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Elle souffle. Ripped by WQM
Musique sombre
*Musique techno
-Louise !
Louise.
-Qu'est-ce que vous foutez là ?
Il est là, Samy.
-On s'en va.
-Non, je vais le faire parler. -C'est ça, oui.
On s'en va. -Lâchez-moi, bordel.
-Ca va, Loulou ?
Ca va, Louise ? -T'es qui, toi ?
-C'est rien.
-Allez, dégage. -C'est rien !
-Dégage, je te dis ! -Casse-toi, toi !
-Ca va. -Sûre ?
-Ouais, ça va.
-Ca arrive, de toute façon. -Y a toujours des boulets.
*Musique techno
Acclamations de la foule
Musique sombre
*Musique techno
-On se connaît ?
-On s'est croisé, il y a quelques années.
Une teuf sur les docks.
Louise.
Loulou.
-Et après ?
-je t'ai reconnu, c'est tout.
je suis avec vous.
je veux participer.
-Casse-toi.
-Moloch ?
*Musique techno
-Viens.
Musique sombre
-Papa.
-C'était réel.
Il était là, il me parlait.
C'était sa voix.
je me suis rendu compte
que je ne me souvenais plus du son de sa voix.
-Tu sais,
tout ce que tu as refoulé depuis si longtemps...
Quelque chose a dû débloquer ça
et ça déborde.
-Le type qui a brûlé cette nuit
j'étais là. j'ai tout vu.
-Comment ça, tu y étais ?
T'étais où ?
Dans la cité ?
Et comment tu te sens ? Physiquement ?
Tu as des hallucinations liées à un trauma ancien.
Tu as du mal à distinguer la réalité de tes visions.
Tu souffres
de troubles cognitifs récurrents et de trous de mémoire.
Dès que tu sens que tu flanches, tu viens me voir, OK ?
Tu promets ?
-C'est promis.
-Gabriel
si tu en parles à Lucie,
fais attention, d'accord ?
-Qu'est-ce que tu veux que je lui dise ?
Musique sombre
-Papa.
Regarde. Regarde ce que je sais faire.
Gabriel pleure.
-Max !
Max !
-je sais ce que vous faites.
je suis avec vous.
Les gens qui brûlent,
les graffs...
Le banquier,
le gérant de supermarché...
Vous vous attaquez à des symboles.
On s'est fait endormir.
On n'a parlé que de puissance, de croissance.
On a accepté que des gens possèdent tout, d'autres rien.
On s'est fait mettre dans la tête des chiffres,
mais on devrait écouter des poèmes, respirer de l'air pur.
-T'es comme les autres, toi.
Tu parles, tu parles.
-Max !
Max !
-Qu'est-ce qu'on fait, maintenant ?
On parle ou on pose des actes ?
Ici et maintenant.
On ne débat pas face à son tortionnaire.
On le combat.
On n'argumente pas face aux banquiers.
On pète teurs vitrines.
On ne négocie pas avec l'industrie alimentaire.
On bloque leurs usines.
Toi, tu argumentes.
Tu es émue.
Tu fais de la poésie.
C'est fini, tout ça.
Les opprimés, les exclus, les blessés, les petits,
ils ne discutent plus, eux.
Ils ne réclament plus la clémence
de leurs maîtres.
Ils se lèvent pour les abattre.
-Comment vous faites pour mettre le feu ?
-T'as vraiment rien compris, hein ?
-Louise, on s'en va.
-T'as vu, Louise,
il y a ton papa
qui est venu te chercher.
-On va s'en aller tranquillement, d'accord ?
Allez, viens, Louise.
-T'es qui, toi ?
-C'est personne, je le connais pas.
-T'as entendu ?
Elle dit que t'es personne.
Moi, je sais que c'est pas vrai.
je sais que t'es quelqu'un.
je sais même très bien qui tu es.
T'es le genre de petit bourgeois
qui trie ses déchets et qui donne une pièce aux clodos.
Tu vois
Personne n'est personne.
C'est ça, un Moloch.
C'est toi, c'est moi, c'est lui.
C'est le feu
qui couve au fond de nous et qui va tout détruire.
Vas-y, Louise.
Montre -moi qui tu es.
T'es avec nous ou pas ?
Tu es qui, Louise ?
-Faites-le.
Faites -le.
Grondement lointain
-Ca vient.
Ca vient. Ca vient.
Ca vient.
Ca vient !
Grondement
Coups de feu
Brouhaha
Gémissements
Cris lointains
Cris de panique
*Musique rock
Elle soupire.
