oui ! Il faisait peur aux poissons !
Pas à tous les poissons !
- Les voilà. - Attendez, on arrive dans une minute.
Allez prendre vos sacs à dos.
J'arrive.
Allez, vite.
Allez. Vos biscuits sont là.
- Maman, il voulait plonger. - Mettez-les dans le sac.
- Je disais : "papa, papa"... - Ouvre ton sac.
"Elles sont au fond. Tu les trouveras jamais."
- Amusez-vous bien. - Au revoir, maman et papa.
N'oubliez pas de dire merci.
Davey Jackson est au bureau ?
Non. Je ne veux pas lui parler.
Montrez-leur ce qu'ils veulent voir.
Hé, toi !
C'est la première fois que je te vois refuser une randonnée.
J'ai pensé que...
J'ai pensé que les garçons aimeraient passer du temps sans nous,
et les Anderson les ramèneront pour le dîner.
Patrick Welsh.
Patrick Hennessy Welsh.
C'est mon nom.
J'aime te l'entendre dire.
Allez, Chris.
- Maman ? - Oui ?
Je veux pas rentrer à la maison.
Je sais, chéri. Moi non plus.
Alors, pourquoi on doit y aller ?
Tu dois retourner à l'école et papa doit reprendre le travail.
C'est bien. Merci. Ne t'inquiète pas. Va chercher ton frère.
Pat ?
- Le dernier dans la voiture... - Est un œuf pourri !
J'y suis.
- Allez, Sadie. - J'ai gagné !
Coucou !
Pat ?
Pat, c'est toi ?
- Salut. - Tu n'es pas au club ?
J'allais sortir. Que cherches-tu ?
- Où est le pistolet de ton père ? - Quoi ?
- Où est ton pistolet ? - On ne l'a plus. On s'en est débarrassé !
- Non, je sais qu'il est quelque part ! - Pat, qu'est-ce qui t'arrive ?
- Je dois le trouver ! - Qu'est-ce qui se passe ?
- Il n'est pas là, que s'est-il passé ? - J'ai démissionné.
- De ton travail ? - J'ai démissionné.
- Quoi ? - J'ai démissionné !
- Pourquoi ? - Ils m'accusent d'avoir volé de l'argent.
Pat, c'est n'importe quoi !
Ils disent que j'ai volé de l'argent. Ils veulent me poursuivre.
- Non. - Si, ils veulent me poursuivre.
- Assieds-toi. - Je ne veux pas...
Assieds-toi, je t'en prie. Allez, assieds-toi, Pat.
Bon. Respire. Appelons ton père, d'accord ?
Non, je ne... Je ne veux pas appeler mon père.
S'il te plaît, pour moi. D'accord, Pat ?
Bon, je vais appeler ton père.
Dick, c'est Peachy.
Dick est en route. Quelque chose ne va pas ?
On doit vous parler, à toi et à Dick.
Contente que vous soyez venus.
Le médecin m'a appris une bonne nouvelle, ce matin.
Il semblerait que la chimio ait donné de bons résultats.
Dieu merci, Ann. C'est fantastique.
J'ai dû démissionner de mon poste au fonds de développement.
Pat, que s'est-il passé ?
Eh bien, l'université m'accuse...
Ils ont un système de surveillance de routine interne,
et ils disent qu'il manque de l'argent.
Ils vont m'inculper.
C'est n'importe quoi !
C'est ce que j'ai dit !
Mais pour t'inculper,
il leur faut des preuves.
Si le jury peut voir les preuves, vous pouvez poursuivre, Maître.
M. Welsh a mis au point un système élaboré pour détourner les fonds de l'université.
Il créait des formulaires de demande pour des subventions non existantes,
et il déposait ces demandes sous le nom de professeurs
qui ne se doutaient de rien.
Un chèque était émis.
Il imitait la signature du professeur et encaissait le chèque.
En utilisant ce système pendant un certain temps,
il a réussi à détourner environ 25 000 dollars,
jusqu'au jour où la direction s'en est aperçu.
Tout le monde fait des erreurs, ton père aussi.
Il est désolé.
Il y avait un juge ?
Oui.
Un jury ?
Oui.
Il ont décidé
que papa purgerait sa peine les week-ends.
Qu'il serait puni chaque week-end.
Ensuite, il sera en liberté surveillée.
C'est quoi ?
Tu vas la fermer ?
Ted.
Ted, cela veut dire qu'il n'ira pas en prison,
mais qu'il sera sous surveillance.
Je sais que c'est bizarre. Mais tout ira bien.
Papa a vraiment fait ça ?
Oui.
Pat...
Je n'arrivais pas à les regarder en face.
Ils veulent juste s'assurer que tout va bien.
Que tout se passera bien.
Je ne sais pas comment j'en suis arrivé là.
On n'aurait pas dû faire construire cette maison.
Non, on a bien fait.
Ce n'est pas que la maison, c'est tout le reste.
J'ai voulu qu'on ait le même niveau de vie que les gens qu'on connaît,
mais on vit au-dessus de nos moyens.
- Tu aurais dû m'en parler. - Quoi ?
On aurait pu trouver une solution ensemble.
Pour le restant de mes jours,
Peachy, je serai le meilleur mari
- et le meilleur père... - Je sais.
Je ne voulais pas te faire de mal. Je ne te ferai plus de mal.
Toi et les garçons, vous êtes ce qu'il y a de plus important au monde.
Je le sais.
Tu te souviens ?
Quand je suis venu dans ton dortoir pour te demander ta main ?
Tu t'en souviens ?
Tu rentrais d'un cours,
tu as levé la tête et tu m'as vu dans les escaliers.
Tu... étais si surprise.
Oui, je l'étais.
Et moi, je...
J'avais un plan et je savais exactement
comment on démarrerait dans la vie
et comment on s'en sortirait.
Pat, on peut y arriver.
- Tu te souviens ? - Oui.
Tu trouveras un autre emploi et je travaillerai aussi.
On doit s'en sortir ensemble.
Quatre mois plus tard
Ils m'ont confié ma première mission de confiance au boulot.
Cette mission consiste
simplement à faire une surprise au chirurgien en chef.
C'est son anniversaire, il va avoir 65 ans
et il ne veut pas qu'on sache quel âge il a.
J'ai dit : "D'accord, je vais le surprendre."
Il est sur scène, il donne une conférence.
J'arrive derrière lui avec un énorme gâteau.
Vraiment énorme, avec plein de bougies allumées.
Il se retourne, les yeux écarquillés, et je me dis :
"Je l'ai bien eu."
Et immédiatement, il me regarde et dit :
"Infirmière, scalpel."
Je vais me prendre un verre, tu en veux un ?
Du vin, merci.
Pat, tu as créé un super programme à l'hôpital.
Mon fils veut se spécialiser en oncologie, maintenant.
Merci, Terry. C'est super.
Bonsoir, Sheila.
- Quelle jolie couleur ! - Merci.
Comment se passe la campagne des éclaireuses ?
Peachy, je voulais vous dire.
Le chèque que vous m'avez donné pour les biscuits...
Il m'a été retourné.
Je suis sûre que c'est une erreur de la banque.
Si vous le déposiez de nouveau ?
Je l'ai fait. Vous savez, ça me gêne de dire ça.
