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Jet'en prie. . Chasse-les.
Tudors? Tu le sens ma\?
Je me sens comme un taureau.
Un rĂȘve, peut-ĂȘtreâŠ
Tu les as vus, aussi?
Towours le mĂȘme cauchemar?
Ce ne sont iamais les mĂȘmes.
Jâen ai assez de cette merde.
Je n'écrirai plus rien.
On d\ra\t un enfant.
LĂšve-toi.
Je veux te regarder.
Tu es parfarteâŠ
Mais tu nâas pas le droitâŠ
de le refuserĂ moi.
Des petites fleurs de péché comme toi,
ii y en a une inïŹnitĂ©. a Pans.
Une infinité. .
Et elies ne m'ont Jamais prive dâune baise.
Jâavais une sacrĂ©e rĂ©putation, ]âĂ©tais un âsenseiâ,
un expert en la matiĂšre pendant trĂšs longtemps.
JâĂ©tais un type obscĂšne, tu sais?
Naturellement.
Ăa alors!
Il nâya personne.
Elle serait seule?
Pauvre petite.
Vous la connaissiez?
Pas vraiment.
Ce nâest que plus gentil Ă vous.
Ce nâest rien.
Américain ?
Câest flagrant?
Deputs quand étes-vous icr ?
Ă votre avis?
- 15jours? - Pas mal, 12 Jours.
Trop tĂŽt.
Cousin finir Chop-Chop.
Vous, attendre.
Trop tĂŽt. Chop-Chop ? Quâest-ce quâil a ? Venez.
Jâaiiamais vu ça. Jâaurais dĂ» venir bien avant.
Comment ça ?
Vous ĂȘtes la parhasard? Bon Dieu...
Je cherche un appartement.
En voici un.
Il est trop cher.
Câest un lieu historique.
Vous ĂȘtes le seul homme Ă ne pas lâavoirconnue.
Regardez.
Câest elle ?
Superbe. non?
Elle lâĂ©tait encore, rĂ©cemment.
Elle travaillait encore?
Jusqu'Ă latin.
CâĂ©tait la plus demandĂ©e. Monsieur ..
âJoeyâ.
DrĂŽle de rencontre.
Du meilleuraugure.
Certaines choses se perdent.
Elle avait la ïŹnesse des grands pianistes.
Cortot. Geiseking. . Vous connaissez?
Il faut.
Venez voir.
Cette marchandise ne vieillit pas.
Mon Dieu !
Elle nâa pas dâĂąge. Etrange. .
Les miracles ne vieillissent pas. ils disparaissent.
Elle ne donnait rien sans rien.
On la disait de sang noble. Aristocratie russe.
Vous venez?
OĂč?
Ă lâincinĂ©ration Il faut deux tĂ©moins. câest la loi.
VoilĂ qui est fait.
Ă part vous, personne nâest venu.
Bizarre, non?
Câest une publicite dont on se passe.
Et l'endroit nâest pas trĂ©s gai.
Manouche est morte, vive Manouche
Le cul le plus chaud de Paris, réduit en cendres.
Tout se tient. Feu céleste ou internal. qui peut le dire?
Je suis son héritier.
Non ! Ăa reprĂ©sente quoi?
Pas dâargent, probablement des dettes.
DrĂŽle dâendroit pour faire connaissance.
On l'a deja dit. Vous ĂȘtes Français?
Français, Anglais. de Varsovie. .
Mon pÚre était un émigrant polonais.
Il était sculpteur, peintre
et poĂšte. comme Michel-Ange.
Oscardee. vous aimez?
Je déteste. mais ça va bien ici.
Je dois prendre lâurne.
De quoi vous occupez-vous ?
De tout et de rien.
Mais, entre ce tout et ce rien?
Je ne suis a Paris que pour Proust.
Ce nâest pas croyable ! C'est vraiment drĂŽle.
Proust, câest drĂŽle ?
Non. tragique. mais il est aussi ma raison dâĂȘtre.
Je sais tout de Proust.
ou il a vécu. ses restaurants préférés,
les boutiques. les clubs, les bordels .. Tout i
Vous écrivez un livre?
Une sorte dâalmanach.
Un almanach.
Jâadore les alma nachs.
Ce nâest pas Proust qui mâintĂ©resse, mais lâargent.
Bien sûr, pas de sentiments.
Il avaitdes qualités.
Il a meublé un bordel avec les meubles de sa mÚre.
Génial, non?
Nul doute.
Quel soulagement.
Jâai craint que vous nâaimiez pas les huhres.
Je les adore. câest la chair vivante.
Attendez, vous avez dit âchair vivanteâ ?
Vous aimez ca aussi?
Jâadore.
Vous allez réinventer Manouche?
Câest impos5ible.
Dieu merci. vous ne dévorez pas que le papier.
Je vous devine. vous les désirez toutes.
Je crois rĂȘver,
vous ĂȘtes un ĂȘtre humain.
Non, ça sufïŹtavec ça !
La route du palais enchanté
ne saurait ĂȘtre pavĂ©e de biĂšre. Il vous faut du bon vin.
Proust aimait la biĂšre.
Et il mangeait des frites. On lâemmerde.
On a un autre programme. Un Montrachet !
Le Vin préféré de Manouche.
Attendez-moi.
Ăa mâa lâair bien compliquĂ©.
Tu me plais. je veux que tu tâamuses.
Vous ne vous riez pas de mai ?
Le pauvre Yankee qui recherche un logement, lâamour...
Parce qu'Ă New YorkâŠ
New York? Bon sang, ilfaut
repartirà zéro.
Nous y sommes Ecoute-moi. Joey,
on va chez Sébastien,
et Sébastien est obscÚne,
vraiment obscĂšne.
Vraiment.
âLâobscĂ©nitĂ© est la saintetĂ©, le bien de la chair.â D. Lawrence.
Pas de littérature, on est saturé.
Le sexe. câest un restaurant. Tu entres et tu manges.
Tu es dégueu.
Trop sentimental. La gastronomie a ses limites.
Et ça boit de la biÚre avec les hußtres.
|| fautjouer le jeu ou partir. Sébastien est un génie
Ou un crétin friqué.
Ăa. câest le vrai gĂ©nie.
Que câest bon.
Nom de Dieu. .
La couleur pense.
Câest une fatalitĂ©,
le ne choisis que des sujets choquants.
Ăa paraĂźt Ă©wdent.
Ăvident mais sans importance.
Veinard. le suietaujourdâhui est: âde Hollywood Ă Sodomeâ.
Sensuahté, sentiment de la mon. tragédie et désir.
Malheureusement. je suis de New York.
Mais câest magnifique ! La citĂ© dâazur et dâor.
Ce soir, nous donnons un prix a nos amis de New York!
Pourquoi
étes-vous venu dans ce cioaque. mon ami?
Pour vous rencontrer.
Vous ĂȘtes vraiment drĂŽle, Joey.
Vous me connaissez?
Tous les AmĂ©ricains sâappellent âJoey".
Venez. Joey.
Hommage au ]eune écrivain étranger, bourré detalent
Pour vous il faut doubler la mise. Deux cadeaux!
Détendez-vous. comme la fleur de lotus prise parla neige.
Je vais me laisser convaincre.
Jouissez !
On est tous des morts pas encore en fonction.
