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Original subtitles

Tu dors ?

Pas encore, pourquoi ?

- � ton avis... - Quoi ?

Elle pensera quoi, Ghislaine, quand elle saura que je suis mort en martyr ?

C'est-�-dire ?

Elle sera triste ? Heureuse ? Comment elle prendra �a ?

Il y en a plein au paradis.

Des Ghislaine par centaines, par milliers...

Marquez-les !

Couvrez le terrain, les gars !

Fouad ! Putain, les laissez pas tirer !

Faites gaffe !

Les gars, il est tout seul !

- But ! - C'est pas but !

Si t'es pas un p�d�, dis-le qu'elle est rentr�e !

C'est but, je te dis !

C'est qui le p�d� maintenant ?

Retouche � mon fr�re et je t'envoie � l'hosto, pig� ?

D�gage !

Courez, vous !

Le prochain qui s'approche, je lui coupe les tendons !

Magnez-vous !

Ils vont nous faire la peau !

Plus vite, les gars !

Allez, putain !

Foncez !

Allez vous faire enculer !

Frotte-toi bien les mains, petit con.

Qu'est-ce que tu regardes ?

C'est pas trop t�t !

�a va, p�re ?

- Salut, Sa�d. - C'est quoi cette odeur ?

Vous �tes all�s dans les ordures ?

Tu l'as encore emmen� jouer dans cette salet� ? Sales m�mes !

Najat, ferme-la !

- M�le-toi de tes oignons ! - Tu nous casses les oreilles !

Et toi, tu vas arr�ter tes b�tises ?

- C'est pas... - Arr�te de mentir !

Allez, asseyez-vous.

Je me fais toujours engueuler � cause de toi.

Maman, y a quoi � d�ner ?

On est six femmes de m�nage.

Je suis trop �g�e. Le patron ne me veut plus que deux fois par semaine.

On a qu'� te trouver une autre usine.

Impossible, avec toutes ces jeunes qui cherchent.

Il fait quoi Karim, au Sahara ?

Ils disent rien aux infos.

Il se passe rien l�-bas. Ton fr�re va bient�t revenir.

Je veux qu'il revienne maintenant. Pourquoi il revient pas ?

- Mange et tais-toi. - � vos ordres, monsieur.

Oui, monsieur !

Tout de suite, monsieur !

Yachine !

Tu vas rien trouver de ce c�t�.

Si tu veux m'aider, regarde dans ce tas.

Nabil le p�d� ! Le fils de Tamou, la pute !

C'est toi le p�d� !

Barrez-vous, encul�s !

Ta gueule, merdeux ! Tu te caches derri�re ton mec.

Viens que je t'encule !

D�gagez, sales b�tards !

Si je vous revois ici, je vous explose la t�te !

Regarde Hamid, j'ai trouv� une pi�ce de moteur.

C'est bon, arr�tez.

Les camions ont �t� d�pouill�s avant d'arriver.

Viens ici, toi.

Arr�te de le suivre partout comme un macaque.

Am�ne cette pi�ce � Ba' Moussa, qu'il te file 10 dirhams. Pig� ?

Te fais pas entuber.

Te fie pas � sa barbe, c'est un enfoir�.

- T'inqui�te. - Fais gaffe. Allez.

Eh l'empaff�, tu te fous de moi ?

Tu vas passer ta vie sur ce moteur ?

Qu'est-ce que vous voulez ?

Mon fr�re Hamid en veut 10 dh.

Dites-moi d'abord... Qui baise l'autre ?

C'est quoi cette merde ?

Mon fr�re Hamid a dit : "10 dh, sinon tu la rends."

Qu'il aille se faire foutre, ton fr�re Hamid.

D�gage ou je te mets une racl�e, p'tit con.

Et toi, passe le bonjour � ta m�re.

Dis-lui que je lui garde une belle pi�ce.

Quoi ?

Mon fr�re Hamid veut 10 dh ou rien.

Ton fr�re Hamid ?

Casse-toi !

- Je vais le dire � mon fr�re. - Je vous emmerde, toi et ton fr�re !

Il se prend pour qui ? Tarzan ?

Sales gosses !

Et vous, magnez-vous le cul !

Arr�te de d�conner, sois un homme.

T'inqui�te, Real. Tu seras pas d��u.

D�gage.

Madani !

Un caf�.

Ba' Moussa m'a fil� 2 dh au lieu de 10.

Et en plus il a gard� la pi�ce.

- Demande � Nabil. - J'ai pas le temps.

J'ai fait ce que t'as dit, demande � Nabil.

- C'est bon, j'ai pig�. - J'ai fait tout ce que tu m'as dit.

J'ai pig�, je te dis. Je suis occup�.

Rentre � la maison. J'ai une course � faire pour Real.

Je peux venir avec toi ?

Hamid !

C'est moi, le grand Lev Yachine !

Et celle-l� ?

Il s'appelle Lev Yachine. C'est un Russe.

Tu sais ce que c'est un Russe ?

Je l'ai toujours sur moi.

Tu me l'as jamais montr�e.

C'est le meilleur gardien de but de tous les temps.

- Tu vas devenir comme lui. - Vous avez pas vu Fouad ?

Ghislaine, tu vas bien ?

Je cherche mon fr�re.

T'inqui�te pas.

Ma copine va bient�t rentrer des �tats-Unis.

Il va te donner la pire racl�e de ta vie.

Tu le supplieras d'arr�ter.

Je vais aller voir.

Avance.

Il est pas l�, allez-y.

Tiens-toi debout.

Merci, Yachine.

Ils perdent contre l'Arabie Saoudite.

Le Maroc a plus �t� humili� comme �a depuis sa d�b�cle en '79 contre l'Alg�rie.

�coute.

Sa�d, tais-toi.

Merci, mon Dieu. O� tu �tais pass� ?

Tu veux me rendre folle ? Tu veux me tuer ?

Pourquoi tu cries ? J'�tais avec mes copains.

Tes copains, c'est des clochards et des criminels !

Tu passes tes journ�es avec eux ! Tu as vu l'heure qu'il est ?

Ton petit fr�re vient � peine de rentrer.

T'�tais o� ?

Tu sais que Youn�s, le fils de Khadija, s'est fait agresser hier ?

- Je sais. - Pourquoi tu rentres si tard ?

Personne peut me toucher ici.

Et t'es qui, toi ?

- Trop classe, les pompes ! - Elles te plaisent, maman ?

Et �a, �a te pla�t ?

Du parfum. Je suis heureuse de t'avoir, mon fils.

J'ai un homme � mes c�t�s.

Va manger.

Prends �a pour nous acheter de la viande demain.

Je t'ai pas oubli�e, maman.

Dieu te b�nisse.

Tu penses encore � Ba' Moussa ?

Je suis con de l'avoir laiss� se foutre de moi.

Ba' Moussa est trop grand pour toi.

Je peux les essayer ?

Elles aussi, elles sont trop grandes pour toi.

P�re, tu sens pas une bonne odeur par ici ?

Hamid, n'exag�re pas.

Tous ceux du premier rang viennent de la m�dina.

