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"Pour juguler enfin la présente dégradation...
et dans l'intérêt de tous,
l'état d'urgence est proclamé dans ces territoires...
par décret de Lord Cutler Beckett,
dûment nommé représentant de sa majesté le Roi.
Par décret, selon la loi martiale,
ces privilèges sont temporairement amendés :
Droit de rassemblement, suspendu.
Droit d'habeas corpus, suspendu.
Droit à un avocat, suspendu.
Droit au verdict d'un jury populaire, suspendu.
Par décret, toute personne coupable de piraterie...
aidant une personne coupable de piraterie...
ou s'associant à une personne coupable de piraterie...
sera condamnée à mort par pendaison."
Le Roi et ses hommes
Ontjeté la Reine
Dans son humaine prison
Les mers nous appartiennent
Et par leurs pouvoirs
Librement, nous voguerons
A l'unisson
Hissons nos couleurs
Hisse et ho
Voleurs et mendiants
Jamais nous ne mourrons
Tous ensemble
Hissons nos couleurs...
Lord Beckett !
lls se sont mis à chanter.
Enfin.
Voleurs et mendiants
Jamais nous ne mourrons
PlRATES DES CARAÏBES
JUSQU'AU BOUT DU MONDE
Il y a les morts et les vivants
D'autres voguent sur les flots
Avec les clés de la cage
Il faut payer le diable
Et prier pour nos âmes
La cloche arrachée A son tombeau marin
Lance un cri sépulcral
Que tous répondent à son appel
Faites voile vers le port
Tous ensemble
Hissons nos couleurs
Hisse et ho, voleurs...
...et mendiants !
Jamais nous ne mourrons !
Une chanson dangereuse,
pour qui ignore ce qu'elle signifie.
Surtout une femme.
Surtout une femme seule.
Qui vous dit qu'elle est seule ?
Vous la protégez ?
Qui vous dit que j'en ai besoin ?
Votre maître nous attend.
Une mort imprévue assombrirait notre entretien.
Plus vite !
Au pas de charge !
Maintenez le cap !
Des nouvelles de Will ?
Au jeune Turner d'obtenir les cartes,
à vous de garder votre rang devant le capitaine Sao Feng.
Est-il si terrifiant ?
ll me ressemble, sans ma clémence et mon équité naturelles.
On passe. Prêts ?
Croyez-vous qu'une femme n'est pas suspecte de traîtrise ?
Maintenant que vous le dites...
Veuillez enlever.
Capitaine Barbossa ! Bienvenue à Singapour.
Plus de vapeur.
Pas de ça.
Si ça se passe mal, nous sommes leur seule chance.
Je crois que vous avez une requête à me soumettre.
Plutôt une proposition.
Mon expédition nécessite vaisseau et équipage.
Etrange coïncidence.
Vous avez un vaisseau et un équipage ?
Plus tôt, non loin d'ici,
un voleur a fracturé le temple de mon oncle vénéré,
et tenté de s'emparer de ceci.
Les cartes nautiques.
Le chemin de la Porte Lointaine.
Ne serait-il pas surprenant que votre expédition
vous entraîne au-delà de ce monde ?
ll faudrait le voir pour y croire.
Voici le voleur. Son visage vous est-il familier ?
Dans ce cas, il n'en a plus besoin.
Vous venez dans ma cité et trahissez mon hospitalité.
J'ignorais...
Qu'il se ferait prendre ?
Vous comptez atteindre l'Antre de Davy Jones.
Mais je me demande...
pourquoi ?
Le chant a retenti.
Le temps presse.
Nous devons réunir le Tribunal de la Confrérie.
Etant un des 9 Seigneurs des Pirates,
vous devez y siéger.
Plus de vapeur.
Nos têtes ont été mises à prix.
C'est vrai.
Un pirate ne peut plus faire de profit...
qu'en trahissant d'autres pirates.
- Oublions nos différends. - Attendez le signal.
Le 1er Tribunal nous a faits rois des mers.
Mais ce règne est contesté par Lord Cutler Beckett.
Face à la Compagnie des lndes,
que vaut le Tribunal ?
Que pouvons-nous faire ?
Vous battre ! Lâchez-moi !
Vous êtes Sao Feng, Seigneur des pirates de Singapour.
En un temps où d'audacieux capitaines naviguent librement,
où les vagues se mesurent en degrés de peur
et où les vainqueurs deviennent des légendes.
Voulez-vous voir ce temps s'achever ?
Les plus célèbres pirates du monde s'unissent contre leur ennemi,
et vous restez à trembler dans votre bain !
Elizabeth Swann...
Vous valez mieux qu'à première vue...
mais la vue est agréable.
Je remarque toutefois
que vous n'avez pas répondu à ma question.
Que cherchez-vous dans l'Antre de Davy Jones ?
Jack Sparrow.
L'un des Seigneurs des Pirates.
Ma seule raison...
de vouloir que Sparrow revienne d'entre les morts,
serait de l'y renvoyer moi-même !
Jack détient l'une des neuf pièces de huit.
ll ne l'a pas léguée avant de mourir.
Nous devons donc le ramener.
Ainsi, vous admettez...
m'avoir trompé.
Aux armes !
Aux armes.
Je vous assure que nos intentions sont honorables.
Lâchez vos armes ou je le tue !
Tuez-le, il n'est pas des nôtres.
S'il n'est ni avec vous, ni avec nous...
avec qui est-il ?
En joue...
...feu !
Les cartes !
Compagnie !
Epaulez... en joue... feu !
Etrange coïncidence, non ?
La Compagnie des lndes me trouve dès votre arrivée à Singapour.
Simple coïncidence.
Pour marchander avec Beckett, vous devez accepter mon offre.
Vous trahissez Barbossa. Vous êtes prêt à trahir Sparrow.
Pourquoi serais-je épargné ?
ll me faut le Black Pearl pour libérer mon père.
Vous m'aiderez.
Feu !
Merci, Jack.
- Tu as les cartes ? - Mieux encore.
- Vaisseau et équipage. - Où est Sao Feng ?
ll nous rejoindra à la Baie des Naufragés.
Plus d'endroit sûr pour Sao Feng.
ll répondra à l'appel ?
Je ne saurais le dire.
ll y a un démon sur l'océan
que même les plus sanguinaires des pirates redoutent.
Une pièce de huit.
ll y en a neuf ?
Notre nouvel ami à Singapour est formel.
Neuf pièces de huit.
Je me demande ce que ça signifie.
Rien ne résistera à l'armada, avec le Hollandais à sa tête.
Rien de connu.
Votre ami a dit où se réunit le Tribunal ?
ll est resté muet sur ce point.
ll sait ce que vaut l'information.
