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Pecas, tu sors quand, d�j� ?
Samedi.
Tu veux te faire 5 euros ?
�a d�pend, faut faire quoi ?
Poster une lettre.
�a, c'est 10 euros.
Y en a un de chez toi.
Putain.
Il a une entreprise de transport, pr�s du potager de mon p�re.
Je croyais qu'il payait.
Le salopard.
On commence par lui ?
Il est facile � localiser.
D'abord, il faut surveiller ses d�placements et tout �a.
L'id�e te pla�t pas ?
Un type de ton village, �a change la donne.
T'es con ? C'est l'ennemi. S'il �tait de ma famille, pareil.
S'il faut le buter, on le bute.
Bien.
J'y allais souvent, petit.
Pas de surveillance pour moi. Je suis trop connu, ici.
Allez, d�marre.
Demandez Patxi, le barman.
S'il est pas l�, tirez-vous.
Je vous attends ici.
OK.
C'est fait.
Il est g�nial, Patxi.
Il assure, putain.
D�marre. Vous me raconterez en chemin.
Il va nous trouver une piaule au village.
"Bonjour, Bittori."
All� ?
- Il m'a �crit. - Quoi ?
Joxe Mari m'a �crit. Tu peux me conduire au cimeti�re ?
Voyons, maman, il pleut � verse.
J'ai des choses importantes � dire � ton p�re !
Maman, je t'en prie.
Tu m'emm�nes ou j'appelle un taxi ?
Je t'emm�ne.
Mais j'en ai encore pour une bonne heure ici.
Peu importe, je t'attends.
D'accord. � tout � l'heure.
Le voil� !
En voiture !
Et l'infirmi�re ?
Elle s'appelle Aranzazu.
Elle ne vient plus. Elle travaille, finalement.
Bien.
Tu es charg�e, dis-moi !
Je lui ai dit ! Rien � faire.
Pour une fois qu'on va � Saragosse, je ravitaille Nerea.
Nerea et tout le quartier.
C'est pas grand-chose, tu te fais des id�es.
Des chipirons cuisin�s hier, des tomates en conserve,
des pois mange-tout, soit dit en passant,
� 280 pesetas le kilo.
- La vache ! - J'ai demand� s'ils �taient en or.
Des haricots noirs et un peu de charcuterie.
On aurait pu prendre un camion.
Tu crains qu'elle d�p�risse ?
Toi, pas un mot.
Et pourquoi devrais-je me taire ?
D'une, tu n'es pas sa m�re. De deux, je le veux.
Si on va directement chez elle,
Nerea croira qu'on vient traquer la poussi�re.
- Le m�nage ne tue personne. - Je sais.
Mais elle a deux colocs.
On ne peut pas d�barquer comme une arm�e d'inspecteurs.
Je n'ai jamais dit �a.
Et si elle a de la visite ?
Quelle visite ?
Elle sait depuis jeudi qu'on vient la voir.
Je me suis mal exprim�. Je parlais de visite intime.
Tu es b�te ou quoi ? Je te dis que...
D'accord, vous vous fichez de moi.
Allume la radio, va.
Bonjour. Le plein.
- Tu veux un caf� ? - Non, �a va.
On a trouv� des abats dans notre bo�te aux lettres.
C'�tait d�go�tant, une puanteur !
Ta m�re ne voulait pas que tu le saches.
Si je pouvais, je vous ferais partir.
Aujourd'hui m�me, au retour.
Mais tu ne peux pas.
Ils ne m'intimideront pas.
Ce sont des gens du village, forc�ment. Des gosses.
Si j'en chope un, il le sentira passer, crois-moi.
Papa,
et si tu d�localisais l'entreprise ici ?
Regarde-moi cette campagne, si paisible !
Par l'autoroute, le Pays basque est � c�t�.
- Pourquoi pas ? - Un peu trop sec, tout �a.
Ici, au moins, on respire.
Il y a de l'air, au village.
Et des employ�s, des m�canos, des chauffeurs.
Ici, je connais personne.
Je te laisse tranquille.
