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ODESSA, UKRAINE
G�OM�TRIE DE LA MORT
ODESSA, UKRAINE
D'apr�s les t�moins, le bateau venait de l�-bas.
Mais ils n'en sont pas s�rs.
C'est l'impression qu'ils ont.
Sale affaire !
D�s demain, j'aimerais avoir ta version.
Pourriture.
La cause du d�c�s est �vidente.
Le meurtrier lui a tranch� la gorge.
La plaie est profonde et large. Les carotides ont �t� sectionn�es.
D'autres blessures ?
Je pense que les autres blessures sont dues aux oiseaux.
Elle s'est d�fendue ?
Je ne vois aucun signe indiquant cela.
� quand remonte la mort ?
On ignore combien de temps le corps est rest� sur le bateau.
Il n'y a pas eu de pluie pendant deux semaines
et le corps �tait expos� directement au soleil.
Je dirais entre trois � sept jours, pour donner une fourchette large.
Tu ne m'aides pas beaucoup, Olha.
Pas de rapports sexuels avant le d�c�s.
Je n'ai trouv� aucune trace de sperme,
ni dans l'oesophage, ni dans le tube digestif, ni ailleurs.
Elle �tait d�j� morte quand son bras droit a �t� sectionn�.
Pourquoi lui couper le bras apr�s l'avoir tu�e ?
Et pourquoi avoir d�pos� son corps dans ce bateau ?
Pour que quelqu'un d�couvre le cadavre.
Mais il n'a pas pu pr�voir
que le bateau d�riverait vers la plage.
Il y a plein de bateaux, en mer.
T�t ou tard, quelqu'un serait tomb� dessus.
Tu as une cigarette ?
Tu sais que je ne fume pas.
Et toi, tu voulais arr�ter.
Demain, Jefremov va me faire ma f�te.
On fait notre travail, on r�dige notre proc�s-verbal,
et on refile le b�b�.
C'est notre cadavre, Bohdan.
Le bateau est arriv� sur notre territoire.
C'est � nous de mener l'enqu�te.
C'est pour cela qu'on nous paye.
Par quoi on commence ?
Par l'identit� de la victime.
On doit d�couvrir qui elle est.
Il nous faut
la liste des personnes disparues dans le pays.
On va v�rifier ses empreintes digitales,
elle est peut-�tre dans la base de donn�es.
On va appeler tous les commissariats du coin.
Quelqu'un a peut-�tre signal� le vol d'un bateau.
Mais j'en doute,
il n'est m�me pas immatricul�.
Tu as d�j� vu une affaire pareille ?
VARSOVIE, POLOGNE
Prenons �a. � ce prix-l�, c'est une affaire.
Un malbec argentin.
Ne la d�fends pas.
Un enregistrement n'est pas une preuve.
Alors pourquoi elle a tir� sur la cam�ra ?
Elle n'aime pas les cam�ras.
Moi non plus.
Merde ! Qu'est-ce qu'il fout ?
- C'est quoi, �a ? - Il fait quoi ?
J'ai peur !
Tu me donnes ton num�ro ?
Pour quoi faire ?
J'ai ma vie, tu as la tienne.
Je pensais que c'�tait fini pour aujourd'hui.
Ne l'appelle pas.
Tu as quelqu'un ?
Oui, moi.
Et c'est une sacr�e responsabilit�.
Tu fais quoi ?
- Un truc utile. - Tu as une arme.
Tu as eu peur ?
Tu ne vas plus bander en me voyant ?
Et toi, tu fais quoi ?
Je traduis des livres.
C'est vrai que les intellectuels sont bons au lit.
Salut.
O� est la batte ?
L�-bas.
Il y a des cam�ras.
Demande � ce que les images soient conserv�es.
Tr�s bien.
ODESSA, UKRAINE
Statistiquement, les meurtres comme �a
sont commis par des hommes c�libataires entre 30 et 50 ans.
Tu veux dire quoi par "les meurtres comme �a" ?
Rien n'indique un crime sexuel.
Le meurtrier n'a laiss� aucune trace.
C'est peut-�tre un cambriolage qui a mal tourn�.
Tu y crois ?
Pourquoi lui avoir coup� le bras ?
Et pourquoi d�poser le corps dans un bateau ?
Pour qu'on le prenne pour un psychopathe.
Je n'exclurai pas que ce soit une victime
d'un r�glement de comptes mafieux.
La mafia r�gle ses comptes discr�tement.
Comment tu sais �a, Bohdan ?
