Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranรฎ)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Alors 2 gros pulls, 3 chemises,
2 pyjamas, 3 t-shirts, 4 slips ou calecons,
les sous-vetements et ce qu'il faut pour les filles,
4 paires de chaussettes... J'insiste, mais c'est important :
les vetements doivent etre marques aux initiales de l'enfant.
- Meme les sous-vetements ? - Oui. Sinon, tout se perd.
Et des enveloppes timbrees, pour qu'ils vous ecrivent.
Par contre, evitez de telephoner, sauf cas de force majeure,
evidemment. Certains parents ont du mal a l'admettre,
mais les enfants ne doivent pas se sentir retenus comme par un fil
a leur milieu familial.
- Ils sont tout de meme petits. - Oui, mais c'est leur interet.
Je doute que le projet de l'ecole, ce soit de couper les enfants
de leur famille. Je prefere vous prevenir gentiment :
si je veux appeler Nicolas, je le ferai.
Mais c'est une parenthese.
Je ne vais pas monopoliser la parole.
Mais je veux aborder un probleme plus serieux.
On a tous vu l'accident d'Annemasse,
la semaine derniere, a la television.
Vous avez vu les enfants brules au 3e degre ?
Alors qu'est-ce qui nous garantit que ca n'arrivera pas ?
Rien.
Qu'est-ce qui nous le garantit ?
Rien ne vous le garantit, monsieur.
Je sais juste que le car
a ete revise, le chauffeur est serieux
et qu'on prend le maximum de precautions.
A part ca, tout peut arriver.
Vos enfants peuvent avoir un accident en traversant.
Meme chez vous, il peut y avoir un virus ou d'une fuite de gaz.
Bon, d'accord.
On voit que c'est pas ses enfants.
Ma fille est allee en classe de neige, l'an dernier,
en car, comme tout le monde.
J'accompagnerai moi-meme Nicolas. Je saurai qui conduit.
Le chalet est a plus de 200 km.
J'ai l'habitude. La route ne me fait pas peur.
T'es toujours sur les routes.
Vous ferez comme vous voudrez, mais je vous demande d'y reflechir.
Je dis ca pour Nicolas, pour son integration dans le groupe.
N'ayez crainte, il s'integrera tres bien.
Ne me racontez pas
qu'arriver avec son pere en voiture, ca va faire de lui un paria.
Il y a une station Fina a 1 km.
Tu vas faire le plein ?
Non. C'est trop tot.
Et s'il y a plus de Fina avant qu'on arrive ?
Il manque combien de points ?
Quatre.
Ca devrait aller.
Mais dis-moi. Est-ce que tu penses l'avoir merite ?
21, 22, 23, 24, 25, 26,
27, 28, 29, 30 points !
Ca fait le compte.
Tu as le telescope, l'automobile et les graines a planter.
Vous avez plus le corps humain ?
Je ne sais pas si on a encore le corps humain.
Si ! Tu as de la chance, il en reste un.
C'est moi qui ai de la chance. Ca aurait ete un drame.
Et si je fais pipi au lit ?
Mais non ! Tu ne feras pas.
Et si je fais quand meme ?
Tu changeras de pyjama. Ils ont dit d'en mettre 2, on t'en a mis 3.
En arrivant, tu sortiras tout de suite l'alese de ton sac, hein ?
Mais les autres vont me voir.
Qu'est-ce que ca fait, s'ils te voient ?
Tu parles ! Ca fait bien.
Tu dois pas etre le seul.
Tu fais quoi ?
Rien. Je range. Dors.
C'est rien. Ca va rouler.
Ils partaient en vacances, vers la detente
et le plaisir, et a Annemasse, le cauchemar etait au rendez-vous.
60 enfants de CM1 et CM2. 15 ont deja succombe,
26 sont dans un etat grave, beaucoup de brules au 3e degre.
Selon les 1ers rapports, le chauffeur se serait endormi au volant.
Tiens ! Bonjour.
- Vous avez fait bonne route ? - Tres bien. Merci.
On a parie pour savoir si tu arriverais ce soir.
Vous voulez boire quelque chose ?
Non, merci. Vraiment, sans facon. Il va faire nuit,
et la route n'est pas sure. Demain, je commence tot.
Il vaut mieux que je redescende tout de suite.
Alors, tu me dis au revoir ?
Tu es gentil avec tout le monde, hein ?
Tu as vu comment tu m'embrasses ?
Alors tu travailles bien et puis tu t'amuses.
Et surtout, pense a nous ecrire.
Hodkann !
Arrete, Hodkann ! Enfin, arrete ! Ca suffit, non ?
Tu vois pas que tu lui fais mal ?
Ca va pas, non ? Ca suffit !
Aie ! Tu fais chier ! Arrete !
Ils vous font pas trop tourner en bourrique ?
Non. Ca peut aller.
Bon. Ben... je me sauve.
- Au revoir. Et puis bon courage. - Merci.
Ah ! Je me demandais une chose :
apres la classe de neige, ils ont un diplome ou autre chose ?
Un chamois ?
Pas un chamois. C'est le niveau au-dessus.
Non, mais peut-etre un flocon.
Oui. En fait, on verra, hein ? On verra de quoi ils sont capables.
