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Original subtitles

- Merci, maître.

- Dis donc, y a plus que prévu.

- En même temps, il est sorti vite.

- C'est étonnant cette garde à vue au 2e DPJ.

Le commissariat de quartier aurait dû traiter l'affaire.

- Vous voulez dire quoi ? - Je sais pas.

L'impression que les flics étaient sur votre fils.

Le gamin m'inquiète.

Le petit Marocain qui s'est fait choper sur le cambriolage.

- Je vous ai envoyé sur sa garde à vue.

- Une avocate était sur les lieux. J'ai pas pu contrôler l'audition.

- Et il aurait balancé Titi ?

- J'en sais rien. C'est possible. Il sait quoi sur vous ?

- Rien. Il a pas mon téléphone. Il connaît pas mon nom.

Bilal m'a mis en contact avec lui.

Je vais parler à Bilal.

- Attends. Je viens avec toi.

- Reste ici.

Ho ! Ho ! Tu te démerdes, mais tu me règles ça, OK ?

- Ouais. OK.

- Nous, on prépare le braq, on sort plus d'ici.

Musique mystérieuse

...

Discussions inaudibles

...

- Salut.

- Qu'est-ce qui s'est passé exactement ?

- On était sur Thibault Cisco pour récupérer son ADN.

Escoffier l'a rejoint dans un bar, ça a dégénéré.

On était obligés de les interpeller.

T'as prévenu Vargas ?

- Oui. Il bougera pas.

- Comment ça ?

- Il veut plus se mouiller auprès de Bourdieu.

Il la laisse trancher.

Il fait le coup de l'indépendance des juges.

- Laisse-moi parler à Bourdieu.

- Non.

- C'est mon interlocutrice sur mon homicide.

Je commence à savoir la pratiquer.

- OK. Tu me tiens au courant ? - Ouais.

- Mme la juge.

Elle veut le renvoyer en détention.

On part chez le JLD.

- On peut se parler ?

- Oui. Je crois que ce serait bien.

- Alors ?

- Toujours rien. Pas de nouvelles du taulier.

- Gilou est dans la merde

et on n'a même pas l'ADN de Thibault Cisco.

- OK.

Faut qu'on se remette sur Bilal.

Le coup de pression qu'il t'a mis

prouve qu'il est impliqué dans la mort d'Amine.

- Il a un alibi solide.

Il était à l'hôpital.

- Ca veut pas dire qu'il est pas complice.

- OK. Vas-y...

On fait quoi ?

- Eh bien, on sait qu'il utilise les mômes

pour vendre leurs services.

On lui met la pression.

- Sauf qu'on n'a rien pour étayer ça.

- Si. On a les gamins.

- On peut tenter.

- Sa place n'est pas en prison.

- J'ai saisi le juge des libertés.

- Il était au mauvais endroit au mauvais moment.

- Non !

Il a été loin dans cette bagarre. Mon rôle est aussi de le protéger.

- C'est pas un mec violent. Fais-moi confiance !

- Que je te fasse confiance ? Je demande que ça.

Sauf que la confiance, c'est réciproque.

Donc quand t'as un de mes mis en examen en garde à vue,

dans le cadre de notre affaire, eh bien tu m'appelles !

- Tu veux

que je te dise que j'ai merdé ?

J'ai merdé.

C'est plus compliqué que tu crois.

- J'ai discuté avec Vargas.

Je suis au courant.

Tu as dû en parler à Brémont. Arrêtez de faire n'importe quoi !

T'as privilégié Escoffier, alors qu'on avait Cisco en garde à vue.

C'est grave, merde !

- Lucie, c'est un de mes anciens gars.

Il fait tout ça pour redevenir flic.

- Peut-être.

Mais moi, je dirige notre enquête.

- Si tu le sors pas, je serai celui qui l'a fait tomber.

Pour une bagarre dans un bar.

- Si je laisse Escoffier, tu dessaisis le groupe Berthaud.

Les enquêtes sont proches. C'est trop compliqué pour elle.

- OK.

- Lucie Bourdieu, juge d'instruction.

Je dois m'entretenir avec le JLD qui traite le dossier Escoffier.

- Pour conclure mes réquisitions, le Parquet sollicite

la révocation du contrôle judiciaire ainsi que la détention provisoire.

