All language subtitles for The.Old.Guard.1960.720p.BluRay.x264.AAC-[YTS.MX]

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian Download
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal) Download
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian Download
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish Download
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Vin gueux!

C'est pas malheureux de voir une destruction pareille!

J'ai dit qu'il y a non plus, fou de marchands de pédaliers au c...

Une vélo que j'ai vendu il y a même pas 30 ans.

Je m'y croyais soigné, ben!

Non!

Il faut laisser l'huile s'épandre, et puis...

Je m'en finir ça plus tard.

Ah! saloperie de sécheresse.

Il fallait être un gars du bagne pour y faire.

Mais, si t'y fait pas mon Poulo qui le fera, hein!

Le curé, ah! le curé.

Allez mon gars...

Un peu de courage...

Il faut y faire.

Ah! non!

ça fait mal à voir avec une sécheresse pareille.

Tiens, je vais boire un coup...

Dis donc le faux triquet.

Vous allez quand même pas, vous arrêter tous les 200 mètres, hein!

Moi, je suis attendu à 6 heures.

Si je suis pas à 6h10.

Je vous botte les fesses! ça m'enjolivera!

Et n'oubliez qu'à mon âge toutes les occasions sont bonnes.

Et tous les coups sont permis, allez, rouler!

Ben, dis donc, là!

Elle retarde votre patraque, là!

Non, c'est le Père Guillaume qui est en avance!

Père Guillaume, c'est notre sonneur...

Il aime bien déjeuner à midi et dîner à six heures...

Alors, comme il habite à un quart d'heure de marche...

il le prend en avance son quart d'heure...

Du moment qu’on le sait, hein!

Oui ben!

C'est beau, qu’on voit ça par chez nous, alors!

Ben, qui c’est-t-y qui vous empêche d’y rester par chez vous?

On vous demande-t-y à quelle heure ça sonne vos cloches?

On s’en fout, nous!

C'est pas vrai Blaise!

Qui se mêlera de vos confins...

non seulement, on s'en fout, mais...

ça nous dégoûterait plutôt!

Qu’est-ce qui leur prend?

Qu'est-ce qu'ils ont?

Ils ont, ils ont, ils ont, qu'ils sont chez eux!

Et qu’ils n’ont plus l’âge de se laisser casser les sabots.

Par des opinions étrangères et codifiantes...

Voilà ce qu’ils ont.

Allez nos pépés, vous échauffez pas, hein!

Il disait ça pour rire.

Nous on rigole entre nous...

On a nos us à nous, nos manières...

et on n'aime pas que les autres y viennent y voir, hein!

Bon! C'est sûr, ils sont pas méchants!

C'est y pas le car!

Ah! non, je le connais le boucan!

Sacrés bandits...

C'est le boucan de la famille.

Tiens, qu'est-ce que je disais...

Bonjour tout le monde. bonjour.

Louise, un canon.

Tiens, qu'est-ce que tu fabriques là, toi le père.

Je croyais que tu devais aider la Germaine...

et t'occuper des cochons.

Ah! Je vais m'en occuper, mais...

Je m'occupe d'abord des bouteilles, quoi!

En tout cas, la soupe est à 7h...

Tâche moyen, qu'on serait pas obligé de venir te chercher.

Mais elle pourrait bien refroidir la soupe!

Dis, dis.

Eh ben, dis, dis. Quoi, qu'est-ce qu'il y a?

Il y a que Baptiste Talon a écrit...

Il revient au pays...

Il va arriver par le car et c'est lui qu'on attend...

Baptiste Talon...

Talon de notre pré! Oui!

Le fils de Jean Talon, le chameau!

Oui, mes cadets! Ce Talon-là lui-même!

Un conscrit de la classe dix-Sept...

C'est un vaillant aussi, celui-là!.

Tiens!

Aux alentours des années douze...

Avec le Blaise, quand il a pas encore ses rhumatismes...

et puis que moi, j'étais pas verminé par l'âge...

Eh ben! on faisait un drôle d'équipage, avec le Talon!...

Aussi bien à la chopine qu'à la mazurka ou au pince-fesses!

Ça y allait, la manœuvre! Hein, dis!?!...

Val...S'ils y allaient! hop!

Il y avait pas assez d'eux à notre bourg...

Voilà qu'ils en attendent un troisième.

Je ne me rappelle pas moi de ce gars-là.

Mais qu'est-ce qu'il viendrait faire ici le Baptiste...

Je le croyais au chemin de fer.

Et moi aussi... Ils l'ont mis à la retraite!

Il faut bien laisser la place aux jeunes, père Péjat.

Pourquoi!

Ils ont dit place aux jeunes, mort aux anciens, oh!

Encore bien leu-Leu qu'on ne nous tue pas,

Allez, allez les vieux à la casserole.

Oui...

Mais en attendant n'oublie pas, la soupe à 7 heures.

Et que je ne suis pas obligé de t'emballer par la peau du cou comme samedi passé!

T’as vu, comment qui me cause ce grand couillon, là!

Je te disais que l’autre soir, hein!

Il m’a foutu des calottes.

Il t’a battu? Il m'a battu, bien sûr

Il vous bat votre fils...

N'exagérez pas un peu, non.

Je sais ce que je dis...

Il me traite comme un vieux...

Et ça me fait marri!

Et couché tôt!

Et la tisane!

Et la flanelle! oh!

Et à table le pinard...

De l’eau dedans.

Comme si j’avais six mois, tiens,

C’est pas de ma faute si j’ai 65 ans,

J’ai mis assez de temps pour les avoir!

Dis donc, par tout ça...

Vous êtes tout fier d'être grand-père.

Oh! pensez-vous...

Tout entouré de petites têtes...

Des sales petits merdeux.

Quand j'en trouve un, dans un coin mon vieux...

je le pince...

Ils m'ont fait assez voir.

Ô ben! t'as raison mon Blaise...

ton rôle, c'est d’être respecté!

C'est pas parce qu’on est des vieux...

qu'on nous prend pour des andouilles.

On a encore notre tête.

Mais dites donc...

Il était marié votre ami Talon...

Peut-être bien revoir sa dame.

Ah! Mais c'est vrai, j'y pensais plus...

Il va rappliquer avec sa bonne femme le Baptiste.

Ah ben! dis donc, ça change tout, t'as raison!

Dis donc entre nous...

C’était une belle femme l'Adèle Talon!

Oh! elle était gracieuse, mais...

Peau de pêche en dehors, peau de hareng en dedans!

Un caractère qui ça pas dû s'arranger, va...

On va pas trouver un moyen pour les faire fâcher?...

Ah! ce coup-là, ça doit être le car.

c'est mon chéri, mon Poulo.

Ah merde!

Je suis pas prêt à revoyager dans cette sacrée carriole moi.

Ça vient-y les bagages.

J’aurais pris le train...

j’aurais au moins pu me dégourdir les jambes dans un couloir

Et puis aller aux toilettes.

Votre train, votre train...

il fallait le prendre votre train.

Ah! De mieux en mieux...

malpoli par-dessus le marché!

Il y a pas à dire, dans la vie, il faut toujours se fier aux apparences.

Quand un homme a un bec de canard...

Des ailes de canard et des pattes de canard...

C'est un canard.

Et ce qui est valable pour les canards...

L'est aussi pour les petits merdeux.

Bravo, mon gars... Bien, dis, mon Baptiste.

Dites donc, les gâteux...

je pourrais peut-être vous apprendre qui je suis, moi.

Pas la peine! Baptiste vient de nous le dire!...

Maréchal des logis, Talon

Quartier Maître Fusiller, Jean Marie Péjat

2ème classe, Poulossière, 43ème de Ligne

Debout les morts.

Y passeront pas...

On les aura...

Tirons-nous de là, aaah!

Ah! on dîne ensemble, ça s'arrose...

C'est formidable! Mais, sûr qu'on y va!

Mes valises, he! mes valises ..

Mais qu'est-ce que t'as fait de ta femme...

On se faisait une joie de la revoir nous deux.

(Mais ral de Batlinos)...

Ne me causez plus jamais de cette sacrée garce, jamais plus...

Monsieur, elle a enstéré, puis-t-on filer.

Et de ça non plus, il faut pas le causer...

Et ne sera pas dit.

Il faudrait tout de même bien trouver à causer de quelque chose.

Hum!

Il faudrait tout de même bien trouver à causer de quelque chose.

Ben! je vais te dire...

Ils m’ont rejeté pire qu’un vieux clou!

Et tu sais de qui j’ai été victime?

Des polytechniciens! des quoi?

Des polytechniciens!

Il a débarqué des ingénieurs de 25 ans...

Ils ont tout vérolé.

À cette heure, le réseau est livré aux gamins...

ça va pas dis...

Ah! j’aime mieux plus être là, pour y voir!

Bon, bon!

Hé!

Tiens les gars, ben le voilà l'ami Talon. Ah!

Voilà notre table.

Louise...

Donne nous une bouteille de Cachelet.

Et allume donc les loupiotes pendant que tu es!

Salut Baptiste, et il ne nous reconnaît pas.

Ah! Léon, Bonjour.

Bouillon... le Fils!

Le fils Bleuzet.

Alors comme ça...

Vous voilà retraité!

Vous revenez au pays.

Mais... oui et non.

Ben, on est tous bien content de te revoir.

Note bien, si on compte bien..

Il y a pas trop à rouspéter...

L’âge de la retraite, tu l’as!

C’est pas une question d’âge!

C’est une question de capacité!

Eh! Eh! justement!

T’es t’y encore ce que t’étais! Ah!

14 de tension, quand on m’emmerde pas!

Des réflexes de conscrit...

Et un ciboulot comme neuf...

Enfin, Jean-Marie, toi qui es impartial!

Oh! impartial! Quoi, quoi!

Est-ce qu’on se prive d’un homme qui a parcouru pendant 35 ans...

La ligne Pithiviers-Etampes-Pithiviers

Pithiviers-Etampes- Pithiviers tous les jours.

Vous savez, qu'est-ce que ça fait...

ça fait dix fois le tour du monde.

Les voyages, on a beau dire hein!

Il y a rien tel pour voir du pays.

Mais je pense bien...

C'est pas les curiosités qui manquent...

Ah! moi et ma femme, on en cause souvent...

Ce qu'on aurait aimé connaître, nous autres...

C'est le temple d'Angkor.

C'est rare ça, le temple d'Angkor.

Je pense ben que c'est rare...

Surtout entre Etampes et Pithiviers.

