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UNE S�RIE ORIGINALE NETFLIX
Le 10 juillet 1943,
une unit� de l'Oklahoma,
compos�e de Mexicains, d'Indiens et de cow-boys,
dont la plupart ne pouvaient pas boire dans le m�me bar,
atterrit en Sicile et entama un p�riple de 500 jours � travers l'Europe
occup�e par les nazis.
Voici l'histoire
d'un groupe de soldats,
les Thunderbirds.
{an8}Coldfoot arrive � voir ? Je ne vois m�me pas mes bottes.
{an8}- Qu'est-ce qu'il regarde ? - Le brouillard.
{an8}Le brouillard ? On le voit tous.
La ferme, Spigs.
Regardez-le, lui.
Oui, capitaine.
� terre !
- Spigs, � terre ! - Merde ! Je suis touch�. Putain !
Merde.
Deux blind�s, quatre pelotons d'infanterie � 450 m�tres.
Repliez-vous sur la cr�te.
Compagnie E, repliez-vous !
Confirmation des coordonn�es.
2-6...
La ferme, Nagles !
2-6-7-E-A-5-1.
Allez, Nagles, on bouge !
Non ! Pas sous les arbres ! Restez � d�couvert !
Merci, capitaine.
{an8}SALERNE, ITALIE SEPTEMBRE 1943
{an8}Garcia, Rosa, allez voir la grange.
Ils se sont repli�s � 3 km.
D�g�ts ?
Six morts ou disparus, et dix bless�s.
Je veux savoir o� sont les Allemands.
Attention aux pi�ges.
Attention aux pieds.
Merde ! C'�tait quoi, �a ?
Un rat ?
Non.
Trop gros.
S�rement un chien.
Il �tait planqu� et ne veut pas la boucler.
Il faut que Spigs nous traduise.
J'ai trouv� �a dans sa cachette.
Donnez-moi �a.
Donnez-lui � manger.
O� est Spigs ?
- Spigliani. Vous parlez italien ? - Oui.
Charlestown, Massachusetts.
Oui.
Vous connaissez Boston ?
Oui.
Boston.
"Park the car in Harvard Yard."
Fenway Park.
Paul Revere.
O� avez-vous appris � nager ?
Putain.
- Nager ? - Je sais.
Le club de la 2e rue.
Oui.
Comment le savez-vous ?
Je vous l'ai dit.
Je suis dipl�m� du MIT.
J'habitais sur Maple street, au coin de la 4e rue.
Et je suis sorti avec une fille
qui s'appelait Hammel...
Gloria.
Elle avait...
de superbes seins.
Oui, la s�ur de Sparky Hammel.
�a alors !
Vous et moi � Charlestown,
au club des gar�ons.
- Le monde est petit. - Je ne vous le fais pas dire.
Akacheta.
Carmona.
Kawacatoose.
Des Indiens, des Mexicains
et un rital de Boston ?
Oui. 157e r�giment d'Oklahoma.
On m'a engag� � Salerne en tant qu'interpr�te.
Leur chef est aussi Indien ?
Capitaine Sparks ? Non.
C'est un cow-boy d'Arizona.
La situation doit �tre d�sesp�r�e pour engager ces types dans votre arm�e.
Les Rouges et les Mexicains. Des races inf�rieures.
Ce n'est pas notre avis.
Ils sont Am�ricains.
Comme moi.
Vraiment ?
Je suis all� en Oklahoma, caporal,
et les panneaux des bars disent :
"Indiens et Mexicains interdits."
Je suis aussi all� en G�orgie.
Les noirs boivent � des fontaines s�par�es.
Ne me dites pas qu'ils sont comme vous.
C'est �trange.
De se battre pour un pays o� il est interdit de boire
dans le m�me bar que ses camarades.
Maintenant, parlez-moi des pontes.
Les pontes ?
Oui, je dois savoir ce que vous avez fait.
Je ne sais pas de quoi vous parlez.
- Nom de Dieu ! - Pontes !
- Parlez ! - On n'a pas vu de pontes.
- Vous mentez ! - Non, c'est la v�rit�.
Votre compagnie a travers� trois pontes.
Ici, ici et ici.
Dans quel �tat sont-ils ?
Ponte. Des ponts. Vous parlez de ponts.
Oui.
Des ponts.
J'ai utilis� le mot italien.
Au temps pour moi.
Bon sang.
Dans quel �tat sont les ponts ?
On n'y a pas touch�. Ils y sont toujours.
Du calme, Spigliani.
Pour vous, la guerre est finie.
Vous pourrez peut-�tre retourner nager � Charlestown.
Mais demain, votre cow-boy et vos amis indiens seront morts.