Tu vas devenir un petit champion, hein ?
Un beau petit champion de ski !
Pour ca, il faudrait de la neige.
Enfin, on s'amuse bien quand meme. Tu verras.
Me dis pas que tu veux monter la-dedans ? Tu sais lire ?
- T'as qu'a m'accompagner. - Ton petit frere peut pas y aller.
On peut pas le laisser tout seul. Allez.
Je sais pas si vous me remercierez, mais si vous voulez faire un tour,
je peux garder le petit.
Non, merci. Pas la peine.
Allez. On y va.
Il le proposait. Qu'est-ce que ca pouvait te faire ?
Je n'admets pas ca.
Quand je dis non, c'est non. Pas la peine de faire du scandale.
- Je fais pas de scandale. - Ah bon ?
Non, mais tu as vu ta tete ? On dirait que tu vas mourir.
Tu aurais prefere arriver en car comme tout le monde, non ?
Qu'est-ce que tu veux faire ? Rejoindre tes amis ou t'installer ?
Monter m'installer.
Alors on monte.
C'est par ici. On va passer par-derriere.
J'ai oublie mon sac.
Comment ca ? Vous l'avez pas sorti de la voiture ?
Je croyais que mon pere l'avait fait.
Ca, c'est bete, alors.
C'est incroyable. Tu aurais quand meme pu y penser.
Mais c'est pas grave.
Personne ne va mourir.
Ton pere va s'en apercevoir, quand il va ouvrir son coffre.
Tu sais ou il compte s'arreter dormir ? Un hotel ?
Non.
Si c'est loin, il risque de le rapporter que demain.
Tu as bien un copain qui pourrait te preter un pyjama ?
Bon, ecoute. On va demander.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Dans mon sac, il y avait une alese, pour si je fais pipi au lit.
Cette nuit, tu feras pas pipi. Voila.
Allez, viens.
De toute facon, quand je veux, j'arrive a m'empecher de dormir.
Je prefere ca plutot que faire d'affreux cauchemars.
Qu'est-ce que ca pouvait te faire ?
Je n'admets pas ca. Quand je dis non, c'est non.
Je voulais pas que ton frere entende,
mais toi, tu es assez grand pour qu'on t'explique. Hein ?
Mais il ne faut pas que tu en parles.
A personne. Ni a tes copains.
D'accord ?
C'est une chose que j'ai apprise d'un directeur de clinique.
Le Pr Chardi. Tu te rappelles ?
Il y a pas longtemps, dans une fete foraine
comme ici,
il y a un enfant qui a disparu.
Un moment d'inattention des parents, et hop !
Plus personne, plus d'enfant.
Alors on l'a cherche toute la journee, partout.
Puis on l'a retrouve, tard dans la nuit,
derriere une palissade.
- Il etait mort ? - Seulement evanoui. Mais c'est pire.
On l'a emmene a l'hopital.
Et la, on a vu qu'il avait un gros pansement dans le dos,
avec du sang qui suintait. Tu vois ?
Les medecins ont vite compris.
Ils savaient ce qu'ils allaient voir sur les radios.
Qu'on avait opere le petit garcon,
qu'on lui avait enleve un rein.
Oui. Il y a des gens qui font ca, figure-toi.
Des sales gens. Des gens mechants.
Ca s'appelle le trafic d'organes.
Ils ont des ambulances,
avec tout le materiel pour operer a l'interieur.
Ils rodent autour des parcs d'attractions,
des galeries marchandes,
a la sortie des ecoles et des cinemas,
et ils enlevent les enfants.
C'est tres facile, tu sais, de disparaitre.
Chut ! S'il vous plait.
Bon. Comme vous voyez, Nicolas nous a rejoints.
Bonjour.
Seulement, comme il est dans la lune, il a oublie son sac.
Son pere le rapportera demain, mais il a besoin d'un pyjama.
Qui peut lui en preter un ?
J'en entends qui se taisent, la.
Moi, je veux bien.
C'est gentil, mais je prefererais que ce soit un garcon.
J'attends. Qui prete un pyjama ?
Et s'il fait dedans ?
- OK. Je suis volontaire. - Attends, Hodkann !
- Si c'est une mauvaise blague... - C'est pas une blague.
Vous voulez qu'on lui prete un pyjama. Tu veux ou pas ?
Si.
Tu veux.
Sylvie ! Depeche-toi un peu.
"Mon pain ballot dans mon culot", tu le mets au feminin, ca fait quoi ?
- Tu la connais ? - Je sais pas.
Tu la connais ou non ?
"Mon pain ballot dans mon culot", ca fait quoi, au feminin ?
- Ca va dans la cuisine, monsieur ? - Oui. Mais pas "monsieur", Patrick.
C'est pas mal, tout ca. Tu as bien travaille.
Tiens. Ca merite une recompense.
Vas-y. Tu en choisis un.
C'est pas juste ! Il a rien fait de special.
Non. C'est vrai, c'est pas juste. Je le recompense quand meme.
Petit, quand je faisais une betise, mon pere punissait ma soeur.
Quand c'etait elle, il me punissait moi
pour nous apprendre que la vie est pas juste.
