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Original subtitles

Musique enjouée

-Ça va pas, arrêtez la musique.

Ça va pas, je vais avoir ma crise, moi.

Vous comptez pas, vous êtes jamais ensemble.

Estelle, c'est toujours sur toi que ça "stall".

Bon alors, la musique. 1, 2...

1, 2, 3, 4.

...

5, 6, 7, 8.

...

1, 2, 3, 4. Voilà, ça y est quand même.

...

Arrêtez la musique. La pause, les filles.

Déjà sorti ?

- On m'a remis 2 mois pour bonne conduite.

Ça t'étonne, Danseur ? - Non.

Ça t'ennuie ? - Au contraire.

-C'est gentil, ça.

J'ai 2 questions à te poser.

-Je t'écoute.

-Où est Lola ?

- Elle travaille plus ici, elle est partie.

-Avec qui ?

-J'en sais rien.

-Avec qui ?

- Avec un type. - Quel type ?

-Ma parole, je le connais pas.

-Où je les trouverai ?

-Ils vont souvent chez Adrien.

-Qui m'a donné ?

-Qu'est-ce que tu veux dire ?

Qu'est-ce que tu veux dire ?

Tu crois pas que c'est moi ?

-Si.

Les danseuses crient.

...

Bris de verre

...

- Il a dit : "Si je suis grossier et que tu m'aimes,

"t'aimes les gens grossiers."

Bonjour, mon chou.

Tu viens chez moi ? On voit la mer.

- Tu pourrais répondre. Elle te plaît pas, ma copine ?

*Musique jazz

...

-Lola, t'as des allumettes ? - Oui, oui.

...

Pardon.

...

-Voilà l'endroit.

Il sera là entre 2 et 3 heures.

Tout est d'accord ?

- Très bien. - Vous n'êtes pas seul ?

Qui c'est ?

-Mario.

-Bon, maintenant, je m'en vais.

- On avait dit 5 000 F, M. Boccace. - C'est entendu.

- On avait dit... - La moitié payée d'avance, oui.

Tenez, voilà, c'est là-dedans.

- Très bien. - Bon, faut que je file.

Alors entendu, à lundi sans faute.

-À lundi, M. Boccace.

...

-Bonjour, Lola.

-Bonjour.

-Tu vas bien ? - Je vais bien, oui.

-C'est payé ?

-Oui, oui.

Boules de billard

- Mets ton chapeau, prends ton sac et viens.

...

-Où tu vas, Lola ?

-Moi, nulle part.

- Alors pose ton manteau, ton sac et va t'asseoir.

-T'as entendu ce que j'ai dit ?

Alors ?

-Qu'est-ce que tu fais ?

-Rien, je...

-Tu t'en vas ?

-C'est Siffredi.

-Hum...

Sors-le.

...

Fracas

...

Il crie.

...

...

Brouhaha

...

Il gémit.

...

Ils rient.

...

Ils soupirent.

-Siffredi.

Roch.

-François.

Capella.

-J'ai mis un peu de ciboulette.

Je sais que vous aimez ça tous les 2.

-Ah oui, de la ciboulette.

T'as bien fait.

-Lola a toujours aimé la bonne cuisine.

C'est rare, les femmes qui aiment manger.

-Y a pas que ça qu'elle aime.

Il rit.

-C'est vrai.

- C'est quelqu'un de bien élevé, de discret.

-De fidèle.

Ouais, bon.

Donne-moi un peu de rouille. - Oui.

-C'est vraiment bon.

-Délicieux.

- On oublie que ça va être aussi bon.

- Ça doit te changer. - Oui.

-T'as tiré combien ?

- 4 mois. - Pourquoi ?

- Une connerie, c'est ma faute. Ça fait réfléchir, la prison.

Maintenant... - Maintenant ?

- Je vois les choses autrement. J'ai plus de temps à perdre.

-Oh oh !

C'est nous.

Tiens, il est là, celui-là ?

- Oui. Où t'étais passé ? On t'a cherché partout.

- Je me suis foulé la cheville. J'ai les chevilles fragiles.

-Surtout quand y a du travail.

Je peux te poser une question ? - Quel genre ?

- Tu veux gagner de l'argent facilement ?

- Faut voir. - Comment ça ?

Je te le joue à pile ou face. - D'accord.

- Qu'est-ce que tu prends ? - Face.

- T'as perdu. J'ai trop de chance.

- Faut faire quoi ? - Remplacer

Mario.

-C'est quoi, un accident ? -Va voir, il a sans doute trop bu.

- Tu vois, c'était pas compliqué. Je te l'avais dit.

-Y a quoi derrière ?

-Regarde.

Hennissement

-C'est un cheval.

- C'est un crack. C'est Wonderful. Tu connais ?

-Non.

- Favori du grand prix de demain. L'autre favori, c'est Rouge Gorge.

Il appartient à M. Boccace, tu connais ?

-Les apéritifs ?

- Exact. Il aimerait bien que Rouge Gorge gagne.

Il a donc fait enlever Wonderful.

- Tu vas parier sur Rouge Gorge. - Avec l'argent de Boccace.

- C'est pas con, ça. - Hé, non.

C'est pas vrai, il va pas me faire ça.

Brouhaha

Clameurs

...

