All language subtitles for 2017_Les_Ex_HD_VF.5.6

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Original subtitles

...

Musique entraînante

...

-Depuis que l'homme est homme et la femme, femme,

les ex existent.

Nous en avons tous eu.

Nos ex ont laissé des traces plus ou moins profondes.

Un souvenir...

Un enfant.

...

De bons moments.

...

-"Au commencement..." -Une autre vie.

-Ah d'accord. OK, alors...

Quelqu'un aurait un chargeur

pour la tablette ?

OK, tout le monde s'en fout.

-Des blessures...

-Je vous déclare donc officiellement...

ex-mari et ex-femme.

Vous pouvez vous embrasser.

-Aujourd'hui,

nous recevons Antoine, psychanalyste,

pour son livre, Heureux comme un ex.

-Bonjour. -Bonjour, Antoine.

Heureux comme un ex, un titre un peu provocateur, non ?

-Non, non, c'est pas provocateur.

Je le pense vraiment.

Évidemment, j'ai tiré un trait sur mes histoires anciennes,

mais je les oublie pas.

-C'est contradictoire.

-Non.

Pardon de répondre non à tout.

Je vois ce que vous voulez dire,

mais on a une fausse image des ex.

Une image négative.

C'est toujours synonyme d'échec.

Alors que si je suis heureux aujourd'hui,

si je suis ce que je suis, c'est grâce à mes ex.

-Bien. -Vous, par exemple,

êtes-vous une ex heureuse ?

-Écoutez, je ne suis pas le sujet,

mais je suis sûre que nos auditeurs seront heureux

de réfléchir à la question,

et tout le mois,

Antoine sera à mes côtés

pour répondre à leurs questions.

Je vous laisse entre de bonnes mains,

celles d'Alessandra Sublet.

Vous vous souvenez de tous vos ex ?

-Bonjour. Ah non, pas tous.

Mais je me souviens du premier.

Il avait 8 ans. Moi, 9.

Je lui ai demandé s'il était amoureux de moi,

il m'a dit : "Je préfère ta mère."

Ça marque.

-Ça vous a pas empêchée de trouver l'amour.

-Heureusement.

*Europe 1, il est 16 h. Soyez les bienvenus.

Klaxons

Cloches

-Là-bas, je pense.

Musique douce

...

-Bonjour, excusez-moi.

On cherche le père Laurent.

Vous sauriez où on peut le trouver ?

Il leur répond en espagnol.

-Il a dit quoi ?

-Je sais pas, j'ai rien compris.

-On a rendez-vous avec lui.

OK, cool.

Y aura l'échafaudage, pour le mariage ?

-Non, ne vous inquiétez pas.

-Laurent !

-Julie !

-Vous vous connaissez ?

-On était ensemble.

-Non. -Non.

On a parlé ensemble.

À l'instant. -On se connaît pas.

On s'est jamais connus, avant.

-C'est juste que vous l'avez appelée Julie.

-Non, jolie. Vous êtes très jolie.

Vous comptez vous marier ici ?

-C'est la paroisse de mon enfance.

Ma mère vit dans le coin.

-C'est une bonne idée.

-Oui.

Rires

...

Il parle en espagnol.

...

-J'ai pas compris.

Madame ?

-Je peux traduire.

-Oui, volontiers.

En espagnol

...

-Attendez, s'il vous plaît.

Hé !

S'il vous plaît !

Jacinthe,

tu parles espagnol ?

-Un peu d'allemand.

-Super.

...

-Oh, oh, oh !

On est dans un tribunal !

Gardez votre calme !

Quand on se sépare, on se doit le respect mutuel.

Voilà.

Grosse pute.

-Gros porc.

-Le jour où tu crèveras sera le plus beau jour de ma vie.

-Avec ce que tu manges et ce que tu bois,

tu vas crever avant moi.

Petit rire

-Je peux intervenir ? -Non.

-Comme y avait un silence... -Ben non.

-Parle pas comme ça à mon ami.

-Ton ami ou ton psy ?

-Les deux.

C'est aussi ton frère.

Je quitte cette baraque.

Je te conseille de choisir un bon avocat.

-Avec plaisir, mon chéri.

-Passez une bonne soirée. -Bonsoir.

-Salut.

-Salut.

Elle rit.

-Réfléchissez avant d'emménager ensemble.

-On n'est pas ensemble.

-Non, pas encore.

-Bien.

Il reste des paupiettes. Qui se dévoue ?

-Non, merci.

-Très bizarre,

comme soirée, quand même.

-Oui, un peu.

-T'as dit à ta sœur qu'on était ensemble ?

-Euh...

Non, non.

Elle a mal compris.

Non, j'ai dit que je venais avec une copine.

Non, je m'en souviendrais.

-Et là, on va où, alors ?

-Ben écoute, on va chez moi.

J'ai la meilleure tisane du monde.

Je suis un peu le roi de l'infusion.

J'ai la Deux Marmottes hibiscus gingembre.

-Ah ouais, c'est bien, ça.

Le chien pète. Il a pété, là.

-Jean-Claude, pas devant les clients.

Déjà que tu sers à rien, si en plus tu fous en l'air mon job !

Excusez-le.

-C'est petit, mais ça sent.

-C'est vous qui avez la commande pour ouvrir la fenêtre ?

-Le bouton est pété.

Je peux ouvrir un peu la mienne.

Je peux l'ouvrir comme ça. -Comment ?

-Un peu plus, c'est possible ?

-Je peux pas, parce qu'il a une otite.

Et avec l'air... Je suis désolé, je peux pas.

-Jean-Pierre ?

Il a une otite ? -Ouais. C'est Jean-Claude.

-Je suis désolé. -C'est pas grave.

Vraiment navré.

Je savais que c'était un prénom composé, mais...

-C'est Jean-Claude.

-1h du mat', c'est rien. Y a pas que Prisme qui joue.

-Je viens vous chercher à 1h, c'est tout.

C'est votre père qui aurait dû vous prendre.

Me faites pas attendre.

Vous voyez la Twingo, vous descendez.

-OK, on sera là.

Merci, maman.

-Une dernière chose, les filles !

Vous allez boire, fumer. Ne venez pas vous plaindre

si vous mourez d'un cancer,

d'une overdose ou d'un accident.

Je vous aime. Amusez-vous bien.

-À tout à l'heure !

Musique entraînante

-Tu vas au bar ?

-Hé ! Salut, les filles !

-Marina, qu'est-ce que tu fais là ?

-Quelle belle surprise !

-Salut !

Moi, c'est Serge.

-Gil et Norma, mes élèves en danse.

-Ah !

Oui !

Oui, frère ?

-On teste ça sur un vieux.

-Je reviens. Je vais m'enjeunir.

Wouhou !

-C'est quoi, ça ?

-Mon chum.

Quand tu le vois,

il a aucun intérêt,

mais il est tellement cute!