Il y avait un cartel � Juarez, au Mexique,
ils d�coupaient leurs concurrents et dispersaient les morceaux
dans les lieux publics.
Certaines personnes dans cette ville savent peut-�tre
ce que veut dire le meurtre de cette jeune fille.
Empreinte inconnue
Alors ? Il est o�, ce bras ?
Dans l'ambulance.
Wasiak essaie de te coincer.
Tu es de mon c�t� ?
Comme d'habitude, dans les limites de la loi et de la morale.
La morale de qui ?
De qui ?
Le propri�taire de la voiture est un certain Witold Patryk Bronisz.
Oui ?
Commissaire Maria Sokolowska.
Je voudrais parler � Witold Patryk Bronisz.
Premier �tage.
Que fait votre mari ?
Il est directeur d'une compagnie d'assurances.
Que s'est-il pass� ?
On a trouv� sa voiture. Je m�ne l'enqu�te.
Quelle enqu�te ? � propos de quoi ?
Je dois d'abord interroger Witold Patryk Bronisz.
Il aurait d� rentrer il y a trois heures.
Il ne r�pond pas. Dites-moi ce qui est arriv�.
Vous avez une photo r�cente de lui ?
Voil�.
S'il rentre, appelez-moi tout de suite.
S'il n'est pas l� dans deux heures,
appelez-moi aussi.
Dites-moi ce qui s'est pass�.
Je suis sa femme !
Je dois d'abord l'interroger.
Des infos sur Bronisz ?
Il est clean, c'est un gars honn�te.
J'ai envoy� des mails. Il a peut-�tre ray� une voiture
ou commis une petite infraction
qui n'a pas fait l'objet d'un proc�s-verbal.
D'accord.
PRAGUE, R�PUBLIQUE TCH�QUE
Va me chercher un sac !
�a, �a ira ?
Oui, �a devrait aller.
Seigneur !
Pourquoi �a tombe sur moi ?
Parce que tu n'as pas de chance.
Viens.
- Bonsoir. - Bonsoir.
Major Viktor Seifert.
Brigade criminelle.
Petr Sobota, directeur du th��tre.
Vous pouvez me donner une explication ?
Je suis sous le choc, comme tout le monde.
Qui est responsable du sac avant le spectacle ?
La r�gisseuse,
Marketa Dostalova.
Qui est au th��tre pendant la journ�e ?
Moi, bien s�r, ma secr�taire,
et la caissi�re,
mais elle arrive � 11 h 30, la caisse ouvre � midi.
Et les personnes avec qui j'ai rendez-vous dans la journ�e.
Qui est venu au th��tre aujourd'hui,
en dehors de vous et de votre secr�taire ?
Il y a eu trois r�alisateurs et deux auteurs.
Vous pouvez me donner leur nom et leur num�ro de t�l�phone ?
Vous les soup�onnez ?
Je vous soup�onne aussi.
� la fin du spectacle, je prends le sac,
je retire les billets qui sont dedans et je les laisse
dans les coulisses c�t� jardin, d'o� sort Hana.
Je laisse le sac vide c�t� cour,
d'o� sort Jaromir.
C'est tout.
Vous ne v�rifiez pas le sac avant le spectacle ?
Pour quoi faire ?
Il est vide.
Vous avez senti que le sac �tait plus lourd que d'habitude ?
C'est ce que je me suis dit. Et alors ?
Vous n'avez pas pens� � v�rifier ?
Comment ? Et quand ?
J'aurais d� entrer sur sc�ne et dire :
"Hana, ch�rie, attends un peu avec l'argent,
j'ai l'impression que le sac est plus lourd, aujourd'hui."
Vous imaginez ?
Bon, d'accord, j'ai rien dit.
Je vais rarement au th��tre.
Vous devriez y aller plus souvent.
VARSOVIE, POLOGNE
Salut, ma belle.
J'ai annul� ma partie de bridge pour toi.
Salut, Gucio.
Tout porte � croire que ce bras a �t� coup�
avec une grande pr�cision, � l'aide d'un outil tranchant,
une fois la victime compl�tement vid�e de son sang.
Il y a donc un cadavre ?
� ta place, ma petite, c'est ce que j'envisagerais.
Sokolowska.
Mon mari vient de rentrer.
J'arrive.
On a un cadavre.
- Merde. - Pourquoi, merde ?
Pour rien.
J'ai promis � Lenka de l'emmener en week-end.
Tu l'emm�neras en week-end. Il reste encore deux jours.
Tu comptes trouver ce tueur en deux jours ?
C'est la premi�re fois que je vois �a.