Du quartier o� j'ai grandi.

Et ce basan� ?

C'est le garde du corps d'un cheikh aux �mirats.

- Qu'est-ce qu'il fout l� ? - C'est le cousin du mari�.

Si �a se trouve, il a un flingue sous sa veste.

Il a pass� cinq ans en Allemagne.

C'est l�-bas qu'il a appris le m�tier.

Il est parti fauch� et regarde-le.

Ton p�re t'appelle.

Alors Nabil, tu danses pas ?

O� est ta m�re ? Elle devrait d�j� �tre l�.

Tout le monde l'attend.

- J'en sais rien. - Va la chercher.

Et toi, Arr�te de le suivre comme un singe.

C'est bon. Laisse-le partir avec son pote.

Vas-y.

Et ramenez-nous notre Tamou.

Encul� de flic.

Tu crois qu'il l'emm�ne au mariage ?

O� tu veux qu'il l'emm�ne ?

Un jour, j'aurai sa peau.

Regarde le garde du corps, comment il bouge son cul.

Le cheikh pour qui il bosse doit aimer �a.

- Qu'est-ce qu'il avait le commissaire ? - Pitbull, on s'en tape.

Les gars, j'ai trouv� �a.

On va la boire chez moi ? Ma m�re est occup�e.

T'entends ? On va faire la f�te sur le lit de Tamou.

Allez-y, moi je suis bien ici.

On y va. Quel gland, celui-l�.

Bouge pas, toi !

C'est bon, l�ve-toi.

F�licitations aux mari�s !

Au revoir et � bient�t !

Notre roi Hassan II est mort aujourd'hui � l'h�pital Ibnou Sina de Rabat.

Dieu ait son �me !

Je reviens.

N'ouvrez � personne !

Et maintenant, le discours de notre nouveau Roi, Mohamed VI.

Hamid !

Hamid ! Viens l�.

- O� est ton fr�re ? - Qu'est ce qui se passe ?

Tu me demandes ce qui se passe ?

- O� est ton fr�re ? - Il a un match.

Va le chercher et rentrez � la maison !

Couvrez bien le terrain !

Marquez-le !

Fouad, le laisse pas tirer !

Yachine !

Nabil !

Nabil, fais gaffe !

H�, doucement !

Tu te calmes !

C'est quoi ton probl�me, fils de pute ?

Barrez-vous !

D�gagez !

Magnez-vous !

Il a failli me p�ter l'�il, ce chien !

- Attendez-moi ! - Khalil, tu fais chier.

- Les gars, vous savez que le roi est m... - On sait !

Magnez-vous !

Yachine, ton caf�.

Merci, Madani.

- Une nouvelle carte postale ? - Arriv�e ce matin d'Italie.

- Tu sais qui l'a envoy�e ? - Qui ?

Adnane et Omar, de Milan. Tu te souviens d'eux ?

- Ils sont arriv�s jusqu'en Italie ? - Oui.

Pourquoi tu me racontes �a ?

T'as entendu ? Adnane et Omar sont en Italie.

O� ils ont trouv� le bl� ?

Ils ont d� buter quelqu'un.

Si j'avais sign� avec un club, j'aurais la belle vie.

Tu te souviens d'Azeddine ? S'il avait arr�t� de boire, ce serait la star du Raja.

- Pour toi, c'est pas trop tard. - Tu d�lires.

Pas trop tard, mon cul.

- T'as quelque chose � fumer ? - Que dalle.

T'as jamais rien.

Viens, on se casse.

Allez !

Les fils de putes, en Italie !

- Et le caf� ? - Demain.

C'est �a, prends-moi pour un con !

Fouad !

- Il est pas l�. - Tu vas bien, Ghislaine ?

- �a va. - Il est o� ?

- Je sais pas. - On te voit plus.

Je vais au centre pour apprendre la couture.

- C'est bien. Et ta grand-m�re ? - Elle va bien.

Ghislaine, viens m'aider !

Je dois y aller.

Fouad n'est pas l�.

Viens, on se casse.

T'es pas con, tu savais que Fouad �tait pas l�.

N'importe quoi.

Me prends pas pour un con.

Mi Lalla a s�rement un plan pour elle. Et pas avec un paum� comme moi.

Ses pompes brillaient comme un miroir.

Et il m'a fil� un billet de 20 dh tout neuf.

S'ils �taient tous comme lui, je serais plus l�

� me taper vos gueules de nazes.

- C'est ton p�re le naze. - S�rieusement, les gars...

J'ai deux potes qui louent dans la m�dina.

Ils vivent comme des rois.

L�che-nous avec ta m�dina.

T'es con.

C'est la vraie vie l�-bas.

Tu trouves tout ce que tu veux dans la m�dina.

M�me leur shit, il est top.

Tu veux du taf ? Le port est � deux pas.

Pas comme ces encul�s qui construisent une usine � c�t� de chez nous

et ram�nent des ouvriers d'ailleurs. Comme si on avait la l�pre !

Moi je bosse pas � l'usine.

Si tu veux gagner du fric, bosse avec ton fr�re.

- Il veut pas. - Il fait bosser Amine et pas toi ?

- Il dit que je dois vendre des oranges. - Des oranges !

Des oranges ?

Il se fout de ta gueule.

C'est du bon.

Tu m'en rajoutes un peu ?

Les flics !

Chopez celui qui se barre !

- Rajoute. - C'est comme d'hab.

- Les tarifs ont augment�. - C'est tout ce que j'ai.

Avance !

L�che-moi !

Magne-toi.

Allez, d�gage !

Magne-toi, on est � la bourre.

J'ai mal � la t�te, j'ai mal dormi.

Pourquoi ?

J'en ai marre de ce boulot.

Tu veux plus vendre d'oranges ? Tu veux devenir avocat ?

Je veux bosser avec toi. Pourquoi Amine et pas moi ?

Il a quoi de plus que moi ?

R�ponds-moi.

Je t'ai d�j� r�pondu. C'est pas pour toi.

Si �a foire un jour, faut pas qu'on plonge tous les deux.

Qui va s'occuper de la maison ?

Et notre m�re ?

T'as pens� � elle ?

Va bosser, maintenant.

Tu veux toujours pas te ranger, Tamou ?

- Quand j'ai faim, vous pensez � moi ? - Un jour on va te lapider.

C'est vous qui me faites bouffer ?

- On te lapidera � mort. - L�chez-moi !

- On veut plus de toi ici. - C'est vous qui allez nourrir mon fils ?

Occupez-vous de vos affaires ! C'est mon gagne-pain !

Moi aussi, je crains Dieu.

C'est �a, p�tasse, casse-toi !

Pas mal, Yachine !

Khalil, une t�te !

- Pourquoi vous speedez comme �a ? - Pitbull remballe ses affaires !

- Maintenant ? - Ouais, maintenant !

Magne-toi, Nabil !

Pitbull, mut� ! C'est bon pour nous, �a.

L'enfoir�, il va me manquer !

Mut� ? Regardez comment je vais vous le muter, moi.

Fils de pute !