Mais s'il vous arrive malheur, je ne me le pardonnerai jamais.
Allons, pas de fatalisme.
Ta m�re avait raison !
J'aurais d� me taire.
R�glez � l'int�rieur.
Je vais payer.
Salut !
Bonjour.
- Les amis de Patxi ? - Oui.
C'est � c�t�. Suivez-moi.
Notre logeur est un employ� de la cible.
- Il s'appelle comment ? - Andoni.
Je le connais. Une grande gueule du syndicat.
Voil� la chambre. Pas tr�s grande.
Bien assez pour moi.
- Et la cl� ? - Voil�.
Je vous fais visiter.
Parle-nous de ton patron.
Il a pas d'horaires fixes. Un chef, quoi.
Il arrive quand �a lui chante.
Mais il vient toujours en voiture : une Renault 21 rouge
immatricul�e SS-2711-CF.
Patxi pr�pare le terrain depuis un moment.
Il a plus aucun alli� au village.
Selon Andoni, il se l�ve aux aurores.
Vers 13 h, il rentre d�jeuner.
Vers 15 h 30, il retourne travailler.
Andoni sait tout.
Il le d�teste. Il le buterait lui-m�me.
La lutte sert pas � liquider ceux qui nous reviennent pas.
Sinon je buterais Andoni direct. Je peux pas le saquer.
C'est bon, t'�nerve pas.
Laisse Patxo continuer.
Il faut agir quand il rentre ou quand il sort.
En sortant de chez lui, il va jusqu'� son garage.
Tu parles d'une info ! Je le connais, son garage.
Ferme-la, putain !
Il faut le choper sur le pont, il aura pas d'issue.
L'enlever, ce serait du g�teau.
On n'a pas l'infrastructure. On le mettrait o� ?
En plus, Txato me reconna�trait les yeux ferm�s.
Rien qu'� la voix.
Oublie �a.
Je dis pas de le faire, je dis que ce serait facile.
Sois plus clair.
Donc on le descend � l'aller ou au retour.
Il rate pas un jour de travail.
Je sais pas. On devrait...
- Quoi ? - C'est simple, Joxe Mari.
On prend z�ro risque. �a te suffit pas ?
Si tu savais ce que m'�voque cette pluie...
Le jour o� papa a �t� assassin�.
Comment tu as devin� ?
- Je ne t'accompagne pas ? - Non.
- Alors, je t'attends ici. - Comme tu veux.
Mais j'en ai au moins pour une demi-heure.
Enfin, me voil�.
�a n'a pas �t� facile, crois-moi.
Tu entends ?
Le m�me d�luge que quand ils t'ont tu�.
C'est curieux comme l'esprit ravive les souvenirs � sa guise.
Figure-toi que ce matin, j'�coutais la radio,
et �a parlait de la Real, de football, tout �a.
Tu sais � quoi j'ai pens� toute la journ�e ?
� notre journ�e en famille � Saragosse, avec Nerea.
Tu te souviens ?
La derni�re fois qu'on a �t� r�unis tous les quatre.
Je vous ouvre !
J'arrive !
- Coucou ! - Bonjour.
Bonjour, maman.
Posez tout �a l�.
Bonjour, ma belle.
Je vous fais visiter.
M�fie-toi, ils viennent contr�ler la propret�.
C'est parti.
Venez voir ma chambre.
Je pr�f�rais l'appartement d'avant.
- Ici, c'est plus proche de la fac. - Bon.
Et voil� ma chambre.
C'est tr�s chouette !
- Tu as bon go�t, s�urette. - Et tes colocataires ?
Pas l�. Elles vont souvent voir leurs parents.
Comme toi, alors ?
Venez, je vous montre le reste.
Par ici, � droite...
c'est le salon.
On a une vieille t�l� qui fait des siennes.
Moins de distractions.
Si tu as besoin de quoi que ce soit...
Encore ? Change de disque !
Ne l'�coute pas, papa.
Merci.
Venez voir la cuisine, elle est super.
D'accord.
Suivez-moi.
Alors ?
- Il faut qu'on trouve o� manger. - Oui !
