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Pr�c�demment dans The Spanish Princess.
Comment va mon magnifique fils et h�ritier ?
Pensez-vous qu'une vraie union soit possible plus d'une fois ?
Assur�ment.
Une femme a �t� vue entrer dans la chambre du roi.
Les rois anglais aiment sauter dans tous les lits.
Catherine est boulevers�e, et je m'inqui�te pour le b�b�.
Sir Compton, j'avais esp�r� vous demander de l'aide.
William a embrass� une femme.
Je dois le refuser.
Rien ne se mettra entre nous.
Sortez !
Nous sommes mari�s !
Vous avez trahi votre pays, madame.
Non ! Rendez-les-moi !
Poussez !
- Comment va mon fils ? - C'est une fille.
Merci pour vos efforts.
- Viens avec moi. - O� allons-nous ?
Je vais te montrer l'�cusson de ma famille.
Viens, tu vas voir, entre.
O� m'emmenez-vous ?
Majest� ?
Catherine ?
Comment le supportez-vous ?
Je ne le supporte pas.
Je la d�teste.
Cela me d�pla�t, alors je la hais deux fois plus me faire sentir ainsi.
Avez-vous parl� au roi ?
Que pourrais-je dire ?
Que je n'aime pas cela ?
Je lui ai donn� toutes les occasions de m'en parler.
Que fais-tu ?
Pas celui-ci.
Ne m'habille pas comme une douairi�re.
Si tu ne peux pas faire ton travail, sors.
Lina m'habillera.
J'excelle dans mon r�le d'entremetteur.
Henry Stafford et Ursula Pole sont ravis
d'avoir trouv� une date de mariage.
Ils m'ont envoy� une bourse dor�e en guise de remerciement.
Nous aurons une repr�sentation masqu�e apr�s la c�r�monie.
Je l'ai d�j� arrang�e.
L'ont-ils demand�e ?
Tout le monde appr�cie un bal masqu�.
Le soleil brille. C'est un beau jour pour un mariage !
La princesse Mary veut sa m�re.
Elle pousse. Elle est forte.
Ce n'est pas un gar�on.
Charlie, as-tu trouv� une date pour le tien ?
Mangeons aujourd'hui pour deux mariages.
Faisons une orgie de bi�res, de vins et de p�tisseries.
Qu'en dis-tu ?
Vous �tes le roi. Je fais ce que vous dites.
Merveilleux.
Le mariage est termin�, alors parlez-moi.
Vous �tiez pr�occup� par le mariage, mais c'est termin�.
Donnez-moi mon h�ritage d'Arthur
pour que je paie des troupes et r�cup�re mes enfants.
Je vous ai dit que vous l'auriez si vous mainteniez la paix en �cosse.
Ayant �chou�...
J'ai maintenu la paix !
Jusqu'aux derniers mois, et vous le savez tr�s bien.
Combien de temps aviez-vous en t�te ?
Jusqu'� ma mort ?
C'est commode pour votre tr�sorerie !
Vous restiez r�gente d'�cosse si vous ne vous remariez pas.
Vous avez choisi de d�sob�ir, alors votre r�gence est termin�e...
Comment le supportez-vous, Catherine ?
Comment supportez-vous ce menteur et son petit chien, Wolsey ?
Nous c�l�brons un mariage.
Je retournerai en �cosse, je reprendrai mes fils
et je r�cup�rerai tout ce qui m'appartient,
avec ou sans votre consentement.
Ou le v�tre, Archev�que.
Le sexe faible peut faire beaucoup de bruit.
J'en ai toute une maisonn�e.
Vos Majest�s, nous remercions Dieu
d'avoir uni mon fils, Henry Stafford,
� son ensorcelante �pouse, Ursula.
- Aux mari�s. - Aux mari�s.
En cadeau de mariage pour nos jeunes mari�s,
j'ai commissionn� un spectacle masqu�,
une c�l�bration de l'amour.
Henry...
viendrez-vous dans ma chambre ?