Je voulais point faire de peine à personne Etienne,

Mais plus con que toi c'est rare aussi.

Eh!

Ils sont vraiment plaisants, hein!

Moi je leur cause plus depuis quatre ans...

Ils m'auraient fait tomber fou!

Grand-père! Ah! ces chialant, voilà la patrouille.

Pépé, il y a la maman qui dit qu'il faut que tu rentres.

Oui, vous les morpions...

Allons, allons, voyons du respect.

Vous, les morpions, je vous ai déjà défendu la sortie.

Ils ont l'air bien élevés ces petits gars.

Viens ici ... Doucement, doucement, les badins!

Qu'est-ce qu'on dit!

Merci. Merci qui!

Oh eh!

S'il faut se traîner à plat ventre!

Rendit sa sucette, aller, viens!

Dis donc, Baptiste. Eh!

Qu'est-ce que t'as voulu dire tout à l'heure! Quand ça!

Ah ben! quand l'as de pique, là-bas.

Il t'a demandé, si tu ramenais au pays...

tu as dit «oui et non».

Je trouve pas ça ben franc moi! Ben! Oui!

Puisque t'en causes, parlons-en.

Vous autres, vous avez un chez vous.

Toi, ta famille, toute vilaine qu'elle devient,

Et toi, ton commerce tout crotteux qu'il est.

Moi j'ai pas d'obligation par tirer la patte.

mais l’Adèle!

J'ai répudié, l’Adèle...

Chassé à tout jamais de ma mémoire et de mon lit.

Je veux plus entendre même son nom.

Alors, si tu restes pas ici où tu vas?

à Gouyette. Quoi? La Gouyette!

J'ai dit à Gouyette!

Oh! à l'hospice des vieux...

Non, mais t'y t'es pas fou!

Mais c'est pire que la prison, Gouyette...

c'est pire que le cimetière!

Vous aviez dix ans de retard...

ça était arrangé.

Tout ce qui a de neuf, tout en ciment.

Avec des radiateurs à chauffage central...

La salle de billard et l'eau courante.

Du vin à chaque repas oui!

Tu me prends aussi pour un idiot...

De ne pas m'être renseigné là-dessus.

Un litre de vin chaque midi qu'on a droit.

Et la chopine le soir...

Comment c'est ti, tu sais tout ça!

Par Malvoisin...

Un ancien cheminot.

Il bossait là à Gouyette depuis trois ans lui...

on s'écrit souvent nous deux Malvoisin.

Eh ben, voilà des mois...

Qu'il me supplie...

Pour me faire entrer avec recommandation...

J'aurais ma chambre.

Il a des influences là-bas, Malvoisin.

Mais cré vin Dieu Baptiste...

un hospice, c'est fait pour les vieux...

qu'est-ce que t'irais faire!

Nous autres anciens...

On serait déjà pas à notre place...

Alors toi de la 17!

Mais je vais tout de même pas aller aux enfants trouvés.

Ô ben! Si t'es pressé de mourir plus tôt que ton temps...

Après tout, ça te regarde.

Mais puisque t'es déjà promu aux bonnes œuvres...

Qu'est-ce que t'es venu faire par chez nous?

Oui!

Je suis venu pour affaire...

Pour toucher les arrérages de mon pré.

Ah!

Mais c'est pourtant vrai, que t'as le pré derrière chez moi.

Sans vouloir te manquer Blaise...

Je suis un peu surpris...

Tu m'aies rien donné depuis bientôt quatre ans.

Mais qu'est-ce que t'as mon Blaise?

Tu as le museau tout fripé, serais-tu pas bien!

Mon gros Poulo!

Il faut que je te parle bien franchement! Ben, il me semble!

Bonjour, Mariette.

Bonsoir, Mariette. ça va, madame Louise.

bonsoir, Mr Péjat. bonsoir ma belle.

Dis Pépé, on est prêt à passer à table...

alors il vaudrait mieux pas que tu flânes.

Mais je ne flâne pas...

je suis en train d'honorer un ami

Un grand ami, monsieur Talon.

Ma petite-fille Mariette. Il faut que tu te dépêches, dis.

Tu dis là d'abord à ton père...

Que j'aime pas la soupe.

Tu lui dis là ensuite que je mettrai au sifflet...

et tu lui dis après...

Et si t'es encore en train de chercher des calottes mon Blaise!

Eh ben! dis-lui plutôt, que...

je vais venir tout de suite, parce que j'ai faim.

Bon, alors tu te dépêches, hein!

Ils savent pas que je suis là...

Fais leur de venir de toi, hum!

T'as intérêt!

T'as intérêt!

Ma préférée...

Ma mignonne.

Celle-là, jamais, je la pince.

Qu'est-ce que tu marmottes, vieilles grimaces!

Eh ben! je pense que de tous tes petits gars, peut-être...

Moi, c'est la Mariette, que je pincerai.

Le cochon...

T'entends ça, le Baptiste...

T'entends ce qu'a dit ce malade.

J’entends...

Moi je suis pas pinceur. Ah!

Mais, j'avoue que si je l'étais. Ah!

(Sacrés vingt dieux de puis)...

Vous êtes bien pareil...

Deux poules sauvages voilà ce que vous êtes...

tous les deux...Deux pendables

Et j'aime mieux plus boire que de continuer à trinquer avec...

D'ailleurs ça tombe bien, il faut que je m'en aille.

Ah non! T'en iras pas comme ça...

T'en iras point, qu'après avoir payé une tournée...!

Et qu'on ait fini les conversations.

C'est vrai, qu'est-ce qu'on disait! Je me rappelle plus!

Ô ben! je me rappelle pas moi!

T'étais sur le point de parler ben franchement à Baptiste.

Eh oui, ben franchement. Parlez de quoi!

Eh ben, peut-être bien de son pré.

Tu sais-t-y ce qui s'y passe dans ton pré! Non!

Et ben, tous les dimanches...

Il y a 22 corniauds qui font ce qu'ils appellent du football.

Oui mon gars, du football...

Voilà ce qui s'y passe sur ton herbe.

T'aurais pas permis ça, hein!

Allez, pour permettre ou pas permettre...

Il faut être chez soi, c'est pas le cas là...

Jamais mes petits-enfants...

C'est la faute à l'âge et aux rhumatismes.

Les temps sont plus ce qu'ils étaient...

Et les enfants d'hier ne sont plus ceux d'aujourd'hui.

Entendu, entendu.

Quand l'Anselme a été d'âge à me rendre mes calottes...

Il a tout pris en main.

La direction de la maison...

La vente des cochons...

L'éducation des morveux, et même la mienne.

Il s'agit pas d'éducation.

Il me demande plus mon avis en rien...

Je vis sous la botte à Hitler. Bo!

Il y a des moments où j'en arrive à regretter...

de ne pas avoir péri à Verdun dans ma belle flotte de Lanche.

Mais c'est t'as pas connu ça toi, Verdun.

Ah! T'es inconnu dans la Somme...

Détourne pas la conversation, hein!

D'ailleurs, j'aime mieux dire que j'ai gueulé.

à m'en faire péter les poumons...

Quand l'Anselme m'a dit qu'il voulait...

Sous-louer ton terrain à la commune.

Mais, monsieur voulait entrer au conseil municipal.

fils de garce.

Et comme le maire cherchait un terrain pour son football...

Alors, va te faire fiche.

Allez, je flotte les chopines les vieux gars.

Chopine?!

Un litre oui, c'est bien moins que tu puisses faire!

La quantité fait rien à l'affaire...

Désormais pour moi qui dit Poulossière dit voleur...

J'en reviens pas là-dessus...

Alors très bien, trois chopines.

Ben! Ils vont encore être frais...

Bon!

Demain, aux aurores, j'irai recevoir mon dû à la mairie.

Et peut-être porter plainte...

Ils vont m'entendre gueuler.

Ils n'entendront rien du tout...

Demain c'est dimanche, la mairie est fermée.

Le lendemain, lundi matin.

Ah, ben!...

T'es-t-y pas fou complet, lundi, c'est la “ fête aux escargots ”!

Oh, ben!

Escargots?!

Vous en êtes encore à ces goinfreries de croquants!

Ah! Dis donc Baptiste...

Si t'es revenu de Pithiviers avec une mentalité pareille...

T'aurais aussi ben fait d'aller tout droit à Gouyette, hein!

Pas besoin de tes avis, moi!

Les fêtes aux escargots, j'en n'ai raté que cinq dans ma vie.

Les années 14, 15, 16, 17, 18.

Quand c'était que c'est que j'étais aux Dardanelles.

Et pis qu'aux Dardanelles y avait pas d'escargots.

Je suis allé plus loin que Verdun et la Somme moi.

J'ai pas fait une guerre de fainéant.

Quoi!

Qui a fait une guerre de fainéant?

T'oserais insulter ceux qui ont péri sous les obus.

Pendant que d'autres faisaient danser les moukères! Fils de garce!

Cré vin gueux.

Vous n'allez tout de même pas comparer vos bains de boue à mes turqueries...

Nos bains de boue!?!

Sacré nom de Dieu de bon Dieu de singe en boîte.

Ah! je vais tout de même te foutre une tornade dans la gueule moi.

Pauvre es ti! Va te faire foutre!

Toi vieille pipe.

Qu'est-ce qui se passe!

Qu'est-ce que c'est que ce chantier?

On bavarde nous tous à Talon!

Vous appelez ça, bavarder!

Je vous jure, il ne manquait plus que vous!

Oh! Mais dis donc de quoi ce qu'il se mêle.

Je me mêle que la soupe, elle est servie...

et que je vais te donner un coup de pompe dans l'oignon.

Oh! c'est pas beau le respect que tu as, là!

Si le père n'était pas vieux...

Je ne serai pas obligé de faire le chef de famille.

Chef de famille d'escrocs!

Je vais pas vous répondre...

Allons, allons... Allez, allez...

Il faut garder vos réponse pour les tribunaux...

Parce que je vais vous traduire moi!

ça vous ferez la bonne à donner de l'herbe au ballon.

C'est pas malheureux d'en arriver là.

Un homme qui faisait la loi au bourg, il y a pas 20 ans de ça!

Il est toujours féroce de même l'Anselme.

Oh ben, des fois il se courbe un peu.

Non!

Tiens, l'année passée, il l'a tenu enfermer durant huit jours.

Il y a le Blaise, il s’était foutu tout nu dans le lavoir.

Puis voulait que le curé l'aille le baptiser, il était soûl la nuit.

Louise, tiens, va donc te payer!

Tu m'aurais fait apprendre, coucher chez la Louise.

