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Tonnerre
Ripped by WQM
C'est un moment spécial pour nous deux, non ?
Vous savez qui je suis.
Vous ne pensez qu'à moi.
Tout le monde ne pense qu'à moi.
-N'importe quel cinglé peut se planquer et raconter ça.
Elle crie.
-Vous êtes prête ?
-A quoi ?
-A faire équipe.
Musique sombre.
*-Emeute dans les quartiers nord. 2 jours après la mort de Mirko...
-Je veux comprendre ce qui s'est passé cette nuit-là.
je crois pas à ce hasard.
Karl, intéresse-toi à la cité.
Marc, à la fête techno.
je veux savoir s'il y a un lien entre tout ça.
*-Descente de police à l'église de la Charité,
qui avait interrompu une free party.
Les policiers rechercheraient activement
un ou plusieurs individus d'extrême gauche.
-je l'ai vu.
*-Peut-être en lien avec Moloch.
-Répétez. je suis pas sûr de comprendre.
-je l'ai rencontré.
Cette nuit. Celui qui fait ça.
-Pourquoi vous, Louise ?
-je suis l'histoire depuis le début.
Il m'a lue. Ca compte pour lui.
-Qu'est-ce qu'il attend de vous ?
-Il a quelque chose à dire.
Une sorte
de manifeste. Il veut qu'il soit publié.
-Pardon ? -Il dit
que d'autres accepteront,
mais qu'on perdra du temps
et des vies.
-Que dit ce manifeste ?
-Il s'explique.
-Vous êtes sérieux ?
On va pas relayer ce taré.
-Ecoute, jacqueline.
je comprends que tu sois un peu perturbée.
Tu fais ce métier depuis plus longtemps.
Mais les choses ont changé.
Si on ne le fait pas, ça sortira, de toute façon.
-Qu'est-ce qui nous prouve que c'est bien lui ?
-Moi ! je le sais, c'est tout.
-Bon, d'accord. On va voir.
File-moi tes notes. On voit
ce qu'on peut en tirer.
-Non. C'est moi qui l'écris, seule.
-C'est un peu gros
pour toi, miss.
-je peux vendre l'histoire ailleurs.
-Vous écrivez, je lis et je décide. Ca vous va ?
Quoi ?
-je veux récupérer mon bureau.
Un contrat, un CDI.
Et des tickets resto.
-Accordé. Magnez-vous.
-Et ma stagiaire sans bureau ?
-Sur tes genoux, jacqueline. Ou dans ton
-C'est bon ! Merci à tous.
Dehors.
-Qui est coupable, Louise ?
Qui est juste ?
Celui qui se conduit mal ou celui qui punit ?
-je comprends pas. Vos victimes sont des gens ordinaires.
Pourquoi eux ? -Pas des victimes. Des coupables.
Le banquier qui étrangle celui sans argent.
La mère qui bat son enfant.
Le patron qui humilie.
Le dealeur qui terrorise ses voisins.
Ils sont innocents ?
Les innocents, ce sont les autres.
Ceux qui subissent en silence sans pouvoir se défendre.
Qui va les protéger ?
Personne.
Le monde n'a pas peur des petits et des fragiles,
de ceux qui sont vulnérables.
La plus grande violence est celle que confère l'impunité.
je punis.
-Vous vous voyez comme une sorte de dieu vengeur ?
C'est un châtiment ?
-je sanctionne ce que notre société laisse faire.
Ce qu'elle encourage.
Qui mérite qu'on l'épargne ?
Celui qui se repent
ou celui qui persiste dans le mal ?
je les préviens. je leur laisse le choix.
S'ils persistent, ils meurent.
-C'est pour ça que vous vous faites appeler Moloch ?
-Moloch. D'autres que moi ont choisi ce nom,
mais il me plait.
-Vous avez des admirateurs.
C'est ce que vous cherchiez ?
-je veux que le monde change, Louise.
je veux qu'il soit plus beau,
plus équitable.
Si d'autres partagent mon projet,
si les opprimés osent se lever pour réclamer justice,
si on craint leur colère et leur vengeance,
j'aurais réussi quelque chose.
je suis sûre que vous me comprenez, Louise.
Vous me comprenez même très bien.
-Comment vous faites ?
Le feu
Comment c'est possible ?
-Le feu est en chacun de nous.
