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Original subtitles

PARADE DE PRINTEMPS

Joyeuses Pâques

Joyeuses Pâques ,!

Joyeuses Pâques

Joyeuses Pâques ,!

Quel régal pour les mírettes Je vaís faíre des emplettes

Joyeuses Pâques à vous

J'aí le chapeau qu'íl vous faut Joyeuses Pâques

Joyeuses Pâques

Celuí-cí est très beau Joyeuses Pâques

Joyeuses Pâques

Celuí-cí est parfaít pour se promener

Celuí-cí est uníque Et son príx est modíque

Joyeuses Pâques à vous

Un chapeau de demoíselle Joyeuses Pâques

Joyeuses Pâques

Avec un brín de dentelle Joyeuses Pâques

Joyeuses Pâques

Ce chapeau est un classíque Il est magnífíque

le blanc c'est élégant Joyeuses Pâques à vous

Celuí-cí est merveílleux Qu'en pensez-vous, monsíeur ?

Je le prends.

Monsíeur a très bon goût Joyeuses Pâques à vous

C'est le plus beauíour de l'année Joyeuses Pâques

ll ne peut ríen vous arríver Joyeuses Pâques

Quel bonheur de se promener Sur la célèbre avenue

On se sent le c%ur léger Joyeuses Pâques à vous

Joyeuses Pâques Joyeuses Pâques

Joyeuses Pâques à vous

Un lapín pour ma fíancée

Une poupée aux cheveux bouclés

Un avíon, un traín Et un ours pour ma dulcínée

Un chaton pour ma déesse

Un château pour ma príncesse

Ca alors, qu'est-ce que t'en dís ?

Une vraíe batteríe

J'en suís tout étourdí

Je suís fou des batteríes

Ouí, fou des batteríes

Je passeraís ma víe A íouer de la batteríe

Mes bâtons sont políssons Et mon roulement

A du tempérament

Quel enchantement

Ecoute le son des víolons

le trombone et le saxophone

le tue-tête des clarínettes

C'est la fête J'en perds la tête

les notes vont s'élever la musíque va s'envoler

Allez hop, on y va.

- Joyeuses Pâques, Essie. - M. Hewes.

Chérie, où êtes-vous ?

- Don, j'ai essayé de vous joindre. - Essie, voulez-vous m'aider ?

Merci. Un lapin de Pâques m'a retardé.

Bonjour, chérie.

Tenez.

Vous n'auriez pas dû.

Sont-ils venus pour les malles ? C'était prévu pour ce matin.

- Tout n'était pas prêt. - Nous les enverrons par pigeon.

Essayez votre chapeau.

Allons à la parade avant de prendre le train.

Je ne veux pas prendre ce train.

Sans lui nous serons en retard pour l'ouverture à Chicago.

Regardez ça.

ll est parfait pour la plus belle des femmes.

Don, il faut que je vous parle.

Essie !

- Prenez Michelle. - Viens, miniature.

On m'a demandée pour un spectacle.

Bien sûr. C'est aussi mon cas.

Oui, je le sais.

Ecoutez, chérie, nous formons un duo.

C'est sérieux, cette fois.

Nadine et Hewes ? C'est écrit en poussière d'étoiles.

lls m'ont proposé un contrat fantastique.

lls feront de moi une star.

Et vous pouvez danser avec une autre.

Attendez un instant.

Je suppose que je le pourrais.

Je l'ai souvent fait.

Ce n'était que mon métier.

C'était avant que je vous rencontre.

ll ne s'agit pas seulement de danse.

C'est différent.

ll s'agit de...

nOUS.

Que ne donneraís-íe Pour danser avec vous

Vírevolter sur la píste Joue contreíoue

Avec vous Je suís au paradís

Je ne sauraís l'explíquer

Maís c'est aínsí

Un tête-à-tête C'est merveílleux

Un símple regard Etíe me noíe dans vos yeux

J'aí dansé bíen des foís Dans d'autres bras que ceux-là

Maís personne ne faít battre Mon c%ur

Et ne l'ínvíte au bonheur

Autant que vous

Maís personne ne faít battre Mon c%ur

Et ne l'ínvíte au bonheur

Autant que...

J'espère que je dérange.

Professeur, quand êtes-vous rentré ?

A l'instant. Un examen à passer.

- Je suis libre pour la journée. - Bien.

- Un coup de main pour fêter ça ? - Nadine.

- Johnny. - Je vous ai apporté quelque chose.

Johnny ! Oh, Johnny, qu'il est mignon.

Je sais quelle robe porter avec lui.

Essie. Essie !

- Enlevez votre manteau. - Regardez ce que M. Harrow a apporté.

- Encore un ? - Pour ma robe beige.

Qui t'a aplati le visage ?

Où a lieu la soirée d'adieu ? Au Delmonico ?

- Asseyez-vous. - Au Sherry ?

Décidez. C'est vous, le fêtard.

J'aimerais que vous ne partiez pas !

Je ne pars pas.

Mais, chérie...

J'ai signé le contrat, Don.

- Vous avez quoi ? - Je l'ai signé cet après-midi.

Je vais participer à un spectacle.

Vous plaisantez !

Nous avons signé pour les six prochains mois.

Vous avez signé, pas moi.

lls ne me tiennent en aucun cas.

Je sais que cela peut sembler égoIste, Don

mais je dois penser à moi.

Après tout, Ia danse de salon n'a pas d'avenir.

Vous comprenez, n'est-ce pas ?

Non. Je suis désolé.

Je ne comprends pas.

- Don... - Johnny, vous comprenez ?

Pour être honnête, non.

Vous n'êtes pas sérieuse. Cela n'a pas de sens.

- J'ai toujours cru que Don et vous... - Vraiment ?

ll a tout fait pour vous. Pourquoi l'abandonner maintenant ?

Johnny...

Vous ne comprenez pas ?

Je ferais mieux d'aller voir Don.

Nous devions dîner ensemble.

- Nous reviendrons. - Mais...

- Peut-on noyer une brune là-dedans ? - De quelle taille ?

Un mètre soixante-dix.

- Essayez ça. - Deux bourbons, Mixe.

Elle ne vient pas à Chicago.

Comme je le dis toujours, qui voyage seul voyage plus vite.

Vous devez en savoir sur les femmes.

J'ai toujours été célibataire.

- Vous êtes intelligent... - Mixe.

A travailler là on finit par connaître les gens.

C'est une clinique, ici. On vient avec ses problèmes.

En écoutant, on apprend.

En 1 5 ans, j'ai appris à répartir Ies problèmes en deux classes.

- Lesquelles ? - Les femmes et leurs mères.

- Bonjour, Don. - Bonjour.

Oh, bonjour, professeur.

- Une blonde ou une brune ? - La même chose.

Brune. Ce sont elles qu'il faut surveiller.

Comment m'avez-vous trouvé ?

Je n'avais pas ma boule de cristal, alors je vous ai suivi.

Voici mon ami Mixe un adepte d'Aristopha'ne.

- Comment allez-vous ? - Enchanté.

