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Sirène de police. Ripped by WQM
Musique inquiétante.
-Ca va ? -Ouais, ça va, merci.
-Servez-vous. -C'est gentil, merci.
-Robert. -Salut.
-Mes condoléances. -C'est comme ça.
-Courage.
-Ca va ? Vous vous êtes servi ? Faut prendre.
-je suis désolée. je sais pas quoi dire.
-Condoléances. -Merci.
-Antoine. Collègue de Nicolas. Ex-collègue.
On bossait dans le même service.
-Banquier, alors ? -Oui, enfin, banquier...
j'aide des fonds d'investissement à acheter des entreprises.
On achète une entreprise en difficulté ou pas, d'ailleurs,
on découpe et on revend en vrac.
Bascule assurée pour les actionnaires.
-En virant le maximum de monde au passage.
Si possible.
Ca lui plaisait, ça ?
-j'imagine, oui. Surtout quand il empochait sa com.
Vous croyez quoi ? Vous êtes une sainte, vous ?
Vous bossez dans l'humanitaire ?
Vous faites quoi, ce soir ?
-je m'épile.
-C'est lui.
-Vous auriez du feu ?
Merci.
Louise.
je suis la cousine.
-Gabriel, un ami. -Gabriel
C'est vous, son
C'est vous, son docteur ?
Il m'a parlé de vous.
-Vraiment ?
-Il vous appréciait beaucoup.
Vous pensez qu'il l'a fait ?
-Pardon ?
-Qu'il s'est tué ?
Vous savez
qu'il avait des pulsions.
-Certains en parlent toute la journée
et ne passent pas à l'acte,
et d'autres n'en partent pas, et le font soudainement.
-Il vous a dit quoi ? -Pardon, je ne peux rien dire.
-j'ai besoin d'en parler.
Depuis la mort de Nicolas...
je peux prendre rendez-vous ?
-Ce n'est pas une bonne idée.
C'est un excellent médecin.
Appelez de ma part.
Bon courage.
Musique intrigante.
-Bonjour, docteur. -Bonjour, Mathilde.
*-je commande une bouteille de vin parce que je dois
je dois célébrer mon dernier...
Accélération de la bande.
*Derrière moi, un type est assis
et vient me dire un truc à l'oreille.
Et là, tout d'un coup, en fait,
il me dit un truc du genre, je sais pas,
une histoire de combustible. -Ca va ?
j'ai vu Lucie. Elle t'a dit ?
-Tu sais qu'elle va rejouer ?
La philharmonie a appelé pour un concert.
Massenet, Saint-Saëns, Fauré, Debussy. Tout ce qu'elle aime.
-Tu crois ?
Elle va pas bien, Gabriel. Tu t'en rends compte ?
-C'est pas si simple.
Elle tient le choc et s'appuie sur des rituels.
Ca va passer, avec le temps.
je fais au mieux,
on s'en sortira.
C'était quoi, ce flic ?
Qui est à la chambre 112 ? -Un patient. T'inquiète pas,
je m'en occupe.
Elle va pas bien. Elle a besoin de toi.
Que tu lui parles.
Air sombre au violoncelle.
Soupir.
Musique sombre.
-Comment vas tu, Stella ?
-j'ai envie de tuer mon père.
Et vous, docteur, comment allez-vous ?
Des fois, je voudrais...
j'aimerais qu'il disparaisse.
Vraiment.
-Tu trouves toujours qu'il te protège trop ?
-Non.
Si, mais c'est pas ça.
C'est à cause de ma soeur.
Il l'empêche de vivre.
Elle a pas le droit de sortir, de s'amuser, de voir des copines.
Elle doit tout le temps faire ses devoirs
ou rester lire dans sa chambre.
Elle a rien le droit de faire qui lui plaît, vous voyez ?
-Et qu'est-ce qui lui plairait, d'après toi ?
-Comme toutes les filles de notre âge.
Aller à la plage avec son petit copain.
Nager avec lui,
s'allonger sous le soleil.
