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LE DERNIER DES PEAUX-ROUGES
Août 1755,
la guerre contre les Français et les Indiens bat son plein.
Le commandant Français, le général Montcalm, avec ses alliés Indiens
arrivaient du Canada pour attaquer le territoire contrÎlé par les Anglais.
Pour se défendre, les Anglais devaient savoir si les Français
allaient attaquer Fort William Henry ou bien Fort Edward.
Un éclaireur pour le Général Webb.
L'éclaireur Magua mon Général.
Il a peut-ĂȘtre des nouvelles de Montcalm.
Tu as trouvé Montcalm ?
Parfait, je savais que je pouvais compter sur toi. OĂč est-il ?
TrĂšs loin par ici, Ă deux jours de marche.
Mais c'est au sud, Montcalm se trouve au nord.
Tu es sûr ?
Magua vu. Magua parler vrai.
Il va falloir revoir notre stratégie.
Pas seulement.
Le Major Heywood arrive par là avec la famille du Général Munro.
Envoyez tout de suite un détachement.
Ils ont peut-ĂȘtre Ă©tĂ© dĂ©jĂ attaquĂ©s par les Indiens.
Quelle belle région, Duncan !
Certainement, mais trĂšs dangereuse.
Belle et dangereuse, comme une femme.
Vous parlez de vous, mademoiselle Alice ?
Regardez ! J'ai repéré un Indien.
David, arréte de parler comme un Américain.
- Oh mince, soeurette ! - Alice a raison.
D'accord, mais si on nous attaque je vous aurais prévenus.
Major, nous sommes votre escorte.
Pourquoi faire Sergent ?
Le Général Montcalm serait dans la région.
C'est le Général Webb qui nous envoie.
Mais on ne pourra pas retrouver mon pĂšre au Fort Henry.
C'est le Général Webb qui prendra la décision.
En route.
ArrĂȘte David.
Mademoiselle Alice.
Merci Duncan.
- Attention oĂč vous mettez les pieds. - Merci.
C'est vraiment excitant.
Ces hommes sont tous Américains ?
Oui, c'est une milice. De bons soldats.
Comme c'est intéressant.
Et quels uniformes tellement amusants.
Vous devriez en porter un comme ça pour le bal masqué.
Suivez-moi, mesdemoiselles.
Vous ĂȘtes tellement amusants.
Mais vous ĂȘtes tellement sales !
Enfin, vous voilĂ .
Pas de problĂšme ?
Tout a été parfait.
Presque comme un voyage en Angleterre.
Moi, j'avais vraiment peur.
Mais Duncan est un merveilleux ange gardien.
Entre ici et Boston, c'est devenu tout à fait civilisé.
Tout Ă fait... Venez, entrons.
OĂč vous avez eu ça ?
Sur un Iroquois qui ne savait pas que mon fusil était chargé.
- Vous me le donnez ? - Et qui ĂȘtes-vous ?
David Munro.
Oh, vraiment ?
Je parie que vous n'avez jamais approché un Iroquois.
Vos pieds sont trop grands.
Un Indien vous entendrait venir Ă un kilomĂštre.
Ecoute un peu, mon petit...
Et vous n'avez jamais tiré sur un Iroquois.
En réalité, il vous a vu et il est mort... de rire.
Alors, je peux l'avoir ?
Tu peux avoir une claque sur les oreilles.
Je crains que vous ne puissiez pas vraiment vous reposer.
Les officiers insistent pour qu'on organise une fĂȘte ce soir.
J'ai essayé de les en dissuader.
Oh, Général, non...
Je n'ai peut-ĂȘtre pas Ă©tĂ© trĂšs persuasif.
Et voici le jeune David, N'est-ce pas ?
- Enchanté, monsieur. - Bonjour.
Voulez-vous les conduire dans la bibliothĂšque, Major ?
Certainement.
Et réunion des officiers aprÚs le dßner.
Mais vous n'oubliez pas la fĂȘte, N'est-ce pas ?
Non, mais nous devons quand mĂȘme nous occuper un peu de cette guerre.
David a cru voir des Indiens tout le long de la route.
Je les ai vus, Général. II y en avait beaucoup.
Mais personne ne me croit.
Je suis sûr que tu les as vus. Partout.
Faites-moi savoir ce dont vous avez besoin.
