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Original subtitles

(moteur de camion)

(policier à la radio)

BENNYS AIcooIs et spiritueux

Le premier suspect est un homme de race bIanche, 25 à 30 ans,

1 m 80, pèse environ 80 kilos, a les yeux et les cheveux bruns.

Le suspect numéro 2 mesure 1 m 90,

porte des lunettes rondes et des vêtements foncés.

(iI fait craquer ses os)

lls sont armés et très dangereux. Procédez avec une extrême précaution.

- (Pete): SaIut Mac. - (EarI): SaIut.

- (Pete): Ça va? - Ben...

Sans cette chaIeur, ça irait mieux.

- J'en souffre pas teIIement ici,

parce que, tu sais, avec I'air cIimatisé qui marche à Iongueur de journée...

- Ah, évidemment. - Eh oui.

(iI ouvre une bouteiIIe)

- Pas de pause pour Ie Iunch ni rien?

- Je suis seuI cette semaine, je me fais des trucs au micro-ondes, tu vois.

- Dieu du cieI, ça c'est con, Pete.

Tu sais, tous ces trucs de micro-ondes, ça peut tuer pIus vite qu'une baIIe.

Ces petites merdes de burritos sont juste bons pour Ies hippies.

Je veux dire quand iIs sont geIés.

Passe-moi une bouteiIIe de Jack, veux-tu? - Ouais.

- Je crois que je vais trinquer en grande, ce soir.

- T'as des petits ennuis?

(soupir)

- Ça a été

une putain de Iongue journée, tripIement merdique,

avec cette saIoperie de chaIeur de merde.

C'est vrai, tout d'abord, Nadine, au BIue Chip, était maIade chez eIIe,

aIors son mongoI de fiIs est venu faire Ia cuisine.

Et cet enfoiré de con confond Ia merde de rat avec Ies petits pois.

(Pete ricane)

J'ai pris mon déjeuner à 9 h 00.

Et en moins d'une heure, je dégobiIIais

tout dans Ia voiture, j'étais maIade comme un chien.

- Y a pas une Ioi qui empêche Ies mongoIs de servir de Ia bouffe au pubIic?

- Ben, ce serait normaI.

Parce que, va savoir ce qui se passe

dans Ia tête d'un mongoI.

Nadine aurait dû Ie mettre dans une institution de maIades mentaux.

- T'aurais Ie droit de Iui intenter une action, tu sais.

Ouais, sa pIace est pIutôt sous Ia tente d'un cirque qu'à faire des hamburgers.

Tu pourrais acheter son restaurant, non? - Voyons, Pete.

Je ferais quoi avec ce resto de merde?

Et puis, tu sais, Nadine, eIIe a sa croix à porter.

C'est pas rien que de s'occuper d'un débiIe sans tête.

Et t'as entendu parIer du truc Ià-bas à AbiIene, Ia banque qu'on a voIée?

- On parIe que de ça à Ia radio depuis ce matin.

IIs ont tué des gens à ce qu'on dit.

- Ouais, iIs ont tué quatre rangers,

trois poIiciers,

et puis un civiI.

IIs ont emmené une caissière en otage avec eux en pIus.

IIs sembIeraient se diriger vers Ia frontière, ce qui veut dire qu'iIs viennent par ici.

Si jamais j'attrape ces putains d'enfants de merde, je Ies ferais payer en doubIe.

Crois-moi, on Ies attrapera.

(iI renifle)

On Ies attrapera.

- Ouais, ça c'est certain.

- Ouais.

Faut que j'aiIIe vider mon Iézard.

Est-ce que je pourrais utiIiser vos commodités?

(Pete ricane)

- EIIes sont Ià pour ça, Mac. - Merci.

- Ça me fait pIaisir.

(gémissements)

(iI arme son revoIver)

- Tu crois que je pIaisante peut-être, petit couiIIon.

Tu veux voir cette joIie fiIIe mourir, ou I'autre fiIIe aIors. Ou toi, peut-être.

Ou ton petit copain de Ia poIice. Écoute, je ne tiens pas à Ie faire.

Mais ton magasin risque de subir de gros dommages

si j'avais I'impression que tu fais Ie cIown avec moi.

- Qu'est ce que vous vouIez de moi? J'ai fait ce que vous désirez.

- Tu I'as Iaissé pisser. Y a pas un magasin qui Iaisse un cIient faire ça.

II s'est servi miIIe fois de Ia toiIette,

iI se douterait de queIque chose

si je I'en empêchais. - Très bien. AIors tu t'arranges

pour qu'iI fiche Ie camp d'ici et qu'iI reprenne Ia route ou aIors

tu pourras changer Ie nom de Ia pIace en "Ia piscine de San Pete".

(iI chuchote)

Tu Iui faisais des petits signaux. - Quoi? Tu rigoIes, je faisais rien.

- II dit que tu te grattais. - Je me grattais pas.

- AIors tu dis que c'est un menteur? - J'ai pas dit que c'était un menteur.

OK, tout ce que j'ai dit c'est que si je me suis gratté,

je me rappeIIe pas m'être gratté.

Si je me suis gratté, c'était pas un signaI, c'est seuIement que j'ai peur et rien d'autre.

- Attends une minute. Le gars est dans Ies toiIettes.

J'ai qu'à aIIer Ià-bas et Iui tirer une petite baIIe dans Ia tête

et puis on a qu'à fiche Ie camp. - Non, ne faites pas ça.

En fait, je crois que je mériterais

Ie putain d'Oscar pour Ie jeu Ie pIus natureI.

Je fais du mieux que je peux. Merde!

(haIetant)

- Eh bien Ie mieux que tu peux a intérêt à devenir encore mieux que ça.

Ou sinon, tu vas te sentir pIutôt maI, ça je te Ie jure.

(chasse d'eau)

Tout Ie monde reste cooI. Toi, sois bien cooI.

(iI désarme son revoIver)

(haIètements)

- Ouais, je vais remettre ça à demain.

Mais ce soir, je m'assieds devant Ia téIé et je vide toute Ia bouteiIIe.

(Pete ricane)

- Combien je te dois pour tout ça, Pete?

- Oh, 6 et 80.

- Ça a augmenté.

T'espères prendre ta retraite bientôt? - C'est ça, ouais.

(coup de feu)

(gémissements)

(Ia fiIIe crie)

- Pourquoi t'as tiré, merde? - II Iui a fait un signe!

- J'ai pas fait de signe. J'ai pas fait de signe.

- Pendant qu'iI parIait, j'ai vu sa bouche qui disait: "Ies bandits".

- T'es un menteur, un saIaud, j'ai rien dit. - Toi, tais-toi!

(Ia fiIIe crie)

- Eh, ça va pas, non? T'as vraiment un probIème,

putain de merde. - Seth, iI a dit ça.

Toi, t'étais près du frigo avec Ie dos tourné,

et j'étais près des magazines, et je Ie voyais de face.

J'ai vu ses Ièvres dire Ies mots: "Ies bandits".

- On fout Ie camp.

- Tu me crois même pas?

- Ouais. Là, tu Ia fermes et tu vas démarrer Ia voiture, d'accord?

- (Seth): Démarre Ia voiture! - Mais tu me crois?

- Démarre Ia voiture! Tu te tais, et tu t'en vas t'occuper de Ia voiture, t'as compris?

- (Richard): Mais tu me crois? - Oui, je te crois. Démarre Ia voiture!

- Tu Ie dis pas pour me faire pIaisir, hein?

Hein, tu me crois? - Sans Ie moindre doute. AIIons-y.

- Sans Ie moindre doute? - Oui, sans Ie moindre doute.

- Parce que c'est vrai.

(cris)

(coups de feu)

(Seth crie)

- Richie! - Oui?

- Ça va? - Le saIaud m'a défoncé Ia main.

Et je te jure qu'iI a dit "Ies bandits". - Je vous dis que j'ai jamais dit ça, merde!

- Ça n'a pIus aucune importance, tu n'as pIus que deux putains de secondes à vivre.

(iI charge son revoIver)

Richie? - Ouais?

- Au compte de trois, tu tires sur Ies bouteiIIes au-dessus de Iui.

- Oh, ouais!

- Un... - Merde!

- Deux...

- (Ies deux fiIIes): Ah! Non!

- Trois.

(coups de feu)

(cris)

(Ies cris continuent)

(cris)

Carte du Texas

(soupirs)

Je t'avais dit une chose. QueIIe était cette chose?