Tant que tu seras au bourg, tu coucheras chez moi.

c'est pas brave de ta part.

Tiens, là-dessus, tu vas dormir comme un loir...

Question moelleux, tu trouveras pas mieux à Gouyette, gars!

Tiens, viens me donner un coup de main...

on met tout ça dans l'atelier.

Oui!

ça me tourmente cette folie qui te prend...

d'aller chez les bonnes sœurs.

T'aurais pas eu la vision!

Mais je suis seul, je te répète.

Ben! moi aussi, je suis seul, puisque je suis célibataire.

Ben, puis le Blaise aussi il est seul, puisqu'il est veuf.

Ce que je comprends pas...

Bel homme comme t’étais,

C'est, comment t'as fait pour échapper au mariage, hein!

Oh ben! C'est pas les occasions qui manquaient...

Mais d'abord j'ai trouvé, que j'étais trop jeune...

Ben, après j'ai trouvé que j'étais trop vieux.

En somme, c'est toujours l'âge qui t'a sauvé toi...

t'as de la veine. Tiens.

Depuis combien de temps qu'il est veuf le Blaise?

Eh ben, depuis que la Marie s'est noyée.

Elle s'est noyée!

Chez eux dans la mare de la cour, ben, bien sûr!

C'est en hiver...

Elle était en train de faire tremper un osier.

Ben, puis elle a glissé, plok, elle a été dans l'eau.

Certains qui disent ça...

Puis il y en a d'autres qui disent que...

La Marie, elle aurait été un peu poussée.

Par qui donc?

Par qui donc? Ô ben!

Va, dis donc savoir, en tout cas...

Je peux pas me dire que le Blaise n'était pas trop heureux avec elle.

Il a peut-être eu un réflexe...

Tiens, prends le bout,..

Ben! Puis, l'Anselme tout costaud qu'il est, hein!

s'il lui prend l'idée d'aller tremper un osier...

Il aurait peut-être intérêt à pas trop se pencher sous la mare.

C'est tourmenteur le Blaise...

c'est peut-être ben possible, qu'il les ait pris dans l'ordre.

Mais dis donc, eh...

Tout ce que je te dis là...

C'est entre nous!

Il faut pas lui répéter, hein!

Tu remarqueras, j'ai confiance en toi.

Je te dis ça, au cas ou toi...

T'aurais des choses à me causer.

Je vois pas.

Non, je vois pas.

Tu vois pas!

Alors, pourquoi c'est y tout à l'heure...

t'as pris le pétard quand...

Le Blaise et moi, on t'a parlé de ta femme!

Vingt dieux de femelle!!!

Si j'étais le directeur du choléra...

Il y a longtemps qu'elle serait morte!

Tiens, tu vois, te voilà reparti...

Moi à ta place, je me soulagerai.

Écoute, Jean-Marie.

Ce que je vais te dire c'est un secret, hein!

Il faut que tu me jure que tu vas pas le répéter à personne.

Bien sûr, c'est juré, je te le jure, tiens...

je te le jure sur la tête à Poulossières.

Ben à Pithiviers...

il y avait un nom de Dieu de putain de petit trou du cul de chef de gare...

Cocu par un chef de gare...

Alors ça mon Poulo, ça c'est la meilleure.

Il faut reconnaître que ce pauvre Baptiste...

même dans ses 20 ans,

Il a jamais eu les succès qu'on a eus, hein!

Et tout, on était des sacres lapins.

Eh ben! ils sont un peu maximatosés les lapins!

Eh, eh, Blaise...

Tout ce que je viens te raconter... Oui, enfin!

Oui ben! Jure-le-moi.

Sur la tête à Talon.

Tiens, les fauves sont lâchés...

Ah, regardez-moi cet engin.

Et ben, mon cadet...

Ils sont en train de le herser ton pré!

Sont en train d'y passer les boutures, dans ton herbe.

ça, mes vieux gars, c'est ma mort.

Et on les encourage, ces ravageurs.

Ben quoi, y faut bien que la jeunesse s'amuse...

Ben! voyons...

Ils sont bien mieux là qu'au bistrot.

Ils prennent l'air.

Si je te disais, mon Baptiste...

Que l'année dernière, rien qu'en comptant...

Deux avant-Centres...

Deux inters...

puis le gardien de but qu'ils appellent çà.

Eh bien, ils ont eu un tibia...

Une rotule de cassée..

Puis une fluxion de poitrine...

Tu vas pas me dire qu'on avait ces rendements là...

Avec le picon-citron.

Oh! Vingt dieux, la belle église....

Il y a un Jésus, mes cadets, Il y a un Jésus...

Voyons, faire manger de l'herbe à leur ballon.

Il est chez le père Péjat,

il y a qu'à prendre le votre...

Le nôtre est dégonflé...

Puis de toute façon il faut le récupérer.

Bon, ben! alors, allons chercher celui-là...

ça fait déjà deux minutes de suspension de jeu...

Le ballon, le ballon, le ballon...

Le ballon, le ballon, le ballon...

Père Péjat...

Il y a eu un coup de pied un peu fort.

Vas-y, vas-y.

Oh! ça va parler tout seul ça.

Père Péjat on s'excuse, mais...

il y a notre ballon qui a dû tomber chez vous.

Voulez bien nous le rendre.

Votre ballon jeune gens...

Il est confisqué...

Jusqu'à nouvel ordre...

Quoi! Qu'est-ce qu'il raconte?

J'ai dit, on a confisqué votre balle.

Confisqué, bien, c'est ce qu'on va voir!

Eh ben! messieurs, qu'est-ce qui se passe?

Qu'est-ce qu'il y a?

Vous avez caché le ballon!

Je vous préviens, messieurs...

Que je suis arbitre fédéral.

Vous êtes t'y anglais? Ben, non...

Bon, ben! pour moi, un arbitre qui n'est pas anglais...

c'est rien de moins qu'un merdaillon en culottes courtes...

qui joue avec un sifflet.

Allez donc mettre un pantalon long, jeune homme.

Bon...

Alors, est-ce que vous voulez nous la rendre, oui ou non!

Non, on veut pas!

Bon, puisque c'est comme ça...

On va la chercher nous même, hein!

Viens par là, viens!

Dis donc le père, veux-tu que je te tire les oreilles...

Veux-tu me chercher ce ballon et au trot.

Hum!

Bon, alors, les gars, si on ne trouve rien dans le jardin...

Il y a qu'à aller fouiller dans le bric-à-brac.

Le premier qui s'aventure dans l'entrepôt ou dans les coursives...

je le tire comme un lapin.

J'ai un coup de 7 à droite, un coup de 5 à gauche.

Je vais en faire un doublé de connards.

Mollis pas, Jean- Marie, t'as la loi pour toi.

Parfaitement...

T'as la loi pour toi, Jean-Marie!

Eh les gars, ils l'ont foutu dans le puits.

Ah! c'est pas bon, comment on va la sortir de là!

Merde...

Il y a ma perceuse qui est pétée, dis!

Ben, change la...

Change-la, change-la, c'est vite dit...

j'en ai pas d'autres.

Mais dit Camille...

Tu veux pas dire qu'on va encore être obligé d'affronter...

Notre vieux gâteux.

Tu te souviens l'année dernière...

Tout ce qu'il nous a pas fait voir.

Pour nous donner un coup de main.

Bon, s'il y a pas moyen d'y couper.

Dites-moi, monsieur Péjat!

Je vous attendais messieurs, allons-y.

Mais des fois on disait rien.

Ah! moi je réponds à ça...

Les mauvais ouvriers, ont les mauvais outils.

Parce que je vais vous dire une chose, jeunes gens!

On m'a compté 20 ou 30 ans...

Pour savoir se servir d’une chignole et encore...

quand c’est qu’on est doué!

C’est point un reproche...ça fait partie d’un ensemble!

Parce que s'il y a plus de bons ouvriers...

je vais vous dire à qui c’est la faute, moi!

C’est la faute aux assurances sociale!

à cette heure, les gars...

Pour un rhume, ils s'y mettent en congé maladie!

Ou ben! sinon un point de côté...

Ils font une cure qu’ils appellent ça!

Si jamais le jeu de ma chignole à moi le Péjat...

Il a pas cassé en 40 ans de métier...

Dites-vous bien, que c'est point par hasard.

Ah! Bien sûr. Ben!

Bon, ils n'ont plus qu'à danser maintenant.

Mais qu'est-ce qui a?

Qu'est-ce qui ne va pas?

Tu as l'air toute drôle, à quoi tu penses?

Je pense au grand-père...

Papa l'a enfermé!

Et lui a caché tous ses vêtements, pour pas qu'il sorte!

Il a bien fait!

Quoi, dis donc, je voudrais bien te voir à sa place.

Tu dis ça parce que c'est ton grand-père...

Tu le défends, je comprends ça.

Mais entre nous, hein!

Mais il est drôlement insupportable.

Oui ben, comme on se marie samedi...

le samedi et le dimanche, il faut bien, qu'il le supporte.

Alors c'est toujours pour samedi le mariage! Je compte bien sur vous, hein!

Ah! oui, hein!

Bonsoir, monsieur l'instituteur. bonsoir, bonsoir.

Vous, les mômes alors c'est fini, non!

Tu serais peut être mieux au lit toi, non.

Les escargots saisis dans la remure.

Toi aussi, tu serais mieux au lit. Mais bon...oui.

Bonsoir, monsieur Piolet. Bonsoir, monsieur Piolet.

Bonsoir les gosses.

La porte.

Écoute-moi! Hum!

Je marchais ben, tranquillement au bordure du bois...

Tout d'un coup, mon vieux, comme une...

Un capucin comme ça qui me déboule dans les pattes

Oooyeu...

Je le prends...

Je tire mon coup droit entre les deux oreilles, ban..

Te faire foutre, voilà qu'il continu...

La porte, vin gueux.

Alors je vois ça...

ça va un cul-de-sac à gauche.

Je prends bien mon temps...

Je le vise bien, et je tire...

J'aurai dû le truffer de plomb, hein!

Mais il continuait à courir la vache... Non!

Tu sais pas encore où on l'a trouvé?

A trois kilomètres de là...

C'est le père Gobineau qui me l'a ramené, tu pourrais lui demander.

Tu es bien sûr que c'est le même?

Demande au père Gobineau, je te dis!

Il a quand même pas causé avant de mourir ton lièvre.

Heiiiiin! T'es t'y fin tiens!!!

Ahh vive les sucettes et vive les escargots.

Hop là!