Comme un petit toutou. On dirait qu'il est faux.

J'en ai marre, des beaux.

-Ah ben là, t'es tranquille.

-Donc on peut dire que t'auras pas pissé de la journée.

Tu sais, Jean-Claude,

y a des gens très bien

qui abandonnent leur chien.

Bonsoir.

Vous voulez pas un chien, par hasard ?

-Non, merci. Ça va aller.

-C'est le chien de mon ex. Je le supporte plus.

-Moi, c'est mon ex que je supporte plus.

Musique entraînante

...

Cri de libération

Sonnerie de téléphone

...

-C'est quoi ?

-On a quelqu'un en commun. Marina.

-Vous êtes qui ?

-Son ex. -Son ex ?

-Son ex.

-Vous voulez dire qu'avant...

-Oui.

-Et vous aimez pas qu'on soit ensemble ?

-Ça m'énerve.

-Ah là là.

Attendez. J'ai une petite fille de onze ans.

Et comment dire...

je suis pas très courageux.

-Écoutez, j'ai tout ce qui me faut.

On vous convoquera au commissariat.

-Excusez-moi.

Vous êtes de la police ? -Affirmatif.

-J'ai été victime d'une agression.

Pas moi, mais la vitre de ma voiture.

Je voudrais porter plainte.

-Vous avez vu l'agresseur ?

-Oh oui ! C'était une...

En fait, je vais vous dire, je sors d'une soirée

et j'ai fumé de la drogue dans un shilom.

Et je vais vous laisser.

-Vous n'allez pas reprendre

votre véhicule ? -Non, ce serait dommage.

Parce que je suis fait, hein.

-Bon, rentrez chez vous.

-Si Marina apprend que je la suis et qu'on s'est vus,

je te défonce.

Bonne soirée. -Bonsoir.

Merci encore.

C'est super ce que vous faites. Vive la police !

Bip

-Ça, c'est pour nous. Allez, on y va.

*-Accident place de Breteuil, Paris VIIe.

Sirènes

...

-T'as des enfants ?

-Oui, deux filles de seize ans. Des jumelles.

Elles vivent chez leur mère. Je les vois quand elles veulent.

Alors, Audrey...

je te propose des tisanes des Deux Marmottes.

La première, c'est...

"Boost et Moi". Waouh.

"Un trio de plantes pleines de vitalité :

"guarana..." Personne sait ce que c'est.

"Ginseng et gingembre".

Et sinon, tu as Frissons d'Hiver.

"Cannelle, thym, citron, eucalyptus, clou de girofle".

-Frissons d'Hiver, Boost et Moi.

Quelle soirée merveilleuse !

Eh ben... Boost et Moi.

Et parfois, tu fais des mélanges ?

-Surtout pas. C'est de la tisane,

ça peut être dangereux. Mais j'ai déjà essayé.

-T'es un aventurier.

-C'est pourquoi j'ai choisi le célibat.

Une vie trop trépidante. -Merci.

Tu fais quoi ?

-Rien.

-Je croyais que tu préférais être célibataire.

-Hein ?

-Je croyais que tu préférais rester célibataire.

-Ah, oui !

Jusqu'à ce soir, oui.

Sonnerie Excuse-moi.

Ça doit être les Services secrets. Faut que je réponde.

Ah non, c'est mon ex. C'est pire.

Je peux pas m'occuper des filles ce week-end.

Oui, c'est moi.

C'est arrivé quand ?

Oui, j'arrive.

...

Je te commande un taxi.

...

-Bonsoir. -Bonsoir.

-La Twingo a brûlé un feu et a été percutée.

Elle a fait des tonneaux et la conductrice était en arrêt.

On a pas réussi à la réanimer.

...

-Non ! Le curé, c'est ton ex ?

-Je te jure.

-Oh my God! J'en reviens pas !

Comment c'est possible ?

-Franchement, je sais pas.

Il en parlait souvent, à l'époque. C'est un truc qui l'attirait.

Faut croire qu'il a franchi le pas.

-Non mais ça me dépasse.

-Tu vois pourquoi j'arrive pas à dire à Hector

que le curé est mon ex.

-Ah mais non, lui dis pas ça !

Dis que tu veux pas te marier dans cette église-là,

que t'aimes pas le quartier. T'inventes.

-Ouais.

Le problème, c'est que...

ça me déplaît pas, de le revoir.

-Eh ben Julie !

-C'est la merde.

Tu fais quoi ? -Faut que je fasse pipi.

-Cool.

Elle rit.

-Putain !

J'en reviens pas, de ton histoire de curé !

Il fait sa prière après t'avoir mangé le minou ?

-T'es con !

Elle est con, celle-là.

-T'es pas trop vieille pour lui ?

-Oh, le carnage.

Non mais Alberto, tu te rends pas compte.

C'est pas de la restauration !

Il ressemble à rien, ton Christ.

Même avec une main dans le plâtre, je ferais mieux !

C'est pas du boulot, ça !

Il répond en espagnol.

-La même peinture ?

Tu te fous de ma gueule ?

Là, l'original. Là, ce que t'as fait.

On dirait un dessin d'enfant.

Il louche ! T'as déjà vu un Christ qui louche ?

...

-Écoute, excuse-moi. Je suis désolé, mais franchement...

Tu divorces quand ?

-Yeudi.

-Yeudi matin ou yeudi après-midi ?

Musique douce

...

Yes !

Ça fait du bien, un peu de sport.

Ça déstresse.

Il tousse.

Ça pue, ton truc.

Ça arrache la gueule ! C'est quoi ?

-Alain Delon. Des cigarettes du Cambodge.

-Des Alain Delon ?

Pourquoi des cigarettes du Cambodge ?

-Por qué no?

-Tu veux pas apprendre le français ?

-Je parle bien français. Por qué?

-Porque rien.

Je suis stressé, en ce moment.

-C'est la mujer qui va se marier.

-Julie ? Je vois pas pourquoi je serais stressé.

C'est juste un mariage.

-Un mariage de ton ex.

-Ouais, de mon ex. Comment tu sais ça, toi ?

-Je parle mal français,

mais je suis pas con.

-Ouais, c'est vrai.

Toi aussi, André, tu savais ?

-Ben oui.

-Tout le monde le sait, en fait.

-Je comprends pas. C'est pas important, le quartier.

C'est la cérémonie qui compte.

Et le curé a l'air super, non ?

-Je sais pas, je le sens pas.

Il a un côté "pas curé"

que je sens pas, tu vois.

-C'est ça qui est bien, un curé pas curé.

-Je suis pas sûre.

Moi, je pense que...

Elle le sent pas.

C'est important de sentir son curé.

Elle éclate de rire.

...

-C'est quoi, cette expression, "sentir son curé" ?

-Non mais là...

-Ben oui.

-Si ça se trouve, c'est son ex.