Choiss ta chambre, je les connais toutes.
Tu les as ausSi essayées ?
- Elle est muette. - Vraiment?
Câest un fait ?
Câest pareil. Ă New York?
On nây fait que des bĂ©bĂ©s.
Je suis un peu déçu. je mâattendaisĂ autre chose.
Vraiment?
Je ne te le fais pas dire.
Viens, cette fois. tu ne pourras paste plaindre.
Tu es aussi un cadeau?
Non. désolée.
Je peux venir?
Pas question.
NousyvoilĂ .
Seigneur... Grandeuret décadence.
Câest le cĆur de la maison.
Il nây a rien de plus particulier, tu verras.
Les dieux de lâAntiquitĂ© descendaient sur Terre
pour baiser avec les humains,
formquer avec les animaux. les plantes ou les éléments.
Alors, pourquoi réprimer nos instincts naturels?
Seulement quand on est perdu, on peut se retrouver.
Pour le poĂšte, et en particulier le poĂšte yankee,
la route du ciel passe par lâenfer.
Lâextase extrĂȘme ne conduit pas Ă lâaveuglante lumiĂšre cĂ©leste.
mais dans les ténÚbres nocturnes des chiottes
Joey. respire la nuit. parfum poilu de lâĂ©ternitĂ©.
Je crois que SĂ©bastien lâa déçu.
Câest un jeu. TĂŽt ou tard. on y passe tous.
Sébastien ne fait pas de cadeaux.
Tu es vexé ?
Non. il mâa donnĂ© Ă rĂ©flĂ©chir.
Fantastique. elles sontencore en vie!
Joey. prends-en une.
Câest un passepon pour lâĂ©ternitĂ©.
Non. eïŹaçons dâabord le pĂ©chĂ© originel.
Comment ça ?
5 ans dâassurancesĂ NY. sont un crime quâil faut expier.
Tu as coupé les ponts? Tu entends ça. Karl ?
Fantastique ! Comment te sens-tu ?
Karl est ivre.
Ă cette heure. le Pernod est cruel.
Nul nây Ă©chappe.
Il est dâune libertĂ© magnifique.
Câest de lâalcool pur, lui aussi.
Et vous, que faites-vousĂ Paris ?
Ma chĂ©rie, va tâhabiller, maintenant.
JâĂ©vite ce genre de question.
Vous venez ici pour baiser, tomberamoureux.
pour apprendre Ă aimer le vin,
et aprÚs. vous écrivez.
Moi. je suis né à Brooklyn.
Autant dire lâHimalaya ou lâĂźle de PĂąques...
Jâai beaucoup Ă oublier. Comme pour un mariage,
ces années gùchées à la Western Union.
VoilĂ , câest pareil tous les soirs.
Pour moi, la Western Union, câĂ©tait .
comme la SibĂ©rie pour DostoĂŻevski, lâenfer.
Et un putain de bonheur.
Jâai fait le croquemon, le balayeur.
le libraire. Ie v.r.p., lâagent dâassurances
et le contrÎleur de musée.
Jâauraisfait le mac ou la pute pour venir Ă©crire ici.
Lâespoir de lâhumanitĂ© est dans la saintetĂ© de chacun.
Qu0i? Parlez en anglais!
Un AmĂ©ricainâŠ
Vous tombez bien. Jâattends depws plus dâune heure.
Merde alors ! OĂč Ă©tais-tu ?
DerriÚre la porte Quelqu'un dort à cÎté.
QUi esâtu ? Allons, dâoĂč sors-tu ?
OĂč est ma grand-mĂšre ?
Oui?
Manouche. Je suis Colette.
Bon sang ! Attends-moi Ă cĂŽtĂ©, Jâarrive.
Câest vous ?
M0i. qu�
Tout ce désordre.
On a de la Visite.
Parfait. quâil entre.
Elle est déjà assise et elle a été son chapeau.
OĂč est grand-mĂ©re ?
Elle est morte.
Elle mâa Ă©crit.
Elle me proposait de venir habiterchez elle
Dis-moi. tu étais déJà venue?
Dis, tu étais deja venue ici?
C'est pas vrai. elle nâest pas morte.
Oui c'est lur ?
Un ami de ta grand-mĂšre, il va te raconter.
Jefais du café.
Il prépare du café.
Câest une blague? Câest Adrienne qUi tenvoieJ non?
Tu es l'ami de ma grand-mĂšre ?
Oui, câest lui et il va tout tâexpliquer.
Pas de cafĂ©. pas dâaspirine, seulement du lait.
Dis-lui, quâelle est morte.
Câest vrai, malheureusement.
Tu lui ressembles.
Tu es le proprio?
Tu hérites de tout?
Dis-moi. ma petite. as-tu des piĂšces dâidentitĂ© ou autre?
Tu es gémeau ?
Ma grand-mĂšre lâĂ©tait.
Que de surprises!
Que fait-on de celle-lĂ ?
Tu as une idée?
Allons réfléchirà tout ça chez moi.
Elles ne sont pas pour mot Karl.
Ce ne sont que des paysannes.
Des mains de |avandiĂšre. .
Ce ne sont pas des seins. mais des mamelles ..
Et regardezâmm ces fesses. une vrai vache!
Monsieur Regentag aime ce qui est raffiné.
Pas du tout.
Mais lâart
est mort,
câest tout le problĂ©me.
Ce nâest que du toc.
Lâart nâest plus quâidoiĂątrie du faux.
Moi. jâaime ce qui est vrai.
Donnezâmoi quelque chose de vivant.
De |âonentai. peut-Ă©tre? Japonais. genre Hokusai ?
Il faudrait queje voie..
Jâaurai ce quâil vous faut demain aprĂ©s-midi.
Vous allez me laisser comme ça, un jourentiersans rien ?
Quelque chose en costume? Faites votre choix.
La mise en scÚne. ça vous connait.
Venez donc. mademoiselle.
Ne soyez pas timide.
On va boire du champagne!
Câest Colette.
Alors la, Karl, vous nâavez ja mais fait mieux !
Vous achetez ces photos?
Et au prix fort, si câest tout de suite.
Mais.⊠elle nâest quâune enfant!
Parfait
Garde la pose...
Et maintenant. les fleurs.
âDocteur, Ă©coutez-moi, Jâai 85 ans et je cours
"encore aprĂšs les filles."
âBravo. dit le docteur. câest une chance."
âQueile chance? Je nâarrĂȘte pas de courir
"et Je ne sais plus pourquoi "
Elle est connue. ma grand-mĂšre la racontait.
Tu lui ressembles tellement.
Tu mâas Ă©tonnĂ©. pour Regentag.
Pourquoi?
En été, on nage bien nus dans le canal.
En public?
Bien sûr. et avec les garçons.
pour moi, câest pareil.
Alors, tu le referais ?
Pourqum pas?
Tu as dâautres parents, a Paris?
Non.je nâai personne.
Tu dois repartir.
Tu ne veux pas?
Il nây a que des Ă©tables. la-bas.
Et tes parents?
ArrĂȘte de la torturer. on y rĂ©flĂ©chira
Comment ça ?
Ne lâĂ©coute pas, câest un AmĂ©ricain.
Vraiment? DâHollywood ?
Pourquoi?
On yfait des films.