Don, je vous ramène auprès de Nadine.

C'est elle qui vous envoie ?

- Non, mais... - Voilà le problème des études.

Vous lisez trop. Il y a plus à apprendre ici qu'à la bibliothèque.

- N'est-ce pas, Mixe ? - L'éducation n'est pas le problème.

Ce sont les gens qui la gâtent.

Nadine n'était pas sérieuse.

Vous êtes faits l'un pour l'autre.

Si elle en aimait un autre je pourrais faire quelque cho'se.

Vous ne pouvez pas vous passer l'un de l'autre.

Je ne peux pas me passer d'elle ?

Chacune de ces filles a autant de talent qu'elle.

ll n'y en a pas une comme Nadine.

- Elle danse comme un ange, elle... - Je lui ai tout appris.

- Je peux faire pareil... - Elles dansent !

... avec n'importe laquelle d'entre elles.

Mais ce ne serait pas Nadine.

Je lui ai promis de revenir. Vous venez ?

Elle sait où me trouver.

Elle reviendra quand elle n'aura plus de contrats.

Vous êtes sûr ?

Oui, merci. Allez-y seul.

Très bien. Prenez soin de lui, Mixe.

D'accord.

N'importe laquelle.

Ai-je besoin d'elle ?

On ne peut pas se passer des autres.

- Merci, Mixe. - Chaque homme a ses attaches...

et fait partie du tout.

Excusez-moi.

Je pense que vous ferez l'affaire.

- Quelle affaire ? - Je cherche une cavalière.

- Mauvais numéro. - Il me faut une nouvelle partenaire.

100 dollars la semaine.

100 dollars ? Ce ne sera pas assez.

- Très bien, 150 dollars. - 1 50.

Merci. Puis-je y aller ?

Bien sûr. Un instant ! Voici ma carte.

J'organise une audition chez Michael. Vous connaissez ?

La 5e avenue.

Parfait. Demain matin, à 10 heures.

Tu peux m'attendre.

- Bonjour, Hannah. - Bonjour. Vous pouvez m'aider ?

- Bien sûr. - Merci.

Ce type est sympa. Un peu malheureux et un peu seul...

C'est ça, il a dû semer son gardien.

ll voulait que je quitte un emploi stable qui paie 1 5 dollars par semaine.

- Merci. - Je n'ai pas retenu son nom.

Don Hewes.

Don Hewes ?

Je suís née dans le Míchígan

Etí'attends désespérément

leíour oùíe reverraí

la vílle oùíe suís née

Je connaís une ferme Dans le Míchígan

Où l'on peut pêcher tranquíllement

A l'ombre des peuplíers

Quí entourent les champs de blé

Je me sens seule parfoís

Je vaís vous díre pourquoí

Je veux revoír Je veux revoír

Je veux revoír ma ferme

Et vívre paísíblement

Au mílíeu des vaches et des champs

Je veux écouter le coq chanter

Et me lever du bon píed

Votre vílle est magnífíque Elle est fantastíque

Maísíe veux rentrer Afín de retrouver

Celuí quí faít battre mon c%ur

Je veux retrouver Et fouler de mes píeds

la terre oùíe suís née

Je veux revoír Je veux revoír

Je veux revoír Ma petíte ferme

Et vívre paísíblement

Au mílíeu des vaches et des champs

Je veux écouter

le coq chanter Et me lever du bon píed

Votre vílle est magnífíque Elle est fantastíque

Maísíe veux rentrer Afín de retrouver

Celuí quí faít battre mon c%ur

Je veux retrouver

Et fouler de mes píeds

la terre

Oùíe suís née

Elle ne viendra pas. Allons-y.

Vous avez dit 10 heures. Elle n'a qu'une minute de retard.

Elle ne viendra pas. Du moins, je l'espère.

A vrai dire je me suis laissé aller', hier soir.

Je ne m'en souviens pas bien, mais je crois m'être emporté.

Dans ce cas, cela fera cinq dollars.

Voilà. J'en aurais payé dix pour partir aussi facilement.

Je suis en retard ? Je suis désolée, M. Hewes.

Je n'ai pas trouvé de bus. C'est Pâques, aujourd'hui.

J'ai dû marcher.

Vous auriez dû voir le visage de M. Pastini quand j'ai démissionné !

ll était furieux.

Bonjour.

Redites-moi ça.

- Bonjour. - Je parle de votre démission.

Vous m'avez dit de démissionner.

Je sais ce que j'ai dit. Voici Marty.

- Bonjour. - Votre nom ?

Hannah Brown.

Nous allons arranger ça, j'en suis sûr.

Ce n'est pas compliqué.

Je dirige sur quatre temps, par votre gauche.

Demi-tour à droite révérence et je me courbe.

A cinq, vous vous relevez. Un tour à droite, puis à gauche.

Le bras droit tendu pour se préparer au premier lever.

Je vous demande pardon ?

Vous me comprenez, n'est-ce pas ?

Non.

Mlle Brown, quel imbécile vous a dit que vous étiez une danseuse ?

C'est vous.

Si je l'ai dit, c'est que vous l'êtes.

Recommenc,ons depuis le début.

Pied gauche en avant, s'il vous plaît.

Pied gauche en avant.

Vous allez me détester.

- Vraiment ? - Oui.

Vous distinguez Ia gauche et la droite, non ?

- Je ne suis jamais sûre. - Oh, non.

J'étais gauchère, quand j'étais jeune.

Le médecin a dit à ma mère que j'allais devenir une criminelle.

lls m'ont fait faire des choses avec Ia main droite et tout est confus.

Comment faisiez-vous, hier ?

Pour mon spectacle, j'enfile une jarretière sur ma jambe gauche,

mais je n'en ai pas aujourd'hui.

Ca, c'est votre jambe gauche.

Et ça, votre jambe droite. Vous voyez ?

Oui.

Tenez.

- Du ruban adhésif. Mettez-le. - Merci.

Je me suis laissé emporter, c'est un euphémisme.

- Prête. - Parfait. Venez là.

En avant la musique.

Voici ce que vous allez faire. Et...

Gauche, droite, gauche, droite.

Un tour à droite. Révérence. Et un tour à droite.

Un tour à gauche. Bras tendu.

Lever, deux, trois, quatre.

Un, deux, droite, gauche, droite.

Bien. Un, deux, trois, quatre.

Tournez, deux, trois, quatre.

Tournez, deux, trois. On change.

C'est ça. Plus doucement, maintenant.

Très doucement.

Ne lâchez pas mon regard.

Vous avez l'air d'avoir mal.

Oui, le ruban est trop serré.

- Enlevez-le. - Ca ne prendra pas une minute.

ll me coupait la circulation.

Reprenez. Juste là.

- Ca va aller mieux, maintenant. - Et un, deux, trois, quatre.

Maintenant un regard intime, caressant.

Dans le public, chaque homme doit rêver d'être à ma place.

C'est l'idée.

Plus proche.

Encore.

Déjeuner. Marty, une heure, ça ira.

- Je laisse les partitions ? - J'ai réservé pour la journée.