...

Ben quoi ?

-Ben rien.

-Mais si, c'était drôle.

-Si on sortait ce soir ? On pourrait aller au Petit Bal !

-Carrément !

Pas mal, le Petit Bal !

-J'ai pas trop envie de sortir.

Demain, je récupère ma fille.

Et ma voiture est au garage depuis qu'on m'a pété la vitre.

-Je comprends pas.

T'as dit que t'avais eu de la misère à te stationner.

-J'ai dit ça ? -Oui.

-C'est marrant.

-T'as ton char

ou pas ?

Musique intrigante

-Allez, Jean-Claude.

Bon app.

Le chien vomit.

Toi, Jean-Claude, t'es pour ou contre l'euthanasie ?

Pour les chiens, je parle.

Je me tâte.

...

Il aboie.

Putain !

Je pensais pas que tu me servirais.

-Bonjour, Ali. -M. Atlan.

-Ça va ? -Très bien, et vous ?

-Ouais, très bien.

-Room service.

C'est la chambre 607. Je voudrais commander toute la carte.

Non, la carte, je l'ai. Toute la carte.

Voilà.

Oui, toute.

Oui, merci.

-Alors comme ça, tu serais doué d'intelligence ?

C'est ce qu'on va voir.

Va chercher !

C'est pas gagné.

La balle rebondit.

Ah, d'accord.

Intelligent, mais faignasse.

Je note.

...

-Je suis un homme courageux. Je n'ai peur de rien.

Cette fille ne me fait pas peur.

C'est une terroriste. Je n'ai pas peur des terroristes.

...

Musique triste (La Prière)

...

-"Cantique des cantiques de Salomon.

"Qu'il me baise !

"Des baisers de sa bouche."

-T'as entendu comme moi ?

-"Car ton amour est meilleur que le vin.

"Tes parfums

"ont une odeur suave.

"Ton nom est une huile épandue."

Rires

"C'est pourquoi les filles t'aiment.

"Entraîne-moi après toi. Courons.

"Le roi m'a fait

"entrer chez lui.

"Nous tressaillirons, nous nous réjouirons

"en toi.

"Nous célébrerons ton amour."

-Arrête, Antoine. -C'est ton mari...

-Mon ex-mari.

Tu vas t'en sortir, avec les filles ?

-Oui, ça va aller. -Tu peux compter sur moi.

Vraiment, d'accord ? J'ai du temps, maintenant.

Je suis assez libre.

Libérée.

Tu passes toujours mardi pour tes affaires ?

-Oui. -Très bien.

-Ça a l'air de bien se passer,

avec ma frangine.

-Ouais.

Ceci dit, elle a pas complètement tort.

C'est fou comme on en a rien à foutre quand on est séparé.

Ça, c'est vrai.

Sonnerie

*-Antoine, c'est encore moi.

Désolée, je suis pas venue à l'enterrement.

En même temps, ça aurait été bizarre.

Mais bon...

Je sais pas trop ce que t'attends de moi, en fait,

mais rappelle-moi, si ça te dit.

Je t'embrasse.

Ciao !

-Toutes ces années,

j'ai passé mon temps à chercher le compromis.

Toute ma vie, j'ai fait ça.

Avec ma femme, mon job, ma fille, tout le monde.

Ça m'a perdu, complètement. -C'est sûr.

-Aujourd'hui, j'ai envie d'être droit.

Moi-même.

-T'as raison.

-Droit au but. Dire ce que je pense.

Paf.

-Genre ?

-Genre t'es mon meilleur ami,

mais t'es un mauvais psy.

-C'est bien, c'est un bon début.

-Par exemple.

-Oh là là, regarde.

Yves le relou. -Le mari de ton ex,

c'est bien ça ?

Ouais, d'accord.

-Antoine. -Yves.

-Elle va nous manquer, bordel.

Je l'aimais tellement, ta femme.

-Ta femme, Yves. Mon ex-femme, c'est ta femme.

-Ah oui.

Pardon, je suis désolé.

-C'est pas grave. Comment tu te sens ?

-Mal.

Tellement mal.

Elle me manque, ta femme.

-Ta femme. Il explose de rire.

-Pardon.

Je suis désolé.

-Allez. N'hésite pas,

tu appelles quand tu veux.

-Ouais.

Au revoir.

-Au revoir, monsieur.

-Mes condoléances. -Merci.

-C'est bizarre. On vient te voir,

comme si c'était toi le mari, et lui tout le monde s'en fout.

-Il a fait un an et moi, quinze. C'est la prime à l'ancienneté.

-Ah voilà.

...

-Ça va aller, les filles ?

...

C'est tout ?

-Ben quoi ?

-J'habite un 60 m2.

-Et alors ? -Rien.

Vous partagez votre chambre,

comme d'hab.

-Tu veux dire "nos chambres". -Y a que deux chambres, ici.

Je vois pas comment on va...

À moins que je prenne le canapé.

Provisoirement.

-On est tes filles provisoirement ?

Je prends celle du haut et toi, la sienne.

-Elle est en forme.

-Surtout quand elle vient de perdre sa mère !

-Ça va bien se passer.

Claquement de porte Ça va bien se passer.

-C'est un grand jour.

En tout cas, félicitations.

Pour moi, le divorce, c'est ce qu'il y a de mieux.

Signez là et là.

Sinon...

Maintenant que vous êtes libre...

Vous faites quoi, ce soir ?

...

-C'est très courageux, de vouloir se marier.

-Ah ouais ?

Comment ça ?

-À une époque où personne ne s'engage sur rien,

c'est une belle chose.

Avant, pour résilier un abonnement,

c'était un cauchemar.

Maintenant, un coup de fil et c'est réglé.

Tout est résiliable. Mais pas le mariage.

Non.

Non, le mariage,

c'est du solide.

Inaltérable, définitif.

Et c'est en ça que c'est courageux.

-Ouais.

Y a quand même le divorce.

-Forcément.

Il rit.

Le divorce.

La facilité.

Mais ça restera un échec.

À vie.

Faut bien réfléchir.

Beaucoup de couples se marient pour de mauvaises raisons.

-Comme quoi, par exemple ?

-Oublier d'anciennes histoires.

-Ah oui.

-Bien. -Sauf que moi,

mon ex n'a pas compté. C'était un sans-couilles.

Un mec, quoi.

-Évitons les généralités sur les mecs.

-Voilà.

-Toi, mon amour, t'es l'exception. -Enfin bon !

-Bref, quoi qu'il en soit,

je répète que votre choix est une belle preuve de courage.

Parce que...

Vous voulez des enfants ?

-Bien sûr.

-C'est très courageux aussi.

Musique douce

...

-Jean-Claude.

On fixe pas les clientes.

...

Ça le fait aboyer, le cafard des autres.

Il vomit.

-Et quand il vomit, c'est qu'il est content ?