Ah! tu vas perdre tes rognons, mon Blaise!

Eh! les enfants, je reviens des enfers...

Allez la Louise trois chopines.

Ils m'ont mis au lit...

Puis sont partis sans rien dire les voyous.

Alors quand j'ai cherché mon chapeau plus de chapeaux...

Mes souliers plus de souliers...

Ma veste partie...

Ma culotte partie.

Alors, j'ai sauté par la fenêtre sur mon vélo...

Et puis me voilà!

Attendant mettez donc ça! T'as peur de voir mes antiquités!

Je sens que vous vous enrhumiez, oui!

Touche pas à ça!

Allez y doucement, hein!

C'est du 12 degrés.

Elle croit que ça nous épouvante.

Louise...

On n'a plus de de muscadé.

Dis donc, les enfants...

Je suis pas venu ici pour me pioncer moi.

Allez, je vais faire un tour au bal, vous venez!

Quoi!

Mais, t'irais pas danser, vieux Satan...

Quand on sait que tu es presque en deuil!

Mais si elle te voit de là-haut...

la Marie doit penser que t'es un beau saligaud.

Depuis qu'elle est tombée, je suis dans la fin de deuil, avec cruel.

Pauvre Poulo! pouvez lui demander!

Des fois, je me réveillais encore la nuit...

Et je pousse des cris.

Madame, ils en sont tous là, les assassins.

Pourquoi tu dis ça?

Ah! Ne fais point attention...

Depuis qu'il a été séquestré,

il n'a un coup sur le carafon.

Ben! Je disais que vu ton chagrin, ta place était au bal.

Tandis que moi qui part demain à Gouyette...

j'ai pas de raison de me privé.

T'as raison...

Rien n'empêche les cocus de valser, allez hop!

Quoi!

C'est toi qui aurais parlé de l'autre garce, hein!

Toi, t'aller t'allonger (sacrée perruffe) moi!

Pour ma petite Marie, je parie bien aussi...

tu as osé m'accuser, hein!

Il fait bien baisser sur la guillotine, ce salopris là!

Bon dieu, ben, là, ça, c'est trop fort...

T'as bien juré de rien répéter, vieille charogne.

Tu sais, tu ce que t'es!

un parjure comme on dit. un quoi?

Un parjure, tu sais pas ce que c'est!

Oh! moi, je sais ce que c'est...

Et puis vous faites bien la paire.

Parce que toi aussi, t'avais juré de ne point causer hein!

Et tu l'avais juré sur la tête de ce voyou là!

Oh! sur une tête d’assassin, ça compte pas!

Vieux singe...

Je vais te la coller dans le pif moi, la tête d'assassin.

Quoi!

Et ça va-t-y pas bientôt finir, non!

Silence, vous, là-dedans. De quoi je me mêle!

Dis-donc, la Louise...

Mais qu'est-ce que t'attends pour appeler le garde champêtre!

Avec eux, c'est pas un garde champêtre qu'il nous faudrait!

C'est un escadron de CRS...

Ho!

Vous l'entendez dire ça, mes vieux gars?

Cré bon dieu de veau.

Si on l'avait su qu'on nous causerait comme çà...

on aurait fait exprès de la perdre...

De perdre quoi!

La guerre de 14.

Cette salle, je l'ai construite, pardi, pas payer, non.

Mais, qu'est-ce qui se passe? Allez, viens...

On est là depuis vingt ans, quoi, quoi...

il vous plaît pas, mon smoking!

Non! c'est aujourd'hui qu'on se met en redingote...

Pour entrer en votre bal, tout de même... Moi, je suis chaste!

Alors vos billets! vos billets!

Alors, Jean-Marie, laquelle tu t'invites là-dedans?

Il faut pas là danser, moi je m'attends à une valse.

Eh! moi de même...

Parce que c'est ma spécialité, la valse. ....

Ha, maintenant, ça sera peut-être bien une...

De quoi ça à l'air, à quoi ça ressemble, dis moi!

C'est un bougi-Bougi...

Un bougi-Bougi...

Aujourd'hui, mon bibi...

Personne sait plus s'amuser...

De notre temps, la musique, c'était de la musique...

Le beau Danube, les nuits de Chine...

Maintenant, c'est plus rien que du boucan...

En somme à leur fête...

Il y a personne, à part les jeunes...

Eh ben, t'es jeune...

Quand c'est qu'on a connu les années 20.

Pas pour vous contredire mes conscrits...

Moi je trouve qu'on rigole bien quand même.

Je suis saoul comme une vache.

Monsieur le maire, il y a jamais eu autant de monde.

C'est pas vrai...

Je vais même avoir la misère pour accrocher mon manteau.

C'est-y pas trop surchargé tout ça!

Ba, ça pourrait supporter le double...

Pour abattre ça y faudrait un typhon...

ça a pas été barmonté par des bleus, ce truc-là!

C'est signé Péjat,

Peut-être ben même qu'on pourra jamais le démonter...

Voir un canon de marine.

T'as rien Pépé!

Mais non, mon petit Poulo, mais non!

Oh! mon gros Poulo!

You youya! corne d'dju de corne d'dju...

il est signé Péjat, ben oui!

Ils ont failli me casser mon verre de...

Bravo, c'est gagné, il y a plus qu'à le remonter...

Donnez-moi un coup de main vous autres, voyez pas que c'est lourd?

Lourd! Ho!

Oui! écartez-vous...

Je vais vous la redresser moi, votre bout de bois...

Et puis, en souplesse, encore...

Voyons père Péjat, c'est pas sérieux...

Quoi! Qu'est-ce, ça veut dire!

Allez, foutez-moi votre planche sur le dos...

Puis vous autres, vous le tenez debout...

Non, mais sans blagues alors, prêt...

He! ça, je vous préviens, Père Péjat,

s'il vous arrive quelque chose...

Mais qu'est-ce que vous voulez qui m'arrive!

Dans le temps, on me mettait 100 kilos sur mon dos...

puis je faisais le tour de la commune avec....

Ah ben! c'est vrai!

En 1924, j'ai vu soulever une cuisinière...

Pas une bonne femme, une cuisinière en fonte...

Moi aussi, je l'ai vu...

Moi, j'ai rien vu, mais, je le jure....

Oui, ben, assez causé...

Mettez-moi ça sur le paletot, puis qu'on en finisse..

Passe par là.

Vous allez voir, ce que vous allez voir...

Des hommes comme ça, il y en a plus...

Vas-y, vas-y!

Il est mort!!!! Mon Paulo.....

Attendez, je vais le pousser par là!

Eh! enlevez le banc!

Nous voilà débarrassé d'un.....

Il a glissé, je l'ai vu. Quoi?

Moi aussi, je l'ai vu...

ça pourrait même bien être l'oeuvre d'un malfaisant...

Ho, ils ont le diable dans la peau... Allez, viens Paulo...

On ne sait jamais trop de quoi y sont capables... Quoi!

Ils ont déjà failli tuer Péjat...

Il y a de la lumière.

Il est sûrement là.

Ouvre-nous c'est nous!

On te dit que c'est nous.

T'as glissé tout le monde l'a vu...

Ils en causent tous.

Les panneaux comme ça, t’enlèverai cinq, dix...

Maintenant je me rappelle la cuisinière de 1924...

C'était autre chose...

He! C'était autre chose.

He! Jean-Marie!

Pourquoi tu répondais pas! Qu'est-ce que t'as!

Rien.

Mes vieux gars, il faut point vieillir...

On a le droit de souffert, de voler et de piller...

Mais, il faut point vieillir....

Mais qui chante là?

Et ben, je dis que quand on est vieux...

On sait quand c'est qu'on se baisse...

Mais, on sait pas quand c'est qu'on se relève...

Je dis quand on est vieux...

Il vaut mieux aller chez les vieux...

C'est toujours ben ce que j'ai dit.....

Bon, ben, on est d'accord? Oui...

Ben, puisque j'ai plus la force de rien...

Moi aussi, je m'en vais finir mes jours dans le chauffage central...

Et puis dans l'eau courante...

Baptiste, tu peux écrire à ton ami Malvoisin...

C'est décidé, je m'en vais avec toi à Gouyette...

Décidé, vingt Dieux de bonnes soeurs...

à Gouyette, on passera nos jours étendus dans le gazon...

On se la coulera douce comme un bouquet de fleurs.

Saouls comme cochons...

On rigolera à se faire péter les bretelles...

On sera comme dans un lit de train.....

Eh ben!

Le 33 bon à tuer.

33.

Ah! c'est curieux...

Il y en a autant d'invités à la noce à Mariette.

Mais c'est vrai ça...

En comptant nous autres à la famille à Jojo...

On sera 33.

On sera pas 33 on sera 35.

En comptant qui?

Deux amis à moi... encore!

Parfaitement deux amis qui vont partir en voyage...

Voulaient être de la cérémonie...

Tu oses encore me parler de ces deux acolytes...

Tu oses encore, hein!

Après ce qui c'est passé cette nuit...

Si j'étais dictateur, je les fais chasser de la commune moi...

Eh! Dictateur... allons.

Les deux mandrins...

je les ferai emmurer vivants...

Parfaitement.

Aïe! Tu me piques. il faut souffrir pour être belle.

Elle sera jamais prête pour samedi, ma robe...

Il faudrait que tu demandes à Louise ...

de te donner un coup de main pour réparer le voile.

Mais oui.

D'ailleurs la noce du train ou tu vas...

Tu pourras bien la passer au lit!

Eh ben! si c'est ça, moi je vais te dire une bonne chose...

le panier et le cochon, vous le mangerez sans moi!

Avec plaisir...

les pitreries que tu pourrais faire...

Ne seraient pas capables d'indisposer le bon Dieu.

Le bon Dieu et moi on... Allez du vent...

Quand on est affublé d'un ivrogne gâteux...

On n'a pas intérêt à le montrer à la belle famille.

Eh, votre noce à part ma petite fille...

ça va être une belle compagnie de sales gueules, ha..

Alors les Pépés, vous nous quittez.

Vous allez nous manquer.

Ce qui va surtout vous manquer...

C'est qu'à cette heure, vos vélos...

Va falloir les faire réparer dans le pays.

Croyez pas, que vous allez vous ennuyer là-bas à Gouyette.

S'ennuyer!

C'est pas ce que dit mon ami Malvoisin...

Et il est un expert en rigolade, Malvoisin.

Ne discute donc point Baptiste...

Écrit ces lettres et après c'est trop tard.

Hier soir, j'aurais encore accepté des excuses...

Mais maintenant...