- Ca ne gênera personne. - Parfait.

J'étais si mauvaise ?

Non, non.

Je n'ai jamais vraiment dansé, avant ça.

Vous serez parfaite.

M. Hewes vous n'êtes pas obligé 'de continuer.

- Ecoutez... - Sincèrement.

Vous êtes un grand danseur. Vous aurez qui vous voudrez.

Même les meilleures.

C'est vous que je veux.

Vous ne m'avez rien demandé. C'est moi qui vous ai choisie.

Vous serez parfaite, pour vous comme pour moi.

Cela compte beaucoup, pour moi.

- Vraiment ? - Allons.

Regardez ! La parade de printemps. N'est-ce pas magnifique ?

C'est joli, si on aime Ies parades de printemps.

Je n'arrive pas à croire que je suis ici.

Je lisais des articles sur la parade de Printemps...

- Excusez-moi. -... à New Yorx.

Et je regardais les photos, ces femmes et leurs beaux vêtements

rêvant au jour où peut-être... Et me voilà ici.

Oh, regardez.

Puis-je vous photographier, Mlle Hale ?

Ne bougez pas, Mlle Hale.

Juste une autre, Mlle Hale.

- Parfait. Merci. - Mlle Hale.

Merci.

N'est-elle pas merveilleuse ?

Même avec ce chapeau ridicule.

- Comment, ridicule ? - Elle doit être importante.

Regardez ses vêtements, sa démarche.

Vous voyez son allure ?

Dans un an vous n'aurez rien à lui envier.

- Vraiment ? - Au printemps prochain, ici même,

vous serez le centre de toute cette excitation.

Les photographes se disputeront votre photo. Souvenez-vous-en.

Dans un an, on ne la remarquera plus, à côté de vous.

- Quelle jolie... - Nous la prenons.

- Bien, M. Hewes.

Puis-je voir ceci, je vous prie ?

- N'est-il pas superbe ? - Emballez-le et envoyez le tout.

Bien, M. Hewes.

- Vous êtes prête ? - Oui, M. Hewes.

ROBES

M. Hewes, je...

Ces robes sont splendides, mais...

- Mais quoi ? - Ressemblent-elles à Hannah Brown ?

ll n'y a plus d'Hannah Brown. Désormais, vous êtes Juanita.

Pourquoi m'avoir choisie si vous vouliez une Juanita ?

Ne le prenez pas mal. Ce sont les affaires.

Une danseuse doit être exotique.

Elle doit être...

une pêche.

J'ai I'air d'un citron, c'est ça 7.

Laissez-moi m'expliquer.

Quand vous marchez seule Ies hommes cherchent-ils votre re'gard ?

Bien entendu.

Se retournent-ils pour vous regarder ?

Je l'ignore.

Je ne me retourne pas pour vérifier.

Donnez-moi ça, marchez devant. Je veux m'en assurer.

Marchez devant. Je veux vérifier.

C'est bon, vous avez la technique.

Merci.

Lâchez ma main.

Gauche.

- Je crains que... - Ne vous en faites pas.

- C'était la première. - J'étais si nerveuse.

Une chose à retenir : ne m'étranglez pas.

Ca me déséquilibre.

- Je sais. - Du calme, vous serez parfaite.

Je l'espère. Est-ce vous qui les avez envoyées ?

- Oui. - Elles sont très belles.

- Allez vous changer pour le dîner. - Puis-je prendre les roses ?

Bien sûr.

- Continuez, les fleurs. Ca marche. - Bien, monsieur.

Cela s'est-il bien passé ?

Une seule révérence.

Quel dommage !

Eddie.

Eddie, descends de là. Assis.

Parfait, asseyez-vous tous. Assis !

On devrait prendre des chiens, demain.

- Voici la demoiselle. - Nadine.

Chéri, votre message m'a comblée.

- Quand êtes-vous rentré ? - Ce matin.

Puis-je vous recommander Ie filet de sole meunière ?

- Monsieur en a pris hier soir. - Hier soir ?

- Nous commanderons plus tard. - Je débarrasse.

Nous attendons quelqu'un.

- Déjeuner pour trois ? - Qui nous rejoint ?

Une personne très importante pour nous deux.

Johnny, vous allez me présenter votre père ?

Ecoutez, Nadine notre avenir est si éloigné'de nous !

Des années d'étude m'attendent.

Je vous croyais sur le point de finir votre droit.

C'est le cas, mais j'ai décidé de devenir médecin.

J'attendrai.

Le combat s'annonce difficile.

Je n'hériterai pas des biens de mon père avant...

- 55 ans au moins. - 55 ans ? Quel étrange arrangement !

Mon père était un original. Il détestait les enfants.

J'adore les enfants.

Vous pourriez en adopter un.

- Le voilà. - Bonjour, Johnny.

Donald. Pardonnez-moi je passe un oral de psycholo' gie.

Vous quoi ? Vous allez le rater.

Bonjour, Nadine.

Je suis heureuse de vous voir, Don. Asseyez-vous.

- Merci. - Il me tardait de vous parler.

Vraiment ?

Vous avez l'air fatigué.

C'est ma nouvelle routine. Vous avez connu ça.

Cela fait si longtemps.

Je pourrais vous dire combien de minutes.

Monsieur va-t-il revenir ?

Oui, mais pas pour déjeuner.

Un déjeuner pour deux personnes ?

Nous avons d'excellentes côtelettes d'agneau grillées.

Nous commanderons plus tard.

Très bien, monsieur.

Je suis...

content de vous voir.

J'ai entendu parler de votre spectacle.

ll n'est pas encore vraiment lancé.

C'est tellement étrange de danser avec une autre personne.

Rappelez-vous la première à Boston. Trois rappels, huit révérences !

Nous avons arrêté trop tôt.

J'ai gardé tous les articles.

- Ecoutez, chérie, je me disais... - Je commence bientôt les répétitions.

Vous êtes restée sur cette idée folle ?

Folle ? Parce que je ne veux pas être une banale danseuse toute ma vie ?

Cela vous suffisait quand je vous ai sauvée de la chorale.

Vous pensez que sans vous, j'y serais encore ?

Peut-être. L'homme qui tenait cet endroit n'était pas Ziegfeld.

Laissez-moi vous dire : si vous vous en sortez bien sans moi

dites au moins à cette couturière de ne pas m'imiter.

Vous imiter ? Elle ne vous a jamais vue.

Non, mais vous, si.

Tous mes amis se moquent.

- C'est donc cela. - Oui, c'est cela.

- Et dites à cette Mlle... - Brown. Hannah Brown.

- J'ai quelque chose à faire. - Ne me laissez pas seule.

Vous oubliez ? Vous êtes seule, désormais.

Monsieur va-t-il revenir ?

Une fois de plus, non.

Déjeuner pour une personne ?

Puis-je vous suggérer Ie filet d'aloyau ?

Merci. Je n'ai pas faim.

Certainement, mademoiselle.

Revenez nous voir.

Avec vos amis.

Combien vous dois-je ?

Voyons. Rôti de b%uf, tarte, lait.