Gardons ça pour nous.
Evitons que certains ne se précipitent à Singapour.
Amiral.
Vous m'avez fait demander.
Ceci est pour vous.
Votre nouveau poste mérite une vieille amie.
D'autres réquisitions ?
Des exécutions.
La Confrérie se sait menacée d'extinction.
Elle n'a plus qu'à choisir où livrer son ultime combat.
Personne n'avait parlé du froid.
Y a forcément une raison pour qu'on souffre.
Pourquoi cette sorcière ne ramène pas Jack comme Barbossa ?
Barbossa était seulement mort.
Jack Sparrow a été emporté corps et âme...
non pas en un lieu de mort, mais de châtiment.
Le pire destin qu'on puisse s'infliger...
pour l'éternité.
Voilà ce qu'est l'Antre de Davy Jones !
Je savais qu'y avait une raison.
Aucun élément fixe.
Ça ne peut valoir une carte récente.
Mais ça mène ailleurs.
"Par-delà les limites".
"Recommencez".
"Coucher de soleil levant".
"Rayon vert".
Vous pouvez interpréter, capitaine Barbossa ?
Avez-vous déjà vu le rayon vert, maître Gibbs ?
Plus souvent qu'à mon tour. Un phénomène rare.
Aux derniers feux du couchant, un rayon vert embrase le ciel.
Certains meurent sans l'avoir vu.
D'autres s'en vantent, à tort, et d'autres...
Ça signale qu'une âme revient de l'au-delà.
Crois-moi, jeune maître Turner.
Le problème n'est pas d'aller dans l'au-delà.
C'est d'en revenir.
Par l'enfer... il ne reste rien.
Jones aime les canonnades.
Apportez le coffre.
Et le gouverneur ?
ll pose des questions à propos du cœur.
Sait-il ?
Son utilité touche peut-être à sa fin.
Ne tremblez pas.
Partez.
Tous !
Et emportez cette chose infernale.
Je n'en veux pas à mon bord !
Navré.
Moi, si.
C'est le seul moyen
pour que ce navire obéisse à la Compagnie.
ll nous faut des prisonniers à interroger.
C'est plus facile quand ils sont en vie.
Le Hollandais Volant obéit à son capitaine.
Et son capitaine doit nous obéir.
Comme quand je vous ai ordonné de tuer votre animal.
Ce monde n'est plus le vôtre, Jones.
L'immatériel est devenu...
...immatériel.
A vos baïonnettes !
On va s'ignorer longtemps ?
Jusqu'à ce qu'on ait sauvé Jack.
Sauvons Jack.
Nos désirs les plus chers...
ont un prix qu'il faut payer un jour.
Barbossa, droit devant !
Nous sommes égarés !
Egarés ?
ll faut se perdre pour trouver l'introuvable.
Sinon, chacun saurait où ça se trouve.
On va plus vite.
A vos postes !
Tout le monde à son poste !
Bâbord toute ! Virez de bord !
Pas de ça ! Droit devant, en avant toute !
Sacrebleu...
Vous nous avez condamnés.
Ne soyez pas désobligeante.
Vous pourriez ne pas survivre
et ne plus entendre de paroles amicales.
Bordez !
A bâbord !
Accrochez-vous !
Les morts ne mentent pas.
Ma cacahuète.
Choquez les drisses et les balancines !
Choquez les balancines !
Et réveillez-vous !
A l'aide.
Aux vergues, tas de crapauds !
Carguez les trinquettes !
Comment trouvez-vous cette écoute ?
Comme il faut.
"Comme il faut" ?
Ni comme il faut, ni convenable, ni acceptable, ni adéquate.
Une véritable abomination.
Mes excuses. Laissez-moi une chance...
Dois-je ?
Voilà ce qui nous a amenés ici.
Nous avons perdu de la vitesse, donc, du temps.
Un temps précieux qui ne se rattrape pas.
Compris ?
Vraiment ?
Vous allez tout recommencer.
Et que ça vous serve de leçon.
Le calme plat énerve l'équipage.
Je n'ai aucune sympathie pour vous, vermisseaux,
ni la patience de faire semblant.
Je me lave les mains de ces étrangetés.
Pas de vent.
Evidemment, pas de fichu vent.
Mon âme pour une brise.
Une bourrasque. Un zéphyr. Un minuscule alizé.
Je sais, mais pourquoi ferait-il ça ?
Parce que c'est un benêt.
Ce sera une superbe réception et vous n'êtes pas invité.
Une pierre.
Nous sommes suivis par des pierres. C'est nouveau.
Un cordage.
C'est bien là un endroit maudit.
Je ne vois pas Jack. Ni qui que ce soit.
ll est ici.
Davy Jones n'a jamais rendu ce qu'il avait pris.
Quelle importance ?
Nous sommes piégés par votre faute, comme Jack.
Le plaisant Jack
est plus près que vous ne pensez.
lmpossible.
Bateau.
Pincez-moi et ramenez-moi chez maman. C'est Jack !
- Le capitaine ! - Glorieuse vision !
J'en étais sûr.
Je suppose que tu peux te justifier ?
Cette perpétuelle indiscipline à bord. Pourquoi ?
Pourquoi ça ?
Vous êtes... dans l'Antre de Davy Jones.
Je le sais. Je sais où je suis.
Ne te méprends pas.
Hector !
ll y a trop longtemps, non ?
L'île de la Muerta. Tu m'as tiré dessus.
Mais non.
Tia Dalma. En vadrouille ?
Tu habilles de macabre chaque delirium.
ll croit halluciner.
William, dis-moi...
veux-tu que je t'aide à sauver une dangereuse demoiselle ?
Ou... une demoiselle en danger ? Au choix.
Alors, tu ne serais pas ici.
Tu n'es donc pas ici. CQFD. Tu ne peux être ici.
Nous sommes vraiment ici.
L'Antre, tu dis ?
Nous venons vous sauver.
Voyez-vous ça ? Très aimable.
Mais comme j'ai un navire et pas vous,
c'est vous qu'il faut sauver, etj'y suis peu disposé.
Je vois mon navire. Là-bas.
Pas moi.
Sûrement un canot, caché par le Pearl.
Beckett a le cœur de Jones. ll contrôle le Hollandais.
ll s'empare des océans.
Le chant a retenti. Le Tribunal est convoqué.
Je vous laisse une minute, et voilà ! La folie totale.
Le monde a besoin de vous.
Et toi, d'un équipage.
Pourquoi naviguerais-je avec vous ?
Quatre ont tenté de me tuer. L'un a réussi.
Elle ne t'a rien dit.
Ça vous fera de quoi parler.
Quant à toi...