Oui, bien s�r.
Pardonnez mon intrusion.
Non.
Non, le b�b� pleurait.
Merci.
Le mariage de votre fille vous trouble-t-il ?
Non.
Non, elle �tait pr�te � �pouser le premier venu choisi par le roi.
Je n'ai jamais appr�ci� de riboter.
Enfant, je me cachais dans un coin sombre ou sous la table.
Ma m�re me grondait, car elle pensait que je m'�tais enfuie.
Elle est morte jeune.
Tous les deux.
Votre pr�tendant est venu retenter sa chance.
Sir William, allez-vous bien ?
Oh non !
Reculez. C'est la peste.
Reculez, ou vous l'attraperez.
Dites au roi d'�vacuer la cour.
Que personne n'approche d'ici ou de nous.
Nous l'enterrerons quand la cour sera partie.
Faites ce qu'elle dit.
Il y a eu des cas en Europe, mais pas � Londres.
Que ces dames pr�parent une malle, nous irons � Windsor...
Si je puis me permettre...
Ma r�sidence � Hampton Court est proche.
Le trajet sera moins long. Je serai honor� d'accueillir la cour.
Non, Henry.
Partons pour Hampton Court !
Majest�, les chevaux ne sont pas en nombre suffisant.
Les femmes monteront en carrosse avec les enfants.
Henry.
Prenez la princesse Mary.
Bessie, Lina, occupez-vous de la reine.
Oviedo ?
Le roi m'a demand� de rester au palais.
Pour �viter les pillages.
Henry Pole va chercher nos gar�ons et te les amener.
Ma m�re ne viendra pas.
Elle reste, dans votre int�r�t et celui de la cour.
Sa m�re a soign� Sir William et pourrait �tre malade.
Non.
Wiltshire.
Vos filles monteront avec la reine.
Occupe-toi de la reine. Cela nous fera avancer � la cour. Allez !
Partez ! Vers Hampton Court !
Prot�gez ces dames sur la route.
Anne ? Venez, asseyez-vous � c�t� de moi.
Vers Hampton Court. Partez !
Je l'ai enroul� dans de la mousseline.
Cela confinera la maladie en attendant qu'on l'enterre.
C'�tait un homme bien.
Je n'ai pas �t� cordiale avec lui.
Laissez-moi vous aider � le porter jusqu'au jardin.
Ne vous approchez pas trop. Nous pourrions �tre infect�s.
Mon Dieu peut me prendre quand bon lui semble.
Ce n'est pas � une femme de le porter.
Mes hommes creuseront une tombe et je l'enterrerai.
Venez. Je l'ai laiss� � la chapelle. Je vous aiderai.
Changez vos v�tements, nous les br�lerons.
Pareillement pour nous, quand il sera enterr�.
Que faire d'autre ?
Rien.
Attendons, vivons...
esp�rons ne pas tomber malades.
Ou partez retrouver votre famille. Sont-ils toujours � Londres ?
Je ne risquerai pas de les infecter.
Vous devrez supporter ma compagnie un peu plus longtemps.
Nous allons prot�ger le palais.
Venez. Prions pour l'�me de William Compton.
Et pour que vos enfants, le roi et la reine soient en s�curit�.
Bonjour, Votre Gr�ce.
Il se lassera de toi.
Tu l'as diverti pendant que j'�tais enceinte.
Mais il reviendra aupr�s de moi,
son �pouse fid�le, et sa reine.
Quand il le fera, tu seras chass�e du palais.
Arr�tez le carrosse.
Le balancement du carrosse peut d�ranger l'estomac.
La reine n'est pas indispos�e. Nous, non plus.
Ce n'est pas le carrosse.
Continuez !
Avancez !
Rendons-nous o� bon diable nous allons.
PALAIS DE HAMPTON COURT
C'est plus grand que le palais de Westminster.
Comment un jeune homme d'Ipswich amasse-t-il une telle fortune ?
Renseignons-nous, tant que nous sommes ici.