Alors tu vois, tu le mets comme ca, autour de ton poignet...
et en meme temps, tu fais un voeu.
Quand le bracelet tombe parce que les fils sont uses,
ton voeu est exauce.
- C'est un talisman. - Un talisman de la mort de ta mere.
- T'as fait quel voeu ? - Si on le dit, ca marche plus.
Si on fait le voeu que tous les voeux de ta vie se realisent, ca marche ?
T'es un malin, toi. Tiens, tu as gagne.
Merci.
Alors ? Tu as fait ton voeu ?
Tu fais tes devoirs ?
Ca devient serieux, cette annee, hein ?
Il faut bien travailler.
Hein ?
Il faut plus que tu redoubles.
J'en ai marre !
J'en peux plus. Je suis creve.
He ! Arrete.
Viens ici. Viens.
Je t'aime.
Tu sais ca ?
Pour la classe de neige, hip, hip, hip...
Hourra !
- Hip, hip, hip... - Hourra !
Pour la 1re journee et l'arrivee de Nicolas,
hip, hip, hip... - Hourra !
- Hip, hip, hip... - Hourra !
Bon appetit !
Ca marche a tous les coups.
Ca donne la peche.
- T'aimes pas ca, la cantine ? - Bof. Ca m'est egal.
On t'y voit jamais, pendant l'annee.
Je suis pas inscrit.
C'est tes parents qui veulent pas ?
C'est mon pere.
Comme pour le car, ils veulent pas que tu te melanges.
Tiens, regarde ton assiette.
Merde. T'es con.
- Tu sais ou tu vas dormir ? - Ben dans le dortoir.
Mais dans quel lit ? Le lit au-dessus du mien est vide.
Tu peux dormir la, puisque t'as deja mon pyjama.
- Tu me fais une bise ? - Un bisou ?
- Tu m'embrasses, Marie-Sophie ? - Ta gueule !
Vous allez foutre le camp d'ici !
C'est pas le dortoir des garcons, mais des filles.
- Ou est Nicolas ? - Dans le dortoir, avec Hodkann.
- Merci. - Je crois !
Nicolas ?
Tiens. Pour te nettoyer le museau.
Il te plait, ton pyjama ?
C'est good, mais il m'a deja pete l'elastique.
Ca va ?
Dis... S'il t'embete, Hodkann, il faut me le dire.
Il y a pas de raison qu'il le fasse.
D'accord ?
OK. Tout va aller super, maintenant.
He, Nicolas !
He, Nicolas !
- Quoi ? - Il fait quel metier, ton pere ?
Il est vendeur-representant.
Il est toujours sur les routes.
Et toi, qu'est-ce qu'il fait, ton pere ?
Il est mort.
Representant en quoi ?
- En materiel chirurgical. - Je suis degoute.
Il vend quoi ? Des pinces, des bistouris ?
Des bistouquettes.
Oui. Et puis des protheses, aussi.
C'est quoi, des protheses ?
- C'est des jambes de bois ? - Non. En plastique.
Il a des jambes en plastique dans sa caisse ?
- Et des mains, des bras... - Et des tetes.
- Et des bistouquettes. - Tu gonfles !
Descends. On peut pas se parler. Vas-y, descends.
Il t'a montre les protheses ?
Oui. Je les ai deja vues.
T'en as deja essaye ?
C'est pas possible.
Ca doit se mettre a la place de tes vrais membres.
Mais si tu as deja tes vrais membres a toi,
tu peux les accrocher nulle part.
Moi, a la place de ton pere, je me servirais de toi
pour faire des demonstrations.
Je te couperais les jambes et les bras
et je te montrerais aux clients. Une bonne pub.
Il va me les montrer,
quand il rapportera ton sac ?
- Je crois pas. - Pourquoi ?
Ce sont pas des jouets. Il les montre a ses clients.
Et si tu lui demandais ?
Et si en echange, je lui disais que personne t'embetera ?
Tant pis. Je m'arrangerai autrement. On dort.
C'est pour moi qu'ils sont venus. A cause de mon pere.
Ils veulent m'emmener dans les bois pour me tuer,
comme ils l'ont fait avec lui.
Moi aussi, ils ont tue mon pere.
On est pareils, maintenant.
Oh ! Debout.
- Ca va ? - Oui.
T'as pas reve de jambes de bois ?
A tout a l'heure.
Alors, pour resumer, en faisant un sejour a la montagne,
en faisant du sport,
on respire de l'air pur, donc...
Oxygenation !
L'oxygene est transporte des alveoles pulmonaires
jusqu'a vos cellules,
et c'est ca qui donne a votre sang sa belle couleur...
Rouge !
Oui. C'est Mlle Grimm.
Oui.
Oui, madame. C'est pas grave, mais c'est embetant.
Il a pas son sac, pas de rechange, pas d'affaires de ski.
Alors on sait pas tres bien quoi faire de lui.
On pensait qu'il reviendrait hier soir.
Comme votre epoux n'arrive pas, je voulais savoir ou le joindre.
On peut pas le joindre en tournee ?
Je reve !
Vous ne connaissez pas son itineraire ?
Et si vous avez besoin
de lui parler d'urgence ?
Ca arrive tout de meme qu'il appelle, non ?