Ne me dis pas que ça ne t'a pas plu, sur le moment.
Pas faux. Je t'engage.
Pas toi. Tu me fais peur.
Gibbs, tu viens. Marty.
Cotton.
Le perroquet, je me méfie. Mais je pourrai lui parler.
Qui es-tu ?
Tai Huang. Ce sont mes hommes.
- A qui faites-vous allégeance ? - Au plus offrant.
J'ai un navire.
C'est vous le plus offrant.
Tu me plais.
Levez l'ancre. Parés à faire voile.
Où iras-tu, Jack ?
Pointez le bras de vergue sous le vent !
Hâlez le palanquin !
Que fais-tu ?
- Que fais-tu ? - Toi, que fais-tu ?
C'est le capitaine qui commande.
C'est le cas.
- C'est moi, le capitaine. - Ce sont mes cartes.
Te voilà l'homme aux cartes.
Taisez-vous !
Tous les deux ! C'est un ordre ! Compris ?
Désolé.
Comme on n'a plus de capitaine, je pensais postuler.
Je voterais pour toi.
Tu as livré Jack au Kraken.
ll est sauvé. C'est fini.
Je n'avais pas le choix.
Tu as choisi de ne rien me dire.
Je ne pouvais pas.
Ce n'était pas ton fardeau.
Mais je l'ai porté, non ?
Sans savoir ce que c'était.
J'ai cru...
Que je l'aimais.
Si tu décides seule, comment te faire confiance ?
Tu ne peux pas.
Terrifiant.
Carrément macabre.
ll arriverait quoi si on leur envoyait un boulet ?
Pas très respectueux.
lls devraient être aux soins de Davy Jones.
C'est le devoir qui lui a été confié
par la déesse Calypso.
Amener ceux qui ont péri en mer de l'autre côté.
Et tous les dix ans...
il pouvait revenir à terre...
rejoindre celle qui l'aime réellement.
Mais l'homme est devenu un monstre.
ll n'a pas toujours été...
...tentaculaire ?
C'était un homme...
...jadis.
Voilà des bateaux.
On n'a rien à craindre ?
Nous ne sommes que fantômes pour eux.
Mieux vaut les ignorer.
C'est mon père ! Nous sommes revenus !
Père ! Par ici !
Nous ne sommes pas revenus.
Elizabeth ! Es-tu morte ?
Je crois l'être.
C'est impossible.
ll y avait ce coffre.
C'est étrange. Ça me semblait si important.
Monte à bord !
Et un cœur.
Si tu embroches le cœur,
le tien doit prendre sa place.
Et tu écumeras les mers à jamais.
Le Hollandais doit avoir un capitaine.
C'est idiot de mourir pour ça.
Lancez un filin ! Reviens avec nous !
Le doigt... du destin.
Attrape !
Je suis si fier de toi.
Père, le filin !
Elle ne doit pas quitter le navire !
Viens avec nous ! Je ne veux pas t'abandonner !
J'embrasserai ta mère pour toi.
Je ne veux pas te quitter !
Y a-t-il un moyen ?
Qu'il repose en paix.
Plus d'eau.
Pourquoi il ne reste que du rhum ?
Plus de rhum non plus.
Si le vent ne se lève pas avant ce soir,
nous risquons de voguer sur des mers inconnues...
condamnés à errer aux frontières des mondes...
pour l'éternité.
Sans eau, l'éternité arrivera trop tôt.
Pourquoi ne fait-il rien ?
- Mon œil ! Rends-le-moi ! - Ça n'a aucun sens.
Le rayon vert arrive au couchant, pas à l'aube.
"Par-delà les limites". Ça dépasse mes limites.
Le soleil levant ne se couche pas.
"Le haut est le bas".
Ça ne rime à rien.
Pourquoi c'estjamais clair ?
Clair de terre, Jackie.
Embroche le cœur.
Ne l'embroche pas.
Le Hollandais doit avoir un capitaine.
Ça rime à moins que rien.
Vogue sur l'océan pour l'éternité.
J'adore l'océan.
Tu aimes l'eau ?
Je préfère le rhum. C'est bon.
Au port,
on trouvera du rhum et des filles piquantes...
tous les dix ans.
ll a dit ?
- Tous les dix ans. - Dix ans, c'est long.
Et plus long, sans rhum.
L'éternité, c'est encore plus long.
Comment tu vas la vivre ? Mort ?
Ou pas ?
- L'immortel capitaine Sparrow. - Ça me plaît.
Le soleil couché, ce sera réglé.
Pas couché.
lnversé.
Et levé.
C'est quoi ?
C'est quoi ? Je ne sais pas. A votre avis ?
- Où ? - Là.
Quoi ?
ll fait rouler le navire.
On fait rouler le navire.
ll a trouvé.
ll fait rouler le navire.
On va s'attacher au mât à l'envers.
Une fois retournés, on sera à l'endroit.
Au rythme de la houle !
Larguez les canons, bande de rats !
Détachez la cargaison ! Laissez-la rouler !
Le haut...
est en bas.
C'était ton idée.
Béni soit le vent d'ouest !
On est revenus !
C'est l'aurore.
Pourparlers ?
Nos pistolets ! Détache-toi !
Parfait !
Le Tribunal se réunit à la Baie des Naufragés.
Toi et moi, nous y allons. Pas de discussion.
Si, je discute.
Si les pirates se réunissent, je vire de bord !
C'est pour combattre Beckett, et vous êtes un pirate.
Combat ou pas, tu ne fuiras pas.
Unissons-nous,
ou ils nous traqueront tous jusqu'à ce qu'il ne reste que toi.
J'aime.
Capitaine Jack Sparrow, le dernier des pirates.
Et tu affronteras Jones seul. C'était dans ton plan ?
J'y travaille encore.
Mais je ne retournerai pas dans l'Antre. Pas question.
La poudre est humide.
Minute ! Ça peut servir de matraques !
Pardon. Efficace.
ll y a de l'eau sur l'île.
On peut s'approvisionner et revenir se tirer dessus.
Vas-y, je reste sur mon navire.
Je ne te laisserai pas mon navire.
Allez-y tous les deux, et laissez-moi le navire.
Temporairement.
- Sacrebleu ! - Nom d'une méduse !
Attention !
Poisson débile !
C'est un céphalopode.
Bien fait !
Les gens paieraient un shilling pour voir ça.
Et un autre pour qu'on les dessine assis dessus !
Pintel et Ragetti, tueurs de Kraken !
On pourrait en servir une tranche en souvenir.
Tu penses toujours à fuir ?
Tu crois courir plus vite que le monde ?
Y a un problème, quand on est le dernier.
Petit à petit, y a plus personne.