� votre service, Madame.
Surtout si cela peut calmer l'enthousiasme de notre h�te.
Son hospitalit� est-elle une tentative d'obtenir le chancelariat d'Angleterre ?
Votre Gr�ce.
J'esp�re que le voyage n'a pas �t� tr�s dur
pour la princesse et vous-m�me.
Un petit prix � payer pour une arriv�e aussi grandiose.
Vous d�criviez trop modestement l'ampleur de vos ambitions et de votre fortune.
Une prouesse architecturale, qui para�t plus grandiose qu'elle ne l'est.
Quelle b�n�diction
que vos caisses vous permettent d'accueillir toute la cour.
Remerciez vos bienfaiteurs.
Oui, je vais bien.
Je vais aider Lina.
Pr�parons une chambre pour les enfants de la cour.
Je vais t'aider.
Je vous montre vos chambres.
Conduisez-moi au roi.
Vous �tes saine et sauve.
Et la princesse Mary ?
Nous avons surv�cu.
Bessie aura besoin d'un jour ou deux pour se remettre.
Bessie Blount ?
Elle attend un enfant.
Un enfant ?
Est-ce le mien ?
Je ne connais aucun autre gentilhomme ayant partag� sa couche tous les soirs.
Amenez-la.
Amenez-la-moi.
- Vous me prenez pour une servante. - Amenez-la !
Anne ?
Faites venir ma suivante, Bessie Blount.
Oui, Votre Gr�ce.
Vos Gr�ces.
J'apprends que tu attends un enfant.
Oui, Votre Gr�ce.
Le mien ?
Oui, Votre Gr�ce.
Vous �tiez mon premier et unique homme.
Tu repartiras chez ta famille.
Non, tu resteras ici...
au service de la reine jusqu'� ce que tu ne puisses plus le faire.
Puis, tu te reposeras jusqu'� la naissance de l'enfant.
J'ai l'impression
que tu attends un gar�on.
Un b�tard.
Un b�tard.
Si c'est un gar�on.
S'il survit.
L'enfant pourrait �tre une fille.
CH�TEAU D'�DIMBOURG
Halte !
As-tu perdu la m�moire ? As-tu oubli� qui je suis ?
�carte-toi, je viens voir le duc d'Albany.
Maintenant !
Je vous conduis aupr�s du duc, Votre Gr�ce.
Merci, Negasi.
Votre Gr�ce, le duc d'Albany.
� votre service. Bienvenue.
O� sont mes enfants ?
Vous ne pouvez pas me les arracher.
Ni mon ch�teau.
Je n'ai pas essay�. Vous �tes partie de votre plein gr�.
Amenez les gar�ons.
J'ai �t� nomm� r�gent
et les princes resteront ici, au ch�teau, sous ma tutelle,
mais rendez-leur visite aussi souvent que vous voulez.
Non, mes gar�ons doivent rester avec moi.
Jamie est le futur roi d'�cosse,
et le clan des Stewart menace de faire couler une rivi�re de sang
si le comte d'Angus met les mains sur lui.
O� est Angus ?
Chez vous, � Holyrood.
Je dois vous pr�venir
que Jane Stewart a partag� sa couche en votre absence.
Maman !
Vous m'avez manqu� tous les deux.
Puis-je rester un peu au ch�teau ?
Je dois passer du temps avec mes gar�ons.
Avec plaisir.
Je serais enchant� d'avoir un peu de compagnie.
Nous vous importunons, Wolsey.
Et vous nous servez sur des assiettes en or de France.
Avez-vous une �pouse fortun�e cach�e loin des regards ?
Tous ces biens sont des cadeaux des d�vots et fid�les.
Vous auriez une ma�tresse et deux b�tards cach�s.
Il y aura toujours des rumeurs.
Le seigneur m'aide � les supporter.
Oh, et le pape m'a fait savoir qu'il m'avait fait cardinal.
Je suis b�ni, en effet.
Puis-je �tre le premier � vous offrir mes f�licitations, Cardinal ?