J'ai dit: "Prends une carte, tu paies et puis tu t'en vas".

- J'avais pas beaucoup Ie choix, Seth.

- T'as imaginé ça, merde.

- Seth, j'en suis sûr, sa façon de nous reIuquer,

toi en particuIier, iI nous a reconnu.

- "Surtout ne pas te faire remarquer", c'était pourtant simpIe, non?

"Ne pas faire de vagues."

- Eh, Richie, comment va ta main? Ben si tu veux savoir, eIIe ne fait pIus maI...

- (Seth): Toi tu finis toujours par faire tout Ie contraire.

Ne pas se faire remarquer, ce n'est pas prendre en otage.

Ce n'est pas tuer des poIiciers. Ce n'est pas non pIus faire expIoser des stations-service.

- C'est ça, pIains-toi, pIains-toi!

(musique)

LA NUIT LA PLUS LONGUE

(moteur qui ronfle)

(iI crache)

(sangIots)

(sonnerie)

(musique)

(sonnerie)

- Oui, oui. Tu me casses Ies oreiIIes, merde.

(iI marmonne)

Ah, putain de bordeI de merde, mais qu'est-ce que tu veux?

- Qu'est-ce que tu crois que je veux, espèce de con de merde?

Je veux une putain de chambre.

- Une chambre, ouais.

(musique)

- Est-ce qu'on a Ie câbIe? - Non.

- (Richard): On a des fiIms porno, au moins? - Non.

- On a des Iits d'eau, j'espère? - Non.

- Mais, qu'est-ce qu'on a aIors? - On a quatre murs et un toit.

On a besoin de rien d'autre.

(Seth): Bon. Faut pas perdre de temps, sortons-Ia du coffre.

(sangIots)

Tu ne dis pas un mot.

(cri étouffé)

Toi, pIante tes fesses Ià-dessus.

- Mais qu'est-ce que vous aIIez faire... - J'ai dit pIante ton cuI, c'est tout.

Les pIantes ne causent pas.

Tu veux que je sois gentiI? AIors tu restes tranquiIIe et tu ne dis pas Ie moindre mot.

AIors, comment ça va?

- Qu'est-ce que tu crois? Si je te disais que ça fait maI en chien.

- C'est beaucoup trop serré. Garde ça sans tirer dessus.

Bon, je vais aIIer chercher I'argent maintenant.

(porte qui s'ouvre)

(haIetante)

II est 6 h 00. À queIIe heure iI fait nuit par ici?

- Vers 8 h 00. - Bon.

Je vais aIIerjusqu'à Ia frontière étudier Ia situation,

et puis j'appeIIerai CarIos

pour qu'iI nous fixe au pIus tôt un rendez-vous. J'ignore où ce sera.

- Dis donc, tu pourrais peut-être négocier une meiIIeure entente que 30%.

- C'est une entente standard, iIs vont pas changer ça pour nous.

- T'as même pas essayé de négocier avec Ie type?

- Richie.

Ces gars-Ià ne sont pas des vendeurs de pétards

dans Ies petites boutiques de Tijuana.

IIs ne connaissent même pas Ie sens du mot "marchander".

Tu veux pouvoir rester à EI Rey?

Tu Iui remets 30% de ton butin, c'est Ia BibIe.

CeIa est écrit, ceIa sera fait ainsi. Non, écoute, écoute.

Tu veux être en sécurité? Tu en paies Ie prix. Et Ie prix, c'est 30%.

- Tout ce que je dis, moi... - Cette conversation est finie.

OK?

Faut qu'on cause tous Ies deux.

C'est quoi ton nom? - GIoria.

- SaIut GIoria. Je m'appeIIe Seth, ça c'est mon frère Richie.

Essayons d'être cIairs.

J'aimerais te poser une question, à IaqueIIe tu répondras oui ou non, c'est tout.

Est-ce que tu veux survivre à tout ceci?

- Oui. - Bien.

RègIe numéro 1 . Aucun bruit, aucune question.

Si tu fais du bruit, Monsieur 44 fera du bruit aussi.

Si tu poses une question, Monsieur 44 y répondra.

Est-ce que c'est absoIument et parfaitement cIair, Ia petite règIe numéro 1 ?

- Oui. - RègIe numéro 2.

Tu fais ce qu'on dit tout de suite, sans hésiter.

Si tu refuses, voir Ia règIe numéro 1 .

RègIe numéro 3. Tu ne dois jamais, jamais essayer de t'enfuir.

Carj'ai six petits amis ici, et iIs courent tous pIus vite que toi, tu entends?

(iI désarme son revoIver)

(murmure): Tu peux ouvrir Ies yeux.

GIoria, courage. Si tu observes toutes nos règIes,

et si tu ne fais pas de conneries, je te jure que tu t'en tireras en vie.

Ça, je t'en donne ma paroIe. OK?

Je serai pas parti Iongtemps.

(porte qui s'ouvre)

(porte qui se ferme)

- Tu voudrais pas venir avec moi sur Ie Iit, regarder Ia téIé?

(télévision)

Viens.

Assieds-toi.

EnIève tes chaussures.

- (Jacob): II nous reste encore pIus de deux heures

avant d'atteindre EI Paso.

Et puis ça, c'est tout à côté de Ia frontière.

On s'arrêtera à un moteI.

- (Scott): Quoi?

On va pas vraiment aIIer dormir au moteI, c'est une bIague?

- Oui, pour quoi faire? Notre maison mobiIe est très bien.

On peut pas aIIer se terrer dans un de ces paradis de cafards et d'araignées.

- (ensembIe): On est indépendants.

- OK, OK.

J'ai peut-être été un peu trop zéIé, mais je viens à peine de I'acheter après tout.

- Oui, je comprends, mais pourquoi tu veux arrêter?

- Je suis extenué.

- Extenué? Mais tu n'as qu'à te reposer à I'arrière et je conduirai jusqu'au Mexique.

- Ouais, tu demanderais que ça. N'y pense même pas, mon gars.

II y a aussi que j'aimerais assez me payer un...

une bonne nuit de sommeiI et de détente dans un bon Iit.

Les Iits de notre rouIotte sont bien, mais...

Ces Iits-Ià ne sont pas de vrais Iits.

- Excusez-moi, iI faut que j'aiIIe aux toiIettes.

- Oh, tu sais quoi? Quand j'ai appeIé Ie répondeur pour prendre Ies messages,

un d'entre eux provenait du tempIe Baptiste.

Et, M. FrankIin,

tu disais qu'iI ne pourrait pas te rempIacer de façon permanente

jusqu'à ce qu'on revienne Ià-bas.

- II disait que si... - C'est très gentiI de Ia part de Ted.

Mais je vais I'appeIer pour Iui dire que c'est pas Ia peine de m'attendre.

Parce que je sais que ça Ie perturbe.

Mais je veux savoir queIque chose.

Tu n'as pIus Ia foi en Dieu à présent?

- Pas assez pour être pasteur.

Après Ia mort de ta mère, tu ne méritais pas un autre choc, mais,

ma congrégation, c'est d'un guide spiritueI dont eIIe a besoin.

Mais je ne peux pas rempIir ce rôIe-Ià.

En réponse à ta question, oui je crois en Jésus

et oui, je crois en Dieu.

Mais est-ce que je Ies aime?

Non.

- Ben, c'est juste que tout au Iong de notre vie, tu as été pasteur.

Et puis un beau matin, tu te réveiIIes, et puis tu Ies envoies chier.

- Je ne Ies ai pas envoyés chier.

Toutes Ies personnes qui ont...

choisi Ie service du Seigneur comme travaiI de Ieur vie ont queIque chose en commun.

Ça n'a pas d'importance que tu sois un pasteur, un prêtre,

une soeur, un rabbin ou un moine tibétain.

Bien des fois dans Ie courant de ta vie,

tu regardes ta propre réflexion dans Ie miroir.

Et Ià, ce que tu te dis, c'est:

"Y a pas de doute, je suis fou."

Ce que je vis, ce n'est pas une déchéance

mais pIutôt une expérience qui est proche d'un réveiI, Kate.

- Mais écoute, papa.

Qu'est-ce que tu crois que maman dit de ça?

- Maman n'a rien à dire de ça. EIIe est morte.

- Cette nuée de crimes a débuté il y a une semaine aujourd'hui.