C'est un d�fi qui sera pas simple � relever.
J'adore les d�fis.
Toute seule ?
Juste avec moi, tu n'y arriveras pas.
Je ne serai pas seule.
J'ai �t� agress�.
Kidnapp�.
Et j'ai perdu connaissance.
vol� ma voiture.
Pourquoi croyez-vous �a ?
Quand j'ai �t� lib�r�, j'ai vu que les cl�s et la carte grise
n'�taient pas l�, alors que je les avais sur moi.
Que voulez-vous dire par "j'ai �t� kidnapp� et lib�r�" ?
Lorsque j'ai repris connaissance,
j'�tais dans un lieu compl�tement inconnu,
ligot� avec du ruban adh�sif.
Les mains dans le dos, les chevilles attach�es,
du chatterton sur la bouche.
Un sac noir sur la t�te.
On vous a vol� autre chose ?
De l'argent, des cartes de cr�dit ?
Non, tout �tait dans mon portefeuille.
O� avez-vous �t� agress� ?
Dans la rue.
En sortant de ma voiture.
Et plus pr�cis�ment ?
Rue Gorska.
Tu faisais quoi, l�-bas ?
Tu m'as dit que tu rentrais directement.
Pas maintenant, Wanda.
Je t'expliquerai plus tard.
Comment avez-vous
perdu connaissance ? On vous a assomm� ?
Non.
L�,
j'ai senti un truc bizarre. Je ne sais pas comment le d�crire.
Une �lectrocution ?
C'�tait tr�s douloureux.
Je ne sentais plus mes jambes.
Je suis tomb� et je me suis �vanoui.
- Qui est cette femme ? - Olena.
Une �tudiante boursi�re de Kiev.
Elle a habit� chez nous pendant 15 jours.
Je travaille � l'universit�. Je l'ai aid�e.
Elle avait des probl�mes pour se loger, je lui ai dit...
Attendez, on parle de quoi, l� ?
C'est moi qu'on a agress�,
laiss� sans connaissance, ligot� et kidnapp�.
On a votre voiture.
Malheureusement, elle a �t� endommag�e
dans des circonstances qu'on doit clarifier.
ODESSA, UKRAINE
Olena Sakowicz,
26 ans.
Elle lui ressemble.
M�me genre, mais ce n'est pas elle.
T'en es s�r ?
Si tu ne vois pas de diff�rences, arr�te-toi pour aujourd'hui.
�coute, je pourrais appeler Marina.
Elle nous fera un bon petit plat,
on passera un bon moment, on boira de la vodka.
C'est tr�s gentil, mais non.
Embrasse Marina pour moi, d'accord ?
- T'as une nouvelle copine ? - Non.
Tu sais, je suis plus jeune que toi.
Mais j'ai une femme
et un enfant.
Je suis tr�s content pour toi. Et alors ?
�a aide quand m�me un peu.
�a n'aide rien du tout.
Un policier qui a une famille,
t�t ou tard, il lui fait vivre l'enfer.
Arr�te-toi.
Pourquoi tu t'enfuis, cr�tin ?
J'en ai termin� avec toi.
C'est ce que tu crois, Scorpion.
Seule la mort nous s�parera. La tienne ou la mienne.
Tu me veux quoi ?
On a d�couvert un �trange cadavre dans un bateau.
Une jeune fille, avec un bras coup�.
Tu es d�fonc� ?
Si seulement.
Ouvre tes yeux et tes oreilles.
Je veux savoir si c'est l'oeuvre d'une de nos connaissances communes.
Compris ?
Serhij.
C'est dangereux.
La vie est dangereuse, Scorpion.
Je ne t'ai pas �pargn� pour que tu te fasses tailler la barbe
dans des bars branch�s.
Rends-toi utile et prouve-moi que je n'ai pas fait d'erreur.
VARSOVIE, POLOGNE
Les marques dans le cou
peuvent indiquer l'utilisation d'un pistolet paralysant.
Les poignets et les chevilles montrent des traces d'adh�sif.
Ainsi que sur la bouche,
du nez au menton, et sur les deux joues.
Vous �tes descendu de votre voiture rue Gorska.
Que faisiez-vous l�-bas ?
Rasseyez-vous, M. Bronisz.
Mais je n'ai rien fait.
C'est moi, la victime.
Rasseyez-vous � la table.
J'avais l'intention de voir une femme.
Nom, pr�nom, adresse.
�a n'a pas d'importance.
C'est moi qui d�cide.
Edyta Pajak, 13, rue Gorska, appartement 8.