Nous allons vous trouver une servante.
Merci, Général.
Par ici...
Ăa alors, Uncas le Mohican et mon vieil ami OEil de Faucon.
Comment ça va, Bob ?
Qu'est-ce que c'est que ce raffut ici ?
Ăa dĂ©pend de ce que tu appelles raffut.
L'évÚnement, c'est l'arrivée des deux filles du Général Munro.
Et il y a ce rapport qui dit que le Général Montcalm est au sud.
Au sud ? Qui a dit ça ?
Magua, l'éclaireur du général Webb.
Magua, hum ?
Excuse-moi.
Si tu vas Ă la fĂȘte ce soir, tu ferais mieux de te changer.
Ce renégat de Magua est encore là .
Magua est un Iroquois.
Et il le sera toujours.
On a traversé toute la région, il n'y avait pas de Français.
- Il n'y en a pas. - Oui.
Je devrais dire au Général que Magua lui a menti.
Le Général est en réunion. On ne peut pas le déranger.
Qu'est-ce que vous faites lĂ ?
- Je cherche le Général Webb. - Je ne vous crois pas.
Vous ĂȘtes un de ces colons sans la moindre Ă©ducation.
Sortez immédiatement ou j'appelle la garde.
D'accord, d'accord...
Excusez-moi, Général.
On vous a menti Ă propos de Montcalm.
Qui ĂȘtes-vous ?
On m'appelle OEil de Faucon, éclaireur comme Magua.
Sauf que je dis ce que je vois et pas ce que je veux que l'on croit.
Magua travaille pour moi, pas vous.
Je lui ai toujours fait confiance.
Cette fois, vous ne devriez pas.
Je viens de traverser toute la région, Montcalm n'est pas là .
Pourquoi Magua dit le contraire.
Ce n'est pas l'Indien que Munro a fait fouetter le mois dernier ?
Certes, mais il était ivre. Il s'est repenti.
Un Indien ne se repent pas Ă coups de fouet.
La discussion est close.
Vos intentions sont peut-ĂȘtre honnĂȘtes
mais vos maniÚres sont déplorables. Sortez.
Sortez !
Alice ?
Mlle Alice m'a promis cette danse.
Et moi la suivante.
Elle me l'avait également promise.
C'est trop cruel de promettre ses danses Ă tout le monde.
Je pensais que vous ne viendriez pas.
Le meeting a duré plus longtemps que prévu.
Ce n'était donc pas de votre faute.
Ne dit-on pas que "possession fait loi" ?
Si vous voulez bien nous excuser ?
Et j'ai dit au Général... Vous ne m'écoutez pas ?
Je suis désolée.
A mon tour, Major.
Excusez-moi.
Vous dansez Mlle Cora ?
Avec plaisir, Duncan.
- Votre réunion était intéressante ? - TrÚs.
Vous allez en connaßtre le résultat d'un instant à l'autre.
J'espÚre que ça ne nuira pas à notre voyage.
Je ne pense pas.
Soldats, votre attention.
Nous avons décidé de ne pas attendre
que les Français et les Indiens nous attaquent.
Montcalm est Ă deux jours de marche au sud.
Nous n'attendrons pas son bon plaisir.
Nous attaquerons les premiers.
Un détachement partira à l'aube.
Qu'est-ce que ça veut dire, Duncan ?
Que ce sera votre derniĂšre danse avant longtemps.
Le Général vous envoie rejoindre votre pÚre demain.
Avec Montcalm au sud, le voyage devrait ĂȘtre paisible.
Mais vous nous accompagnez ?
Naturellement.
Beau spectacle, monsieur.
Ăa me fait regretter de ne pas en faire partie.
Il est plus important que vous escortiez la famille du Général.
Vous devriez ĂȘtre sur place Ă la tombĂ©e de la nuit.
Ce sera tranquille puisque Montcalm n'est pas dans la région.
Je pourrais vous donner quelques hommes.
Ce n'est pas nécessaire.
Nous irons plus vite sans escorte.
Magua vous montrera la route. Il sait par oĂč il faut passer.
Qu'est-ce que c'était beau.
Nous regardions depuis la fenĂȘtre.
Je n'aimerais pas ĂȘtre Ă la place de Montcalm.