Tu dois te mĂ©ïŹerde lui parce quâil est Ă©crivain.
|| piégé surdu papier
toutce qui vit.
Tu connais Hollywood?
Oui, jây ai travaillĂ©.
Quoi, tu veux devenir actrice?
Je veuxfaire de la danse.
Grand-mĂšre me lâavait promis.
Pourquoi pas ? 3 étrangersà Paris. la ville est à nous.
Tu connais sûrement Adrienne, du Melody !
Celle a la Jambe de bas. 10 ans dâOpĂ©ra-comique.
Elle sait tout sur la danse. Formidable !
Ă cette heure-cl. New York est une poubelle.
Elle sent lâalcool et la pisse.
Nây pense pas. tu es ici!
Regarde-la.
Regarde-la.
Elle doit naĂźtre.
Toi, tu dois renaßtre, tout liquider, recommencerà zéro!
Ne joue pas Ă lâAmĂ©ricain en quĂȘte de vĂ©ritĂ© Ă Paris.
Non. .
Respire cet air, cette odeur de sexe.
Le truc, câest de la respirerĂ fond
comme un médicament!
Un chien mon...
Tu nâaimes pas baiser?
Dis, tu nâaimes pas baiser?
Si, Jaime pendant. AprĂšs, câest la mon.
La mort, câest la vie.
On est la a cause dâune Vieille pute qUi mâa confiĂ© cetange.
OĂč va-t-on la coucher? Mon hĂŽtel est ignoble.
Vous pouvez venir chez moi.
On ytiendra tous. Varsovie, New York. .
la crĂšme de la France profonde.
Elle aurait pu faire pire.
Qui?
La vieille pute morte.
Odette.
- Comment? -Gilberte
Quâest-ce que tu dis?
Albertine, créature proustienne.
- Tu trouves ? - Tout Ă fait.
Bonne nouvelle, le pére Regentag est revenu.
Il nous a enfin invitĂ©s chez lui. Le miracle âColette". .
Gupta a pris tes affaires?
Il va sâoccuper de tout.
Il faudra se contenter du lit. Va,je suis occupé.
Un Jeune colonel qui ignorerait ce quâest lâhonneur?
Jâai la violence en horreur.
Vous nâĂȘtes pas un hĂ©ros?
Non, désolé.
Vous avez tout apporté? Parfait, prenez un verre.
Ă toutĂ lâheure.
Notre pays est éternel.
Vous tombez Ă pic ! Jâai Ă vous parler.
Quand vous voulez.
BientÎt. Observez, il y a ici dela matiÚre, pour un écrivain.
Vous dansez, docteur?
Désolé, je ne sais pas danser.
Un analyste, ça sait tout.
Vous me flattez.
Cragnez-vous le transfert?
Aube vingt et un.
Le reliquaire du temple.
Tu nâas rien vu de bien?
Qui est cette fille?
Pas la moindre idée.
Inconnue au bataillon. A toutĂ lâheure.
Je suis vraiment née en Amérique.
OĂč sont les trous?
Vous me cherchiez?
Vous nâattendiez pas cette question?
Non, je dois lâavouer.
Vous me cherchiez. .
On est les seuls Ă voulonfiler dâici.
Depws longtemps, Ă Paris ?
Il faudra vous y habituer ou partir.
Vous ĂȘtes Ă©crivain ?
Comment avez-vous dewné ?
Lâencre sur votre pouce.
Patchs, sinon on ne sortira plus dâici.
Allez donner un coup de main au vestiaire.
OĂč Ă©tais-tu fourrĂ© ?
Parici, par-lĂ ...
Vous nous présentez?
Joey.
Vous devez ĂȘtre Joey.
Je plaisante.
Karl mâa parlĂ© de vous. Ania Regentag
Ma chérie, tu restes, aprÚs ?
Je ne sais pas.
Vous ĂȘtes AmĂ©ricain ?
Incroyable ! Connaissez-vous Mme Zubarskl ?
Elle mâa prĂ©dit, et Nys vous le confirmera,
que je rencontrerais un écrivain américain
de New York. Je le savais ! Jây ai vĂ©cu.
Je me sens trĂšs New-Yorkaise,
bien quâĂ©tant nĂ©e en Pologne, comme Karl
On est tous un peu mélangés. d'origines diverses.
- Vous connaissez? - Oui, âStormy Weatherâ.
Je vous rends Ă votre amie, a plus tard.
Jâai une idĂ©e en tĂȘte.
Comment vous expliquer...
A New York, les gens sont comme morts.
Câest dans leurs yeux.
Peut-étre la peur?
Non, ce sontdes zombies. Je dévore le visage des gens.
Et plus je dĂ©vore, plus jâai faim.
Vous comprenez ça?
Vous déchiffrez les visages?
Ăa mâarrive.
Ne me regardez pas comme un livre ambulant.
Je ne sms pas fait que de papier.
DrĂŽle dâAmĂ©ricain...
- Je parie que vous détestez Paris. - Au contraire, je suis au paradis.
Nây croyez pas trop. Vous pourriez ĂȘtre déçu.
Ici, câest la vie. Jâai vĂ©cu lâenfer, poury venir.
Me direz-vous votre nom ?
Si tu veux.
Tu lâas vu tout de suite?
Quoi ?
Que je me faisais payer. Ca se lit sur mon visage, non?
Je ne sais pas lire.
Les Américains sont stupides.
Tu Viens m'aider?
Ăa tâennuie de me payer?
Ăa vaut sĂ»rement le coup.
Je déteste Paris. Mais pas seulement Paris,
toutes les villes.
Câest l'enfer.
Les gens y deviennent durs, indiïŹĂ©rents. sourds.
Pas dâodeurs naturelles, de sensations propres.
Pour toi, câest diffĂ©rent, Paris. .
Tu en feras un livre, peut-ĂȘtre un beau livre.
Ăa arrive.
Nys... Pourquoi âNysâ ?
Ce nâest pas mon vrai nom.
Il n'y a rien de vrai, ici.
Câest Nys. comme la ville de Nice.
Une maison a la campagne.
Des étables, des vaches, des insectes ..
Un animal, voilĂ ce que J'aimerais ĂȘtre.
Tu comprends?
Ici, tout sâĂ©coule,
la Seine, le sang, le sperme, les mots.
Câest lâhystĂ©rie.
Je veux mâarrĂȘter et regarder.
Jâaime ce qui sâĂ©coule.
Laisse-moi partir.
- Pourquoi ? -Tu aimes Paris.
Et dans une heure, tu te branleras avec ta Remington.
Elle est noire?
Oui, elle est noire.
Et puis. tu me dois déjà 200 francs, mon amour.
Les culottes des Jeunes filles abritent des merveilles
Câest vrai.
Magnolias, houx...
fioles de parfum...
boutons de velours...
Ne va pas croire
qu'ilya un trou.
Mon pĂšre mâa fanaimer la campagne
Pas la nature. mais la terre en elle-mĂȘme.
CâĂ©tait un poivrot, ma mĂšre aussi.
Ils Ă©taient dâune propretĂ© insensĂ©e.
Je pensais rester IĂ -bas,
mais ils sont morts ensemble, le mĂȘme jour
AprĂ©s, on mâa mise aux enchĂšres.
Le ver mange la pomme et le ver reste.