Et celles de ma famille.
- � l'ascension de Wolsey ! - � Wolsey !
Et toutes nos f�licitations � Sa Majest� le roi...
qui a engendr� un autre enfant.
J'ignorais que la reine attendait un heureux �v�nement.
Pas la reine.
Non, c'est Bessie Blount.
Je suis certain qu'il s'agit d'un gar�on.
F�licitations, Votre Gr�ce.
F�licitations.
Laisse-nous, Bessie.
Je ne veux pas qu'elle s'occupe de moi.
C'est trop me demander.
Catherine, ne vous en faites pas, elle n'est rien � mes yeux.
Et Wolsey ?
Pourquoi le laissez-vous m'humilier ?
Dieu m'accorde une seconde chance.
Une chance d'avoir un fils.
Mais il ne pourra jamais �tre prince.
Mais si Bessie peut avoir un fils, alors je saurai...
Que saurez-vous ?
Que ce n'est pas moi que Dieu punit.
Pourquoi nous punirait-il ?
Qui le dit ?
Qui dit cela, Henry ?
Votre Gr�ce.
Ce sont les Fran�ais. Il doit sa fortune aux Fran�ais.
Ils paient ce sale Wolsey pour rapporter des informations au roi.
Comment le savez-vous ?
Il garde une salle verrouill�e � cl�.
J'ai persuad� un serviteur de l'ouvrir.
J'ai trouv� un tas d'assiettes en or
orn�es de la fleur de lys...
et les armoiries des Fran�ais.
Et Henry ne voit rien.
Merci.
Lady Pole ?
Lady...
Lady Pole.
Maggie. Appelez-moi Maggie.
Maggie.
�coutez.
Je n'entends rien.
Non.
Pas d'espions.
Pas de ragots.
Pas de m�disances.
Rien.
C'est merveilleux.
Quand j'�tais petite, le roi s'�tait absent�,
et Lady Margaret Beaufort avait ferm� les portes du palais.
Lizzie, moi et Teddy,
nous sommes venus dans cette pi�ce,
j'ai �cart� les bras en grand et j'ai virevolt�.
J'�tais libre de dire tout ce que je voulais,
sans recevoir de punition.
D�sol�, Lord More. Apportons � manger aux malades.
Que diriez-vous ici,
dans ce palais silencieux,
si vous pouviez dire tout ce que vous vouliez ?
Beaucoup de choses.
Dites-moi.
Les r�ves que j'ai eus.
Les choses qui me sont impossibles.
Par exemple ?
Je parlerais des livres que j'ai lus.
Des spectacles qui m'ont marqu�e.
Et des pri�res qui m'ont rapproch�e de Dieu.
Du toucher de ma m�re.
De choses formidables.
De tout ce qui �tait bien, avant que le malheur ne frappe.
Avant que je perde mon innocence.
Je parlerais de mes sentiments le plus profonds.
Des pens�es que j'ai du mal � admettre.
Je parlerais de l'amour.
� vous.
La libert� de parler et la licence de parler
sont deux choses diff�rentes.
Je ne peux pas dire ce que j'aimerais.
Bien que mon c�ur le d�sire...
avec passion depuis un moment.
Que veut Dieu de nous ?
Il met notre foi � l'�preuve...
pour voir si nous sommes dignes de la vie �ternelle au royaume c�leste.
Il nous met � l'�preuve par...
la tentation.
Met-il plut�t notre courage � l'�preuve ?
Pour voir si nous avons le courage de saisir ce qui se trouve devant nous.
De trouver de la joie au milieu de la souffrance.
Serait-ce une transgression
si cela se passait dans un palais silencieux ?
Sir Thomas, je vais apporter � manger aux malades.
Bien s�r, je viens t'aider.
Maggie...
restez ici, ne courez pas de risques.
Je reviendrai.
� mon cher fr�re Henry.
La peste semble s�vir � Londres.
J'esp�re que vous allez bien.