Des excuses...

Voyez pas, que vous allez un peu fort père Péjat...

Tu vois, il recommence.

Bravo pas de fautes. Tiens.

Ben alors, c'est bien entendu, pas de regrets...

Partez bien tous les deux...

Ils partent pas à deux, ils partent à trois.

Tu te décides à quitter tes cochons et ta fosse à purin!

Je viens à Gouyette...

à Gouyette ou à la mairie, je m'en fous, je pars avec vous.

Allez toi le fainéant, passe-moi une formule.

Eh ben! il était temps mon pouilleux.

Parce que sais-tu qu'une fois ta famille...

avant d'avoir des infirmités...

Elle t'y tienne...

J'en ai vu leurs têtes quand...

Je leur avais dit que je ne serai pas de la noce.

à genoux, qu'ils m'ont supplié...

Comme ça, à genoux.

Il faut tout de même que je sache quand vous partez.

Demain matin...

Mais vous serez pas long d'avoir de mes nouvelles pour le terrain de football.

Demain matin à quelle heure...

Parce qu’ils vont vous envoyer une camionnette.

Camionnette pourquoi faire...

On y va à pieds...

Eh, eh! Il y a plus "l" à Poulossière... Tu crois!

Mais il y a deux "s".

Mais il y sont les deux "s", ils sont l'un dans l'autre.

Où? Ici, là!

Tiens! Allons y!

C'est pas les yeux qui sont mauvais...

C'est les bras qui sont trop courts...il faut t...

Né le...

Mes vieux gars, ça, on partira à l'heure H.

L'heure pile.

Louise...

Les voilà!

ça va manquer.

On va avoir l'âge des petits à Gouyette.

C'est y pas beau la vie mes cadets. Oh! sûr, on est comme des rois, hein!

Oh! C'est bien tout çà, mais le roulement y commence...

C'est à toi de porter avec Baptiste, mon Blaise......

Je porterai tout à l'heure, quand je serai débarrassé...

Je me demande pourquoi t'as apporté des fleurs, vieux marteau...

Parce qu'on passe devant le cimetière...

Et je veux pas partir sans dire au revoir à la Marie.

Ah! ah! Dis donc...

Toi qui avais dans l'idée de rire un peu sur la route...

Voilà que ça commence par le cimetière.

Tu aurais peut-être mieux fait d'y porter des nénuphars...

ça y aurait rappelé des souvenirs, à la Marie...

Qu'est-ce que tu viens d'oser dire là, hein!

Vilain cocu?

Sale mantinchou, comment que tu m'as appelé!

J'ai dit que ton Adèle...

Il y a que le trains qui y était pas passé dessus..

Retire ça tout de suite ou bien ton cimetière...

tu vas le visiter en client.

Vous allez point vous battre, non!

La Marie y soit allée un peu vite, dans le trou...

C'est, peut être une affaire entre Blaise et le diable..

Quoi! J'ai dit, peut être!

Mais, ça nous empêche pas d'aller lui porter des fleurs.

Ben, puis dans le même temps...

on ira dire au revoir à nos vieux copains.

L’Émile, l'Antoine et pis Thomas Lapoelle...

Cré bon Dieux, ce cimetière-là, c'est nos 20 ans, quoi...

Allons.

Ah, tu vois la Marie, ça y est, je pars à Gouyette.

Si t'étais pas partie, j'y partirais pas.

Mais, puisque t'es partie, j'y pars.

Je t'ai apporté des mimosas...

T'aimais pas beaucoup ça, mais...

j'ai rien trouvé d'autre.

Je pouvais tout de même pas t'apporter un chou-fleur.

Vise moi l'hypocrite...

Il se fend la pipe devant sa pauvre femme...

Le bon de Dieu de nom de Dieu de mécréant, va.

Ha ben!

T'as point honte de cracher devant les morts, Baptiste!

Ho ben! celui-là, c'est ce fumier de Leonard Cachou.

J'ai fait les foins chez lui et y donnait que du cidre...

Et encore, du cidre coupé...

à autant dire de la boisson là.

J'ai dis à la Marie que je partais pour Gouyette.

Devant tout ça, où quelle est la tombe à l’Émile?

Ben! Je sais pas, mais...

Le Baptiste a craché sur le pauvre Leonard.

Il a bien fait...

ça lui fera un souvenir de son cidre à ce voyou.

Ah! te voir. bon, bon, ben!

Ben! Quelle est à l’Émile?

Attends, elle doit être par là...

Oui, oui, c'est par là...

Il est par là...

Ah! C'était un homme l’Émile Gâtons.... Il était de ma classe...

Ho, ben, il était un rude cadet!

C'est lui qui avait arrangé la mère Gobilleau sur une berwette...

Sur une berwette? Oui, mon gars, sur une berwette,

Même qu'a fait deux cabrioles, il avait cassé la roue...

A ce temps-là, les gars, c'étaient des vaillants, hein!

Tiens, le voilà!

Vous savez ce que je me demande, les paulos.

Je me demande si ça lui fait pas plaisir à l’Émile...

qu'on boive un coup à sa santé...

Enfin quoi, je veux dire à sa mémoire, quoi....

C'est délicat ce que tu dis là, mon Blaise.

Ah! Sûr que ça lui fait plaisir...

qu'on boive un canon en sa compagnie...

Mais, sûr, sûr....

Ah! C'est ben gentil tout ça...

Mais il n'y a pas que le Gâtons...

Il y a aussi Lapoelle et puis le Courtine...

Attention de ne point faire de jaloux, mes vieux gars, hein!

L’Émile d'abord, allez.

C'est le moins que j'y fasse moi!

Ils ont juste accepté qu'on transporte leurs bagages...

et encore pour me faire plaisir soi-disant...

Oh! Tranquillisez-vous...

Je vais les rattraper sur la route...

Ils sont bien contents de monter.

Les vieux, je les connais.

Ah ben! Pour ça, il faut qu'ils soient à l'agonie.

Parce que ces vieux-là, je suis bien placé pour les connaître.

Dites ma Soeur...

Il y a un qui est tout tordu, c'est mon grand-père...

Alors prenez le avec vous, il est plein de rhumatismes.

Bien sûr, ma petite.

ça se fait pas s’asseoir sur les morts Baptiste.

T'y es peut-être pas toi, assis sur les morts.

Ah ben! moi c'est pas pareil...

c'est pas n'importe lequel.

Le Thomas Lapoëlle était assis à côté de moi à l'école...

Copier dans mes cahiers ce Thomas Lapoëlle.

Oh! C'est pour ça qu'il louche...

Malgré qu'il ne nous écoute plus...

On peut pas dire, il était pas joli, joli, ton ami...

Ah! ça, il faut l'admettre...

Il n'était pas trop beau le pauvre gars.

Je crois même ben, qu'ils l'ont reformé pour ça...

Bon, c'est pas le tout,mais ...

Si l'on veut coucher à Trézelles le soir...

Il faut se dépêcher d'aller saluer le corps de Courtine, mes cadets...

L'Antoine, il est près du monument aux morts...

Contre le mur là-bas au nord-est.

Contre le mur, c'est pas bon ça, on ramasse toute la pluie.

Oh! Pardon au nord-est, c'est sain.

C'est sain, c'est sain, il faut dire vite,

Il y a plus froid que le Nord-est.

Où est-il le monument à Courtines!

Eh, tiens là-bas.

Eh! Les vieux gars! Qu'est-ce qui lui prend à celui-là?

On nous a entendus, en voilà un qui se lève! où?

Là...

Là...là...

ça va-t'y pas bientôt finir...

Bande de vandales!

C'est pas un bistro ici!

Voilà plus d'une heure que...

je vous entends gueuler comme des Sarrasins...

He! Le Poulo, il faut pas t'agiter...

C'est le Jérôme Hardouin.

Dis donc toi, quand ça, qu'on fait le métier que tu fais.

On a peut-être ben intérêt à causer moins fort.

Parce que, quand on a mis sous terre des Courtines et les Gâtons!

Ben, il faut être un franc saligaud...

Quoi?

Si c'est pas toi qui les as mis ou qui sont nos conscrits...

Si c'est pas toi vautour.

Je vais t'envoyer à tes vers de terre vermineux...

Tenez ça pour Gâtons, va...

Vous allez voir...

Je vais vous chasser à coup de pelle, vous entendez.

A coup de pelle...

Attendez moi un peu, tiens!

Vingt gueux! Le panier!

Je vous mettrai au frais, vous et vos bouteilles.

Et la main dessus Baptiste, la main dessus.

A moi les vieux gars, à moi!

La main dessus, mon Blaise, la main dessus...

Saligaud!

G / C 27

Nationale 183.

Ben, c'est là, on y est! eh ben! oui, on y est, oui!

Ben ce pays, on y va par le nord, on y va par le sud...

Ah! eh ben! je suis complètement paumé...

Ah voilà, il y a du monde...

Eh ben! dites-moi, mes braves...

Vous êtes du pays? Ben quoi! Que ça peut y foutre?

C'est des touristes, y doivent faire la Vendée.

Ils n'ont qu'à la faire en chemin de fer...

Avec le train, tu prends un billet pour un endroit...

T’arrive à cet endroit et t'emmerdes personne.

Je voudrais aller à Tioune...

C'est pour voir les curiosités du coin..

Ah! il n'y a plus, elles sont en marche, les curiosités.

Mais, pour voir le château...

Il faut aller par-là ou par-là!

Vous pouvez passer par-là ou par-là, c'est tout droit.

Tout droit, tout droit, c'est vite dit...

Tout droit, ça descend trop...

Vous ferez mieux de passer par là...

Il a raison, comme çà, vous passez par le centre du bourg...

Puis, vous verrez la mare du crime..

Fais attention à ce que tu vas déconner, Jean-Marie....

La mare où un nommé Poulossière...

A pousser sa pauvre femme, par une nuit sans lune.

Langues de vipères, va..

Puis, c'est tout frais, ça remonte à juin dernier...

Bon...

Puisque vous voulez, leur donner du crime, à ces m'sieur dame.

Moi je vais leur en donner...

Ils seront pas venus de Paris pour rien, hein!

Les deux pourceaux que vous êtes...

Je vais les envoyer au saloir...

Des crépinettes que je vais en faire...

Du boudin de la Noël, du pâté de tête....

Partons, Gaston, ils ont bu...

t'as raison!

Oh! Vous avez raison de vous sauver...

Ce dépravé là...

Il noie pas seulement les femmes, il les viole...

Allez les ch'ti défendez-vous...