Tu vois? Tu n'es quâun con dâAmĂ©ncain,
soul de paroles.
Il reste le trognon, il faut que tu comprennes ça.
On ne tâa Jamais violĂ©e?
Pas mĂȘme ton grand-pĂ©re?
II ne tâa jamais tripotĂ© les fesses?
Ceci peut tâintĂ©resser :
jâai vu plein de fois mon grand-pĂ©re se masturber.
Belle scĂšne pour toi, non?
Inutile, Je nâĂ©cris ja mais.
II se mettait prĂšs dâune haie et voulait que Je regarde.
Je ne lâen aimais que plus. Câest bizarre, hein ?
II ne mâa Jamais touchĂ©e.
Il nâya pas de façons lĂ©gales dâaimer.
Tu ne dors pas. Parfait.
Ăcoute, câest trĂšs important.
-Tu es Américain... - Oui, Je sais.
Alors il faut que tu apprennes certaines choses.
Tu travailles?
Bon, je te demande ceci:
as-tu jamais
dormi avec quelquâun
qui pisse au lit, ne mange que des bonbons,
des glaces, et qUi bon du fait ?
Non, jamais.
Alors ne le fais pas, Joey. Surtout, ne le fais pas.
Elle ne dort pas ici. Elle sort.
Tu savais?
Elle finira par nous envoyer en tĂŽle.
Elle nâa pas de grand-mĂšre.
Manouche nâest pas sa grand-mĂšre.
Ilya anguille sous roche. Demandeâlui oĂč elle va
Demande-lui, bordel. .
Chez moi, il nây a pas de livres.
Personne ne lit.
Et toi ?
Moi non plus.
Pourquoi firms-je ?
Ici. ce serait différent.
Tu devrais étudier.
Pourquoi?
Je vais aux toilettes.
ProblĂšmes en vue..
Je sais, mais va expliquer ça à Karl.
!! couche avec elle ?
II ne veut pas me le dire.
ArrĂȘte, j'y suis pour rien.
Bien entendu.
Détournement de mineure,
ça fera pas un pli.
En tout cas, elle est Ă©tonnante, elle sâadapte Ă tout.
Au pire, elle apprendra quelque chose de nous
Tu crois que ça en vaut la peine ?
Je ne peux pas lâenfermer.
Baise-la, si câest ce que tu veux.
Mais ne l'amĂšne pas ici, câest dangereux.
Câest la petiteâfille de Manouche?
Câest sa rĂ©incarnation. regarde son visage.
Câest son portrait.
Que dois-je faire?
Je sais pas. RamĂ©neâla quand elle sera grande.
Vous ĂȘtes dans la merde, Colette est partie.
Comment ?
Il faisait Si beau!
Tu peux le dire.
Jâai peur du tonnerre.
Et tu veux vivre a la campagne?
Mais je ne veux pas disparaĂźtre avant lâheure.
Ne me regarde pas.
- Pourquoi? -Je suis affreuse.
Non, tu es trĂšs belle.
Dis, avec qui parlais-tu ?
Allons, quâest-ce que ça peut te faire ?
Dis-Ie-moi.
Un ver intellectuel.
Le cerveau est un organe qui est exagérément surestimé.
Tu le savais?
Alors, aie le courage de tâen passer.
Câest lâheure idĂ©ale pour mourir.
II ne fait plusjour, pas encore nut. Câest le nĂ©ant.
Tu nâaimes pas ĂȘtre heureux.
Je veux apprendre.
Alors. .
Plus de culpabilité, pas de mort,
pas de vertige, pas de douleur
et pas de pensée...
Apprends Ă me faire jouir.
Viens, je te ferai ton nĆud de cravate.
Pas ce soir, Myriam.
Jetâai vue. sors de la.
Désolée de vous décevoir, Joey.
Excusez-moi, je pensais que. .
Câest trĂšs flatteur.
Votre fille peut-elle attendre 5 minutes?
Vous avez parlé a Karl?
Oui, mais la n'est pas la question.
Pourquoi ne viendriez-vous pas me voirdemain ?
Et voilĂ ,
câest sans issue.
Vous avez le sens de lâĂ©vidence.
Il n'y a pas que la force qui compte.
Observe mes pieds. Tu vois ? Tu ne sais pasfaire.
Parle pour toi Tu ne tiens pas debout.
Jaloux ? Fais attention.
A quoi?
- Colette, voyons. - ArrĂȘte !
Elle est comme un animal.
Elle ne vit que pour le plaisir.
Tu lâas baisĂ©e?
Ne sois pas ridicule.
Tu es amoureux de cet animal.
Il fallait la renvoyer.
Ce nâest pas si facile.
Mets-la dans le premier train.
Elle nous a raconté que des bobards.
Tu as peur quâelle parte?
Câest fait, depuis 3 jours.
Elle doit essayer dâamĂ©liorer son ordinaire.
Elle te plait?
Pourquoi me demander ça?
Tu devrais lâessayer.
Classique... Tu es jaloux.
Trouve-fa et elle esta toi.
Cette petite salope tâa ferrĂ©.
Joey, vous avez de merveilleux compagnons.
Nietzsche, Emerson, Thoreau, Whitman,
Strindberg, DostoĂŻevski. Lawrence, Joyce...
Je vous envie, croyezâmoi.
MĂȘme si jâĂ©tais un esprit libre, comme vous.
je ne pourrais pĂ©nĂ©trer dans ce monde-lĂ
Quelquâun a dit. sans doute lâun de vos amis,
que pour ĂȘtre gĂ©nial, il fallait ĂȘtre rĂȘveur.
Eh bien, en ce moment, câest trop difficile pour moi.
Non. je vous en prie. .
Attendez encore un peu.
Ce nâest pas le moment.
Les gens ont besoin dâĂȘtre rassurĂ©s, actuellement.
Ils veulent quâon les amuse afin dâoublier leurs soucis.
La situation politique empire de jour en Jour.
Si les choses
se passent comme je le pense,
vous allez écrire un livre superbe.
Je n'en serai malheureusement pas lâĂ©diteur.
"Parfois, Je me demande pourquoi Jâattire les gens dĂ©rangĂ©s
âNĂ©vrosĂ©s, psychopathes, dĂ©ments.
"et les Juifs "
Nous sommes attirés par vous, ma femme et moi.
Ne vous justifiez pas.
Attendez, nom de Dieu!
Jâai quelque chose Ă vous proposer.
- Prenez. - pourquoi?
Ne Jouez pas au Yankee avec un Juif. Asseyez-vous.
Ma femme a été amie avec Proust. Apollinaire et Diaghilev.
Elle a connu le Kaiser et TolstoĂŻ.
Vous lâaurez remarquĂ©. elle sait raconter une histoire.
Mais elle ne sait pas lâĂ©crire.
Elle est trop impatiente, trop nerveuse.
Si elle savait écrire,
son livre ferait un malheur.
Jâai pensĂ© Ă vous.
Quâen dites-vous ?
Soyons clairs, cet argent est Ă vous,
mĂȘme si vous dĂ©cidez de ne pas aiderAnia.
Si vous acceptez, vous en aurez davantage.
Vous ne vous en repentirez pas.
On a vu tant dâhorreurs que plus rien ne peut nous Ă©tonner.