Ça revient parfois. On en est la preuve vivante.
Mais c'est un pari risqué, non ?
On n'a jamais la garantie de revenir.
Mais mourir, c'est une certitude.
On convoque le Tribunal, alors ?
C'est notre seul espoir.
Triste bilan de la situation.
Le monde était plus grand, avant.
Le monde n'a pas changé.
ll est seulement... moins riche.
Empoisonnée par le cadavre.
Je le connais. ll était à Singapour.
On a de la compagnie !
C'est lui, le capitaine.
Votre arrivée est une remarquable coïncidence.
Tu m'as gravement insulté, jadis.
Ça ne me ressemble pas.
Alors, on est quitte ?
Relâchez-la.
- Le marché ne la concerne pas. - Quel marché est-ce là ?
Vous avez entendu le capitaine Turner.
Relâchez-la !
Ce rat a organisé une mutinerie !
ll me faut le Pearl pour libérer mon père.
C'est pour ça que j'ai fait ce voyage.
Pourquoi ne m'as-tu rien dit ?
C'était mon fardeau.
ll veut le Pearl.
Le capitaine Turner veut le Pearl.
Vous aviez des remords, et toi, avec ton Tribunal...
Personne n'est venu me sauver parce que je lui manquais ?
Je reste avec eux.
Navré,
mais un de tes vieux amis aimerait te voir d'abord.
Je ne suis pas sûr de survivre à tant de vieux amis.
C'est l'occasion de le savoir.
C'est curieux.
Vos compagnons semblent aux abois.
lls ne croient peut-être plus que des pirates combatifs
puissent défaire le Hollandais Volant.
Et le désespoir mène à la trahison.
Mais nous ne sommes pas étrangers à la trahison.
ll n'est pas ici.
Quoi donc ?
Le cœur de Davy Jones.
ll est à bord du Hollandais, donc indisponible pour régler
votre dette envers son bon capitaine.
D'après mes calculs,
cette dette a été réglée.
Par votre mort ?
Pourtant, vous voici.
Faites comme si c'était un cauchemar. Ça me réussit.
Et si Jones apprenait votre survie ?
Mon équipage me suffit.
Equipage de la Compagnie.
Le Black Pearl devait me revenir !
Autrefois.
Je vous propose un autre accord.
Qui n'exigera de votre part que des informations.
Concernant le Tribunal. Contre une juste compensation ?
Régler ma dette envers Jones,
garantir ma liberté ?
Bien entendu.
C'est de bonne guerre.
Si j'étais en veine de divulgation, que pourrais-je divulguer ?
Tout.
Où se réunit-il ?
Qui sont les Seigneurs des Pirates ?
A quoi servent les neuf pièces de huit ?
Beckett devait me laisser le Black Pearl.
Pas le seul navire qui peut distancer le Hollandais.
Dommage qu'ils n'aient pas à honorer le Code des Pirates.
L'honneur se fait rare, de nos jours.
ll n'y a pas d'honneur du côté des perdants.
Rejoindre le camp des vainqueurs, c'est de bonne guerre.
Le camp des perdants ?
lls ont le Hollandais.
Et le Pearl !
Que possède la Confrérie ?
Nous avons...
...Calypso.
Une antique légende.
La déesse elle-même, emprisonnée sous forme humaine.
lmaginez les pouvoirs de l'océan
déchaînés contre notre ennemi.
Je compte la libérer.
Mais il me faut le Tribunal.
Au complet.
Gardez Barbossa.
L'avorton belliqueux et son ami à l'œil de bois.
Et Turner. Surtout Turner.
Avec les autres, je vous mène à la Baie.
Je vous livre les pirates et vous ne me livrez pas à Jones.
Marché gagnant, non ?
Que deviendra Mlle Swann ?
Elle vous intéresse ?
Que proposez-vous, capitaine ?
Qu'accepteriez-vous, capitaine ?
La fille.
Ça me revient.
J'ai ce merveilleux compas, qui indique ce que je veux.
A quoi me serviriez-vous ?
On ne marchande pas Elizabeth.
Hors de question.
Ce n'était pas une question.
ll indique ce que vous voulez le plus. Et ce n'est pas le Tribunal ?
Alors, quoi ?
Moi.
Mort.
D'accord.
Pas d'accord.
Tout est ta faute. Si ça nous sauve, d'accord !
Mais...
si je vous tue, le compas me servira
à trouver la Baie des Naufragés. Sans votre aide.
Supprimer les intermédiaires.
Ce sont des pirates.
J'en ai une expérience plus que suffisante !
Alors, c'est d'accord ?
Sans moi, la Baie...
n'est qu'une forteresse quasi imprenable,
pouvant soutenir des années de siège.
Vous penseriez : "Si seulement je n'avais pas tué l'homme
qui aurait pu faire sortir les pirates".
Vous pouvez accomplir ça ?
Vous pouvez me tuer, pas m'insulter.
Qui suis-je ?
Le capitaine Jack Sparrow.
D'accord !
Vous avez perdu la tête !
Evidemment, ou je ne pourrais pas faire ça.
Et sans une seule goutte de rhum.
Mettez ce traître pestilentiel, ce crapaud, aux fers.
Quel navire suivons-nous ?
Que le Hollandais traque Sao Feng. Nous suivons le Pearl.
Quand serons-nous prêts ?
Tout est planifié, ou est-ce qu'il improvise ?
Demain, à cette heure,
nous accosterons dans la Baie, et vous serez libre...
...Calypso.
Pardon ?
Un nom que vous n'aimez guère, parmi tant d'autres,
mais nous vous appelons ainsi.
"Nous" ?
Vous confirmez.
Je confirme quoi ?
Vous ne m'avez rien dit.
C'est le Tribunal, pas moi.
Le premier Tribunal, dontj'aurais contesté la décision.
Une prison humaine,
pour que l'Homme domine les mers, et pas...
...Moi.
Mais une déesse comme vous devrait être ce qu'elle est.
Beau discours, pour un ravisseur.
Mais les barreaux lui enlèvent tout son charme.
Peut-on me blâmer d'essayer ?
Tout homme est fasciné par l'océan, malgré ses périls.
Certains offrent leur désir pourjustifier leurs crimes.
J'offre seulement mon désir.
Et en retour ?
Vos dons me suffiraient, si vous me les offrez.
Et si j'en décidais...
...autrement ?
J'affronterais...
votre fureur !
Tenez.
Avec les neuf pièces de huit...
vous serez libre.
Prenez !
Vous voilà capitaine.
Moi ?
Allez à ma place à la Baie des Naufragés.
Capitaine ! Le vaisseau est perdu !
Pardonne-moi...
...Calypso.