Je vous �cris pour vous dire que j'ai �t� une s�ur respectueuse,
sans pr�tendre que ce fut facile.
Je vous �cris le c�ur lourd
pour vous informer de la mort de mon mari, Louis.
Son c�ur est arriv� � son terme.
Je resterai ici pendant une p�riode de deuil
pour s'assurer que je n'attends pas d'enfant.
Puis, je serai � nouveau une femme libre,
libre d'�pouser qui je veux.
Tu pleures.
Ce n'est rien, Votre Gr�ce. Pardonnez-moi.
Pourquoi ?
Le cardinal Wolsey dit que je serai renvoy�e si c'est une fille.
Je ne peux pas retourner chez ma famille.
Ils m'ont dit qu'ils ne me reprendraient pas,
car aucun gentilhomme d�cent ne voudra de moi.
Je devrai vivre dans la rue.
Qu'esp�rais-tu, Bessie ?
Le roi m'a dit que je serais en s�curit�.
O� irais-je ? Que ferais-je ?
S'il vous pla�t.
Je sais que vous m'en voulez.
Il a promis de s'occuper de moi.
Tu aurais d� y penser avant de partager son lit.
Tu ne penses qu'� ton sort, alors que la peste s�vit � Londres.
Ne laisse plus jamais ma fille sans surveillance.
Elle adorerait sentir les bras de sa m�re.
Je suis honor� que Hampton Court ait jou� un r�le dans l'histoire, Votre Gr�ce.
Je suis la reine d'Angleterre.
Je vais o� bon me semble.
Des nouvelles de Londres ?
J'attends des nouvelles de Lady Pole depuis des semaines.
Quel soupirant nous servirait mieux, le duc de Lorraine ou le duc de Savoie ?
Un soupirant ?
Pour qui ?
Ma s�ur Mary est reine douairi�re. Louis n'a pas tenu l'ann�e.
Je dois arranger un autre mariage qui consolidera l'union anglo-fran�aise.
Mais...
vous lui avez promis qu'elle aurait le choix � la mort de son mari.
Elle a accept� de se marier en ces termes.
Vous lui avez fait une promesse, que j'ai n�goci�e.
- Cela ne vous concerne pas. - Tout au contraire.
Partez.
Que je puisse m'entretenir avec ma femme.
Allons-nous passer pour des menteurs ?
Wolsey ne pense pas aux int�r�ts de l'Angleterre,
il veut remplir ses caisses !
Cet homme est � la solde de la France.
D'o� viennent ses richesses ?
Il a une pi�ce remplie d'assiettes, de pots-de-vin de la France.
C'est � eux qu'il est fid�le.
Je le sais.
Wolsey accepte des pots-de-vin avec mon accord.
Tout ce que Wolsey poss�de,
je peux lui prendre � tout moment.
Pendant que vous, Stafford et Charlie Brandon vous moquez de lui,
Wolsey se plie � mes volont�s.
De plus, il me comprend.
Charlie Brandon !
Pars � Fontainebleau pour ramener ma s�ur.
Plaisantez-vous, Henry ?
Mon titre est "Votre Majest�" ou "Votre Gr�ce".
Le gros roi fran�ais est mort, alors ram�ne-la.
La peste s�vit.
Oui. Essaie de la garder en vie.
Une fille morte serait dure � marier.
Je lui choisirai son prochain mari.
Mary, le roi m'a annonc� votre deuil et vous m'en voyez d�sol�e.
Lina.
Les enfants, attendez Lady Stafford.
Mais la nouvelle que je dois vous annoncer vous peinera plus.
Le roi n'honorera plus son accord.
Maintenant que Louis est mort, il compte choisir votre prochain mari,
qui sera b�n�fique � l'alliance anglo-fran�aise.
Wolsey l'a influenc�, comme vous l'aurez devin�.
Charlie Brandon est envoy� pour vous ramener.
Agissez comme bon vous semble
avec le temps qu'il vous reste avant votre retour.