Cela fera 1 5 cents.

- Merci. - Merci. Au revoir.

Au revoir.

On ne peut se fier à la météo. Ils avaient prévu de la pluie !

Qu'ils parlent de soleil, je prends un imperméable.

Oh, je suis terriblement...

confus.

Ce n'est rien. Nous pouvons nous redresser.

ll pleut ?

Oui.

Que ça cesse ! J'ai un rendez-vous.

Personne n'oserait vous reprocher votre retard.

Lui, si.

- Vous devriez divorcer. - Ce n'est pas mon mari.

- Ne l'épousez pas. - C'est professionnel.

- Je crois que ça se lève. - Non ! Il pleut encore des trombes.

Je parie que vous aimez marcher sous la pluie.

- C'est vrai, mais... - Mais chez vous, à la campagne.

- Oui. - Dans les bois, au printemps ?

- Mais vous ne portez pas ce chapeau. - Je dois vraiment y aller.

Vous ne pouvez pas partir comme ça.

- Vous risquez la pneumonie. - Quoi ?

- J'appelle un taxi. - N'en faites rien.

- Je ne vais qu'à deux rues d'ici. - Non.

Ne bougez pas.

En deux minutes, vous avez appris que je n'étais ni mariée ni fiancée,

et que je venais de province, pour affaires.

Pas mal, n'est-ce pas ?

Mais vous ne m'avez rien dit de vous.

Je suís un homme éprís Avec un parapluíe

Cherchant l'amour Par uníour de pluíe

Je suís un homme éprís Avec un parapluíe

Heureux de voír que les cíeux Se sont assombrís

les gouttes nous ont réunís Vous m'en voyez raví

Peut-être cette douce pluíe M'ouvríra-t-elle le c%ur

De celle avec quí J'affronte la pluíe

Je rêve d'être celuí Quí sous son parapluíe

Aura réussí A vous faíre changer d'avís

Par uníour de pluíe

Pour chaque homme Avec un parapluíe

ll y a un c%ur à prendre lesíours de pluíe

Pour chaque homme Chaque homme avec un parapluíe

Víent uníour Où le cíel s'assombrít

les gouttes nous ont réunís Et vous m'en voyez ravíe

Peut-être cette douce pluíe fera-t-elle changer d'avís

Celle quípartage votre parapluíe

Etíe l'aíderaí, luí

l'homme au parapluíe

A trouver Un c%ur à aímer

Sous son parapluíe

Dans ce métier Ia première règle est la po' nctualité.

- Vous êtes en retard. - Je suis désolée.

- Ca va. - J'ai été prise sous...

J'ai dit que ça allait.

J'ai une chose importante à vous dire. Je sais ce qui ne va pas.

- Vraiment ? - Oui.

Vous essayez d'être une autre.

J'essaie de quoi ?

- Regardez-vous. - Eh bien ?

- Cette robe. - J'ai essayé d'expliquer...

- Ce chapeau. - Peu flatteur, je sais.

- Votre fac,on de bouger. - C'était votre idée.

D'accord. J'ai changé d'avis.

- Désormais, soyez vous-même. - Vraiment ?

Vous reprendrez depuis le début. Et plus de déguisements.

ll n'y aura plus de Juanita.

Désormais, vous êtes Hannah Brown.

Tout ce que vous voudrez.

- Connaissez-vous cette chanson ? - Oui.

- J'aimerais vous entendre la chanter. - D'accord.

Venez là, que je vous voie, s'il vous plaît.

J'aíme le píano J'adore le píano

J'aíme entendre sa douce musíque

Celle du píano Du grandpíano

C'est un ínstrument magíque

Je connaís le secret

Pouríouer d'un Steínway

Je laísse courír mes doígts Sur le píano en boís

De la poínte du píed Je me mets àíouer

Je me laísse símplement bercer

Ríen ne me réíouít Plus que d'écouter

Un géníe du píanoíouer

faítes-moí un cadeau Gardez le tempo

Du P-l-A-N-O Oh, oh !

Je m'arrête touíours Devant un píano

Car íl n'y a ríen de plus beau

Oh, c'est merveilleux !

- C'est vrai ? - Superbe.

- Vous connaissez ça ? - Oui.

Epatante !

On croise.

C'est parfait.

On tourne.

Oui !

Je m'arrête touíours Devant un píano

Car íl n'y a ríen de plus beau

ll la surnomme Mon sucre d'orge

Mon Sucre d'orge

lls s'ínventent des surnoms

ll l'appelle mon petít chou

Elle l'appelle mon roudoudou

lls s'ínventent des noms doux

Petít chou, petít chou Petít chou

ll la surnomme Mon sucre d'orge

Mon sucre d'orge

Tous leurs voísíns sont à bout

Taísez-vous, taísez-vous Taísez-vous

Est-íl nécessaíre de partager

Avec vos voísíns de palíers

Vos éternels bavardages

Et vos babíllages

Joue, íoue Joue du víolon

Mets ton menton En posítíon

faís glísser l'archet Et laísse-toíporter

Víbre, víbre Petít víolon

faís-nous partager Tesíolís sons

faís-nous víbrer Sur des rythmes syncopés

ENTRÉE DEs ARTIsTEs

Audition pour M. Ziegfeld

Quand le traín partíra Pour l'Alabama

Alabama, Alabama

- J'y seraí - Où Ca ? Où Ca ?

- J'aí mon bíllet - Montre-moí, montre-moí

Et quand le contrôleurpassera

Tu feras quoí ? Tu feras quoí ?

Je l'attraperaí Etíe luí díraí

Alabama, Alabama

Puís le traín s'arrêtera Etíe seraí chez moí

Dans la maíson oùí'aí grandí

Près du paradís

Croyez-moí, íe seraí là Quand le chef de gare críera

En voíture, en voíture En voíture pour l'Alabama

Croyez-moí, íe seraí là Quand le chef de gare críera

En voíture

En voíture

En voíture pour l'Alabama

Arrêtez !

lls demanderont plus d'argent à M. Ziegfeld. C'est bon, Don.

ll a aimé le spectacle et veut vous rencontrer.

- Merci, Al. - C'est gentil.

C'est la femme que nous avons vue à la parade ?

Cette femme avec son chapeau ?

- Je ne vous présente pas. - Bonjour, Don.

Je suis heureuse de vous avoir dans mon spectacle.

- Votre spectacle ? - Voici Mlle Brown.

Nadine Hale, notre vedette.

Je voulais vous rencontrer. Don m'a parlé de vous.

- Don vous a... - Harry, le numéro de Mlle Hale.

Excusez-moi.

Harry, il me faudrait quatre mesures pour mon introduction.

C'est la Nadine avec qui vous dansiez ?

Oui.

Pourquoi ne pas me l'avoir dit ?

- Je n'y avais pas pensé. - Etiez-vous amoureux ?

- Comment ? - Etiez-vous amoureux d'elle ?

- Eh bien, nous... - Peu importe.

- Hannah, attendez. - Don, M. Ziegfeld vous attend.