-Je suis désolé.

-Pourquoi vous l'avez appelé Jean-Claude ?

-En fait, c'est le chien de mon ex.

Et Jean-Claude, c'était le prénom de sa mère.

Euh, de son père.

Son père.

...

*-Oui, c'est qui ?

-Ta fille.

*-Ah, pardon, chérie. Je t'ouvre.

Ta mère et moi, on était en train de discuter.

Fracas

-Je vois ça.

-Ton père et moi, on a décidé de se séparer.

-Il était temps.

-Ma chérie.

-Mon petit papa.

-Tu voulais nous dire quelque chose ?

-Non, non, rien.

-T'es toute pâle. Ça va ?

-Non, ça va.

-Bon.

Sonnette en continu

...

-Qu'est-ce que...

Ah, Yves.

-J'y arrive pas. -Mais si.

-J'y arrive pas. -Mais si.

-J'y arrive pas. -Mais si.

-J'y arrive pas !

-T'as qu'à entrer.

Ça va mieux ?

-Elle est bonne, cette tisane.

Une Deux Marmottes.

-C'est ça, exact.

-Frissons d'Hiver. -Exact !

-Et j'adore.

...

Ça va mieux. Un petit peu mal au dos.

Une femme comme ça, ça s'oublie pas.

J'ai jamais vu des seins pareils.

-Oui, c'est vrai qu'elle avait...

-Et ce qu'elle était capable de faire !

Personne faisait des fellations comme elle.

-Yves...

-C'était incroyable.

Quand elle m'avait dans la bouche,

elle pouvait me caresser les boules et me mettre un doigt...

-Yves, je suis pressé. J'ai un rendez-vous.

-Oui, mais j'ai pas fini. -Faut que je parte.

Je suis désolé.

Musique langoureuse

...

*-Gauche, droite...

En bas, en haut,

et passe, et marche et marche et passe.

Là, c'est parfait. Pourquoi je vois pas ça à chaque fois ?

Il faut absolument que tu me donnes cette émotion à chaque fois.

-Tu te fous de ma gueule, Serge ?

Tu veux qu'on se voie ni chez toi, ni chez moi, ni à l'hôtel,

ni au ciné, ni au resto, ni dans un café,

ni au musée, ni au zoo !

*Alors on se retrouve où ?

-Et si on faisait un Skype ? *-Ferme ta gueule.

-Allô ?

Marina ?

-La 8. -Ouais, merci.

Alors...

j'ai deux plats du jour. Bonne dégustation.

Ça va, les gars ? -Oui.

Portable

-Oh non, c'est Audrey. Je sais pas quoi lui dire.

-Ben, largue-la.

-C'est classe, ça.

Je suis pas encore avec elle,

mais elle me plaît, tu comprends ?

-Non.

-Vous avez couché ensemble.

-Non, elle me plaît, mais depuis l'accident,

j'ai pas la tête à ça.

-Tiens, Pablo. Merci.

-Merci.

-Il est nouveau ? -Ouais.

Des cafés ? -Non, merci.

-Ça vous a plu ?

-Oui. À part le steak qui avait un petit goût de chien.

C'est bien.

-Je t'explique. Il est dans sa période "sans filtre".

-Ah.

-Et sinon, ce mariage ? -Tu te maries ?

Avec ta copine ? La conne, là ?

-Voilà.

C'est toujours pareil.

On va prendre deux cafés. -C'est ça.

-Quoi ? -Rien.

-Y a quoi ?

-Je me permettrais pas de dire quelque chose.

Sonnerie de portable

...

-Non, oh là là.

Ça va, louloute ?

Tu bois quoi, comme tisane ?

Tu l'as trouvée où, cette boîte ?

Mais c'est mon herbe, ça !

Ça se boit pas comme du tilleul !

Ça se fume, de l'herbe !

Vous avez aucun respect, les jeunes.

Ça vaut de l'argent.

C'est dingue, ça !

Où est ta sœur ?

Les ados, j'adore votre côté bavard.

Elle fait quoi ?

Non mais sans rire ?

Non !

Elle est en deuil, enfin !

On baise pas, quand on est en deuil.

Il soupire.

Musique venant de la chambre

...

Non, non...

...

-Tu fais quoi, là ?

-Rien.

-T'écoutes aux portes ? -Non.

-T'es un gros pervers. -Non, Gil, sur un autre ton.

-Moi, c'est Norma. Gil, c'est le moine tibétain.

-Oui, ça va.

-Bon, c'est quoi, le principe ?

-Nous allons manger.

-D'accord. J'arrive.

-Ah, enfin.

-Et prévois une autre assiette.

Dimitri mange avec nous.

-Dimitri ?

Je ne sais pas qui c'est.

Je sais pas qui est Dimitri.

Tu le connais, toi, ce Dimitri ?

Non. Personne le connaît, ce Dimitri.

C'est fou, ça, quand même.

Chanson douce

-Ah, un petit cocktail.

Merci.

-Merci.

Qu'est-ce qu'on fout là ?

-Je suis fan de la culture chinoise, des chants traditionnels,

du karaoké.

-Le karaoké, c'est japonais.

-Ah.

-C'est quoi, ton problème ?

-J'ai pas de problème.

Musique inquiétante

-Tu fais quoi ?

-J'ai perdu mes baguettes.

-Lise ? Qu'est-ce que tu fais là, beauté ?

-Et toi ?

-Je m'attendais pas à te voir,

tu m'as donné chaud.

Tu connais Serge ? -Non.

-Enchanté.

-Serge, mon chum. Lise, mon ex.

-Vous passez une bonne soirée ?

-Ah oui !

Je suis fan de chansons chinoises. C'est mon truc.

J'en chante régulièrement.

-Je serais très curieuse de vous entendre.

-De m'entendre ? -Chanter.

-Chanter. Évidemment. Mais là, c'est pas possible.

-Pourquoi ?

-Parce que.

-Permettez que j'insiste.

J'adorerais ça. -Non.

-On a un candidat, ici. Allez, Sergio !

-SERGIO, SERGIO, SERGIO !

SERGIO, SERGIO !

-Allez, va chanter.

Acclamations

...

-Bonsoir.

Bon ben... excusez mon accent.

Euh...

Vous ne l'auriez pas en français, plutôt qu'en...

hiéroglyphes chinois ?

C'est pas grave.

Il baragouine d'une voix aigüe.

Ça part, le nuoc-mâm ?

Musique intrigante

-Un cancer de l'œsophage ?

-J'en ai bien peur.

-Merde.

Jean-Claude, ça va aller.

Mais...

concrètement, je dois faire quoi ?

-Ben...

soit vous le piquez, vous le piquez...

Il aboie. Hé... Pas devant lui.

Soit vous le mettez sous chimio, sous chimio.

Fou rire contenu

-Pardon.

Excusez-moi. Je rigole, parce que vous répétez tout deux fois.