- Qui a gagné ? - Vanina II.

- Tu sais à qui il appartient ? - À Boccace.

-Non, il appartient à Rinaldi.

Ce serait pas ton avocat, par hasard ?

-Oh, les tordus.

- Bonjour, Capella. Ça va, cher ami ?

Monsieur ? - Roch Siffredi.

-Mon associé.

- Asseyez-vous, messieurs. - On n'a pas le temps.

-Un cigare ?

- On est pressés. - Il faut que je vous félicite.

C'était parfait.

Les 2 hommes vont bien et on a retrouvé le camion, bravo.

J'ai préparé ce que je vous dois. 2 500 F.

- Plus les 2 500 que j'ai perdus sur Rouge Gorge.

- Vous l'avez joué ? - Oui, et je suis pas le seul.

-Vous avez tort, Capella.

Il ne faut pas jouer aux courses. Je joue, moi ?

-Vanina II vous a rapporté.

- Moi ? Vanina II ne m'appartient pas.

Je suis heureux que mon ami Me Rinaldi ait gagné.

Mais croyez-moi...

Tenez, je suis bon prince.

Je veux bien vous dédommager.

2 500 F de plus.

D'accord ?

Vous boirez bien un verre ?

À Boccace. -Et ma part ?

-Comment ça ?

-C'est mon associé.

- J'ai entendu. Vous vous arrangez, vous partagez.

- Je ne prends jamais sur la part d'un ami.

Question de principe.

...

-Bonjour, Roch.

-Pose ça là. J'en ai pour une minute.

Après, je te prépare à manger.

Tu as acheté une autre chemise ?

-Oui,

trois.

-Je ne te demande pas où tu as trouvé l'argent.

-J'ai rencontré un type.

Tu n'en as jamais marre ?

-De quoi ?

-De ce que tu fais.

-Non.

-À force de peindre des yeux,

tu finiras par perdre les tiens.

...

-Allez.

Coup et cri

T'as fait de la boxe ? - Un peu, oui.

-C'est bien.

Celui que tu as descendu, c'est mon ami Mario.

Il a les chevilles fragiles.

Voici mon cousin, Kid Maurice, tu connais ?

- Non, je connais pas. - Pas grave.

On cherche un type comme toi.

Ça te dirait de te battre contre lui sur un ring ?

-Pour de bon ?

- Pas tout à fait pour de bon, mais y a de l'argent à prendre.

Je m'occupe de tout, t'as pas à t'inquiéter.

Désormais, tu t'appelles Hans Petrus

et t'es champion de Bavière.

-C'est où, ça ?

-C'est...

C'est où, la Bavière ?

- En Allemagne ? -Je parle pas

allemand.

Fanfare

...

Clameurs

Fanfare

...

- Messieurs, ravi de vous voir. Vous connaissez Kid Maurice.

Et voici Hans Petrus, champion de Bavière.

1,82 m, 90 kilos.

28 combats, 21 victoires

dont 17 avant la limite et 4 nuls.

Hans Petrus habite Munich. Il est marié et a 2 petites filles.

Il parle en allemand.

Je vous en prie, on est en France, parlez français.

-Le prénom de ses filles ?

-Heu... Bertha et Marlène.

Clameurs

...

Oui, oui, oui...

-Mesdames, messieurs...

-Dis donc, tu le retiens.

En 10 rounds de 3 minutes. À ma droite, Kid Maurice.

Clameurs

-Kid, au début, tu vas doucement.

-C'est Capella.

Huées

- Tu t'amuses avec, je compte sur toi.

Il rit.

Gong

Encouragements

...

J'ai dit de faire durer un round de plus.

Les jambes, crochet du gauche,

ils en auront pour leur pognon.

Petrus fait illusion. - On s'est pas gourés.

Huées

...

Encouragements

...

Huées

-Kid ! Remonte ! Oh !

Kid !

Oh, Kid ! Minute.

Kid !

-Je suis pas d'accord, moi.

Huées

...

Brouhaha

...

-Alors, ça y est ?

- Où t'étais passé ? - Ben...

-T'as loupé un beau spectacle.

Il s'est fait mettre K.-O. - K.-0. ?

-K.-O.

K.-O. d'entrée.

-Bonsoir.

Ce sont Capella et Siffredi. Je vous présente Me Rinaldi.

-Nous nous connaissons un peu.

Votre petite affaire est réglée.

L'assurance incendie rembourse tout.

On en parle plus.

-Merci.

-Ouais... Tu peux être fier de toi.

Les gants, tu peux les raccrocher. Terminé.

Toi, tu vas retourner sur les quais.

Il rit.

Ah, la famille.

- J'invite quelques amis ce soir.

Voulez-vous être des nôtres tous les 2 ?

Nous fêterons la victoire de Petrus.

- De Petrus ? - Oui, mon ami Simon Boccace

l'a pris dans son écurie.

C'est vous qui l'avez découvert, non ? Félicitations.

À ce soir.

Musique tango

...

-T'en veux ?

...

Baiser

...

-Qui c'est ?

- C'est Marello. Avec Poli, ils se partagent Marseille.

C'est la vieille école, mais des caïds.

Des installés.

- Qu'est-ce qu'il fait chez Rinaldi ?

-Boccace sans Rinaldi, c'est rien.