Patrick, comment allez-vous ?
- Quel était le montant ? - Dix-huit dollars.
Papa, c'est génial !
- C'est bien ? - Oui, papa.
Vous pourriez mettre vos lits là-haut, non ?
C'est génial, maman, regarde.
Faites attention là-haut !
D'accord, maman.
- Tu trouves ça bien ? - Très bien.
Papa, je te prends dans mon équipe.
Le chèque que tu as donné à Sheila pour les biscuits a été rejeté.
Super.
Ce n'est pas le moment de se faire remarquer.
Elle ne dira rien. Personne ne dira rien.
Hé, papa, regarde !
- C'est un fort. - Il est super !
Pat, on est dans le rouge ?
Je te le dirais si c'était le cas. Non, tout va bien, maintenant.
Tout va bien... Je ferai un autre chèque.
- Il est solide, ce fort ? - Je l'ai payée en liquide.
- Va-t-en, papa. - Tu me mets dehors ?
- Reste en bas. Ne me touche pas. - Attention, j'arrive.
- Hé, c'est bien ! - Attrape-le.
Très bien. Attention.
Non, regarde ce qu'il y a en dessous !
Papa, tu l'as vraiment réussi.
C'est assez solide pour tenir cent ans.
Bonjour, Patrick Welsh,
du bureau des relations communautaires de l'hôpital de Lancaster.
Je suis absent ou déjà en ligne,
mais vous pouvez me laisser un message, et je vous rappellerai dès que possible.
Merci de votre appel.
Salut Dick, c'est Peachy.
Je m'inquiète au sujet de Pat. J'ai peur qu'il soit arrivé quelque chose.
Je lui ai parlé vers 18 h.
Super nuit pour être dehors.
Il m'a appelée pour me dire qu'il était coincé au travail
et qu'il essaierait de partir avant que ça s'aggrave.
C'était il y a quatre heures.
Dick, je suis si inquiète.
Non, ne t'en fais pas.
Merci beaucoup.
Voilà.
Je sais que c'est idiot.
Mais je suis si inquiète.
On devrait repasser par Lincoln Road.
Il a dû prendre cette route pour rentrer.
Il a dit qu'il rentrerait directement.
Je crois que les enfants et toi devriez dormir chez nous, ce soir.
Je ne veux pas que tu restes seule.
D'accord.
Peachy.
Je suis allé chez toi, j'ai trouvé ça dans la boîte aux lettres.
"Ma chérie,
"tu es mon amour, ma vie.
"je ne sais pas comment t'exprimer tout ce que je ressens.
"Tu mérites un homme meilleur que moi,
"et pour cela, je vais mettre fin à ma vie."
"Je sais qu'en faisant cela, je te sortirai de la situation
"de précarité dans laquelle je t'ai mise ces derniers mois.
"Sache que mon acte te libérera de tout problème,
"tu n'auras plus de complications à l'avenir.
"Dis à Ted et Chris
"que je veillerai sur eux de là-haut
"et que je suis fier d'être leur père.
"Peachy, j'espère qu'un jour, tu me pardonneras
"et que tu comprendras que j'ai fait tout ce que j'ai pu.
"Sache que je n'ai jamais aimé personne plus que toi sur Terre.
"Que je t'aimerai toujours, même après mon dernier souffle.
"Toi et les enfants êtes tout pour moi.
"Je t'aime.
"Désolé de t'avoir laissé tomber."
Je l'ai eu au téléphone plusieurs fois durant la journée,
et tout semblait normal. Tout...
Avez-vous remarqué quelque chose ?
A-t-il eu des problèmes, récemment ?
Avait-il l'air déprimé ?
En fait,
il recommençait à se sentir bien dans sa peau.
Lieutenant.
On a localisé sa voiture à la gare routière de Logan.
Pat ?
Une minute, s'il vous plaît.
Dick, c'est pour toi.
- C'est l'hôpital. - Merci.
Oui, c'est le Dr Welsh. Non, je ne...
Peachy, on va faire tout ce qu'on peut.
Merci.
Maman, qu'est-ce qui se passe ?
Eh bien...
On n'en est pas encore sûrs.
Mais c'est papa.
Où est papa ?
Il est triste et on ne sait pas où il est.
Il faut qu'on le retrouve.
Les garçons, j'aimerais que vous m'aidiez à mettre la table.
Allez l'aider.
Allez.
Ne cassez rien.
- Ted, prends le ballon. - Je l'ai.
Je suis contente de t'avoir pour sœur.
Je me demande ce que je ferais si je n'avais personne à qui parler.
Ça fait déjà deux semaines, et je ne fais qu'attendre.
Je ne sais pas quoi faire. Je me demande ce que je dois faire.
Heureusement que je dois amener les garçons à l'école.
Qu'est-ce que tu peux faire de plus ? Il faut continuer.
Paul, on va rentrer à la maison.
On vous rejoint dans un moment.
Et Chris ?
Les filles, on se voit à la maison.
- Au revoir, tata Claire. - Au revoir, tata.
Comment réagissent les garçons ?
Chris a l'air d'aller bien, mais Ted commence à s'inquiéter.
Pat avait pris du retard dans les remboursements de l'université.
Il n'avait pas fait de versement depuis des mois.
Il avait des problèmes et je ne le savais pas.
Pourquoi je ne l'ai pas su ? Pourquoi je ne l'ai pas aidé ?
- Allez, rentrons. - Oui.
Tonton Paul, passe le ballon.
- Je l'ai. - Là.
Y avait-il autre chose dans la chambre ?
Non, seulement cette photo.
C'est un hôtel de passage proche de la gare routière.
La chambre était vide. Pas même une brosse à dents.
La police de Bay Area
a passé la nuit à interroger un SDF
qui prétend avoir vu une personne sauter du pont.
Ils continuent de chercher le corps.
Avec les courants de la baie de San Francisco,
on ne le retrouvera peut-être jamais.
Maman ?
- On est rentrés. - Allons à la cabane.
On va dehors.
- Maman. - On est fichus.
On va s'écrouler.
Je dois vous parler.
J'ai eu des nouvelles.
- De papa ? - Oui.
Tu l'as retrouvé ? Il est là ?
Non.
Vous savez que beaucoup de gens sont à sa recherche.
Ils ont fait beaucoup de recherches
et ont découvert qu'il était allé
dans une ville qui se trouve à l'autre bout du pays.
C'est pour ça que c'était si long.
Quelle ville ?
San Francisco.
Et...
Votre père...
Il ne reviendra pas.
Il ne reviendra pas ?
Non, chéri.
Pourquoi il reste là-bas ?
Il ne reste pas là-bas.
Il était très...
Votre père n'en pouvait plus.
Il a pensé qu'il était peut-être temps
pour lui d'aller au ciel.
Tu veux dire que papa est mort ?
Oui.
Il s'est suicidé ?
Je veux mon papa.
Je sais, mon chéri.
Je veux que papa revienne.
- Je sais. Je suis désolé. - Je veux mon papa.
Tu dois te rappeler à quel point il t'aimait.
Il vous aimait tous les deux.
Il vous aimait tant. Il vous faisait toujours rire.
Il a construit cette cabane pour vous.