Bien sur, madame.
On peut lui acheter quelques vetements ?
Les secours sont vite arrives, mais il etait trop tard.
On a entendu ses derniers mots, mon collegue et moi.
Une histoire de sac. Il repetait :
"Le sac de Nicolas. Rapportez le sac de Nicolas."
Il est la. Vous voulez lui parler ?
Tiens. Je te passe ta maman.
- Allo, Nicolas ? - Allo ?
- Tu vas bien ? - Oui, oui.
Ca se passe bien ?
Ca va pas mal.
Alors papa a oublie ton sac ?
Comment tu vas faire ?
Je sais pas. On attend qu'il revienne.
Mais comment tu vas faire, sans pyjama ?
- On m'en a prete un. - Ah ?
Un copain de la classe.
Et pour pipi ? Tu n'as pas de problemes ?
- Mais non ! - T'es pas en train de me mentir ?
Puisque je te dis que non.
- Tout va bien, alors ? - Oui.
- Je t'embrasse. - Moi aussi, je t'embrasse.
On vient de m'apprendre une nouvelle terrible.
Il va falloir que tu sois courageux, Nicolas.
Oui.
Pleure pas.
Mon petit orphelin.
Mon petit orphelin.
Eh ben, Nicolas ! Tu reves ?
Allez. On y va ?
Cet apres-midi, t'iras avec Patrick a Morzine acheter quelques vetements.
Tu viens ? On se depeche, on n'a que 2 heures.
Je te presente Denise.
Je suis pas ton chauffeur. A l'arriere, t'as vu le bordel ?
Hein ? Regarde.
Ce serait bien qu'il neige, non ?
Juste un peu.
On devrait mettre les chaines ?
Oui. Mais ce serait pas le plus marrant.
J'ai jamais roule avec les chaines.
Oh ! T'es la ?
Tu penses a quoi, la ?
Tu crois que si on pense fort a quelque chose,
ca peut se passer pour de vrai ?
Non, je crois pas.
Ecoute, t'angoisse pas.
Si ca se trouve, ton pere, il est a Dache, a 200 km d'ici,
il a completement oublie ton sac.
Tu vas pas gacher ton sejour ?
- Tu aimes la musique ? - Oui.
Alors accroche ta ceinture.
Ben, voila ! C'est top, ca.
- C'est pas long ? - Pas tant que ca.
Ta mere te fera les ourlets.
- Celle-ci, tu aimes bien ? - Oui.
Allez. On l'embarque.
Alors...
Chaussettes, on a.
Chaussettes tout coton.
T-shirt.
Classe, les t-shirts. N'est-ce pas, mademoiselle ?
Cagoule.
Ben, on a tout. C'est admirable.
Dis donc, on t'a gate, hein ?
- Il est a vous, ce beau petit ? - Non.
Mais si personne le reclame d'ici 1 an, je veux bien le garder.
Tu es d'accord ?
Oui. Peut-etre.
Voila.
Merci.
- A bientot. - Oui. Au revoir.
Au revoir.
- Elle etait sympathique, non ? - Oui.
J'ai l'impression que tu lui as tape dans l'oeil.
Quand j'achete des habits avec mes parents,
ca prend vachement longtemps, pour en choisir un.
Et on a tout fait en meme pas 10 minutes.
Tu sais pourquoi ?
Parce qu'on est les rois du petrole, tous les deux.
Tu veux une glace ?
- Une glace en hiver ? - Laquelle tu veux ?
Une Banana Royale. Ils en ont peut-etre pas ?
Un Banana Royale pour mon ami.
Et pour moi, mettez-moi une Heineken, s'il vous plait.
Et a part te faire de la bile, t'aimes faire quoi ?
Plein de trucs. J'aime regarder la tele,
jouer a l'ordinateur, au Game Boy. Et puis lire.
Lire quoi ?
Des histoires, des contes.
Parce que c'est mieux que la vie ?
Tu sais ce que t'es, en fait ?
Un reveur.
Un Banana Royale
et une Heineken.
Mon conte prefere, c'est La Petite Sirene. Tu l'as lu ?
Oui. Je crois que je m'en souviens plus tres bien.
Tu sais, la petite sirene
est amoureuse du prince qu'elle a vu pendant la tempete.
Elle en est tellement tombee amoureuse
qu'elle veut se transformer en femme, pour qu'il l'aime aussi.
La sorciere lui donne une potion magique
qui remplacera sa queue de poisson par des jambes.
Et en echange,
la sorciere lui prendra sa voix en lui coupant la langue.
Dans mon livre, on voit la petite sirene sur un dessin.
Elle a les cheveux vachement longs.
Elle a les ecailles qui commencent
au-dessous du nombril.
Il a l'air doux, son ventre. Le dessin est pas tres bien fait,
mais ca a l'air hyper doux, au-dessus de sa queue de poisson.
Apres, il y a un moment super.
C'est la nuit ou elle se transforme en etre humain.
Elle a mal. Elle a vachement mal.
Elle ose pas regarder sous son ventre.
Elle sait qu'il y a autre chose.
Elle est devenue autre chose.
Et puis, finalement, elle ose.