Que vous a-t-il dit ?
ll m'a faite capitaine.
Vous n'êtes pas mon capitaine.
Vous êtes en vie !
Votre père sera ravi de l'apprendre.
Mon père est mort.
lmpossible. ll est rentré en Angleterre.
Lord Beckett vous l'a dit ?
Qui est votre capitaine ?
Capitaine. Elle.
Remorquez le navire. Mettez les prisonniers aux fers.
Le capitaine prendra mes quartiers.
Merci, monsieur.
Mais je préfère rester avec mes hommes.
Je le jure.
Je ne savais pas.
Quoi ? Quel camp vous avez choisi ?
Vous savez, à présent.
Bill le Bottier ?
Bill Turner ?
Vous connaissez mon nom.
Oui. Je connais votre fils.
ll est vivant.
Et il vous envoie me dire qu'il va venir.
Grands dieux ! ll est en chemin !
Oui, Will est vivant.
Et il veut vous aider.
ll ne peut pas. ll ne viendra pas.
Mais vous êtes son père.
Je vous connais.
ll m'a parlé de vous.
ll ne peut venir me sauver. A cause de vous.
Vous êtes Elizabeth.
Si Jones se fait tuer, son assassin devra prendre sa place.
Capitaine.
Pour toujours.
Le Hollandais doit avoir un capitaine.
Et s'il me sauve...
il vous perd.
Je vois.
ll ne me choisira pas.
Je ne me choisirais pas.
Dites-lui de ne pas venir.
Dites-lui de ne pas s'approcher.
Dites-lui qu'il est trop tard.
Je fais déjà partie du bateau...
et de l'équipage.
Vous connaissez mon nom.
Oui. Je connais votre fils.
ll viendra me sauver.
Vous allez voir.
Vous verrez.
ll l'a promis.
Une piste de miettes de pain.
Nous sommes censés la suivre.
Un traître parmi eux ?
Ou un piège ?
Un coup de maître par un adversaire talentueux.
Changez de cap, lieutenant.
Espérons arriver avant qu'ils manquent de cadavres.
Tu t'es évadé plus vite que prévu.
William, ne remarques-tu rien ?
Ou plutôt...
ne remarques-tu pas une remarquable absence ?
- Tu n'as pas donné l'alarme. - Etrange, non ?
Pas autant que ceci.
Tu as trouvé ça tout seul ?
Je me suis dit : "Pense comme Jack".
Et ça t'a inspiré ça ?
Mener Beckett à la Baie pour obtenir sa confiance ?
Servir tes intérêts ?
Tu me connais mal.
Ta bien-aimée approuve-t-elle ce plan ?
Tu n'as pas daigné l'en informer.
Je la perds, Jack.
Chaque pas vers mon père m'éloigne d'Elizabeth.
Si tu lui fermes ton cœur, tu vas la perdre.
Si je puis débroussailler ton intellect...
évite de choisir.
Change la donne.
Laisse un autre tuer Jones.
Qui ?
Toi ?
Etrangement, la mort bouleverse les priorités.
J'aborde le Hollandais, j'embroche le palpitant,
ton père est libre,
tu rejoins ta charmante meurtrière.
Tu t'arracherais le cœur et t'enchaînerais au Hollandais...
à jamais ?
Non. Je serai libre à jamais.
Libre de voguer vers l'inconnu. Libéré de la mort.
Mais tu auras un devoir.
Transporter les âmes vers l'autre monde.
Ou finir comme Jones.
Les tentacules ne m'iraient pas.
Mais l'immortalité me conviendrait.
Pour quoi faire ?
Pense comme moi. ll te comprendra.
Mes hommages à Davy Jones !
Je le déteste.
Suivez-moi.
Vite.
Que faites-vous ?
Je choisis un camp.
N'allez pas à la Baie. Beckett sait que la Confrérie se réunit.
ll doit y avoir un traître parmi eux.
ll est trop tard pour mon pardon.
Je suis étranger à la mort de votre père.
Mais ça ne m'absout pas de mes autres péchés.
Venez.
James, suivez-moi.
Qui va là ?
Partez. Je vous rejoindrai.
Vous mentez.
Nos destins sont mêlés...
mais jamais liés.
Partez.
A ton poste, matelot.
Personne ne quitte le navire.
Repos. C'est un ordre.
"C'est un ordre"...
Partie de l'équipage, partie du bateau.
N'avance pas.
Alerte ! Les prisonniers s'évadent !
Fausse alerte !
L'amiral est mort...
A la cabine du capitaine !
James Norrington... crains-tu la mort ?
Ça doit vouloir dire non.
Jolie épée.
Le Hollandais...
est sous mon commandement.
Pour l'instant.
Ouvrez l'œil, les gars !
C'est l'lle des Naufragés.
La Baie des Naufragés. La Ville des Naufragés.
Vous avez entendu ? Du nerf !
Les pirates sont futés,
mais pas très créatifs, pour les noms.
J'ai navigué avec un vieux manchot à moitié borgne.
Comment on l'appelait ?
Larry.
Je ne reviens jamais sur un marché.
Mais seule la fin importe.
Les moyens restent à ma discrétion.
Attention, Barbossa.
N'oublie pas que c'est mon pouvoir qui t'a ressuscité.
Pense aux conséquences si tu me dupais.
N'oublie pas pourquoi tu as dû me ramener.
Pourquoi je devais sauver Jack d'un sort mérité.
lls étaient neuf pour t'emprisonner, Calypso.
ll n'en faudra pas moins pour te libérer.
Maîtres Pintel et Ragetti !
Mettez cette poissonnière aux fers.
Par ici, Mme Poisson.
On ne peut pas me siffler comme un caniche.
Apparemment, si.
Vous vous connaissez.
On se joint à mon équipage, maître Turner ?
Pas le vôtre.
Le sien.
Jack Sparrow vous salue.
Vous ne lui avez pas dit.
Nous avons ramené Jack etle Black Pearl.
Que m'avez-vous encore caché ?
ll y a beaucoup plus préoccupant.
Vous connaissez une personne nommée Calypso.
Pas une personne.
Une déesse païenne.
Qui s'amuse à faire miroiter nos rêves les plus fous...
avant de les faire tomber en poussière.
- Bon débarras. - Plus tout à fait.
Le Tribunal entend la libérer.
lls ne peuvent pas !
Le premier Tribunal devait l'emprisonner à jamais.
- C'était notre pacte. - Votre pacte ?
Je leur ai montré comment faire.
On ne pouvait se fier à elle.
Elle ne m'a pas laissé le choix.
ll faut agir avant qu'ils la libèrent.
Vous l'aimiez.
C'est elle.