Et Rinaldi sans Marello, c'est pas grand-chose.

...

- Vous avez tout ce que vous voulez ?

-Le gros, c'est Poli.

-À votre santé.

Il rit.

...

- Bonsoir, je suis content de vous voir. Venez.

Boccace m'a parlé d'un travail que vous avez fait pour lui.

Habile, intelligent.

Et bien payé à ce qu'il paraît.

-Honnêtement.

-La question n'est pas là.

L'argent est un problème secondaire.

Ah,

tu es là. Mais, viens.

Voici les jeunes gens dont je t'ai parlé.

Mme Escarguel, ma sœur. - Messieurs.

-Madame.

- M. Escarguel contrôle 60% du marché du poisson à Marseille.

Et il a un petit problème dont il aimerait vous parler.

- Mon mari n'est pas là ce soir. Il sort très peu.

Ce n'est peut-être pas l'endroit idéal pour parler de ces choses.

Vous pourriez venir à la maison un jour de cette semaine.

-Pourquoi pas ?

-Vous m'excuserez, je vous laisse.

-Voulez-vous mercredi, 10 h ?

-Oui.

-Parfait.

...

Applaudissements

Bonsoir, madame. - Bonsoir.

- Pourquoi attendiez-vous dans votre voiture cet après-midi ?

-Je déteste la boxe.

Musique tango

...

- Je m'appelle Siffredi. - Roch Siffredi, je sais.

Vous sortez de prison, vol avec effraction.

Vous avez passé 2 ans

dans un bataillon disciplinaire en Tunisie.

Vous n'avez pas d'argent.

Et vous en cherchez.

Je suis Mme Rinaldi, la femme de Me Rinaldi.

Vous êtes ici chez moi.

Je dois connaître les gens que j'invite.

C'est la moindre des choses, non ?

...

- Votre prénom ? - Simone.

...

- Votre parfum ? - À Dieu ne plaise.

On dit que je me parfume trop, mais j'ai peur de sentir la marée.

-Simone !

...

Bonjour, je voudrais quelque chose de bien, de cher,

pour une femme du monde.

-Des roses.

- C'est bien, les roses ? - Très bien.

-Alors va pour les roses.

Très bien.

- Une douzaine ? - Une douzaine.

...

Je m'appelle Capella.

- C'est un drôle de nom. - Oh...

Pourquoi ça ?

-Je sais pas, mais il est drôle.

Je vous intéresse ?

-J'aimerais vous revoir.

-Bonne idée.

Vous jouez au tennis ? -Quoi ?

-Au tennis ?

-Oui, j'y ai joué il y a longtemps.

Faudrait que je m'entraîne.

Vous préféreriez pas faire plutôt une promenade en bateau un jour ?

-Pourquoi pas tout de suite ?

- Tout de suite, j'ai un rendez-vous d'affaires dans 5 minutes.

-Votre bouquet, monsieur.

25 F.

- C'est pour votre rendez-vous d'affaires ?

-Non, c'est pour vous.

Coups de sifflet

...

-Dépêchez-vous.

...

Cris

Tirs

Il gémit.

...

-Vous voyez, ça, c'est ma voiture.

On pourrait aller à l'Alcazar un soir ou au cinéma.

- Je sais pas si mon père sauterait de joie.

- Il fait quoi, votre père ? - Il est aussi dans les affaires.

Bon, je m'appelle Ginette, au revoir.

-Attendez.

Je vais vous raccompagner, les rues ne sont pas sûres.

- Ça m'est égal, et j'ai une voiture, moi aussi.

-Ah bon ?

...

Le bureau de Mme Escarguel ? - En haut de l'escalier.

-Nous ne vous attendions plus.

Votre ami est ponctuel au moins. Il m'a même apporté des fleurs.

-Ah oui, mais moi, j'ai crevé.

-Je vais vous présenter mon mari.

M. Capella, mon mari.

-Monsieur.

- Mon mari a eu un accident il y a quelques années.

Il a du mal à s'exprimer, mais il a gardé toute sa tête.

Je suis la seule à le comprendre, je dois m'occuper de tout.

C'est vraiment pas une vie.

Oh, et toutes ces odeurs...

Il ricane.

Comme j'expliquais à votre ami...

- M. Escarguel a 2 concurrents qui lui font la vie dure,

les frères Pradel. Il faut les décourager.

-Je vois.

- Il souhaiterait approvisionner tous les marchés à poissons.

-C'est très clair.

-Oui, c'est ça.

Vous expliquez les choses mieux que moi.

-Et pour cette collaboration...

-Hé bien, j'ai pensé...

10%.

Ils rient.

-Vous plaisez beaucoup à mon mari.

Avez-vous une idée ?

-Une idée ?

-Sur la façon de vous y prendre.

-On va y réfléchir.

-Ce n'est pas urgent, urgent.

Vous pouvez donc voir.

J'aimerais beaucoup vous avoir à déjeuner bientôt.

Si vous pensez à quelque chose prochainement...

Mais surtout que cela reste... Enfin, que cela soit...

-Discret.

-Mon mari y tient beaucoup.

Que cela soit efficace, mais...

-Discret.

-Ho...

...

Mesdames, en piste.

Très bien.

Allez !