Il ne dévore que ceux qui refusent de changer leur coeur.
Dites-leur que je suis là.
Que je les vois.
Qu'ils doivent changer ou périr,
ici et maintenant.
Ecrivez-le. Soyez ma voix.
-Tu décompenses.
Ca n'a rien de surprenant, après ce que tu as vécu.
-Qu'est-ce que je dois faire, Hélène ?
-je peux te bourrer de neuroleptiques,
mais ça changera rien.
Quand tu as vu ce garçon en flammes,
une brèche s'est ouverte dans ton esprit.
Tout se fissure.
La muraille que tu avais construite entre tes souvenirs et toi
est en train de s'écrouler, Gab?eL
Tu es en train de t'écrouler.
-Ca ne répond pas à ma question.
-Ecoute.
Ces souvenirs que tu refoules,
ton inconscient veut t'obliger à les regarder en face.
C'est ça, ou la camisole chimique.
-je ne sais pas si j'en suis capable.
-Tu as peur. C'est normal.
-Si
Et si j'avais fait quelque chose
dont il vaut mieux que je ne me souvienne pas ?
-Quel genre de chose ?
-j'en sais rien.
Pour avoir bâti de tels mécanismes de défense,
c'est peut-être que j'ai quelque chose à cacher.
-Si tu es responsable de quelque chose,
tu dois le découvrir.
Tu dois accepter de revoir ton fils
et de l'écouter.
Musique sombre.
-Ca va ?
-Oui, oui, ça va.
Une portière s'ouvre et se ferme.
-Range ça, elle arrive.
-Gros, il y a ta meuf. Il y a ta meuf.
-Vous me posez un sérieux problème.
Ce type se prend pour le Christ,
mais il a musclé la méthode.
Il est à la fois très naïf et totalement perché.
-Vous trouvez ?
Il m'a semblé très structuré.
-Pardon ?
-je cautionne pas, je constate.
-La terreur pour rendre le monde meilleur,
c'est pas un projet nouveau.
-Oui, mais on publie ou pas ?
-je sais pas si vous avez rencontré Moloch
ou un type qui s'est foutu de vous pour se faire de la pub.
Qu'est-ce que c'est ?
-C'est parti comme ça.
j'étais à quelques mètres de lui etj'ai senti...
une sorte de chaleur.
Et ma main a pris feu comme ça.
-Vous n'en parlez pas dans votre papier.
-C'est crédible, vous trouvez ?
-On publie.
-Vous étiez sous le choc, mais
vous avez fait quoi après le départ des pompiers ?
-Ca criait dans la cité.
Il y avait le feu partout.
Les jeunes étaient comme des fous.
C'était étrange.
On craignait un peu les débordements.
Mais au fond, on était tous
-Soulagés.
-Soulagés pour votre voisin Patrick ?
-Des cris, des hurlements, des menaces, sans arrêt.
C'était un enfer sur Terre.
-Vous hébergez la victime depuis longtemps ?
-je connais bien Sandra,
la maman de Mirko.
-C'est elle qui vous avait demandé de le loger ?
-C'est ça, oui.
Il sortait de prison. Vous voyez, quoi.
-Sa mort, c'était une forme de soulagement pour vous, non ?
-je voulais qu'il parte.
Mais personne ne mérite de partir comme ça.
-Comment vous pouvez dire ça ? Il aurait fini par vous tuer.
-je ne sais pas si vous avez la foi.
Mais ce que vous dites a un sens pour moi.
Il devrait en avoir pour toi aussi, jimmy.
Quel est le message de jésus ?
Qu'aurait-il fait, Lui ?
Aurait-Il souhaité la mort du pécheur, vraiment ?
-A-t-Il entendu
nos prières ? -Vous auriez pu essayer de m'aider,
au lieu de regarder
vers le ciel.
-je
j'avais peur.
-Vous avez demandé de l'aide.
A l'hôpital.
Que fait votre psychiatre dans la cité ?
-j'ai rien à expliquer.
-La tre victime était un de ses patients.
Il soigne l'enfant
de la 2e victime. Et puis vous.
Beaucoup de coïncidences.
-je suis un homme malade, monsieur.
Le docteur s'inquiétait, il est passé.
C'est tout.
Musique angoissante.
Musique triste.
-Ne me dis pas de ne pas le faire.