L'embrasser avec un goût
de sel sur les lèvres j'imagine
à cause de l'eau de mer
Puis se tenir la main,
sans rien dire.
Etre heureuse.
-Ton père ne veut pas qu'elle soit heureuse ?
-Il l'embête.
Pour rien. De quel droit il fait ça ?
De quel droit il lui vole sa jeunesse ?
-Qu'est-ce que ça te fait ?
-C'est mal, de souhaiter la mort de quelqu'un ?
-C'est une pulsion qu'on a à ton âge.
C'est naturel, normal.
Pourquoi ton père se comporte-t-il ainsi
avec ta soeur, d'après toi ?
-Pour qu'on soit à égalité.
-Qu'est-ce que ça veut dire, être à égalité ?
-Qu'elle n'ait pas une meilleure vie.
Qu'elle souffre, comme moi.
-Pourquoi es-tu toujours en colère ?
-je viens de vous le dire.
-Vraiment ?
-Quoi?
On teste une nouvelle crème anti-UV qui pue.
On m'a enlevé deux grains de beauté qui n'étaient rien.
Toujours pas de trace de mélanome, de sortie à la plage.
C'est ça, qui vous intéresse ?
Vous pouvez appeler mon taxi ?
je suis un peu fatiguée.
Musique sombre.
j'ignorais que Rachid avait une soeur.
-C'est gentil de me raccompagner.
C'est dur aujourd'hui,
j'ai été licenciée.
Propos en arabe.
-On voit que vous vous aimez.
C'est bien.
-Oui, oui. Oui.
je comprends.
Un simple court circuit peut pas provoquer un incendie,
c'est ça ? C'est impossible ?
je peux vous rappeler ?
Merci.
-Potable, ton papier "mère fille".
Pas triste de nous quitter ?
-Vous me disiez que peut-être je pourrais me mettre
sur un autre sujet. -Oh ça m'embête.
Une stagiaire arrive bientôt. -Ce que vous voulez.
j'ai arrêté d'enquêter sur le feu.
je n'ai pas de papier d'ouverture pour le 17.
Une double psycho socio ?
-Merci.
-"jeune, jolie, mais seule : qu'est-ce qui cloche ?"
C'est le sujet. 7 000 signes. Aprés demain, sur mon bureau.
-"Qu'est-ce qui cloche ?"
-je veux pas que tu restes seule. je vais rentrer.
-jimmy, je t'en prie. Tu as besoin de repos et de soins.
Le docteur peut t'aider.
Avec l'aide de Dieu, il peut te soulager.
-je veux sortir.
Hé Il m'aidera.
Il est à nos côtés.
-Qui ?
Le Seigneur ?
-Le Seigneur parle à travers certaines personnes.
Et parfois...
N'aie pas peur, ma chérie.
On frappe à la porte.
-Bonjour, docteur. -Bonjour.
Comment allez-vous aujourd'hui ?
-Pourquoi vous soulagez pas
ceux qui en ont vraiment besoin ?
Les êtres les plus fragiles, les plus innocents.
Ecoutez ce garçon qui pleure en silence.
Et laissez moi partir. j'ai...
j'ai des choses à faire.
-De qui parlez vous, jimmy ?
-De l'innocent.
L'agneau de Dieu, maintes fois sacrifié.
Il chantonne.
-Il se sent coupable, pour tout, tout le temps.
Tout est sa faute et sa responsabilité.
Et ilse punit.
-Il porte le poids du monde sur les épaules.
C'est lourd, vous savez.
-S'il sort, j'ai peur du pire pour lui.
Mais pas seulement.
-je préviendrai les infirmiers.
Il s'inquiète pour vous, c'est ça ?
A cause du voisinage ? Que se passe-t-il ?
-Rien.
Ils nous laissent passer, nous saluent.
C'est tout.
On ne sait rien. -Gloria.
-On pense
Enfin, jimmy pense que
dans l'appartement d'à côté, quelqu'un souffre.
-C'est-à-dire ?
-C'est vous, le docteur.
C'est à vous de comprendre ce qu'il a dans la tète.
-Docteur, dans votre bureau. C'est un petit peu urgent.