* Sonnerie

- Excusez-moi.

Maître ?

- Je suis sidéré par la situation.

M. Escoffier n'a enfreint aucune règle.

A part l'interdiction de territoire imposée

en raison de possibles concertations avec ses collègues.

Or, ils l'ont placé en garde à vue.

On ne peut pas évoquer ce motif.

- Excusez-moi.

- Je vous le passe.

La juge Bourdieu cherche à vous joindre

à propos du débat en cours.

Je vous le passe.

- M. le juge.

J'ai fini mes réquisitoires.

J'ai une audience. Ca pose un souci si je m'en vais ?

- Non, non. - Merci.

- Oui ?

*- Bonjour. Lucie Bourdieu,

juge d'instruction.

Je vous ai saisi aux fins de révocation du CJ d'Escoffier.

- Il est en face de moi.

*- Finalement, je suis hésitante.

Pas sûr qu'une remise en détention

soit nécessaire.

* J'ai voulu lui faire sentir "le vent du boulet".

- Maintenant que je suis saisi, je vais juger de la situation.

Ma jeune collègue

a des états d'âme.

Elle est allée vite et fort

dans son appréciation.

- Parfait.

Son entretien avec le commissaire l'a ramenée à la raison.

- Il faut pardonner le manque d'expérience.

Soupir

- Une fois de plus, vous êtes miraculé.

Ces policiers qui s'acharnent à vous sauver.

Vos fréquentations douteuses, votre silence.

Tout ça commence à faire sens.

Faites attention à vous.

Faudrait pas que tout ça aille trop loin.

- Merci.

- Faut qu'on parle. - Quoi ?

- Tu fais quoi ? Enlève ta main !

- T'as rencardé les flics ? - T'es malade ?

- Faut que je sache la vérité.

- C'est pas moi !

- C'est qui ?

- Souleymane s'est pas fait serrer.

C'est peut-être lui. - Il serait remonté à moi ?

- Il t'a vu, il a pu vous décrire.

Pourquoi tu me casses les couilles dans ma boutique ?

Tu ramènes que des embrouilles.

- Faut trouver ce môme. - Je sais pas où il est.

- Fais-le venir !

- Faut se lever, il est bientôt midi.

Allez, debout ! Enlève-moi ce T-shirt.

Je t'ai acheté ça.

J'ai pris bleu. C'est plus sobre, non ? Essaye.

On jette ça, OK ?

* Sonnerie

C'est qui, B ?

"Nouvelle mission, plein de thunes à se faire."

C'est fini ça, OK ?

Je te le confisque.

On va t'éviter une nouvelle tentation.

Partir sur de nouvelles bases.

C'est pas le dernier modèle. Mais légal, c'est plus cher.

Allez, hop !

Non.

Hé, ça va pas ? Ho !

Tu touches pas. Ca aussi, c'est fini.

C'est terminé.

Allez, poubelle.

Ca aussi.

C'est joli,

bleu et gris.

Tu veux

manger quelque chose ?

Fais pas la tête !

(En riant) Ho !

- Souleymane vient de recevoir un SMS.

"Nouvelle mission, plein de thunes à se faire. B."

- OK. On se met là-dessus.

On sera plusieurs, y aura pas de coup de pression.

- Escoffier est sorti.

- Bien joué, patron.

Souleymane a reçu un SMS de Bilal.

On le chope, on l'accroche pour trafic d'êtres humains

et on lui fait balancer Cisco.

- OK. C'est bien.

Berthaud, j'ai à vous parler.

- Maintenant ?

- Oui, maintenant.

- Ali, tu prends le soum avec Tom. Je vous rejoins.

- OK.

- Vous n'irez plus

sur le terrain.

- Pourquoi ?

- Je fais ça pour vous protéger.

Je ne veux pas vous placer dans une situation délicate.

Donnez-moi votre arme. Vous dirigerez depuis le bureau.

On a tous compris que vous avez couvert Escoffier.

Vos gars, moi, la juge.

Elle veut que je dessaisisse l'ensemble du groupe.

Vous concernant, je vous laisse pas le choix.

Discussion lointaine

...

Il tape au carreau.

- Ho ! T'es sorti, toi aussi ?

- Il est où Titi ?

- Il règle un truc.