- Match � 17 h. - Doucement !
Il n'est m�me pas midi et demi.
Je veux aller prier � la basilique.
Bien s�r, s�ur Bittori.
C'est celle des miracles ?
Non, les miracles, c'est en France, � Lourdes.
- Elle fait quoi, elle ? - Des miracles aussi ! Mais moins.
Des mini-miracles ?
- Quelle gourde ! - T'en loupes pas une.
- Elle a tout compris ! - Si tu le dis.
Papa, j'ai raison, non ?
Vous avez eu beau vous moquer, je suis all�e prier la Vierge.
Tu te rends compte ?
Si on m'avait dit que, quelques jours plus tard,
devant ton cercueil,
ma foi �claterait comme une bulle de savon,
je ne l'aurais pas cru.
Zut, je m'�gare ! J'apporte des nouvelles.
Coop�re et tout ira bien.
Sors.
Tu te d�tacheras sans probl�me.
Pas de plainte avant demain ou tu auras des probl�mes.
Toi ou moi ?
Moi, putain.
Arr�te-toi, putain !
Si l'autre abruti se pousse pas, �a passera jamais !
C'est moi.
Oui, je rentre.
C'est pour �a que j'appelle.
Comme tu veux, je n'ai pas tr�s faim.
Une issue diff�rente sans la blessure d'Aldridge...
S'ils gagnaient, ils n'auraient pas � se justifier.
�a alors ! Joxe Mari, tu es de retour.
Tr�s content de te voir.
J'ai pas pu, un voisin s'est point�.
D�marre !
- Pourquoi tu n'allumes pas ? - On voit tr�s bien.
Tu ne devineras jamais qui je viens de croiser.
Tu passerais un mois � essayer que tu ne trouverais pas.
Morue et poivrons.
J'ai vu Joxe Mari.
Vous avez parl� ?
Moi, oui.
Lui, il est reparti sans dire un mot.
Toujours aussi costaud.
- Il est de l'ETA. - Qui ?
Joxe Mari, qui d'autre ?
Et s'il te surveillait ?
Tu plaisantes ? Il se tenait devant moi.
Dr�le de surveillance.
Je n'en sais rien.
�a ne me pla�t pas du tout.
Ne sois pas si m�fiante.
Dommage qu'il soit parti.
Il aurait pu me mettre en contact avec ses chefs.
Je leur aurais expos� l'�tat de mes finances.
H� ! R�veille-toi ou tu vas �tre en retard.
J'ai encore une demi-heure.
Pourquoi tu me bouscules ?
Je dis �a pour ton bien.
Seigneur, c'est le d�luge !
Tu prends ton v�lo ?
Ce serait pas la premi�re fois.
Allez, au charbon.
En deuxi�me division :
Atl�tico Madrileno 0, Xerez 0.
Levante 1, Palamos 0.
Murcie 1, Sestao 0.
Figueres 3, Castilla 1.
Real Burgos 1, Recreativo 0.
Passons au Loto Foot :
Real Madrid - Castellon, 1.
Oviedo - Majorque, 2.
Osasuna - Barcelone, 2.
Valladolid - Rayo Vallecano...
- Il est quelle heure ? - Presque 16 h.
Tu as eu du mal � te lever ?
Putain.
Je te fais un caf� ?
Non, je vais prendre ce qui reste.
- � ce soir. - D'accord.
"Bonjour, Bittori.
"Sur le conseil de ma s�ur, je t'�cris.
"Ce n'est pas moi qui ai tir� sur ton mari.
"Mais �a ne change rien, ton mari �tait une cible de l'ETA.
"Je vous demande pardon, � toi et � tes enfants.
"Je suis vraiment d�sol�.
"Si je pouvais revenir en arri�re, je le ferais.
"Mais je ne peux pas. D�sol�.
"J'esp�re que tu me pardonneras.
"Je purge d�j� ma peine.
"Je te souhaite le meilleur. Joxe Mari."
Qu'en dis-tu ? C'est bien, non ?
Tu sais, Txato...
j'avais vraiment besoin de ces mots.