C'est tout ce qui me reste.
Quand je m'assois ici,
j'ai l'impression qu'il est encore avec moi.
Les sons, les odeurs...
C'est comme si rien n'avait changé.
-je sais.
-Si t'es pas venu pour me traiter de folle
ou me donner des conseils de pro, tu veux quoi ?
-Ca ne s'arrête pas.
Il vient me voir comme s'il voulait me parler.
Me dire une chose importante. Quelque chose que je dois savoir
Que je sais, mais que j'ai oublié.
je vais m'effondrer si je n'y arrive pas,
mais j'ai pas de solution.
je... je vais essayer.
Mais je n'y arriverai pas seul.
j'ai besoin de toi.
-J'ai plus la force, Gabriel.
*-L'actualité, ce matin,
c'est l'interview choc publiée par Le Télégraphe".
La reporter Louise joli aurait en effet rencontré
celui que tous aujourd'hui surnomment Moloch
et qui sème la panique en immolant par le feu.
Louise joli raconte en détails son entretien avec le tueur présumé
ainsi que les motivations avancées par celui-ci dans un manifeste.
Il coupe le son.
-je vous demande une minute d'attention.
je voudrais féliciter Louise
pour son ler scoop.
Et quel scoop !
je vous souhaite une longue carrière
et d'autres papiers comme ça.
Applaudissements
Oui, c'est bon. Au boulot, là.
-Tu as plein de fans.
-Tu râles parce que c'est mon histoire ?
-Possible.
Possible aussi que tu connaisses pas encore le prix à payer.
-Le prix de quoi ? -Le prix de ton âme.
Son portable sonne.
-Allô ? *-Chérie, on t'a vue à la télé.
Bravo. -Merci, maman. C'est gentil.
*-C'est quoi, ce chemisier ?
On dirait un habit de western. Ni fait ni à faire.
Tu aurais pu faire un effort. -Oui, oui. D'accord.
*-Bien s'habiller, c'est une question de politesse.
-je dois te laisser. j'ai du travail.
*-Comment ça, tu dois me laisser ?
-Si tu m'avais appelé, on aurait pu l'arrêter.
-Si j'avais su qui c'était, j'y serais pas allée.
-Te fous pas de ma gueule, Louise.
-j'ai tout écrit dans l'article.
-Tu as revu le psy ?
-Arrête avec ça.
-Pourquoi il s'intéresse à ce que tu fais ?
-Embarque-le !
-Toi, plutôt. -Sous quel motif ?
-Complicité d'homicide, délit d'entrave,
dissimulation de preuves.
-Super idée.
Coffrer une journaliste, ça fera bon effet.
-Qu'est-ce que tu t'es fait à la main ?
-Rien.
-Attention à toi.
-Ecoute-moi bien.
je crois pas en tes sentiments.
-OK.
A partir de maintenant, informe-moi de tout.
Si t'as une info sur Moloch, parle-m'en direct. Pigé ?
Tu t'approches plus du psy.
Il claque la porte.
Musique de suspense.
Tintement du pendule.
-C'est censé calmer les nerfs, non ?
-Non, c'est censé illustrer la théorie des actions réciproques
et de la conservation de l'énergie.
Pourquoi les médecins ont ce truc sur leur bureau ?
-Pour tester la culture scientifique de leurs patients.
Tu veux jouer à quoi, aujourd'hui ?
-je veux plus jouer. C'est pour les petits.
-Tu as l'air préoccupée, Stella. Ca ne va pas ?
-Vous avez lu l'article sur Moloch ?
-Oui. Pourquoi ?
-La journaliste, c'est une amie à vous, non ?
-Disons que je la connais.
-Vous pensez
que ça peut marcher, ce projet ?
Que les gens soient plus gentils, plus doux entre eux ?
-On ne rend pas le monde plus beau en tuant des gens.
-Vous préférez les crimes silencieux ?
Vous avez remis une photo de Max.
je l'aimais bien.
-je sais.
-On a fait du mal à ma soeur.
-Comment ça ? Qui ?
-Alex, son amoureux.
-Que s'est-il passé ?
-Un truc moche. j'ai pas envie de raconter.
C'est lui
l'ordure et elle qui se cache.
Les autres rigolent et elle a honte.
Il devrait avoir honte. Il a tout gâché.
Tintement du pendule.