Capitaine.
Le gamin regarde votre photo.
Ma famille.
Ma famille. Tu comprends ?
Et toi ?
Ils sont tous morts.
- Quelqu'un parle italien ? - Oui.
Je me d�brouille.
Antonio.
Il dit qu'il s'appelle...
Je crois qu'on a compris.
Il dit que sa m�re et son p�re sont morts.
Il vivait ici avec son grand-p�re jusqu'� sa mort.
Depuis, il se cache des Allemands.
On les a perdus.
La pluie les aide � se cacher.
Demandez-lui o� sont les Allemands.
Il n'en sait rien.
Il ment.
Il a la trouille.
- Gomez, tu lui as fait quoi ? - Rien.
C'est dr�le ?
Les Allemands lui ont dit qu'on le nourrirait et qu'on lui ferait.
Ferait quoi ?
Lui couper les couilles.
Dis-lui qu'on n'est pas int�ress�s.
- Dis-lui qu'on en a assez. - Et qu'elles sont trop petites.
Dites-lui qu'ils ont menti.
Les Allemands ne reviendront pas.
C'est une promesse.
Je dois vraiment lui dire �a ?
Dites-lui que ces hommes
sont les petits-fils de guerriers indiens des plaines am�ricaines.
Qui tuaient des pumas et chassaient le bison.
Dites-lui...
que ce sont les descendants de l'arm�e mexicaine
ayant battu les Fran�ais le Cinco de Mayo.
Et ces hommes...
sont les fils de rangers du Texas
ayant r�tabli la loi dans des endroits r�gis par des tueurs.
Les nazis ne lui feront plus de mal.
Car demain, on va les arr�ter.
Alors, tu ne te sens pas mieux ?
Personne ne devrait avoir � couvrir ses parties intimes.
Il l'a convaincu qu'on pouvait le faire.
Il n'a pas dit �a pour lui.
Monsieur ?
Un cadeau de notre jeune ami.
C'�tait � son grand-p�re.
Il vous l'offre.
J'ai coup� le canon.
Et il m'a dit o� sont les Allemands.
- Sois prudent. - � plus tard.
Merci.
De rien.
Regardez l'herbe au milieu.
Elle ne bouge pas.
Un char.
Un blind� � 2 h � 45 m�tres.
Bougez !
Allez !
Un m�decin !
Appelle la Jeep.
Le capitaine est touch�.
- On doit l'emmener � l'h�pital. - Appuie.
Gomez !
Vite !
Tenez bon. Ne bougez pas. Allez !
- Emmenez-le. Vite ! - C'est parti. Relevez-le.
Doucement.
Garde �a en l'air.
Attendez !
Allez-y !
FORT SILL, OKLAHOMA 2 ANS PLUS T�T
Repos, lieutenant.
Ce n'est pas Honolulu.
Honolulu est surfait.
Vraiment ?
Ne g�chez pas mon r�ve.
Un s�jour � Hawa�, puis trois ans de fac. Pourquoi vous r�engager ?
Plus d'argent.
Restez � l'arm�e deux ans de plus, et obtenez votre dipl�me.
J'y compte bien.
Vous savez qu'on parle d'une guerre ?
J'en ai eu vent.
Si c'est le cas, on aura besoin d'officiers.
Et je compte en faire partie.
Pourquoi l'arm�e ?
� cause d'un sandwich.
J'ai quitt� la maison � 17 ans.
J'ai cherch� un job et me suis retrouv� � San Francisco, affam�.
Un recruteur m'a achet� � manger,
me disant que si je m'engageais, je serais nourri.
On m'a dit que vous savez g�rer les probl�mes.
Une de mes compagnies, la compagnie J,
a �chou� � tous les tests de tir depuis trois mois.
- Vous pensez pouvoir les former ? - Oui.
Bien.
Vous avez une semaine.
- Je cherche la Compagnie J. - L�-bas.
PRISON
�teins-moi cette musique de gringo.
Repos, caporal.
Qui est le responsable ?
- Le lieutenant Danalli. - Je le remplace.
Je m'appelle Sparks. Je veux une liste des prisonniers.
Tout de suite.
Suivez-moi.
Cordosa.
Ivresse publique.
Red Feather.
Coups et blessures.
Gomez.
Agression d'un officier.
Hallowell.
Agression d'un officier.
On en a beaucoup.
Pourquoi sont-ils s�par�s ?
Les Indiens et les Mexicains ne s'aiment pas.
Et ils nous d�testent encore plus.
Ouvrez.
Pardon ?
Ouvrez, caporal.
Miguel Cordosa.
Clovis, Nouveau-Mexique.