Alors elle va tater, et au lieu de trouver des ecailles,
comme elle avait depuis qu'elle etait nee,
elle trouve que de la peau tres douce qui continue.
Qu'est-ce que c'est bien.
Oui. Mais c'est triste, aussi.
Parce qu'elle se rend compte qu'elle a perdu sa voix.
Plus personne pourra jamais entendre sa belle voix.
D'abord, on s'etire.
Etirez-vous bien.
Comme si vous alliez faire un somme.
Tachez de ne pas vous cambrer,
de garder le dos en contact avec le sol.
Voila.
Laissez-vous bien aller.
Tournez les paumes vers le plafond.
Et fermez les yeux.
On se detend.
On ne fait rien.
On ne pense a rien.
On est tout le temps en train de faire quelque chose, de penser.
La, on ne fait rien.
On ne pense a rien.
On fait connaissance avec soi,
avec son corps.
Je respire lentement avec le ventre.
Doucement.
Et profondement.
Doucement.
Et profondement.
Doucement.
Et profondement.
Comme la mer.
Comme l'ocean.
Comme les vagues sur la plage, qui montent
et redescendent.
Montent...
et redescendent.
Je respire,
et l'air est comme de l'eau.
L'eau de la mer, de l'ocean.
De l'eau remplit mon corps.
Ma poitrine.
Mon ventre.
Je me remplis d'eau.
J'expire
et je sens
l'air s'ecouler de mon corps.
Tres lentement.
Je suis comme une flaque.
Je suis repandu sur le sol.
Mon corps est ma maison.
Je peux me promener a l'interieur.
Je peux pousser des portes.
Doucement.
Doucement.
Maintenant, vous allez vous remettre a bouger,
tres lentement.
Et puis...
etirez-vous.
En prenant tout votre temps.
Maintenant, vous pouvez ouvrir les yeux.
- Bouge de la. Fais de l'air. - Tu permets ?
Je ramasse mon savon.
- Je t'ai garde la place. - Merci.
T'as quoi au cul, Ribotton ?
T'as jamais vu d'appendicite ?
N'importe quoi ! C'est pas au cul, l'appendicite.
Tom !
Tom !
Tom !
Tom !
Arretez !
Tom !
Reviens, Tom ! Te laisse pas faire !
Reviens !
Je veux sortir ! Aidez-moi !
Au secours !
Aidez-moi ! Je veux sortir !
- Nicolas ! - Au secours !
Nicolas !
- C'est moi. - Aidez-moi !
C'est moi, Nicolas ! Calme-toi.
Calme-toi ! C'est moi, Nicolas !
Qu'est-ce que c'est que ce trafic ? Qu'est-ce qui se passe, bordel ?
Qu'est-ce que c'est que ce trafic, putain ?
C'est quoi, ce numero que tu nous fais ?
Loustic !
Un petit 39, oui.
Le docteur va passer.
Non. Toujours pas de nouvelles de votre mari. Et vous ?
C'est curieux, quand meme.
Ne vous faites pas de souci. Ca ne sert a rien. Oui.
Oui. Oui.
Oui. D'apres moi, c'est un acces de somnambulisme.
Je dis pas que c'est grave, madame.
C'est quelque chose dont il faut s'occuper, qui doit etre suivi.
Non. Je ne suis pas medecin. D'accord.
Oui, je vais vous le passer.
Ecoutez. La, il dort, en fait.
Oui.
Je vous donnerai des nouvelles. Bien sur. Bonsoir, madame.
C'est pas grave, d'etre somnambule. Pas la peine d'en faire un plat.
Tiens.
Bois un verre d'eau.
Il faut boire, quand on fait de la temperature.
Je peux vous poser une question ?
Si, pendant sa crise, le somnambule fait quelque chose de mal,
c'est sa faute, ou pas ?
Comme quoi ?
S'il fait quelque chose de mal.
Qu'est-ce qui t'est arrive, cette nuit ?
Dis.
Pourquoi tu t'en fais tout le temps ?
Il va revenir, ton pere.
S'il avait eu un accident, on le saurait deja.
Remarque, t'as peut-etre plus envie qu'il revienne.
C'est fini, ce boucan, en bas ?
Arrete ! Il est malade, Nicolas.
J'en ai rien a battre !
Il nous prend la tete, Chochotte, avec ses malaises.
Il meriterait
Il meriterait d'etre dans le journal
"Elle n'a pas resiste a la tentation,
"elle n'a meme pas essaye.
"Elle a devore ses frites."
Devore, "e". Verbe avoir.
On ne fait pas l'accord. On reste au masculin.
"Caroline bavarde avec Lucas. Caroline ne m'ecoute pas.
"Caroline est devoree
"par le remords." Devoree, "ee". Verbe etre.
On fait l'accord. On met au feminin.
Qu'est-ce que c'est ?
- Une patte de singe. - "Une patte de singe" ?
C'est un talisman qui peut exaucer trois voeux.
- Trois de nos voeux. - Et tu y crois ?
Je ne sais pas.
Ca ne mange pas de pain.
Je voudrais... 1 million !
Imbecile ! Pourquoi tu as pas demande 1 milliard ?
Bonsoir, madame.
Bonsoir, monsieur.
J'ai une nouvelle terrible a vous annoncer.