On frappe.
-Louise, c'est moi.
-Salut.
-Salut.
-Ca va ?
-Ouais et toi ?
-Ca va.
C'est pour moi ? -Ouais.
-C'est gentil. -En échange d'un café.
je t'ai manqué, on dirait.
-Un peu.
-C'était sympa, ta petite soirée entre copines ?
-Ouais, c'était
calme.
On était fatiguées, on est rentrées tôt.
Et toi ?
-Arrête, Louise.
Tu t'es bien foutu de ma gueule. -Quoi?
-je sais que t'es journaliste.
On était là-bas. On t'a suivie.
-Et vous l'avez eu ?
-Qui ça ? Samy ?
-Oui, Moloch.
-Ca y est, hein ?
Tu tiens le papier de ta vie.
T'as aucune conscience de ce que tu fais.
Tu te prends pour une super enquêtrice,
mais tu fais n'importe quoi.
-Pourquoi t'es là ?
Tu devrais l'interroger au lieu de me faire chier.
-Tu crois être plus maligne que les flics ?
Samy et sa bande, on les connaît.
Ca fait 2 semaines qu'on est sur leur cul.
Les tags, c'est eux, ouais.
C'est une sorte d'hommage ou d'offrande à Moloch.
Les morts, c'est autre chose.
-Comment tu peux en être sûr ? -Ca te regarde pas.
-C'est quoi, le plan ?
-"Le plan" ?
Tu oublies cette histoire, c'est tout.
Si je te retrouve dans mes pattes,
tu vas le regretter.
-Ah ouais ?
Des menaces, carrément ? -Oui, des menaces.
j'ai pas besoin d'une meuf qui suce des flics...
Putain.
-Connard.
Un téléphone vibre.
Sonnerie de notification
*-Louise, c'est Karl.
Tu es injoignable. je t'ai laissé des messages.
Il faut que tu me rappelles. On est tous sous l'eau.
Ca a pété partout cette nuit. j'ai besoin que tu rappliques.
Tu dois avoir des choses à nous raconter.
*-Nouveau cas d'embrasement spontané.
La victime, Mirko Kadish, 26 ans, résidait dans les quartiers nord.
L'homme a succombé dans la nuit après être parti en flammes
devant son domicile.
-Tiens.
-Merci.
*-Des émeutes ont éclaté à la suite de ce drame
dans ce quartier sensible.
-Tu dois en voir toute la journée.
-Quoi?
-Des gens qui vont mal.
Ca doit être terrible en ce moment.
-Assieds-toi, je t'écoute.
-J'ai failli ne pas venir ce matin.
Ca fait 3 jours que je ne ferme plus l'oeil.
-Tu as peur.
C'est normal d'avoir peur.
Hélicoptère
-Tous ces gens qui brûlent partout, c'est...
je sais pas, on dirait la fin du monde.
j'ai l'impression qu'on va tous y passer.
Radio
je vous laisse.
-Merci.
je voulais...
Enfin, je sais pas comment dire ça.
M'excuser, j'imagine.
-Vous excuser de quoi ?
-Vous vouliez vraiment que j'approche la flamme ?
-A cet instant -lè, oui.
je crois.
-Vous êtes retourné bosser ?
-Et vous ?
Vous abandonnez, vous, la grande journaliste ?
Vous avez déjà renoncé ?
-je suis pas une grande journaliste.
Et les flics m'interdisent d'écrire quoi que ce soit.
-Quand on vous interdit quelque chose, vous obéissez ?
C'est bon à savoir.
-Pourquoi vous m'avez appelée ?
-j'étais chez lui, chez mon patient,
quand c'est arrivé.
C'est son voisin qui est parti en feu.
-Votre patient ? jimmy ?
-Venez.
Louise travaille avec moi.
C'est une sorte de -Stagiaire.
-Merci, Gloria.
Vous allez mieux, apparemment.
-Grâce à vous, peut -être.
Et à Lui.
C'est Sa volonté.
Tout ce qui advient ici-bas,
c'est Lui qui l'a voulu.
-Vous saviez ce qui allait se passer, jimmy.
-j'ai oublié les biscuits.
Excusez-moi.
-je peux vous aider ?
-je n'arrive pas à sortir ces images de la tète.
Le feu.
Les cris.
Uodeur
Ca me torture.
-Et jimmy ?
-jimmy aussi, bien sûr.
Il est très marqué par ce qui s'est passé.
Il a beaucoup prié pour ces jeunes hommes.
-C'est pas comme ça que vous l'aiderez.