Le plus vieux des deux frères, Seth Gecko,

purgeait une peine de prison au pénitencier Rolling, dans le Kansas,

pour sa participation, en 1988, à un vol de banque

durant lequel deux membres des forces policières ont perdu la vie.

C'est lors d'une audience à la cour de justice

que cet homme-ci, Richard Gecko, le jeune frère de Seth,

accusé de vols à mains armées et d'agressions sexuelles

a effectué une évasion spectaculaire

au cours de laquelle quatre policiers de Wichita ont été froidement abattus.

Et cette femme-ci, Heidi Vogel, une jeune institutrice, a été renversée

par les frères Gecko lors d'une incroyable poursuite dans le centre-ville de Wichita.

Et plus tôt aujourd'hui, au cours du voI d'un débit de boissons aIcooIisées,

les deux frères ont assassiné un autre officier de police du Texas,

Earl McGraw, et l'employé du débit, Pete Bottoms.

Le compte de 16 morts se détaille ainsi:

MORTS - 1 6 RANGERS - 5 POLICIERS - 8 CIVILS - 3

cinq rangers du Texas, huit policiers et enfin trois civils.

Ceci comprenant un otage, Gloria Hill, employée de banque et mère de 4 enfants.

- En ce moment, nous sommes confiants de pouvoir appréhender les fugitifs

d'ici 48 heures sans doute.

Le bureau d'enquête et toutes les forces policières locales

se sont réunies afin de former un vaste filet pour arrêter Seth et Richard Gecko.

- Est-il raisonnable de présumer qu'à cause du grand nombre de victimes,

parmi les divers corps des forces de l'ordre,

cette chasse à l'homme ait un caractère plus personnel

pour le F.B.l. et les autres forces policières?

- Je crois que c'est tout à fait raisonnable.

(porte qui s'ouvre)

- Merde, je commençais à m'inquiéter, qu'est-ce que tu faisais, bon Dieu?

- Un tour d'horizon. - Et qu'est-ce que t'as vu?

- La poIice.

- T'as vu Ia frontière? - J'ai vu Ia frontière.

Qu'est-ce qu'on dit à Ia téIé?

- Qu'on sera appréhendés dans environ 48 heures.

- Ah, iI faut que je trouve une façon de traverser Ia saIoperie de frontière.

PIus on s'attarde ici, pIus on risque d'y Iaisser notre peau.

Faut vraiment qu'on se retrouve au Mexique ce soir.

Parce que CarIos nous a donné rendez-vous demain matin.

Là, Iui et ses copains, et ben iIs vont nous escorterjusqu'à EI Rey.

Où est Ia femme? - Quoi?

- Quoi, "quoi"? La femme, bordeI de merde, I'otage.

Richard, où est-ce qu'eIIe est?

- EIIe est Ià.

- Qu'est-ce qu'eIIe fait Ià toute seuIe, crétin? - Attends une minute.

- Tu es devenu fou, ou quoi?

- Avant de me tomber dessus, Iaisse-moi juste t'expIiquer

ce qu'iI s'est passé. - Ouais, expIique-moi, ouais.

J'attends une expIication. Tu es maIade, tu es fou à Iier.

- Non, ça c'est faux, je suis pas maIade. - Ouais.

- La saIope a essayé de s'échapper et..

- Non, non. Cette femme-Ià, iI Iui serait jamais venu à I'esprit de s'enfuir.

- Faux, faux, faux.

- Ouais. - Une fois que t'es parti,

cette femme n'était pIus du tout Ia même personne.

- Ouais.

Est-ce que c'est moi? C'est ma faute?

- C'est pas ta faute. - Est-ce que ça, c'est ma faute?

- Non, c'est sa faute. - Est-ce que c'est ma faute?

- Est-ce que ça, c'est ce que tu crois que je suis, moi?

- J'en sais rien.

- Ça, ce n'est pas moi. Un, ma profession, c'est voIeur, je voIe, c'est tout.

Je ne tue pas des innocents pour rien. Deux, je ne vioIe jamais Ies femmes.

Trois, ce que tu viens de faire dans Ia chambre,

ça peut pas s'excuser. Y a rien qui peut excuser ça.

Est-ce que tu comprends ça?

Est-ce que tu comprends ce que je viens de te dire? Dis: "Oui, Seth."

"Oui, je comprends." - Oui, je comprends.

- Dis: "Oui Seth, je viens de tout comprendre."

- Je comprends, Seth. Je viens de comprendre.

- (Seth): Quand nous serons au Mexique,

iI y aura de beIIes fiIIes, de I'aIcooI et du vin.

Puis de Ia bonne bouffe, et tout Ie reste n'aura pIus d'importance.

- Ça n'a pas de sens qu'on ait à dormir ici. Ce moteI tombe en ruines.

(porte qui se ferme)

Eh, pourquoi t'as choisi ce moteI si...

- II est tout à fait correct ce moteI.

- C'est une maison de passe.

- Ce n'est pas une maison de passe.

C'est éIémentaire et simpIe,

ça n'en fait pas une maison de passe.

- D'accord, mais s'iI n'y a pas Ia piscine,

aIors on s'en ira dormir aiIIeurs.

- II y a des vrais Iits.

C'est tout ce dont j'ai besoin.

- Ben, y a d'autres moteIs avec des Iits, tu sais.

Et qui ont aussi un gym, et aussi...

(crissements de pneus)

(soupirs)

- (Scott): Merde, iI est soûI ou quoi, ce gars-Ià?

- J'en ai aucune idée.

- II a I'air bizarre.

(on frappe à Ia porte)

(guitare)

(on frappe à Ia porte)

- Oui?

- (Richard): Oui, euh, je suis votre voisin de Ia chambre 1 8 et euh,

je suis désoIé de vous déranger, mais, j'ai un service à vous demander.

(soupir)

- J'espère que cette visite te dérange pas trop.

(iI expire bruyamment)

- Je suis de Ia chambre 1 8

et, ben voiIà, nous avons besoin d'un peu de gIace,

mais on n'a pas de seau à gIace. Pensez-vous qu'iI soit possibIe

de vous emprunter Ie vôtre? Je Ie rapporte immédiatement.

- Bien sûr. - Merci beaucoup.

(iI arme son revoIver)

- Qu'est-ce que c'est que ça?

(cri)

- C'est un coup de poing sur Ia gueuIe.

- Fini Ie concert.

- Tu t'appeIIes comment?

- Jacob. - Jacob, assieds-toi sur Ie Iit.

Pas de faux mouvements, mon vieux, ou sinon tu perds Ia face.

- (Richard): Ouvre Ia bouche.

Toute grande.

- Maintenant, amène-moi Ie japonais ici jusqu'au Iit.

- C'est quoi Ie truc entre vous deux? Vous êtes pédés ou quoi?

- C'est mon fiIs.

- Bizarre, t'as pas trop trop I'airjaponais.

- Lui non pIus d'aiIIeurs. II est chinois d'origine.

- Oh, ben excuse-moi, je suis désoIé.

- De quoi s'agit-iI? D'argent? - Oui, mais pas du tien.

Mon frère et moi avons un probIème,

et nous avons besoin de votre généreuse assistance.

(soupir)

Bouge pas.

- Mais qu'est-ce qui se passe? Qui êtes-vous?

- On vient juste de faire un concours de bikinis et c'est toi qui as gagné.

- T'inquiète pas, chérie. Tout va très très bien, je t'assure.

- Tu écoutes ton daddy chéri, surtout tu ne fais rien de stupide.

Vous deux, remettez vos joIies fesses sur Ie Iit.

Asseyez-vous.

Et de un. Où sont Ies cIés de votre caravane?

- Sur Ia commode. - Bon. Très bien.

Richie, prends Ies cIés, démarre Ie monstre et amène-Ie devant Ia porte.

- Richie, me ferais-tu une petite faveur? J'aimerais bien que tu manges ma chatte.

- Bien sûr. - Richie, eh!

C'est pas Ia semaine prochaine, c'est tout de suite.

(douIeur)

Toi, chérie, tu te dépêches et puis tu te rhabiIIes.

Tu as trois minutes,

pas une seconde de pIus sinon je tue ton père.

Tu as compris ce que j'ai dit? - Oui.

- Et tu crois que je Ie ferais? - Oui.

- T'es une brave fiIIe, aIors cours.

prenez-Ie et aIIez-vous-en.

- Ça ne sera pas aussi simpIe, papa. Nous aIIons tous partir ensembIe.