- Nicolas ! Qu'est-il arrive ? - Une histoire epouvantable.
Pendant la visite de l'usine a saucisses,
votre fils s'est approche de la machine.
Il a ete happe.
- Il est mort ? - Dechiquete.
Cela ne vous rendra pas votre petit garcon,
mais je represente la direction de l'usine
et je dois vous remettre ce cheque de dedommagement
d'1 million.
Je sais ce qu'il faut faire.
Patte de singe, rends-nous notre fils.
C'est lui ! Nicolas revient !
Qui est la ?
Ouvre-moi, papa. J'ai froid.
Ouvre-moi, papa. J'ai froid.
Je vois rien.
La minuterie n'est pas allumee.
- Mais ouvre ! Ouvre. - Ouvre-moi, papa. J'ai froid !
Venez me chercher. J'ai froid !
Vous ne venez pas ? Tant pis ! Je m'arrangerai.
Je vous previens, ca ira tres mal.
Il reste encore un voeu.
Qu'il meure !
Qu'il meure pour de bon !
Qu'il meure !
- Je t'ai fait peur ? - Un peu.
T'es pas en classe ?
Non. J'ai dit que j'allais pisser.
- Alors ? - "Alors" quoi ?
Ben il parait que t'es somnambule.
C'est pas grave, ca.
Ces trucs-la, ca me branche a mort. Tu veux pas me raconter ?
Je veux bien, mais c'est pas ce que tu crois.
C'est plus grave que somnambule, ce qui m'est arrive.
C'est quoi ?
T'as pas idee. C'est terrible.
Donne-moi ta parole d'en parler a personne.
OK. Je te donne ma parole.
T'as entendu parler des gens qui font du trafic d'organes ?
Oui. J'ai deja vu ca, a la tele.
Ils enlevent des enfants pour prendre leurs organes.
C'est a cause d'eux, ce qui est arrive cette nuit.
Tout le monde croit que c'est une crise de somnambule,
mais c'est pas du tout ca.
Vous, vous dormiez tous, mais pas moi.
Par la fenetre,
j'ai vu des types roder autour du chalet.
Je suis sorti et je les ai suivis, sans faire de bruit.
Et puis il y avait des ambulances garees pres du lac.
Je me suis cache dans la 2CV de Patrick et j'ai espionne.
Apres, les types sont montes dans les ambulances et sont partis.
Alors j'ai pense a cette histoire de trafic d'organes.
Ils rodaient pour voir si un enfant sortirait tout seul.
Ben ouais. La classe de neige,
c'est enorme, comme reserve : tous ces reins, ces foies.
Putain. Heureusement, tu t'es pas fait choper.
T'as eu du cul, mon vieux.
Dis donc ! Tu te fous de moi ?
Non, mais... Je suis venu pour mon pyjama.
Faudrait qu'il pense a me le rendre, l'autre, la.
Et les miens, ils sont ou ?
Je vais l'installer au chaud. Je vous retrouve apres.
- Tu vas ranger Chochotte ? - Ta gueule.
Va te faire, Hodkann.
- Arrete ! - Y a pas d'aretes dans le bifteck.
Ca suffit, Lucas !
Vanessa, Lucas, Ribotton ! On se depeche un peu.
Voila ! Le grand Mamamouchi. Tu connais ?
- Non. - Eh ben, c'est toi.
Tiens. Tu as meme des BD.
Qu'est-ce qu'il a ? Il est malade, ce petit jeune homme ?
C'est bien, d'etre malade.
Ciao !
- Salut, la gendarmerie. - Bonjour !
Regarde-moi, toi.
Bonjour.
Bonjour.
C'est pas lui.
- Il est de la classe de neige. - Ca serait bien,
si tu pouvais afficher ca.
Vous auriez pas vu ce jeune-la ?
Si. C'est Rene,
le fils de Voiron, de Panossiere.
Parce qu'il a disparu. Ca fait 2 jours.
D'apres les parents, impossible que ce soit une fugue.
Un gamin tranquille,
bonnes notes a l'ecole, jamais de problemes.
Ca va pas arriver chez nous, ces conneries ?
Ne crois pas ca !
La, l'affiche, t'en vois qu'une,
mais a la gendarmerie, on en a un panneau entier,
qui datent parfois de plusieurs annees.
Des 3 ans, des 5 ans, des 10 ans. Sans nouvelles, sans rien.
Mais les parents, eux, ils continuent a esperer.
Ils pensent a ca tout le temps. Tu imagines ?
A quoi tu veux penser, quand tu as un gamin de cet age qui a disparu ?
On a un signalement : 1,30 m, 29 kg.
Puis on regarde la date : 7 ans.
Ca fait 7 ans que le mome, il mesure 1,30 m et il pese 29 kg.
Excusez-moi, monsieur. Je peux regarder l'affiche ?
Bien sur.
Merci.
Je connais pas.
Evidemment. Tu es de la classe de neige.
Tu veux te foutre de nous ?
Non, monsieur. C'est parce que moi aussi, avant-hier,
j'ai disparu.
Bon, allez.
Je peux la garder, s'il vous plait ?
Je l'afficherai au chalet ou on est. Ca peut aider.
- Au point ou on en est... - Garde-la.