Nous nous prĂ©parons, câest tout.
En ce moment, la littérature est comme un jeu,
une priÚre non exaucée.
Vous et les vĂŽtres ĂȘtes des optimistes du siĂšcle dernier.
Quand on danse au bord du volcan, on finit par tomber dedans.
Je pars quand je veux !
Pour qui te prends-tu, vieux con ! Tireâtoi !
Jete ramĂšne chez toi !
On va nulle part Je m'en vais avec elle.
Sale porc!
Jâai peurde dormir.
Tu semblais tranquille.
Ăa pourrait paraĂźtre nâimporte quoi.
Mais câest lâheure du scorpion,
le mois du chacal et lâarmĂ©e du dĂ©sespon.
Tu mâennuies, Jâai envie de partir.
Pars avec eux.
MĂȘme repoussĂ©, le vieux bouc ne sâavoue pas vaincu.
Lors de ma prochaine réincarnation,
jâaurai ton Ăąge et Je te rencontrerai Ă Clichy.
Je suis capricorne.
Le temps Joue pour moi.
Les temps changent.
Je dis ça pour parler, puisque tu ne veux pas baiser.
La discussion est close, Joey.
Tu me cherchais?
Le hasard... Je regardais ces dessins.
Je ne te demande pas qui câĂ©tait.
Merci. Tu permets que je rentre?
Jetâaccompagne.
Jâaime mieux pas.
Pourquoi ça ?
Excuse-moi.
Il y a un probléme ?
Jâai peur, on a forcĂ© la porte de chez moi.
- Qui a fait ça? - Ce nâest pas la premiĂšre fois.
- Tu lâas signalĂ©? - PasĂ la police, câest inutile.
Je dois partir. Câest dangereux, ici.
Je ne comprends pas.
Un bon Juif, câest un Juif mort !
âSauvages et tendres Les dĂ©lices du mariage
"Douces entrailles Embaument la couche"
Shalom!
"Tendre et obscĂšne, LâĂ©ventail des ans
âRire de la jeunesse. Regret larmoyant de lâĂąge
"Obscâene et gaie, La vie mantale â
Karl tient absolument au voyage de noces,
mais Joey nâest pas dĂ©cidĂ©.
Câest Joey qui ne peut pas vivre sans elle.
Karl en a déjà assez, lui.
Pauvre Joey.
Shalom et mazeltov !
Toi, Joey,
toi, Karl et toi, Colette, approchez!
Les témoins aussi.
Les alliances.
Embrassez-vous, maintenant.
Les photos illustreront le calendrier proustien.
On commencera par Illiers, puis les cathédrales,
Ia Vivonne et Cabourg.
Câest pour son bien.
Tu pourrais écouter.
On a décidé, non?
On commence parChartres ou Cabourg?
Comme tu veux.
Vous y allez comment?
En voiture. Colette adore voyager en voiture.
Qui tâa dit ça?
Câest normal.
A ton Ăąge, on aime ce quâon ne connait pas.
Dieu merci. tu es la.
Câest fini, je vais te ramener.
Emméne-moi chez toi.
Ăvitons les plus cĂ©lĂšbres.
Allons ailleurs, je déteste les églises.
Ce sont des cathĂ©drales, câest pas pareil.
On pourrait évrter Chartres et Amiens.
Les plus chĂšresĂ Proust...
Disons Rouen, Jumiéges et St-Wandrille, les méconnues.
Allez vous-en !
Elle est foutue!
Câest pas une photo souvenir.
"Lâa itistĂ©,
"mort depuis des siĂšcle,
"a laissé la cette figure de pierre
"qui chaque jour meurt,
"perdue au milieu des autres.
âUn jour, vint un homme pour qui la mon nâexiste pas,
âJetant loin de lui le vide qui nous oppnme,
"qui dans cette marĂ©e de pierres, aperçut les lois de la Vie.â
Karl !
Bien dormi?
Ăa grouille dâinsectes, ici.
Jâai mĂȘme vu un scorpion.
Sois vigilante. Joey est réveillé ?
Je ne sais pas.
II ne pleut pas toujours, en Normandie?
Vite, la journée est a nous.
Quoi de plus merveilleux que la Vie conjugale ?
Rien ne vaut lâamourfantasque.
Stop ! C'est la que venait Elstir.
Câest qUi?
Le peintre inventé par Proust.
Ce ne sont pas que des vacances.
Allons nous baigner.
Jamais en voyage de noces.
Alors jâirai toute seule.
DrĂŽle dâanimalâŠ
On ne pouvait pas mieux tomber.
Tu vas réclamer ta part de mariage?
Non, jâadmets quâelle te revient de droit.
Tu en as hérité, non?
Tu crois quâelle mâaime?
Tu prĂ©tends quâelle est une Manouche bis.
Manouche aimaitâelle?
Ta foutue logique...
Lâesprit nâa rien Ă voir IĂ -dedans.
Alors, laisseâtoi mener par tes pulsions.
Je fermerai les yeux.
Personne ne peut la rendre heureuse.
Tais-toi. tu es dâun lugubre. .
Franchement, Joey,
crois-tu que je finirai sanglotant au téléphone?
Il faut vivre le mensonge comme un conte de fées.
Il n'y a rien a faire.
JâĂ©tais prĂ©tĂ ĂȘtre dâune fidĂ©litĂ© Ă toute Ă©preuve.
Mais elle mâa comme chĂątrĂ©.
Câest la campagne, ça vousjcue des tours.
Et nâoublie pas les Ă©carts du cĆur,
entre les douces lĂšvres rosĂ©es et les culs en goutte dâhuile
Je nâaurais pas dĂ» partir. la campagne me hĂ©risse!
Et ton calendrier?
Trop câest trop !
Halte au pseudo-intellectualisme!
Câest dâun surfait, dâun bidon !
Câest pitoyable ! Nom de Dieu.
Ilya de lâeau.
Je sais.
Surtout quand notre femme refuse nos ardeurs.
On est loin du spirituel...
Câest du cĂŽtĂ© de chez Swann?
Tu connais?
Vous en parlé toute la matinée.
Swann. Odette,
Marcel. Charlus. .
Jâaifaim, moi.
Ă la fourche. .
Jâen ai marre d'attendre !
Vous dites que vous mâaimez
mais vous ne faites rien pour moi.
Jây vais seule!
Continuons jusquâĂ Meseglise.
Non. traversons ici pour voir les clochers de Maninville
Non, tu mélanges tout.
On ne les voit que si lâon est en dehors de Combray.
Suivons le fleuve en laissant Guermantes derriĂšre nous.
Je veux des madeleines.
ArrĂȘte tes Ăąneries.
Jâen aijamais mangĂ©.
Moi non plus On les donnera Ă Colette.
Ăa dit qu0i?
Câest en français.
Tu as peur?
Tu le ferais?
Si tu me le demandais.
Pourquoi le ferais-je ?
A ton Ăąge, tu te sentirais plus libre.
La liberté est un maßtre.
Si tu as peur. tu es condamné.
Regarde, je nâai pas peur, moi.
Ils tâont suggĂ©rĂ© ça ?
Tu crois quâils le font encore?
Quâils sont comme toi ?
Quâils ne peuvent pas sâarrĂȘter?
Pourquoi ne veuxâtu pas de moi?