Bient�t, je viendrai te rejoindre...
et maintenant, je sais que j'arriverai apais�e.
Bon, allez.
R�chauffe-moi la tombe comme tu me r�chauffais le lit.
Allez, je file. Xabier m'attend.
Au revoir, Txato.
Quelle pluie !
- Je te d�pose quelque part ? - � la maison.
Papa dit bonjour.
Tu aimes parler toute seule, hein ?
�a me r�conforte.
Si tu me crois cingl�e, tu pourrais avoir tort.
Je n'ai pas dit �a.
Au fait, avant que j'oublie...
Il demande quand tu vas te marier, parce qu'il serait temps.
Bon.
Maintenant, je crois que tu es cingl�e.
Il pleut des cordes.
Pas de sortie cet apr�s-midi.
Je vais dire � Celeste de ne pas venir.
Quoi ?
De quoi tu parles ?
Joxian.
Tu le savais ?
�videmment. Arantxa me l'a dit tout � l'heure.
- Et tu m'as rien dit ? - Et alors ?
Elle te le dit, non ?
J'�tais � la prison il y a encore dix jours !
Joxe Mari m'a rien dit.
D'accord.
Raconte-moi tout.
Qui d'autre ?
Toi ?
Joxian.
Tu lui as demand� pardon ?
Oui.
Et � Taxto.
Sur sa tombe.
Je vais faire la sieste.
Bravo, Ignace, bravo.
Tu t'es bien fichu de moi.
Finalement, c'est moi, la m�chante.
Je suis pas d'accord, sache-le.
Pas s�r que tu sois un saint patron � la hauteur.
Tu t'�gares.
Pourquoi on devrait demander pardon ?
Et les assassinats commis par les GAL ?
Qui demande pardon pour �a ?
Pour les tortures inflig�es par la police et l'arm�e ?
Qui demande pardon ?
Pour la dispersion des prisonniers ?
Pour tout le mal fait � notre peuple ?
Personne.
Si on agissait mal, pourquoi tu ne nous as pas arr�t�s ?
Tu nous as laiss�s faire, et on s'est sacrifi�s pour rien.
Des milliers de Basques amoureux de leur pays avaient tout faux.
Allez, Ignace !
Bouge-toi un peu.
Remets ma fille sur pied.
Et sors mon fils de prison, ou je ne te parle plus jamais.
Tu ne vois pas que je souffre, moi aussi ?
- Bonjour, maman. - Bonjour !
Tiens.
Des fleurs ? Je ne suis pas encore morte.
Et le mari ?
- En vadrouille. - Comme toujours.
Elles sentent bon.
Si tu me les avais offertes hier, je les aurais port�es � ton p�re.
Dommage.
Finalement, Joxe Mari m'a �crit.
C'est ce que tu voulais, non ?
Il m'a demand� pardon.
Je peux mourir en paix.
J'ai vu Arantxa l'autre jour.
Elle en sait plus sur ta sant� que Xabier et moi.
Dans une famille qui ne communique pas,
on ne sait pas ce qui arrive aux autres.
J'ai appel� Arruabarrena.
Il s'est entendu avec Xabier pour qu'il m'explique tout.
J'attends toujours son appel.
Peu importe, je sais ce que j'ai.
Et toi avec tes fleurs...
Vous formez une sacr�e �quipe.
Une simple attention.
Je ne veux ni chimio ni rien de tout �a.
Je veux juste rejoindre ton p�re, il serait temps.
Et personne ne pourra m'en emp�cher.
Vivre un an de plus, � quoi bon ?
Les choses...
C'est moi qui parle. Assieds-toi.
Pour ce qui est de l'h�ritage, tout est r�gl�.
Pas de disputes, 50 % chacun.
Je veux �tre enterr�e avec votre p�re, � Polloe.
Mon cercueil par-dessus le sien.
Je garde mes alliances, d'accord ?
Tu me mettras mes chaussures de mari�e.
Elles sont bien en vue, dans l'armoire de ma chambre.
Aussi, vous publierez deux faire-part dans le journal,
en castillan et en basque.