Désolée, je l'ai pas vue entrer.
Elle a pas rendez vous. Elle veut pas bouger.
-Vous pouvez lâcher ce fauteuil.
Vous pouvez nous laisser.
je peux ?
-Oui.
-j'écoute.
-C'est moi qui écoute.
Vous savez pourquoi Nicolas est mort ?
-Pourquoi dites-vous ça ?
-Vous le connaissez par coeur.
Vous avez un avis ?
-Vous m'autorisez à vous placer
en état d'hypnose légère ? -Ouais.
Musique douce.
-Merci.
-Amuse-toi bien.
-Y aura que des cons, de toute façon.
Et Alex.
-Tu me raconteras ?
Télévision en fond sonore.
*-Aujourd'hui, c'est le week end et on mange un pizza.
*-C'est ça pour vous, votre échelle du bonheur ?
-Oui, c'est quoi, toi ?
*-je me dis qu'on pourrait partir faire le tour du monde.
Ou skater en Californie, voir le Grand Canyon,
manger des burger à Venice Beach.
*-Sinon, ily a
*Explosions.
*Cris.
*-je parle, je parle.
je parle et vous ne dites rien.
C'est un style que se donnent les psys, c'est ça ?
Le mutisme.
Pour avoir l'air intelligent, profond.
Mystérieux.
Mais je m'en fous, moi, de vous. je veux juste savoir.
Musique intrigante.
OK.
j'ai pas de mec, j'ai pas d'amis, je suis triste.
je veux savoir pourquoi Nicolas est mort.
*-Pourquoi ?
-Pourquoi je suis triste ?
-C'est vous qui menez la conversation.
-je
je dois savoir si Nicolas s'est suicidé.
-Pourquoi est-ce si important pour vous ?
-Parce que si je le sais pas, y a comme un
Un gros trou dans ma vie.
Et ça m'empêche d'avancer.
Aidez-moi.
-Santé, trésor. -A toi, poussin.
-Alors, raconte !
-Ce stage, chérie ?
-Bien, super. C'est pas facile, mais ça me plaît.
Ca me plait vraiment.
-Pourvu que ça dure, alors.
-C'est ce que je veux faire.
-Chérie, tu étais sûre de vouloir faire socio.
Après, tu étais sûre de vouloir travailler dans la fripe.
Et avec tes problèmes
On va attendre avant de déboucher le champagne.
-Et tes chefs sont contents ? -Oui.
En ce moment, je
-Oh ! Mon gigot !
-Maman, je peux pas rester. -Tu plaisantes ?
Tu peux manger autre chose que des chips.
Pas.
-Tu sais ce qu'elle fait ? -Non.
-Elle fouille dans mes affaires, avant et après le tennis.
Voler mon téléphone,
ça suffit pas ? -Papau.
-Dis-moi si c'est pathétique ou pas ?
D'où elle me reproche quelque chose ?
Quand tu t'occupes pas de ton mari,
et que tu fais l'amour comme une étoile de mer.
Oui, je vois des femmes, oui.
Oui, je prends du plaisir. Oui, j'en donne.
Enormément, etj'aime ça !
C'est la vie, c'est la nature.
Où est le mal, franchement ? -je sais pas, papa.
-Mais elle le sait. On a toujours été transparents.
Tout se dire, c'est tout comprendre.
C'est s'aimer, merde !
Et tout d'un coup, elle, ah
-Voilà, voilà, dans 5 minutes, ça sera parfait.
-Super ! je file me changer.
La porte s'ouvre et se ferme.
-Il t'a parlé ?
-Quoi ? Je...
-Oh, Louise, un peu de franchise !
T'es comme lui, au fond.
Il se dit honnête, mais dissimule tout.
C'est pas juste une aventure, il a une histoire.
je vais pas me laisser faire.
-Maman, j'ai pas envie d'entendre tes histoires de
-On parle pas de toi donc c'est pas intéressant ?
Moi aussi, j'ai des soucis et des rêves.
je me suis trouvée.
Enfin, chérie !