Merci, monsieur.
Bon, tu viens ? On rentre.
Il se passe quoi, avec les flics ?
Tu peux pas savoir. Ca devient de la folie.
Il faut qu'on se voie, ce soir. Discretos.
- Ca va, Nicolas ? - Moyen.
- Ca va, les filles ? - Ouais.
- Pas trop fatiguees ? - Un peu.
On dormira bien, cette nuit.
Les gendarmes disent
que c'est une fugue. - Pas toi ?
Tu parles !
Comme les trafiquants ont pas chope de gosse ici,
ils sont alles a Panossiere et se sont rattrapes sur celui-la.
Dis donc ! C'est hyper grave, ce qui arrive, la.
Il faudrait prevenir la police.
- Surtout pas. - Pourquoi ?
Ils ont des complices partout.
- Hein ? - C'est mon pere qui me l'a dit.
En fait, mon pere n'est pas representant en protheses.
C'est juste une couverture. En fait, il est sur la piste des trafiquants.
Et moi, je lui sers d'informateur.
C'est dangereux, pour mon pere. Il est seul,
et les trafiquants, ils sont nombreux et puissants.
Il est flic, ton pere ?
Non, pas du tout.
C'est parce qu'on a un compte a regler.
Il y a 1 an... C'est horrible, ce que je vais raconter.
Il y a 1 an, on a enleve mon petit frere
dans un parc d'attractions.
On l'a retrouve 2 jours apres, derriere une palissade.
- Ils lui avaient pris un rein. - Putain !
T'en parleras pas, hein ? Tu m'as donne ta parole.
Ils ont choure un rein a ton petit frere ?
J'aurais pas du te raconter ca.
Pourquoi ?
T'es en danger, maintenant que tu sais.
T'es comme moi et mon pere, une cible.
Ben, tu vas voir.
On va pas se laisser faire.
Quand je vois un gosse Je lui fous une claque
Quand je vois une vieille Je lui pique son sac
Je crache, je rote Rien ne m'arrete
Car aujourd'hui, c'est la fete
C'est la C'est la salsa du demon
Salsa du demon
Salsa du demon
Salsa du demon
Vous m'attendez une seconde ?
Je vais voir ce qui se passe.
On ne descend pas.
On attend.
Ils ont retrouve un petit garcon mort.
Les enfants, je crois qu'on ne va pas faire de ski.
Il s'est passe quelque chose de grave.
Il y a trois jours, pres de Panossiere,
un enfant a disparu, et ce matin, on l'a retrouve mort.
On l'a tue ?
Oui.
On ne sait pas qui ?
Non.
Faudrait savoir s'il lui manquait des organes.
On va y aller ?
On n'a pas de piste. Quand meme, on est sur le coup.
- Pas de traces ? - Pas de traces. Rien du tout.
Je suppose
qu'il y en a qui sont croyants. Quelle que soit leur religion,
je pense qu'ils devraient dire une priere.
Ce serait bien.
Notre Pere qui es aux cieux Que Ton regne vienne
Que Ta volonte soit faite Sur la Terre comme au ciel...
Pardonne-nous nos offenses...
Que Votre nom soit sanctifie Que Votre regne arrive
Que Votre volonte soit faite sur la Terre comme au ciel.
Donc a partir d'ici, je tire une bissectrice.
Sachant que l'angle... La bissectrice separe l'angle
en deux parties egales.
Excusez-moi. J'ai pas la tete a ca.
Je suppose que vous non plus. Alors on arrete.
S'il y a autre chose que vous aimeriez faire ?
On pourrait peut-etre faire une redac, non ?
Je sais pas. Vous voulez faire une redaction ?
J'ai le sujet :
"Racontez un beau souvenir de la classe de neige."
Hodkann, arrete. Tu vas pas commencer ?
- J'y vais ou pas ? - Vas-y.
Je voudrais poser une question. On est en danger, ici ?
Non. Pas du tout.
Vous n'etes pas en danger. La victime a ete retrouvee a 180 km d'ici,
pres de Romans, dans la Drome.
Ca veut dire que le coupable n'est plus dans le departement
et qu'il n'y a absolument aucune raison d'avoir peur.
C'est affreux, horrible, ce qui est arrive,
mais c'est fini. Vous risquez rien. Ici, on est tranquilles.
C'est forcement ici qu'on l'a tue, Rene.
Il a pas fait 180 km tout seul, ce bouffon.
Ecoute, mon vieux. Sois gentil, on change de sujet.
C'est arrive, on n'y peut rien, on ne peut rien y changer.
C'est horrible d'etre confrontes a ca, mais on arrete d'en parler.
Ni messes basses, ni bavardages.
On arrete d'en parler. Point a la ligne.
Mon pere dit de couper la tete aux sadiques. Pas de pitie.
Surtout qu'avant de nous tuer, ils nous torturent.
J'ai vu des photos dans Match, avec un cadavre eventre.
Apres, ils nous violent.
- Ca veut dire quoi, exactement ? - Mettre la bite dans le cul.
Bon ! On arrete, j'ai demande.
C'est rien. Vanessa demandait a Lucas
ce que voulait dire "violer". Lucas lui expliquait que...
Hodkann !