Et vous l'avez trahie.
Elle a fait semblant de m'aimer.
C'est elle qui m'a trahi !
Après quelle trahison vous êtes-vous arraché le cœur ?
Ne me pousse pas à bout.
Je n'avais pas fini.
Vous allez libérer mon père.
Et garantir la sécurité d'Elizabeth.
Et la mienne.
Vous êtes exigeant, M. Turner.
Prouvez-nous votre valeur en retour.
Je n'accepterai qu'un prix :
Calypso doit mourir.
Elle est à bord du Black Pearl.
Jack l'a amené à la Baie des Naufragés.
N'étant plus à son bord,
comment nous y conduirez-vous ?
Que convoitez-vous le plus ?
Regarde-les tous.
Jamais vu pareil rassemblement de toute notre vie.
Ma dette vient d'augmenter.
Moi qui vous ai convoqués,
je déclare ouvert le 4e Tribunal de la Confrérie.
Pour confirmer votre droit à la parole,
présentez vos pièces de huit, camarades capitaines.
C'est pas des pièces de huit, c'est de la camelote.
ll fallait neuf pièces de huit pour enchaîner Calypso.
Mais, à l'époque, la Confrérie n'avait pas un sou vaillant.
Appelez ça autrement.
Comment ? "Les neuf pièces de ce qu'on a en poche ?"
Ce serait digne de la piraterie.
Maître Ragetti, je vous prie.
J'y ai veillé, comme vous disiez en me l'offrant.
Je le sais. Etj'en ai besoin.
ll nous manque encore un Seigneur des Pirates.
J'attendrai avec délice que Sao Feng nous rejoigne.
Sao Feng est mort.
Victime du Hollandais Volant.
Le vaisseau maudit.
ll vous a faite capitaine ? lls bradent le titre !
Ecoutez-moi.
Notre refuge a été révélé.
Jones obéit à Lord Beckett. lls vont arriver.
Où est le traître ?
Sûrement pas parmi nous.
- Où est Will ? - Pas parmi nous.
Comment ils nous ont trouvés, peu importe.
Qu'allons-nous faire ?
Nous battre.
Cette Baie est une forteresse.
Bien défendue.
lnutile de se battre s'ils ne peuvent nous atteindre.
ll y a une troisième voie.
Jadis, en cet endroit même,
le 1er Tribunal a capturé et emprisonné la déesse des mers.
Ce fut une erreur.
Nous avons apprivoisé l'océan...
mais ouvert la porte à Beckett et ses sbires.
Heureux temps
où la maîtrise des mers ne dépendait pas d'extravagantes créatures,
mais de la sueur d'un front et de la force des bras !
Vous le savez tous.
Nous devons libérer Calypso.
- Fusillez-le ! - Coupez-lui la langue !
Tuez-le, et fusillez-lui la langue !
Et coupez cette vilaine barbe !
Sao Feng aurait été de l'avis de Barbossa.
Calypso était notre ennemie. Elle le restera.
Son humeur n'a pas dû s'améliorer.
Je serais quand même d'accord. Libérons Calypso.
- Vous me menacez ? - Je vous défie !
- C'est de la folie. - C'est de la politique.
Entre-temps, l'ennemi approche.
S'il n'est déjà là.
Mon tendre...
tu viens à moi.
Tu m'attendais.
J'ai atrocement souffert...
prisonnière de cette unique enveloppe...
coupée des océans...
de tout ce que j'aime...
de toi.
J'ai consacré dix ans à la tâche que tu m'as confiée.
Dix ans à veiller ceux qui ont péri en mer.
Et finalement...
quand nous aurions pu être réunis...
tu n'étais pas là.
Pourquoi n'étais-tu pas là ?
C'est dans ma nature.
M'aimerais-tu
si je n'étais pas celle que je suis ?
Je ne suis pas amoureux de toi.
Tu as été bien des choses, Davy Jones.
Mais jamais cruel.
Tu as corrompu ta raison d'être...
toute ta personne.
Et caché ce qui aurait toujours dû m'appartenir.
Je serai libre.
Je pourrai alors t'offrir mon cœur...
et nous serions réunis à jamais...
si seulement tu avais un cœur à m'offrir.
Pourquoi es-tu venu ?
Et quel sort as-tu réservé à tes ravisseurs ?
La Confrérie ?
La dernière chose qu'ils apprendront dans cette vie,
c'est que ma cruauté est sans limite.
Et ton sort...
Davy Jones ?
Mon cœur t'appartiendra toujours.
C'est le 1er Tribunal qui a emprisonné Calypso.
C'est à nous de la libérer.
Dans sa gratitude, elle nous accordera des faveurs.
A qui ? A toi ?
Charabia hypocrite.
Si tu as une meilleure solution, je t'en prie.
Les seiches.
N'oublions pas, chers amis,
nos chères amies, les seiches.
Sublimes petites saucisses.
Mettez-les ensemble et elles s'entretuent.
La nature humaine, non ?
Ou... poissonnière.
Nous pourrions tenir un siège avec vivres et armes
et nous faire décimer en un mois.
Assez effroyable, avouez-le. Ou bien...
comme mon estimé collègue
le suggère si naïvement,
nous pouvons libérer Calypso et prier pour sa clémence.
Dontje doute.
Peut-on oublier de cette femme bafouée l'infernale furie ?
lmpossible.
Res ipsa loquitur, tabula in naufragio.
ll ne reste qu'une option.
Je suis de l'avis... etj'ai peine à le dire...
du capitaine Swann.
Nous devons nous battre.
Tu as toujours fui les combats.
- Mais non. - Mais si.
Si, et tu le sais !
Non ! Pure calomnie !
Je n'ai qu'embrassé la plus noble de nos antiques traditions.
Voilà ce qu'il faut que nous fassions.
Nous battre...
pour fuir.
Selon le Code, un acte de guerre, et c'est le cas,
ne peut être décrété que par le Roi des Pirates.
- lnvention. - Vraiment ?
J'en appelle au capitaine Teague, Gardien du Code.
Sri Sumbhajee proclame que ce n'est que folie !
Au diable le Code ! Qui...
Le Code est la Loi.
Tu es sur mon chemin, petit.
Le Code.
Etabli par Morgan et Bartholomew.
- C'est... ? - Comment... ?
Des tortues de mer.
Barbossa a raison.
Une minute.
"ll appartiendra au Roi
de déclarer guerre et pourparlers..."
Voyez-vous ça !
ll n'y a plus de Roi.
ll est peu probable que ça change.
- Peu probable. - Pourquoi ?
Le Roi est élu par vote populaire.
Et chaque pirate vote pour lui-même.
Je demande un vote.
Je vote pour Ammand le Corsaire.