-Il est soulagé, en vérité.
Depuis l'hôpital.
Il est rentré et il m'a dit:
"C'est bientôt terminé, Gloria."
-Qu'est-ce qui est bientôt terminé ?
Il s'est passé quoi
à l'hôpital ?
Il faut que ça s'arrête, Gloria.
Aidez -nous.
Aidez -le.
-Vous avez souhaité la mort de cet homme.
Cet homme est mort.
C'est bien ça ? -je n'ai rien d'autre
à vous dire, docteur.
Pour que ça change, il faut prier et croire.
j'ai la foi.
Il m'a entendu.
C'est ainsi.
C'est tout.
-Jimmy,
répète-leur ce que tu m'as dit.
Es-tu sûr que notre Seigneur
a voulu ça ?
En es-tu certain ?
-C'est Sa volonté, ma chérie.
Rien n'advient ici -bas
sans qu'Il le veuille. La Bible dit :
"Si vous ne vous repentez, vous périrez également."
Dieu est miséricordieux. Il ne frappe pas sans s'annoncer.
Mirko a été averti. Il avait le choix :
changer ou mourir.
-Averti ?
Par qui, jimmy ?
De quoi ?
Il soupire.
-jimmy.
-Un homme.
Un homme est venu.
Il lui a parlé et l'a mis en garde.
Il lui a donné une chance de ne plus faire le mal.
De changer. Et Mirko a ri,
cet inconscient !
Il l'a insulté. Il a ignoré sa parole.
L'Apocalypse dit :
"Ses yeux étaient comme une flamme de feu."
Il a brûlé et il est mort
comme il a fait vivre son prochain :
dans la souffrance.
-Tu dois aussi parler de l'hôpital.
-Il s'est passé quoi, là-bas ?
-j'ai raconté mon malheur. -Comment ça ?
Aqui?
Vous parlez du docteur ou de quelqu'un d'autre ?
Il soupire.
*-Etje commande une bonne bouteille de vin
parce que je dois célébrer
mon dernier bonus.
Tout d'un coup, derrière moi, y a un type qui est assis
et qui vient me dire un truc à l'oreille.
Vraiment tout près.
Le mec, il me parle vraiment dans l'oreille.
Et il commence à me menacer à moitié.
Genre arrête d'écraser les gens.
"Si tu continues comme ça, tu mourras.
T'as intérêt à changer si tu veux pas crever."
Enfin un truc dans le style. je sais même pas pourquoi.
Alors, avec mon collègue,
on avait dû faire deux -trois vannes.
On parlait trop fort, on déconnait...
Ca l'a énervé
Ily a quand même des doux dingues. Non, docteur ?
Enfin, au moins, vous...
-C'est le même mode opératoire
que pour Mirko.
-Qu'est-ce qu'on fait là ? -C'est votre journal, non ?
Allez écrire votre article.
-Bonjour.
-je peux te parler ? C'est vraiment important.
-Alors ?
Qu'est-ce que t'as foutu ?
je t'ai laissé plein de messages.
-Y en a eu une autre ? -Oui.
Ily a quelques heures. C'est encore sorti nulle part.
Une petite vieille pleine aux as.
La veuve d'un industriel.
Oeuvres caritatives, tout ça, tu vois ?
Sa petite bonne philippine l'a vue s'enflammer.
La gamine est hyper catho
et raconte que c'est une punition divine.
En fait, sa patronne était moyen sympa avec elle.
Pas de papiers,
pas de salaires, pas le droit de sortir.
Pour le reste,
c'est pareil.
Impossible d'expliquer l'origine du feu.
-Elle a raison, la petite bonne.
-Ah bon ? -C'est une sanction.
-Une sanction ? -Le tueur choisit ses victimes.
Il leur demande de se repentir, d'étre...
meilleures.
Si la victime ne change pas, il frappe.
-Une sorte d'ange exterminateur, c'est ça ?
-je sais pas, mais il ne choisit pas au hasard.
-Il procède comment ?
La foudre tombe sur leur gueule ?
-je sais pas.
On va trouver.
-Ou pas
-j'ai des témoignages.
-Des témoignages sur les victimes.
On va pas écrire que ces gens l'ont bien mérité.
-je dis juste qu'ils ont été prévenus avant.
Tous.
-D'accord.
Tu me fais une page là-dessus. 3 000 signes, au conditionnel.
Ne te rate pas.
Il rit.
-je suis pas sûr de comprendre ce que vous voulez.