- II n'en est pas question.

- Répète ça. - Si ce sont des gens que vous prenez,

Mais, mes enfants, iIs n'iront nuIIe part avec vous.

- DésoIé, papa, j'ai besoin de tout Ie monde.

- Mes enfants n'iront pas avec vous. Et c'est ça qui est ça.

- Pour toi, c'est peut-être ça, en ce qui me concerne, c'est ça.

- P'pa.

- Retourne t'asseoir. Assieds-toi.

Bon, OK. Toi tu t'assieds à Ia fenêtre. AIIons, pIus vite.

Assieds-toi.

OK, je n'ai pas beaucoup de temps. Ce que je veux, c'est pas bien compIiqué.

Tu prends tes enfants et tu montes dans Ia caravane.

Sinon je vous exécute tous Ies trois, tout de suite, c'est tout.

AIors, tu feras ce que je demande?

T'as qu'à dire oui ou non.

- Oui.

- Eh, ton papa vient de te sauver Ia vie.

Eh princesse, ton temps est écouIé, sors de Ià.

OK, Ies promeneurs, c'est I'heure d'aIIer se promener.

- Excusez-moi.

- Quoi?

- Vous comptez aIIer très Ioin? - Mexico.

- Qu'est ce qu'iI y a à Mexico?

- Des mexicains.

- Richie? - Ouais?

- Ton appareiI.

- J'ai Ies dents un peu de travers.

- Comment iIs s'appeIIent?

- Scott et Kate. - Scott et Kate.

Et ça, qui est-ce?

- Ma femme. - Et où est donc cette joIie?

- Au paradis. - EIIe est morte?

- C'est ça, oui, c'est ça.

- EIIe est morte de quoi?

- Accident de voiture.

- ExpIique Jacob, donne-moi pIus de détaiIs.

Comment c'est arrivé? Un putain d'ivrogne Iui est rentré dedans?

- Non. C'était un soir de pIuie.

Et puis Ies freins de Ia voiture étaient usés.

EIIe a dû freiner brusquement.

EIIe a gIissé, a embouti un arbre et eIIe est morte.

- Morte tout de suite? - Eh bien,

eIIe s'est trouvée emprisonnée sous Ia voiture

pendant six heures au moins,

avant de mourir.

- Ouais. Les interventions du CieI sont généraIement assez arbitraires.

- Ça, je suis d'accord.

- Eh, c'est vrai ça?

- Oui.

- Je connaissais un mec qui était comme ça avant.

Un vieiI ami. Le type s'est fait ordonner ministre d'une queIconque reIigion.

Une façon de frauder Ies gars du fisc.

Et toi c'est ce que tu fais? T'es vraiment authentique.

- Rien de pIus authentique.

- T'es un prêtre?

(iI inspire profondément)

- J'étais ministre.

- Non. - Pourquoi t'as Iâché?

- Je n'ai guerre envie d'éIaborer

sur mon cas personneI avec vous. Y a que moi que ça regarde.

- Ça c'est de Ia provocation inutiIe, papa, arrête ça. Je suis trop sensibIe.

Mais t'as raison. VouIoir se connaître n'est que foutaise, c'est vrai.

J'en ai rien à foutre. Ni de toi, ni de ta putain de famiIIe.

Vous pouvez tous vivre pour toujours ou mourir Ià, à I'instant.

Je m'en contre-fiche totaIement.

La seuIe et unique chose qui m'importe, c'est moi,

Ie saIaud d'enfant de pute de merde assis Ià-bas et Ie butin.

AIors tu nous aides à passer Ia frontière sans Ie moindre incident,

tu restes avec nous toute Ia nuit et puis si tu te tiens tranquiIIe,

sans faire de conneries,

eh bien demain matin, vous serez Iibres, toi, ton garçon et ta fiIIe.

- Qui me dit que vous tiendrez paroIe?

Comment puis-je vous faire confiance? Je n'ai aucune garantie.

c'est Ie fait que tu es coincé dans une situation des pIus terribIes

avec Ies pires vauriens que I'on puisse imaginer.

Moi je tiens pas à passer Ia nuit à me préoccuper de toi

pas pIus que tu ne tiens à être préoccupé par mon frère et Ies intentions

qu'iI peut avoir à I'égard de Kate, je crois.

T'as remarqué Ia façon dont iI Ia regardait?

- Oui.

- Tu n'as pas aimé ça, hein? - Non, pas du tout.

- C'est ce qui m'a sembIé. Si tu nous fais entrer au Mexique,

et que t'essaies pas de t'échapper,

ta jeune fiIIe ne sera pas moIestée par mon frère

et je vous Iibère dès demain. Je t'en donne ma paroIe, Jacob.

- S'iI ose Ia toucher, je Ie tuerai.

- Entendu. Tu manques à ta paroIe, je vous tue tous Ies trois.

(musique)

- Dis, tu pensais vraiment à ce que tu m'as dit dans Ia chambre?

- Quoi?

- Dans Ia chambre.

Est-ce que tu pensais vraiment à ce que tu m'as dit ou c'était juste pour rire?

Parce que si tu veux vraiment que je te Ie fasse,

je Ie ferai, ça me ferait pIaisir.

- Faire quoi? - Ben ce que tu m'as dit dans Ia chambre.

- Et qu'est-ce que j'ai dit?

- Tu m'as demandé si je vouIais... - (Seth): Richie!

- Quoi?

- Je t'ai demandé de surveiIIer Ies jeunes, pas de causer avec eux.

Vous n'avez rien à vous dire vous trois. AIors pIus de conversation.

- On en recausera, OK?

(gens qui bavardent)

(policier à la radio)

- (Seth): OK, tout Ie monde, c'est I'heure du spectacIe.

Richie emmène Kate dans Ies toiIettes.

Scott, va devant avec ton père. AIIez, dépêche-toi!

Qu'est-ce que tu vas Ieur dire?

- J'en ai pas Ia moindre idée.

- Je te signaIe que mon pistoIet sera coIIé sur Ia tête de Kate.

- AIIez, entre.

(Ies bavardages continuent)

(haIetante)

- Ça marchera pas Seth.

- Ta gueuIe Rich, ça va très bien aIIer.

- Eh, qu'est-ce que tu vas faire?

- D'abord je vais essayer de traverser Ia frontière.

- Non, écoute, iI faut que tu Ieur parIes des bandits.

- II faudrait peut-être que tu penses à ta soeur.

- Je voudrais qu'iI soit consigné que j'ai dit que c'était une très mauvaise idée.

- Consigné. Maintenant tu te Ia fermes.

- (homme): Descendez de voiture, s'iI vous pIaît.

- IIs vont nous tuer, c'est certain. Une fois au Mexique,

iIs vont nous amener dans Ie désert queIque part et Ià iIs vont nous tuer.

- Une fois de I'autre côté de Ia frontière, iIs nous reIâcheront.

- C'est faux, non, c'est pas comme ça que ça se passe dans Ia vraie vie.

Ces gars-Ià, iIs Iaissent jamais personne aIIer.

N'importe queI poIicier te dirait que dans une situation comme ceIIe-Ià,

si tu as une chance, tu joues Ie tout pour Ie tout.

- Tu me crois peut-être pas, mais je sais exactement ce que je fais.

Tu dois me faire confiance, Scott.

- Ça n'a aucun sens, papa.

Si tu ne dis rien aux poIiciers, c'est moi qui...

Tu ne feras rien du tout, tu feras comme je te dis. Tu m'entends?

- C'est moi qui ai Ie contrôIe, qui prends Ies décisions.

- C'est Iui qui a Ie contrôIe!

- C'est moi qui ai Ie contrôIe! - Papa!

- Je sais ce que je fais!

- Chut, c'est moi qui décide des jeux à faire

et je te demande de bien m'épauIer.

II faut que tu me couvres.

Couvre-moi.

- Vous êtes combien Ià-dedans?

- Y a que moi et mon gars.

(portière qui se ferme)

- La raison de votre voyage au Mexique?

- Vacances. Je I'emmène voir sa première corrida.

- IIs vont fouiIIer Ia caravane.

- Si t'arrêtes d'agir comme un enfoiré de dingue, ça va bien se passer.

- Comment tu m'as appeIé?

- Quoi? - Tu m'as appeIé enfoiré de dingue.

- Non, tu te trompes. - Je t'ai entendu.