Il vous aimait tellement tous les deux.
Et je vous aime aussi.
On a passé tant de bons moments ensemble.
Chéri, viens là.
Je sais.
Je vous aime tant, tous les deux.
Pourquoi Sadie ne peut pas venir ?
Je te l'ai déjà dit.
Le propriétaire ne veut pas de gros chiens dans ces appartements.
La chienne sera bien là où elle va. Elle sera plus heureuse.
Pourquoi elle ne peut pas venir avec nous ?
Elle peut...
Allez, montez dans la voiture.
Voilà.
Bon. Allez...
Allez, Sadie.
Maman, je ne veux pas rester ici.
Ce n'est pas si mal. Allons, chéri.
Prends Goldie.
C'est nul, ici.
Le dernier arrivé est un...
Œuf pourri !
Ted est le dernier.
- Ah bon ? - Non. C'est Chris.
- Très bien. - C'est Ted.
- Tu es un œuf pourri. - Non.
Si. Viens là.
Ted et moi, on faisait ça quand on était petits, hein ?
Oui, c'est vrai. D'abord Ted. Et puis on l'a mis dehors.
Ensuite, toi. On t'a mis dehors aussi.
- Oui. - Papa était là quand je suis né ?
Oui, bien sûr. Il m'a aidé à accoucher.
Oh, mon Dieu !
Quand tu as été plus grand,
il préparait souvent tes repas.
Il passait tout au mixer.
- Papa faisait la cuisine ? - Oui.
C'était un excellent cuisinier, tu t'en souviens.
Tu te souviens de tes anniversaires ?
Oui, c'est vrai.
Quand tu étais triste, il s'allongeait près de toi dans ton lit.
Il avait le don de vous calmer.
Il y arrivait mieux que moi.
Une nouvelle école, un nouveau départ, ce n'est pas si horrible que ça pour eux.
Je n'avais pas le choix.
Je n'ai pas les moyens de les laisser à Saint Mary's.
Je ne sais pas comment je vais faire ni comment leur cacher mes soucis.
J'ai 23 dollars à la banque et des tonnes de dettes.
Pourquoi tu ne me laisses pas t'aider ?
Paul et moi, on en a parlé et...
Peachy, tu sais que tu pourras toujours venir chez nous.
Je sais et j'apprécie beaucoup.
Pareil pour Dick et Ann.
Non. Ils me l'ont proposé,
mais Dick a tant de frais médicaux...
- Tu trouveras un travail. - J'espère.
Je le sais.
Regarde. Pour tous ces boulots, il faut des qualifications.
Je n'ai aucune qualification.
Au début de notre mariage, je travaillais à la bibliothèque...
Je lui donnais mes chèques de paie.
Je ne sais même pas ce qu'il faisait de l'argent.
J'aurais dû le savoir. J'aurais dû m'en occuper.
J'aurais dû m'intéresser davantage à nos finances.
Je t'appelais la Belle au Bois Dormant.
Eh bien, maintenant, je suis bien réveillée.
Demandez-lui de dire au maire que s'il est absent au déjeuner,
sa photo n'apparaîtra pas dans le journal.
CHAMBRE DE COMMERCE
Qu'est-ce que je disais ?
Attirer des entreprises dans la région,
c'est l'une des activités principales de la Chambre de Commerce.
Nous les aidons, nous coordonnons leur installation.
Vous ne possédez pas les qualifications requises pour...
J'aurais pu avoir mon diplôme, il ne me manquait que trois crédits.
- Je pourrais terminer le cursus. - Oui.
Voilà ce que je vais faire. Je garde votre CV,
et si j'ai du nouveau, je vous contacterai.
J'ai besoin de ce travail.
J'ai vraiment besoin de ce travail. J'ai deux petits garçons.
Elizabeth, nous recherchons une personne
qui possède de l'expérience en gestion et en marketing.
C'est mon cas.
J'ai exercé ce genre d'activité durant ces dix dernières années.
J'ai participé bénévolement à un programme d'alphabétisation,
et j'étais chargée de la gestion et de l'organisation des réunions au club.
Le développement économique de cette communauté me tient à cœur.
J'ai vécu ici toute ma vie,
et aujourd'hui, j'y élève mes deux garçons.
Je veux juste qu'on me donne une chance.
Donnez-moi une chance.
Très bien. C'est d'accord.
- Ah oui ? Fantastique ! - Oui.
Vous serez à l'essai pendant deux mois, on verra ce que ça donne.
Merci.
Merci beaucoup.
Bien.
Et voilà.
Ted travaille bien en classe ?
- C'est inégal. - C'est mieux.
Je n'en ai pas encore parlé à la famille,
mais je voulais que tu le saches.
J'ai passé des tests et ils ne sont pas bons.
Je ne veux pas recommencer la chimio.
Dick et moi l'avons décidé.
Quoi qu'il arrive, si tu as besoin de quoi que soit, je suis là.
Voilà !
Oh, Ann.
Regardez toutes les feuilles que vous avez laissées.
Qu'est-ce que c'est ?
ÉCOLE PRIMAIRE DE LANCASTER
Bonne journée, je vous aime.
- Bonne journée. - Oui.
À tout à l'heure. Au revoir.
Ça s'est bien passé à l'école ?
Bon.
- Coucou, je suis là. - Coucou, maman.
Allons-y.
- Il me faut des nouvelles baskets. - Je sais.
Comment va grand-mère ?
Elle n'est pas au mieux de sa forme.
Mon spectacle a lieu jeudi, tu viendras ?
Écoute, Chris...
- Je joue le premier pèlerin. - Je sais.
- Ce sera à quelle heure ? - 11 h.
Je ne pourrai pas m'absenter de mon travail.
Je ne vois pas de solution.
Quoi ? Tu comptais rendre ça ?
C'est un vrai torchon.
Tu dois le mettre au propre.
Écoutez, les garçons.
J'en ai assez de devoir
vous supplier de ranger quand je rentre à la maison !
Regardez-moi ce chantier !
Ted, tu dois changer de sweat, celui-là est sale.
Non.
Ted ! Allez.
Je ne partirai pas si tu restes dans cet état !
Qu'est-ce que tu fais, Ted ?
J'en ai assez de l'avoir tout le temps sur le dos !
Finis de recopier ton devoir avant qu'on aille dîner chez papi.
Ton père aurait honte en te voyant te comporter comme ça.
J'en ai marre d'entendre ça, d'accord ?
Reviens !
Pat était un papa gâteau.
Ils n'ont plus que moi, la méchante maman.
Arrête, ce n'est pas vrai, tu es une super maman.
Tu dois jongler avec ton travail et la maladie d'Ann.
Usure du carter sur la transmission.
Au fait, comment elle va ?
Ils ont dit à Dick combien de temps...
Non. Elle va mourir. Mais on ne sait pas quand.
J'avais le même âge que Ted quand maman est tombée malade.
Oui. Et moi, l'âge de Chris.
Mais j'ai du mal à me souvenir de cette époque.
Pas moi.
Je ne veux pas que mes fils aient la même enfance que la mienne.
Peachy, les choses sont différentes.
Merci, Claire.
On a dû se débrouiller sans maman.
Et c'est ce qu'ils doivent faire.