- Madame, il est pas très frais, votre poisson.

- Pas frais ? - Sentez-moi ça.

- Il sent bon. Il a été pêché cette nuit, il a l'œil vif.

- Pêché de la nuit ? - Oui, mon beau.

- Franchement, mesdames, sentez-moi ça.

- Quelle horreur ! - C'est une infection.

- Une infection ? Il est pas frais, ce poisson ?

- Il est pas frais, mon poisson ? Il remue la queue.

-Il est pas frais.

-Regardez-moi ça.

- Je vous ai vu. Vous avez sorti votre poisson pourri.

Faudrait pas me prendre pour une andouille.

-Il est pas frais, mon poisson, alors ?

-Au large, maman ! Ça va, hein ?

Oh, toi, là.

-Ça suffit.

-Qu'est-ce qui se passe ?

Il est pas frais, le poisson ? Il a l'air pourtant frais.

Brouhaha

...

Coups de sifflet

-Ça suffit.

Brouhaha

Cris

...

Miaulements

...

...

-S'il vous plaît.

La salle de bains.

-Très bien.

-La chambre.

-Vous avez le téléphone ?

- Dans la chambre et dans le salon. - C'est parfait.

-Le salon.

-Le salon, très bien.

Dites-moi, pour mes amis ?

- 2 chambres, plus petites, mais au même étage.

-Parfait.

Vous me mettrez un lit à baldaquin, avec des colonnes.

-Bien, monsieur.

- Et des tableaux qui représentent des forêts et des femmes nues.

-Bien, monsieur.

- Vous avez un coffre ? - Bien entendu, monsieur.

- Quelle marque ? - Un Durox, modèle 44-S.

- 44-S ? Alors vous mettrez ça dedans.

-Bien, monsieur.

Klaxon

...

-Mes hommages, Mme Escarguel.

- Ils sont charmants. - Délicieux.

Mon chapeau...

-Allez.

Allez.

-Doucement, les gars.

-Hop !

Klaxon

Allez !

-Attention.

-Poussez-vous, là-bas !

Klaxon

- Tiens, me voilà en travers, bah voilà.

-AH !

-Elle est épatante.

Il rit.

- Ah... - Hein ?

Ça détend. - Ah oui.

- Tiens, y a plus pied, là. Bah y a plus pied.

-Hé ben.

- Je vais chercher un coin pour me changer.

Je vous laisse mon ombrelle. Je reviens.

-Attends.

- Je veux te parler, mais on est jamais tranquilles.

-T'as raison.

- Dis donc, y a un autre coup qu'on pourrait faire.

Comme les poissons, mais en plus grand.

-Explique.

-Poli.

-Quoi, Poli ?

- La boucherie. - Ça m'intéresse pas, la boucherie.

-Pourquoi ?

-J'aime

les bouchers. - On peut l'avoir, Poli.

C'est comme Marello, c'est des hommes finis.

Un coup de pouce et ils basculent.

- Peut-être, mais ça m'intéresse pas.

-Laisse-moi t'expliquer.

Hein ?

- Je te le fais à pile ou face. - Pile.

- T'as perdu. Tu vois, faut pas jouer avec moi.

...

-Il a l'air fâché, votre ami.

Ce n'est pas à cause de moi ?

-Non.

...

- Qui est cette jeune fille ? - J'aimerais bien le savoir.

- C'est la nouvelle de Poli, Ginette.

- Quoi ? - La nouvelle de Poli, Ginette.

Il est fou d'elle à ce qui paraît.

- T'es sûr ? - Autant qu'on peut l'être.

- Où allez-vous ? - Je vais leur dire bonjour.

-Et le panier ? -Il est là.

-Je pose la veste.

- Je vais prendre le rosé et l'ouvrir.

-Je vais mettre le couvert.

- J'ai sali la veste. - Je pose les tomates là.

Le vin.

Les autres assiettes.

Bonjour. - Bonjour.

- Salut, Capella. - Salut, Capella.

-Vous vous connaissez ?

-Plus ou moins.

-Tu veux un pastis ? - Non.

Votre père est pas là ? - Non, il n'a pas pu venir.

Les affaires, vous savez ce que c'est.

- Je vous avais proposé une promenade en bateau.

-Ce serait une bonne idée.

Un de ces jours.

-Pourquoi pas tout de suite ?

Hein ?

-Je vous suis.

...

- Vous croyez que cela peut être dangereux pour lui ?

- Y a toujours un peu de danger avec les femmes.

-Ce que c'est joli.

C'est beau.

Vous vous promenez souvent en bateau ?

Ils rient.

...

-Attention.

Et voilà.

-Oh...

- Ils nous ont laissé tomber. - Oui.

-Que va dire votre père ?

...

Elle pleure.

...

Il gémit.

...

Coups

Gémissements

-Les jeux sont faits.

-Banco. -Banco seul.

- Non. - Non.

9 à la banque.

Monsieur a un banco de 200 louis.

-Messieurs, faites vos jeux.

- Comment vas-tu ? - Bien, et toi ?

-Content de te voir.

- Ginette. - Bonsoir, mademoiselle.

Ça va ?

- T'as une place ? - Oui, vas-y.

Suivez-moi.

-Messieurs, faites vos jeux.

Le jeu est fait, messieurs.