Il aboie deux fois.

Un petit tic de...

OK.

Et la chimio, ça va me coûter combien ?

Il hurle.

4 500 euros, Jean-Claude ! T'es sérieux, là ?

Sans déconner, je fais comment ?

Il grogne.

Tu peux me le dire ? Vas-y.

Je te fais compter la course, là. Je suis obligé.

4 500 euros, putain. C'est pas possible.

-Là, je fais votre père.

On avance lentement. Savourez ce moment important.

Là, ce sont vos derniers pas de...

de célibataire.

Vos mains sont moites, votre cœur bat.

C'est intense.

-Ça va, mon père ?

-C'est intense.

-Mon père ? -Oui.

-Ça va ? -Oui.

-J'ai un coup de fil à passer. Vous savez où ça capte ?

-En fait, j'ai installé des brouilleurs.

Sinon, les fidèles sont sur Facebook.

-Je te laisse.

-Comment tu le trouves ?

-Oh my God, tellement sexy !

Si t'en veux pas, je te le baptise, ton curé !

Tu me raconteras. -Bisous, mon chou.

-Vous partez déjà ?

-Pardon, mon père... -Pas "mon père" entre nous.

-OK.

High five?

-High five.

Musique intrigante

-Adorable, cette Marina.

Julie ? -Oui.

-T'es là ? -Ouais.

-Ça va ? -Ça va.

-On peut reprendre ? -Oui.

On en était où ? -Euh...

Au baiser des mariés, non ?

Je plaisante. -Oui.

-Allez.

...

Il aboie.

-Petit coup de blues ?

-Je suis un peu perdue.

Vous avez déjà eu des regrets sur une ex ?

-Plutôt, oui.

Je connais pas un seul mec qui a jamais regretté.

...

-Ça va pas fort, votre chien. -Il est sous chimio.

Il déprime et je sais pas comment lui remonter le moral.

-Mettez-vous à sa place.

-J'ai envoyé plein de SMS à Audrey. Elle répond plus.

-Elle en a peut-être marre d'être prise pour une conne.

-Ah oui, toujours ce tact légendaire.

-Comment vont les Japonaises ?

-Y en a une qui me parle pas

et l'autre qui me parle mal.

-C'est des ados, quoi.

-J'ai pas signé pour ça, moi.

Leur look de psychopathes,

ça prend des douches tout le temps, ça mange très bizarrement.

-Du style ? -Alors...

du style un mélange de bio et de KFC.

-Fous-les à la porte.

-Je suis pas sûr que t'aurais fait un bon psy.

-Et hop !

Vibreur

-Ah, quand on parle du loup.

Oui, Norma ?

*-Papa, ils sont où, les préservatifs ?

-Dans le tiroir de la table de nuit.

Je t'embrasse. *-Bisous.

-Elle voulait quoi ?

-Des préservatifs.

J'ai fait un cauchemar, cette nuit.

-Ah bon ? C'était quoi ?

-C'était toi.

-Pour moi, c'est une maladie comme une autre.

Ça me rend dingue d'entendre dans les médias

qu'untel est mort des suites d'une longue maladie.

Quand quelqu'un se tue en voiture, on dit pas :

"Il est mort des suites de circonstances malheureuses."

J'ai un cancer du poumon.

J'assume.

Moins on mettra de tabous sur cette maladie,

mieux on la combattra.

-Merci.

On a une visite, ce soir.

-Euh... oui.

Bonsoir. Moi, c'est Greg.

-Bonsoir, Greg.

-Je suis chauffeur VTC

chez FreeCab,

et si je suis là ce soir, c'est pas pour moi,

c'est pour mon chien.

Jean-Claude.

Il s'appelle Jean-Claude.

Voilà, il a un cancer de l'œsophage,

il est sous chimio,

et depuis qu'il a démarré le traitement,

je le sens un peu déprimé.

Et je me suis dit que le meilleur moyen de l'aider,

c'était de comprendre ce qu'il ressentait.

C'est pourquoi je suis là ce soir.

C'est pour vous écouter et essayer de me mettre...

à sa place.

Rires

-Original.

-Plutôt inhabituel, comme démarche.

-Je sais.

-Je la trouve bonne.

Non ? Vous en pensez quoi ?

-C'est inattendu.

-Oui, mais c'est humain.

Il vomit.

-Je suis désolé.

-Il va mieux ?

-Euh...

Oui, je crois.

-Il a l'air.

En tout cas, je voulais vous remercier.

-De quoi ?

-Dans ces réunions, on rit pas souvent

et ça nous a fait du bien à tous, je crois.

-OK.

-Enfin, c'est pas lui qui nous a fait rire.

C'est l'histoire, enfin tout ça. -Oui, d'accord.

-Ah !

-OUI.

On s'est rencontrés dans votre taxi.

-Oui. Je me souviens, maintenant.

Ben... pardon... désolé.

Enchanté.

-Solène. Cancer du sein.

-Greg... Gémeaux.

Gémeaux.

Elle rit.

-Essayez d'être plus clair, Olivier.

Parlez-lui comme vous venez de le faire, tout simplement.

-Bon courage, Olivier. *-Merci, au revoir.

-Au revoir.

-On se retrouve avec Antoine, psychanalyste, après la pause.

-Quoi ?

-Rien.

Tu lui conseilles d'être clair et t'es le mec le moins clair du monde.

Mais c'est drôle.

-Je vois pas.

Je suis pas clair ? -Tu vois pas ?

-Non. -Non ?

Je vois pas ce que j'attendais de l'auteur d'Heureux comme un ex.

On se retrouve avec Antoine.

-Dis-moi, je peux parler.

-Antoine,

qui est au téléphone

et qui est à nous dans un instant.

On est à l'antenne !

-Je veux parler et tu me mets à l'antenne.

-Je t'ai appelé combien de fois ? T'as jamais répondu.

Après, il y a eu l'accident, j'ai laissé passer du temps.

Puis j'ai rappelé, t'as jamais répondu.

Je sais pas, j'ai cru que...

Non, mais j'ai dû me faire un film

et là, je me sens un peu conne.

-Jeudi midi, je viens te chercher

à la sortie de la radio. Jeudi ?

-Jeudi, je serai là.

-Jeudi midi. -Je viens te chercher à la radio.

-C'est ta dernière chance.

*-On y va.

-De retour avec vous, on retrouve Yves, de Paris.

*-Bonjour. -Bonjour, Yves.

*-J'ai perdu ma femme récemment dans un accident de voiture,

et j'arrive pas à m'en remettre.

*-Yves, arrête avec ça ! Tu fais chier tout le monde.

Tu peux pas un peu sortir de tout ça...

*-Yves, on va marquer une pause, on vous retrouve juste après.

Jingle d'Europe 1

Musique douce

...

-Tu pars bosser ?

-Non.