- Avec ses conneries, j'ai failli retourner au ballon.

La juge allait faire sauter mon contrôle judiciaire.

J'ai baratiné

que c'était dur de voir mon employeur se faire défoncer.

Je le gère plus du tout, Titi.

- Raconte-nous plutôt ton repérage à l'hôtel.

- Ils se garent sur le parking.

L'Alsacien avec le type tatoué.

Les acheteurs sont deux aussi.

Ca se fait dans deux chambres au 3e.

La 310 vérifie la came.

La 312 compte les billets.

- OK. C'est là qu'il faut taper.

- On a piqué deux passes.

- Ahmed et moi,

on s'occupe du blé.

Et Titi et François, de la came.

Toi, t'attends dans la caisse, prêt à s'arracher.

- T'imaginais qu'une bagnole ?

- L'autre sera à un point relais, à deux kilomètres.

Comme ça, dès qu'on est repérés, on change de caisse rapidement.

- Je voyais pas ça comme ça. Le Q8 est en chouf

sur le parking avec l'un de nous.

Il prévient les autres

quand la transaction va avoir lieu.

- Ah oui...

Nous, on se pose derrière. On monte par l'escalier de service.

Arrivés aux chambres, deux font la thune, deux font la came.

- Je vous attends sur le parking, moteur allumé.

On charge, on se casse.

- Et on laisse la BM.

- Moi, ça me va.

- Ahmed ?

- Hum.

- Putain !

Toujours pas de gamin.

- Ca va venir.

Un petit gâteau ?

- Attends.

Il sort de la boutique.

Il fait quoi ?

- On est grillés.

C'est mort. - Mais non.

- Non. Chut. - C'est mort.

- Il est parti ?

Fracas

L'enculé !

Il soupire.

- Ca va ? Tout va bien ? Vous voulez un petit café ?

- Fait chier !

- Quel bâtard, celui-là !

Vas-y, appelle Nico.

- Hé, y a les condés. Si Souleymane rapplique,

je suis mort !

J'aurais jamais dû te filer les gamins !

Je vais plonger. - Je vais le trouver.

- Et comment ?

Tu fais quoi ? - Ta gueule !

- Tu fais quoi ?

- Maître Barthez ? C'est Titi.

Comment s'appelle l'avocate qui a pris la garde à vue de Souleymane ?

OK. Merci.

- T'as intérêt que ça marche. Tu vas retrouver le môme.

- C'est bon.

- Hé ! Passe par derrière.

Va pas te faire serrer par les keufs.

Il soupire.

...

- T'es sûr que ça protège des balles, ton truc ?

- Quoi ?

- Ca protège des balles ?

- Ca arrête les balles des condés.

- Ah ouais...

Faudrait être sûr que l'Alsacien a été livré.

- On s'est fait rencarder.

Ses mules arrivent à Orly.

Y a un arrivage demain.

Ahmed ira faire un tour.

- Je veux voir un truc.

- Quoi ?

- Je veux le Q8 et ma part.

- Chauffeur, le forfait, c'est 50 000.

- Je prends autant de risques que vous.

Si on se fait gauler, y aura pas de différences.

- Aux assises,

ceux qui tiennent les flingues prennent le max.

- C'est pas lourd pour autant de risques.

- Tu veux combien ?

- 100.

- T'as la main lourde pour un ancien fonctionnaire.

Je croyais que tu t'en foutais du blé.

- Je suis comme toi. Je prépare ma retraite.

- Tu vas encore m'avoir à la pitié, toi.

- Jusqu'ici, on n'a pas fait de mauvaises affaires.

- 75 000.

Et le Q8.

- M. le juge.

- J'ai appris

que Bourdieu avait laissé Escoffier.

- C'est bon pour nous.

- Elle m'avait annoncé l'inverse. Ca m'a interpelé.

J'ai essayé de comprendre ce qui s'était passé.

Le JLD m'a parlé de l'intervention de Beckriche.

J'ai compris qu'on ne me disait pas tout.

Sans doute un relent de corporatisme.

J'ai écouté la sonorisation du véhicule de Cisco,

le jour du casse, chez le collectionneur d'armes.

Il y a un passage intéressant.

*- Je le sens bien ton plan. *- Ouais. Lâche-moi.

- Escoffier a dit qu'il n'était pas présent.