Votre s�ur qui vous aime, Catherine.
Pas trop. �a va.
Meg. Oh, par tous les saints !
Vous me revenez saine et sauve.
Je vous reviens ?
Vous m'avez trahie avec ces chiens en kilts,
arrach� mes fils et poignard�e dans le dos !
Je savais qu'ils vous tueraient d�s qu'on sortirait,
alors j'ai �labor� un plan.
Oh, Jane Stewart.
Quel choc de vous voir ici !
Jane m'aide avec les autres enfants de James,
pour les prot�ger de la peste.
L'Angleterre est affect�e par ce fl�au.
Je...
Je vous ai �crit une ode.
Longues furent les nuits,
vide fut mon c�ur...
si elle me revenait...
jamais nous ne serons s�par�s.
Un fl�au bien pire touche l'�cosse
et il s'appelle l'infid�lit� !
Je n'ignore pas que vous partagiez sa couche !
- Fils de putrelle menteur et infid�le ! - Votre Gr�ce.
Vous m'avez abandonn�, j'ignorais si vous alliez revenir.
Votre c�ur �tait si bris� que vous avez tremp� votre m�che dans cette fille !
Je vous en prie.
Je vous aime.
J'ai une faiblesse pour les femmes, je l'admets.
Jane �tait l�, le lit �tait froid, elle n'est rien de plus pour moi.
Sale menteur !
Il partageait mon lit avant votre mariage !
Non...
Elle ment !
Je me rach�terai, je la renverrai.
Pars ! C'est mon �pouse.
Sortez de l� ! Partez !
Oui, c'est �a... pars !
Tous les deux.
Sortez et ne revenez plus.
Mais... je suis votre mari.
Non, pas du tout !
Je trouverai un moyen de mettre fin � ce mariage,
m�me si je dois en mourir.
Je vous en donne ma parole.
Maintenant, sortez !
Ce n'est pas fini.
Je suis votre mari.
Tout ceci m'appartient.
Bonsoir, Charlie Brandon.
Bonsoir, Mary.
D�sol� pour le vieux Louis.
Pas moi, c'�tait un gros porc.
Oui, j'irai s�rement en enfer.
L'enfer ne peut pas �tre pire que cette boisson.
Chartreuse.
C'est ce qui m'a aid�e � tenir dans l'enfer de mon mariage.
Vous n'avez pas l'air d'avoir souffert.
Vous avez l'air... radieuse.
Une petite mort fait des miracles pour le teint.
Mary,
votre humour m'a manqu�.
Nous sommes enferm�s avec l'ignoble cardinal
depuis que la peste s�vit en ville.
Mais on vous a envoy� pour me ramener.
Quel sort mon fr�re m'a-t-il pr�par� ?
Je n'ai pas demand�.
Je ne tenais pas � le savoir.
Pourquoi pas ?
Peu importe.
Je ne reconnais plus Henry.
- Wolsey ? - Oui.
Henry...
a perdu sa joie de vivre.
Il est rong� par la col�re.
Celui qui vous �pousera sera un homme chanceux.
Et vous, Charlie ?
�tes-vous d�j� mari� ?
Non.
Non.
Vous espionnez la chambre du roi.
Allez-vous me remplacer ici aussi ?
D'autres le font.
Je dors peu.
Comme un hibou, je r�de sur mon territoire.
Un territoire pay� par des pots-de-vin fran�ais.
Non, pas des pots-de-vin.
Il s'agit de transactions d'affaires.
Je connais les affaires.
J'ai tenu ma maison seule quand on m'a pouss�e � la pauvret�.
En effet,
la reine s'y conna�t en affaires.
En politique et en guerre aussi.
Quelle chance d'�tre aussi capable !
D'esprit, au moins, mais pas de corps.
Si vous ne pouvez pas...
fournir un h�ritier � votre roi...
vos autres attributs ne servent � rien.
Vous me taquiniez sans cesse.
Vous le m�ritiez, vous �tiez impossible.
Et maintenant ?