Je vous retrouve à l'hôtel.

Taxi.

Bonjour !

- Bonjour. - Où étiez-vous passée ?

Je vis dans ce drugstore, espérant vous revoir.

- Comment allez-vous ? - Très bien. Et vous ?

Très bien.

- Je suis content de vous revoir. - Moi aussi.

Cette conversation vous coûte de l'argent.

Oui. Je dois y aller.

- Que faites-vous ici ? - Nous passons une audition.

Vous connaissez Hannah et Hewes ?

Hannah et Hewes ? Vous êtes Hannah Brown ?

- Vous me connaissez ? - Bien sûr, grâce à Don.

- Vous connaissez Don ? - Nous sommes des frères.

- Hé ! - Je suis désolé.

ll faut que je...

Un instant. Je ne vais pas vous perdre à nouveau.

- Dînons ensemble ce soir. - Je ne crois pas...

ll n'en vaut pas la peine.

- Je fais partie de la famille. - Entendu.

- J'arrange ça avec Don. - Parfait.

- Où habitez-vous ? - Au Regency Parx Hotel.

- Le Regency Parx Hotel. - Je passe vous prendre à 19h30.

- Au revoir. - Au revoir.

Monsieur l'agent, je vous remercie.

- Bonsoir. - Bonsoir.

Alors ?

Qu'a-t-il dit ? Quand commenc,ons-nous ?

Nous ne commenc,ons pas. Nous avons refusé.

Refusé ?

Mais, Don, je...

Je ne comprends pas. Nous avons tellement travaillé !

C'était votre plus grand rêve.

Venez ici.

Asseyez-vous.

ll existe toutes sortes de rêves.

Certains rêvent d'une petite ferme, pour s'y installer.

Un petit coin bien à eux.

C'est ce que nous voulons :

un coin à nous sur l'enseigne.

''Hannah et Hewes'' en lettres de lumière.

Ce doit être à nous nous ne le partagerons 'pas.

Et Nadine ne peut danser avec vous. Elle ne peut se mesurer à vous !

Vraiment ?

C'est certain.

Professeur ! Comment m'avez-vous trouvé ?

- Eh bien... - C'est merveilleux. Entrez donc.

Hannah, voici un homme merveilleux. Johnny Harrow, Hannah Brown.

- Bonsoir. - Bonsoir.

- Asseyez-vous. - Merci.

- Que faites-vous ce soir ? - J'avais prévu de...

Dînez avec nous. Je me charge de réserver.

Nous n'accepterons pas de refus.

- Vous voulez inviter quelqu'un ? - C'est déjà fait, je crois.

- Venez avec elle. - C'est d'accord, merci.

- Elles sont magnifiques. - C'est pour vous.

Merci, Johnny. Donnez-moi un instant. Je m'habille.

Don, vous pouvez venir avec nous...

si vous le souhaitez.

ll n'y avait pas de raison que vous m'offriez des fleurs.

Dites à Hannah que je la verrai demain.

- A plus tard, Johnny. - Au revoir, Don.

- Don dit qu'il vous verra demain. - Merci.

Johnny, peut-on aller à un endroit où nous pourrons parler ?

J'en connais un.

- Merci. - Vous ne voulez pas commander.

Si.

Notre spécialité ce soir : Ie b%uf stroganoff.

- Mais vous n'aimerez pas. - Cela a l'air délicieux.

Nous en prendrons tous les deux.

- Avez-vous de la salade ? - Il n'existe qu'une salade.

La Salade Franc,ois.

- Votre salade ? - Essayons.

- L'essayer ? - Qu'y mettez-vous ?

Laissez-moi vous montrer.

Le secret de cette salade fut transmis

par mon arrière-grand-père à mon grand-père,

puis à mon père et enfin à moi.

Des épices...

dlnde.

Des herbes d'Afrique.

De l'ail...

un régal pour le gourmet.

Je caresse le saladier avec la gousse.

Des petits pois de France.

Appartement 24B.

Un %uf...

de poule.

Du citron.

ll faut être impitoyable.

Du parmesan d'ltalie.

Je le mets quand même.

Un oignon des Bermudes. Coupez-le en fines lamelles.

Cela donne du goût à la salade.

Cela la rend vive, rafraîchissante

et joyeuse.

Mélangez, fatiguez, tournez.

Tournez, fatiguez, mélangez.

Mélangez, fatiguez, tournez.

Non, je ne crois pas.

Cet endroit est très beau.

Je l'aime beaucoup.

De quoi vouliez-vous me parler ?

Vous êtes bons amis, Don et vous ?

Oui.

- A-t-il été marié ? - Non.

Fiancé ?

Ce n'est que de la curiosité.

ll ne parle jamais de lui.

Sauf pour parler de danse.

- Tout n'est que professionnel. - C'est bien ainsi.

Parfois

on se trompe durant le spectacle et il me demande

de rester répéter avec lui.

Nous sortons tard et dînons ensemble

puis nous dansons,

rien que tous les deux.

Parfois, je fais exprès de me tromper.

Franc,ois avait raison. Nous sommes trois, ici.

Ecoutez :

imaginons que Don s'intéresse à quelqu'un d'autre.

Vous parlez de Nadine ?

lls ont travaillé ensemble.

- Il l'aimait, n'est-ce pas ? - Je l'ignore. Je suppose.

Eh bien, il ne l'aime plus.

ll a décliné l'offre de Ziegfeld.

Pourquoi ?

ll dit que Nadine ne peut pas danser à côté de moi.

Je suis d'accord avec lui.

Que voulez-vous que je vous dise d'autre sur Don ?

Rien.

Parfait. Parlons de nous deux.

Savez-vous que la science dit qu'on tombe amoureux plus vite sous la pluie ?

Je peux le prouver.

Car c'est ainsi que je suis tombé amoureux de vous.

Vous n'êtes pas fâchée ?

Fâchée ? Non, je ne suis pas fâchée.

Je suis très fière.

Pensez-vous...

que vous pourriez m'aimer ?

Oh, Johnny, je serais idiote de ne pas vous aimer.

Mais...

je suis amoureuse de Don.

En êtes-vous sûre ?

Et ce n'est...

Ce n'est pas comme je l'imaginais.

Ce n'est jamais le cas.

Voyez-vous...

J'ai toujours rêvé

que l'homme que j'aimerais

m'enverrait des fleurs

qu'il me ferait vaciller et me prendrait dans ses bras.

Ce n'est pas ainsi, avec Don.

ll ne sait même pas que j'existe, Ia moitié du temps.

Quand il me fait vaciller

c'est durant le spectacle.

Quand il m'envoie des fleurs

c'est pour les affaires.

Oh, il m'a bien prise dans ses bras,

mais jamais devant moins de 700 personnes.

Ce n'est pas sa faute.

C'est la mienne.

lls nous adressent Ieurs v%ux de réussite...

Mais moi, mon v%u, c'est lui.

Nous devrions bientôt être servis.

Je n'ai pas vraiment faim.

Moi non plus. Nous y allons ?

Oui.

Nous ne restons pas.