Je vous attaque pas par derrière...

Je fous le tout, le laissé combien en face, hein!

Sans blagues, allez, allez...

Vingt gueux, où qu'il est? Il est quoi!

Le pinard... Ben! Il est ...

Oh!

Moi, je l'avais posé sur cette bon dieu de bagnole, là...

T'as pas fait ça, grand pygmée?

C'est rien que ça quoi...

Ho! 4 litres de vin bouché...

c'est rien que ça, qui dit le forban...

C'est avec un engin pareil...

Qu'on s'est embarqué pour traverser la France.

Allez, viens-t'en, Baptiste, viens-t'en...

Vous n'allez pas me laisser là, tout seul, les vieux gars...

Ben! Gouyette, c'est une maison de repos...

C'est pas une maison de fous, là...

Attendez-moi, les vieux gars...

Il faut tout de même point le laisser trop loin derrière...

Il est bête comme une pâte à pétrin, le pauvre vieux.

On va l'attendre là. t'as raison.

Tu crois pas qu'il se perde...

Ou ben! qu'il prenne un coup d'auto.

T'as pas soif toi? Oh bon Dieu, j'ai soif

Quel dommage qu'on a pas! quoi? Quoi?

Hé, grand-père! Quoi?

Vous voulez monter!

Je vais à Trézelles et je meurs de soif

Montez derrière... oh, j'y vais, ah, ça me va...

Alors ça y est vous y êtes! Allez, allez y!

Tiens, arrête donc ce camion qui vient là...

Et va au devant lui,

Ben, pas être loin cette vieille charogne...

Il ne mérite pas notre bonté, va...

Oh!

Vous me porterez bien sur un à deux kilomètres, hein!

Je vais au secours d'un pauvre vieux en détresse

Oh! qu'est-ce t'as fait... oh! Blaise, il y a derrière Baptiste, il est parti te chercher.

Oh, Baptiste, oh, merde!

Eh, Jean-Marie, eh, va à pied!

Merci.

Mon Poulo.

Poulo.

Ha, c'est vous...

Qui c'est qui vous a demandé de vous arrêter!

Alors, à cette heure, on traque le promeneur paisible!

C'est du racolage, ça....

Mais, je me suis arrêté parce que vous m'avez fait signe..

Moi? Ah!

J'aimerais mieux marcher de Charente jusqu'au Tibet.

Que de demander à un foutriquet de routier de me prendre dans sa carriole...

Méfiez-vous, parce que si je vous revois, moi, je vous écrase.

Et puis, je n'ai pas de temps à perdre, il faut que j'aille jusqu'à Aizenay.

Oh! Oh! Oh!

Si vous y aller aussi vite que je vous emmerde...

pour une fois, vous serez en avance sur l' horaire.

Voilà, la route à Trézelles

C'est là oui, c'est par là

Merci! ça va!

Merci. Oh, he! He!

Qu'est-ce qu'il y a? Venez boire un coup là!

Non, non, on n'a pas du temps.

Allez dehors, hein!

Vous avez assez bu comme ça, sans blagues.

ça veut dire, vous avez assez bu, allez hop!

Écoute, un petit verre encore comme ça...

Ha, t'as encore une soupe, vieille charogne...

T'as encore bu plus que de raison...

Ah ben! t’arrive bien.

Ils veulent plus me servir, ces vaches...

Ha ben, on va bien voir çà...

Dites donc, vous n'avez point le droit de refuser de servir.

Moi, j'ai fait 10 kms sans boire.

D'abord, c'est une question d'humanité, hein!

Foutez-moi le camp!

Bon, ben! Je vous préviens!

je vais porter plainte à la croix-Rouge.

Salut les gars,

Et merci pour la conduite.

Alors toi aussi tu te fais trimbaler en voiture!

Il y a plus que moi qui marche à pied alors dans cette histoire.

Oh! comment tu l'as trouvé? Eh ben! ils l'ont sorti de là.

Tu as pas vu dans l’état qu'il est...

Intransportable à cette heure... Il méritait qu'on le laisse macérer...

On ne peut pas le laisser là, toi tu prends la tête...

Bah, elle vaut pas mieux que le reste...

Mais elle est sûrement moins lourde...

C'est pas malheureux...

cette vieille machine à son âge.

Tiens..là...

Tiens ti Baptiste...

Ah! je le tiens... Allons-y...

Mais, il n'y a pas que la tête...

Il y a tous les litres qu'il a bu...

De ce coté...

Au diable.

Allez, avance.

Tu tiens bien! Ah! Je le tiens!

Tu les connais toi dans cette ferme. non je connais point!

Oh! la ferme à Toto Lavigne...

Ah! il sera content de me voir...

Oh ben! il va surtout être flatté...

He! les gars...

Hey, mais si t'y mordre! Coucher...

Eh ben, que vous faites là!

Je suis Blaise Poulossière. Je ne connais pas de Blaise.

Si Blaise Poulossière...

Le père de Anselme Poulossière...

De Tioune.

Les Poulossière, les cochons...

Ah, il fallait donc le dire tout de suite...

Mais qu'est-ce que vous faites comme ça dans le fumier...

Ah, je me rendais à Gouyette...

Mais il y a deux malandrins qui m'ont roué de coups...

Et qui m'ont jeté là.

Attendez, je vais vous aider.

Si vous avez quelque chose de casser je vais appeler le docteur

Sinon, vous allez mangez la soupe avec nous.

Pas de refus et l’étonnant, c'est j'ai tout soif.

Allez, venez boire un coup là...

Allez venez boire un petit coup, allons.

Eh, le chien, eh, le chien

Aller coucher, aller coucher.

Allez, allons! Ah! ce chien!

ça aboie plus, qu'est-ce qui se passe!

Tu crois pas qu'il faudrait y aller voir!

Peut-être ben, que si!

Mais, où il est passé!

Oh!

ça alors!

Il y a plus que son bidon...

Mais il était pourtant là, il peut pas s'être envolé...

Le chien aussi, il était là!

Il l'aura bouffé...

Penses-tu!

Il est immangeable, cette vieille cane...

Non, pour moi...

Il se sera traîné quelque part par là-bas.

Vas-y, voir toi.

Ben! Rien voire du tout...

Je vais dormir dans la grange...

j'en ai ras le pif des aventures moi.

Ah! Il aboie moins fort qu'on dirait.

Peut-être ben, qu'il digère...

Ah! J'ai dormi comme un jeune homme...

on ébahi ici, il ne manque que de l'eau chaude.

Surtout le café au lait oui! le café au lait!

Ben! Bien sûr...

Le jus le matin, ça appelle le vin blanc et l'andouillette.

Oh Ben! eh ben! on va voir, si à Trézelles,

on trouve pas un bistrot ouvert.

Jean-Marie...

Je vois juste ou je vois faux...

C'est pas cette vieille crapule.

Oh! Vieille charogne!

Dire qu'on a pas fermé l'oeil à s'inquiéter de lui...

Mais qu'est-ce tu fais là, aux gens...

Il faut qu'on te déloge...

Et vous, que vous faites là!

Eh ben! on attend que votre locataire descende...

on à deux mots à lui dire.

Vous les connaissez père Poulossière! Je crois bien, que je les connaisse.

Ce sont les deux gibiers de bagne...

Qui m'ont laissé pour mort cette nuit dans le fumier...

Les fumiers!

Quoi!

Jérôme...

Pascal...

Aux fourches les gars...

Il y a des bandits chez nous.

Oh, mais il est encore fou cette cane...

Il sait point ce qu'il dit.

Ben! il sait jamais ce qu'il dit...

Je dis, ...marchand de cochons, va...

Grand pygmée va...ho!

Quoi c'est y qui y'a?

Je viens de péter ma chaîne...

Hoo, c'est point étonnant, c'est une Zodiac.

C'est pas une bonne marque?

Bof, c'est de la pourriture ben, c'est comme votre vélo.

D'abord, y en qu'une de marque c'est l'Hirondelle.

Le reste, c'est de la merde en tube...

Là votre clou, là, c’est de la série!

Je suis sûr que ça a été monté par les polonais.

C'est pas pour médire des étrangers...

Parce qu'il y en a qui s'y connaissent...

Les suisses, les italiens sont pas bons pour la guerre...

Mais pour le vélo, ils s'y connaissent.

Les polonais, c'est bons soldats...

Mais pour le vélo : pffffffff...

Vous m'avez l'air drôlement fort en histoire et en géo.

Seulement, c'est pas avec la géographie que je m'en tirerai.

Donnez-moi ça, je vais vous la réparer.

Allez me chercher une pierre.

Ce que tu nous as fait, à nous deux, à Péjat, ça classe un homme...

Oooooh...

Et là où je te classe...

Il y a plus derrière toi que le chacal...

Et la méduse...

La méduse...

Et qu'est-ce que c'est ça la méduse! Ben! oui.

Oui, ben! Moi, mon vieux...

Dans ton classement en dernier, hein!

Tu sais ce que je mettrais.

Eh ben! Je mettrais plutôt Péjat...tiens!

Tiens, mets-moi ça une seconde, j'y vois point.

C'est quand même mieux être du métier.

Ah ben! ça, pour trouver un spécialiste comme moi en Vendée...

Il faut au moins aller dans les Deux-Sèvres...

Si c’est point en Charente!

Il y a des brebis galeuses dans tous les départements...

Dites donc, vous vous adressez à qui, c'est pas bien clair...

Je vous parle pas à vous.

Si je vous parlais, je vous dirais, peut-être, mort aux vaches...

On ne sait jamais...

Mais, je vous parle pas...

Que c'est-y que tu racontes, vieille charogne!

Tiens!

Le gendarme, si ce vieux machin vous manque de respect...

Prenez votre revolver et tirez-Le comme un lapin...

Y'a pas besoin de permis, c'est de la destruction...

Si t'avais fait la guerre...

Là où ça bardait au lieu de la faire avec les moukères...

Tu saurais comment qu'on s'en débarrassait de ce tiot-là, à Verdun...

Oui, mais ce tiot-là, ils étaient des gendarmes à pied!...

Il y a l'homme et le cycliste!

Qu'il soit le gendarme ou le curé,

un homme en vélo, c'est un homme en vélo!..

Seulement, çà, c'est des choses qui échappent à un fonctionnaire...

Pis, à un toucheur de boeufs...

Ah, comme ça, ça va y allez quand même... merci.

Elle est très bien!

Sans vous, je m'en serai jamais sorti.

Merde, je suis à plat...

Oh!

Vingt gueux...