Lance, si t'as des couilles ! T'es une gonzesse ?

- Il a pas les couilles ! - Si je le fais, t'enl�ves ton froc ?

- Vas-y, pour voir. - T'enl�ves ton froc ?

- Fais-le ou ferme-la ! - Regardez bien, bande de nazes.

- Alors, j'ai des couilles ? - Ils vont te les r�tir si tu restes l� !

Revenez, on les conna�t !

Montez !

Pitbull ! Pitbull !

C'est moi qui r�gale, les gars !

Tourn�e g�n�rale !

Lui ou un autre, c'est pareil.

Le probl�me c'est quand y aura plus de commissariat ici.

Et qu'ils vont nous laisser avec ces voyous.

Pitbull !

Adios !

Il va te faire la peau s'il te chope.

- R�p�te ? - Tu lui as envoy� dans la gueule.

Dans la gueule, et alors ?

Et toi...

T'aurais fait dans ton froc, petit pisseux.

Quoi ?

Piss� dans mon froc ?

Je vais t'exploser, encul� !

Hamid, calme-toi !

C'est bon, Madani.

On s'amuse.

T'appelles �a s'amuser ?

Prends une gorg�e.

� la sant� de Pitbull !

Hamid, sors prendre l'air.

Madani, l�che-moi !

Vous devriez me dire merci !

De lui avoir �clat� la gueule !

- Assieds-toi. - L�che-moi !

Police ! Ouvrez !

Qu'est-ce qui se passe ?

Qu'est-ce qu'il a fait ?

Il n'a rien fait !

L�chez-moi !

L�chez mon fils, il n'a rien fait ! Mon fils !

- Maman ! - L�che-moi, toi !

Il a rien fait, mon fils !

Mon fils !

Hamid !

C'est pas le prix que tu faisais � mon fr�re.

Je peux pas te faire moins cher.

Pourquoi avec lui tu pouvais ? � ce prix, je m'en sors pas.

Je ne peux pas.

Tu veux pas, c'est pas pareil.

C'est comme �a. � prendre ou � laisser.

D�cide-toi, mes clients attendent.

Tiens. Tu veux me ruiner.

C'est ma place.

Aziz m'a dit de me mettre l�.

C'est ma place depuis toujours.

Me prends pas la t�te, vois �a avec Aziz.

- Les affaires vont bien ? - On se plaint pas.

Gamin !

Pour qui tu bosses maintenant ?

Pour mon fr�re.

Lequel ? Le fou ou le soldat du Sahara ?

Ah oui, celui qui est en taule.

- C'est ma place. - Si tu la veux, tu bosses pour moi.

Sinon je te garantis rien.

- Je bosse pour personne. - Pour personne ?

Tu te prends pour un dur ? On va voir �a.

Qu'est-ce qui se passe ?

- R�ponds-moi. - Rien.

- Dis-moi ce que tu as. - Je pense � ton fr�re.

Cette maison n'est plus la m�me depuis son d�part.

J'ai peur pour lui, je n'ai aucune nouvelle.

Et je n'ai m�me pas de quoi lui rendre visite.

T'inqui�te pas pour lui, il s'en sortira.

Comment tu peux en �tre s�r ?

Lui au moins, il ramenait de l'argent.

Moi aussi, bient�t, je pourrai t'aider.

Tu te marres, abruti ?

P�re, �a va ?

Tu vois pas qu'il �touffe ? Am�ne-lui un verre d'eau.

- Un verre d'eau ! - J'en peux plus !

Aziz r�de par ici. S'il te chope dans cet �tat, il te casse la gueule.

Qu'il aille se faire foutre, lui et ses oranges !

Viens bosser avec moi au chantier.

Paye-moi cette orange !

Moi, je paye qu'avec du cirage.

Si tu veux, je te cire le cul avec de la cr�me.

Essaye, pour voir !

- On bouge ? - Je bouge nulle part.

C'est tout ?

Tu veux me rouler, connard ?

C'est tout ce que j'ai gagn�, je te jure.

Esp�ce de m�cr�ant, tu jures en plus ?

T'es qu'un bon � rien.

Tu fais fuir les clients.

Toujours drogu�.

Je suis pas un drogu�.

C'est moi qui suis con de t'avoir fait bosser ici.

Tire-toi.

Va te laver, tu pues !

Allez, bouge !

Qu'est-ce que t'as � me mater comme �a ?

Je veux plus bosser pour toi.

- R�p�te voir ? - Mets-le-toi au cul, ton boulot !

Fils de pute, je vais te buter !

L�che-moi !

Je vais lui niquer sa m�re � cet encul� !

Je vais t'apprendre � payer comme les autres !

L�che-moi !

Viens, si t'es un homme !

Je vais te buter, connard !

Me touche pas !

D�gage de l�.

- Vas-y, tire. - Dis-lui de d�gager.

Le match va commencer.

- Un tir et je m'en vais. - D�gage !

Toi le black, la ram�ne pas !

Je bouge pas si tu tires pas.

Tire-toi, on t'a dit !

Tu sais � qui tu parles ?

� Lev Yachine !

Rien � foutre, m�me si t'es Maradona !

Il l'a frapp�, le con !

Laissez-le !

- Toujours � te battre. - Pas la peine.

T�te de mule !

Ils l'ont tabass� � trois.

C'est pas tes oignons.

C'est de pire en pire. On voit plus rien.

Je vais te trouver quelqu'un. Je fais ce que je peux.

Oui, c'est �a.

Arr�te de crier, tu me d�concentres !

Toujours rien !

Tarek, tu m'entends ? C'est pire, comme �a !

Dans l'autre sens !

Y a plus rien !

Tu entends ?

Tarek ?

- Au revoir. - Prends soin de toi.

Tiens, Nabil.

J'ai parl� avec Ba' Moussa.

Tu commences chez lui demain.

Fais attention � ce travail, c'est tout ce que tu as.

- J'aime pas ce type. - Pense uniquement au travail.

Tu crois que je l'aime, moi ?

- Que Dieu t'aide, ma fille. - Merci.

- C'est toi, Tamou ? - Oui.

Regarde-moi, mon fils.

Tu ne m'oublieras pas ?

Ne m'oublie pas. Je suis ta m�re.

Viens me voir de temps en temps.

Voil� l'adresse.

Je t'attendrai.

Tu viendras ?

- Au revoir, mon amour. - Au revoir.

Prends soin de toi.

T'as de la chance, une maison pour toi tout seul.

Ta m�re a bien boss�, la pauvre.

- Khalil, l�che-moi. - T'�nerve pas.

Je vous ai dit ce qui est arriv� � mon pote Adil de la m�dina ?

Son p�re �tait boulanger.

Il est parti en Espagne et s'est trouv� un vieux

qui lui a tout pay�, m�me ses papiers.

- Maintenant, ils vivent ensemble. - Tu pourrais le faire, toi ?

Tu m'as bien regard� ?

Nabil, lui, il pourrait.

Il a la peau douce, � croquer.

C'est toi qui parles toujours de partir.

�a vous dit rien de mettre les voiles ?

L�-bas, au moins, t'as des droits.