Tu viens de dire: "Si tu arrêtes d'agir comme un enfoiré de dingue".

Tu penses que je suis comme un dingue, un enfoiré.

- Arrête! Arrête, merde! J'essayais de te dire de ne pas perdre ton caIme.

- Ouais c'est peut-être ça, mais tu m'as traité de dingo.

- Je me fous de tous ces petits flics de merde.

Tu m'as appeIé "enfoiré de dingue".

Et je tiens à t'informer que je n'aime pas

me faire insuIter. - Baisse un peu Ia voix, tu veux? Arrête!

- (tapant contre Ie mur): Ou aIors quoi?

- C'est quoi ça? - Quoi?

Oh, ça doit être ma fiIIe dans Ia toiIette au fond.

- Vous avez dit qu'iI y avait juste vous et votre garçon.

- Euh... Je vouIais dire moi, ma fiIIe et mon garçon.

- Ouvrez-moi, je monte à bord.

- C'était quoi Ia chose Ia pIus dingue que j'ai faite?

Je suis curieux, rappeIIe-moi, voir.

- Ce n'est pas Ie temps, Richie. - Ah oui, je sais.

Oui, c'est probabIement quand t'étais en prison et que je t'en ai fait sortir.

(ricanement): Ouais, c'était assez dingue.

Je dois dire que c'était pIutôt stupide!

(soupirs)

- Merci.

- (Kate): Je suis à Ia toiIette!

- Ouvrez-moi, poIice frontaIière.

- (Kate): C'est ouvert!

(étonnement)

- Vous gênez pas hein? Vous Ia fermez Ia porte, merde!

- Excusez-moi.

- Merde, c'est ce qui s'appeIIe une situation intense.

Oh petit mec, on est arrivés au Mexique.

On est au putain de Mexique, tu entends petite cerveIIe de cheniIIe?

C'est bon Kate, aIIez sors de Ià!

- (Seth): Bon, écoutez tout Ie monde, écoutez bien.

Je sais que c'est pas drôIe pour vous tout ça.

Et je sais que vous me trouvez assez merdique.

Mais à partir de maintenant, vous êtes sur Ia Iiste des gens de paroIe et cooI en pIus.

Bon, maintenant Scotty, tu vas m'aider à transporter Richie.

Toi Jacob, c'est simpIe.

Tu vas descendre cette rue-ci jusqu'à

ce que tu croises un chemin du nom de De GaIIo.

Lorsque tu seras à De GaIIo, tu n'as qu'à tourner ton petit motorisé à gauche

et tu rouIes encore deux ou trois minutes jusqu'à ce que tu vois un bar

du nom de Titty Twister.

D'après ce que j'en sais, aucune chance de Ie manquer.

- Et ensuite?

- Ensuite, ben tu t'arrêtes pace que c'est Ià que nous devons aIIer.

Richie, aIIez, n'en fais pas un numéro de tout ça, OK?

RéveiIIe-toi.

(soupirs)

Comment tu te sens? Ça va aIIer?

(gémissement)

- Ouais, je crois que oui. Qu'est-ce qu'iI s'est passé?

- J'en sais rien. T'es parti d'un seuI coup.

- Je me suis évanoui?

- Oui, t'as dit que ta main te faisait très maI

et t'es tombé à terre comme un sac de patates.

(soupir)

- Ah oui?

- Ouais, ta tête a cogné Ia toiIette, un instant j'ai eu très peur.

Tu es sûr que ça va aIIer, Richie?

- Ouais, je crois que oui. Tout est encore confus, c'est comme...

- Ouais. Eh bien j'ai une nouveIIe qui va t'aérer ta grosse tête d'un seuI coup.

- Quoi?

- On est dès à présent mexicains.

(ricanement): On est au Mexique, petit.

- C'est vrai ça? - Ouais.

On est en route pour Ie rendez-vous.

Bientôt nous aIIons boire un bon coup,

et puis Iorsque CarIos viendra nous chercher, iI nous escortera jusqu'à EI Rey.

Et Ià, toi et moi mon petit frère, nous aIIons goûter à Ia vie de pachas.

AIors, qu'est-ce que t'en dis? - J'adore!

(ricanement)

(soupir)

Où sont mes Iunettes?

- Oh, quand t'es tombé, un des verres s'est brisé.

- Merde! C'était ma seuIe paire de Iunettes.

- Oh, t'en fais pas, on t'en achètera une autre paire.

- Comment "t'en fais pas"? C'est sûr que je vais m'en faire, je vois rien!

- Je t'achèterai une paire quand on sera à EI Rey.

- Ah parce qu'au Mexique y a un zigoto qui a ma putain de prescription.

- Eh eh, y a pas de crise. Je veux dire, à moins que t'en fasses une Richie.

aIors commence pas à déconner parce que ça me fait chier.

(soupir)

Merde, je vois rien avec ça.

- Eh Ies gars, on est arrivés.

(musique)

TITTY TWISTER PASSEZ LA NUIT LA PLUS LONGUE

(hommes qui rient)

- Eh les gars! Qu'est-ce qu'on a ici!

Oh, on a des minettes, des minettes, des minettes!

Amenez-vous, amateurs de minettes!

Oui, ici au Titty Twister, on réduit de moitié nos chattes!

Allez faites-nous une offre sur la meilleure sélection de minettes.

C'est le grand bazar des petites chattes!

Eh oui, on a des chattes bIanches, des bottes noires,

des tétons espagnols, des grosses minettes.

On a des cons brûlants, des cons pressés

on a des cons mouiIIés, on a des chattes qui empestent,

on a des chattes poilues, des chattes sans poils, on a des chattes qui mordent,

on a des craques molles, des vulves béantes, des zizis dépucelés.

On a même des chattes de juments, des chattes de mules, chattes de plastique!

Approchez-vous tous, amateurs de meufs, amateurs de vulves!

Venez donc à I'intérieur, vous trouverez de tout pour l'amateur de chattes!

- OK, écoutez-moi bien. Nous y sommes presque. Y a qu'à attendre.

Ce bar est ouvert jusqu'à I'aube. CarIos doit se montrer un peu avant I'aube.

AIors nous aIIons aIIer à I'intérieur, nous aIIons nous asseoir

nous aIIons boire un verre, peut-être même pIusieurs verres.

Et nous aIIons tous attendre CarIos.

D'autre part, j'aimerais vous dire un mot.

Un mot sur Ie bon rapport qu'on a pu étabIir

entre nous cinq avec cette attitude du genre

"je te fais pas chier donc tu m'emmerdes pas".

Donc si tout Ie monde se donne comme objectif d'être cooI,

je parIe aussi pour toi Richie,

tout Ie monde aura ce qu'iI souhaite.

OK, Ies amis, aIIons boire un coup, c'est moi qui paie.

AIIons-y!

- C'est sortir de Ia poêIe et sauter dans Ie feu, ça.

- Attention amateurs de cons!

Venez donc profiter de notre vente de minettes à un cent!

Si vous prenez une jolie petite minette au prix normal

vous aurez une autre splendide petite touffe

de moindre ou d'égale valeur pour seulement un petit cent.

Essayez de trouver une minette pour seulement un cent.

Si vous trouvez une chatte à meilleur prix quelque part, enfilez-la!

(rires)

Eh mais que vois-je donc approcher là?

Une nouvelle saveur. Une petite minette bourgeoise!

(ricanement)

Eh pas si vite!

- Toi, pousse ta graisse connard.

(coups de poing)

(soupirs)

Pas gentiI comme accueiI, pas gentiI du tout.

AIIons-y!

- SaIut! Ça va? Vous vous amusez? Je I'espère!

- Ça aIors, exactement Ie genre de bar que j'aime.

(musique rock)

(fracas de bouteiIIe)

(iI chante en espagnoI)

Je crois bien que je vais y revenir!

(fracas de bouteiIIe)

(iI chante en espagnoI)

Whiskey!

- Vous n'avez pas Ie droit d'entrer ici. - Et pourquoi pas?

- C'est un bar privé ça, aIIez voir aiIIeurs.

- Dois-je comprendre que j'ai pas assez de cIasse pour boire ici?

- Ce bar est pour motards et camionneurs seuIement.

Vous, dehors!

- Fous Ie camp, petite merde!

- Retire ta saIe patte. - Je vais compterjusqu'à trois.

- C'est moi qui compte jusqu'à trois!

- Et de un... - Deux.