Celui qui a crevé le pneu, il fasse sa prière, il y passe...

T'as sauvé l'honneur, mon Paulo...

Ah, c'est encore toi vieille charogne... Tiens, bois plutôt un coup, tiens...

Qu'est-ce que c'est! c'est de la gnôle.

C'est de la lécicitante elle est bonne.

Alors, qu'est-ce que je fais avec mon pneu!

Ô ben! Faites-en vous un tour de cou...

ou ben! un ceinturon de rechange.

Vous commencez à nous les casser avec votre bécane.

ça change tout, Jean-Marie. Comme vous dites!

C'est t'y pas malheureux de le laisser partir.

Déjà tout petit, je rêvais de tenir un gendarme au coin d'un bois.

Et d'y faire bouffer son képi, ben! oui!

Une belle occasion de manquer, voilà!

Les paulos, c'est bien joli de se réconcilier sur le dos des guignols.

Moi, ça me redonne des jambes...

Mais on est pas à Gouyette.

Bah, on y est en moins de deux.

Je vais vous y mener au compas moi, à Gouyette. Oh!

En route mes cadets.

En chemin c'est pratique. T'es un fameux oriental, toi!

Oui, mais c'est un raccourci. oh! oui, ben! Ventres à terre.

Hein! Ah! Ton raccourci, tiens, il a l'air bizarre.

Tu nous le copieras.

Drôle de lieu, où tu nous mènes là.

Quoi, quoi, quoi! Je sais pas ce que je dis moi!

Le cap c'est par là.

Qu'est-ce qui nous envoie?

Alors, qu'est-ce qu'il y a d'écrit? Défense pêcher.

Bon, eh ben, ça prouve que j'ai raison, il y avait une rivière.

Où qu'elle est cette rivière?

et le petit pont que tu connaissais, soi-disant!

Au compas, qu'il devait nous mener...

Le pont, le pont, ils ont dû le faire sauter en 40.

Comme tous les ponts...

Ah! ça aura dû détourner la rivière...

Comment c'est-y que vous voulez qu'on s'y retrouve dans un paysage...

Qui est tout piraté et ruiné par les guerres...

Eh ben! Si je comprends bien, on est perdu.

Ah bah! Non, on est perdu, on est perdu...

On est égaré...

Si seulement y faisait nuit.

Ah ben! ça serait complet!

Hoooo, je me repérerais à l'étoile polaire.

Oui, tiens, Baptiste...

fous y un coup de pied, moi, j'ai plus la force.

Ben! Puis, si l'étoile polaire elle suffit pas...

je me guiderai sous la mousse des arbres...

ça indique le nord.

Le nord, on s'en fout, Gouyette, c'est à l'ouest.

Et dire que j'ai quitté ma chère famille et un bon lit de plume...

Pour suivre une bourrique pareille...

Moi j'ai compris...

Pas de cris, pas de larmes...

Un artilleur ne se plaint jamais.

Mais, puisqu'il y a plus qu'à se coucher...

Et attendre la mort...

Moi je me couche...

Et j'attends! Voilà!

Tu vas coucher là!

ça se pourrait bien.

Vive la rouge, vive la rouge...

Qu'est-ce qui te prend!

Oh ben! il chante parce qu'il a la trouille...

Tu le connais point.

Quand c'est qu'on était petits...

Qu'on revenait de l'école par le bois du père Brignoul...

Il chantait tout le long du chemin...

il voyait les loups derrière les arbres.

C'est pas vrai, t'es qu'un menteur!

Ooh! toi, t'es qu’un péteux!

Un péteux qui a quand même été au 42ème de ligne!

Oh ben! C'est pas étonnant...

Que les Prussiens aient pris le fort de Vaux!

Le fort de Vaux et moi, on t'emmerde!

Mais on dort!

Tiens, que fait le train à cette heure!

Les gars, c'est le 10 h 12...

Ah! Pour le voyageurs égaré, deux solutions...

c'est Christophe ou la SNCF, allez en marche!

Où le train passe, l'homme peut passer...

Il n'y a qu'à suivre les rails...

Je savais bien qu'on était pas perdu moi.

Ah, il y a pas à dire, c'est pratique pour marcher, ton ballast!

ça ce fait! ça pas été fait pour ça... Tiens...

Ben! c'est un tort, puisqu'on y marche!

Seulement ça, les fonctionnaires...

ils s'en foutent en dehors de dévorer des budgets.

Ah, si le progrès te défrise...

t'as qu'à retourner à tes broussailles...

ça marchait si bien!

ça nous aurait fait bouffer par les loups...

cette vieille boussole! Peuh!

On paye des impôts après, on a le droit de rien dire...

il faut subir!

J'ai connu ça en Turquie moi sous Abdel Hamid.

Seulement moi, les Abdel Hamid et puis les Baptiste Talon,

J'ai plutôt envie de leur foutre au cul un pétard de 14 juillet comme à Louis XVI.

Vive quatre-Vingt neuf!

D'habitude, il s'arrête toujours à la guerre de 14-18.

Il est pourtant pas saoul...

Il a peut-être faim, il y en a que ça rend mauvais...

Tu veux un biscuit, hein!

Ah! Tu peux te le mettre à grille pain, ton biscuit.

Tiens, j'ai retrouvé ma pipe.

Blaise, mon Blaise.... quoi?

Pince-moi, pince-moi, vite...

tu vois cette tour de ferme? Où çà?

Là, en plein devant!!!

Ho, les Échauguettes, dis donc..

La ferme au Père Deborgelle...

J'ai fait les moissons, là, dedans, en 1920....

Et moi, juste l'année d'après...

Même que j'y ai perdu une montre.

Un régulateur avec des chiffres romains en émail verte...

Tu te rappelles la fille de la mère Catho? La Catherine?

Ah ben! Alors, si je me rappelle...

le samedi, elle se mettait des papillotes pour être frisée le dimanche.

Tu te rappelles pas de ça, toi!

Eh ben! je vais t'en moucher un coin...

Tu sais pas dans quoi elles les découpait ses papillotes.

Dans le petit journal, oui, mon gars.

Ah! tu vois qu'on tombe sur le Père Deborgelle!

Il était déjà pas jeunot...

Madame Catherine, téléphone.

Téléphone.

Mlle...

Cette Catherine là, ça serait pas la Catherine Cateau!

Non, c'est Catherine de Borgelle, la patronne

ça épousé le père De Borgelle, qui est mort voilà deux ans.

Et qu'est-ce que vous voulez?

Oh! Vous inquiétez pas, on est des amis de votre patronne.

Bon moi, je m'en vais, j'ai plein le dos de vos photo-mime.

Mais qu'est-ce que vous faites là, tous les trois?

Qu'est-ce que vous voulez?

Tu me reconnais pas la Cathy!

Si je t'ai connu un jour mon gars, t'as dû bien changer!

Blaise...

Blaise Poulossière...

Blaise que je te dis!

Un beau petit blond avec une petite moustache fine...

Et puis la raie au milieu...

Parfaitement que j'avais la raie au milieu...

Foutez-moi la paix, vous autres.

1920... Oui! j'étais venu pour la moisson!

La moisson de 1920, j'avoue que, je l'ai un peu oublié...

Oh, mais, c'est possible!

Moi, je suis Baptiste Talon...

1921...

Baptiste!

Baptiste, ça me dit quelque chose...

Attendez donc...

Un petit brun, tout frisé...

Tout juste!

Vous, laissez-moi trouver toute seule!

Ah! Tu trouveras pas, tu connais pas, c'est Péjat...

Un ami qu'on amène avec nous à Gouyette...

Ah!

Alors, comme çà, vous n'êtes pas morts? Mais, non, c'est moi!

C'est gentil à vous d'être passé me voir, la jeunesse.

Allez, entrez que je vous offre un canon.

Bien sûr, je vous fais à déjeuner...

Je vais faire mettre un poulet de mieux.

Ah, c'est pas de refus! Allez, venez!

Ah! Oui, mais, on peut point, ça va nous retarder!

Nous retarder! qu'est-ce qu'il chante là, le vieux machin!

T'es bien pressé d'aller crever d'ennui à Gouyette, donc!

Ha ben, tu manques point de souffle toi.

Allez, servez-nous.

Nous au pays on l'a aussi la télévision, au café.

Il faut bien vivre avec son temps.

Vous êtes-t-y bien, les gars!

Hum! Eh ben!

Rudement bien...

Hè, Jean-Marie!

Quoi! Il faut bien reconnaître que la Catherine, elle est brave..

Vous vous demandez pas grâce à qui, hein!

Que veut dire, ça grâce à qui!

De rien.

Et...ça, non plus, ça veut rien dire.....

Et...1921, ça veut rien dire, non plus.....

Dis donc, Baptiste...

Tu parles comme les curés, on n'y comprend rien...

Où c'est-y que tu vas en venir?

Vous avez pas compris...

Que si vous êtes reçus comme ça...

C'est grâce à moi!

Pendant la moisson de 21...

La Catherine...

Je l'ai arrangé...

Qu'est-ce que tu chantes là, vieux menteur...

La Catherine...

C'est moi que je l'ai arrangé en 1920, hein!

Tu m'entends, et pas qu'une fois...

Parce que moi, il fallait m'en promettre.

Moi, ma femme, elle est pas partie, tut tut, avec un chef de gare, hein!

Cré de vieilles charognes, de quoi vous vous vanter...

Quoi!

La Catherine, c'est moi qui lui ait fêter ses 20 ans...

A la moisson de dix neuf...

Je suis, peut-être passé le dernier...

Mais, on se souvient de moi...

Oui!

Dites, t'as pas osé faire ça!

Tiens, en pleine gueule...

ça y est, alors quoi, on est encore fâché...

Où que c'est qui peuvent bien être?

A leur âge, ils n'ont quand même pas fait une fugue...

S'ils avaient été écrasés...

On le saurait...

C'est que justement, on ne sait rien...

Et le bourg s'inquiète.

Certains malveillants nous reprochent, déjà...

De les avoir laissés partir, il est temps d'aviser.

Et en faisant quoi.

Je veux pas encore alerter les gendarmes...

mais, je propose qu'on organise une battue, dès ce soir

On peut dire que depuis qu'ils sont plus là...

Ils nous emmerdent pour autant que quand ils y étaient.

Ha non, il faut pas dire ça, Anselme...

Ils sont peut-être morts...

Ah! Dis donc Lesage...

Redemande-moi, Gouyette au téléphone.

C'est çà!

C'est ça Gouyette!

Ben, mon Paulo, c'est pas possible, que tu vas t'enfermer là-dedans.