Faut que j'aille donner à manger à mon chien.

-On se revoit quand ?

-Ben... ce soir ?

Je termine vers 20h. Je t'envoie un message ?

-OK.

...

-Solène.

-Mmm ?

-Tes parents te soutiennent ?

-Je leur ai pas dit.

...

-Jean-Claude !

Jean-Claude ?

Viens, le chien !

Jean-Claude ?

Jean-Claude !

Jean-Claude ! Viens, le chien.

Grognements

Ça va aller, le chien.

...

Ça va, Ali ? -Très bien, et vous ?

-Merci.

Je commence un peu à me faire chier, en fait.

En ce moment.

Un petit peu.

*-Greg, c'est Solène.

Ben écoute,

on devait se voir ce soir.

J'ai pas de nouvelles, donc...

Ben rappelle-moi.

...

-Je peux te parler ?

-Tu sens l'alcool.

-Je sais que tu me pardonneras jamais.

-C'est du passé, Didier. Vraiment, ça me regarde pas.

-On a commis une erreur, toi et moi.

De vivre dans la compromission

et de garder pour soi des choses qu'on aurait dû exprimer.

Par exemple,

je pense sincèrement

qu'au fur et à mesure de toutes ces années...

tu t'es laissée un peu aller.

Tu devrais faire un effort

pour maigrir, par exemple,

voire envisager une petite liposuccion au niveau du cul.

-Voilà. Il s'agit là, Mme le juge,

d'un accord à l'amiable ne devant pas poser de problème.

-Merci, maître. Bien.

Entendons la partie adverse.

-Stéphanie,

on peut accélérer un peu ? On est d'accord sur le fond.

Ce sera mieux pour tout le monde,

j'ai l'impression.

-Monsieur, je suis la procédure.

-Arrête de m'appeler "monsieur".

Et arrête de me vouvoyer.

Et arrête ce ton à la con.

Note pas ça, Jacinthe.

-Tu dis que tout le monde est d'accord.

Et la demande d'expertise psychologique ?

-À l'encontre de qui ?

-De vous. Enfin, de toi.

-Moi ?

Pour quelle raison ? -Je vais te le dire.

"Manquement aux devoirs conjugaux".

-Moi ?

Moi ?

Mais tu délires complètement, Caro !

Qu'est-ce qu'il y a ?

Tu me reproches de plus bander, c'est ça ?

-Non. De ne plus me sauter,

nuance.

-Je note pas non plus ?

-Non, ça ira, Jacinthe.

Attends...

Moi ? Mais...

Mais je suis le mec

le plus...

le plus chaud de la Terre !

-Ah, ça !

Quoi ?

-Bon.

Il faut qu'on se parle.

-Je t'écoute, mon enfant.

-Tu parles de mieux en mieux français.

Allez, pousse-toi.

D'ici 65 ans, tu seras parfaitement bilingue.

-Même avant ! Il est malade, lui.

-Quoi ?

-Même avant 65 ans, je serai parfaitement bilingue.

-Le bâtard !

-Oh, mon père, dis donc !

-Depuis le début, tu parles français. Tu te fous de ma gueule.

-C'est pas contre vous.

Je m'amuse à ça depuis que je suis gamin.

À la base, je suis né à Villeparisis.

-En Seine-et-Marne. -Tu connais ?

-Non. Et pourquoi cet accent ?

-C'est juste que j'ai remarqué que l'accent,

chez les gens, les individus,

ça provoque une forme d'empathie

ou de tolérance exacerbée, si tu veux.

Alors du coup, je me suis dit : "Je le garde."

-T'es un génie, toi.

-Vous lui vouliez quoi, à Dieu ?

-C'est juste que...

Le mariage avec Hector et Julie, là...

Je sais pas.

Hector, c'est pas un mec pour elle.

-Ça, c'est sûr, non ?

-De quoi ?

-J'ai dit : "Ça, c'est sûr." -Pourquoi ?

Qu'est-ce que... -C'est de l'autre côté.

-Non !

Ça sort d'où, ça ?

C'est Hector, là ? -Oui.

C'était pendant les répètes du mariage.

Il a dit : "Ça capte mal, je vais trouver un petit endroit."

En fait, le petit endroit, c'était un rencard.

-Mais pourquoi il embrasse un mec ?

-Ben parce qu'il kiffe.

Elle s'énerve en québécois. -Cherche pas.

Je te quitte !

-Quoi ? Mais pourquoi ?

-Parce que t'es un malade. Un grand malade.

Un gigantesque paranoïaque !

T'as vu où on est ? -Ben quoi ?

-Non mais t'as vu où on est ?

Une cabane à moineaux dans un arbre.

Regarde ce que je vais faire avec tes affaires, moi.

Tiens, tes affaires !

-Mais Marina !

-"On va dans des beaux endroits, Marina, parce que tu le mérites."

-Marina !

C'est pas cool, Marina !

-"Je t'emmène dans un bel endroit, Marina.

"Un cinq-étoiles." -C'est pas sympa, ça.

Marina !

-Ça fait une heure que je la branle, ta nouille !

Musique entraînante

...

Sonnette

...

-On est jeudi midi ?

-On est jeudi midi.

-Et je suis pas passé te prendre.

-C'est ça.

Je vais te dire un truc.

Qu'on donne pas de nouvelles après avoir couché, c'est courant.

Qu'on devienne collant après avoir couché, encore plus.

Non ? -Oui.

Mais des mecs qui fuient avant de coucher avec une fille...

Alors là, c'est rare.

Oui. -Non ?

Je vais faire un truc encore plus rare.

Je vais te plaquer avant même qu'on soit ensemble.

Comme ça, on sera à égalité dans l'inédit.

Salut, Antoine.

-Putain.

Je veux aucun commentaire, les filles.

Si j'en suis là,

c'est en partie à cause de vous.

-On t'a rien demandé.

Tu te mets la pression tout seul.

-Comment je peux rencontrer quelqu'un ?

Avec toi qui fais des trucs là-haut avec...

Dimitri, que personne connaît, même pas ta sœur,

et Bernardo, c'est dans Zorro,

qui décroche pas un mot et qui boit mon herbe,

je fais quoi ?

-Le problème, c'est pas nous, c'est toi.

T'es peut-être pas amoureux d'elle.

-Mais de maman.

Il répond quoi, Zorro ?

-Vous voulez des tomates ?

Tomates.

Ça va te paraître con

de ma part,

mais comment Laurence te parlait de moi ?

-Après votre séparation ?

-Plutôt ces derniers temps.

-J'ai pas de souvenir récent de conversation te concernant,

mais elle parlait de toi avec tendresse.

C'est vrai que t'es touchant.

À côté de la plaque, mais touchant.

Cri de douleur

Attention, Pauline.

-C'est le métier qui rentre.

-Même quand elle t'en voulait, c'était plus fort qu'elle.