J'espĂšre qu'il le regrettera aussi.
Vous ĂȘtes ravissantes.
Vous allez vraiment nous quitter.
C'était merveilleux, Général.
Le meilleur moment de notre voyage.
Sans notre pĂšre, nous ne serions jamais parties.
David !
Vous abandonnez ?
Tu as gagné.
Qu'est-ce qu'il a fait de sa chemise ?
Et de sa veste ?
Il a prouvé que ces colons n'étaient pas les seuls à monter à cheval.
J'avais parié ma veste contre ces plumes. Et j'ai gagné !
Pour l'amour du ciel, habille-toi.
Je vais voyager comme ça.
Je ne veux pas que pĂšre te voit comme un sauvage.
Oh zut Cora...
Et surveille ton langage !
On est dans un territoire Indien. Je peux m'habiller comme eux, non ?
Il n'en est pas question. Allez, habille-toi.
D'accord.
Voici vos chevaux.
Fort Edward sera bien triste sans votre présence.
Venez avec nous.
J'avais proposé quelques hommes au Major, mais il a refusé.
Il dit qu'il ira plus vite seul avec vous.
Oh, Général...
Vous devriez prévenir vos hommes, Général.
Ce n'est pas la peine de nous attaquer sur la route.
Je connais leur tactique par coeur.
J'ai entendu dire qu'Heywood était un excellent stratÚge.
Je le trouve charmant.
Inutile de le tenir trop serré. C'est un cheval trÚs calme.
Si vous l'avez choisi, je suis sûre qu'il est parfait.
Allez, en selle.
Au revoir mon gargon, n'oublie pas de saluer ton pĂšre pour moi.
Oui, monsieur.
Bonne chance.
Au commandant du Fort Edward, le Général Webb.
Mes éclaireurs ont localisé Montcalm à moins d'un jour de marche au nord.
En raison du danger, que mes filles et mon fils ne quittent pas le fort.
Avec toute ma gratitude, votre obligé Général Munro.
On va bien s'amuser, Cora.
Nous serons les seules Anglaises dans le fort.
Les plus jeunes en tous cas.
On ne voit jamais la fin de la route dans cette région.
Va savoir ce qu'il y a plus Ă l'ouest.
Ou au nord et au sud.
Que des rĂ©gions sauvages attendant d'ĂȘtre conquises.
Quelle idée déprimante.
A ton avis, Uncas, Ă qui appartient cette flĂšche ?
Iroquois.
C'était un Indien ami.
Les Iroquois surveillent la route vers le fort.
Aller par ici.
Tu es sûr ?
Les Iroquois et Montcalm ?
Les yeux de l'homme blanc ne savent pas lire les signes.
Nous avons de la chance, Magua connaĂźt un raccourci.
Quelle chance.
Je n'ai rien dit Ă tes soeurs mais j'ai un mauvais pressentiment.
Fais bien attention, si tu remarques quelque chose préviens-moi.
Entendu, Major.
On peut repartir, mesdemoiselles.
David ! Tout va bien ?
Je crois, oui.
Qui a tiré ?
C'est moi.
Et si je peux me permettre, c'était un trÚs beau tir.
D'oĂč venez-vous ?
LĂ -bas.
Qui ĂȘtes-vous ?
Vue votre ignorance,
je vous pardonne de ne pas m'avoir remercié.
Si votre fagon de voyager est une indication de la valeur de votre peau,
alors un de plus ou de moins ne changera pas grand-chose.
Naturellement, je vous suis trĂšs reconnaissant, mais...
Qui ĂȘtes-vous ?
Nathaniel Bumpo. Mais c'est un peu trop irlandais pour mes amis Indiens.
Ils m'appellent OEil de Faucon. Vous aussi, si vous le voulez.
David ! Tu n'as rien ?
Que s'est-il passé ?
Je vais bien.
Il n'y a plus de danger.
GrĂące Ă M. OEil de Faucon.
Ăa m'est Ă©gal, c'est lui qui s'est si mal tenu au fort.
Celui qui a tenté de vous avertir. Et que vous n'avez pas écouté.
David, accompagne tes soeurs auprĂšs de Magua, s'il te plaĂźt.
J'arrive tout de suite.
Je vais chercher mon cheval.
J'insiste, que faites-vous ici ?