-Votre épouse vous a parlé de quelque chose avant sa mort ?
Une sorte de menace,
un avertissement ?
-Non, absolument pas. Des menaces de quoi ?
Si je savais quelque chose, j'en parlerais à la police.
-je vous ai posé une question très simple.
-je vous ai répondu.
Viens, Paul, on s'en va.
-Il y a eu le monsieur en noir.
Celui qui lui a fait peur.
-Qu'est-ce que tu racontes ?
-C'est bien, Paul.
Tu te souviens de ce qu'il a dit ?
-Il lui a dit
d'arrêter de me faire mal.
Que si elle continuait, elle serait punie.
Très punie.
-Mais non
Ce gamin n'a pas besoin qu'on lui mette ce genre de délire
dans la tête.
Il en a assez vu comme ça, vous pensez pas ?
-je crois qu'il a besoin qu'on l'écoute
et qu'on s'occupe de lui.
C'est bien, mon grand.
Tu es courageux.
On va se revoir bientôt, d'accord ?
Pour continuer à parler
et t'aider à grandir.
Tu veux bien venir avec moi et attendre dans le couloir ?
Mathilde ? -Oui.
-Vous pouvez vous occuper de Paul ?
-Bien sûr. -Merci.
je suis toujours étonné par les gens comme vous,
qui ne voientjamais rien, qui n'entendentjamais rien
et qui laissent faire en regardant ailleurs.
Ce gosse, il n'a plus que toi.
Mais si tu touches à un seul de ses cheveux,
si tu t'occupes pas bien de lui,
si tu l'empêches de revenir ici...
Comporte-toi bien avec ton petit. je te vois
Musique sombre
-Ca fait 3 ans que j'attends que tu me parles.
3 ans que tu fais comme s'il s'était rien passé.
Comme si on allait continuer nos petites vies.
Comme si on n'avaitjamais eu d'enfant.
Et là, tu me balances ça ?
Que t'as des visions ? Que tu vois Max ?
Des espèces de délires d'ivrogne.
-Lucie, s'il te plaît, non.
-C'est minable, ce que tu fais.
T'es médecin, toi ?
T'es censé soigner la tête des gens ?
Mais t'es cinglé, Gabriel. Tu t'en rends compte ?
T'es un malade !
-Tu comprends pas.
C'est...
-Va-t'en.
je peux plus vivre comme ça.
Tu m'as bousillée avec tes silences,
avec ta mémoire à trous,
avec cet air de savoir ce que tu fais
alors qu'en fait, t'es paumé.
Regarde-moi, Gabriel.
je vais mourir, si je continue comme ça.
-Ca va s'arranger. je te le promets.
Elle soupire.
-je m'en fous de tes promesses.
Dis -moi ce qui s'est passé la nuit où il est mort.
Dis -moi ce qui s'est passé.
-je sais pas, Lucie. je ne me souviens pas.
-Non, tu ne veux pas te souvenir.
T'as tout gardé pour toi.
Tu as tout cadenassé et tu ne veux pas aller voir,
tu ne veux rien régler.
Mais j'en ai besoin, tu comprends ?
je veux que tu me racontes
les derniers moments de mon petit garçon.
-Notre petit garçon.
Elle pleure.
-je veux que tu t'en ailles.
Musique mélancolique
-Bonjour, excusez-moi.
-Quoi?
-Sur mon bureau, enfin votre bureau
j'ai un appel téléphonique pour vous.
je vous le transfère ici ?
-Bah oui, c'est bien. C'est une super initiative.
Le téléphone sonne.
Allô ? *-Louise ?
-Oui. Et vous, vous êtes ?
*-Le port commercial sur les quais,
vous voyez où c'est ? -Oui.
*-22 h, ce soir.
-je comprends pas. On parle de quoi ? Vous êtes qui ?
*-Vous êtes une journaliste sérieuse, non ?
-Oui *-Alors à ce soir.
Il raccroche.
-Vous avez l'air fatigué.
C'est à cause de tout ça ? -Comme tout le monde, je crois.
Cette histoire perturbe les gens.
Ils ont besoin de parler. Ils ont peur.
Tu n'as pas peur, toi ?
-Ce sont les autres qui ont peur pour moi.
Mes parents, ma soeur, les gens dans la rue
-Et qu'est-ce que ça te fait ?
-Ca me rend triste.
je n'aime pas qu'on s'inquiète pour moi,
qu'on ait pitié.
j'aimerais que les gens me regardent autrement.
Qu'ils se disent pas simplement:
Oh, la pauvre petite, ça doit être dur pour elle.