Quelqu'un m'a...
Révélée.
Dans le respect de mon intégrité.
La porte s'ouvre.
-Me voilà !
Ca va?
-je vais aux toilettes. -Toujours quand on passe à table.
Percussions légères.
*-j'ai un grand talent dans la vie.
j'ai le pif pour les liens familiaux.
Qui est cousin avec qui, c'est mon truc
En trois ans, Nicolas m'a parlé de sa famille,
proche, éloignée, lointaine.
C'était sa passion, les histoires de famille.
Pas de chance. -Ca aurait pu marcher !
*-Sauf que Nicolas n'a qu'un cousin,
il s'appelle Didier et il est assez poilu.
je ne pense pas qu'il s'agisse de vous.
Du coup, je ne sais rien de vous,
à part que vous êtes seule, triste et sans amis.
Mais ça, c'est vous qui me l'avez dit.
Du coup, c'est moins intéressant. Ce qui est intéressant,
c'est la distorsion entre ce que l'on prétend être
et ce que l'on cache.
je vous propose un petitjeu.
C'est très instructif, sur soi et sur les autres.
Un petit portrait, en vrac, comme ça vient.
Ca vaut ce que ça vaut, mais ça passe le temps.
Vous êtes prête ?
Petite fille.
Fille unique. Froide. Seule. Menteuse. Tricheuse.
Peu d'amour. Pas de plaisir. jamais.
A part nager ? Sent le chlore, la piscine.
S'immerger. Se laver. Dégoût. De soi, des autres.
Déguiser. Faire semblant. Enrager. Souffrir. Se perdre.
Changer, un jour.
jolie.
Triste. Front plissé, sillonné, torturé.
Colère. Butée, obstinée. Kamikaze.
Personne ne compte. Ne compte sur personne.
journaliste, peut être.
Ca vous a plu ?
je peux voir votre front se chiffonner.
Chacun fait comme il peut.
On peut faire semblant. Se faire aider. Aider.
Chercher à aimer, à s'aimer.
On peut parler, bavarder, hurler, rire fort dans les soirées,
mais en vérité, on est toujours seuls.
je n'ai pas de réponse pour Nicolas
car il n'y a aucune réponse.
Le seul qui sache, c'est lui, et il est mort.
Bonne chance, bon courage.
Essayez simplement d'adoucir votre solitude,
avant que votre tête et votre corps ne se brisent.
Faites-le pour vous.
-Connard de psy de merde !
Musique sombre.
-Hélène a dit que vous vous êtes croisées.
-je vais dire non.
-Lucie.
Tu ne peux pas.
-C'est exactement ça.
je peux pas.
-C'est important pour toi.
Pour nous.
Tu dois faire ce concert, Lucie.
-Pour nous ?
-je veux te voir remonter sur scène.
je veux voir ton visage,
tes mains, ta peau, quand tu joues.
Air au violoncelle.
-je peux pas.
-je suis là. je vais t'aider.
Tu vas y arriver.
C'est ta vie, Lucie.
C'est toute ta vie, la musique.
Tu sais que ce n'est pas ce que je veux dire.
-Ben non, je sais pas.
je sais rien, tu parles pas.
Tu fais comme si il s'était rien passé.
Tu m'as laissée toute seule.
je suis seule.
Le vent souffle.
-Petit trou bleu dans le ciel. -Ah oui ?
-Moi, je pense que ça...
je pense que ça va s'améliorer.
juste après la tempête de sable, ça s'améliore.
Laissons passer ça !
-C'est le temps idéal pour un foot !
-Non. -je suis d'accord !
-Il est drôle, lui ! -Ca va nous réchauffer.
-Sans moi. -On le fait là.
-Si, les filles contre les garçons.
Les filles contre les garçons.
-Mais vous êtes fous ? Hors de question !
-Ca va nous réchauffer !
-Allez ! -Ils sont fous là !
-3 contre 3 ! -Allez, Louise !
-Non, je rentre ! -Tu rentres où ?
-On n'est pas bien ?
-Les filles boivent un thé, les mecs jouent au foot.