J'aime savoir à qui je parle avant de répondre à des questions.
Je suis le Major Heywood, Commandant du 60Ăšme bataillon.
Si vous permettez, nous avons de la route devant nous.
Et vous croyez que vous arriverez Ă destination ?
Oh non. Je ne vais pas vous en empĂȘcher.
Mais ces foréts sont un labyrinthe si on ne les connaßt pas.
Nous avons un guide, merci.
Vraiment ?
Qui ĂȘtes-vous ?
Vous posez beaucoup de questions, Major.
Et ces foréts sont jonchées de morts qui n'ont pas eu la bonne réponse.
Vous me fatiguez M. OEil de Faucon.
Calmez-vous, voici Uncas. C'est un Mohican.
Survivant d'une grande tribu massacrée par vous, les Anglais.
OĂč est Magua ?
Il n'a pas dĂ» aimer le son de mon fusil.
C'est un bon guide.
C'est un renégat, un voleur et en plus il vous a menti.
Pourquoi croyez-vous qu'on vous suit depuis le début ?
Je ne vous crois pas.
Lui, vous l'avez cru et il vous mentait.
Il ne sait pas plus que moi oĂč est Montcalm.
Je refuse d'en discuter avec vous.
Je suis dĂ©solĂ©, j'ai peut-ĂȘtre Ă©tĂ© un peu brusque,
mais ici, on n'a pas vraiment le temps de faire de belles phrases.
Serrons-nous la main.
C'est mieux.
Ces charmantes demoiselles, seraient-elle les filles du Général ?
Comment le savez-vous ?
J'ai entendu dire que c'était les plus jolies jeunes filles qu'on ait vues.
Et ce serait navrant qu'elles tombent entre les mains des Iroquois.
Mais les Iroquois sont avec les Français.
Pas tous.
Il y a un messager mort là -bas avec une flÚche plantée dans le dos.
On retourne au fort ?
- Non, il n'y a pas de raison. - Sûr.
D'accord, vous vous dites notre ami.
On va voir ça.
Votre fusil et votre connaissance du terrain peuvent ĂȘtre utiles.
A vos ordres, Major.
Belle formule pour un paysan irlandais, n'est-ce pas ?
Bien, il faut s'organiser le mieux possible.
Vous et l'Indien...
Une minute, Major. Ce n'est pas qu'un Indien.
C'est un chef Mohican et comme je vous l'ai dit, il s'appelle Uncas.
Excusez-moi.
Uncas et vous, nous guiderez.
David restera prĂšs des demoiselles. Je fermerai la marche.
Major, laissez-moi prendre les décisions.
Non, Duncan.
Je ne peux risquer votre sécurité par orgueil.
Bien, Ă vous de jouer.
Je crois qu'on va bien s'entendre, Major.
Premier ordre : dĂ©barrassez-vous de ces vĂȘtement encombrants
et de ces drĂŽles de chapeaux. Je m'occupe des chevaux.
Les Iroquois peuvent entendre un cheval Ă plus de 500 mĂštres.
On n'est pas loin de la riviÚre. On a emprunté deux canoës aux Iroquois.
- OEil de Faucon. - Quoi ?
Des Iroquois.
Les Iroquois arrivent. Suivez-moi, vite.
On se retrouve sur l'Ăźle. LĂ oĂč le lit de la riviĂšre s'Ă©largit.
On a dĂ» les semer.
Vous croyez qu'ils ont été capturés.
OEil de Faucon, trop intelligent.
Vous suivre moi.
Cachez-vous dans la grotte.
Ăa semble sĂ»r.
Ne bougez pas, je vais voir dehors.
Tout ira bien Duncan.
Alors, Magua, on est revenu ?
Pourquoi t'es-tu sauvé ?
Tu as perdu ta langue ?
A moins que ce ne soit ton courage ?
Le Blanc connaĂźtra le courage de Magua bien assez tĂŽt.
Qu'est-ce que tu fais ici ?
Il y a d'autres Iroquois par ici ?
Il y a beaucoup de frĂšres Iroquois.
Ils savent que nous sommes ici ?
Tu ments.
Je t'ai vu sortir de l'eau.
Tu ne savais pas s'il y avait quelqu'un sur l'Ăźle.
Mes frĂšres sauront quand je le dirai.