Mais dans les deux, je veux le surnom de ton p�re.
Pas de messe ! Je ne crois plus en Dieu.
Il y a aussi quelque chose d'important.
Enfin, le reste aussi est important, mais surtout �a.
Si vous voyez que la situation politique s'apaise,
transf�rez-nous au cimeti�re du village.
Je crois que j'ai fait le tour.
C'est tout.
- Tu en as parl� � Xabier ? - Tu n'y penses pas !
Il s'effondrerait.
Une femme comprend certaines choses sans explications.
Je la tiens, vous la rincez.
Oui, madame, comme d'habitude.
Attention !
Le cou, maintenant.
Allez, on rince tout !
Allons, �a suffit, les b�tises ! On va la faire tomber.
Mais non, elle tombera pas.
Allez.
- Aidez-moi avec le peignoir. - Il est juste l�.
Vite pour pas qu'elle ait froid.
Voil�, parfait.
C'est presque fini.
- Accroche-toi. - On y est.
Un, deux, trois, on l�ve.
Debout, allez. Bravo !
- Vous la tenez bien ? - Oui.
S�re ? On la repose.
Un, deux, trois, assise.
Et voil�. �a y est.
On enfile le peignoir.
Passe le bras dans la manche.
Allez, le trou est l�.
Allez, ch�rie, l� !
Allez, aide-moi un peu !
Maman !
J'ai r�v� ou...
Maman.
Elle a dit "maman".
Elle a dit "maman". Deux fois.
Ma petite ch�rie...
Elle a parl�.
Elle a parl�, ma ch�rie.
Mon tr�sor...
Maman.
Pour dire "maman", en plus.
B�b�, �a a �t� ton premier mot : "maman".
Bien avant "papa" !
Ikatza ?
Elle reviendra pas, celle-l�.
- All� ? - Maman.
Bonjour, mon fils. L'heure tournait, je m'inqui�tais.
- Comment vas-tu ? - Bien. Et vous ?
On est tr�s contents.
Tr�s contents, mon ch�ri. Tu n'as pas id�e.
Ce matin, ta s�ur a dit "maman".
C'est vrai. Tr�s distinctement, m�me.
- Elle reparlera peut-�tre. - Merde, c'est g�nial.
Je suis tr�s content.
Les f�tes ont commenc� au village ?
C'est plus du tout comme avant.
Ils lancent quelques p�tards, ils font du bruit et ils picolent.
J'ai pas dormi de la nuit.
Et toi ?
Comment �a va ? Quoi de neuf ?
Rien.
Enfin si, j'ai vu le m�decin.
On va m'op�rer des h�morro�des. Je tiens plus.
Bien, bien...
Ils sont comp�tents, ces m�decins andalous ?
- C'est pour quand ? - Bient�t, j'esp�re.
Avec la chaleur, j'ai trop mal.
Faut voir s'ils me laissent venir � l'h�pital, alors.
�a y est, �a bipe. Au revoir, mon ch�ri.
- Au revoir, maman. - Oublie pas de demander...
Bonjour, Bittori !
Bonjour !
Dans la lettre de saint Paul Ap�tre
aux Corinthiens...
C'est un bon d�but, Ignace.
Mais tu comprendras
que prononcer un mot et r�ussir � parler,
c'est pas la m�me chose.
On en attend plus que �a.
Quant � Joxe Mari, occupe-toi de ses h�morro�des.
C'est tout ce que je te demande, vu que tu refuses de le lib�rer.
Bonjour, les beaut�s !
Mme Bittori, contente de vous voir !
Vous n'allez pas le croire.
Arantxa a parl� pour la premi�re fois.
Elle a dit "maman".
C'est vrai ?
Tu y arriveras.
Tu vas parler et marcher. Tu verras.
N'abandonne jamais.
Je file, la boulangerie va fermer.
Accroche-toi, ma belle. Allez.
- Au revoir. - � bient�t.
- Coucou, Miren. - � plus tard.
Adaptation : Danielle Marques
Sous-titrage : VSI - Paris
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