Capitaine Chevalle, Français désargenté.
Sri Sumbhajee vote pour Sri Sumbhajee.
Dame Ching.
L'honorable Jocard.
Elizabeth Swann.
Barbossa.
Villanueva !
Elizabeth Swann.
Je sais. Curieux.
Votez pour moi !
Dois-je comprendre que vous contestez le Code ?
Parfait.
Alors, capitaine Swann,
Roi du Tribunal de la Confrérie ?
Préparez tous les vaisseaux.
A l'aube...
c'est la guerre.
Nous partirons donc en guerre !
Tu as tout vu, tout fait. Tu as survécu.
C'est ça, le truc ? Survivre ?
ll ne s'agit pas que de vivre à jamais, Jackie.
Le truc, c'est de vivre avec soi-même à jamais.
Maman va bien ?
Elle a bonne mine.
Voilà l'ennemi ! A l'attaque !
Abandonnez le navire !
Pourparlers ?
Tu es le maudit qui a mené ces loups à notre porte.
N'accusez pas Turner. ll n'est que l'outil de votre trahison.
Son grand architecte est à votre gauche.
J'ai les mains propres.
Au sens figuré.
J'ai agi seul et dans mon intérêt.
Jack est innocent.
Bien parlé. Ecoutez l'outil.
Je suis montée sur le Hollandais.
Je connais ton fardeau, mais c'est une cause perdue.
Aucune cause n'est perdue tant qu'un fou se bat pour elle.
Si Turner n'a pas agi pour vous, comment a-t-il pu m'offrir ceci ?
Vous avez promis de me livrer les pirates, Jack.
Les voilà.
Ne soyez pas timide. Faites-vous payer.
Ta dette envers moi n'est pas éteinte.
Un siècle de servitude àbord du Hollandais.
Pour commencer.
J'ai payé cette dette. Avec un peu d'aide.
- Tu t'es évadé. - Techniquement.
Je propose un échange.
Will part avec nous...
et vous gardez Jack.
D'accord.
- Pas d'accord. - D'accord.
Jack est l'un des Seigneurs. Vous n'avez pas le droit !
Je suis Roi.
A vos ordres, votre Altesse.
Misérable !
Si tu as des choses à révéler, je pourrais faire de même.
Le premier arrivé gagne ?
Crains-tu la mort ?
Tu n'as pas idée.
Prévenez votre Confrérie.
Battez-vous, et vous mourrez tous.
Ne vous battez pas, et vous mourrez presque tous.
Vous avez tué mon père.
ll a choisi son destin.
Et vous, le vôtre.
Nous nous battrons.
Et vous mourrez.
Ainsi soit-il.
Roi ?
Du Tribunal de la Confrérie. Grâce à Jack.
ll sait peut-être ce qu'il fait.
Te voilà à bord du Hollandais, selon ton plan.
Chapeau, l'ami.
A part ce séjour aux fers, c'est une réussite.
Allez-vous-en.
- Où ? Dans l'Antre ? - Pas sans toi, Jackie.
Embroche le cœur.
La vie éternelle,
à la tête du Hollandais Volant.
Cela dit...
si tu es aux fers...
qui va embrocher le cœur ?
Ça met l'immortalité hors d'atteinte.
Une cacahuète.
Le Black Pearl devra être en première ligne.
Vraiment ?
Allez, Mme Poisson !
Vous ne pouvez pas la relâcher.
Laissons une chance à Jack.
Navré, Majesté.
Je ne contrôle plus le destin depuis trop longtemps.
C'est terminé.
L'ennemi...
a choisi de tomber dans l'oubli.
Préparez la flotte.
A vos postes !
ll y a un rite ou une incantation ?
Objets rassemblés... c'est fait.
ll faut les brûler...
et quelqu'un doit dire :
"Calypso, je te délivre de ta prison humaine".
C'est tout ?
ll faut le dire comme à sa bien-aimée.
Calypso,
je te délivre de ta prison humaine !
C'est tout ?
Non, il l'a pas bien dit.
ll faut bien le dire.
Tia Dalma !
Qui a dit au Tribunal comment vous emprisonner ?
- Qui vous a trahie ? - Nomme-le.
Ça y est ! Ça y est !
Je ne suis que ton humble et repentant serviteur.
J'ai exaucé mon vœu et te demande tes faveurs.
Epargne-nous, moi, mon vaisseau, mon équipage.
Déchaîne-toi contre ceux qui osent se prétendre tes maîtres...
ou les miens.
C'est tout ?
Elle ne nous aide pas.
Et maintenant ?
Rien.
Notre dernier espoir s'est évanoui.
- Ce n'est pas fini. - ll faut se battre.
Contre l'armada et le Hollandais, on n'a aucune chance.
ll reste une petite chance.
La vengeance ne ramènera pas votre père.
Etje ne tiens pas à mourir pour ça.
Vous avez raison.
Pour quoi mourrons-nous ?
Vous allez m'écouter.
Nos frères comptent sur le Pearl pour mener l'offensive.
Et que verront-ils ?
Des rats effrayés sur une épave ? Non !
lls verront des hommes libres et la liberté !
Et l'ennemi verra le feu de nos canons !
ll entendra le fracas de nos sabres
et saura ce que nous valons...
par la sueur de notre front...
la force de nos bras...
et le courage de notre cœur !
Hissez nos couleurs.
Le vent est avec nous ! Que demander de plus ?
Hissez vos couleurs !
Le vent nous est favorable.
En effet.
Que Jones ne fasse pas de quartier.
Ça devrait lui plaire.
Aux armes ! Pas de quartier !
Calypso...
Tu as vu qu'il pleut, en plus ?
C'est mauvais signe.
Au cabestan ! Hissez les vergues !
Gardez la poudre au sec.
Un maelström !
Vous devez prendre la barre.
Absolument.
Brassez les vergues, tas de ganaches !
La mort est un jour qui vaut d'être vécu !
Virez de bord !
Elle ne nous fera aucun mal.
Droit devant, vers l'abysse !
Vous êtes fou ?
Vous avez peur de vous mouiller ?
ll est sur nous, par la proue !
Plus vite ! Contrôlez vaisseau et vessies !
Canons de proue !
Sortez-nous de là ! On court au massacre !
Droit devant ! On traversera par les rapides !
Les pièces de travers !
Aux armes !
Courage ! Soyez prêts !
Penser comme l'avorton...
Les gonds... les gonds...
Des gonds à demi-cylindre !
Un levier.
Souhaitez-nous bonne chance !
- ll me manque déjà. - Charmant garçon.
Pas un geste !
J'ai perdu ma cervelle.
Colmatez les écoutilles !