-Tu as raison. C'est à lui de se sentir coupable.
C'est lui qui mériterait d'être puni, pas elle.
-Pas de victime depuis ton papier.
C'est grâce à toi ?
-Peut-être.
Ou il attend de voir les réactions. C'est le but, non ?
-Tu y crois vraiment ?
-De quoi tu parles ?
-Ses conneries. Son manifeste.
Au fond, ça te plait bien. -De vous faire chier, oui.
-C'est vous,
Louise ? -Oui.
Merci. -Bonne journée.
-Bonne journée.
Musique de suspense.
-Alors, Louise, du nouveau ?
On n'est pas déjà à la fin d'une si belle carrière ?
-C'est en cours.
-Impatient de vous lire.
-Ca va ? -Supen
-A nos 25 ans de mariage.
-Mon Dieu, déjà
-Et à notre chère Louise.
-Chéri, on en est si fiers.
-Elle était bien, sur la photo. -Dommage, son chemisier.
-Vous avez lu mon papier ?
-Bien, ce saumon. Inter a de super promos.
-C'est déjà fini demain.
-Tout a une fin.
-Vous l'avez lu, ou pas ? -Bien sûr.
Ca se congèle si bien.
-Ta connerie, elle se congèle ?
Votre putain d'égo'r'sme !
Vous m'avezjamais regardée, écoutée, comprise.
Tout ce qui compte, c'est vous et votre théâtre minable.
Tu m'emmenais à la piscine
pour troncher la monitrice.
Et toi, tu as toujours été
incapable de me dire un seul mot gentil.
Avec tes histoires de cul, depuis que j'ai mes règles
Vous jouez à la petite famille bourgeoise,
vous faites semblant,
comme 2 débiles.
Vous avez honte ? Vous regrettez, au moins ?
Excusez-vous !
Vous me faites vomir.
j'ai honte d'être votre fille.
Vos vies merdiques, vos courses,
vos petits métiers minables...
je vous déteste vraiment.
Ca me détruit tellement. Vous me dégoûtez.
*Musique rock.
*-Allô ?
-Maman, ça va ?
*-Mais oui. Et toi ?
-Oui, ça va. Tout va bien, je
je voulais savoir comment ça va, vous.
A cause de tout ça, tu sais.
*-Bien. Tout va bien. Ne t'inquiète pas pour nous.
-je vous embrasse, alors, tous les deux.
*-Ma chérie, tu es sûre que ça va ?
Tu viens toujours déjeuner dimanche ?
Midi pile pour l'apéritif.
-Oui, bien sûr. je...
*-Mets donc le corsage que je t'ai offert à Noël.
Bisous, chérie. A dimanche.
-Moi aussi, je
*Musique rock.
Fausse note.
-Reprends.
Qu'est-ce qui se passe, Solène ?
Tu peux me parler, tu sais.
Ton émotion, tu dois la faire grandir.
Pour faire grandir ta musique.
Porte qui se ferme.
Mélodie douce au violoncelle.
-Merci.
Il soupire.
-j'imagine que je dois vous féliciter pour votre scoop.
-j'aurais dû vous appeler plus tôt.
-Vous n'avez aucun compte à me rendre.
Vous vouliez me voir ?
-Dites-moi que vous n'avez rien à voir avec tout ça.
-je ne sais pas.
j'ai des hallucinations.
Mon fils essaie de me dire quelque chose.
Que je suis fou, peut-être.
Ou coupable.
De quoi, je ne sais pas.
-C'est vrai que vous êtes un peu tapé.
Mais moi, j'ai confiance en vous.
je peux vous poser une question un peu
Un peu bizarre ?
-Allez-y.
-Vous pensez qu'on peut enflammer des choses
par la pensée, à distance ?
-C'est moi, le cinglé ?
C'était pas dans votre article.
-Vous pensez que c'est possible ?
-Non, c'est...
j'en sais rien.
-Il m'a donné un autre rendez-vous.
-Vous voudriez que je vous interdise d'y aller,
mais vous y allez quand même. C'est ça ?
Faites attention, Louise.
Vous ne l'avez pas trouvé. Il vous a débusquée.
-Vous êtes un type bien, en fait.
-Tout est dans le en fait".
Musique de suspense.
*-Allô ? -C'est moi.
je suis au skate park. Il faut que tu viennes vite.