Tu ne vas rien leur dire.
Homme blanc tuer ennemi tombé par terre ?
Non.
Debout.
Magua pas tuer frĂšre blanc.
Mieux vivant.
Essaie de m'attraper.
Venez.
Major, par ici.
- OĂč est Alice ? - En sĂ©curitĂ©.
DrĂŽle de moment pour se baigner, non ?
Je suis tombé sur Magua.
Ăa prouve que les Iroquois sont aussi devant nous.
Emmenez David et les filles dans un canöe.
C'est trop tard. Mais on ne peut pas se battre avec elles.
Je retourne Ă la grotte. Surveillez bien.
Uncas est lĂ .
Je vais lui dire que c'est moi qui ai fait feu.
On a entendu des coups de feu.
Vraiment ? C'était moi, je m'entraßnais.
- Duncan va bien ? - Mais oui. Il monte la garde.
- Tu as faim ? - Oh oui ! Vraiment !
Suivez-moi.
J'ai dit : suivez-moi !
Je vois que n'avez pas trouvé les chambres.
C'est normal. Il a fallu tout notre génie pour imaginer ça.
Et voilĂ .
Ce n'est pas Buckingham Palace mais c'est mieux que chez les Iroquois.
Entrez.
Uncas et moi avons rarement des visites mais vous ĂȘtes les bienvenus.
Qu'est-ce que c'est ?
Du chevreuil séché.
Non merci, je n'ai pas faim.
Merci, nous sommes vraiment fatiguées.
Si on pouvait se reposer avant de manger.
Pas de problĂšme, reposez-vous. Voici les lits.
Ce sera trĂšs bien.
- Moi aussi, j'ai faim. - Tiens, tu as de la chance.
Avec un bon appétit et rien d'autre, on se sent riche.
Ceci est ce qu'il y a de meilleur dans toutes les foréts d'Amérique.
Quel goût ça a ?
Je dirai un peu comme une vieille semelle ramollie par la pluie.
Peut-ĂȘtre un peu plus tendre.
David, mon gargon, viens dehors, il faut qu'on parle.
Je ne voulais pas effrayer tes soeurs mais les Iroquois sont sur nos traces.
Oh, non !
Ils veulent capturer tes soeurs car elles ont de la valeur.
Qu'est-ce qu'on peut faire ?
Pas grand-chose pour l'instant. Juste faire attention.
Tu vas descendre et monter la garde de ce cÎté.
Attends.
Va t'habiller, avant.
Je ne suis pas sûr que les Iroquois apprécieraient ces plumes.
EnlĂšve-les.
- D'accord. - Allons-y.
Tu crois qu'ils vont attaquer ?
Quand ils seront réunis au lever du soleil.
Alors, en attendant autant profiter des étoiles.
Elles n'ont pas l'air différentes le dernier jour de la vie d'un homme.
Elle sont vraiment jolies, ces filles, Uncas.
Le Major a de la chance.
Dis-moi, Uncas.
Qu'est-ce que tu penses de la blonde ?
Tu crois qu'elle ferait une bonne squaw ?
Probable.
Mais ça demanderait du travail !
Une petite fessée de temps en temps.
C'est la bonne méthode.
Ce serait bĂȘte qu'elle meure avant de rencontrer celui qui la matera.
Je n'en peux plus d'attendre d'ĂȘtre tuĂ©e dans cette prison.
Je vais me rendre !
Je vais me rendre !
Alice, voyons, ne dis pas ça.
ArrĂȘte.
Major ! OEil de Faucon !
C'est dur pour tout le monde, Alice.
On ne pourrait pas évacuer David et les filles ?
Peut-ĂȘtre de nuit. On essaiera ce soir.
Ne bougez pas.
C'est ça que tu veux hein ? EspÚce de...
Votre couteau.
Tenez.
Trempez-le dans l'eau.
On va les avoir, Major.
Désolé OEil de Faucon, je ne vais plus pouvoir vous aider maintenant.
OEil de Faucon.
Je vais chercher votre fusil.
Il n'y a qu'une chose Ă faire.
Attends ici.
Allez tous vous cacher dans la grotte.
Quoiqu'il arrive, ne vous battez pas.
Je pense qu'ils vous voudront vivants.
On va les laisser nous capturer ?