M�me si tu bosses pas, t'es pay�.

Si je voulais partir, je serais parti avec ma m�re.

Ta m�re ? Elle fait que changer de bidonville.

- C'est le rouge � l�vres de Tamou ? - Sa maman ch�rie.

D�conne pas, pose-le.

Laisse-le, on rigole.

T'es bouch� ou quoi ?

Vous faites chier !

Barrez-vous !

T'as vu, on dirait une gonzesse.

Tiens, le rouge de ta m�re.

Il nous chasse de sa villa, l'enfoir� !

Tu passes tes journ�es � rien foutre !

Allez, casse-toi !

Noureddine ? Qu'est-ce qui se passe ?

Quel malade celui-l� !

Ba' Moussa, qu'est-ce qu'il a, Noureddine ?

Il est parti. Va bosser !

Il reviendra plus ?

Pourquoi tu demandes ?

Mon ami Yachine pourrait prendre sa place. Il te plaira.

- Son fr�re est toujours en taule ? - Oui.

- Il en a pris pour combien ? - 2 ans.

Il est bon en m�canique ?

Non, mais c'est un bosseur, tu verras.

- Tu peux le prendre � l'essai ? - C'est bon.

- Le travail lui fait pas peur. - C'est bon, j'ai dit !

Tu le laisses bosser seul sur la mobylette ?

Il a vite appris. Tu verras, elle va d�marrer.

Et s'il y arrive pas,

- qu'est-ce que j'y gagne ? - C'est moi qui la r�parerai.

Tu veux me rouler, petit malin.

Trop fort !

- Laisse-nous faire un tour. - Allez-y.

Allez, roule !

Madani !

On va � l'�cole de broderie de Ghislaine.

Ghislaine ? Elle est toujours dans ta t�te ?

Elle en est jamais sortie.

Pour mon pote j'irais au bout du monde !

- Je viens voir une fille. - Personne n'entre.

Juste deux mots.

Si tu veux lui parler, attends 17 h.

C'est comme son fr�re, va pas t'imaginer des choses.

J'imagine rien. Fr�re ou pas, personne n'entre.

Tu te prends pour qui ? On dirait que tu gardes une banque.

On se casse.

Saloperie de gardien, quel vieux con !

Il se prend pour un flic.

Acc�l�re !

Je la verrai, qu'il le veuille ou non.

Fouad, Esp�ce de chien. T'as peur pour ta s�ur ?

- Fouad, �a va ? - Yachine, qu'est-ce que tu fous l� ?

Une course pour Ba' Moussa.

- Ghislaine, �a va ? - �a va.

Quel genre de course ?

C'est vrai que vous apprenez la couture ?

Ba' Moussa t'envoie faire une course avec ces fringues ?

�a te pose un probl�me ?

J'ai appris beaucoup de choses.

Elle a plein de clients, ils veulent bosser qu'avec elle.

- C'est vrai, j'ai beaucoup de travail. - �a fait plaisir.

- Notre grand-m�re veut lui trouver un mari. - Qu'est-ce que tu racontes ?

- Ne le crois pas, il d�lire. - Tu plaisantes ?

J'en ai l'air ? Il faut quelqu'un pour nous sortir de ce taudis.

Pourquoi tu crois que je l'accompagne ?

Pour qu'aucun pouilleux ne souille son honneur.

Elle a raison.

Ne le crois pas, il dit n'importe quoi.

Au contraire, il veut ton bien. Et ta grand-m�re aussi.

Salut. Avance, toi.

Salut.

Les Russes bombardent Grozny !

Tais-toi, Sa�d !

Tu n'as pas ouvert le parfum que je t'ai amen�.

- M�re, tu n'as... - Je vais l'ouvrir.

D'apr�s nos premi�res informations,

un commando arm� aurait d�tourn� un avion de ligne

vers une des deux tours jumelles de New York.

Un deuxi�me avion vient de percuter l'autre tour.

Ils les ont eus !

Plus de 3000 personnes travaillent dans cette tour.

Le soutien � Al Qaida est une obligation religieuse !

Fatwa du Cheikh Abou Oubaida le Marocain !

Deux hommes d'origine Sikh ont �t� tu�s hier

dans l'�tat de Californie, aux �tats-Unis.

D'apr�s les enqu�teurs, Il s'agirait de crimes racistes.

Les assassins pensaient que les victimes �talent musulmanes.

Yachine !

Ton fr�re est revenu !

Il est pr�s du caf�.

Vas-y !

- Et le travail ? - Je le finirai plus tard.

Tu bouges pas d'ici.

Allez, c'est bon.

Tu as grandi.

Tu es devenu un homme.

Elle rentre quand ?

D'habitude, elle est l� � cette heure-ci.

Tu es press� ?

Tu sais quoi ? On a la parabole, maintenant.

On capte une tonne de cha�nes sans en comprendre aucune.

- Tu veux regarder ? - Il t'a dit que �a l'int�ressait pas.

Ce n'est pas grave.

Sors de chez moi.

- Sortez tous ! - Calme-toi, p�re.

Qu'est-ce que vous me voulez ?

Non, monsieur.

D'accord, monsieur.

Tu es qui, toi ? Qu'est-ce que vous me voulez ?

C'est qui, celui-l� ?

Mon fils...

Je te remercie, mon Dieu.

Tu m'as tant manqu�, mon Hamid.

- Mes f�licitations ! - Merci, Najat.

Assieds-toi, mon fils.

Tu veux manger ?

Non merci. Tarek nous a fait du th�.

Tu sais que ton fr�re travaille chez ce d�bauch� de Ba' Moussa ?

- Tu lui as dit ? - Oui.

Je vais lui demander de te trouver du boulot

chez des amis � lui, des m�caniciens.

C'est �a, demande-lui.

C'est pas la peine.

Mes amis m'ont d�j� trouv� un travail.

- Tu as du travail ? - Oui, dans une droguerie.

Merci, mon Dieu.

Tu as maigri, tu ne mangeais pas en prison ?

Je vais te pr�parer un bon tajine.

Ton fr�re a achet� de la viande.

Une autre fois. Ce soir, je d�ne avec mes amis.

C'est qui, ces amis ?

Tu ne peux vraiment pas d�ner avec nous ?

Ils m'ont invit� apr�s la pri�re.

Comme tu voudras, mon fils.

Najat ne travaille plus.

Son mari l'a forc�e � arr�ter.

Pour qu'elle reste � la maison.

C'est ce qu'on raconte en tout cas.

Hamid, toi aussi tu traiteras ta femme comme �a ?

R�ponds. Pourquoi tu dis rien ?

Mon fils...

Que Dieu t'illumine, m�re.

J'ai quelque chose d'important � te dire.

Dis-moi.

Je vais emm�nager chez mon ami Noceir.

C'est pas un peu pr�cipit� ?

Je dois vraiment partir, m�re.

- Il fait quoi, ce Noceir ? - C'est un gar�on s�rieux et cultiv�.

Tarek le conna�t peut-�tre. Il �tait gardien de but du bidonville Zriba.

Je le connais pas.