Rien ne va plus.

-Les jeux sont faits.

Rien ne va plus.

Baccara à la banque.

On paye partout.

Une voiture approche.

...

- François est chez toi. Il t'attend.

- Tu m'excuses, je voulais pas rentrer à l'hôtel comme ça.

Alors je suis venu ici.

- T'as bien fait. Qu'est-ce qui s'est passé ?

-Je peux rester ?

- Tant que tu voudras, tu es chez toi.

Repose-toi.

-Roch.

Je voulais te dire...

Pour la boucherie, c'est d'accord.

Il soupire.

-La boucherie...

Quelle idée de venir m'en parler.

J'aimerais mieux n'avoir

rien entendu.

La boucherie...

Tu as perdu la tête ou quoi ?

Tu sais qui s'occupe de la boucherie ?

-Poli.

Et alors ?

-Tu le connais.

Tu sais de quoi il est capable, Poli.

Ça ne te fait pas peur ?

-Non.

-Écoute-moi bien.

Vous vous êtes fait une place au soleil.

Très bien.

Vous avez du culot, Capella et toi, vous n'êtes pas maladroits.

Bravo.

On vous a laissé vous amuser avec les poissons du beau-frère.

Il est très fatigué.

Et puis ma sœur a insisté.

Mais n'allez pas vous frotter avec les vrais patrons.

- Pourquoi vous prenez la défense de Poli ?

Vous êtes lié avec Marello, non ?

-Je ne suis lié avec personne.

Je suis l'avocat de Marello, c'est tout.

Et je vais te dire...

Poli et Marello se sont partagé la ville

il y a 4 ans.

Pas de frictions, pas de coups durs.

Ça marche.

N'allez pas vous mettre au milieu.

...

Il siffle.

...

- J'avais 7 ans quand j'ai mangé de la viande pour la 1re fois.

...

- François, n'y allez pas, ils vous attendent.

François ?

Tirs

...

...

Il gémit.

...

...

-Sortez tous.

Tirs

- Ça va ? - Oui, ça va.

-Tiens, prends ça. Vas-y.

Tirs

Gémissements

...

Merde, le pneu... Allez, vite.

Tirs

-Ça passe pas.

Tôle froissée

-Tu vois que ça passe.

- François, fonce chez ma mère.

Tirs

...

Dis donc, François,

t'en avais pas parlé

à Ginette ?

-Passe à l'hôtel.

-Mais... - Vas-y, je te dis.

Ginette devait venir, je lui en avais parlé.

-On vous attendait, justement.

Par ici.

...

-Tu penses souvent à Ginette ?

C'était sérieux ? Tu serais parti avec elle ?

-Comment ça, parti ?

- Pour aller vivre ailleurs. Parti, quoi.

-Avec elle, oui, peut-être.

- On a pas pu aller à l'enterrement de Mario, c'est triste.

On va rester longtemps ici ?

-Le temps qu'il faudra.

- Ça m'est égal, j'aime la campagne. J'y suis née.

-Ça doit être Spada.

...

- Ils arrivent de Béziers. Ils cherchaient une planque.

- Pour ? - Braquage.

- Du grabuge ? - Un peu.

-Installe-les.

- Ça s'est bien passé ? - Ça va.

Voilà les journaux. - Fais voir.

- Et le reste ? - C'est là.

- Tiens, aide-moi, va. - Non, laisse. Hé !

- C'est pas du neuf. Ça vient du Maroc.

Mais ils ont été revérifiés. Ça te convient ?

-Tout à fait.

T'as les... - Dans l'autre caisse.

-Ben, amène.

- Rinaldi s'est fait nommer adjoint au maire.

Il perd pas son temps, lui.

-Et nous ?

- Poli croit que vous êtes sortis du circuit.

-Laissons-le croire ça.

Tirs

...

Tirs

Cris

Tirs

Téléphone

...

-Allô ?

Qui ?

Chez Poli ?

Maintenant ? Mais écoutez...

Bon.

Bon, je vais passer.

D'accord, j'arrive.

Tu m'attends, tu viens ou je te rejoins au théâtre ?

-Je viens.

-On n'en a pas pour longtemps.

Sonnette

Qu'est-ce que c'est ?

Qu'est-ce qui se passe ?

-Bonsoir, maître.

- Nous avons appris votre nomination.

Nous tenions à vous féliciter.

Bravo.

-Où allez-vous ?

- Au théâtre. - Voir quoi ?

- "L'Aiglon".

-Vous avez l'air surpris, maître.

- De vous voir ici ? Oui, un peu.

- Comme nous, le soir des abattoirs.

On a été surpris de voir que des gens nous attendaient.

- N'allez pas en déduire que... - Vous serez en retard au théâtre.

- Après le baisser du rideau. - Qu'est-ce que vous croyez ?

-On a hésité à votre sujet.

Mais on s'est dit que vous pourriez nous être utile.

- Oui, nous avons décidé d'acheter ici.

-Vous voulez acheter ?

-Oui. - Mais où est Poli ?

-Il est mort. Au restaurant.

Un quart d'heure ?

-20 minutes.

-Mort...

-Que les anges

te conduisent au paradis. Que les martyrs t'accueillent

et t'introduisent dans la Jérusalem

du Ciel. Que les anges te reçoivent

et que tu jouisses du repos éternel avec le pauvre Lazare.