S'ils vous trouvent. Sinon, ils penseront que vous avez fui.
On n'a qu'une chose Ă faire. Rester en vie le plus longtemps possible.
On ne peut pas les sacrifier !
Major, j'aime beaucoup me battre.
Mais cette fois il faut ĂȘtre plus malins que ces Indiens.
D'accord, venez Cora.
Tu peux te taire ?
Pour se rendre comme des couards ?
Sinon, ils te tueront.
Laisse-les te prendre. Mais tu vas faire quelque chose.
Laisse une trace le long du chemin.
Une trace ? Comment ?
Sois prudent, les Iroquois sont astucieux.
Jette quelque chose de petit le long du chemin.
Et te fais pas prendre.
Tu pourras le faire ?
- Je le ferai. - Je le savais. Allez, va te cacher.
Ils sont partis.
OĂč sont OEil de Faucon et le Mohican ?
- Ils se sont sauvĂ©s. - Mensonge. OĂč sont-ils ?
OĂč sont-ils ?
- Parle. - Fais attention.
Ils ont eu peur.
Ils ont eu peur de vous.
Peur de Magua ?
C'est bien.
En route.
Mettez ça.
Pas mettre le pied dans l'eau.
ArrĂȘtez.
OEil de Faucon pourra pas nous suivre.
Mais il s'est sauvé.
Toi croire Magua imbécile ?
Allez.
Magua.
Tu appelles ?
Je veux vous parler.
Les autres comprennent ?
OĂč nous emmĂšnes-tu ?
Dans mon village.
Qu'est-ce que tu y gagneras ?
Grand honneur.
Magua parle comme un enfant.
Les honneurs ce sont pour les enfants et les fous.
Tu pourrais avoir beaucoup d'argent.
Et toute l'eau de feu que tu veux.
Qui donne ces choses ?
Munro, le guerrier blanc.
RelĂąche-nous, Magua.
Tu auras tout ce que tu veux.
Le guerrier blanc tient sa parole.
Magua vous laisse partir.
Trois seulement.
Magua veut pas ĂȘtre riche.
Montcalm me donner beaucoup de choses.
Magua veut autre chose.
Je peux servir de rançon.
- Oh non, Duncan ! - Attends.
Qu'est-ce que vous voulez ?
Punir ceux qui ont puni Magua.
Comment ça ?
Il y a bien longtemps.
Guerrier blanc Munro était ami avec Magua.
Donner beaucoup d'eau de feu...
Magua boire.
Magua fouetté.
Enfants Munro payer pour ça.
Magua dis : eux mourir.
Chaque coup de fouet sera un an de souffrance pour Munro.
Maintenant Magua veut pas de votre vie.
Si elle venir avec Magua. Ătre ma squaw.
Les autres partent.
PlutĂŽt mourir.
Paroles courageuses guerrier blanc mais pour rien.
Ne crains rien Cora, OEil de Faucon nous sauvera.
Regarde.
Non David, non !
LĂąche ma soeur.
David !
LĂąche ma soeur.
David ! Non, ça ne servira à rien.
Non.
Petit Ours veut le sang du garçon.
Honteux ĂȘtre attaquĂ© par un enfant.
Je n'ai pas peur de lui.
Magua sauver votre vie.
Vous mieux me servir tous les deux.
- OEil de Faucon ! - Exactement fiston. Tournez-vous.
On dirait que derniĂšrement, je passe mon temps
Ă tuer des Indiens avant qu'ils ne se tapent votre scalp.
Je savais que tu nous trouverais.
- Comment ça va, Major ? - Beaucoup mieux, merci.
Tant mieux.
C'est son honneur de guerrier, il doit scalper ses victimes.
Dommage que vous ne soyez pas arrivés plus tÎt.
Sans Uncas, nous ne serions pas lĂ du tout.
La piste était trÚs difficile à suivre.
OEil de Faucon...
Ils ont pris mes soeurs.
Je sais mon gargon. Les Indiens séparent toujours leurs prisonniers.
Il y a un espoir ?
Tant qu'il y a de la vie...
- Vous aviez raison. - Merci, Major.
Courage mon gargon, je vais les retrouver.
- Magua n'est plus lĂ . - Je m'en doutais, il est malin.
DĂšs que vous ĂȘtes prĂȘts, on part Ă leur recherche.