Il a mon �ge. Il se souvient tr�s bien de toi.

Je le connais pas, je te dis.

- Qu'est-ce que tu as ? - Rien.

On peut se retrouver chez Nabil ce soir.

Il vit seul maintenant.

Fouad et Khalil seront l� aussi.

�a fait longtemps qu'on s'est pas tous r�unis.

Je ne peux pas.

Pourquoi tu ne viendrais pas chez Noceir ?

Je peux t'indiquer, c'est facile � trouver.

Pour prier avec vous ?

Si je veux prier, je le fais seul.

Excuse-moi, je suis en retard au travail.

Ton fr�re est devenu bizarre. Il t'a parl� de la prison ?

- Non. - Comment �a, non ?

Non ! T'es sourd ou quoi ?

Bienvenue, mon fils.

Pile � l'heure pour le d�ner. Merci, mon Dieu.

- Je vous ai amen� des fruits et l�gumes. - Merci, mon fils.

Demain, si Dieu le veut, je ram�nerai de la viande.

Tu as faim ? Mange.

Merci, m�re. J'ai d�j� d�n�.

- P�re est sorti ? - Que Dieu lui vienne en aide.

Sa�d, tu as �cout� la cassette que je t'ai donn�e ?

J'�coute que les infos. En arabe, en fran�ais et en anglais.

Tu veux que je te la rende ?

�coute-la, tu vas aimer.

Tu sais d'o� elle vient ?

De la Mecque.

Hamid, tu sais que Yachine veut faire comme toi ?

Il veut aller vivre chez son ami Nabil.

Quoi ? Rien � voir.

- On en parle depuis longtemps. - Du calme.

Pas la peine de se disputer.

Vous ne voulez pas �teindre cette t�l� ?

Pourquoi tu �teins ? Tu rates jamais un �pisode !

Suis ton feuilleton !

Ce n'est pas grave, m�re.

Je ne faisais que passer.

- Je dois rejoindre mes amis. - Reste un peu avec nous.

Je repasserai. Salue p�re pour moi.

Reste encore un peu.

Je ne peux pas les faire attendre. Je repasserai.

Au revoir, mon fils. Que Dieu te prot�ge.

- Pourquoi tu l'as fait partir ? - C'est ma faute ?

Depuis qu'il est revenu, il nous fuit.

Il est devenu raisonnable et tu n'acceptes pas qu'il ait chang�.

Raisonnable ?

Il veut plus nous voir, c'est �a devenir raisonnable ?

On a presque fini.

Un faux contact � la bougie.

Presque fini ?

C'est pour �a que je suis venu.

Regardez-moi cette beaut�.

Embrasse-moi.

- T'es bourr� ou quoi ? - Embrasse-moi, j'te dis !

Fous-lui la paix !

- Casse-toi ! - D�gage !

Tu m'as pouss�.

Tu te prends pour un dur ?

Alors quoi...

Tu t'y crois ?

Je vais te montrer c'est qui le dur ici !

Fils de pute !

L�che-moi, Esp�ce de chien !

Je vais m'occuper de ton p'tit cul, fils de pute.

Bouge pas d'ici, t'entends ?

Aide-moi.

Demain, vous irez au garage comme d'habitude.

Attendez qu'un client arrive puis ouvrez.

� la fin de la journ�e, fermez et partez.

Comme s'il ne s'�tait rien pass�.

Compris ?

Il ne s'est rien pass�.

Hamid. Ouvrez.

Je vous avais dit d'aller au garage.

- Habillez-vous et suivez-moi. - O� �a ?

Habille-toi.

On va voir les fr�res qui t'ont sauv�.

D�p�chez-vous.

Entrez.

- Vous vous sentez mieux ? - Oui. On peut partir ?

- O� �a ? - Au garage, comme tu nous as dit.

Apr�s.

C'est bien que vous soyez venus.

Moi, c'est Za�d. Lui, c'est Noceir.

On s'est vus hier.

Mais ne pensons plus au pass�.

Dieu pardonne les p�ch�s des repentis.

Venez. Abou Zoubeir veut vous parler.

Hamid m'a parl� de ton surnom.

Mais je pr�f�re ton vrai pr�nom, Tarek.

Je vous en prie.

Ici, vous trouverez votre voie en pratiquant la pri�re.

La pri�re collective renforcera votre confiance en vous.

Moi aussi j'ai grandi dans ce quartier.

Comme vous, j'ai fait des erreurs de jeunesse. Et je l'ai pay� cher.

Mais gr�ce � la pri�re

et avec le soutien de vos nouveaux fr�res,

vous apprendrez le courage.

Aujourd'hui, Hamid est fort.

Vous aussi pouvez devenir forts.

Votre fr�re Za�d vous guidera, avec l'aide de Dieu.

Je repasserai payer le patron.

Qu'est-ce tu fous ? Viens, on se tire.

Hamid a dit de rester jusqu'au soir.

Je veux pas rester ici.

Nabil, grouille-toi !

Ta soupe d�gueulasse m'a foutu la chiasse.

- T'as toujours eu la chiasse. - Jamais avant de te conna�tre.

Vous allez d�ner ?

C'est bien.

Je ne serai pas long.

On ne vous a pas vus � la mosqu�e.

Demain matin, si Dieu le veut, Hamid viendra vous chercher � 7 h.

J'ai des choses � vous montrer.

- Soyez � l'heure. - Quelles choses ?

- C'est toi, Khalil ? - Oui c'est moi.

- Et toi, Fouad ? - Oui.

Quelles choses ?

Je vais vous apprendre � vous d�fendre.

- Pour que plus personne ne vous emb�te. - Personne ne m'emb�te.

- Et je dois bosser avec mon p�re. - Comme tu veux.

Mais si tu peux venir, tu ne le regretteras pas.

- Fouad ? - Je viendrai.

Je vous laisse en paix.

Rendez-vous demain � 7 h.

Vous avez entendu ?

Couchez-vous t�t pour vous lever � l'aube.

Il veut qu'on se l�ve � l'aube. Il est dingue !

Moi j'y vais, en tout cas.

Moi aussi.

C'est �a, apprends � prot�ger ton p'tit cul.

- Ta gueule ! - Arr�te, Fouad !

Y a pas que moi ici.

C'est quoi ce cirque ?

- Qu'est-ce tu racontes ? - Arr�te de te la jouer.

Tu te crois au cin�ma ?

Dans les vraies bastons, �a marche pas ces conneries.

Tu veux continuer � cirer des pompes comme un esclave ?

Et toi, tu fais quoi ?

Restez.

O� vous allez comme �a ?

- On doit retourner bosser. - Le programme a chang�.

Vous allez rester avec nous.

On va prier et on d�jeunera ensemble, avec la volont� de Dieu.

Moi, j'ai pas le temps. Fouad, on y va.

Fouad, tu es le bienvenu.

Tu d�cides quoi ?

Je reste.

Salut, les gars.

Je vous en prie.

Nous sommes des fid�les et croyons en l'unicit� d'Allah.

Nous rejetons les idoles et ne croyons qu'en Allah.