-Allez, jean Phi !
Alors !
Rires.
Allez, mon jean-Phi !
-Les 15 premiers jours, il m'a carrément rien dit.
je le croyais prof de sport.
-Qui va à la salle avec son "gun" dans la poche ?
Rires.
-Tu l'as su comment ? -Au resto.
Il a attendu la fin du repas.
Il était vert, il tremblait à moitié.
Faut que je te dise quelque chose."
j'ai senti venir le drame. Evidemment, j'ai pensé à tout.
Il est marié, ilva me plaquer.
Il sort de taule, il est pédophile, change de sexe.
Et là, Bim ! Ca sort : "je suis flic."
Rires.
-Comment t'as répondu ?
-Ben comme vous.
-Allez !
Rires.
-Ne t'envoie pas, s'il te plait !
-C'est pas facile en ce moment.
-Tom t'en as parlé ?
-Bien sûr. -Les mecs, tous les mêmes, quoi.
On est leurs doudous. -On est leurs meufs !
C'est normal qu'ils nous disent tout.
-Et Marc, ça va ?
-Pas terrible, surtout depuis l'histoire du gamin.
-Ouais, truc de fou.
-Brûler comme ça.... Comme une torche.
-Le gamin ?
-Tom t'a rien dit ?
-Benu.
-Non, elle a raison. C'est sa mère qui a brûlé.
-Oui, c'est ça. mais c'était où ?
-Au parc. La mère qui s'enflamme
sous ses yeux. Vous imaginez le choc ?
-Le gosse est à l'hosto. Il dit plus un mot.
Il choqué, les psys laissent pas les flics l'approcher.
-Ben il a dû tout voir. Comment ça s'est passé.
-Ils savent pas.
Pareil que le mec de l'Utopia, caméras pétées.
Marc pense que c'est un genre de combustion spontanée.
C'est rare, mais ça existe.
-Ils comprennent pas, ils flippent.
-Tu flippes pas, toi ?
Pourquoi tu crois qu'ils cachent ça aux médias ?
-Scandale, panique, peur, psychose.
C'est pas une bonne idée, c'est clair.
Bon, on y va ?
-Où ça ? -Leur mettre une tôle !
Rires.
Cris.
-Reviens, reviens !
-Vas-y, vas-y, vas y !
-Ouais, là, ouais !
-Vas-y, je le tiens, vas-y, allez y !
-Allez !
-Ah oui ! -Bien joué, bien joué !
Rires.
-Ca va ? -Ca va.
-C'est qui ? -je sais pas.
-Tu sais pourquoi on amène les filles à la plage ?
Pour les voir à poil! -Dans tes rêves !
*Musique rock.
*-j'ai pris connaissance de votre message,
et je m'empresse d'y répondre.
Vous êtes prêt ?
Distant. Méprisant. Suffisant. Arrogant. Prétentieux.
Content de lui. Coeur mort. Coureur en carton.
Bidoche titubant sur le sable.
Tais-toi, éteins-toi, crève. Ou parle.
Ca vous a plu ?
Vous n'avez pas les réponses non plus.
On se débat pour ne pas couler. Vous, comme les autres.
Si l'idée d'aider votre prochain vous intéresse un peu,
vous savez qu'il y a un enfant, dans votre hôpital,
qui a vu des choses que personne ne devrait voir.
Sa mère est morte sous ses yeux. Brûlée, comme Nicolas.
Il a tout vu. Il sait forcément quelque chose.
Moi, je ne peux pas lui parler. Vous, si.
Vous me prenez pour une folle ? Trouvez le.
Interrogez cet enfant. Parlez-lui, aidez le.
Aidez moi à comprendre.
Pourquoi sa mère a brûlé et Nicolas a brûlé.
je peux pas croire que ça ne vous intéresse pas.
Une journaliste, peut être.
(-je vous remercie.)
-je n'ai pas le droit d'entrer ?
C'est la tre fois qu'on a un patient fantôme ?
Pas d'allusion en réunion. Il est pas au tableau.
je t'écoute.