Hé, Jean-Marie. Quoi?

Viens voir!

T'as vu cet endroit!

T'y vas!

Ho, Baptiste...

Ne rentre pas là-dedans, Baptiste...

Baptiste...

Fais pas le couillon, regarde...

Baptiste, ne rentre pas là-dedans...

C'est le Cayenne des vieux, Baptiste... Ah!

Messieurs.

Messieurs.

Voilà 2 jours qu'on vous cherche partout...

Ben, on était égaré dans les bois...

ça peut pas arriver, non?

égaré! Oui!

Dans les cafés des environs...

Nous sommes au courant...

Qu'est-ce que c'est que ce bidon!

C'est un vieux souvenir de la guerre d'14-18.

Mais, c'est l'alcool! oui!

Interdit!

Ho! les vieux gars, de la gnôle qui a 15 ans de fut.

Mademoiselle.. Madame

Ma Mère, si ça ne vous fait rien.

Ma mère...

Ben, ma Mère...

Je tiens à vous signaler que nous sommes ici avec recommandation.

Je suis un ami personnel de Gaspard Malvoisin.

Ce pauvre monsieur Malvoisin est mort.

Ho! il y a 3 mois.

Il est mort, Malvoisin...

Ben! il nous manquait plus que çà, les gars.

Alors, les terribles, on vous a quand même fait prisonniers.

Toi, on te.... Sœur Jeanne!

Conduisez-les...

Épouillage, désinfection, douche.

Allez, messieurs...

Oh! Voilà!

Ben! ça y est, on est piégé, mes vieux gars.

Oh! Poulo pourquoi tu trembles!

Eh ben! Parce que j'ai la trouille, tiens!

Allez, chante!

N'aillez pas peur de vous frotter, là-dedans.

Vous savez, les gars...

Pour la Catherine, j'ai surtout voulu faire l'intéressant.

Dans le fond...

Je lai embrassé un tout petit peu, dans un coin...

Et puis encore...

Et ben, moi aussi, je me suis un peu monté le bonnet.

La Catherine et moi...

On s'est peut êtes seulement promener dans les chemins creux...

Ben oui...

On s'est tenu la main, quoi.

Tu pourrais pas dire quelque chose, toi, hè charogne!

Ben quoi que c'est y que vous voulez que je dise...

On est trois menteurs, ben, puis, c'est tout.

Allez, vieux gars.

Qu'est-ce que c'est cette soupe!

C'est pas de la soupe, c'est de la flotte et toi...

On peut, peut-être, plus casser des noix avec...

On a encore des dents, vous savez....

Mais, je croyais, d'après mon ami Malvoisin...

Qu'on avait droit au pinard. Oui!

Un litre par semaine.

Hou...

Abus de confiance...

Obscurantisme...

Vive la laïcité!

Oh ben! à cette heure...

On sait de quoi, il est mort le pauvre Malvoisin...

Il est mort de faim et de soif..

Il est même mort en état de péché mortel...

Avec toutes les menteries qu'il m'a faites.

Mes chers concitoyens...

Mes amis...

Messieurs, une grande nouvelle.

Nos vieux sont à Gouyette. Ah!

Et non seulement, ils sont à Gouyette...

Mais, ils sont couchés...

Ils dorment...

Eh! mes Poulos...

On tire un gueule, comme à Verdun.

Cul-de-sac...

Hè, hè...

On va point partir les mains vides, les gars, hé!

Ho, le pichtegorne, je peux pas l'avoir!

Ben! Prends ceux du dessus, prends ceux du dessus...

Allez, monte, tu es le moins lourd, toi!

Tu crois! Allez, monte!

Je suis le moins lourd! Oui!

Je suis le moins lourd, tu crois! Oui, voyons!

ça va pas chuter les gars.

Tenez-moi bien, les vieux gars! Oui!

Tu l'as, tu l'as...

Il y en a encore!

Il y a plus!

Hé, hé, bon Dieu de poutre..

Hè, les vieux gars...

Arrêtez la cloche! Hè, les vieux gars...

Au secours...

au feu, au feu...

La table, mes cadets! Quoi, la table?

Quoi, la table? Eh ben! aller! hop!

Oh! Mais là, il y a tout ce qu'il faut!

Toi, toi, pas recommencer comme l'autre fois, dis donc!

Tu vas encore t'écrabouiller dessous.

Mollis pas, mon Paulo...

Mollis pas, mon Paulo...

Voyez pas que j'avais glissé, l'autre jour, bande de corniauds.

Vite, vite ...

Poussez-moi au cul, mes vieux gars...

Vingt gueux, il y a 40 ans qu'on n'avait passé le mur...

Tiens-toi, vieux gars, tiens-toi.

Canonniers à vos chevaux...

à cheval...

Vive la quille.

Ha, depuis notre évasion...

Je sens bien que vous me bouder...

Mais je sais pas de quel droit...

T'es inconscient...

Ha, qui fait le bourricot pour avoir sa pâtée...

Il pourrait bien l'avoir...

Dis donc, Baptiste...

au Bourg, on était comme des coqs en pâte.

Et quoi t'as fait de nous deux, Blaise...

Deux émigrants, deux bohémiens!

Mais, j'y suis pour rien...

Moi je vous ai pas demandé de venir!

Hooo, il 'est gonflé en plus...

Dis donc, dis donc...

C'est peut-être nous qu'on a voulu y aller à Gouyette .

Mais, mes pauvres petits frères...

J'ai été trompé...

Abusé...

Il y a qu'un coupable, c'est Malvoisin...

N'accuse point les morts, t'aggraves ton cas.

Le diable a bien fait de le rappeler à lui, le Malvoisin.

Et je prierai le bon Dieu...

Pour qu'il n'oublie pas de le laisser rôtir comme une andouillette.

ça lui apprendra à s'être foutu de ma gueule...

De notre gueule...

Et ben, mon vieux...

Vous avez la rancune tenace, aux chemins de fer.

Oh!

Oui, ben, n'empêche qu'on est en train de marcher vers la honte.

Et puis qu'on y marche à pied.

Tiens, si seulement...

Tu nous payais une tournée de car...

On pourrait peut-êtes ben, y croire à ton repentir...

Là, mes vieux gars, vous abusez de la situation...

Tiens...

On va plus à Tioune à pied...

On va à Tioune en voiture, maintenant.

Ben, qu'est-ce que t'attends!

Alors, tu montes ou tu montes pas, quoi!

Ha, c'est ma croix...

mais, je la porterais!

Les trois! Ben! oui!

Trois francs. Pour chaque!

Mais, non le tout!

Alors à Gouyette, on vous a donc foutu à la porte!

Ah ben! C'est égal...

Revenir au village après être parti en fanfare.

Moi, j'aurais préféré m'expatrier.

Cause toujours va...

Enfin, nous les routiers, on a de l'amour propre.

Si on retourne au pays, c'est qu'on nous y rappelle.

Qui ça? Le devoir.

Qu'est-ce que tu racontes?

J'explique à ce Chauffaillon...

Que si on revient au pays.

C'est pour reprendre les choses en main.

Parce que, nous autres trois...

On a toujours été trop coulants, hein!

Alors, il y en a qui en ont profité pour se croire tout permis.

Qu'est-ce qui raconte! Mais, qu'est-ce que ça veut dire!

ça veut dire qu'on va mater les rouspéteurs...

Moi je suis fait pour servir l’état...

Je me présente aux cantonales.

Bravo, on fera ta campagne, mon Poulo.

Je me fais rendre mon pré...

Et les jeunes, ils iront jouer au football à Gouyette.

D'abord, à Tioune, on a besoin de direction et d'administration.

Et ben, à cette heure avec Baptiste...

Il faudra que ça pète ou que ça casse.

Vous n'allez tout de même pas nous faire la loi au bourg...

Hé, le blanc-bec,

Tu vois pas que tu vas nous casser la gueule avec tes cages à poules.

Ah! ça va!

Les routiers, ça se croit tout permis...

Il y a la volaille et les voyageurs...

Mais maintenant qu'on est de retour...

On va les mettre au pas... Eh ben!

On est de retour pour ça!

Je vous attendais, allez!

Vive la mariée!

Venez les gosses

Ho, mon pépé...

ça va, ma petite fille!

Mon Dieu, les revoilà Reste, reste, ma fille

Voilà, je reviens, j'arrive tout de suite

Alors les gamins rentrez chez vous, allons...

Allez-vous en quoi!

Qu'est-ce qui est encore arrivé?

Tu as entendu ce que je disais oui! Avance.

Jusqu'à maintenant...

Vous étiez insupportables dans les limites du bourg.

Mais, depuis quelque jours...

vos exploits ont dépassé les frontières communales!

Bris de bouteilles...

Menées anarchistes...

Tapages nocturne...

Plusieurs vieillards de Gouyette sont alités...

En proie à des commotions.

Je veux bien intervenir pour que vous restiez chez nous...

Mais à une condition.

Il va falloir me promettre de plus faire les gamins.

Enfin, quoi...

vous êtes en âge de vous conduire comme des grands.

Vous allez peut-être nous faire inscrire aux cours complémentaire!

Et le samedi, on a droit aux bons points.

T'y va-t-y pas te taire toi...

Que je sais déjà pas si je t'emmène au repas de noces...

Ou à la correctionnelle...

Pendant que vous serez devant le juge...

Causez y donc, de mon pâturage.

Réponds donc point Baptiste, laisse dire, va...

Quand on me parle oppression, moi, je réponds résistance

Réponds point, je te dis...

Bon ben,

Admettons qu'on soit prêt à faire plaisir...

Quoi que c'est-y, qu'il faut promettre!

D'être sages.

Hipp, Hipp, Hipp! Hourra!

Voilà, la jeunesse qui se détend...

Ha, les braves petits...

Le sport, c'est la santé, vive la jeunesse.

Ha, c'est la France de demain...

c'est l'avenir de notre pays, ça, mes vieux gars!

Je crois qu'il est chez Péjat! Maintenant, ça va aller tout seul!

Pardon de vous déranger...

mais le ballon a dû atterrir chez vous!

Ha, non, mon petit gars.

On l'a ben vu passer...

mais, il l'est tombé chez le père Gobineau...

ça fait rien, on va vous aider à le chercher... mais bien sûr!

Ha, vous vous dérangez pas!

Ho! mais non, rendre service, on a que ça à faire!

Rendre service, c'est le rôle des vieux!

Viens-t'en mon Blaise, Viens-t-en vite. voilà mon Poulo!

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.