Il y a une rivi�re, la Caheesh.
Bonne p�che ?
Bien s�r.
Pardon ?
La truite Gila.
Il n'y a pas mieux.
Hallowell.
Wilsall, dans le Montana. Le pays des moutons.
Que faites-vous des loups ?
On les flingue.
Vous savez faire ?
Je ne rate jamais.
Gomez.
Qui vous a fait �a ?
Mon fr�re.
C'est lui qu'il me faut.
Coldfoot.
Soldat Samuel Coldfoot.
Je suis le lieutenant Sparks.
Vu o� on est, vous ne deviez pas vous entendre avec vos commandants.
On a d� vous dire que vous �tiez trop b�tes.
Que vous aviez un probl�me avec l'autorit� ou...
peut-�tre...
que vous veniez d'une race
qui ne m�rite pas l'uniforme.
Je m'en fous de tout �a.
Ce qui m'importe,
c'est votre performance.
Test de tir en fin de semaine.
R�ussissez
et vous aurez un week-end libre.
Quarante-huit heures hors de ces barreaux...
et de la base.
Mais...
comme tout le reste,
ce privil�ge doit se m�riter.
Si vous pensez
que vous en avez fini avec l'arm�e am�ricaine,
ne me faites pas perdre mon temps.
Ni celui de personne.
Mais si vous voulez prouver
que ce que tous ces enfoir�s ont dit sur vous est faux,
vous avez deux minutes pour vous joindre � moi.
On leur laisse une minute ?
Non.
Le message est clair.
Enfermez-les.
Il manque qui ?
Coldfoot.
Caporal.
Alignez-les.
C'est vrai qu'on pourra sortir ?
Si tout le groupe r�ussit.
Compagnie J, garde-�-vous !
Marks.
Oui, monsieur ?
- Qu'est-il arriv� � Coldfoot ? - Comment �a ?
Trois ans dans l'arm�e, et toujours soldat ?
Il a �t� r�trograd�.
Il �tait caporal, en lice pour devenir sergent.
Et ?
Il a �t� recal�.
Il a accus� des sous-officiers et s'est battu.
Alors le colonel
l'a r�trograd�.
Il s'est battu, car on lui a refus� une promotion ?
C'�tait son troisi�me refus.
Coldfoot est fier d'�tre Indien.
�a ne fait pas bon m�nage, ici.
Pas �tonnant que vous ayez perdu vos terres.
Ce n'est pas parce que vous ne tenez pas l'alcool,
c'est parce que vous ne savez pas tirer.
Quel mojado t'a appris � tirer, Gomez ?
Ta cueilleuse de melon de m�re ?
Tu as un probl�me ?
Dis donc,
regardez qui voil�, les gars.
C'est le caporal. Je veux dire, soldat Frisquet.
Je pensais qu'on s'�tait d�barrass�s de toi.
Crois-moi, �a ne va pas tarder.
Sergent-chef, votre cours pourrait-il se passer de commentaires ?
Veuillez m'excuser.
J'ai oubli� que vous �tiez nouveau.
C'est mon champ de tir.
Donc, quand vos hommes sont sur mon champ de tir,
ils deviennent mes hommes.
C'est dr�le, sergent, car d'apr�s moi,
quand mes hommes sont sur votre champ de tir,
vous devenez leur instructeur.
Vous n'avez fait qu'un expos� sur leur r�gime alimentaire
et la vie sexuelle de leurs m�res.
Au travail.
Sauf que,
d'o� je viens,
un homme ne parle pas comme �a,
� moins de joindre le geste � la parole.
Ce qui se passe derri�re cette remise
reste derri�re cette remise.
Tr�s bien, sergent.
Je vous suis.
J'esp�re que vous savez comment vous allez expliquer ces bleus.
Quels bleus ?
Je vous pr�viens. Vous aurez de la compagnie.
Il respire encore ?
� peine.
Tant mieux.
J'aurais eu du mal � l'expliquer.
On reprend o� on en �tait ?
Garde-�-vous !
Bravo, lieutenant.
- Les meilleures notes. - Merci, monsieur.
C'est gr�ce au sergent-chef.
Bravo, sergent-chef.
D�sol� pour votre accident.
- Amenez les suivants. - Oui, monsieur.
Entrez.
Coldfoot va en ville.
- Il a un permis. - Pas pour l� o� il va.
Peu importe ce que vous comptez faire,
BI�RE
oubliez.
La police militaire vous embarquera.
Et �a prouvera quoi ?
Qu'il n'y a rien de bon dans l'arm�e.
Ce n'est pas vrai.
Et si je vous offrais une promotion ?
Ne le prenez pas mal, mais on m'a d�j� fait le coup.