-je peux pas te laisser le voir. C'est confidentiel.
-Et ?
-je ne pense pas
que tu sois le meilleur pour le prendre en charge.
-Pourquoi ?
-A cause de ce qui lui est arrivé.
Et...
Et de toi.
Tu veux des détails, merde ?
-Hélène
-Tu m'emmerdes.
-Bonjour.
je m'appelle Gabriel.
Et toi ?
Paul, c'est ça ?
-C'est interdit.
-je sais.
je suis là pour t'aider, Paul.
Ce que tu as en toi, en ce moment, je peux t'aider
à le supporter.
Mais pour ça, il faut se parler.
Tu comprends ?
-C'est pas ma faute.
j'ai rien fait.
-De quoi tu parles, Paul ?
-C'est pas ma faute.
-Tu parles de ce qui est arrivé à ta maman ?
L'accident ?
Musique triste.
-Et ces combustions
interviennent pas avant le décès ?
*-Dans certain cas rares, le feu est la cause de la mort.
-Les éléments récurrents sont toujours les mêmes ?
*-Toujours, oui.
Aucune source de chaleur proche, aucune possibilité d'accident.
Aucun signe d'agression ou d'un acte criminel.
-Sur tous les cas, c'est quoi l'explication scientifique ?
*-On trouve de la suie dans la trachée
et une modification de la formule sanguine.
On suppose que le corps se consume un peu comme une bougie.
La graisse du corps, c'est la cire et les vêtements sont la mèche.
La graisse fond et imbibe les vêtements qui brûlent la peau,
qui se fissure et laisse s'écouler la graisse.
La combustion s'entretient comme ça pendant des heures.
C'est très long et la graisse ne brûle
que quand elle atteint une température de 250 degrés.
-Dis-le.
-Quoi?
-Ce que t'as dans la tète, dis le.
-je peux pas déterminer l'origine du feu.
je sais pas. C'est comme si...
S'il se consumait de l'intérieur.
-Et c'est très long ?
*-On peut le supposer, oui. Voilà.
-Ca peut pas démarrer en 1 ou 2 secondes ?
*-je vais pas me répéter. je vous laisse. Bonne soirée.
-Merci, je
Tonalité.
-Fonce, fonce ! -On accélère.
-Vite, vite. Allez, fonce !
Propos indistincts.
Fonce, fonce, tout droit ! -Vas-y, vas-y, fonce !
-Oh !
-Plus vite, plus vite ! Allez fonce, plus vite !
-Arrêtez de faire les cons.
Ils répètent ses propos en se moquant.
-J'8ppelle encore la police ?
-Vous êtes marrant. -Vas-y, appelle-la !
Rires.
Propos indistincts.
Tonalité et rires.
-Regardez ! -Putain, c'est quoi ce bordel ?
-Approche ! -Filme !
Il crie.
-Approche ! -Filme, filme !
-Monsieur ?
Mon papier sur les incendies.
Ily a un 2e cas, les flics le cachent, mais j'ai eu l'info.
-Vous aviez pas abandonné ?
-Non. je pense qu'il faut publier tout de suite,
enquêter et feuilletonner.
-je vais lire d'abord, et décider ensuite ce qu'on fait.
Vous dites qu'il y a eu un autre cas.
Vous avez cherché des antécédents ?
-A part les vieilles histoires d'autocombustion, rien de crédible.
Et sinon, rien de récent. Sur Internet, j'ai pas trouvé
-je parle d'une mémoire vraie, vive, sensible.
Vous avez bien demandé une doc" ?
-Oui, tout à fait.
-Sinistres. Feux de forêt, de cheminée, d'immeubles.
Accidentels, criminels, pyromanes. Courts circuits. Et tout.
Pochette rouge, c'est la meilleure.
Incendies non élucidés.
-Merci. -Karl Marchand.
Vous m'avez demandé de vous rappeler ?
Quais. Ouais, je crois.
OK, patientez.
Musique rythmée.
Musique intrigante.
-Quoi?
-Louise, c'est ça ?
C'est flou. Ca manque de faits, de points d'ancrage solides.