Encore plus...
Voil� le secret de notre amiti�.
Nous nous faisions toujours rire.
Nous nous sommes toujours compris.
Et nous voici...
tous les deux forc�s par mon fr�re � un mariage que nous ne d�sirons pas.
Vous ignorez qui vous aurez. Il pourrait �tre beau.
Ce sera un vieux bouc pour qui je devrai �carter les jambes.
Pourquoi devrais-je �tre fid�le � un roi qui ne tient pas sa promesse ?
Il se sert de vous, il me tyrannise.
Faisons notre propre choix.
Comment �a ?
Choisissons-nous l'un l'autre.
Mary, c'est ce que j'ai toujours voulu.
J'y ai pens�.
Mais c'est de la trahison. Il nous pendra ou nous bannira.
C'est mon fr�re, votre meilleur ami. Il nous pardonnera.
Notre chute sera...
Biblique. Enivrante.
Il ne verra que trahison. Et je suis fianc�...
� une enfant.
Il aurait pu envoyer n'importe qui pour me ramener.
Mais c'est vous que Dieu lui a fait choisir.
Si vous refusez, j'entrerai au couvent.
Je ne serai plus le pion de mon fr�re.
N'entrez pas au couvent.
Tombons amoureux, dans ce cas.
Tombez avec moi, Charlie Brandon.
Majest� ?
Majest�...
vous devez manger.
Prenez des forces si vous voulez...
J'ai des pens�es affreuses.
Des pens�es qui me font honte...
et m'enverront droit en enfer.
- Non. - Le diable se glisse dans mes pri�res.
Que son fils meure.
Qu'ils meurent tous les deux.
Pardonnez-vous.
Les pens�es ne sont pas des actes,
sinon nous br�lerions tous en enfer.
Dieu pardonnera ces pens�es.
Elle fera une bonne m�re.
Je le vois.
Pourquoi dois-je toujours �tre magnanime ?
Dieu me le demande-t-il ?
Dois-je lui montrer de la compassion pour me faire pardonner mes p�ch�s ?
Vous n'avez pas p�ch�.
Votre seul p�ch� a �t� d'accomplir le destin que Dieu avait trac� pour vous.
Il vous a appel�e � �tre la reine d'Angleterre.
Et vous l'�tes.
L'ai-je fait dans son int�r�t ?
Ou le mien ?
�tait-ce par ambition, et je me suis convaincue que c'�tait pour lui ?
- Majest�... - J'ai p�ch�.
Si je me montre charitable...
Dieu fera en sorte que Henry ne me chasse pas.
Avec ma...
fille inutile.
Il ne peut pas vous chasser.
Vous �tes son �pouse.
Et sa reine.
Rien n'y changera.
Au nom du P�re, du fils et Saint-Esprit.
Amen.
Je vous aime, Mary Brandon.
Comment ne pourriez-vous pas ?
Se�or More.
�tes-vous malade ?
Non.
Je br�le, tout simplement.
Majest�.
Oviedo m'�crit que la peste est termin�e.
Tous vont bien, Lady Pole et Lord More aussi.
Nous pouvons rentrer.
Nous remercierons Dieu.
Mais je dois d'abord parler � Henry.
Henry, votre s�ur m'a donn� des nouvelles de France.
Elle me supplie de la laisser choisir ?
Elle a �pous� Charlie Brandon.
Est-ce une plaisanterie ?
Ce doit �tre une plaisanterie !
Qu'ils aillent en enfer !
Ils seront pendus !
Pas de merci ! Ils seront ex�cut�s !
Mary est une s�ur aimante et fid�le.
Elle a fait ce que vous lui aviez promis.
Et Charlie ?
Quelle promesse l'a pouss� � trahir son meilleur ami et roi ?
C'est de la trahison !
Il est promis dans cette cour !
� une enfant, pour des questions politiques.
Lisez cette lettre.
Ils implorent votre pardon.
Je ne le leur accorderai pas.
Je ne laisserai pas une autre femme me d�sob�ir.