Tu me trouves trop vieux?
Je nâai jamais que 60 ans de plus que !0l.
Une pute de la rue me traiterait mieux.
Ton corps est une coquille vide.
Pour la premiĂšre fois, jâaime quelque chose qui me dĂ©goĂ»te.
Essayez Berlin.
Certains lieux y sont magiques, par moments.
Des idées y naissent.
Jây suis allĂ©e.
Câest diffĂ©rent,
vous nâavez rien Ă©crit.
Je vous attendais,
mon cher. .
Je suis Ă sec.
Comme disait Flaubert:
âJe passe le matin Ă mettre une virgule
"et lâaprĂšs-midiĂ lâenlever."
Ă dire vrai, la politiqueâŠ.
Hitler, je. .
Et Colette ?
Je vous en prie,
nâen parlons plus.
Joey l'a fait fuir.
Il lui a fait des propositions contre nature.
Elle a compris que vous étiez deux cochons.
Raison de plus pour rester.
La premiĂšre chose quâon comprend tout de suite ici,
câest que pour devenufou,
il faut aveu un bon équilibre mental.
Pour ĂȘtre seul. il faut se mĂȘlerĂ la foule.
En dâautres termes,
si on estĂ© la recherche de paix et dâordre,
il faut mettre la ville Ă sac.
Tout le contraire de New York.
Câest msensĂ©, non?
Colette est comme ça.
Une sphĂšre infinie
avec une circonférence qui est omniprésente,
et un centre qui se trouve nulle part.
Saint-Augustin.
Tel est le chemin aisé vers la prompte agcnie.
Le sexe et la douleur sont synonymes ?
ChĂšre Ania,
ils sont indissociables!
Séparer un sadique
dâun masochiste, câest comme sĂ©parer quelquâun
qui mange de quelquâun qui digĂšre.
LâexpĂ©rience individuelle,
il nây a que ça de vrai.
Lâune aprĂšs lâautre.
Pouraller oĂč?
OĂč?
Je Iâigncre. En avant... nulle part.
Nous nous rehcontrerons surce chemin-lĂ .
Ne vous emballez pas.
Dâarriver au nĂ©ant demande beaucoup dâefforts.
Nys et moi, parexemple. .
Tu me flattes.
Que voyez-vous, Ania, franchement?
Un couple trĂšs attirant.
Vous ne voyez absolument rien.
Raison pour laquelle il faut aller de lâavant.
La campagne ne tâa pas rĂ©ussi.
Câest Ă©Vident.
Les moustiques mâont sucĂ© le cerveau.
Vous devriez essayer, madame.
Intellectuellement, câest dĂ©vastateur.
Mesdames, bonne nuit.
Ăa ne vous intĂ©ressera pas.
Vous vous trompez.
Pourquoi?
Tout peut ĂȘtre dĂ©crit.
Câest votre mĂ©tier. non ?
On ne décrit pas la misere humaine !
Physique ou morale, câest impossible.
Nous ne voyons que dela merde autour de nous.
Je vais commencer par prendre quelques notes.
Nectar des dieux. .
Votre mari vit fCl ?
On se ressemble trop pour vivre ensemble.
Allez, continuez, laissez-vous aller,
je joueraiĂ lâexplorateur.
Je déteste les psychanalystes.
Je comprends.. Continuez.
Je suis née à Odessa.
Ă Odessa. .
Jâai payĂ© le prix pour en partir,
pas seulement en argent.
Je vais tout vous dire.
Faites, Je vous prie, libérez-vous
Ăa va vous surprendre,
car une rĂ©volution nâa rien dâĂ©rotique,
mais on nous a violés.
Tous les deux.
Dans le train pour Vienne.
Vraiment?
Câest quelque chose qu'on ne peut oublier.
Il faut savoir ça. pourcomprendre Ernest.
On sâhabitue Ă lâhumiliation.
On peut mĂȘme en ĂȘtre dĂ©pendant,
comme une drogue, vous comprenez?
On est accro.
Un peu de cocaiâne ?
Il faut écrire tout cela.
Pas seulement pour moi.
Le danger de la Violence, câest quâelle est contagieuse.
Je me penche sur le passé.
Mais pour lâavenir,
pas pour le passé.
Pour nâĂȘtre plus rien, comme vous avez dit.
Ernest aime regarder.
Moi, je ne veux que Vivre le passé.
Oui, câest ridicule,
ça rend tout encore plus douloureux.
Pleurercu rire,
câest la mĂȘme chose.
Tâas remarquĂ©?
Ăcrivez, Joey ! Ecrivez ce que vous voyez.
Câest vrai.
Sacrement vrai !
Peur quâon vous saute dessus?
Câest ce que vous comptez faire?
Vous aimez les boches ?
Je le suis un peu.
ArrĂȘtez de vous payer ma tĂȘte.
Ăa, câest pour les baratineurs.
Câest la vĂ©ritĂ©, parole de scout.
Tu es Juif.
Tu aimes ?
EtIUi?
Et Baudelaire?
Bien sûr.
Les miens sont mieux.
Câest vrai ? Tu Ă©cris des poĂšmes ?
Tu as gagné!
Ce nâest pas du toc.
On paiejusquâĂ ! 000 francs pourcoucheravec moi.
Des clients sérieux.
Des connaisseurs, pas comme toi.
Jâai pas envie dâaller les chercher, jâaifaim.
Ilya un bidet chez toi ?
Oui, mais jâai pas 1 000 francs.
Avec moi, tu as la poésie en prime.
Tu veux fumer?
Boche, tu ne bois pas,
tu nâas pas mille francsâŠ
Quâest-ce quâon fait ?
On mâa proposĂ©
5 000 francs rien que pour regarder.
Les hommes sont bĂȘtes.
Ils ne distinguent pas la poésie de la prose.
Tu peux toucher gratis.
Tu es un vrai cochon, avoue-Ie.
Rien ne peut me choquer.
Je connais les Yankees.
Joey, lâĂ©crivain.
Tu aimes les cochonneries. Alors écoute,
je le prends 200 francs.
Cent pour la poĂšme et cent pour l'amour.
Pas un sou de plus, pas un de moins.
"Oh, Yankee,
"Ne te retourne pas
"Si tu ne mâas pas reconnue Ne te retourne pas
âSitu nâas pas vu Mes ailes de soufre
"Parce que je suis lâange
"Qui vient te faucher
âJe suis
"Iâange exterminateur."
âParce que Je suis Lâange exterminateur
âL'ange qui libĂšre Lâange qui te vide"
Jâen ai marre!
Qui est-ce ?
Un cadeau.
Mon âChant de Swann.
La multiplication des bites...
Câest de la piquette !
Câest 200 francs, avec du Saint-Emilion 1929.
Tu es Karl?
Je sais tout.
Je suis une sorciĂšre.
âLa poĂ©sie, câest de la sorcellerie.â Balzac.
Pose ton cul et mets-toi Ă ton aise.
EnlĂšve mes chaussures
et mes bas.
Dis-moi la vérité, Joey.
Tu es un boche, un Yankee,
et aussi un peu pédé.
Pas si vite, mon ami.
Jâai mon propre iythme.
Tiens.
Tu veux voir la huitiĂšme merveille du monde ?