- Une petite minute, y a aucune raison de se Ie taiIIer.

C'est un maIentendu, c'est évident, messieurs.

Vous dites que ce bar est pour Ies motards et Ies camionneurs?

Eh bien, je suis un camionneur.

Si vous regardez dehors dans votre parking,

iI y a un motorisé.

Ce gros véhicuIe, iI est à moi.

Pour conduire ce genre de véhicuIe IégaIement,

iI faut un permis de cIasse 2, un permis de camionneur.

Si ce bar est pour Ies camionneurs,

ben moi je suis un camionneur.

Et ces messieurs sont mes invités.

- Soyez Ies bienvenus au Titty Twister.

- Une bouteiIIe de whiskey avec cinq verres. - Avec pIaisir.

(iI chante en espagnoI)

- Tu sers de Ia bouffe aussi, José? - La meiIIeure au Mexique.

- AIors ça, ça m'étonnerait.

On va aIIer s'asseoir, envoie-nous une serveuse

qu'on commande queIque chose, OK?

(fracas de bouteiIIe)

(musique rock)

(cIaquement de fouet)

(musique)

- Si jamais tu veux danser avec cette fiIIe-Ià, Scott, t'as qu'à me Ie dire, OK?

Je Ia paie.

- Je passe.

- C'est contre ta reIigion?

- Non, de temps à autres je bois. Ça ne me dit rien pour I'instant.

- Eh y en aura pIus pour moi.

Scott, un petit verre? - Non.

- Kate, tu bois un coup? - Non merci, j'ai pas 21 ans encore.

- Ça veut dire oui, ça!

On boit ensembIe Kate!

On y va! Quand t'as bu,

tu dois cogner Ie verre très fort sur Ia tabIe, d'accord?

Un, deux, trois!

(eIIe tousse)

- ExceIIent, Kate!

Scott, es-tu prêt? On remet ça. Es-tu prêt mon gars?

- OK.

- Non, iI est trop jeune.

- Oui, iI va boire et tu sais pourquoi? Je vais te Ie dire.

C'est parce que j'aime pas boire seuI.

Kate, second tour, t'es prête? AIIons-y!

- Oui Seth, j'en veux un autre, merci.

- Ok, un, deux, trois!

(eIIe tousse)

- Pourquoi êtes-vous aussi agité, Seth?

- J'ai pas encore oubIié ce saIopard qui a osé mettre sa main sur moi.

- Que pensez-vous faire aIors?

- D'abord, je crois que je vais finir cette bouteiIIe

et puis après,

je vais aIIer Ia fracasser en miIIe morceaux

sur son répugnant petit crâne de con.

- Avant qu'on mette Ies pieds ici, vous nous exhortiez tous à demeurer bien cooI.

Ça vouIait dire vous aussi.

- J'ai jamais dit de faire ce que je fais, j'ai dit de faire ce que je dis.

(musique)

- Qu'est ce que vous m'avez dit? - Rien!

Ce que j'ai dit n'était pas une affirmation.

Ce n'était qu'une question.

Je peux Ia reposer si vous Ie désirez. - Oui.

vous cherchent partout.

Vous ont-iIs mis Ia main dessus?

Non. IIs n'ont pas réussi.

Vous avez gagné, Seth.

Réjouissez-vous.

Jacob,

j'aimerais que tu boives avec moi. J'insiste.

- Et maintenant, pour votre grand plaisir,

Ia maîtresse du macabre,

l'image du Mal incarné,

la plus sinistre femme qui ait jamais dansé sur la face de cette terre.

- (Homme): Foutaise! - Je vous conseille de vous taire!

Baissez la tête et agenouillez-vous pour adorer

la grande déesse, Santanico Pendemonium!

(sifflement de serpent)

(musique)

(accIamations)

- Ça, c'est ce qui s'appeIIe un show!

Aye, ça c'est un vrai show!

(Seth): Wooh!

- Viens ici!

IIs sont Ià Ies putains d'enfoirés.

- Rich, y a de Ia bagarre à I'horizon.

- Combien? - IIs sont trois.

- C'est IequeI?

- C'est ce putain d'encuIé! Le saIaud, iI m'a cassé deux de mes doigts et mon nez aussi.

Et cet enfoiré-Ià, iI donnait des coups de pied pendant que j'étais à terre.

- Debout! - Va te faire foutre, connard!

(cris)

(coup de feu)

Prends ça, ducon!

(cris)

- OK, tout Ie monde reste cooI ou vous serez morts comme ces enfoirés.

Comment va ta main? Fais-Ia voir.

Oh, merde.

(ricanement)

QueIque chose te fait rire?

On s'assied tous!

(sifflement)

- Richie, attention!

- Bon dieu de merde, qu'est-ce qu'iI y a?

- Hey! - Lâche-moi!

(revoIver vide)

Lâche-moi, saIope!

(cris)

- Bouge pas merde!

(cris)

- Richie! - SaIoperie de putain.

- Richie!

- Putain de merde.

- Eh!

(rugissement)

- BordeI de merde!

- Le dîner est servi.

(rire démoniaque)

- Va te faire foutre!

Jacob!

(chair arrachée)

(cris)

- Tu sais ce que tout Ie monde dit à propos de moi?

Je suce!

(grognements)

(grésiIIant)

(cris)

- Adieu.

- J'ai hâte de voir si tu goûtes aussi bon que ton frère.

(coup de feu)

- Enfoirée!

(iI arme son revoIver)

(cris)

(rugissement de vampire)

(cris)

- Merde!

(rugissement)

- Hein?

(rugissement)

- Donne-moi ça!

(cris)

(Ia musique s'arrête)

- Je ne vais pas te vider compIètement.

Tu seras mon escIave.

Parce que je ne crois pas que tu sois digne du sang humain.

Tu te nourriras du sang des chiens perdus.

- Tu seras mon repose-pied.

Et à mon commandement, tu Iècheras Ia merde de chien coIIée à mes bottes de cuir.

- Oh!

- Et comme tu seras mon chien,

je vais t'appeIer...Spot.

Sois Ie bienvenu à I'escIavage.

Non merci. J'ai déjà eu une femme.

(chair qui brûIe)

(rugissement)

(cou qui craque)

Petit probIème en vue.

- L'homme-singe!

Si t'as queIque chose à dire à ces mecs-Ià,

tu me Ie dis à moi d'abord.

(rugissement)

Là!

(battements de coeur)

(rugissement)

Ça suffit.

(Ie coeur grince)

(battements de coeur)

(grognement)

(iI arme son revoIver)

(coup de feu)

IIs ne sont pas censés brûIer une fois morts?

(soupir)

(guitare)

- Si on aIIait tuer ces enfoirés de musiciens?

- Ça, je m'en charge.

- AIIez vous faire foutre, encuIés!

(expIosion)

- Garce.

- Eh, petit.

C'est moi qui ai tout gâché. Pardonne-moi, Richie.

(effort)

T'aurais adoré ça, EI Rey, j'en suis certain.

Tu aurais trouvé Ia paix.

Je t'aime, petit.

(voix démoniaque): Je t'aime aussi, Seth.

(grognement)

(iI arme son revoIver)

- Tu touches mon frère avec ce piquet, motard,

et Ies vampires n'auront pas besoin de sucer ton sang,

iIs pourront Ie Iécher par terre.

- C'est pIus ton frère, c'est un monstre.

- Ça, c'est une question d'opinion

et j'en ai rien à foutre de I'opinion des autres.

- Sois pas ridicuIe! II va tous nous tuer!

- Ta gueuIe, Jacob. - Ta gueuIe.

- AIIons-y. Bouge, vieux. Marche. Marche!

(grognement)

Tenez-Ie bien.

Richie.

Voici Ia paix dans Ia mort que je n'ai pas su te donner durant Ia vie.

(cris)

- Merde!

(bouteiIIe débouchonnée)

- Seth, est-ce que ça va?

- Comme une soie, Kate. Le monde est merveiIIeux.

Excepté que je viens tout juste...

...de ficher un putain de pieu dans Ie coeur de mon frère Richard

parce qu'iI s'était changé en vampire.

Même si je ne crois pas aux vampires.

CeIa dit, à part cette affaire un tantinet maIheureuse,

tout va bien dans Ie meiIIeur des mondes.

- Je suis vraiment désoIée. - Pas de conneries! C'est de Ia foutaise!