- Vraiment ? - Non.

Votre chapeau et votre manteau, M. Harrow.

GRANDE PREMIjRE

Dans le Sud On a nos habítudes

Tout le monde dít Que pour écarter les soucís

ll suffít de tírer un traít

Dans le Sud Quand la tempête faít rage

Tout le monde Se rappelle notre víeíl adage

Et tíre un traít

fínís les soucís fínís les ennuís

Pourquoí s'ínquíéter Y a qu'à tírer un traít

Sí vous avez des soucís Que Ca vous gâche la víe

faítes-les s'en aller En tírant un traít

faítes comme les vaudous Et laíssez-vous

Charmerpar la mélodíe

laíssez-vous aller Et vous verrez

Qu'íl est símple d'oublíer

les petíts soucís Quí vous gâchent la víe

ll suffít de tírer un traít

Tírer un traít

fínís les soucís

fínís les ennuís

Pourquoí s'embêter Quand íl suffít

Quand íl suffít De tírer un traít

Oublíer les soucís C'est pas complíqué

Pour cela íl suffít De tírer un traít

Tírer un traít

Un traít

Un traít

Allô ?

Hannah ! Vous n'annulez pas Ie rendez-vous, j'espère !

Johnny, savez-vous où est Don ?

Je ne l'ai pas vu depuis hier. J'ai appelé partout.

Non, mais il n'y a pas de raison de s'inquiéter.

ll était très déprimé, ces dernières semaines.

Et les journaux parlent du succès que remportent les follíes.

Vous savez, il a refusé et...

Je ne sais pas.

Je suis très inquiète pour lui.

Un instant, Johnny.

Restez en ligne, on frappe à la porte.

- Bonjour, chérie ! - Don !

- Où étiez-vous ? Et les critiques ? - J'ai vu. Excellentes.

- Mais attendez notre tour. - Notre tour ?

- Dillingham veut nous engager. - Dillingham ?

ll m'a appelé ce matin. J'ai passé la journée avec lui.

- Il nous veut au centre du spectacle. - Oh, Don !

- Avez-vous un calendrier ? - Un calendrier ? Ici !

- En voilà un. - Parfait. Poussez-vous.

Tout est déjà prévu.

On débute un lundi. Quatre semaines de répétition.

Quatre semaines sur la route. Première à New Yorx le 6 avril.

Oh, Don, regardez !

7 avril. Qu'y a-t-il ?

Pâques. Nous serons rentrés pour la parade de printemps.

- Exact. Nous avons rendez-vous, non ? - Si.

- Fêtons ça ce soir. - Magnifique.

- Sortons en ville. - J'adorerais !

Je dois voir les auteurs. Passez me prendre.

- D'accord. - Parfait.

A huit heures.

- Précises. - Précises.

Au revoir.

Johnny, vous êtes là ?

Je suís désolée.

Oui, je suis encore là.

Félicitations.

Vous avez entendu ? N'est-ce pas magnifique ?

Si, c'est splendide.

Vous ne m'en voulez pas si j'annule notre rendez-vous ?

Oh, Johnny.

Ne vous en faítes pas. Nous fêterons ca demaín soír.

Merci, Johnny.

Au revoir.

Opératrice ? Plaza 3-1 549.

Allô, Nadine ?

Nadine, je suis libre ce soir, en fin de compte.

Très bien.

- Bonsoir. - Je suis à l'heure ?

- Parfaitement. - Nous ne sortons pas ?

J'ai pensé que nous pourrions dîner ici.

- Avec plaisir. - Parfait.

Champagne ?

Oui.

Personne ne nous dérangera. Il n'y a que nous deux.

Nous pourrions parler de mes idées pour le spectacle.

- Une, en particulier, qui... - Quoi ?

Qu'y a-t-il ? Qu'ai-je fait ?

Rien. Voilà ce que vous avez fait. Rien.

J'espérais un dîner, pas une répétition.

Je ne devrais pas croire en votre humanité.

Vous n'êtes qu'une paire de chaussons de danse.

Je ne suis pas un accessoire !

Vous me donnez l'impression que je n'ai rien de féminin.

- Vous n'êtes qu'une paire de chaussons. - Vous l'avez déjà dit.

Je m'en moque !

En plus, j'ai acheté une nouvelle robe !

- Elle est belle. - Vous ne l'avez même pas regardée.

- C'est faux. - Oh, vraiment ?

Dites-moi : de quelle couleur sont mes yeux ?

Vous ne pouvez pas répondre car vous n'y avez jamais fait attention.

lls sont marron.

C'est juste.

- Je prends mon chapeau et... - Non, s'il vous plaît.

Ne peut-on rester ici ?

- Mais vous avez dit... - Je sais, mais...

c'était avant.

Cela ne compte plus, maintenant.

Parfait.

Ce feu est si charmant.

''Cela n'arrive que quand je danse avec vous.''

C'est une vieille chanson.

Elle est magnifique.

Oui, mais elle ne signifie plus rien pour moi.

J'ai cru pouvoir apprendre à danser à la première venue.

Vous l'avez fait.

Non. Nous l'avons fait.

Voilà l'idée que j'avais :

j'ai voulu prouver quelque chose et cela n'a plus d'importance.

Que ne donneraís-íe Pour danser avec vous

Vírevolter sur la píste Joue contreíoue

Avec vous Je suís au paradís

Je ne sauraís l'explíquer

Maís c'est aínsí

Un tête-à-tête C'est merveílleux

Un símple regard

Etíe me noíe dans vos yeux

J'aí dansé bíen des foís

Dans d'autres bras que ceux-là

Maís personne ne faít battre Mon c%ur

Et ne l'ínvíte au bonheur

Autant

Que vous

Pourquoi ne pas m'avoir dit que je vous aimais ?

HANNAH BROWN ET DON HEWES DANS ''PARADE SUR L'AVENUE''

Entrez.

- Bonjour. - Bonjour. Merci pour les fleurs.

- Nerveuse ? - Non.

Arrêtez ! Le chapeau sur le lit, ça porte malchance.

- Je suis désolé. - Ca va.

- Entrez. - Quinze minutes, Mlle Brown.

C'est comme si je me rendais à mon exécution.

Ne vous inquiétez pas. Ils vous adorent.

lls sont unanimes.

Entrez.

- Bonjour, Don. - Bonjour, John.

Je vais lancer les applaudissements.

- Merci, John. - Don, peut-on mourir de peur ?

Tout ira bien une fois sur scène. Je vais m'habiller. Bonne chance.

- Merci. - Ne manquez pas mon numéro

avec toutes ces belles filles.

Voilà ma jambe gauche. Et ça, la droite.

Ca, c'est ma... Anna ? Ma jarretière.

- Votre jarretière ? - Ma jarretière, où est-elle ?

ll a mís Ses plus beaux habíts

Cette foís-cí Ca a l'aír bíen partí

C'est la chance de sa víe

le voící Ecoutez ce qu'íl dít

Je me suís faít élégant Carí'aí un rendez-vous galant

Je suís fín prêt pour lesíoíes de l'amour

Vous êtes bíen curíeux Seríez-vous envíeux ?