Bon, d'accord. Ca veut rien dire, "violer", Vanessa.
- La prof dit... - Ca suffit, Hodkann ! Merde !
Ca suffit ! Je t'ai demande de te taire.
Si tu te maitrises pas, tu montes au dortoir,
et je veux pas te voir a la boum de ce soir. C'est clair ?
Tu sors !
Pourquoi ils sont la ?
C'est pour le petit Rene, je suis sure.
C'est pour le disparu.
Alors quoi ? La boum continue. Allez, on danse.
Horreur, malheur
Oui, c'est moi, Vampirella
Malheur a ceux qui ne m'aiment pas
Horreur, malheur
Oui, mon coeur est en fer
Je fais l'amour comme une panthere
Mes amants, je les ecorche vifs
Et je les fouette Je leur coupe le bide
Je fais des trucs cochons Avec des chaines
Aux minets du 16e
Pourchassant les puceaux en fuite
Le demon du sexe m'habite
Venez la
Mais ou tu vas ?
Car c'est la fete aujourd'hui
C'est la salsa du demon
Salsa du demon
Salsa du demon
Salsa du demon
He ! Nicolas.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Leve-toi. J'ai du nouveau.
Je peux pas parler ici. C'est trop dangereux.
- Vous allez ou ? - Tu la fermes. Tu nous as pas vus.
Alors, qu'est-ce que tu voulais me dire ?
Elle est de quelle couleur, la voiture de ton pere ?
Grise. Pourquoi ?
Quand les gendarmes sont venus, tout a l'heure,
je suis pas reste dans le dortoir.
Je suis descendu.
J'ai ecoute ce qu'ils disaient, dans le bureau.
Ils ont explique ce que le sadique avait fait a Rene. Ca, je te dis pas.
Et puis apres,
ils ont demande si on avait pas vu une R 25 grise.
Mlle Grimm, elle a dit non.
Ils se souvenaient plus que ton pere avait une R 25 grise.
Mais moi, je m'en souvenais bien.
Quand les flics s'en allaient, je suis vite descendu
pour etre avant eux sur la route.
Et les prevenir.
Mais les prevenir de quoi ?
Que ton pere a une R 25 grise
et que les trafiquants veulent sa mort.
Mais tu avais promis.
Mais il est en danger de mort, ton pere.
Il fallait bien leur dire.
De toute facon, maintenant, c'est fait.
C'est une reaction normale.
Ces histoires de meurtre ont de quoi secouer un gamin.
On est tous secoues, vous savez, docteur.
Oui, oui. Sans doute.
Mais celui-la, a ce que j'ai pu constater,
c'est un petit mal leche.
- Ah bon ? - Eh oui !
On dit "un ours mal leche"
quand la maman ours n'a pas assez leche,
pas assez caresse, embrasse le petit ourson.
Ca donne des petits agites mal dans leur peau, comme le votre.
Du repos, c'est ce qu'il y a de mieux.
Et puis vous aussi, tachez de vous reposer.
Au revoir.
Tu aurais pu decrocher, quand meme.
Allo ? Oui.
Oui, c'est moi.
Non, mais je dormais. Excusez-moi.
Oui. Il est la, a cote de moi.
Pourquoi ?
Ah bon. Excusez-moi, une minute.
Reste pas la. Descends au refectoire. D'accord ?
Allo ?
Oui. Je vous ecoute.
Pourquoi ?
- Qu'est-ce que tu fais la ? - Mlle Grimm est dans le bureau.
Ah bon ? Elle ne veut pas de toi ?
Elle telephone a son amoureux ?
C'est moi.
Il y a eu un probleme chez toi.
Avec Mlle Grimm, on pense que ce serait mieux que tu rentres.
- Quand ? - Demain matin.
La police va venir me chercher ?
Non.
Non. Je t'emmenerai.
Ca te va, si je t'amene ?
On s'entend pas trop mal, tous les deux.
On est les rois du petrole.
Vous vous taisez, maintenant. Ca suffit.
Allez. Depechez-vous. On va etre en retard.
Depeche-toi. Allez !
Bon. Je crois que tout est pret, la.
On partira tot, demain matin. Vers 7 h. Essaie de dormir.
- Tu veux un cachet ? - Je ne sais pas.
Je pense qu'un demi, ca devrait suffire.
Tu en as deja pris ?
Un demi, c'est rien du tout.
Oui, je sais.
Un peu, ca va, mais trop, c'est dangereux.
Avec ca, tu ne risques rien.
Bonne nuit.
- C'est toi qui vas lui parler ? - Oh non. Je pourrai pas.
- Qui c'est qui va lui dire, alors ? - Je ne sais pas. Sa mere.
Elle devait s'y attendre. Le pere a deja eu des ennuis, il y a 2 ans.
Pas si graves, mais quand meme, une sale histoire.
Mlle Grimm veut te voir.
Entre.
Assieds-toi. Il faut que je te parle.
T'as pas soif ?
On va s'arreter boire quelque chose et faire de l'essence.
Un jus d'orange ?
Ouais.
Je t'accompagne, mais on va se dire au revoir maintenant.
En tout cas, moi, je te dis au revoir ici.
Sous-titrage : Eclair Group
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.