Pas de blagues⊠OĂč est mon sac?
OĂč lâas-tu mis?
Dans la salle de bains?
Attention,
je suis l'ange exterminateur.
Elle sort dâoĂč? Du musĂ©e des horreurs?
Elle pue la mon.
Elle est plusfraiche que Manouche.
"Tout en susurrant des petits riens.
"elle te bouffera le kiki "
Laisseâlui son rythme.
Tu as peur?
Edith, chĂȘne, oĂč es-tu?
On sâimpatiente.
Jâai laissĂ© mon rasoir sur le lavabo.
Un suicide ? Ce serait la catastrophe !
Avec du sang plein les murs.. Et la police !
Toi et tes idées a la con. Enfonçons cette porte !
Alors, il nây a plus de musique?
Je vous apporte lâa rt, la poĂ©sie,
et que faites-vous ?
Vous vous branlez en matant ?
"Je viens te libérer
"Libérer ton ùme
"Ouvrir tes cuisses béa ntes
âLaisseâtoi aller
"Dans le liquide fĆtal
"Le liquide séminal
âJe viens
Les 200 francs d'abord !
OubliĂ© lâargent.
Ăa suffit !
A moi de rigoler Jâai envie de tirer sur quelquâun!
PĂšdĂšs de merde.
ArrĂȘte-Ia !
Vous allez déguster.
Toi et tes théories⊠Prends le revolver!
Excusez-mol.
Elle est zinzin.
Ă la masse, oui.
Je tâavais dit de ne pas la brusquer.
Donne-Im 200 francs et quâelle se tire.
DitesĂ ma mĂšre que jâarrive tout de suite.
Voulez-vous attacher ma robe dans le dos?
JâespĂšre ne pas avoir Ă©tĂ© dĂ©sagrĂ©able
Je suis désolée.
Cent francs pour la poésie. merci.
Vous ĂȘtes un ami des arts, Dieu vous le rendra
Ces Américains. .
Elle avait de beaux yeux.
Les putes nâont pas dâyeux.
Elles nâont rien.
Cent francs de foutus, et regardeâmoi ce bordel.
On dirait une vieille ménagÚre.
Je me fous du bordel.
Je suis comme Manouche: la fĂȘte est finie, obscuritĂ©,
puis on remet ça.
Une érection, une giclée, et on remet ça.
Câest la vie.
MĂȘme si je perds la mĂ©moire,
je nâoublierai jamais ma premiĂšre chaude-pisse.
Proust avait sa madeleine, jâai la mienne
Avant de baiser. il faut se faire baiser.
Cette petite pute frigrde de Colette fera lâaffaire.
Tu lâas vue ?
Siffle-Ia, elle doit faire des passes pas loin.
Jâentends ses ailes bruire.
Elles sont encore la?
Vaudrad mieux les vendre, non?
Tu écris ?
Tu travaillais?
Je me concentre grĂąceĂ lâencre.
Tu as quelque chose de chaud?
Du lait ou un peu de thé ?
Certainement.
Allons, les filles !
Nous voici dans lâantre de Karl!
Est-ce que je rĂȘve ?
Les miracles existent.
Regardez partout, mes petits papillons.
Prenez du bon temps.
Joey, dis-moi la vérité!
Est-ce la mĂȘme Colette ?
Te voilĂ ! âIl voulait devenir artiste
âmais se refusait Ă tout sacrifice."
Comme câest charmant.
Tu me dégoûtes.
Colette est de retour,
nous avons un échange culture! avec le soleil levant,
et tu te sers du lait.
Pourelle.
Vous fĂȘtez ça avec du fait?
- On dérange ? - Penses-tu.
Non. attends. attends!
Mitsouko et Mitsouko.
Deux Mitsouko! Les mystĂšres de lâOrient. .
Montons, câest plus confortable.
Vire-les, elles sont soûles.
Non, attendez. . Attendez !
Mon cherJoey, lâheure de la vĂ©ritĂ© a sonnĂ©.
Choiss
Eh bien. .
Elles sont impossibles. Emméne-Ies, veux-tu ?
Tu nâas pas honte?
On fait la fine bouche?
"Aux moments délicats,
"IâĂ©crivain ne parlait que de sa peur dela mort et du sexe
âavec un narcissisme typiquement yankee."
Montez, je vous rejoins.
Vous avez entendu ça?
Il va nous rejoindre!
Jâai toujours admirĂ© Hokusai.
Vous ne connaissez pas?
Le maĂźtre de lâart Ă©rotique Japonais. Vous allez voir.
Comment ça marche?
Appuie la.
Tu n'es pas content?
De quoi?
Queje sois revenue.
Tu mâattendais, non?
Depws quand?
Dis-mol. .
Ă quel point me veux-tu ?
Dis-Ie moi, cochon !
Je ne tâaime pas.
Je ne tâaime pas Je ne tâaimerai ja mais.
Sais-tu que tu me donnes des idées folles !
Comme quoi?
Se promener la nuit au Bois en calĂšche.
Tu as peur de vieillir.
Pour grand-mĂšre, on ne devenait jamais assez vieux.
Eh bien, je fais de mon mieux.
Tu es un peu soûl.
Embrasseâmoi.
Jâai une furieuse envie de faire l'amour.
Ăa te dit?
La, maintenant?
En fait, tu ne mâaimes pas.
Je le savais déjà , à Brooklyn,
lâAmĂ©rique est la source de tous les maux
Hitler nâarrangera rien.
Mais on saitĂ quoi sâen tenir.
Défaitiste.
Que vois-tu autour de tor ?
Des zombies qui te laisseraient te suicider sans bouger.
Ils diraient : "Un Juif de moins."
Tout doit pourrir avant de renaĂźtre.
Cesse de blablater, Joey,
et écoute la nouvelle.
Mesdames. Messieurs, il y a quelque chose Ă fĂȘter :
mon départ de Paris.
Câest insupportable, je mâen vais.
Assieds-tci, connard.
Je te présente mes amis.
Câest affreux, je ne les verrai plus ici.
Au vainqueur, le butin!
Bravo, monsieur Gustave.
Câest merveilleux, Joey. Je nâen reviens pas.
On viendra vous von.
Vous allez a la campagne?
Qui, a Rouen.
On fait des produits laitiers. du fromage ..
Du fromage ! Formidable !
Rouen. câest si prĂšs.
Tous les amis de Nys sont invités à venir.
Je dois vraiment partir A bientĂŽt, excusez-moi.
Vous avez bien pris la chose.
il faut ĂȘtre gĂ©nĂ©reux, de temps a autre.
S'oublierun peu.
Buvons pour oublier.
Cela vous étonne?
Je ne choisis pas un homme mais la liberté
Jâaimerais mourir comme ville et renaĂźtre comme arbre.
Pour lâamour du ciel, dansons !
Deux mots de plus et je gerbe.
Que fais-tu ? Que cherches-tu ?
Jâattends. . Je regarde. .
et Jâai ce que je veux.
Tu nâas pas a faire semblant.
Tu nâas pas envie? Un problĂšme ?
Pas du tout
Je le sens bien.
Tu sens quoi?
Que ce n'est pas le moment. Tu es foin.
Dis-moi ce qui ne va pas.
Je ne me sens pas coupable parce que passagĂšrement,
je ne suis pas lâĂ©rotomane que tu connais.