- Je suis prĂȘt. - Moi aussi.
Pas moi, je n'ai rien mangé de la journée.
"Tiens, mange un peu. Sers-toi, Uncas.
Ils ont commencé la cérémonie.
Un peu de poudre...
la mĂšche au bout...
et on le colle avec un peu de boue.
- Et voilà . - Le Major a rassemblé les chevaux.
- Il est prĂȘt. - Beau travail.
Uncas, tu connais le signal.
Trois cris de chouette, puis le clairon.
Et j'allume la mĂšche, OK ?
Bonne chance.
Allez David, filons d'ici.
Uncas est courageux.
J'espÚre qu'ils l'écouteront.
C'est un chef Mohican, ils l'écouteront.
Je suis Uncas. Chef des Mohicans.
N'ayez pas peur.
Je n'aime pas plus les Blancs que vous.
Eux mĂȘme moms.
Ils ont anéanti ma tribu.
C'est vrai.
Mais Uncas se bat avec les Blancs.
Uncas a tué beaucoup de nos frÚres Iroquois.
Je n'ai tué que parce que j'étais attaqué.
Que veut Uncas ?
Je veux mes prisonniers.
Magua et ses frĂšres me les ont pris.
Ils m'appartiennent. Et je suis venu les chercher.
- C'est un piĂšge. - Magua parle comme un enfant.
Je suis Uncas, le dernier des Mohicans.
Je suis seul.
OĂč est ton ami OEil de Faucon ?
Mort, dans la forĂȘt.
Mon tomahawk dans la tĂȘte.
Major, partez tous dans cette direction.
Suivez le soleil avec l'ombre toujours sur votre épaule gauche.
A trois kilomĂštres, il y a une cabane en ruine.
Vous nous attendrez lĂ -bas. On vous y rejoindra.
Viens Uncas.
Je n'arrive pas Ă croire que cet horrible voyage se termine.
Je pense Ă notre pĂšre.
Sans nouvelles, il doit ĂȘtre mort d'inquiĂ©tude.
Pauvre David, il est exténué.
Vous devriez essayer de dormir.
Je vais monter la garde jusqu'au retour d'OEil de Faucon.
Mais vous avez besoin de sommeil vous aussi.
Je me reposerai quand je vous verrai dans les bras de votre pĂšre.
Je n'arriverai pas Ă dormir.
Je suis trop énervée.
Va faire un tour.
Je n'oserais pas.
Il n'y a pas de danger si tu ne t'éloignes pas.
Et Duncan monte la garde.
Bon, si tu crois...
Tu ne veux pas venir ?
Non merci.
Je ne serai pas longue.
Imaginez, demain Ă cette heure nous serons dans le fort.
Nous aurons tant de choses Ă raconter.
C'est sûr.
- Vous savez ce que je vais faire ? - Non, quoi ?
Je vais demander à mon pÚre de vous transférer en Angleterre.
A Londres.
Je ne suis pas sûr de vouloir revenir en Angleterre.
Comment ça ?
J'aime ce pays.
Un pays sauvage peuplé de sauvages.
Il va changer.
Il y a de vraies opportunités ici.
L'Angleterre est si triste et civilisée.
Duncan.
J'ai... j'ai trĂšs froid.
Je suis désolé.
C'est mieux ?
Oui, merci.
Vous savez...
je crois que vous avez oublié ce qu'est vraiment la vie à Londres.
C'est ça le problÚme.
Vous auriez dĂ» ĂȘtre lĂ avant que nous partions.
C'était tellement joyeux.
Les théùtres étaient pleins tous les soirs.
Et toutes ces fĂȘtes.
Jette un coup d'oeil dans les environs.
Major, les Iroquois sont proches. Réveillez les autres.
Allez, debout ma beauté. On y va.
- OĂč est le Major. - Retournez dans la cabane.
Comment osez-vous me pousser comme ça ?
Je vous ferai fouetter.
Parlez moins fort, vous allez attirer tous les Indiens. Allez.
Je n'ai jamais été traitée comme ça de toute ma vie.
Il faut un début à tout. Allez, rentrez.
Il faut partir.
David, réveille-toi, il faut partir.
Duncan.
Cet homme est l'homme le plus grossier que j'ai jamais vu.