T'étais le mec avec qui elle avait fait sa vie.

-Et des enfants.

-Et des enfants !

-Pardon.

-Oui.

-Oh non. Je vais t'attendre dehors.

-Reste ici.

-Bien. Elle m'en voulait d'être parti ?

-Non.

Peut-être un peu au début,

puis y a eu Yves.

-Yves le relou. -Écoute.

Il l'aimait et ça lui faisait du bien.

Comment va Didier ?

Il a quelqu'un ?

Donne-moi ta main, parce que je sens que...

Cri étouffé

-Didier, c'est un concept.

-Ça veut dire quoi ?

-Il essaie de se persuader

que sa vie est géniale, mais sa vie est avec toi.

-Ouais, je sais pas.

Je crois pas, non.

Et il s'est tapé Jacinthe.

-Oui, bon, c'est pas grave. Ça se pardonne.

-Non.

-Surtout quand on s'appelle Jacinthe.

-Ça va, Pauline, on vous a pas demandé de...

Soupir de douleur

...

-Tes parents, là. C'est logique.

Tu vois, à la table des vieux.

-Ouais.

Et Thierry et Sophie, là. Tout simplement.

On se prenait la tête, mais ici,

c'est le mieux. Hein ?

-Oui.

-Tu écoutes ou pas ? -Oui.

Oui, pardon, on y va.

-Je viens de dire quoi ? Là, c'est qui ?

T'es chiante. Thierry et Sophie.

-Oui, Thierry et Sophie. Pardon, je suis fatiguée.

Attends, je bois un coup.

-Tu veux le faire plus tard ? Faut pas que ce soit une corvée.

C'est un moment cool ensemble. -Je sais.

Tout va bien. Allez.

...

-Norma, tu peux me passer le...

-Le pain ? -Oui.

Et la...

-La cafetière ? -Non, à côté.

-Pour le langage des signes, vois avec Gil.

-La tasse.

Merci.

-Qu'est-ce qu'il y a ?

-Je m'excuse.

-De ?

-Déjà, de la séparation avec votre mère,

et de mon manque de dispo depuis sa mort.

Je vais lever le pied sur le boulot.

Je vais essayer d'être plus présent pour vous deux.

-ET MERDE.

-Ouais.

Ouais, je sais.

-"Il y eut un homme envoyé de Dieu.

"Son nom était Jean.

"Celui-ci vint en témoignage pour rendre témoignage à la lumière."

Grincement de porte

"Pour rendre témoignage à la lumière afin que tous crûssent par lui."

Si l'on s'en réfère à l'Évangile selon saint Jean,

"au commencement était le Verbe".

-Psst !

-"Le Verbe".

-Je dois te parler.

-"Le Verbe

"était en Dieu." -Laurent !

-"Et le Verbe était en Dieu

"et le Verbe était Dieu."

Ça veut dire quoi ?

Elle siffle. Hé !

On est pas au match, là.

-Je vous attends.

-Oui, au confessionnal.

-Priez, tout va bien.

-C'est par là que ça se passe. Allez.

Voilà, merci. S'il vous plaît.

Musique intrigante

...

Rosalie,

c'est non-fumeur, ici.

C'est du grand n'importe quoi.

-Désolée, c'est urgent.

-Je vois ça. C'est quoi, le problème ?

-Je veux plus me marier.

-C'est-à-dire ?

-C'est assez clair.

-Oui, mais pourquoi tu veux plus te marier ?

-Sois franc avec moi.

Ça t'a fait quoi,

quand on s'est revus ?

-J'ai été surpris, forcément, mais...

Mais ça me fait plaisir d'unir...

-Arrête tes conneries, Laurent.

Je parle à l'homme, pas au curé.

-Ça m'a fait plaisir.

-De ?

-De te revoir.

-Je suis toujours amoureuse de toi.

-Julie, je dois te laisser.

-C'est une évidence, Laurent ! Tu le sais parfaitement.

Tu ressens quoi pour moi, toi ?

-Je...

Je suis curé.

Tu comprends, Julie ? J'ai prononcé mes vœux.

Je peux pas.

Forcément, t'es belle, avec tous tes...

Tes petits seins, là.

Mais je peux pas être ton homme.

C'est impossible, tu comprends ?

-Ben oui, je comprends.

OK.

C'est bon.

-OK. -Ouais.

-Mon père, faut que je me confesse.

-Qu'est-ce que vous avez tous ?

Quel est le problème ?

-On peut aller dans... -Non, c'est bien, là.

-C'est délicat.

-Oui ?

Allez-y. -Merci, mon père.

-Mais... -Chut.

-Désolé.

Hector, je suis désolé,

mais je suis serré, niveau planning.

Prenons rendez-vous.

Hé !

-Ça va ? -Oui.

Y a des blattes. C'est un vieux bâtiment.

-Je veux plus me marier.

-Quoi ? -C'est-à-dire ?

-Je veux plus me marier. -C'est clair,

mais c'est-à-dire ?

-Ben j'ai un copain.

-Un copain ? Mais c'est super, les copains.

-Un copain avec qui...

-Pas de détails.

-Si !

-Le timing...

Je suis chargé.

-Je me confesse.

-De nos jours, on abrège.

-Il s'appelle Pablo.

-Formidable !

-Pablo ? -Quel joli prénom.

On va s'arrêter là.

Il crie.

Vous l'aimez ? -Qui ?

-Qui ? Julie !

-Oui.

-Voilà.

C'est formidable. Mariez-vous.

Allez dans la paix du Christ.

...

Chut.

-Mon père.

-Oui, Rosalie ?

-J'ai besoin...

d'une bonne petite confession.

-Bien sûr.

-Quand j'étais petite...

quand j'étais jeune,

ma mère me disait :

"Marina, le premier que tu choisis, c'est très important,

"tu t'en rappelleras toujours."

Mais à 12 ans, le restant de tes jours, c'est dans longtemps.

Moi, j'ai choisi une carotte.

Après la carotte, y en a eu, des hommes.

Mais je me rappelle d'aucun.

Je m'en suis tellement fait,

on pourrait dire que je me suis fait le potager au complet.

-Vous êtes québécoise ?

Klaxon

-Audrey, salut !

-Ah, salut ! Ça va ? -Ouais !

Je t'avance ?

-Non, merci. Mon bus arrive.

-Antoine, ça va ? -Je sais pas.

Je l'ai largué. Il refusait de me sauter.

-Ah.

Rires

Ciao !

Je me sens moins seule.

Musique entraînante

...

*-Appel général de T21 pour vol à main armée

dans une supérette, 35, rue de Lisbonne dans le XVIIIe.

-TN38 à Alpha 5.

On se rend sur place.

Cette fois, pas un accident.

Sirène

...

...

-Solène, c'est Greg.

Je te vois, en fait.

Écoute, je voulais m'excuser.