Je pourrais tâaimer mais ça serait inutile.
Pourquoi?
Tu nâas pas besoin de moi.
De qui ai-je besoin?
De la petite Colette. câest bien son nom?
Quel rapport? Elle est partie.
Elle a disparu. sâest Ă©vanouie dans la nature.
Dire que ça a 15 ans. Un homme trouve toujours...
Garde tes conneries pour Gustave.
Que me veux-tu ?
Si tâes pas content, va te faire foutre.
Je ne tây vois pas, a la campagne.
Elle tâa ferrĂ©, cette petite garce.
Jâaime fourrer mon nez dans le jardin dâEden
Je dirais quâelle est...
un dĂ©tour sur la route de lâenfer.
Mon Dieu, câest lui!
II ne peut pas tout avoirĂ lâoeil.
EspĂšce dâabruti !
Emméne-Ie vite, compris ?
Gustave. .
Autrefois, il y avait un fleuve.
Quand il pleuvart, tout fleunssait.
II y avait des nymphéas bleus...
Tu ne mâĂ©coutes mĂȘme pas.
Tu veux me dessĂ©cher par manque dâamour.
Tu y arrives.
MĂȘme le dĂ©sert vieillit si personne ne Vient le voir.
Les voilĂ .
Ă Paris, il y avait les incroyables
nymphéas bleus de Cézanne et Monet.
Tu ne connais pas Paris,
sinon, tu ne pourrais t'empĂ©cher de mâaimer.
Je parle et je parle, comme Bouddha.
mais je ne suis quâun vieux dĂ©bris tombĂ© amoureux trop tard.
Crime et chĂątiment.
Quâest-ce que tu veux, Joey?
Une dose mortelle de chtcuille.
Tu aimerais mourir ainsi?
Mais avant de décrocher,
jâaimerais faire une halte Ă Clichy.
Pas longtemps. .
"Et ici, dans cette Ville superbe et merdique,
"il se trouvait au bon endroit au bon moment.â
Si on allait chez Wang Wo. mangerdes crabes et.
Comme deux Vieux pédés ?
Des psychotiq ues,
bisexuels, homosexuels...
Ce sont des gens sensibles.
Jâen ai un sous les yeux.
Pas le genre Ă se marier, ton Proust ?
|| draguait dans les gares et au Bois de Boulogne.
Monsieur. jâaimerais beaucoup vous offrir une coupe
de champagne ou une biÚre glacée au Pré Catelan.
Foutre et soufre sur les baiseurs.
Monsieur! Monsieur!
Savez-vous que vous avez un cul magnifique ?
Qui est-ce ?
Un mormonĂ la bite plongĂ©e da ns lâencre.
Vas-y, je ne peux pas.
Jetravaille.
Karl, Joey. Alfred, qui que vous soyez!
Quand vous aurezfinr de. .
Les parents de Colette.
Colette nous a souvent parlé de vous.
Henri Ducarouge.
Pardonnez-moi,
vous ĂȘtes. . ?
Câest un devoir embarrassant...
Notre Colette a habité ici.
Laisse-moi parler!
Je ne sais pas trop quoi penser de tout ça. .
Mais étant donné ma position,
je suis légalement responsable
et Je me dois de prévenir la police.
Voyons dâabord de quoi il s'agit.
VoilĂ qui estJuste,
madame.
Nous lâavons trouvĂ©e chez sa grand-mĂšre.
VoilĂ .
Nous nâavons pas de famille ici.
Alors nous avons cru que...
Et il y a la montre.
La montre ?
Un chronographe en or, cadeau de sa grand-mĂšre.
Alors, Manouche. .
Voyons, il y a un enfant! Dâabord, rendez-nous la montre.
Tu es bien sûre?
OĂč lâas-tu laissĂ©e ?
Je ne lâai pas vue.
Je dois allerzÀ la police?
Non. laissez-nous du temps.
Colette, essaie de le souvenir.
Vous connaissez Marcel Proust?
JâĂ©cris un essai sur lui. Raison de ma prĂ©sence Ă Paris.
Vous ĂȘtes Ă©crivain ?
Câest Ă©vident. Henri. Regarde-fe
Colette vous a dit que nous Ă©tions dâllliers ?
Mon étude esten face dela Vieille maison de Proust.
Non, elle ne nous a Jamais parlé de ça.
On en a, des choses a raconter.
Vraiment?
Les Américains s'intéressent à Marcel Proust?
Oui, partout on sâintĂ©resse Ă Proust.
Vos photos ?
Certainement, câest mon mĂ©tier.
Câest une sorte de temple proushen, ici.
Actuellement, je termine un album..
Un album?
Disons, un calendrier de luxe qui coûtera trés cher.
Nous vous en enverrons un exemplaneĂ Illiers.
Absolument, ça va sans dire.
Henri, voilĂ la montre.
Jâen Ă©tais sĂ»re.
Messieurs, permettez...
nous vous devons des excuses.
Ă lâĂ©vidence,
la compagnie de Proust ne peut quâinspirer des sentiments
de la plus pure spiritualité.
Avec quelques exceptions...
Quâentendez-vous par la ?
Vous nâignorez pas
que la rumeur lui attribue un comportement amoureux...
Pas un mot de plus, monsieur.
II est indigne de vous, un écrivain,
de rĂȘterl'oreille Ă ces ra cts. P
Proust a tellement aimé sa mÚre,
quâil lui a dĂ©diĂ©
le chef-dâĆuvre de la littĂ©rature moderne.
Je vous approuve.
Et permettez-moi de vous dire quâil y a en vous
quelque chose de tout a fait proustien.
Vous trouvez?
Savez-vous que tout le monde le !ul dit?
Alors. .Ă Illiers.
On vous montrera la haie de jasmin et la Vivonne.
Rien nâa changĂ©. IĂ -bas.
Et les nymphéas...
On vous racontera des choses incroyables sur lui.
Vraiment?
Un jour, Marcel était tout trempé et sa mÚre. .
Allons, ma chĂšre,
tu leur raconteras ça à Illiers.
Absolument.
Ils sont partis!
Tu as vu ses nichons?
Quand on ira Ă Illiers, pas tout de swte,
tu prendras la fille et moi, la mére.
On sera parents !
Il me tarde !
Tu reverras ta Colette.
Jâai soif.
Tu as raison, tétons ça.
Pas ici, câest trop sinistre.
OĂč tu voudras.
Viens, allons-nous en.
Passons par la.
Je veux aller au Melody.
Câest la folie, partons.
Elles y sont peut-ĂȘtre encore.
Elles doivent déjà tapiner dehors.
HĂ©, le Yankee!
Respire la douce odeur dela vieille Europe!
Bon Dieu, câest toi!
Tu mâasfait une peurdu diable.
Que faites-vous ici ?
Ils ont tout brûlé. les salauds.
Jâai vu ça.
OĂč est Karl ?
II se noie dans le bordel et il rate le meilleur
On peut rester?
Quelle question.
On les emmerde. on va faire du bordel aussi.
On restera ici pour toujours, quâen dis-tu ?
Pourqum pas?
Que veux-tu maintenant,
espĂšce de Vieux cochon ?
Jouir de la derniĂšre minute.
Sous-titrage : VECTRACOM
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