Nous ne sommes attach�s ni � une terre, ni � une tribu,

ni m�me � ce quartier.

Notre loyaut� va � Allah,

� son proph�te et aux fid�les, o� qu'ils se trouvent.

Les juifs, les crois�s et les gouvernements apostats

tentent d'affaiblir la nation islamique.

Mais ils �choueront.

Car Allah a promis la victoire aux musulmans

et d�faite et ch�timent pour les m�cr�ants.

La victoire ira � ceux qui suivront la voie des proph�tes

et appliqueront les pr�ceptes du proph�te de l'Islam.

Reste avec moi.

Juste ton fr�re.

Tarek.

Prends place.

Faites une place pour notre fr�re.

Je me souviens bien de toi.

Tu jouais avec l'�quipe des �toiles.

Je l'ai dit � Hamid.

Moi aussi j'�tais gardien de but. Ton style me plaisait bien.

Tu joues encore ?

Non.

Moi non plus.

Mais j'assiste parfois � des matchs.

Tu as toujours cette photo de Lev Yachine ?

Tu l'as gard�e ?

- O� tu l'as eue ? - Azeddine me l'avait donn�e.

Quel Azeddine ? Touhami ?

C'�tait un ami de notre grand fr�re Karim.

C'�tait la star du quartier.

Il serait en �quipe nationale s'il avait �t� disciplin�.

Vous avez entendu, mes fr�res ?

La discipline est la cl� de la r�ussite.

T'es pas sorti ?

J'ai rencontr� ta m�re. Elle �tait inqui�te.

Je l'ai rassur�e mais tu devrais aller la voir.

Et Hamid ?

Je l'ai pas vu.

Personne ne pose plus de questions. La police a arr�t� ses recherches.

Tu savais que Ba' Moussa avait un fr�re ?

C'est lui qui s'occupe du garage. Il va tout vendre.

- Zemama assure plus que lui. - L'arbitre d�conne, y avait penalty.

Vas-y, Aboucharouane !

Tire, connard.

Tu trouves pas �a bizarre qu'ils t'appellent Tarek ?

Imagine qu'Hamid rapplique.

- Et alors ? - �a va pas lui plaire.

- C'est pas ses affaires. - Et s'il le dit � Abou Zoubeir ?

Me casse pas la t�te avec �a !

- Voil�, t'es content ? - T'es fou ? Passe-moi ce joint.

Vous avez vu comment Za�d a cass� la planche ?

D'un seul coup, et il a rien senti. Comme �a !

Il doit �tre ceinture noire.

Au moins ! M�me Bruce Lee ferait pas le poids.

Noceir dit qu'il a appris en Belgique.

- Il a �t� en Belgique ? - Putain, t'as niqu� le joint.

Fume et tais-toi, t�te de chou.

Vas-y !

�a, c'est un tir !

Il t'a dit quoi Abou Zoubeir quand vous �tiez seuls ?

Il parle trop bien.

Je sais ce que tu as fait.

Mais je ne suis pas l� pour te juger.

Et puis, ce n'est pas ta faute.

Tu as v�cu avec des d�bauch�s et des libertins.

Ce sont eux les criminels, pas toi.

Cela se serait-il produit si tu avais grandi dans une ambiance saine,

avec des fid�les qui craignent la col�re d'Allah ?

Je ne crois pas.

Mais aujourd'hui,

tu as la possibilit� d'expier tes fautes

et de commencer une vie nouvelle,

comme si rien ne s'�tait pass�.

R�cite tes incantations.

Elles te seront utiles pour ton apprentissage.

Glorifie Allah.

- Combien, les patates ? - 3 dirhams.

Mets-m'en 2 kilos.

- Tu as vu Amine ? - Oui.

Depuis que Real est parti plus personne n'ose vendre du shit.

Il arrive m�me pas � nous regarder en face.

Que Dieu le guide.

- On se voit plus tard. - Si Dieu le veut.

Je n'�coute que les infos, en arabe, fran�ais et anglais.

N'�coute plus ces b�tises. Elles te troublent l'esprit.

Viens avec moi � la mosqu�e, tu te sentiras mieux.

Et Arr�te de te raser.

Tu te prends pour une femme ?

Sa�d, assieds-toi !

Calme-toi.

Ne lui en veux pas. C'est parce qu'il ne vous voit plus.

Je suis fi�re de toi, tu as pris la m�me voie que ton fr�re.

Ce n'est pas la voie de mon fr�re.

C'est celle des vrais musulmans qui ne craignent qu'Allah.

Tu as raison.

Mais pourquoi vous ne venez plus nous voir ?

M�me plus pour le couscous du vendredi.

Nous Te remercions, Allah, pour cette nourriture.

Quel d�lice.

Qui a cuisin� ?

Notre fr�re Nabil.

Un vrai cuisinier.

Et un vrai homme.

J'ai d�cid� d'emm�nager chez Nabil et Tarek.

C'est bien.

La vie en groupe est tr�s importante.

Nos fr�res doivent apprendre � vivre en communaut�.

Le probl�me, c'est ma s�ur et ma grand-m�re.

Elles vont rester seules.

- Ma grand-m�re est malade. - Qu'Allah la gu�risse.

Ne T'inqui�te pas.

On a une s�ur m�decin.

Elle passera lui rendre visite.

- Qu'Allah vous gratifie. - La solidarit� est un devoir.

Pourquoi sommes-nous fr�res ?

Pour nous entraider.

Et aider nos familles en cas de besoin.

Abou Zoubeir a l'�il sur vous.

Il sait que vous �tes en d�but d'apprentissage.

Et, gr�ce � Dieu, vous �tes sur le droit chemin.

D�p�che-toi.

Je fais mes ablutions et j'arrive.

Attends.

Seulement toi.

- Tu t'approches trop d'Abou Zoubeir. - Quoi ?

- Tous les fr�res l'ont remarqu�. - C'est l'�mir, c'est normal.

C'est notre �mir � tous.

Dor�navant tu t'assieds et tu �coutes comme tout le monde.

Compris ?

C'est pas ma faute si Abou Zoubeir ne s'occupe pas de toi.

Excuse-moi, je dois me laver.

Arr�tez !

Saluez-vous.

Saluez-vous !

Allez vous rhabiller !

Nabil, Tarek et Fouad.

J'ai une bonne nouvelle pour vous.

Vous allez travailler avec nous.

J'ai parl� � Abou Zoubeir et il a donn� son accord.

Ne te f�che pas et tu auras le paradis.

Les ennemis d'Allah ont d�clar� la guerre � l'Islam

et aux musulmans.

Ils parlent de paix et de justice dans le monde.

La v�rit� est que les m�cr�ants et leurs vassaux d'apostats

veulent duper la nation islamique, an�antir l'appel de l'Islam.

Ils rusent mais Allah triomphera car Sa ruse est imparable.

Nos fr�res et s�urs sont pers�cut�s en Bosnie, en Palestine,

en Irak, en Tch�tch�nie,

au Cachemire, en Afghanistan... Nos enfants sont �gorg�s !

Jusqu'� quand accepterons-nous ces indignations ?