Quels sont vos liens ?
Je la baise.
Que s'est-il pass� ensuite ?
Je me suis r�veill� ligot�, b�illonn�,
avec un sac noir sur la t�te.
J'�tais allong� � l'arri�re d'une voiture.
Dans le coffre ?
Non, entre les si�ges.
C'�tait un genre de monospace.
Quelqu'un, un homme, je crois, m'a tir� de cette voiture.
Il a coup� l'adh�sif qui attachait vos pieds ?
Non, il m'a attrap� sous les bras
et m'a tra�n� sur le sol.
Ensuite, il est remont� dans la voiture
et il est parti.
L� !
C'est ici qu'il m'a d�pos�.
C'est ici qu'il m'a lib�r�. Sous ce lampadaire.
Donc, vous �tes all� rue Gorska en quittant votre bureau ?
Non, en sortant du centre commercial Mokotow.
J'y ai achet� un cadeau.
Votre voiture �tait au parking ?
Oui.
Vous vous rappelez le niveau, la place ?
Niveau moins deux,
vers la place 48.
Vous avez une m�moire impressionnante.
Je sais.
Il y a des fois o� c'est vraiment p�nible.
Je me souviens de choses inutiles,
que je devrais oublier.
C'�tait vers quelle heure ?
Entre 17 h et 17 h 30.
Jozek, dis � la s�curit� du centre Mokotow de garder
les vid�os de surveillance du parking entre 17 h et 19 h,
niveau moins deux, vers la place 48.
Wanda ?
Pardon.
Connaissez-vous Witold Bronisz ?
- Oui. - Depuis longtemps ?
- Presque un an. - Vous vous voyez souvent ?
Qu'est-ce qui se passe ?
Il devait venir aujourd'hui ?
Oui, c'est mon anniversaire.
Il voulait s�rement m'apporter un cadeau.
Bon anniversaire !
Vous pouvez me dire ce que vous voulez ?
Je pose les questions et vous r�pondez. Je peux ?
Witold Patryk Bronisz a d�clar� qu'il avait �t� agress� et assomm�
au moment o� il descendait de sa voiture devant chez vous.
C'est pas tout � fait vrai.
Il ne se gare jamais devant chez moi,
mais plut�t dans la rue d'� c�t�.
Alors vous n'avez rien pu voir ni entendre.
J'ai l'air de rester devant ma fen�tre � attendre ?
Il lui est arriv� quelque chose ?
Non. Comment l'avez-vous connu ?
On travaille ensemble.
Depuis longtemps ?
Quatre ans. Mais il s'est int�ress� � moi il y a un an.
Il s'int�resse souvent � ses coll�gues f�minines ?
Pour le moment,
je ne veux pas le d�nigrer.
Il ne l'a pas encore m�rit�.
Avance.
Arr�te et reviens en arri�re.
Arr�te.
Il y �tait d�j�.
Mets � 17 h 23.
Il est l� tout le temps.
Arr�te.
Celui qui est arriv� dans ce monospace
n'en est jamais descendu.
Voyons � quelle heure il est arriv�.
L�.
Repasse le moment o� il suit Bronisz.
Arr�te.
On peut voir sa plaque ?
S�rement pas avec ce mat�riel. Et Bolek a fini son service.
Fais-le revenir ! On cherche un cadavre.
Maria, ce monospace, �a peut �tre un concours de circonstances.
Quelqu'un est arriv� 45 minutes avant Bronisz.
Il est rest� 60 minutes et est parti juste apr�s Bronisz.
C'est une co�ncidence ?
Sinon, ce serait quoi ?
Bronisz a d�clar� avoir �t� emprisonn� dans un monospace.
PRAGUE, R�PUBLIQUE TCH�QUE
Vous �tes nouveau ?
- �a vous d�range ? - Non.
En vieillissant,
j'aime rencontrer de nouvelles personnes.
Seifert.
Ivan Crhan. Vlasta a enfin pris sa retraite.
Bien s�r. Je n'�tais pas venu ici depuis un moment.
D'apr�s sa peau, ce serait une jeune femme
entre 20 et 30 ans.
Le bras a �t� congel�.
Pardon ?
Quand je l'ai d�coup�,
les tissus profonds �taient encore partiellement gel�s.
Tout porte � croire que son bras a �t� coup� apr�s la mort.
Il n'y a aucune trace de sang.
Excellent travail, docteur.
Ivan.
Viktor.
En cinq minutes,
vous �tes devenu mon m�decin l�giste pr�f�r�.