Vous attendez, puis on vous dit non.
- Je ne veux plus attendre. - Vous n'attendrez pas.
Montez dans la voiture.
H�PITAL ALGER, ALG�RIE
C'est votre femme ?
Oui.
Vous �tes chanceux.
� bien des �gards.
L'�clat d'obus a travers� l'abdomen et perc� le foie.
- C'est de la chance, �a ? - Vous auriez d� mourir.
Vous �tes en vie gr�ce � vos hommes.
Si vous les revoyez, emmenez-les d�ner.
En parlant de les voir,
je repars quand en Italie ?
Peut-�tre apr�s la guerre.
Le combat est fini pour vous.
Vous rentrez chez vous.
F�licitations. Vous avez une blessure en or.
Italie, 1944.
Avec l'arriv�e de l'hiver, le combat continue au sud de Rome.
Les troupes alli�es craignent la prochaine contre-attaque allemande,
attendue � tout moment.
Les temps sont durs, mais nos hommes aussi.
Demandez-leur et ils vous diront
que de la pluie et de la boue ne suffiront pas
� d�primer ces GI.
J'ai besoin d'un chauffeur. Vous ferez l'affaire.
C'est bon, vous l'avez vue.
Allons boire un verre.
C'est arriv� une semaine apr�s vous.
Ma Jeep a touch� une mine.
J'ai �t� jet� dans les airs et ai perdu la moiti� d'une jambe.
F�licitations pour vos �toiles.
Merci.
Pour �tre honn�te, F�lix,
dans cette guerre, c'est facile d'�tre promu.
Le plus dur, c'est de rester en vie.
Des nouvelles du 157e r�giment ?
Coinc�s sur la ligne Gustave au sud de Cassino.
Il fait froid et humide, mais ils n'en d�mordent pas.
Qui me remplace ?
Kettleman.
C'est un bon soldat.
Ce n'est pas vous, mais il n'est pas si mal.
Quand rentrez-vous ?
La semaine prochaine.
J'allais vous proposer de rapporter des lettres, mais c'est inutile.
Vous rentrez aussi.
Oui.
Ne cachez pas votre joie.
C'est dingue, je sais,
mais je devrais �tre avec mes hommes.
Rentrez chez vous aupr�s de Mary.
Allez voir votre fils et �levez d'autres enfants.
Vous avez fait votre devoir.
Bon voyage, monsieur.
On se revoit bient�t.
Ma tr�s ch�re Mary,
les lettres n'ont jamais �t� mon fort, donc j'ignore si je peux te l'expliquer.
Moi-m�me, je ne suis pas s�r de pouvoir me l'expliquer.
Quand je t'ai quitt�e,
j'avais peur de te perdre,
de ne pas revenir,
et de la mort.
Mais je n'ai plus peur.
Monsieur ?
Il y a un capitaine de l'arm�e.
Il veut venir en Italie avec nous.
Ma seule explication
est que je n'en ai pas fini.
Capitaine, que faites-vous ?
� votre avis ?
Vous n'�tes pas pr�t � sortir.
Votre absence n'est pas autoris�e.
- Courage, petit. - Capitaine !
Tu aimerais que je rentre. Crois-moi, j'aimerais aussi.
D�sesp�r�ment.
Je veux tenir mon fils
et m'allonger avec toi dans le d�sert sous les �toiles.
Mais j'ai une dette envers un groupe d'hommes.
Des hommes que,
avant la guerre,
je n'aurais jamais connus,
mais que je connais d�sormais aussi bien que moi-m�me.
Je ne pourrais jamais ignorer le fait que je leur dois la vie.
Je dois donc terminer ce voyage.
Je ne peux pas arr�ter.
Cela laisserait un trou irr�parable dans ma conscience.
Capitaine Sparks, 157e r�giment, 2e bataillon.
Vos ordres ?
Je viens de sortir de l'h�pital.
J'aimerais r�int�grer mon ancienne compagnie.
Qu'est-il arriv� � vos ordres ?
Je ne les aimais pas.
On me renvoyait chez moi.
Je sais que tu ne comprendras pas.
Moi-m�me, j'ai du mal � comprendre.
Mais je n'ai jamais �t� aussi s�r de ma vie, et je dois m'y fier.
Alors, s'il te pla�t,
ma ch�re Mary,
ma ch�re �pouse,
pardonne-moi.
Dans votre trou, soldat. C'est un ordre.
Mon Dieu.
C'est le capitaine.
Un probl�me, sergent ?
Votre rapport ?
Sous-titres : Marine Champouret
� LA M�MOIRE DE : MICHAEL LYNNE, 1941-2019
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