Vous vous souvenez ?

- Oui.

- Vous avez écouté la bande ?

- Non. Je peux pas tout écouter.

Mais il doit y avoir un rapport. Il disait quoi ?

- "Discussion sur la famille.

"Sortie du véhicule : discussion inaudible."

- Oui.

- Escoffier y était.

Et il nous a menti.

On va s'arrêter là avec lui.

- Attendez.

Pas maintenant, il est au bout de sa mission.

- Il est complice d'un cambriolage avec des enfants.

Vous savez ce que je risque ? Je couvre pas ça.

- S'il part, les voyous se méfieront

et abandonneront leur braquage.

- Je prends le risque. Je ne veux plus voir

Escoffier dans ce dossier, ou il aura droit à des poursuites.

- Bien.

Bien, M. le juge.

- Ils sont là.

J'espère que

c'est pas Bilal qui va leur payer les cafés.

Musique mystérieuse

...

- Bonjour.

...

- Qu'y a-t-il ? Ca va pas ?

Doucement.

Non, mais respire. Respire.

J'appelle un médecin.

T'inquiète pas.

- 15,9. C'est beaucoup.

Il faut le surveiller.

Le Rivotril, c'est de la benzodiazépine.

Le servage brutal, c'est vraiment dangereux.

Tiens. T'en prends un maintenant. Ca va te faire du bien.

C'est une molécule de substitution.

Ca va l'aider.

Ca sera dur les heures qui viennent.

Il peut prendre le suivant dans deux heures.

Le mieux serait qu'il dorme.

Faudra lui en racheter demain matin.

- Merci.

- Ca fait longtemps qu'il est accro ?

- Je m'en occupe.

Je vais vous régler.

- Oui. C'est 60 euros.

Merci.

- Je vous raccompagne.

- Tu prends bien le suivant dans deux heures.

Au revoir.

- Merci, docteure. Au revoir.

- C'est celle-ci que tu veux ?

Tu veux pas un sandwich plutôt ?

OK...

* Vibreur téléphone

Allô ? *- Ca va ?

- Oui.

On avance bien. J'ai passé Clermont-Ferrand.

Et vous, ça va ?

- Ca va.

Tu fais des pauses ?

*- Oui.

On va dormir ici. On sera à Paris demain.

- OK.

Je t'embrasse.

- Je t'embrasse.

Tout ça ? Tu vas avoir mal au ventre.

- Ton petit-frère sera là demain.

Ca va aller ?

Bonne nuit.

* Bips

*- Ouais ?

- C'est Vincent.

*- Quoi ? Je me suis trompée de soir pour Romy ? Elle dort.

- Non. Il faut que je te parle.

* Bip

- Que se passe-t-il ?

- C'est la merde.

- C'est Gilou ?

- Beckriche a parlé.

T'es au courant de tout ?

- J'ai compris toute seule.

Elle soupire.

J'étais en chouffe au pavillon Cisco.

Je l'ai suivi, il m'a tout raconté.

- Vargas lâche Gilou.

- Quoi ?

- Il a peur que ça lui pète à la gueule.

Gilou pointe au commissariat tous les mercredis

pour son CJ, je vais en profiter pour lui parler.

Je voudrais que tu sois là.

Il faudra le convaincre de quitter cette bande.

Ca va pas être simple.

- Il va jamais accepter.

Musique mystérieuse

...

* Bip d'ouverture de porte

...

- Hé ! Souleymane !

(Souleymane !)

Tranquille, cool. T'inquiète.

Souleymane !

Hé !

Regarde. Tu en veux ?

T'en veux ? Prends.

Tiens.

Tiens, prends.

Un petit bonbon.

Voilà...

Faut qu'on parle Souleymane.

Faut qu'on parle.

- Laisse-moi ! - Ta gueule !

Il crie en arabe. Ta gueule !

Ta gueule !

D'accord !

Ferme ta putain de gueule !

...

Putain, allez !

... Ta gueule ! Ta gueule !

...

- Souleymane ?

Souleymane ?

Souleymane ?

- Qu'est-ce qui se passe ?

- Souleymane ?

- Qu'est-ce qui se passe ?

- Souleymane s'est barré.

Putain...

- Elle est pas mal, non ?

- Pas du tout.