Je ne suis pas assez là pour eux et je ne peux rien y faire.
Papa était fort ?
Regardez. Quand il était à l'école,
toutes les filles l'aimaient.
Tout le monde l'aimait.
C'était un jeune homme extraordinaire.
Soyez fiers de lui.
Il vous aimait tant, tous les deux.
C'était à la fête du Nouvel An ?
Celle où j'ai mis votre père mal à l'aise.
Raconte-nous encore, grand-mère.
La soirée manquait d'entrain,
alors j'ai emmené votre père au milieu de la pièce.
Et je me suis mise à chanter.
Tu sais quelle chanson.
Laisse-moi t'appeler chéri
Je t'aime tant
Murmure-moi à l'oreille
Que tu m'aimes aussi
Garde cette flamme
Dans les yeux
Laisse-moi t'appeler chéri
Je t'aime tant
Dieu Tout-Puissant, nous remettons l'âme de notre sœur entre tes mains.
Et nous rendons son corps à la terre. La terre retournera à la terre,
les cendres aux cendres et la poussière à la poussière.
Dans l'espérance et la certitude de la résurrection à une vie éternelle,
par notre Seigneur Jésus-Christ.
Quand viendra le jugement dernier,
la terre et la mer rendront leurs morts
et les corps corruptibles qui dorment en eux seront purifiés
et rendus égaux à Son glorieux corps,
grâce au puissant pouvoir
par lequel Il peut contenir toutes choses en son sein.
Et...
Maintenant...
Prions.
Maman, j'ai mal aux pieds dans ces chaussures.
Je sais.
Ted ?
Je peux avoir du soda ?
Enlève tes beaux habits, d'abord.
Ted ?
- Bonsoir, tata Claire. - Bonsoir, Chris.
- Bonsoir, tonton Paul. - Salut. Bonsoir, Peachy.
Merci d'être venus.
Des nouvelles ?
Non, on l'a cherché partout.
Viens.
On va voir ton poisson rouge.
- C'est de ma faute. - Mais non.
Je suis sûre qu'il va bien.
Il était bouleversé.
J'ai trouvé ça dans sa chambre.
La lettre que Pat m'a écrite. Il parle de son suicide.
Comment l'a-t-il trouvée ?
Elle était dans mon tiroir. J'ignore quand il l'a trouvée.
Je vais la remettre où je l'ai trouvée.
Je ne sais pas, c'est une sorte de lien pour lui.
Il en a besoin.
On va le retrouver.
On le retrouvera.
Chérie.
Ted.
Tu as appelé la police ?
Où étais-tu ?
À Logan.
Tu es allé à Logan. Sans me le dire ?
Pourquoi tu as appelé la police ?
Qu'est-ce que tu... Ted !
Qu'est-ce que... Que faisais-tu à Logan ?
Où as-tu passé la nuit ?
Chez Jimmy Vaughn.
Je ne vois pas où est le problème.
Tu sais très bien où est le problème.
Disparaître, c'est une arme puissante. Tu le sais mieux que quiconque.
Tu es un membre de la famille,
et chaque membre a une responsabilité vis-à-vis des autres.
Il y a toi, Chris et moi. C'est tout.
On n'a que ça.
Je pourrais tout supporter, sauf de perdre l'un de vous.
Oh, mon Dieu !
Dix ans plus tard
Exact. Leurs locaux seront multipliés par quatre durant la phase deux.
Ce sera un apport d'argent important pour l'économie locale.
Ce sera une grande journée porte ouverte.
Des fabricants du monde entier y viendront.
Très bien. Merci, Derek. Au revoir.
- Elizabeth ? - Je dois vraiment y aller.
Chris déménage aujourd'hui et je lui ai promis de l'aider.
Bill est sur la ligne une.
Merci.
Salut. Quand es-tu rentré ?
- Je suis impressionnée. - Salut, maman.
Tu es en retard.
- Ted, tu es un gentil frère. - Oui.
Bonjour, chéri.
Tu arrives juste à temps, il ne reste plus rien.
J'ai dû faire trois fois le tour du pâté de maisons.
Au moins, il n'emménage pas avec moi.
Je ne sais pas comment te le dire, Ted,
mais ton appart...
C'est un danger pour ta santé.
C'est à moi.
Je ne veux pas que tu partes.
Maman. Ne dramatise pas, d'accord ?
Non, je sais. Il est temps.
Pour toi aussi.
C'est à douze pâtés de maison.
- Enfin... - Je dois aller bosser.
Quel malpoli.
- Au revoir, maman. - Au revoir.
Il a deux emplois
et il est à la tête du club de la finance de son université.
Il va obtenir son diplôme cette année.
Je suis sûre qu'il saura se débrouiller chez lui.
Il va te manquer.
Oui.
Ces dernières années, on a vécu comme des colocataires.
Il laisse la lumière du porche allumée pour moi, et moi pour lui.
Chris et moi, on aime venir ici.
Ça me fait drôle que Ted gère ce restaurant.
J'aimerais qu'il soit là.
Tout doit bien se passer.
Je ne parle que de mes enfants.
- Non, ne dis pas de bêtises. - Oui.
Ils ont l'air formidables.
Ils le sont.
Ils m'émerveillent.
Et je suis très fière d'eux.
Je suis content que tu m'aies proposé de venir ici.
Ah oui ?
Si seulement tu me rendais visite à Santa Fe.
Oui.
Mon patron commence à se demander pourquoi je me porte volontaire
pour animer toutes ces sessions de formation ici.
J'aime passer du temps avec toi, Elizabeth.
- Tu veux que je vienne te border ? - Ce serait gentil.
Ce ne serait pas un problème.
Merci.
- J'ai passé un moment merveilleux. - Moi aussi. Va-t'en.
Je t'appellerai du bureau.
- D'accord. - Bon.
Je te manque déjà ?
Hors de ma vue.
Sécurité sociale
Assurance vieillesse, survivants et invalidité
Vous avez bénéficié d'un trop perçu de 56 138 dollars.
...le titulaire de l'assurance n'est pas décédé.
Quoi ?
Réélisez Linda Berg au poste de sénatrice
- On se voit dans dix minutes. - D'accord.
Linda. Linda Berg.
Bonjour Elizabeth, j'ai quelque chose pour toi.
Désolé de te déranger.
Je sais que tu es débordée, mais j'ai besoin d'un conseil.
La présidente de la Chambre de Commerce me demande conseil ?
Oui.
Quoi ?
Non, c'est une erreur.
C'est certainement quelqu'un qui s'est servi de son numéro,
ou ils se sont trompés.
C'est ce que je pensais,
mais pourquoi un numéro qui n'est plus valide
depuis si longtemps réapparaîtrait soudain ?
Elizabeth, tu sais que ce n'est pas ton mari, pas vrai ?
Bien sûr. Mais c'est troublant.
J'ai essayé de téléphoner à la Sécurité Sociale
pour parler à une vraie personne, mais ça n'aboutit jamais.
Je vais appeler un ami, Chip Carney, qui travaille là-bas.
Si quelqu'un peut avoir le fin mot de l'histoire, c'est bien lui.
J'aimerais pouvoir vous aider, Mme Welsh. Je suis désolé.
Que dois-je faire ?