Requiescat in pace.

Amen.

Cloches

...

-M. Marello

aimerait vous parler.

-C'est pour quoi, Danseur ?

- Si vous prenez la succession de Poli, ça vous regarde.

Mais Poli n'a jamais touché à ce qui appartient à M. Marello.

Vous n'y toucherez pas non plus.

-Et alors ?

-Je vous préviens.

Si vous avez eu Poli par surprise, moi, je suis d'un naturel méfiant.

Très méfiant.

Un autre point très important.

Rinaldi est mon ami, vous n'y toucherez pas.

-Pourquoi on le toucherait ?

- D'ailleurs Me Rinaldi ne s'occupera plus de vos affaires.

- J'aime pas qu'on me parle sur ce ton, Danseur.

-Chauffeur.

...

- Bien entendu, M. Poli avait toute sa comptabilité là-dedans.

C'était un malin.

En amour comme en affaires,

il y a des choses qui ne s'écrivent pas, évidemment.

...

Clameurs

...

M. Poli avait des intérêts partout à Marseille.

Bien entendu, il y a les hôtels,

les restaurants, les débits de boissons.

-Vous êtes précieux, M. Perron.

- Toujours par le système de pourcentage.

Vous savez, j'ai une longue habitude des affaires.

J'ai débuté en 94 avec les frères Valabre.

Vous êtes trop jeunes, vous les avez pas connus.

-Dis donc...

-Ça vient tout droit de Chicago.

-Ben, dérouille-la.

-250 comme ça, ça va être la folie.

...

-Allez.

*Musique jazz

...

-Aïe.

...

-Hé ben, Lola, le disque.

Klaxon

...

On accorde un piano.

...

- Ça te plaît ? - C'est cossu.

...

-Dessiné par Leleu.

...

-Parce que maintenant, tu...

Il joue un air classique.

-Tiens, regarde ça.

Un très beau bronze de Guyot.

Chinois. Couleur très rare, sang de bœuf.

L'homme accorde le piano.

Koramandel.

18e.

Tiens, viens voir.

...

Ils rient.

...

Air classique au piano

...

*Musique jazz

...

- Salut, Roch. - Salut, Maurice.

Lydia est pas là ? -Salut, Roch.

-Salut, Lydia, ça va ?

-Ça va, c'est samedi.

Ça marche toujours bien, les affaires ?

Y a de l'avenir dans les affaires.

Y a de l'avenir dans tout.

...

- Comment ne pas rendre hommage aux efforts couronnés de succès

de la nouvelle municipalité

quand nous voyons notre magnifique cité phocéenne,

porte de l'Orient, chaque jour plus moderne,

plus prospère

et plus heureuse ?

Applaudissements

...

C'est donc avec une conviction profonde que je vous dis :

"Le mois prochain, en votant pour moi,

"vous voterez pour le progrès,

"pour la justice

"et pour la paix."

Applaudissements

...

- On ne vous voit plus beaucoup au cercle.

Vous êtes devenu un homme tellement occupé.

Et Marseille vous doit beaucoup.

Répondez-moi franchement. Mon mari vous a fait quelque chose.

Dites-moi quoi.

Je vous en prie, j'ai besoin de savoir.

Il avait parlé de vos projets à Poli, c'est ça ?

- Ne posez pas ce genre de questions.

- C'est drôle, chaque fois que je vous rencontre,

je remarque que vous n'avez pas l'air satisfait.

-Je devrais l'être ?

- Vous avez tout ce que vous voulez.

-Vous croyez ?

...

Sirène de bateau au loin

...

- Toi aussi, t'aimes pas trop cette histoire d'élection ?

Rinaldi député. Avec Marello derrière...

-Et quoi encore ?

-T'as une idée ?

Non.

Pas en période d'élections, ce serait maladroit.

-Ah !

Il rit.

Quel set, hein ?

Il souffle.

Allez, on y retourne.

Tirs

- Et ici, grosso modo, ce sont les dépenses.

Salaires, frais de gestion,

les gratifications, les bonnes œuvres.

-Les bonnes œuvres ?

- Oui, les orphelinats, les asiles. C'est la tradition, monsieur.

D'ailleurs, c'est détaxé.

La fiscalité est si écrasante de nos jours.

- La police est là. - Et alors ?

-Un inspecteur te demande.

- Un inspecteur ? - Oui.

- Monsieur Capella ? - Oui.

- Inspecteur Teyssère. Suivez-moi à l'hôtel de police.

-Parfait.

Préviens maître Rinaldi. - Ce ne sera pas facile.

-Pourquoi ?

-Il a reçu 2 balles dans le corps.

Il est à l'hôpital, dans un état grave.

Par ici.

Allons-y.

...

M. le commissaire.

-Asseyez-vous, M. Capella.

Tant que les choses se passent entre vous,

nous intervenons le moins possible.

Quand les loups se dévorent, ça profite au berger.

Mais Me Rinaldi est l'adjoint au maire de Marseille

et peut-être notre futur député, alors nous devons intervenir.

- J'étais au bureau toute la journée.

J'ai des témoins.

- Naturellement, vous avez un alibi inattaquable.