Jusqu'� quand ?

Allah est notre seul recours !

Allah est notre seul recours !

- Tu vas bien, Ghislaine ? - Oui, gr�ce � Dieu.

Tu vas toujours � l'�cole de broderie ?

Non, je travaille � domicile.

Et je vends.

C'est bien.

Ghislaine, tu fais quoi ? Viens nous aider.

J'arrive.

Je vous ai vus pr�s de la mosqu�e. Vous vendiez des cassettes ?

Tu nous as vus ? Tu aurais d� venir.

- Je ne voulais pas vous d�ranger. - Au contraire.

Ghislaine !

Quoi ?

Qu'Allah les r�compense.

Depuis que grand-m�re est malade, ils nous envoient � manger.

Vous savez qu'un cousin de Rabat a demand� la main de Ghislaine ?

C'est un fr�re lui aussi.

Il vend des ordinateurs

et il a son appartement.

Gr�ce � Dieu.

Combattons la corruption et la d�pravation dans ce pays !

Fuyez ! Les policiers apostats !

Dieu est grand !

Ils vous ont frapp�s vous aussi ?

Non, �a va.

Dieu soit lou�.

Qui craint Allah n'a pas peur des hommes.

Tu as raison.

Hier, vos fr�res ont corrig� un ivrogne,

un apostat qui insultait la majest� d'Allah.

Les policiers apostats ont arr�t� quelques fr�res.

Mais nous sommes sur la bonne voie. Ce sont eux les d�prav�s.

Le pouvoir est au service des ennemis d'Allah.

Nous ne le laisserons pas nous interdire

d'encourager la vertu et de combattre le vice.

- Et ceux qui ont �t� arr�t�s ? - La plupart ont �t� rel�ch�s.

Nous sommes plus forts qu'eux et ils le savent.

La mort ne nous fait pas peur.

Nous ne craignons qu'Allah le Tout-Puissant.

Ils savent que nous aimons la mort comme eux aiment la vie.

Ils sont terroris�s par notre mouvement

qui ne cesse de grandir.

Et vous, mes enfants, faites partie de cette vague.

Avec l'aide de Dieu, ils ne peuvent vous atteindre.

Regardez votre fr�re.

M�me �prouv�, il pr�f�re le cacher.

C'est l'apanage des grands guerriers, ceux qu'Allah porte en son estime.

C'est cet �tat d'esprit qui permet une meilleure pr�paration au martyre.

Vous avez ces qualit�s, et Dieu est avec vous.

- Que veux-tu ? - Je veux parler � Nabil.

- Pourquoi ? - Je dois te dire quelque chose.

- Parle ! - � toi tout seul.

- Qu'est-ce qu'elle t'a dit ? - Elle veut te voir.

Dis-lui de quitter le quartier tout de suite. Tu as compris ?

Dis-lui que si je veux la voir, je saurai o� la trouver.

Il est pas licite, quel que soit son contenu.

Tu as raison, il ne faut pas l'ouvrir.

- Demandons � Za�d. - Oui, demandons-lui.

Un jour, je l'ai entendu dire : "L'argent de l'adult�re est illicite".

Que peut-il bien contenir ?

Peu importe. Il est pas halal, c'est tout.

C'est qui ?

Sachez, enfants de l'Islam,

que le complot imp�rialo-sioniste est en train de gagner notre pays

pour d�truire les derniers vestiges de notre civilisation islamique.

Et pour combattre tout musulman

qui refuse d'abdiquer face � ce complot diabolique.

Voyez comment ils ont d�cim� l'�tat islamique en Afghanistan.

Vous suivez s�rement, � travers les m�dias, leurs pr�paratifs d'invasion

de Bagdad, en M�sopotamie, berceau du Califat islamique.

Quant � notre ch�re patrie, le Maroc,

les moudjahidines y sont pers�cut�s,

tortur�s dans les prisons,

sans que personne ne r�agisse.

Avons-nous � ce point perdu la foi ?

O� est donc pass� notre amour pour l'Islam ?

N'est-il pas temps d'infliger une bonne le�on � ces tra�tres ?

Allah dit : "Oh, vous croyants,

"combattez les m�cr�ants qui vous entourent

"et qu'ils sentent en vous de la duret�".

Et le proph�te, que le salut d'Allah soit sur Lui...

... dit : " Si vous abandonnez le Djihad,

"Allah vous plongera dans l'indignit� jusqu'� ce que vous repreniez le combat".

Prenez garde, enfants de l'Islam,

de ne point devenir comme ceux-l�

qui s'accrochent � la vie ici-bas et craignent de rejoindre l'au-del� en martyrs.

Alors volez, chevaux de Dieu, et les portes du paradis s'ouvriront � vous.

Qu'Allah nous accepte en martyrs

et nous ouvre les portes du paradis.

- Amen. - Amen.

Je prie Allah de vous faire triompher

sans fl�chir.

Cette nuit n'est pas une nuit comme les autres.

Je vous annonce une grande nouvelle.

Gr�ce � Allah, vous avez �t� choisis

parmi un grand nombre de nos fr�res

pour rendre sa fiert� � la nation de l'Islam

et pour mourir en martyrs.

Vous �tes les espoirs de l'Islam sur cette terre.

Et, si Dieu le veut, les portes du paradis vous seront grandes ouvertes.

Je suis heureux pour vous.

Allah est grand !

Allah nous fera triompher !

Allah est grand !

Allah nous fera triompher !

Les chevaux de Dieu portent la vertu

jusqu'au jour de la r�surrection.

Que le Salut d'Allah soit sur vous.

Il ne nous a pas dit comment cet homme s'appelait.

Vous avez vu comment Abou Zoubeir �tait devant lui ?

Moi aussi, �a m'a �tonn�.

C'est lui qui nous a choisis ?

Abou Zoubeir a d� lui parler de nous et il a obtenu son accord.

Tu peux sortir avec moi ?

- Pourquoi ? - Je veux te parler.

Quoi ?

Tu vas y aller ?

Tu vas vraiment le faire ?

Tu as pens� � notre m�re ?

Elle ne s'en remettra jamais.

Ils nous ont choisis.

Choisis ?

Tu n'as pas entendu Abou Zoubeir ?

On a �t� choisis pour le martyre.

- Tu as peur ? - C'est pas le sujet.

- Je te parle de notre m�re. - Et moi, je te parle de martyre.

J'ai pas peur, moi.

Pas peur ?

Regarde comme tu trembles.

Si tu as peur, reste avec notre m�re.

Moi, je ne crains qu'Allah.

T'as compris ?

Le 9 mai, si Dieu le veut,

dans quelques jours seulement,

vous deviendrez les h�ros de cette nation

et serez accueillis au paradis,

en compagnie des martyrs qui se sont sacrifi�s pour notre nation.

En ce moment, ils se pr�lassent dans les d�lices des jardins d'�den.

Mais pour atteindre cet honneur,

il faudra �tre sur vos gardes.

Dans les temps qui viennent, soyez vigilants

et respectez les mesures de s�curit�.