Si vous I'aviez pu ou si vous en aviez eu Ia chance,

vous nous auriez donnés en pâture à ces monstres.

- Et on ne I'a pas fait.

Je suis désoIé que vous ayez perdu votre frère.

Je suis désoIé qu'iI soit mort.

Je suis désoIé que tout Ie monde soit mort.

Mais si on veut s'en tirer, iI faut que vous soyez Iucide et sobre et aIerte.

Et pas soûI!

(bruissement)

Qu'est-ce que c'est que ça?

- J'en sais rien. D'abord j'ai cru qu'iI s'agissait d'oiseaux.

- Des chauves-souris.

- Donne-moi un coup de main.

(haIètements)

(gémissement)

(sifflement)

(faibIe grognement)

(cris)

- Non!

Au secours! Venez me voir!

(rugissement)

- Je suis désoIé.

AIIez, viens.

(cris)

- Prenez tous un pieu. On va se débarrasser du reste de tous ces joIis farceurs.

- On en aura Ie coeur net.

- Fais attention. Comment tu t'appeIIes? - Kate et toi, c'est quoi?

- Sex Machine, ça me fait pIaisir. - Moi aussi.

(cris)

(cris stridents)

(rugissement)

(chair arrachée)

- (Jacob): Est-ce que ça va, tout Ie monde? - (Kate): Ouais, moi ça va.

- (Jacob): Est-ce que queIqu'un a une idée de ce qui se passe ici?

- Disons que je m'en doute.

II y a une bande de putain de vampires dehors,

qui essaie de rentrer ici pour nous sucer Ie sang

et c'est tout. C'est cIair et simpIe.

Et que personne ici ne vienne me dire "je crois pas aux vampires"

parce que c'est un fait. Je ne crois pas aux vampires,

Et ce que j'ai vu, ce sont des putains de vampires.

AIors sommes-nous tous d'accord, ici, que ces putasseries sont bien des vampires?

- (Kate): Oui. - Toi aussi, pasteur?

- Je crois pas aux vampires, mais je crois ce que j'ai vu.

- Comme moi, donc?

Très bien, aIors. Comme nous sommes tous d'accord

qu'iI s'agit bien de vampires,

qu'est-ce que nous savons à propos des vampires?

Une croix chasse Ies vampires. Avons-nous une croix ici?

- II y en a dans Ie motorisé.

- En d'autres mots, non.

- Mais voyons, c'est pas sorcier une croix. On a des croix tout autour de nous, merde.

Tout ce qu'on a à faire c'est mettre deux bâtons ensembIe et on a une croix.

- Ouais, c'est vrai. Peter Cushing faisait ça dans ses fiIms.

- OK, ça me paraît cIair. Donc, voiIà pour ce qui est des croix. Quoi d'autre?

- Le pieu dans Ie coeur, ça a été pas maI efficace jusque-Ià.

- Et I'aiI? Le soIeiI? Et I'eau bénite. Je ne suis pas sûr.

- L'argent fait-iI un effet sur Ies vampires?

- Sur Ies Ioups-garous, oui.

- T'as raison, une baIIe en argent tue un Ioup-garou

mais je suis sûr que I'argent, c'est très bon contre Ies vampires.

- Et bien queIqu'un a un objet en argent sur Iui?

OK, dans ce cas-Ià, c'est régIé.

- Est-ce que I'un de vous ici a Iu un vrai bouquin sur Ies vampires

ou est-ce qu'on fait simpIement se rappeIer un fiIm d'horreur?

- (Jacob): Et je parIe d'un Iivre au sérieux. - Euh, comme Ies trucs de Time-Life, quoi?

- J'en déduis que Ia réponse est non. OK, aIors.

Qu'est-ce qu'on sait à propos de ces vampires-ci?

- Ben, on sait tous qu'iIs ont une force surhumaine, mais iIs sont vuInérabIes.

- Ouais. - (Sex Machine): Autre chose,

c'est pas évident d'enfoncer une patte de chaise dans Ie corps d'un humain.

Ça prend beaucoup de force si tu veux percer Ia chair.

Le corps humain c'est drôIement costaud comme machine.

Mais ces vampires ont des corps vraiment mous.

La texture de Ieur peau est comme moIIe et spongieuse.

On passe aisément au travers

et en frappant Ia tête d'un coup très soIide, eIIe se détache faciIement.

- En fait, Ia meiIIeure arme que nous ayons contre ces satanés suceurs de sang, c'est...

...cet homme-ci.

C'est un pasteur.

Aux yeux de Dieu, nous ne sommes rien d'autre que des petites merdes,

sans doute, mais Iui iI fait partie de sa bande.

Le seuI petit ennui c'est que sa foi en a pris un coup.

- J'en ai assez de vos provocations.

- C'est pas de Ia provocation, Jacob. Tu es notre saIut.

Même sans foi, un pasteur, c'est important à nos yeux.

Un serviteur du Seigneur peut prendre une croix

et I'engouffrer pieusement dans Ie cuI de ces monstres.

Un serviteur du Seigneur peut bénir I'eau du robinet et en faire une arme de Dieu.

Jacob...

Je sais pourquoi tu as perdu Ia foi.

Comment peut exister Ia Sainteté

si une femme peut être arrachée à son époux et à ses enfants?

J'ai toujours dit que Dieu pouvait aIIer se branIer

mais Ià j'ai changé de point de vue depuis environ trente minutes,

carje sais que ces choses qui voudraient nous détruire, c'est Ie maI,

dans sa forme Ia pIus pure et venue tout droit de I'Enfer,

et que si I'Enfer existe et que ces saIetés de merdes en proviennent,

c'est qu'iI y a sûrement un CieI, Jacob. C'est incontestabIe.

AIors, qui es-tu?

Es-tu un pasteur sans foi

ou Ie pIus redoutabIe empaIeur

d'enfants de garce des serviteurs du Seigneur?

- Je suis Ie pIus redoutabIe...

...des serviteurs du Seigneur.

(bruits de chauve-souris)

- Je ne sais pas si je peux endurer beaucoup pIus Iongtemps ce bruit-Ià.

- Oui, tu peux, Kate.

Tu y arriveras parce que tu n'as pas d'autre choix que ça.

Et que dirais-tu de passer près de deux jours avec ça,

couchée dans Ia boue d'une tranchée?

Qui pIus-est avec Ies corps en décomposition

de tes camarades comme seuIe compagnie.

- Mais de quoi est-ce que tu parIes?

- C'était au Viêtnam.

C'était en 72.

Je m'étais fait coincer derrière Ies Iignes ennemies.

Tous Ies gars de mon groupe avaient été tués.

IIs croyaient avoir tué tout Ie monde...

...à part moi. IIs avaient raison.

Mais c'était pas parce qu'iIs n'avaient pas essayé.

Une grenade

a sauté à trois mètres de moi.

Ça expIique ma beIIe gueuIe!

Et Ià iIs ont commencé à empiIer tous Ies cadavres par-dessus moi,

et je pouvais rien faire d'autre que de rester Ià,

faisant mine d'être mort,

et écoutant I'ennemi rigoIer et rire

des heures et des heures durant.

Le jour comme Ia nuit. - (Voix de Vampire): Tuez les humains.

Tuez les humains.

Tuez-les.

- J'ai enfin réussi à me sortir du trou,

et j'ai rampé jusqu'aux saIopards pendant qu'iIs dormaient.

Et j'en ai tué un, et deux, et trois, et quatre, et cinq!

Et puis quand j'ai repris conscience,

j'ai réaIisé que j'avais tué toutes Ies squads Viêt-Cong au compIet.

Tout seuI.

II y avait pIein de sang.

Et des morceaux de chair fraîche accrochés à ma baïonnette.

Aujourd'hui encore, je ne me rappeIIe pas...

(rugissement)

SaIoperie de merde!

[ Cris ]

- Non!

(cris)

- (Kate): Papa!

(cris)

- II m'a mordu! L'enfoiré m'a mordu!

- Oui et je crois que je vais recommencer, tiens.

- Approche, Sex Machine.

- Oh, merde!

AIIez-y, venez. - Par ici.

AIIez! Vite!

(grognements)

- II faudrait qu'on ramène mon père avec nous.

- Ton père est mort, Kate.

(grognement de vampire)

(Ies grognements s'approchent)

- PeupIe de Satan,

regagne Ies ténèbres!

Au nom de cette croix...

(grondements)

(cris)

(iI frappe à Ia porte)

(Jacob): Ouvrez Ia porte!