Je vous l'ai pas demandé, j'en étais sûr.

Je vais tout de même vous poser les questions d'usage.

Mais si vous allez trop loin, nous vous mènerons la vie dure.

-Qui a fait le coup ?

- Vous devriez poser cette question à votre excellent ami, M. Siffredi.

-Alors ?

- Rien de spécial. On les a relâchés, bien sûr.

Il y a comme du tirage entre les 2.

-Comment ça ?

- Siffredi a peut-être fait le coup sans prévenir Capella.

-Possible.

- Qu'attendez-vous pour les casser pour de bon ?

Vous leur aviez interdit de toucher à Rinaldi, mais ils l'ont fait.

On commence à dire qu'ils vous font peur.

-Écoute, Danseur,

il faut laisser dire les gens.

Les 2 petits cons ne perdent rien pour attendre.

Tu sais quoi ?

En tirant sur Rinaldi et en le manquant,

ils en ont fait un député.

Tu vois, ça ?

C'est moi qui ai trouvé le titre.

Avec 2 balles dans le corps, maintenant il est sûr d'être élu.

- Fallait pas toucher à Rinaldi, c'était convenu.

Surtout à 2 semaines des élections.

-Je n'ai pas touché à Rinaldi.

-Quelqu'un veut qu'on se batte.

-Je sais. - Pas Marello.

Il a rien à gagner.

-Je ne suis pas de ton avis.

-Il te fait de l'ombre.

-Que veux-tu dire ?

-Il te gêne.

Tout le monde te gêne.

- Je te dis que c'est pas moi ! Qu'est-ce qu'il te faut de plus ?

-Rien de plus.

- C'est pas si souvent qu'on a l'occasion de te voir.

- Allez, tchin. - TCHIN.

-Et comment va Roch ?

-Toujours le même.

...

Tiens, joue pour moi.

- J'aime cet endroit. On y venait souvent, tu te rappelles ?

Tu te rappelles le bateau, le soir où t'as ramené Roch ?

Vous avez fait du chemin depuis.

-Oui et non.

- J'aimerais bien encore te faire la cuisine.

Musique douce au piano

-Je n'aime pas mes souvenirs

Je passe ma vie à mentir

Si partir c'est un peu mourir

Vive la mer et vive les bateaux

Prends-moi, matelot

...

Depuis le temps que je n'ai plus 20 ans

J'en ai connu des amants

Qui passaient par Marseille

Le temps d'une belle

Je n'ai pas grand-chose à t'offrir

C'est 4 francs pour un soupir

Et si tu veux me faire plaisir

N'oublie pas chéri ton petit cadeau

Prends-moi, matelot

...

Boules de billard

...

*Musique jazz douce

...

- Rinaldi s'est fait avoir. Pour de bon, cette fois.

- À l'hôpital ? - Oui, un coup de couteau.

- Qui a fait le coup ? - On en sait rien.

...

-Où est Roch ?

Faut le trouver.

...

Venez avec moi.

...

Aboiements

...

Roch ?

Où est Roch ?

- Je ne sais pas. Mais il y a quelqu'un qui l'attend.

-Je voulais voir M. Siffredi.

C'est au sujet de la mort

de mon mari.

Je sais qui l'a tué.

Musique enjouée

...

Elles crient à tour de rôle.

...

...

Elles crient.

Applaudissements

...

- Où est le patron ? - Dans le bureau.

Téléphone

...

-Oui ?

Ah, François.

Oui, tu veux lui parler ?

- Y a des gens qui veulent provoquer la bagarre entre Marello et nous.

*-Pourquoi ? - Pour prendre notre place.

Y a un salaud qui a descendu Rinaldi.

Pour faire croire à Marello que c'était nous.

-J'ai appris ça.

Musique jazz

...

-Y a quelqu'un qui t'a reconnu.

À l'hôpital.

...

-Faites vos jeux.

-Rien en dehors, monsieur. Banco.

Banco.

-Bon, le premier. On fait le 2d. -Carte.

-200 louis au banco, messieurs.

-Avec la table. -Avec la table.

On peut jouer, messieurs, 200 louis.

- Banco. -Banco seul.

-Avec vous, monsieur.

-Demandez l'édition spéciale.

-Journal.

-L'affaire Rinaldi.

Merci bien.

Demandez le journal...

Tirs

Cris

-Restez pas là. Restez pas là !

Ça s'est passé sur le pont.

-5 et 4, 9 et 4, 13.

La porte s'ouvre avec fracas.

- Ils ont eu Nono, en pleine rue.

Il paraît qu'ils sont passés chez Adrien.

Explosion

...

-François !

Tirs

...

...

-Marello aurait pas dû faire ça.

Après la mort du Danseur, on était quittes.

- Il a voulu nous donner une leçon.

On va lui montrer qu'on est de bons élèves.

-D'accord.

...

-Messieurs, faites vos jeux.

-5 000 louis.

-8 au premier.

9 au second.

...

- Je suis désolé, il n'y a pas de place.

-Pardon ?

(-Allez, c'est le moment.)

-7 à la banque. Second à égalité au premier.

Les chevaux perdent moitié.

Faites vos jeux.

Les jeux sont faits.

Rien ne va plus.

Carte au premier.

Carte au second.

Un à la banque.