Non, non...
Ne me touchez pas !
Les Iroquois arrivent.
Vite, partons.
Viens vite, David.
Alors, comme ça, vous allez me faire fouetter.
Et comment ! TrĂšs durement.
En Angleterre, on traite les femmes différemment.
Ah oui ? Comment ?
Avec respect.
HonorĂ©es, admirĂ©es, et mĂȘme adorĂ©es.
MĂȘme adorĂ©es ! Pourquoi ?
Oh... vous... vous ĂȘtes impossible.
Alors adorée ?
Il ne faut pas s'attendre a ce qu'un sauvage...
respecte une femme simplement parce que c'est une femme.
Ce n'est pas une raison suffisante.
Ici, on respecte les gens pour ce qu'ils font.
C'est original.
Vous, par exemple.
Vous ne faites que pleurnicher.
Vous ĂȘtes la meilleure pleurnicheuse Ă poser le pied en AmĂ©rique.
Je ne supporterai pas ça. Duncan !
Vous devriez vous calmer Alice, la route est encore longue.
Tu es fatiguée. On est presque arrivés.
C'est vrai.
Le jour va se lever.
Du haut de cette colline, on pourra voir le fort.
Allez, on y va.
C'est de cette colline qu'on va voir le fort ?
Peut-ĂȘtre.
Les collines sont étranges, parfois le haut n'est pas vraiment le sommet.
Et il faut encore grimper plus haut.
J'ai toujours voulu trouver un endroit oĂč je pourrais tout voir d'en haut.
Un peu comme ta soeur Alice.
C'est ça.
Des soldats anglais.
- Il n'y en a pas beaucoup. - Et ils ont l'air épuisé.
C'est notre pĂšre !
Vous croyez que Montcalm a pris le fort ?
On va vite le savoir, venez.
PĂšre !
PĂšre, voici nos amis, OEil de Faucon et Uncas.
Ils nous ont sauvés des Indiens.
Qu'est-ce que ça veut dire, Heywood ?
J'avais envoyé un message pour vous dire de rester à Fort Edward.
On n'a jamais eu ce message.
Ce doit ĂȘtre le messager qu'on a retrouvĂ© mort sur la route.
Vous avez perdu le fort, Général ?
Oui. On a tenu tant qu'on pouvait.
On espérait des secours de Fort Edward. Mais en vain.
Je me suis rendu pour épargner les hommes.
Une reddition honorable.
Je vois qu'ils vous ont laissé vos armes.
Vous avez de la poudre et des munitions ?
Nous n'en avons pas.
Et les Indiens de Montcalm ?
Ils sont rentrés chez eux.
Montcalm nous a garanti qu'ils ne créeront plus de problÚmes.
Vraiment ? C'est trĂšs gentil de sa part.
Vous pensez qu'ils vont nous attaquer ?
J'en suis certain.
Cora, Alice, montez dans un de ces wagons.
Les autres, Ă cheval.
Accélérez, Général, il faut trouver un endroit pour livrer bataille.
- Pourquoi ? - Nous allons ĂȘtre attaquĂ©s.
Par qui ? ll n'y a personne.
Ils sont lĂ , nous pouvons le sentir.
Je vous conseille de le croire, mon Général.
Il sait de quoi il parle.
En avant, au galop !
Baillonnettes au canon, Général.
- Faites passer Heywood. - Oui, Monsieur.
Les femmes peuvent se cacher lĂ . Allez-y.
Va donner ça à tes soeurs.
Je vais aller au fort chercher des secours.
- Vous restez. - J'y vais, je connais la forĂȘt.
Vois si tu peux trouver un détachement.
- Comment est-il ? - Son pouls est faible.
J'ai trouvé un tonneau de poudre dans le wagon.
Ăa fera plus de bruit que de mal.
Oui, mais les Indiens ne le savent pas.
Viens le donner aux hommes.
Prenez les boutons de vos uniformes, des pierres,
tout ce qui pourra les atteindre de prĂšs.
Alice ! Reviens !
Munro.
Occupe-toi de pĂšre.
OEil de Faucon.
Oui, Alice.
Vous aviez raison.
Il n'y a pas de place...
en Amérique du nord...
pour une pleurnicheuse.
FIN
ADAPTATION : FRANK LIPSIK
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