A vos canons !
Canonniers d'entrepont, guettez les mâts.
Première batterie parée !
Attendez ! Attendez qu'on soit bord à bord.
Trop tard pour changer de cap !
Halte ou on tire !
Très drôle.
Je viens chercher mes effets.
Admirable.
Mais que faites-vous ici plutôt qu'ailleurs ?
ll faut bien garder le coffre.
Pas de doute.
La discipline se relâche vraiment, à bord.
A cause des hommes-poissons.
Les hommes-poissons, par nature,
seraient automatiquement moins disciplinés que les non-poissons ?
Y a sûrement un rapport.
Sans hommes-poissons, pas besoin de garder le coffre.
Et sans coffre, on serait pas ici.
Parés pour l'abordage !
Aux abris !
Regardez, mes petits. Un oiseau tombé du nid.
Un oiseau qui n'a jamais appris à voler.
A mon grand regret.
Mais...
il n'estjamais trop tard !
Le coffre ! Donne-le-moi.
Je peux te libérer.
La liberté m'a été enlevée il y a longtemps.
Veux-tu m'épouser ?
Ce n'est pas le moment !
C'est peut-être le dernier.
Je t'aime.
J'ai pris ma décision. Et toi ?
Barbossa !
Mariez-nous !
Je suis quelque peu débordé !
Maintenant !
Très bien.
Chers amis, nous voilà rassemblés...
pour clouer tes entrailles sur le mât !
Veux-tu me prendre pour époux ?
- Oui. - Parfait.
Veux-tu me prendre...
pour épouse...
pour le meilleur et le pire...
le pire étant à craindre ?
Oui.
Moi, capitaine, vous déclare...
Embrassez-vous.
Allez-y !
Lâche ça.
Tu ne peux rien sans la clé.
J'ai déjà la clé.
Que nenni !
Oh, celle-là !
Mon pistolet.
Merci, Jack !
C'est moi.
Will. Ton fils.
Sautez !
Sorcière ! Je ne t'épargnerai pas !
C'est pour ça que j'ai ceci.
Je ne te tuerai pas. Je te l'ai promis.
Manqué !
Tu as oublié ? Je suis un pauvre hère sans cœur !
L'amour.
Epouvantable lien.
Mais... si facile à trancher.
Dis-moi, William Turner, crains-tu la mort ?
Et toi ?
C'est bon d'avoir en main le droit de vie et de mort !
Tu es un homme cruel, Jack Sparrow.
Simple affaire de perspective.
Vraiment ?
Regarde-moi ! Reste avec moi !
Mon fils.
Will, regarde-moi !
Tu ne te soustrairas pas à mon jugement.
Calypso...
Elle nous entraîne !
Vite, ou nous finirons dans l'Antre !
Partie du bateau, partie de l'équipage...
Ne m'abandonne pas.
Je ne t'abandonnerai pas.
Le Hollandais doit avoir un capitaine.
Accrochez-vous.
Le ciel soit loué !
L'armada est toujours là. L'Endeavour est à tribord.
Embrassons la plus noble de nos antiques traditions.
Moi et les traditions...
Sous le vent. Choquez les voiles !
Pas de ça ! On serait exposés.
Pas de "pas de ça".
- Mais l'arm... - Pas de ça.
- L'Endeav... - Boucle-la.
Qu'attendent-ils ?
ll pense que nous honorerons nos engagements.
Rien de personnel, Jack. C'est de bonne guerre.
ll a survécu.
Parés à canonner !
Toutes voiles dehors !
Vos ordres ?
- Feu. - Feu !
Vos ordres, monsieur ?
Que décidez-vous ?
C'est...
de bonne guerre.
Abandonnez le navire !
lls virent de bord !
Du vent dans les voiles !
Le diable me patafiole !
Tu peux lancer mon tricorne.
Va le chercher.
Vos ordres ?
Tu n'es plus esclave du Hollandais. Tu es libre.
C'est une bonne chose.
Mais j'ai encore une dette à régler.
Si tu veux de moi.
Prenez la barre, M. Turner.
Bien, capitaine Turner.
Ce navire a de nouveau une raison d'être.
Où nous allons,
elle ne peut venir.
Un jour à terre, dix ans en mer.
C'est bien cher payé.
Ça dépend de cette journée.
Votre carrosse vous attend, majesté.
Les rames sont dedans.
Mme Turner.
Au revoir, poupée.
Ça n'auraitjamais marché entre nous.
Tâchez de vous en convaincre.
Une fois m'a suffi.
ll me faut l'autre.
Le soleil se couche.
ll t'a toujours appartenu.
Tu y veilleras ?
Ne perds pas de vue l'horizon.
ll donne de la gîte à bâbord et a parfois effrayé de jeunes femmes.
Mais je vous promets que vous ne serez pas déçues.
C'est ça ?
Le Black Pearl ?
Pas très grand.
Ma belle, ça, c'est un canot.
Mon vaisseau est magnifique, féroce, gigantesque et...
...ailleurs. Pourquoi ?
C'est ça, là-bas ?
Oui, le voilà.
Que fait-il là-bas ?
ll est plus grand de près.
Tu as promis de nous emmener en balade.
- ll devait m'emmener d'abord ! - Toi ?
Pourquoi mon bateau est parti ?
Le bateau ? On est à bord.
Le bateau est parti !
Vraiment ?
Voulez-vous vous taire ?
Ecoutez-moi. Oui, je t'ai menti.
Non, je ne t'aime pas.
Oui, cette robe te boudine. Jamais allé à Bruxelles.
Ça se prononce "insigne".
Non, je n'ai pas connu Pizarro, mais j'aime ses tartes.
Et tout ça n'a aucune importance alors que mon bateau a encore disparu.
Compris ?
- Prenons le butin ! - Ne rendons rien !
Que savez-vous des tortues de mers ?
Des hommes dans les haubans !
Tu es un bon petit !
Certains regrettent d'avoir abandonné le capitaine Jack.
Encore.
Tiens donc ?
On se sentirait mieux, question bonne fortune,
si on pouvait voir cette chose.
Sur les cartes.
De nos propres yeux.
Pour alléger notre culpabilité.
Mettez-vous-en plein la vue.
ll y a plus d'un chemin vers la vie éternelle.
Messieurs, la fontaine de jouvence !
A moi, la vie de pirate !
On est des renégats Et de vrais bandits !
Trinquons, mesjolis, yo-ho !
A moi la vie de pirate !
10 ANS PLUS TARD
On rançonne, on pille, on vole !
Trinquons, mesjolis, yo-ho !
On kidnappe et on détruit !
Trinquons, mesjolis, yo-ho !
A moi, la vie de pirate !
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