Je t'en ai voulu pour Jean-Claude, c'était idiot.

Tout ça, c'est à cause de mon ex.

...

Ça va ?

-Non, pas trop.

...

-J'ai besoin d'aide, s'il vous plaît !

-Suivez-moi.

-Ça va aller. -On va s'occuper d'elle.

...

-Mais non !

-Bonjour.

-Non ! Non !

Non !

-Scalpel.

-Madame, je cherche Mme Caroline Atlan.

C'est ma femme. Elle a eu un accident de voiture.

-Oui, elle est là. Chambre 204.

Attendez ici, un médecin va vous rejoindre.

-Je peux pas la voir ?

-Attendez ici.

Un médecin va vous rejoindre.

-On autorise les enfants à travailler ?

Vous avez quel âge, 8 ans ?

-Un médecin va vous rejoindre.

J'ai 33 ans.

-J'ai pas besoin qu'on ait pitié de moi.

Rentre chez toi et oublie-moi.

-Bonjour, madame. -Bonjour, mademoiselle.

-Chambre 203...

-Mme Atlan, s'il vous plaît.

-Bonjour ! -Oui, bonjour.

Mme Atlan.

-Vous êtes ? -Son frère.

-Du coup, c'est votre sœur ?

-Oui.

-On viendra vous chercher dans la salle d'attente.

-Oh...

-Bonjour. -Bonjour.

-On se connaît.

-Ah ?

-Je suis chauffeur VTC. Je vous ai pris pour une course.

Je me souviens de tous mes clients.

-Ah oui, d'accord. -Oui.

La femme que j'aime risque de mourir.

-Moi, celle que j'aime est morte.

Portable Excusez-moi.

Oui, Audrey.

Oui.

Je sais pas, j'attends.

Bien sûr, je t'appelle dès que j'ai des nouvelles.

D'accord.

Attends, Audrey.

Merci d'avoir appelé.

Je t'embrasse.

*-Ciao.

-Écoute-moi bien, Caro.

Il est hors de question que tu meures.

Je t'ai bien trop détestée pour que tu te barres maintenant.

C'est un peu facile, tu vois ?

Tu es...

Tu es l'ennemie de ma vie.

Alors sors de ce coma.

Et on recommence tout à zéro.

Je t'aime, Caro.

Peut-être pas avec ce truc, mais je t'aime quand même.

-Monsieur.

Vous faites quoi, là ?

-Ben... et vous ?

-Je suis dans la chambre de ma femme.

-Alors, ça va être un peu compliqué, parce que...

c'est la chambre de la mienne.

À moins qu'on ait la même. -C'est ça.

Et ma main dans ta gueule ?

-Attendez. -Quoi ?

-On va vérifier. -Il fait quoi, ce connard ?

-Oh là là.

Oui, vous avez raison.

Y a erreur sur la personne, je suis désolé.

La vôtre est un peu plus... enfin, moins bien que la mienne.

Pardon. Au revoir, madame.

-Qu'est-ce que tu fous là ?

-Ça va ?

T'as rien ?

Tu vas rire, je me suis trompé de chambre.

J'ai parlé...

à une inconnue dans le coma.

Je pensais que c'était toi. Elle était moche.

Ça veut pas dire que t'es moche. -Un peu, quand même.

-Excusez-moi. -Oui ?

-Vous êtes les parents de Solène ?

-Mais...

Musique douce

-Ça va aller, chérie.

Tout va bien, allez.

-Le chauffeur nous a dit que tu as fait un malaise dans sa voiture.

-Il est parti ?

-Oui. Enfin, je crois.

-Ah.

OK.

-Petite puce.

-Faut que je vous dise un truc.

C'est pas un malaise.

Musique nuptiale

...

Il rit.

-Quoi ?

-C'est marrant,

le prêtre ressemble à ton ex.

-Rien à voir.

-Tu vois pas ? -Rien à voir, papa.

-Mais si. -Papa, s'il te plaît, concentre-toi.

-N'empêche qu'il lui ressemble.

-Papa !

Ça va ? -Ouais.

Il le félicite.

-Merci.

-Vous pouvez vous asseoir.

Si nous sommes réunis aujourd'hui,

dans la joie, c'est pour célébrer...

l'union... le mariage...

d'Hector et...

et de Julie.

-Julie...

excusez-moi, je suis ému.

Soupirs attendris

Euh...

Ça n'a pas été simple...

pour un vieux célibataire comme moi

de se laisser passer la bague au doigt.

Mais je suis persuadé que tu es l'homme qu'il me faut.

Rires

-La femme. La femme.

Elle rit.

-Il a dit quoi ? -Je te dirai.

-Pardon ?

-"L'homme qu'il me faut". Vous vouliez dire "la femme" ?

-Oui !

-C'est pas grave.

Reprenez.

-Pardon.

-Julie...

-C'est le portrait de l'ex de Julie, le prêtre.

-Mais non.

-Veux-tu m'épouser ?

Julie.

-Julie.

-C'est son ex. Je te parie que c'est son ex.

-Mais non. Laurent était brun, grand, très baraqué.

-Julie.

-Laurent, veux-tu m'épouser ?

Cris de surprise

-Je t'avais dit que c'était lui. -Oh merde.

-Mais c'est une blague.

-Laurent, t'es là ?

-Oui.

-Alors ?

-Si! Si!

-Oui.

Je le veux, oui.

Musique entraînante

...

-Laurent !

Padre Laurent !

...

Musique douce

-Les ex, on les oublie pas. Ils font partie de nos vies.

...

Quand on parle des ex, c'est forcément pour en dire du mal.

À cause de celle ou celui qui s'est mal comporté.

Mais les ex,

tous les autres ex,

ceux qui ont été doux, bienveillants,

généreux,

ils sont plus nombreux que ceux qui nous ont compliqué la vie.

-T'as apporté de la coriandre ?

...

-Parfois,

on retrouve son ex.

Souvent,

on regrette une ex.

-Des nouvelles de Marina ?

-Ah non.

-Même pas un texto ? -Non.

-Cette nana, quand même, quel morceau.

-Clairement.

-Hé oh !

-Je croyais que...

-Je plaisante.

-OK.

Mais j'ai rien contre un plan à trois.

Je plaisante.

-Ah, j'ai mal.

-D'autres fois, on oublie son ex.

-Je vous dépose quelque part ?

-J'ai pas commandé de chauffeur.

-Votre mère a passé la commande.

-Il va mieux, lui.

-Beaucoup mieux.

Je me suis fait la main sur lui, je peux m'occuper de toi.

D'ici quelque temps,

t'auras la truffe froide et le poil luisant.

...

-Mais dans tous les cas, il est question d'amour.

On s'aimait, on s'aime, on s'aimera.

Peu importe le passé,

seul compte le présent.

On se retrouve très vite.

Acclamations

...

...

Sous-titrage : Eclair Media

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