Ne sortez pas du quartier, �vitez les discussions en public,

�vitez de parler aux inconnus.

Vous pouvez rendre visite � vos proches,

mais sans vous attarder.

Ne vous en faites pas pour l'avenir de vos familles.

Vos fr�res s'occuperont d'elles.

Tu pourrais les retirer quand tes fr�res sont l�.

Tu entends ?

Enl�ve ces �couteurs !

On doit partir.

Restez un peu, �a fait longtemps que je ne vous ai pas vus ensemble.

On doit y aller.

Attendez au moins que votre p�re rentre.

Il rentrera s�rement tard. Ou pas du tout.

J'allais oublier, si vous passez pr�s d'une pharmacie,

achetez-moi deux bo�tes de m�dicaments.

Comme celle-ci.

Voici l'ordonnance.

Qu'est-ce que vous avez ?

D'accord, m�re.

Ne me faites pas attendre, j'en ai besoin.

Qu'Allah te b�nisse, mon fils.

Au revoir.

Que Dieu te garde.

- Au revoir, m�re. - Que Dieu te b�nisse, mon fils.

Que Dieu vous pr�serve !

Prenez garde � vous.

Comment je saurai ?

D'accord.

Si Dieu le veut.

On attend les directives.

Za�d.

L'op�ration a �t� report�e � une date prochaine.

Za�d vous expliquera. Je dois partir.

� bient�t, si Dieu le veut.

L'op�ration doit avoir lieu dans les meilleures conditions.

Demain, on prend la route � l'aube.

Nous devons bien nous pr�parer pour le martyre.

Qu'Allah nous donne la force.

Nous te remercions, Allah, et � Toi nous retournons.

C'est la premi�re fois que je vais en ville.

Elle est grande !

Dieu seul est grand.

Regardez !

Regardez ces villas.

Ces bonnes, ces chauffeurs, ce luxe qui vient d'Europe.

D'o� leur viendrait cette richesse s'ils ne volaient pas le peuple ?

Ils exploitent ta sueur, la v�tre et la mienne.

Mais ils br�leront en enfer, avec toute leur fortune amass�e ici-bas.

Et c'est � nous que les portes du paradis s'ouvriront.

Selon le protocole royal, Sa Majest� le Roi Mohammed VI

a d�cid� de pr�nommer le futur prince h�ritier Moulay Hassan,

en hommage � son p�re, feu le Roi Hassan II.

Le Royaume s'appr�te � c�l�brer cette naissance dans la joie.

Partout dans la capitale, des festivit�s importantes ont �t� organis�es...

Vous avez vu ces arbres !

Quelle nature !

Venez voir, mes fr�res.

Hamid, viens m'aider.

Tu as abandonn� famille et argent

et tu es parti faire le tour de la terre

Tes paroles et tes actes envers Allah ont �t� sinc�res

Ton c�ur ne s'attache pas � la vie, ne lui accorde aucune importance

Tu es comme Abu Dujana, h�ros charismatique des grandes batailles...

L'hiver, c'est couvert de neige ici.

Tout devient blanc.

On ne distingue plus la terre des cieux.

Allah est unique.

Ces splendeurs sur terre ne sont rien � c�t� de celles de l'au-del�

qui regorge de merveilles

que vous n'avez jamais vues

ni entendues.

Si Dieu le veut, l'op�ration aura lieu

le vendredi 16 mai.

Hamid, �a va ?

C'est rien.

J'ai juste bu un peu trop de caf�.

Qu'Allah nous accompagne.

Tu dors ?

Pas encore, pourquoi ?

� ton avis...

Quoi ?

Elle pensera quoi, Ghislaine, quand elle saura que je suis mort en martyr ?

C'est-�-dire ?

Elle sera triste ? Heureuse ? Comment elle prendra �a ?

Il y en a plein au paradis.

Des Ghislaine par centaines, par milliers...

Tarek !

- C'est qui ? - C'est moi. Viens.

- Vous faites quoi ? - Rien, dors.

- Qu'est-ce qui te prend ? - Ne crie pas.

Dis-moi ce qui se passe.

Ne le fais pas.

Tarek, �coute-moi. Ne le fais pas.

Ne te fais pas exploser.

Qu'est-ce qui te prend ?

C'est du martyre qu'il s'agit,

on est � deux doigts du paradis.

On parlera de nous, on restera dans les m�moires.

- Que veux-tu de plus ? - Je ne vais pas te laisser faire.

Tu sais o� on va ?

On va se faire exploser.

Tu r�alises �a ou pas ?

Tu peux partir si tu veux.

Mais tu as entendu ce qu'a dit l'�mir.

Celui qui se r�tracte apr�s avoir appris les d�tails de l'op�ration

ne peut rester en vie.

Un probl�me ?

Non, �a va.

J'avais un malaise.

�a va mieux maintenant.

Tarek, retourne � ta tente.

On va faire un tour ton fr�re et moi.

Prends.

Frappe.

Ne fl�chis pas.

Et durcis ton c�ur.

Attends.

Qu'Allah te r�compense.

Nous comptons tous sur toi.

Abou Zoubeir le premier.

D'ailleurs, il t'a nomm� chef de l'op�ration.

Je ne d�cevrai pas.

Je n'en doute pas.

Allez.

L'adresse de ma m�re.

Il se peut qu'elle ait d�m�nag�.

Elle aura toutes tes affaires, ne T'inqui�te pas.

On y va.

Laissez vos sacs ici.

Apr�s vous.

Tout droit.

Allez-y, mes fr�res.

Soyez les bienvenus.

Certains pensent que c'est une question d'entra�nement.

Je dis � ceux-l� de mettre cette conviction de c�t� :

Il faut bien plus pour r�ussir ce type d'actions.

Connaissance et harmonie

parmi les membres d'une cellule, qui doivent apprendre

� vivre ensemble et � se conna�tre.

Tu as une id�e du lieu de l'op�ration ?

J'ai entendu qu'on allait se faire exploser

Mais je ne sais pas o� exactement.

Je crois que c'est un bar.

D'apr�s toi, il n'y aura que des juifs et des chr�tiens ?

� mon avis, il y aura aussi des musulmans.

On sera des martyrs si on tue des musulmans ?

Je ne sais pas trop.

Un musulman qui boit reste un musulman, non ?

Quel est le probl�me ?

Ceux qui boivent de l'alcool et s'allient aux juifs et aux chr�tiens sont musulmans ?

Ce sont des apostats.

Et m�me si c'�taient des musulmans, ils nous servent � atteindre nos ennemis.

Il est donc licite de les tuer.

Rejoignez le groupe.

R�glez vos montres sur 10 h 52.

Rendez-vous au paradis.

Hamid, �a va ?

Vous �tes beaux gosses comme �a et il y a des taxis qui vous attendent.

Emmenez-nous avec vous, qu'on change d'air.

On a pas le droit de s'amuser, nous aussi ?

Je m'en souviendrai.

Si Dieu le veut.

Fouad.

Rejoignez-nous dans deux minutes.

L�che-moi.

Oui, monsieur ?

Sous-titrage : Tongues Untied

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