"La pauvre, avec sa maladie de peau,
elle doit tout le temps se protéger du soleil."
-Et tu voudrais qu'ils te voient comment ?
-Comme je suis vraiment.
Forte.
Intelligente.
-C'est comme ça que je te vois, moi.
-Et vous ?
Vous avez peur ?
-je n'ai plus peur de grand-chose, tu sais.
-Ca vous fait quoi, alors ?
-Qu'est-ce que tu veux savoir, Stella ?
-Ily a des gens qui disent que ceux à qui c'est arrivé
peut-ètre qu'ils le méritaient.
-Personne ne mérite ça.
-Pourtant, il n'y a pas d'innocent,
il n'y a pas d'excuse.
"Chacun est responsable de ses actes."
C'est vous qui me l'avez dit.
-Non, je
je n'ai jamais dit une chose pareille.
-Mais si.
Vous disiez qu'on ne doit pas se trouver des excuses
et que le monde serait meilleur
si les gens ne fuyaient pas leurs responsabilités.
-Si j'ai dit ça, c'était dans un sens différent
Ca n'avait pas de rapport
avec ce qui est en train de se passer.
-Vous ne vous souvenez pas ?
Vous étiez si triste
et tellement en colère.
-On en reparlera, Stella.
D'accord ?
*-6 morts, c'est le bilan des feux inexplicables
qui terrorisent la ville.
Aprés la mort d'un jeune homme de 26 ans,
c'est une femme âgée qui a perdu la vie.
A 75 ans, Christiane Barbier, la veuve de Gérard Barbier,
ancien industriel
et directeur de cliniques de chirurgie,
organisait des ventes de charité.
Celui ou ceux qu'on appelle Moloch",
en écho aux graffs sur les lieux des crimes...
-Arrête d'écouter tes infos.
Ca a été, avec ton cher docteur ?
Tu l'aimes bien, non ?
T'es amoureuse ?
-Ca va pas la tête ?
-j'ai vu Alex.
-Alors ?
-je crois qu'il est très amoureux.
Et aussi, il aimerait qu'on fasse certaines choses ensemble.
-Quelles choses ?
-T'es un peu trop jeune pour qu'on parle de ça.
-Peut-être que t'es trop jeune pour le faire.
T'as que 14 ans, Solène.
-T'es jalouse ?
Excuse-moi.
je suis plus une gamine, tu sais ?
*-Maman ? *-Hum, hum.
*-Tu veux venirjouer avec moi ?
*-je travaille, mon chéri. je viendrai tout à l'heure.
Laisse -moi tranquille, le temps de travailler.
*-Mais moi aussi je peux jouer du violoncelle.
*Elle rit.
*-Non, je peux pas travailler si tu es là.
j'en ai pas pour longtemps.
*-Après, tu joueras avec moi ? *-Oui, mais aprés.
Va jouer avec ton papa. Demande-lui.
*-je sais pas où il est. *-Mais si,
il doit être dans son bureau.
*Elle rit
*-Qu'est-ce qui se passe ?
*-Rien, rien. *-Qu'est-ce qui se passe ?
*-Tu peux partir avec la petite crapouille ?
Il me laisse pas travailler. *-C'est faux.
*-Laisse ta mère travailler, tu viens avec moi.
Tu arrêtes maintenant. Tu m'énerves.
Assieds-toi et tu bouges plus.
Quoi ?
*Violoncelle On va écouter maman... Chut
(On ne dit rien. Il ne faut pas la déranger.)
(Regarde-la.)
(Elle aime bien quand on la regarde.)
(Elle déteste ça.)
(je suis sûr qu'elle déteste ça.)
*-Tu vas pas t'y mettre, toi aussi ?
*-Quoi ? On ne dit rien.
On écoute, on ne dit rien, on ne bouge pas.
On fait rien, on est gentils, on est sages.
Max ne dit plus rien.
*Max rit.
Bon allez, joue, s'il te plaît.
On ne dit plus rien. D'accord.
Un téléphone vibre.
Tonalité
Musique de suspense
-Vous vouliez me voir ?
je suis là.
Qu'est-ce que vous voulez ? Vous êtes qui ?
Si vous ne me parlez pas, je m'en vais.
-Bonsoir, Louise.
Approchez.
Approchez !
-Vous êtes qui ?
-Allons, Louise, un petit effort.
je suis sur toutes les lèvres, sur tous les murs.
Et même si c'est notre tre rencontre,
Vous me connaissez par coeur.
Ripped by WQM
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