Rien n'exclut complètement
que ce soit 2 accidents distincts. C'est un peu léger.
Mais c'est pas mal.
C'est intéressant.
Deux, c'est un peu court, pour une série, non ?
-Ouais, mais à partir de trois,
c'est encore un hasard ?
*Cris.
Musique inquiétante.
-Votre histoire est exclusive ? -Oui.
-Corrigez, envoyez dans le serveur.
Trouvez un chapô et une attaque. "Où ? Qui ? Quand ?"
Comment, pourquoi, c'est après. On maquette
sur 4 pages, avec des photos
des lieux des feux et des captures d'écran.
Elise, on trappe ton enquête. Arthur,
renseigne toi sur les caméras.
je veux tout ça au mur dans 2 heures.
-Ca marche. -Au boulot !
On toque à la porte.
-Oui.
(-Vous aviez raison. On l'a déjà reçu chez nous.
(L'an dernier, aux urgences.)
-Merci.
Paul ?
Il faut qu'on parle un peu, toi et moi. C'est important.
Tu n'y es pour rien, Paul.
Tu as raison, c'est pas ta faute.
-On pourra le dire à tout le monde ?
-Si tu veux.
Mais avant, je voudrais te demander une chose.
je peux t'examiner ?
je vais soulever ton pyjama, d'accord ?
Merci.
-je veux bien parler avec vous.
-Tu es un grand, bonhomme.
Oui, on va parler.
Musique intrigante.
Il siffle.
-Alors ?
-Philippe Gautier. Gérant franchisé de grande surface.
Il fait la fermeture, comme chaque soir,
rejoint sa voiture sur le parking.
Sa voiture doit l'emmener chez lui, à 5 km, rejoindre sa femme Adèle
qui l'attend pour dîner.
Et il s'enflamme. Mec banal, mort pas banale.
-Mmh.
Bravo, Shéhérazade.
-je peux te parler ? -Hmm.
-Pasici
-C'est toi qui paye ?
-Ecoute, Karl, je te demande une petite info,
un micro-service, si c'est trop compliqué,
fallait le dire.
-Tu lis mes vieux papiers,
je m'interroge. -Reprenez-les, je vais vous régler.
-Non, non, c'est bon.
C'était il y a 3 ans, je crois. -2 ans et 8 mois.
-C'était un fait divers banal, mais le soir de Noël.
Petite famille sans histoire :
le gamin de 6 ans, la mère, le père.
La mère était absente.
Le père s'était endormi devant la télévision.
Le garçon jouait dans sa chambre en attendant Papa Noël.
La fumée a réveillé le père. C'était très rapide, violent.
On ignore ce qui s'est passé.
Tout ce qu'on sait, c'est que le voisin l'a vu sortir,
son petit dans les bras.
Plein de suie,
le dos en feu et complètement cinglé.
Il a voulu le sauver, mais trop tard.
-Et l'origine de l'incendie, c'était quoi ?
-On n'en sait rien, je t'ai dit.
-T'es vague. Accidentel", ça veut rien dire.
-je sais pas. Des bougies, peut être.
Un court-circuit. On sait pas.
-Mais le père, il dit quoi ? -Pas grand-chose.
Il se souvient de rien. Black-out.
Mémoire effacée. Le choc, apparemment.
-Il est médecin à l'hôpital ?
Dans quel service ? -En psychiatrie. C'est marrant,
quand t'y penses.
Le type se tape un gros trauma, il pète une durite
et il doit soigner toute la Terre.
-Tu l'as rencontré ? -Une fois. C'était court,
il avait rien à dire. -Son nom, tu te souviens ?
-RaphaëL
Raphaël quelque chose. -Gabriel ? Gabriel Matthieu ?
-Ouais, c'est ça. Gabriel.
Gabriel Matthieu, ouais.
Un mystère, le mec.
Il craque pas,
il pleure pas. Comme s'il s'était rien passé.
Musique de suspense.
-On ferme. 2 minutes !
Musique sombre.
Musique inquiétante.
Ripped by WQM
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