Comme je l'ai dit à Linda,
si vous déposez une demande d'examen, je serais heureux de m'en occuper.
Mais selon nos règles de confidentialité...
Oui, je sais.
...nous ne pouvons vous fournir d'autres informations
que celles que vous avez reçues.
Les informations que j'ai reçues sont insensées.
D'accord, merci beaucoup.
Excusez-moi.
Je ne vous demande d'enfreindre aucune règle, ni un traitement de faveur.
Enfin, peut-être que oui.
Mes fils et moi
allons devoir rembourser une somme astronomique.
C'est peu d'argent si on la répartit sur dix ans,
et si on compte les frais scolaires, mais c'est difficilement remboursable,
et ce n'est pas qu'une question d'argent.
Mon mari est mort.
Mes fils étaient petits quand il s'est suicidé.
On a réussi à s'en sortir, et aujourd'hui,
à cause d'une énorme erreur,
vous nous demandez de revivre ça,
et après tout ce qu'on a dû traverser,
je mérite une réponse.
Je vous apporte un verre d'eau.
Je ne veux pas d'eau.
Permettez-moi
de vous apporter de l'eau.
"Le titulaire fait l'objet d'une enquête sur un autre délit commis dans le Maine.
"Son épouse et ses enfants ont bénéficié de prestations de survivants,
"bien qu'il ne soit pas décédé."
Merci pour ton aide, Linda.
Je n'en reviens pas qu'on fasse ça.
C'est l'ère de l'information.
Avec le numéro de sécurité sociale
et en allant sur le bon site, on peut trouver n'importe quoi.
Voilà.
Une liste des permis de conduire. Regarde, le Maine.
Voici le numéro que tu dois appeler.
- Je vais appeler ce numéro. - Oui.
Allô, base de données.
Bonjour, je suis allée sur votre site web,
car je voudrais vérifier un numéro de sécurité sociale.
Quel est le numéro ?
998-91-1591
- Un instant. Vous notez ? - Oui.
Patrick Hennessy Welsh, 1,90 m. 83 kg,
yeux verts, cheveux bruns, porte des lunettes pour conduire.
282, Armitage Road, Kennebunkport, Maine.
- Merci. - Je vous en prie.
Alors ?
C'est lui.
C'est Pat.
Nom : PATRICK WELSH Ville : KENNEBUNKPORT
Rechercher
DÉSOLÉ AUCUNE CORRESPONDANCE TROUVÉE
- Allô ? - Elizabeth, c'est Linda.
J'ai appelé chez toi. Tu vas bien ?
Oui, j'ai perdu la notion du temps.
J'ai trouvé quelque chose d'intéressant.
J'ai appelé mon ami à l'université
et il a consulté le dossier sur l'affaire de détournement.
Il dit que des remboursements ont été effectués
les deux premiers mois, puis plus rien.
Oui. Pat était censé être mort.
Une personne a remboursé l'intégralité il y a un peu plus d'un an.
Quoi ?
Qui était cette personne ?
C'était un versement anonyme. Plus de 10 000 dollars.
Pourquoi quelqu'un paierait les dettes de Patrick Welsh ?
Je n'en sais rien.
Rue : 282 ARMITAGE ROAD Rechercher
"Timothy Michael Kingsbury."
Résultats pour "Kingsbury" (4 articles)
Kingsbury reçoit le titre de l'Homme de l'Année
Tim Kingsbury nommé directeur de l'association caritative...
Kingsbury se consacre à des œuvres de charité...
Bonjour, WJNP.
Bonjour, pourrais-je parler à Tim Kingsbury ?
Je suis Tim.
Pat ?
Vous avez dû vous tromper de numéro.
Lui et la femme avec qui il vit sont partout dans les journaux.
Il restaure un bâtiment historique, ou il organise un gala de charité.
Le chroniqueur local le nomme "l'extraordinaire Tim Kingsbury".
Voici des articles qu'il a écrits lui-même.
"Tim s'entraîne pour un marathon." "Tim a un rendez-vous."
Voici la femme en question. Sharon Baker.
Comment as-tu trouvé ça ?
Sur le site de l'université.
Elle est directrice du fonds de développement.
Je n'en reviens pas
que tu aies réussi à trouver tout ça...
Je l'ai appelé.
- Tu as fait quoi ? - Je n'ai pas pu m'en empêcher.
Qu'a-t-il dit ?
Que je m'étais trompée de numéro.
C'était sa voix ?
Non.
Je n'en sais rien. Je ne suis pas sûre... Je ne sais pas.
Non, ça ne peut pas être Pat Welsh.
Enfin, Peachy, si c'était bien Pat Welsh,
s'il était vivant et qu'il vivait avec une autre femme,
elle aurait 22 ans.
Qu'en pensent les garçons ?
Je ne leur ai rien dit. Je ne veux rien leur dire pour l'instant.
Ils ont déjà assez souffert comme ça.
J'ai décidé d'y aller.
Tu ne feras pas ça !
Si, je dois voir ça de mes propres yeux.
Voir quoi ? Tim Kingsbury ?
Je pensais que tu comprendrais, Claire.
Oublie ça, d'accord ? Enfin...
Je dois découvrir la vérité.
Laisse ça aux gens qui savent ce qu'ils doivent faire.
Ne fais pas ça, Peachy.
Je pensais que tu comprendrais. Je vais y aller.
D'accord, mais je t'accompagne.
Non. Je dois y aller seule.
- Je dois découvrir certaines choses. - Quelles choses ? Que veux-tu trouver ?
Le dossier de la sécurité sociale indique
qu'il fait l'objet d'une enquête pour un autre délit.
Ce sont des archives publiques,
je peux les trouver. Claire...
- Je ne ferai rien d'irréfléchi. - Je dois y aller.
Je ne prendrai aucun risque, mais je dois tirer ça au clair.
Qu'est-ce qu'il fait là-haut ?
Il trie des vieux vêtements.
J'aimerais que tu jettes un œil sur mon projet marketing.
Je pense qu'il est pas mal.
Oui, volontiers.
- Tu t'en occupes ? - Oui.
Allô ?
Bonsoir, Bill.
Non, tout va bien, on fait une petite fête.
Ted a été promu directeur.
Non.
Oui, j'aimerais venir. Mais je...
Oui. D'accord.
Au revoir.
Comment va Bill ?
Il a l'air d'aller bien.
Tu vas aller le voir ?
Je ne sais pas.
Je croyais qu'il te plaisait.
Je l'aime bien.
Tu as un problème de confiance.
Merci, Chris.
De rien.
Ça, c'est bien pour la fête.
Quoi, maman ?
Je me souviens de ton père dans ce costume.
Tu es très élégant.
Tu me fais penser à un chanteur de bar, mais c'est juste mon avis.
Allez, les garçons. Fêtons ça.
À ta réussite, Ted.
- Merci. - Santé.
- À toi. - Merci.
Bien...
Les garçons, je vais devoir partir quelques jours.
Avec Bill ?
Où vas-tu ?
Dans le Maine.
- Pour le travail ? - En quelque sorte.
- Toute seule ? - Oui.
Tu pourrais t'occuper de tes oignons ?
Je te surveille, moi ? Je ne crois pas.
Tu sais, tu ressembles vraiment à un chanteur de bar.