Mon intuition me dit que ce n'est pas un compliment.
Je suis d�sol�.
J'esp�re que le reste du corps arrivera ici le plus t�t possible.
Pour savoir qui c'�tait.
Oui.
Pourquoi avoir congel� le bras ?
Pour emp�cher de d�terminer quand elle a �t� tu�e.
Tu as des hypoth�ses ?
Il y a un nombre infini d'hypoth�ses.
On essaie d'en �liminer quelques-unes ?
Non, avant tout, il faut qu'on retrouve le corps.
C'est quelqu'un qui connaissait le fonctionnement du th��tre.
Pourquoi penses-tu �a ?
�a peut �tre n'importe qui.
C'est pas si difficile d'entrer dans les coulisses.
Tu sais quoi ?
Commen�ons par le directeur du th��tre.
VARSOVIE, POLOGNE
Sors ou je d�fonce cette putain de porte.
Police. Tes papiers.
Je n'ai rien fait.
C'est moi qui en d�ciderai.
Il en a pris beaucoup ?
J'ai pas vu qu'il �tait stone.
Ne me mens pas. Tu t'es d�fonc� avec lui.
Je suis clean, tu peux v�rifier.
"Vous pouvez v�rifier", connard.
Tu vas rester avec lui jusqu'� ce qu'il se r�veille.
Tu iras � l'�picerie et tu lui feras un petit-d�jeuner.
Je suis pas sa nounou.
Putain de merde !
Ob�is, ou je te retrouverai et je te ferai la peau.
Oui, Jozek ?
Ce sont des plaques tch�ques.
- Quoi ? - Les plaques sont tch�ques.
Le monospace est immatricul� en R�publique tch�que.
� Prague, pour �tre pr�cis.
Bolek te salue.
Salut, Maria !
Maria, tu es l� ?
Oui. Il faut pr�venir toutes les patrouilles.
C'est fait. On appelle les Tch�ques ?
Non.
On appellera si on ne trouve pas le monospace d'ici 48 h.
Salue Bolek et allez vous coucher.
D'accord.
T'es devenu fou ? T'as vu l'heure ?
Je suis fou de toi, le jour comme la nuit.
Tu me laisses entrer ?
Tu peux pas venir � une heure normale ?
Donne-moi les cl�s et ce sera r�gl�.
Maintenant que t'es l�, tu ne viens pas te coucher ?
Ma journ�e a �t� dure aussi.
VARSOVIE, POLOGNE
Salut.
C'est arriv� de Mokotow.
Andzelika Musial, 28 ans.
Il y a environ un an, elle s'est pr�sent�e chez eux
pour accuser Patryk Bronisz de viol.
Une heure plus tard, elle s'est r�tract�e.
Elle s'est mise � pleurer et a parl� de vengeance.
Trois mois plus tard, sa m�re a signal� sa disparition.
Elle n'a toujours pas �t� retrouv�e.
Elle ressemble beaucoup � Edyta Pajak.
On conna�t son type de femme.
Et pour ce viol ?
- Elle s'est pas fait examiner ? - Non.
Elle travaillait avec Bronisz.
La veille de la d�claration du viol,
elle s'�tait fait virer.
Salut.
Je suis pass�e chez toi, hier.
On a un cadavre.
Alors tu es en service 24 heures sur 24, c'est clair ?
Propre comme un nouveau-n�.
Je peux te faire confiance apr�s ce que j'ai fait pour toi ?
Lis le dossier de l'affaire.
Les coll�gues de Mokotow n'ont pas r�solu
la disparition d'Andzelika Musial.
D'apr�s sa m�re, elle n'�tait ni d�pressive ni suicidaire.
Elle avait mal v�cu son licenciement,
mais d'apr�s sa m�re, elle s'en �tait remise.
Elle avait pass� trois entretiens d'embauche.
Lieutenant Mielnik.
On arrive !
Un monospace tch�que a forc� un contr�le.
Il file vers le nord.
Il va tout droit. On le l�che pas. On sait qui conduit ?
Aucune id�e. Ne l'arr�tez pas seuls.
Il essaie de nous semer. Ce serait sympa
si vous mettiez la gomme.
On est sur l'autoroute, derri�re lui. Rejoignez-nous.
Tu peux lui couper la route ?
Pas � cette vitesse. Trop de voitures.
T�t ou tard, il devra s'arr�ter.
Police, � terre !
� terre, putain !
Sous-titrage : INNERVISION
Pour ARTE G.E.I.E. : Eva-Maria von Geldern
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