Est-ce votre �uvre ?
Je lui ai dit que vous brisiez votre promesse.
Que Wolsey voulait la marier au plus offrant dans son propre int�r�t.
Qu'elle devrait prendre sa propre d�cision.
L'ai-je pouss�e � �pouser Charlie Brandon ? Non.
Ils l'ont fait par amour.
Nous �tions amoureux autrefois.
Peut-�tre l'avez-vous oubli�.
Sortez, Wolsey.
Vous l'avez trahie, Harry.
Vous nous avez tous trahis.
Meg devait recevoir son h�ritage d'Arthur,
mais vous ne lui avez pas remis.
Votre s�ur Mary devait choisir seule son deuxi�me mari,
mais vous complotez dans son dos.
Vous m'avez promis fid�lit�,
mais voil� Bessie Blount !
� votre ma�tresse, vous avez promis nourriture,
eau et un toit au-dessus de la t�te.
Mais c'�tait un mensonge, et elle passe ses nuits � pleurer.
Vous parlez de promesses et de trahisons ?
Vous aussi !
Vous m'avez promis un h�ritier, mais toujours aucun fils !
Le monde doit savoir que Dieu me rend puissant.
Qu'il me b�nit.
On ne me refusera pas ce que des hommes moindres obtiennent facilement.
Si vous ne faites pas ce que je demande, j'agirai � ma guise.
Comme avec toutes les femmes sur cette terre.
Catherine ? Catherine !
J'ai un besoin.
Que je n'obtiens pas.
Procurez-le-moi.
Donnez-moi un fils.
Quel incroyable savoir-faire.
J'en ai fait un pour mes fils.
La peste est pass�e.
Je rentre pr�parer le retour de mon �pouse et de mes enfants.
Quand reviendra la cour ?
Dans quelques jours.
Il y avait une lettre du roi.
Thomas.
Je vais vous parler de mon enfance.
J'avais un jouet tout simple, une marionnette de soldat.
Et...
Je l'ai donn� � ma fille, quand elle avait peur du noir.
Je lui ai dit qu'il la prot�gerait
et qu'aucun malheur ne lui arriverait.
La promesse d'un p�re.
Qu'il ferait de son mieux...
pour ne rien faire...
qui causerait douleur ou angoisse � ses enfants.
�tre des enfants !
Des plaisirs si simples.
Je ch�rirai le temps que nous avons partag� seuls
dans notre palais, Maggie.
Ce fut une vraie joie.
Ch�re Mary,
c'est avec joie et �tonnement que je re�ois votre nouvelle.
Comme vous le craigniez, le roi est furieux.
Ne rentrez pas en Angleterre, ni l'un ni l'autre,
jusqu'� ce que son sang refroidisse.
Je vis moi-m�me quelques �preuves.
Bessie. Je vais la voir.
Elizabeth, emm�ne Anne et aide-la.
Respire � fond, Bessie.
Je meurs !
Il faut pousser maintenant.
Quoi ? Qu'y a-t-il ?
Continue � pousser.
La t�te sort, puis repart � l'int�rieur.
Elle n'arrive pas � sortir le b�b�. Vous devriez sortir.
Votre Altesse, il va mourir.
On va mourir tous les deux.
On va t'aider, Bessie.
- Non ! Majest� ! - L�che-moi !
Maintenant !
Pousse !
Pousse !
Que croyais-tu ? Que j'allais couper l'enfant en deux ?
Laissez-moi voir...
Je veux voir mon b�b�.
Un gar�on.
C'est un gar�on.
Je veux le tenir.
Je l'emm�ne au roi.
Henry ?
En ce jour...
je vous donne un fils.
Un fils ?
Mon fils.
Je vais remercier Dieu.
Catherine ?
Merci.
CERTAINS FAITS ET PERSONNAGES HISTORIQUES ONT �T� MODIFI�S POUR UN EFFET DRAMATIQUE
Sous-titres : Fran�oise Sawyer
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