- On est devant chez Bilal. Il a quitté sa boutique hier soir.

Depuis, R.A.S. Pas de trace de Souleymane.

Il a pas mordu.

- OK. Restez devant et prévenez-moi si ça bouge.

- OK.

- Ca me rend dingue de pas pouvoir bouger !

Elle soupire. * Vibreur

* ...

Karlsson.

Ouais ?

*- C'est Joséphine.

Souleymane a disparu cette nuit.

* Il dormait chez moi.

Manifestement, il a fait une crise de manque.

- On a un dispo sur Bilal. Il lui a proposé un plan.

- C'est dangereux. Faut pas qu'il le voie.

Souleymane a changé de numéro. Il faut que je te donne le nouveau.

- Vas-y. Envoie-moi le numéro.

On va le brancher.

- Tac...

Le nouveau portable de Souleymane

borne vers...

Porte d'Aubervilliers.

- Putain.

C'est le secteur où j'ai vu Bilal emmener les gamins.

Il est juste à côté.

- Foncez. Souleymane repart peut-être à la connerie.

- Tu fous quoi ?

- Je peux pas venir, je suis désarmée.

- Non, c'est non. C'est pas compliqué.

- Vous désarmez notre cheffe de groupe ?

Voilà.

Nous aussi.

- On bougera pas.

- J'apprécie votre sens du collectif.

Mais on l'a localisé.

Foncez. - Pas sans Laure.

- En raison de la proximité avec Escoffier,

c'est une mesure de protection.

- A quatre, on n'est pas assez protégés.

- C'est le chef de groupe.

- Bon.

On va pas rentrer dans un bras de fer.

Voilà...

Tenez. Allez-y !

Vous serez tous responsables si quoi que ce soit n'est pas carré.

- Allez.

Tu prends les gilets ? - Ouais.

Je prends celui de Laure aussi.

Laure ! Je prends le tien.

Musique mystérieuse

...

- On y est presque.

- C'est juste là.

- Ali, tu diriges le dispo.

- OK, ça marche.

- Nico, on arrive sur zone.

*- Nous aussi, on est là.

Musique à suspense

...

- Clair.

- Nico.

- Ali !

- C'est bon pour moi.

- C'est clair, ici.

- Clair.

- Ali.

...

- Putain.

Un téléphone sonne

dans le fond. Là. * Sonnerie

* ...

* ...

- Corps à terre en visuel.

Corps à terre en visuel.

* ...

- Putain !

Respiration haletante

...

Ali tousse.

Musique mystérieuse

...

- Allô, patron ?

On a retrouvé Souleymane.

Il est mort.

- Oh, putain !

Quelqu'un crie "Hé !"

- Je peux pas. - Laissez-moi passer !

- Je peux pas.

Discussions inaudibles

...

- Laissez-moi !

Laissez-moi !

- Non, maître. - Laisse-la passer.

Laure, Karlsson arrive. J'ai pas pu la retenir.

...

- Laisse-moi le voir.

Elle sanglote.

...

...

- Goûte, c'est de la bonne.

- Alors ?

- C'est réglé.

- Comment ça, c'est réglé ?

Oh, je te parle !

Tu l'as trouvé le gamin ? Tu lui as parlé ?

- Oui. Il bavera pas sur nous.

J'ai fait ce qu'il fallait.

- Hé !

Oh, Gilou !

Tu m'aides ? - Oui.

Quelle heure il est ?

- Il doit être 3h.

- Dans une heure, je dois pointer dans le 20e.

- Cisco a dit de rester.

- Si je pointe pas, en cas de contrôle, je retourne au ballon.

- Tu te démerdes avec lui.

- C'est là, à droite. T'as qu'à te foutre là.

Quoi ? Tu veux venir avec moi chez les poulets ?

- Je t'attends là.

...

Discussion

- Je fais comment ?

- L'idéal serait de rappeler quand ça arrive à nouveau.

- Pardon. - Je vous dérange pas ?

- Je m'occupe de monsieur, ce sera à vous après.

- Je suis de la maison. Je dois téléphoner.

- Votre carte ?

- Je l'ai pas sur moi. Je viens pointer.

- Vous êtes de la maison ou sous CJ ?

- Je dois joindre Brémont à la crim.

- Commandant Escoffier ?

- Oui.