*-Pourquoi ?
-Il va venir tuer des gamins.
*-T'es où ?
-Au skate park, je te dis ! *-Bouge pas. On arrive.
-Faut pas rester là. Dégagez !
Protestations des jeunes.
Dégagez d'ici !
Dégagez d'ici !
-jamais vue de ma vie.
Sifflements et huées.
-Barrez-vous !
Barrez-vous ou je vous crève. C'est ça que vous voulez ?
Dégagez!
Barrez-vous !
*-j'en ai marre des discours et des paroles
qui n'ont pas de sens,
qui ne sont pas appliqués.
Il faut protéger l'environnement,
mais ces usines tuent l'eau, les animaux, les humains.
Elles nous empoisonnent.
Les politiques savent, ils sont complices de ça.
Là, on est face à quelqu'un qui agit clairement.
Tu détruis la vie tu es tué. C'est ça, Moloch.
*-je cautionne pas la violence,
mais les connards vont réfléchir 2 secondes avant d'agir.
Vous croyez pas ?
*-Ca fait longtemps que nous, les pauvres, les merdes...
Pardon, mais c'est ça.
Ils nous prennent pour des merdes.
Ben... C'est la première fois qu'un type se lève
et dit que ça va, là, que ça suffit.
Vous voyez le truc ?
je vois que les petits, les victimes, ils vont être vengés.
-C'est moi. Soit tu avais raison, et on est arrivés à temps,
soit tu t'es foutu de ma gueule.
Il va falloir que tu t'expliques, Louise.
Rappelle-moi, s'il te plaît.
Musique rock.
-On ferme ! 5 minutes !
Musique de suspense.
Il rit.
-Qu'est-ce qu'il y a ?
Il t'arrive quoi ?
Il gémit de douleur.
Il hurle.
Musique de suspense.
Claquement plus loin.
Elle crie.
-Chut !
Chut.
Pour qui donne du combustible aux flammes du fond des yeux...
Tu devais juste regarder,
témoigner.
Tu as tout balancé aux flics.
Tu seras la prochaine.
Elle pleure.
Elle halète.
Elle pleure.
Lucie ?
Musique douce.
-Maman !
-je rentre dès que le concert est fini.
Vous vous endormez pas, hein ? -Non.
-Ily a pas de danger. On guette le Père Noël.
-Tu joues quoi, maman ?
-Mes copains : Fauré, Debussy, Saint-Saëns.
Vous êtes sages, hein ? Vous m'attendez pour faire la fête ?
A tout à l'heure, mes amours.
-Et ensuite ? -Après,
on a mangé en regardant le film.
Tu as bu plein de champagne et on est allés se coucher.
-Mais le feu ?
-je suis redescendu quand tu dormais pour jouer.
-Pounu
Pourquoi tu as fait ça, mon amour ?
-je voulais essayer.
je voulais faire pareil.
-Faire pareil ?
Faire pareil que quoi ? Qui ?
-Tu ne te souviens vraiment pas ?
*-Il parait qu'il s'en est pris à un enfant. C'est vrai ?
Là, je suis pas d'accord. Un enfant...
Non, mais vous vous rendez compte ? C'est pas possible.
Il coupe la télé.
-Il faut que je te dise quelque chose.
C'était à l'hôpital.
je portais ma douleur comme un fardeau.
j'avais besoin de quelqu'un à qui parler.
Pour la première fois, une personne m'a entendu.
j'étais si spécial.
j'étais en confiance.
Et je lui ai tout raconté.
Mirko, Patrick...
L'enfer qu'il a connu.
L'enfer qu'on a connu.
Les cris, les pleurs.
Elle m'a...
Elle m'a promis que ma souffrance allait s'arrêter.
Que les injustices allaient être punies.
-Qui, jimmy ?
Qui était cette personne ?
Musique sombre.
-Allez, papa...
Allez,
souviens-toi.
-Ca va, les enfants ? Sages ?
-Oui, papa. On s'amuse.
-Ca sent pas le brûlé, là ?
Vous avez fichu quoi ? -Rien.
-On a dessiné.
Allez, comment t'as fait ? Comment ?
-Un tour de magie, ça se dit pas.
-Encore.
Musique dramatique.
-jimmy, réponds-moi.
Qui t'a promis que Mirko serait puni ?
Ripped by WQM
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