Ouvrez Ia porte!

(Ia porte s'ouvre)

(soupirs de souIagement)

- (Seth): Jacob, tu as été mordu?

- Oui.

- Les putes de faux-cuI. Putes d'enfoirés de vampires de merde!

Je vais Ies tuerjusqu'au dernier ces saIopards! Fumiers! Trous du cuI!

- Oui, et je serai avec toi pour Ie faire,

mais on n'a pIus beaucoup de temps.

- Tu vas bien t'en tirer, j'en suis sûre. - Non, Kate. Pas d'iIIusions.

J'ai été mordu. Dans Ies faits, je suis condamné déjà.

Je dirai que d'ici 20 à 30 minutes, Ia bande de sangsues va démoIir cette porte,

et moi je me transformerai probabIement en vampire d'ici une heure.

AIors vous avez deux choix ici,

attendre ma transformation et vous occuper de moi,

ou ouvrir toute grande cette porte,

et Ià, foncer dans Ie tas, tous Ies quatre

et Ies combattre avec tout ce que nous avons.

Mais si nous décidons de faire ça, iI faut Ie faire maintenant.

Qu'est-ce que c'est que tout ça?

- Moi, je dirais que cet oasis se ravitaiIIe joyeusement

en s'accaparant des biens de ses nombreuses victimes.

Tout ça provient sans doute de Ieurs camions.

- Qui sait, iI y a peut-être des armes dans une de ces boîtes.

Lorsqu'iIs passeront Ia porte, iIs vont regretter de I'avoir fait.

- Ça m'est pIutôt égaI de mourir,

ce que je veux c'est renvoyer Ie pIus de démons possibIe dans Ie feu de I'enfer.

- Amen.

(grondements sourds)

Dieu tout puissant, bénissez cette eau et accordez-nous

Votre divine protection en cette heure Ia pIus sombre. Amen.

Avant d'aIIer pIus Ioin, je voudrais que tous Ies trois me promettiez une chose.

Je vais me battre avec vous du mieux que je peux,

mais Iorsque je ne serai pIus un humain,

je ne serai pIus Jacob mais pIutôt...

un simpIe domestique de Satan.

Je veux que tous Ies trois vous me promettiez

de me tuer comme si j'étais un autre vampire.

- Je Ie promets, Jacob.

- Kate? Scott?

- Je Ie promets.

- Scott? - Oui, je Ie promets.

- Pourquoi je ne crois pas ce que vous dites?

Je vous Ie demande à vous deux encore.

Et je veux que vous juriez devant Dieu,

que vous aIIez me tuer.

Si vous Ie refusez, je me tuerai avec ce revoIver maintenant.

Vous avez besoin de moi, aIors iI vaut mieux que vous juriez.

Kate? Jures-tu devant Ie Seigneur

que dès que je me transformerai en I'un d'eux,

tu me tueras?

Kate?

II ne reste que très peu de temps pour ça, je compte jusqu'à cinq.

Un, deux, trois, quatre...

- OK, je Ie ferai! Je promets que je Ie ferai, d'accord?

On a encore moins de temps aIors je vais compterjusqu'à trois.

- Un... - Non, t'as jamais cru au suicide.

- Ce n'est pas un suicide, si on est mort déjà. Deux...

- OK, OK.

Je te tuerai Iorsque tu changeras, je Ie jure devant notre Seigneur.

- Merci, mon fiIs.

- Tueurs de vampires, à vos postes. AIIons tuer ces saIoperies de vampires!

(iI démarre Ia machine)

- Seigneur, protégez-nous.

DéIivrez-nous de Satan et de ses sous-fifres.

Arrière, Satan.

(grondements)

Arrière, Satan. Regagne Ies ténèbres.

Seigneur, protégez-nous.

Arrière, Satan.

(moteur qui rouIe)

Seigneur, chassez I'esprit du MaI.

- On y va!

(cris de vampires)

(cris)

(grognement)

(rugissement)

(sifflement)

(cris stridents)

(grondement)

(coup de feu)

(cris)

(soupirs)

- Papa, ça va?

(grognements)

(cris)

Papa! Non! Arrête!

Non! Pourquoi Papa?

Je jure devant Dieu, notre Seigneur Jésus-Christ.

- Oh mon Dieu!

- Pas toi! Tu pIeureras pIus tard!

(cris)

- Lâchez-moi, saIes bestioIes! Lâchez-moi! Non!

(cris)

AIIez, tue-moi Kate.

AIIez, tue-moi, Kate.

- C'est trop dur.

- Combien de baIIes iI te reste? - J'en sais rien. Quatre.

- Lorsqu'on en n'aura pIus on trouvera des bouts de bois pour en faire des pieux.

(grognements de vampires)

- Seth, est-ce que je garde Ies dernières baIIes pour nous?

- Non, utiIise-Ies contres Ies enfoirés qui voudront te mordre.

(cris stridents)

Faites pIus de trous, faites pIus de trous!

(coup de feu)

(cris)

- Je ne serai jamais capabIe!

- AIIez, viens, approche.

- Seth, ne me Iaisse pas!

- Va-t'en!

Fous Ie camp!

(Kate crie)

SaIauds!

(on frappe à Ia porte)

- (CarIos): AIIo! Je cherche mon ami Seth!

- CarIos! Défonce Ia porte!

(coup de feu)

(cri strident)

- (Seth): Vas-y, fonce!

- Madre!

(tous crient)

(grognements)

Je pourrais savoir ce qui se passait dedans.

Et qu'est-ce qui se passe, tu es fou ou quoi Seth?

- Pourquoi, de toutes Ies saIoperies de bouches crasseuses du Mexique,

t'as choisi ce bar, ici?

- Je sais pas au juste, un trou ou un autre!

- T'es déjà venu ici avant?

- Non! Je suis passé devant une fois ou deux.

C'est un endroit désert que Ia poIice

ne fréquente jamais et c'est ouvert du soir jusqu'à I'aube.

Est-ce qu'on s'était pas donnés rendez-vous ici? On est Ià.

- Oui, mais en choisissant ce putain de bar au hasard, mon frérot est mort,

et cette jeune fiIIe a vu toute sa famiIIe assassinée.

- Pourquoi, c'était des drogués?

- C'est ce que tu crois, des drogués, est-ce qu'iIs avaient I'air drogués?

C'était des vampires.

C'est pas parce qu'un type est drogué, qu'iI expIose Iorsque Ie soIeiI Ie frappe,

même s'iI est geIé jusqu'aux oreiIIes.

- Seth, je vais réparer mon erreur.

- Tu pourras jamais réparer ce genre d'erreur, CarIos. C'est impossibIe.

Rien ne peut réparer ça.

Mais 1 5% au Iieu de 30% pour mon séjour à EI Rey, ça, je considérerais ça.

(iI ricane)

- Vingt-huit.

- Mon frère est mort, tu comprends ça?

II est mort. II ne reviendra pas, et tout ça, c'est ta faute.

Vingt-et-un.

(ensembIe): Vingt-cinq.

- Kate, va chercher Ia maIIette dans Ia caravane.

- Tu tiendras Ie coup?

Tu veux une bière? J'en ai dans ma voiture.

EIIes sont bien froides, tu sais.

Y'a Ia mexicaine, I'américaine.

(iI jure en espagnoI)

- (CarIos): Comment t'aimes Ia voiture? - (Seth): Ça peut aIIer.

J'avais dit toute neuve, ceIIe-ci est d'occasion.

- (CarIos): Eh, mais eIIe est comme neuve, eIIe appartenait à I'un de mes amis.

II ne I'a conduit que quatorze fois en cinq ans,

eIIe est comme neuve, je te jure.

- AIors qu'est-ce que je fais, je te suis? - Oui, tu me suis.

- Très bien, aIIons-y. - OK.

(CarIos ricane)

- Je suis désoIé.

- Ouais, je suis désoIée aussi.

- AIors, saIut. - Seth.

Tu voudrais un peu de compagnie?

- Kate, sais-tu où je m'en vais? Sais-tu où se trouve EI Rey?

- Non. - (CarIos) : Eh, Seth!

Le chemin est Iong.

Rentre chez toi.

Je suis peut-être bien un saIaud, mais je suis pas un saIaud sans coeur.

(Ie moteur démarre)

(musique)

(hurlement)

(rire)

LA NUIT LA PLUS LONGUE

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