- Fallait le dire plus tôt. Suivez-moi.

Qu'est-ce que vous foutez là ?

- C'est fini, Gilou.

- Qu'est-ce qui est fini ?

- Vargas te lâche.

- Vargas me lâche ?

Il peut pas faire ça.

- Il a réécouté les enregistrements de la bagnole.

Il sait que tu étais au cambriolage des armes.

Il a pris peur.

Il arrête tout.

Faut que tu te caches.

Où tu veux, mais vite.

- Ah ouais ? Sauf que Cisco

m'attend dans la bagnole.

Si j'y vais pas, ils iront pas au braquo.

Vous allez tout planter. - Je sais.

On s'en fout. Je te parle de toi.

Si tu continues, tu prendras 20 ans.

Je suis désolé. Je vous laisse.

- Un autre môme est mort.

Celui que t'as sauvé

chez le collectionneur. Il s'appelait Souleymane.

- C'est Thibault Cisco.

- T'es sûr ?

- Je suis sûr.

Il était pas à la planque, ce matin.

En rentrant, il a dit que le môme ne parlerait pas.

Je reste jusqu'au braquage. Vous pourrez le faire tomber.

- C'est non.

- C'est sûrement lui qui a déjà tué l'autre môme.

Il peut pas continuer à faire ça.

Ils vont braquer l'Alsacien.

Je vais servir de chauffeur.

- C'est toi qui arraches ? Arrête.

- Quoi ? - Arrête !

- C'est simple. Ils entrent dans l'hôtel et moi, je me casse.

Quand ils sortent, vous les arrêtez.

- Trop dangereux. - Regarde.

J'ai tout mis là.

Regarde. Tu montes un dispo en fonction, paf !

C'est jeudi prochain.

- Et si ça foire ? - Ca foirera pas.

Ca foirera pas.

Je peux pas avoir fait tout ça pour rien. T'entends ?

Musique mélancolique

...

...

- J'ai eu l'IJ,

y a rien.

Aucun élément exploitable.

- C'est pas Bilal, il a pas bougé.

- J'ai vu Gilou.

C'est Thibault Cisco qui a tué Souleymane.

- Comment il sait ça, lui ?

- Il l'a compris.

- Des éléments pour l'accrocher ? - Non.

Il m'a dit que la bande montait au braquo dans une semaine.

Ils braquent l'Alsacien.

Dans un hôtel, à Rungis.

Ils comptent sur nous pour taper le flag.

- Brémont est au courant ?

- Non, pas vraiment.

- Un braquage en flag,

c'est gros pour nous. - Tu m'étonnes.

- C'est jouable ?

- Gilou a un plan pour se tirer au dernier moment.

Il m'a expliqué comment ça allait se dérouler.

Je pense qu'on est les mieux placés.

- OK. On va le faire. On demande les renforts de la BRI.

On fait tomber la bande et on arrête Cisco.

Je préviens Brémont.

- Voilà le crobard.

- Gilou !

Tu peux me filer une rebié ?

C'était long ton pointage aujourd'hui.

- Ben oui, y avait la queue.

- Bientôt, y aura la queue pour aller au placard.

- Comment ça s'est passé à Orly ?

Vas-y, raconte.

- C'est pas 5 mules qui sont parties avec le tatoué.

Mais 13 !

- 13 ! Si ça part en une seule livraison,

c'est le jackpot pour nous.

- Demain ?

- On n'attend pas la semaine prochaine ?

Je devais faire des repérages demain.

- On peut pas passer à côté. On est prêts.

Non ?

- Bien sûr qu'on est prêts.

Musique mystérieuse

...

Discussions inaudibles

...

- Bien !

Le braquage a donc lieu jeudi prochain,

dans un hôtel situé au bord de l'autoroute à Rungis.

La bande d'Ange Cisco a prévu de braquer une transaction

entre Fernando Sabayo, l'Alsacien, et un client inconnu.

Les braqueurs utiliseront deux voitures.

La voiture 1 sera garée sur le parking devant l'hôtel.

Elle donnera le signal aux autres quand la transaction aura lieu.

Cette voiture a été sonorisée.

Le commandant Berthaud, positionné ici, sera aux écoutes.

Une fois le signal donné,

la voiture 2, avec les 4 braqueurs,

viendra se positionner près de l'escalier extérieur de l'hôtel.