Oui.
Laisse-moi t'appeler chéri, Je t'aime tant
La chanson de grand-mère !
Murmure-moi à l'oreille Que tu m'aimes aussi
Garde cette flamme Dans les yeux
Laisse-moi t'appeler chéri
Je t'aime tant
TRIBUNAL DE KENNEBUNKPORT
GREFFIER DU COMTÉ
Excusez-moi.
- Je peux vous aider ? - Oui, s'il vous plaît.
J'aimerais des informations sur un dossier pénal.
Datant de l'an dernier.
Concernant Timothy Kingsbury.
- Un dossier pénal ? - Je crois, oui.
Non. Aucun dossier concernant Timothy Kingsbury.
Vous êtes sûre que c'est Kingsbury ?
Essayez Patrick H. Welsh. W-E-L-S-H.
Le voici.
Service dépannage.
Claire, je l'ai trouvé.
Quoi ?
J'ai compris pourquoi
il a dû se servir de son ancien numéro de sécurité sociale.
- Peachy... - Il a créé un faux acte de naissance,
quelqu'un l'a découvert et il a été condamné.
Écoute, je prends le prochain avion.
Non, tout va bien.
Je vais bien.
M. Dusak ?
C'est moi. Je peux vous aider ?
- Je m'appelle Elizabeth Welsh. - Oui, Mme Welsh.
Je suis l'ex-femme de Patrick Welsh. Ou Tim Kingsbury.
Étiez-vous son agent de probation ?
Oui.
Il m'a dit qu'il versait une pension
et que sa famille ne voulait plus entendre parler de lui.
Vous l'avez cru ?
Je croyais tout ce qu'il me disait.
Il a cet effet-là sur les gens.
Lorsque la plainte a été déposée contre lui,
Tim a tout avoué et a donné sa réelle identité.
Il a dit qu'il avait été malheureux dans l'Ohio
et qu'il avait pris le nom de Tim Kingsbury
pour démarrer une nouvelle vie ici.
Et maintenant, vous me racontez ça.
J'ai consulté les archives locales.
Comment ça s'est passé ? Comment a-t-il pu s'en sortir ?
Il ne s'en est pas sorti.
Il a plaidé coupable et a payé une amende. Il était en probation.
Le juge a dit qu'il pouvait continuer de se faire appeler Kingsbury en public,
mais qu'il devait utiliser son vrai nom sur les documents juridiques.
- Comme la sécurité sociale. - Exactement.
L'une des conditions de la probation
était qu'il devait rembourser ses dettes à l'université dans l'Ohio,
et je sais qu'il l'a fait.
Il devait également aller au Bureau de la Sécurité Sociale
et fournir son vrai nom.
Voilà pourquoi j'ai reçu la lettre.
Tim Kingsbury est une légende ici.
Les gens le voient comme un homme remarquable.
- La star du jour. - Bonjour.
- Bonjour, Tim. - Bonjour.
Vous savez, depuis dix ans,
j'ai noué des liens personnels très forts
avec cette association.
Grâce au travail que Sharon et moi avons accompli
au fil des années auprès des associations,
le Centre d'Aide aux Femmes, les Scouts, la Société de Sauvegarde,
j'ai un passé, un présent et un avenir dont je peux être fier.
Je suis honoré de la distinction qui m'est remise aujourd'hui.
Merci beaucoup.
Beau travail, Jim.
Merci.
Peachy.
Je savais que ça arriverait un jour.
Je ne pensais pas que ce serait toi qui me trouverais.
Comment as-tu fait ?
J'ai reçu un courrier de la Sécurité Sociale.
Ils exigent le remboursement des prestations perçues par Ted et Chris.
Peachy, mon Dieu, tu as l'air...
C'est si bon de te voir.
Près de 60 000 dollars, Pat, à payer immédiatement.
Te quitter était la meilleure chose que je pouvais faire pour toi.
Non, c'était la meilleure chose pour toi.
Et tu as aussi quitté Chris et Ted.
C'était la meilleure chose pour toi.
Je ne supportais plus d'apporter la honte sur la famille.
On a perdu notre maison.
J'ai dû tout vendre. Tout ce qu'on avait.
J'ai déménagé avec Ted et Chris dans un appartement horrible,
j'ai dû me séparer de Sadie.
Je suis vraiment désolé.
Qu'est-ce que tu avais dans la tête en faisant ça ?
J'ai perdu la tête, ce jour-là.
Non, tu es venu te réfugier ici, tu as tâté le terrain,
tu t'es intégré et tu as fais naître l'extraordinaire Tim Kingsbury.
Tu ne comprends pas.
Non. En effet.
Et qui est Sharon Baker ?
C'est ma compagne.
- Tu es marié ? - Non.
- Tu as des enfants ? - Non.
Tant mieux. Tu aurais pu les faire souffrir autant que tes fils.
Tu ne me poses aucune question sur Ted et Chris.
Ils étaient si petits et innocents quand tu es parti.
Ils t'adoraient. Tu étais un dieu pour eux.
Tu sais au moins que ta mère est morte ?
Non, je l'ignorais.
Tu l'as laissée mourir en pensant que tu t'étais suicidé.
Alors...
Que va-t-il se passer ? Tu veux...
Tu vas me faire arrêter ?
Je n'ai aucun intérêt à ce que tu ailles en prison.
Je veux que tu contactes la Sécurité Sociale pour le remboursement.
Ensuite, tu pourras vivre et mourir
en tant que roi de Kennebunkport, et je te laisserai tranquille.
Je n'ai pas autant d'argent.
Je n'ai pas d'argent, en fait.
Tu as tiré un trait sur ton passé, hein ?
- Maman t'a appelé ? - Oui.
Quand ?
Il y a quelques minutes.
Bonjour. Asseyez-vous.
Il y a quelques semaines, j'ai reçu un avis de la Sécurité Sociale.
Un courrier disant que vos prestations de survivants devaient être remboursées.
La raison invoquée
était que le titulaire du numéro n'était pas décédé.
Que Patrick Hennessy Welsh était vivant.
Quelqu'un a dû se servir du numéro de papa.
C'est ce que j'ai d'abord pensé.
Maman ?
Grâce à son numéro de sécurité sociale, j'ai retrouvé sa trace
et je l'ai vu.
Ce n'est pas une autre personne.
C'est bien lui.
C'est votre père.
Tu as vu papa ?
Oui.
C'est pour ça que tu es allée dans le Maine ?
Attends une minute.
Tu es allée trouver papa sans nous le dire ?
Je n'en étais pas sûre. Je devais m'en assurer.
Il a vécu là-bas tout ce temps-là, sous une fausse identité.
Tim Kingsbury. Timothy Michael Kingsbury.
Ted, attends.
Je sais que c'est glauque, mais ça va aller.
Je ne peux pas lui parler pour l'instant.
Je sais,
mais appelle-moi plus tard, on en reparlera.
- Oui. - Bon.
Ça va aller.
Ted est dévasté pour l'instant.
Oui, tu sais... je ne savais pas quoi faire.
Si c'était lui, si ce n'était pas lui,
je voulais vous épargner toutes ces émotions.
Oui, mais tu aurais dû nous en parler.
Je suis désolée.