Sííe sors le grandíeu C'est queíe suís heureux

J'attends ma dulcínée Tout va bíen se passer

J'aí sortí mes beaux habíts J'suís prêt à relever le défí

Je ne me suísíamaís sentí Aussí bíen, de toute ma víe

Tout va comme sur des roulettes Elle me faít perdre la tête

Je vaís l'emmener Sur mon voílíer

J'aí mís mes soulíers Et moníolí canotíer

J'attends ma dulcínée Tout va bíen se passer

Cette foís-cí, c'est bíen partí C'est la chance de ma víe

ll attend sa dulcínée Tout va bíen se passer

Cette foís-cí, c'est bíen partí C'est la chance de sa víe

ll ne s'estíamaís sentí Sí bíen de toute sa víe

Tout va comme sur des roulettes Elle luí faít perdre la tête

ll va l'emmener Sur son voílíer

ll a mís ses soulíers Et soníolí canotíer

ll attend sa dulcínée Tout va bíen se passer

Cette foís-cí, c'est bíen partí C'est la chance de sa víe

lci Essie, Mlle Hale. M. Hewes termine un numéro avec des filles.

Chacune de ces fílles est meílleure qu'elle.

Comment était M. Hewes ?

Pas mal, maís pas comme quand vous dansíez ensemble.

Parfait. Revenez, maintenant. Je ne retrouve rien.

Je reste pour le prochain numéro. Je rentrerai après.

uN couPLE TouT EN ÉLÉGANcE

CHANSONS ET DANSE HANNAH BROWN ET DON HEWES

Pour nous la víe est belle On dort dans de beaux hôtels

Maís on préfère la campagne Car la vílle c'est le bagne

On aíme faíre la fête Etíouer aux raquettes

Eníuín, íuíllet et août On enfíle nos culottes courtes

les Vanderbílt nous ont ínvítés A venírprendre le thé

Maís on est trop occupés Alors on a refusé

Refusé

On pourraít conduíre sur l'avenue Maís íl n'y a pas la place

On pourraít patíner sur l'avenue Maís íl n'y a pas de glace

On pourraít dévaler l'avenue Maís le vélo est à la casse

On préfère marcher sur l'avenue Ouí, marcher sur l'avenue

Car sur les trottoírs de l'avenue On est les bíenvenus

On est tous les deux banquíers On croule sous les bíllets

On pourraít vous en prêter Maís nos poches sont percées

On a un certaín succès Avec les fílles des beaux quartíers

On pourraít dévoíler Quí on a embrassé

Maís on est bíen élevés

les Vanderbílt nous attendent Pour le thé

Malheureusement On doít déclíner

Déclíner

On pourraít navíguer sur l'avenue Maís on n'a pas de bateau

On pourraít galoper sur l'avenue Maís on n'a pas de chevaux

On pourraít prendre le tramway Maís faut payer le tíchet

On préfère marcher sur l'avenue Ouí, marcher sur l'avenue

Car sur l'avenue On est les bíenvenus

On pourraít nager sur l'avenue Maís íl n'y a pas la mer

On préfère marcher sur l'avenue Ouí, marcher sur l'avenue

On marchera Car ça faít prendre l'aír

- Ne vous l'avais-je pas dit ? - Johnny, je suis si heureuse.

Mlle Brown, vous étiez sublime.

- Vous étiez magnifique. - Merci.

- Je vous appelle demain. - Entendu.

Bonjour.

Bonjour.

- Don. - Oui ?

- Magnifique, vraiment. - Merci.

J'emmène Hannah fêter cela. Venez.

Je vais voir Nadine. A demain.

- Très bien. - Entrez.

Entrez.

- Don, savez-vous où j'aimerais aller ? - Où donc ?

Chez Pastini, où je vous ai connu.

D'accord, mais un autre soir. Nous allons aux Zíegfeld follíes.

- Nous devons fêter cela. - Très bien.

- Bonne nuit, Anna. - Bonne nuit.

Bonne nuit.

Elle était là, toute sale habillée comme un homm'e.

Quand ils dansaient ensemble tout le monde riait. C'était horrible.

Entrez.

- Bonsoir, Nadine. - Oh, bonsoir.

Je vois que vous êtes arrivée avant moi, Essie.

Vous ne me croirez peut-être pas, mais je suis vraiment navrée pour elle.

Pardon ?

Essie me racontait leur spectacle.

Oh, vraiment ?

- C'est à vous, Mlle Hale. - Je viens.

Essie, n'oubliez pas mes chaussons.

Je suis flattée que vous ayez pu vous libérer pour venir me voir.

J'aimerais qu'ils arrêtent.

Pas avant que nous les saluions. Allons-y.

- Qui applaudit-on ? - Hannah et Hewes.

- Quoi ? - Ils ont eu un grand succès, ce soir.

Je maintiens qu'elle ne vaut rien à côté de vous.

la femme queí'aíme

Est en couverture des magazínes

Elle est parfaíte Elle est dívíne

Je l'aíme à la folíe

Je donneraís tout

Pour rencontrer une femme comme elle

Je donneraís tout

Pour connaître la belle

Je la feraís míenne

Elle seraít ma reíne

Sííe la rencontraís

Je l'épouseraís

Je suís amoureux De la couverture

D'un magazíne

Le Magazine du Ménage

LE COMPAGNON DE LA FEMME AU FOYER

Je donneraís tout

Pour connaître ma belle

Je la feraís míenne

Elle seraít ma reíne

Sííe la rencontraís

Je l'épouseraís

Je suís amoureux De la couverture

D'un magazíne

De la couverture

D'un magazíne

Les revues de la beauté 1 91 2

Tiens, prends ça. Je n'ai pas terminé.

Merci, mesdames et messieurs.

Mon ancien partenaire, M. Don Hewes, est parmi nous ce soir.

Peut-être pouvons-nous le persuader d'exécuter l'un de nos numéros :

''Cela n'arrive que quand je danse avec toi''.

Oh, non.

S'il vous plaît, Don.

- Quand est la dernière danse ? - Ce n'est pas un club de...

Hannah.

Bonsoir, Mixe.

Je suis content de vous voir.

Si j'avais su, j'aurais tout nettoyé.

Cet endroit n'a jamais été aussi beau.

- Vous êtes si belle. - Bonjour, Joe.

J'ai lu tout ce qui parlait de vous.

Qu'est-ce que ça fait, tout ce succès ?

C'est pas mal.

- Et vous, comment allez-vous ? - C'est toujours la même chose.

A chaque verre son problème. Les gens ne changent pas.

- Vraiment ? - Non. Ils viennent toujours ici

lorsqu'ils ont...

Voudriez-vous un peu de champagne ?

Non, merci, je ne crois pas.

Eh bien, je vais fêter votre première.

- Santé. - Santé.

C'était votre première, n'est-ce pas ?

Que faites-vous ici, seule ?

Je ne sais pas. Je voulais juste...

m'éloigner un moment.

Je comprends.