Ils l'emprunteront pour se rendre au 3e étage.

Là, ils font deux équipes

pour braquer simultanément les deux chambres.

Chambre 312, le cash. Chambre 310, la cocaïne.

Ensuite, ils ont prévu de redescendre

pour charger butin et armes

dans la voiture du guetteur, qui viendra se positionner ici,

pour arracher les quatre hommes au plus vite.

En réalité, cette voiture conduit par notre informateur,

ne se présentera pas. C'est là qu'on intervient.

Des questions ?

- Qui commande le dispo ?

- C'est moi.

C'est atypique, mais c'est lié à notre informateur.

Le commissaire Brémont

sera en soutien. Il a eu le contact au départ.

- Il est sûr, votre gars ?

- Evidemment.

- S'il vous a enfumé, on risque gros.

Ange Cisco, Ahmed Barkash, on les connaît.

Ils hésiteront pas à tirer.

- Après le braquo, c'est le pire moment.

Avec l'adrénaline...

- Ho ! C'est quoi, ça ?

Si le commissaire vous dit qu'il est sûr.

Vous discutez les ordres ?

- Le groupe Berthaud

nous dira quand le braquage est terminé.

Le camion de la BRI sera positionné ici.

- Le commissaire Beckriche lancera le top interpel.

Pour la radio, Seuls ceux qui ont un visuel communiquent.

- On se retrouve mercredi prochain, 18h, pour tout le monde.

Merci.

Discussions inaudibles

...

- La BRI a raison, c'est très fragile.

Si ça merde, c'est Gilou qui va trinquer.

- Allez, les portables.

- Tu veux qu'on enlève les puces ?

- Non. On va tout cramer.

- Au barbec !

- Vas-y, fais-nous ça bien.

- C'est parti !

- Y a un truc bizarre.

- C'est quoi ?

- Les 4 portables se sont coupés.

- Ils les changent avant le braquage.

- Mais ils les ont tous coupés au même moment.

Je veux dire, à la minute près.

- Ils passeraient à l'action ?

Ca pue.

- Y a pas moyen de communiquer avec Gilou ?

- J'appelle Brémont. Faut récupérer la sonorisation de la bagnole.

- Qu'est-ce que tu fous ?

- Je vérifiais le plein.

- Laisse tomber. Ahmed l'a fait, ce matin.

Tu nous prends pour des amateurs ?

Allez, viens. Faut dormir, maintenant.

Jeune, je dormais pas avant un braquo.

L'adrénaline.

Aujourd'hui, c'est juste que je suis devenu insomniaque.

Un vieux, quoi.

Discussion inaudible

...

- T'en veux ? - Non.

- Non ? - Sûr.

- Allez ! - Non, c'est bon.

- Bon, on s'y met, les mecs ? Allez !

Tu viens, Gilou ?

- Ouais.

- Les bijoux.

Musique mystérieuse

...

- Pas la chebou !

...

- Serre-le bien, sinon y a toujours un poil qui peut passer.

...

- Si les condés trouvent de l'ADN, on saura qu'ils l'ont mis.

...

- Tu fous quoi ?

- Je nettoie ton 11.43.

- Touche pas à ça, c'est à moi !

- J'ai bazardé mon Beretta, hier.

J'ai plus d'arme de poing, moi !

- T'as bazardé ton Beretta ?

Qu'est-ce que t'as branlé avec le môme ?

Qu'est-ce que t'as branlé avec le môme ?

- Je fais pas un braquo avec un excité de la gâchette.

- Je monte pas avec Titi armé.

- Ca part aujourd'hui.

Je répète : "Ca part aujourd'hui."

* Ca part aujourd'hui.

Ca part aujourd'hui. Même dispo prévu

que pour jeudi prochain. Je monte et je m'arrache.

- Ca part, les gars.

Laure !

Ca part aujourd'hui.

- Qu'est-ce qui se passe ?

- C'est maintenant.

- Comment ça ?

Dans 5 minutes, en bas.

- Je préviens la BRI.

- Allez, go !

- Gilou !

Viens voir.

Viens voir.

Musique mystérieuse

...

Tu montes avec nous. Titi prend le Q8.

...

Musique mystérieuse

...

Sous-titrage TITRAFILM

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