Je me souviens à peine de lui.
Je le connais surtout par ce que grand-mère et toi m'avez dit.
Mais pour Ted, c'est différent.
Je le sais.
- Ted prend les choses à cœur. - Je sais.
Je dois y aller. J'ai des examens à préparer.
Chris, on doit décider de ce qu'on doit faire.
Franchement ? Je ne vais rien faire.
Il dit qu'il n'a pas d'argent et je ne peux pas rembourser.
Je pourrais essayer autre chose si...
Quoi ?
Je pourrais allez voir le procureur
et déposer une plainte contre votre père.
Est-ce que tu accepterais ?
Ted, je ne sais pas, mais moi, oui.
J'accepterais.
Je voulais seulement te protéger.
Tu ne peux pas faire ça.
Tu as tendance à toujours décider
de ce que tu dois nous dire ou pas.
Dis-nous seulement la vérité.
Je ne cherchais pas à vous berner.
Ted !
Après son départ, tu en as fait un papa parfait.
Le papa idéal.
Je voulais que aies un père dont tu puisses être fier.
Pourquoi ne pas l'avoir simplement dépeint comme il était réellement ?
Qu'est-ce que tu veux que je te dise ?
Tu n'as pas besoin de mon autorisation pour le faire.
Ça nous concerne tous les trois.
Poursuis-le.
Mme Welsh, une courte déclaration ?
Pas maintenant.
- Bonjour. - Bonjour.
C'est vraiment incroyable.
Oui.
Le voilà.
Patrick ?
M. Welsh...
Comment avez-vous pu croire que vous échapperiez à la justice ?
M. Welsh.
Patrick ?
Avez-vous parlé à vos enfants ?
Allez-vous plaider coupable ?
M. Welsh, avez-vous une déclaration à faire ?
M. le juge, nous plaidons non coupable pour tous les chefs d'accusation.
M. Weiner, concernant la caution, avez-vous quelque chose à déclarer ?
Oui.
Sharon Baker, une amie proche de M. Welsh,
se propose d'agir en tant que garante de M. Welsh.
Elle veillera à ce que toutes les conditions
relatives à la libération de M. Welsh soient respectées.
J'ajouterai qu'il est un pilier pour sa communauté.
Il n'existe aucune preuve indiquant
qu'il présente un danger pour sa communauté.
C'est pourquoi
je demande à ce que la caution soit fixée à un montant raisonnable.
- Merci, M. le juge. - Merci, M. Weiner.
M. Becker ?
M. le juge, le fait qu'il soit ou non un pilier pour sa communauté
est une question d'opinion.
Violation des obligations conditionnelles, changement d'identité,
disparition pendant dix ans.
Compte tenu de ses antécédents, nous demandons à la cour de fixer
la caution à 500 000 dollars.
La caution est fixée à 300 000 dollars.
Vous pouvez suivre l'huissier.
Le procureur a dit que la caution était trop élevée pour Sharon Baker.
Votre père devra rester en prison.
Il a abandonné sa famille et a laissé un mot annonçant son suicide.
En réalité, il s'est enfui dans le Maine et s'est forgé une nouvelle vie.
Welsh a plaidé non coupable au tribunal du Comté de Licking
pour les charges d'abandon de famille et de complicité de vol.
En 1988, Welsh a été condamné pour avoir détourné de l'argent de l'université
où il travaillait en tant que collecteur de fonds.
Il était en liberté conditionnelle lorsqu'il a fui l'Ohio,
abandonnant ainsi sa femme et ses fils de douze et neuf ans.
Cette année, de nouveau condamné à Kennebunkport pour faux en écriture,
Welsh a dû utiliser son vrai numéro de sécurité sociale.
Allô ? C'est moi.
Elizabeth Welsh, son ex-femme,
a appris que son mari était toujours vivant...
Oui. D'accord.
...lorsqu'elle a reçu un courrier du Bureau de la Sécurité Sociale
l'enjoignant à rembourser les prestations perçues par ses fils
après que son ancien mari ait été déclaré officiellement mort.
C'était l'avocat de votre père.
Mme Welsh a déclaré...
Votre père veut vous voir.
...qu'elle n'éprouvait aucune satisfaction
à l'idée d'envoyer son ex-mari en prison.
Elle a déclaré : "La leçon à retenir,
"c'est que personne ne devrait abandonner sa famille."
Tu es venue. C'est bien.
- Les garçons vont venir ? - Dans un moment, oui.
Bon.
Je ne savais pas comment tu réagirais.
Ils sont adultes. Ils prennent leurs propres décisions.
C'est pour ça que je suis là.
Tes fils viennent voir leur père.
Je veux renouer une relation avec eux, si c'est possible.
C'est ce...
C'est la seule chose qui m'importe.
Ne commence pas à jouer avec leurs sentiments.
Ne t'avise pas de faire ça.
Ils viennent voir leur père.
Tu dois en prendre conscience.
Penses-y.
Je m'en souviendrai.
Tu dois admettre
qu'on a mieux réussi en étant séparés qu'en étant ensemble.
Qu'est-ce qui a changé ?
Toutes ces années ensemble.
Est-ce que tu m'as aimée ?
Est-ce qu'on s'est jamais aimés ?
Je vais vous attendre ici.
Maman, on est des grands garçons.
Je le sais.
Je veux vous protéger.
Je sais. Tout va bien, d'accord ?
D'accord.
Bon.
Mon fils...
Je suis content que tu sois là, c'était important pour moi.
C'est très important.
J'ai tant de choses à vous dire, les garçons.
Je sais que vous avez des questions.
Pourquoi tu es parti ?
Je pensais que c'était mieux.
Ce n'est pas une réponse.
Tu veux...
Je crois mériter une réponse.
J'avais onze ans.
Tu es parti en laissant ça.
Tu t'en souviens ?
Je suis désolé.
Ne commençons pas...
Papa, tu t'en souviens ?
"Ma chérie. Tu es mon amour, ma vie...
Mon fils...
"...je ne sais pas comment exprimer ce que je ressens pour toi."
Fiston...
"Tu mérites un homme meilleur que moi,
et pour cela, je vais mettre fin à ma vie."
Je suis désolé, fiston.
"Dis à Ted et à Chris
"que je veillerai sur eux de là-haut
"et que je suis fier d'être leur père."
Je pensais que j'étais...
On allait perdre tout ce qu'on possédait.
Notre voiture, notre maison.
C'était plus important que la famille ?
Non, je... Pardonne-moi.
C'était si important ?
S'il te plaît.
Arrête de dire ça ! Tu n'as aucun droit de me dire ça !
Je t'aime.
Tu n'as aucun droit !
Écoute-moi... Ted...
Je ne sais pas à quoi je m'attendais.
Je suppose...
Un lien d'affection spontané.
Je ne ressens plus rien pour lui.
Je me souviens que jouais au foot avec lui quand j'avais sept ans.
Un jour, je suis tombé de la voiturette de golf
et vous avez continué sans moi, puis vous êtes venus me récupérer.
Tu t'en souviens ?
En partie, oui.
Le jogging.
Je me souviens du jogging.
Je me demande si la cabane est toujours là.
C'était un papa cool.
La cour a été informée
que l'accusé avait décidé de changer de plaidoyer
et de plaider coupable.