Si je peux vous aider, briser le cou de quelqu'un, dites-le-moi.

Non, merci, Mixe.

Personne ne peut rien y faire.

Ne dites pas ça. Aucun homme n'est si important.

Un de perdu, dix de retrouvés.

- Le jour le plus noir... - Mixe, s'il vous plaît.

Aucun de vos aphorismes ne correspond à mon problème.

Peut-être pas.

Peut-être pas.

Mais j'ai un poème.

Derríère toute rose quí se flétrít, une autre rose attend son tour

Un nouvel amour vous sourít Après la mort du víeíl amour

Tout ça, c'est très bíen Maís ça ne sert à ríen

Autant faíre une croíx Sur la prochaíne foís

Car de prochaíne foís

ll n'y en aura pas

En tout cas

Pas pour moí

Je suís désolée

Maísí'aí décídé

De tírer un traít

Même sí mon c%ur críe

Qu'íl n'est pas de cet avís

J'aímeraís revenír en arríère

Retrouver la magíe

Maís ça n'arríve qu'une foís

Dans la víe

Oublíez la prochaíne foís

Car íl n'y en aura pas

En tout cas Il n'y aura pas

De prochaíne foís

Pour moí

Bonsoir, Mlle Brown. Félicitations.

Merci.

- Pas de messages ? - Non.

- Bonne nuit. - Bonne nuit.

Hannah.

Je me demandais si vous alliez rentrer.

Si j'avais su, je ne serais pas revenue.

- Ecoutez-moi. - Vous vous êtes perdu.

Nous ne sommes pas chez Ziegfeld.

Vous êtes partie sans me laisser m'expliquer.

Vous n'avez pas à le faire. C'est la relâche.

- Je devais danser avec Nadine. - C'était très clair.

Vous ne vous teniez pas d'impatience.

C'était si drôle de me voir me ridiculiser ?

J'ai tout fait croyant que c'était po'ur nous.

- C'était le cas. - Non. Ce n'était qu'un plan

pour récupérer Nadine. Vous l'avez. Excusez-moi.

Ce n'est pas elle que je veux, mais vous.

Ca dépend de la chanson, on dirait.

- Allez-vous m'écouter ? - J'en ai assez de vous écouter.

J'en ai assez que vous preniez ma vie pour un damier.

C'en est trop. Allez retrouver Nadine et ses loups russes.

Dites-lui que ça a marché.

Vous pouvez danser avec n'importe qui.

Bonne nuit.

Hannah.

Même un assassin est innocent jusqu'à preuve du contraire.

C'est vrai, je souhaitais, au départ, retrouver Nadine.

J'ai été blessé quand elle m'a laissé tomber.

J'ai voulu lui montrer que je n'avais pas besoin d'elle. Et c'est vrai.

Je l'ignorais avant de vous connaître.

Comment aurais-je pu savoir que vous êtes la plus magnifique...

des femmes de ce monde ?

Hannah, voulez-vous ouvrir cette porte une minute ?

Je resterai ici toute la nuit s'il le faut.

Chérie ?

Chérie ?

- Oh, bonjour. - Content de vous voir aussi.

Vous êtes venu seul ?

Absolument.

Cela vous ennuie que j'entre ?

Je suis désolée. Entrez donc.

Je croyais que peut-être Don...

Nous avons eu un petit malentendu.

Je le sais. J'ai passé la nuit chez lui.

Je n'ai pas dormi de la nuit.

Je n'ai pas fermé l'%il.

- Comment va-t-il ? - Je ne sais pas.

- Il dormait quand je suis parti. - Il dormait ?

ll n'était pas triste ?

C'est toujours barbant d'auditionner une nouvelle partenaire.

Auditionner ?

ll ne peut pas me faire ça !

- Pourquoi pas ? - Parce qu'il m'aime, voilà pourquoi.

ll n'a pas vraiment l'impression que vous l'aimez.

Mais je l'aime. Enormément.

- J'ai peur qu'il soit trop tard. - Trop tard ? C'est impossible. Que faire ?

Si j'aimais quelqu'un, je le lui ferais savoir.

C'est différent avec les hommes.

- Pourquoi ? - Je ne sais pas, c'est différent.

C'est plus facile. Ils peuvent...

Johnny. Johnny !

Mettez la robe qu'il préfère. Soyez à l'heure pour la parade.

Maquillez-vous. Vous êtes horrible.

Oh, Johnny, merci.

Merci.

Allô, opératrice ? Plaza 3-1 598, s'il vous plaît.

Allô, Nadine ?

Nadine, préparez les chiens. Nous allons nous promener.

L'appartement de M. Hewes ?

Sam, où avez-vous mis mes...

- Qu'est-ce que c'est ? - Elles viennent d'arriver.

- Pour qui sont-elles ? - Pour vous.

Pour moi ? C'est impossible. Ne les posez pas là.

- Rattrapez le livreur... - Pas de carte.

Ce doit être une erreur.

Trouvez leur vrai destinataire, Sam.

- Très jolies. - Pour vous.

- Pour moi ? Qui les apporte ? - Un coursier.

Posez cela, voulez-vous ?

Sam, savez-vous ce qui se passe ?

J'ouvre 7.

''Joyeuses Pâques, chéri.''

Ce doit être une erreur. Il s'est trompé d'appartement.

- J'ouvre l'autre ? - Non, je vais l'ouvrir.

Quel adorable petit lapin.

Salut, petit bonhomme. Salut, toi.

N'est-il pas mignon ?

Tu as faim ? D'où viens-tu ?

Tu veux un biscuit, Bunny ?

J'y vais.

- Bonjour, Sam. - Bonjour, Mlle Brown.

- Voici Bunny. - On se connaît. Joyeuses Pâques.

- Joyeuses Pâques. - Merci.

- Avez-vous... - Vous n'êtes pas prêt ?

- Les hommes ! Trouvez-lui sa veste. - J'y vais.

- Vous allez être en retard. - En retard ?

Pour la parade de printemps. Nous avons rendez-vous.

Voyons un peu. Très joli.

Je vous aí rarement vu Aussí élégant

Je ne vous aííamaís vu Dans un costume sí clínquant

Je n'aííamaís été aussí ímpatíente Qu'en cette belleíournée

Et en ouvrant la porte J'aí sentí mon c%ur s'emballer

Car

Avec ce ruban

Et ce souríre fríngant

Vous serez le plus élégant

De la Parade de Príntemps

Je seraípleíne deíoíe

Quand vous me donnerez le bras

Nous épaterons les gens

A la Parade de Príntemps

Sur l'avenue

la Cínquíème Avenue

On prendra notre photo

Pour les couvertures desíournaux

Oh, íe pourraís écríre un sonnet

Sur ce bonheurparfaít

Et celuí queí'emmène

A la Parade de Príntemps

Sur l'avenue

la Cínquíème Avenue

On prendra notre photo

Pour les couvertures desíournaux

Oh, íe pourraís écríre un sonnet

Sur ce bonheurparfaít

Et celle queí'emmène

A la Parade de Príntemps

[FRENCH]

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