10 au premier. 7 au second.

On prépare tout.

Messieurs, faites le jeu.

Les jeux sont faits.

-Je voudrais voir Marello.

-Une seconde.

-8 au second.

3 au premier. On paie le second.

-M. Marello vous attend.

La porte se ferme.

-J'ai préféré venir directement.

-Tu as bien raison.

Qu'est-ce que tu veux ?

-Tu t'es trompé pour Rinaldi.

-Possible.

-Non, c'est sûr.

C'est le Danseur qui l'a descendu.

Pour nous jeter les uns contre les autres.

Capella l'a su et a fait ce qu'il avait à faire.

Tu n'avais aucune raison de remettre ça.

Et tu le savais.

-J'ai pas besoin de conseils.

-Mais tu t'es trompé.

-Et alors ?

- C'est une erreur qui s'oublie difficilement.

Tu te fais vieux, Marello.

Il y a des choses qui t'échappent.

Et c'est grave.

Tu devrais passer la main.

-Tu es venu pour me dire ça ?

C'était pas la peine de te déranger.

-Je tenais à te le dire.

Écoute-moi bien.

Je sais ce que je risque.

Tu pourrais me faire abattre, maintenant.

Rien de plus facile.

Mais tu n'en as plus pour longtemps.

Ça, je voulais te le dire en face.

Il gémit.

-5 au second. Bon partout.

-Le jeu est fait, messieurs.

Rien ne va plus.

-Messieurs, faites le jeu.

-Carte ? -Oui, carte.

-Messieurs, faites le jeu.

-Les jeux sont faits.

-Rien ne va plus.

-Le jeu est fait, messieurs. Rien ne va plus.

-Carte au premier.

Carte ? -Carte.

-4 au second. 9 à la banque.

10 au premier.

Bon partout.

-Messieurs, faites le jeu.

Tirs

Cris

Tirs

...

Tirs

Bris de verre

...

-J'espère qu'il aura compris.

-Rassure-toi, il a compris.

- Vous aviez le plus bel alibi, vous étiez sur place.

Je suppose qu'on vous a volé votre portefeuille.

Vous devriez porter plainte. - Oui, c'est ce qu'on a fait.

- Dans le mien, y avait les photos de ma mère.

Ça, ça se remplace pas.

- Vous n'avez pas reconnu les hommes qui ont fait le coup ?

- Non. - Non.

- Et la mort de Marello ? Aucun tuyau ?

-Aucun.

- Il serait tombé sur son coupe-papier.

-On a vu des morts plus bizarres.

-Sûrement.

- Cette tête, là, ça vous dit rien ?

-Non.

- Je l'ai rencontré. Je connais pas son nom.

-On l'appelait le Danseur.

Mme Rinaldi l'a identifié comme étant l'assassin de son mari.

Comme il est mort, lui aussi, c'est une autre affaire classée.

Vous êtes les rois de Marseille, maintenant.

Plus personne en face de vous.

C'est le moment de bien faire attention.

Clameurs

...

...

- Tiens, on a un nouveau maire. - Ça nous fait une belle jambe.

- Capella et Siffredi sont derrière lui, il nous aidera peut-être.

-Tu penses...

- Son visage me dit quelque chose.

Musique jazz

...

-Charmante, cette soirée.

-Merci à vous.

...

Bonsoir. Bonsoir.

...

- Roch ? - Oui ?

-Ça va comme tu veux ?

-Ça va.

Et toi ?

...

Qu'est-ce que tu as ?

-Rien.

Je vais m'en aller.

-Tu as le temps.

-Pas tellement.

...

J'ai un train à prendre.

-Quoi ?

-Il part dans une heure.

-Où tu vas ?

-À Nice.

Et de là, je pars en Italie.

-Tu pars seul ?

-Non, j'emmène Lola.

-Tu t'en vas ?

-Je te l'ai dit.

-Pour longtemps ?

-Peut-être.

Je dois prendre mes bagages à l'hôtel.

Musique jazz lancinante

...

-François,

pourquoi tu t'en vas ?

-Parce qu'on est 2.

-Je comprends pas.

-C'est simple.

On a eu Poli, puis le Danseur, puis Marello.

Y a aucune raison que ça s'arrête.

Un jour ou l'autre, il en restera plus qu'un de nous 2.

Vaut mieux que je m'en aille avant.

...

On finira par se tirer dessus.

Je commencerai peut-être, d'ailleurs.

C'est comme ça, on y peut rien.

Et tu le sais.

...

- Et si je partais, moi, à ta place ?

-Tu le ferais ? - Oui.

...

-Je te le joue.

...

Si tu perds, tu t'en vas. D'accord ?

-D'accord.

-Tu prends quoi ?

-Face.

...

-Cette fois, t'as gagné.

...

Tu savais ?

-Une pièce dans chaque poche.

Avant, ça m'amusait.

Mais pas ce soir.

-Salut, Roch.

La chance, ça n'existe pas.

...

Il joue quelques notes de l'air jazz qui vient de s'achever.

Tirs

-François !

...

Une voiture démarre.

François...

François.

Il gémit.

-Roch.

Roch...

La...

La chance,

ça existe pas.

-François...

...

Musique jazz enjouée

...

Sous-titrage : VDM

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