M. Welsh, comprenez-vous qu'en plaidant coupable,
vous renoncez à votre droit d'être jugé devant un jury ou devant la cour ?
Oui, M. le juge.
Comprenez-vous que vous renoncez à votre droit
de demander aux accusateurs de comparaître
et de vous confronter en apportant leurs témoignages ?
Oui, M. le juge.
Et comprenez-vous
que vous renoncez à votre droit de contre-interroger vos accusateurs ?
Oui, M. le juge.
M. Welsh, si je vous déclare coupable,
nous devrons prononcer une condamnation.
Et cette condamnation pourrait inclure
une période de détention dans un établissement pénitentiaire.
Le comprenez-vous ?
Oui, M. le juge.
La cour déclare le prévenu coupable
pour tous les chefs d'accusation.
Les charges étant abandon de famille et complicité de vol.
Nous nous retrouverons le 21 de ce mois,
à 8 h, pour le prononcé de la sentence.
Elle est réveillée ?
Oui. Elle descend dans une minute.
J'ai été acheter du vrai sirop d'érable.
- On peut le réchauffer. - Comme à Chez Teddy.
Oui.
Arrête de manger les croissants.
J'ai faim.
- Tu as écrit ta lettre ? - Quelle lettre ?
La lettre pour l'audience de la détermination de la peine.
On peut rédiger une lettre ou faire une déclaration.
Pour dire quoi ? "Prison à vie et travaux forcés" ?
Je crois que je vais m'abstenir.
C'est facile pour toi.
- Tu t'en fous. - Arrête, Ted.
C'est vrai. Pour toi, c'est plus facile
de nier tout ce qui s'est passé
que de le regarder en face ?
Je sais que ça craint.
Alors, dis-le !
Ça ne regarde que moi !
Tu sais quoi ? J'en ai ras le bol de tout ça.
Je n'ai pas à déterminer la peine à infliger à mon père, d'accord ?
Les garçons ! Comme c'est gentil !
Oui, bon anniversaire.
Comment tu te sens ?
Ça va.
Ted arrive.
J'attends que tout le monde arrive.
- Bonjour, maman. - Bonjour.
Ton frère va venir ?
Je ne sais pas quel est son problème.
Ce n'est rien.
Je suis très contente que tu sois là.
État de l'Ohio contre Patrick Hennessy Welsh,
séance présidée par le juge Frost.
M. Welsh, souhaitez-vous faire une déclaration
avant que la cour ne prononce la sentence ?
Oui, M. le juge.
Allez-y.
Je n'ai pas l'intention d'influencer votre décision d'aujourd'hui.
Ces mots s'adressent à ma famille.
Peachy...
À cause de ce que j'ai fait,
tu ne sauras peut-être jamais à quel point je t'ai aimée
ni combien tu m'as manqué.
Ted et Chris,
je vous aime profondément.
Peachy, je suis désolé.
Et je prie Dieu
pour qu'Il vous fasse comprendre
que tous les crimes ne sont pas motivés par la haine.
Parfois, ils le sont par la peur.
Et même l'amour.
Je suis désolé de ce que j'ai fait.
Et je suis prêt à entendre la sentence.
M. Welsh, vous comprenez que...
M. le juge.
Désolé, je peux dire quelque chose ?
Je m'appelle Christopher Welsh.
Avancez-vous, M. Welsh.
M. le juge, durant ces derniers mois,
la principale question que tout le monde m'a posée, c'est "pourquoi ?"
"Pourquoi ton père a agi ainsi ?"
Tout le monde pense que c'est la question la plus importante.
Pour moi, ce n'est pas "pourquoi ?"
C'est "comment ?"
Comment un père peut tourner le dos à une famille qui l'aime ?
Comment un père peut dire
qu'il nous aime et nous abandonner la seconde d'après ?
Comment il a pu rester absent pendant dix ans ?
Comment a-t-il fait pour ne pas téléphoner une seule fois à ses fils ?
Comment arrive-t-il à me regarder dans les yeux aujourd'hui ?
Tout ce que j'ai accompli...
Ce que je veux dire à la cour aujourd'hui, c'est que ma mère...
Mon frère et moi avons une mère merveilleuse.
Tout ce que j'ai accompli, c'était pour elle.
On aurait pas pu rêver mieux, ni comme mère, ni comme père.
Elle a été les deux.
Mon frère Ted et moi avons de la chance.
Voilà ce que je voulais vous dire.
Merci, monsieur.
Je demande au prévenu de se lever.
M. Welsh,
j'ai consulté les rapports, les actes de condamnation,
et je suis convaincu que vous êtes un homme amoral et dénué de conscience.
Vous avez abandonné une femme et deux enfants,
une famille que beaucoup de gens rêveraient d'avoir.
Vous avez agi de manière lâche et criminelle.
La cour vous condamne à une peine
de quatre ans de détention au centre correctionnel de Rockway.
Vous êtes condamné à rembourser la Sécurité Sociale
et la Northwestern Mutual Insurance Company.
Et vous rembourserez jusqu'au dernier centime.
Vous pouvez suivre l'huissier.
La séance est levée.
C'est terminé.
Je croyais que je me sentirais mieux.
Il faut te faire une raison, maman.
C'est juste que...
...j'espérais autre chose.
J'espère toujours que les morceaux du puzzle seront assemblés
et formeront un ensemble cohérent.
Peut-être que ça n'arrivera jamais.
Je vis avec ça depuis si longtemps,
mais aujourd'hui, on sait qu'il est en vie
et on sait où il se trouve.
Du moins pendant les 48 prochains mois.
On ne se moque pas.
On est ensemble. On a un repas gratuit.
N'en fais pas trop.
À notre famille.
Oui.
- À notre famille. - À notre famille.
J'ai trouvé ça bien. Tu n'as pas parlé trop longtemps.
Souris, jeune diplômé.
Il est revenu. Mets ton chapeau.
- Bougez... - "Bougez" ?
- Merci, Paul. - Merci.
À plus tard.
T'es folle.
Je les adore tous les deux. Je les ai adorés bébés
et je les adore maintenant qu'ils sont grands.
- Je suis très fière d'eux. - Oui.
Tu ne t'en sortiras pas si facilement.
Qu'est-ce qui te fait penser ça ?
Écoutez,
j'aimerais que vous passiez à la maison la semaine prochaine,
pour prendre le courrier
et voir si tout va bien, car je vais faire un petit voyage.
Maman ?
Un autre voyage ?
Oui, mais avec moi, cette fois-ci.
C'est super !
Où irez-vous ?
Elle vient enfin me rendre une petite visite.
Tu vas au Nouveau-Mexique ?
Oui.
Regardez la caméra. Souriez.
- J'adore ce truc, tu sais ? - Oui, je sais.
Tu peux l'enlever. Tu as fini.
Je vous aime, les garçons.
Très joli.
Patrick Welsh a été libéré après huit mois de détention.
Elizabeth Welsh est toujours présidente de la Chambre de Commerce locale.
Elle entretient toujours des relations étroites avec ses fils.
Ce film, tiré d'une histoire vraie, comprend des personnages, des lieux
et des dialogues fictifs intégrés à des fins narratives.
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.